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 Le guqin

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MessageSujet: Le guqin   Ven 22 Jan - 18:22


Le Guqin 古琴; dont l'histoire remonte à plus de 2000 ans, a été introduit du Japon et de la Corée durant la dynastie des Tang (618-907). Sa musique s'est particulièrement développée à partir du folklore et de la littérature. Durant la dynastie des Qing (1644-1911), la plupart des guqin avaient 14 cordes et deux groupes d'octaves. Au fil des ans, le nombre de cordes a changé, passant de cinq à 49 cordes. Actuellement, le guqin à 21 cordes est le plus courant.

Le corps du guqin est fabriqué de bois d'ébène, de bois de corail ou de bois de rose, alors que la surface et la plaque de base sont fait d'abrasin. La tête du guqin est appelée yueshan et le sillet est fait de petites pièces d'os. Les cordes sont tenues ensemble par une épine de supports. L'épine peut être fabriquée de bois, de bambou, d'os de chameau ou d'ivoire et avoir différentes formes, parfois en pyramide, en épée, etc. Une poutre en croix inclinée, située dans la boîte de résonance, règle le ton. Chaque corde possède un ton, de sorte que lorsqu'on accorde le guqin, la corde la plus basse est réglé au Sol ou au Do. Le musicien doit s'asseoir pour jouer de cet instrument et laisser un bon espace entre lui et le guqin. Règle générale, la partie supérieure de son corps, surtout la tête et les épaules, battent la mesure de la mélodie. Des médiators sont collés au doigts pour améliorer le son des cordes lorsque le muscien les touche. Le guqin est particulièrement approprié pour évoquer les images d'eau, d'arbres et de firmament.

Différentes écoles sont apparues au fil de l'histoire. L'Ecole du Zhejiang est renommée pour sa complexité, celle du Shandong, pour sa sonorité et sa simplicité, celle de Chaozhou pour sa douceur, alors que celle du Henan est vivante et osée.



Source: http://www.chine-informations.com/guide/chine-guqin_395.html#ixzz0dMQMpu9v

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Morceau n°1 : Liushui (Eaux qui coulent) : >Ici<
Enregistré en 1959 : Guang Pinghu

Guang Pinghu joue ici la version de Zhang Kongshan, musicien du Sichuan. Liushui (Eaux qui coulent) est la plus complète, la plus difficile des grandes pièces pour guqin. Au delà de l'aspect descriptif, elle fait appel à tout l'éventail des techniques de jeu : cordes à vide,
cordes stoppées, harmoniques, glissandi, roulements, frappés. On peut y voir, particulièrement dans la sixième section, plus récente, une écriture purement instrumentale.
L'usage des cordes de soie, aujourd'hui révolu, fait entendre toute la sensualité de son toucher.

Morceau n°16 : Changmen yan (Ressentiment au Palais Changmen) : >Ici<
Enregistré vers 1960 : Xia Fuxi (1895-1976)

Morceau n°17 : Pu'an zhou (L'incantation de Pu'an) : >Ici<
Enregistré vers 1960 : Fu Xuezhai (1896-1966)

C'est une pièce très particulière d'origine bouddhique où elle était liée à un texte en sanscrit qui n'est autre que le syllabaire siddham, dans une forme très élaborée, composée, qui use de toutes les possibilités d'une parole magique qui ne réfère à aucun sens mais dont l'efficacité est portée par le son lui-même. Trop ésotérique, cette utilisation de la langue a fait place au XIXe siècle à une interprétation descriptive de la musique où l'on croit entendre l'écho des voix chantant en choeur, des cloches et des tambours des cérémonies bouddhiques.
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