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 Ernst Mielck (1877-1899)

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joachim
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MessageSujet: Ernst Mielck (1877-1899)   Lun 28 Déc - 10:18

Ernst Leopold Christian Mielck est un compositeur finlandais né à Viipuri le 24 octobre 1877 et décédé à Locarno le 22 octobre 1899. Viipuri se situe aujourd'hui´hui en Russie et porte le nom de Vyborg.

Fils d'un homme d'affaires d'origine allemande mariè à une finnoise, ses parents sont des mélomanes. Il commence à étudier le piano à Vyborg à l'âge de 10 ans avec Albert Tietz. En 1891, il va poursuivre ses études à Berlin, d'abord  au Conservatoire Stern, puis comme élève privé de Max Bruch, de façon intermittente jusqu'en 1898.

Il a commencé sa carrière de pianiste en 1894 à Vyborg en interprétant le Concerto en sol mineur de Mendelssohn. En 1897 sa symphonie  est créée à Helsinki.

Neveu du compositeur Ernst Fabrisius, Ernst Mielk fut épris de ses deux cousines Ester et Anna. Il mourra prématurément de la tuberculose, deux jours avant son vingt-deuxième anniversaire, privant la Finlande d'un compositeur de talent.

Son œuvre est éditée grâce au travail de l´Orchestre de La Radio Finnoise dirigée par Sakari Oramo et édité chez Ondine Inc. Helsinki.

Oeuvres :

Sinfonie in f-Moll op. 4 (1897)
Dramatische Ouvertüre op 6 (1898)
Ouvertüre zu Macbeth in f moll op 2 (1895)
Konzertstück für Violine und Orchester in D-Dur op. 8 (1898)
Konzertstück für Klavier und Orchester in e-Moll op. 9 (1898)
Finnische Suite für Orchester in d moll op. 10 (1899)
1 Streichquartett in F dur op 1 (1895)
1 Streichquintett in g moll op 3 (1896/97)
3 Fantasiestücke über finnische Polkamotive für Klavier WoO (1895)
Altböhmisches Weihnachtslied für gemischten Chor und orchester, op 5 (1898)
Altgermanisches Julfest für Bariton, Männerchor und Orchester, op 7 (1898)
Lieder (Heimath, Letzter Wunsch, Das Fischermädche) 1898
weitere Klavierwerke

Ses oeuvres, et notamment sa symphonie en fa mineur, continuent la tradition des grands symphonistes Beethoven, Brahms et Schumann.


Dernière édition par joachim le Mer 12 Sep - 15:48, édité 1 fois
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Jean

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MessageSujet: Re: Ernst Mielck (1877-1899)   Lun 28 Déc - 10:50

as tu déjà entendu quelques unes de ses oeuvres?
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joachim
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MessageSujet: Re: Ernst Mielck (1877-1899)   Lun 28 Déc - 11:14

Jean a écrit:
as tu déjà entendu quelques unes de ses oeuvres?

Seulement ce CD :

http://www.amazon.fr/Ernst-Mielck-Sinfonie-1-Konzertstück/dp/B00003E4CP/ref=sr_1_13?ie=UTF8&s=music&qid=1261994780&sr=8-13

avec la symphonie en fa mineur et le Konzerstuck pour piano et orchestre sur des thème finlandais op 9.

Bien que composée en 1897, la symphonie est du pur romantisme, elle me fait parfois penser à Raff, c'est dire !
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joachim
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MessageSujet: Re: Ernst Mielck (1877-1899)   Mer 23 Oct - 12:02

Compositeur décidément très intéressant - parce que romantique   -, avec ce second CD :



et pour rappel voici celui de la symphonie et du concerto




Mort à 22 ans ! Sa destinée aura privé la musique d'un grand compositeur. pale 


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joachim
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MessageSujet: Re: Ernst Mielck (1877-1899)   Dim 4 Déc - 18:29

Le commentaire de la firme Ondine sur le CD ci-dessus:

Si Sibelius écrivit longtemps et mourut à quelques quatre-vingt onze printemps, si son ami musicologue et compositeur Krohn atteignit deux ans de plus encore, ne croyez surtout pas qu'il suffit d'être musicien finlandais pour vivre vieux ! Bien au contraire, on pourra constater une stupéfiante hécatombe parmi les jeunes compositeurs de la fin du XIXe siècle et au début du suivant, presque tous morts avant d'avoir connu la trentaine, comme Toivo Kuula, Johan Filipp von Schantz, et bien d'autres, le sinistre record restant détenu par Heikki Suolahti, un surdoué qui n'eut guère le temps d'écrire qu'une Sinfonietta et quelques piécettes, succombant à une péritonite en 1936. Juste après lui dans ce macabre classement viendrait le très prometteur Ernst Mielck, né en 1877 à Vyborg dans une famille d'origine allemande assez typique du cosmopolitisme régnant à l'époque dans cette cité, et que la tuberculose fauchera à Locarno deux jours à peine avant son vingt-deuxième anniversaire. Ses parents, nés à Lübeck, s'étaient installés là pour s'adonner avec bonheur au commerce, et il connut très tôt les plaisirs d'après-midi musicaux où papa et ses frères sonnaient les quatuors alors à la mode, pour passer le temps. D'ailleurs, le frère de sa mère, Ernst Fabritius, vivait une carrière de violoniste professionnel. Le petit Ernst put entendre également la plupart des grands solistes de l'époque qui faisaient presque tous escale à Vyborg, alors deuxième grand centre ferroviaire vers Saint-Pétersbourg et Moscou. Avec des études musicales rondement menées dès ses dix ans, un voyage de perfectionnement à Berlin où il donnera très tôt des concerts en tant que pianiste (il fut particulièrement remarqué pour ses exécution des concerti de Mendelssohn et de Grieg) tout en abordant la composition auprès de Max Bruch, le soutient ferme du maître et les premiers succès, l'adolescent est vite considéré comme le futur rival de Sibelius.

En 1897, il met un point final à la Symphonie en fa mineur Op.4 qui, malgré une réputation déjà importante et un vrai succès auprès du public, n'eut pas l'avantage de séduire la critique qui lui reprocha de se borner à redire ce que Bruch, Mendelssohn, Schumann et Brahms avaient dit par ailleurs, sans grande personnalité. Il conviendra de nuancer ces avis, aujourd'hui, et l'enregistrement paru chez Ondine nous y invite. Par exemple, si l'on peut constater un certain conservatisme dans le structure en quatre mouvements, l'œuvre s'ouvre sur un andante très énigmatique et encore peu habituel, si ce n'est dans la musique de Mahler que Mielck ne connaissait vraisemblablement pas (cette année-là, Mahler n'a que trente sept ans, est tout juste promu à la direction de l'opéra de Vienne, et son catalogue comporte des cycles de lieder, le vaste Klagende Lied boudé que personne ne joue, et les trois premières symphonies, qui avaient fait grand bruit mais qui ne firent pas de si tôt l'objet de reprises). Sakari Oramo à la tête de l'Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise étire ses premières mesures dans un grand mystère, avec une sonorité farouche qui résiste longtemps avant de laisser s'épanouir l'Allegro energico qu'il développe dans une même couleur sombre. Bruch aurait-il su écrire un prélude autant dénudé, presque désertique ? C'est surtout Brahms que l'on entend, mort l'année même de l'écriture de cette symphonie, et aussi Wagner, dans le Finale. Mais qui, de cette génération, n'a pas d'abord imité Wagner ? De quel héritage les Strauss, Zemlinsky, Mahler, Saint-Saëns, etc., n'ont-ils pas eu des difficultés certaines à s'affranchir, si ce n'est de celui là ? Quand, en plus, un garçon de vingt ans est capable de si bien posséder l'orchestration !... Il est à gager que Mielck aurait pu assez tôt surprendre ses détracteurs. Il n'est pas inintéressant de souligner que cette page est la toute première symphonie finlandaise, la tentative de Gabriel Ingelius gagnant plus à être tue, et celle de Sibelius devant voir le jour deux ans plus tard.

Quelques mois plus tard, il composait une Pièce de Concert pour piano et orchestre en mi mineur Op.9, puis la Pièce de Concert pour violon et orchestre en ré majeur Op.8 gravée ici par John Storgards, plus souvent entendu chez nous dans ses enregistrements d'œuvres d'auteurs contemporains finlandais ou baltes. Il propose une lecture toute en délicatesse de cette œuvre d'un lyrisme pourtant retenu, qui n'est pas sans rappeler Brahms, là encore, mais aussi Moniuszko. Après une introduction presque tragique, le soliste développe une lumineuse mazurka qui deviendra prétexte à une belle démonstration de virtuosité, comme cela se doit par définition dans l'exercice concertant. On ne sera donc pas surpris de retrouver un peu Paganini, Kreutzer et Tchaïkovski ! Si l'interprétation de Storgards s'avère d'une grande classe, on regrettera une tendance du chef à trop marquer la danse, la rendant souvent lourde, ce qu'on avait d'ailleurs remarqué en mars dernier lors d'un concert qu'il dirigeait à Paris, au Théâtre Mogador [lire notre chronique du 12 mars 2003]. Le violon, quant à lui, affirme une délicieuse élégance.

Ce disque offrira une belle approche de la musique d’Ernst Mielck, mais aussi de celle des compositeurs finlandais qui suivirent. Rappelons que le jeune homme, qui aura à peine le temps de produire un Trio, un Quatuor à cordes, un Quintette avec piano, quelques Lieder, une Ouverture Dramatique, une Macbeth-Ouverture, et qui laissera inachevé son Weinachtslied pour chœur et orchestre, était considéré par Bruch comme sa meilleure recrue, et que Karl Flodin, un grand critique d'alors, allant à l'encontre de l'avis de ses collègues, écrivit à son propos :

« ...c'est un tout jeune talent de dix-neuf ans qui compose brillamment et dont la maîtrise formelle est tout à fait remarquable. C'est précisément le sens de la forme qui fait défaut à nos jeunes musiciens. Tous sont capables d'écrire des rhapsodies, des poésies symphoniques, ou des suites d'orchestre, mais seulement un seul a su relever le défi de s'essayer à l'édifice de la symphonie. Il n'est pas donné à tout le monde de saisir que la pensée musicale la plus haute élève l'art au rang de religion universelle... ».





Voici donc sa belle symphonie en fa mineur (1897)

https://www.youtube.com/watch?v=sXKjLkrQQzM



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joachim
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MessageSujet: Re: Ernst Mielck (1877-1899)   Mer 12 Sep - 15:47

Catalogue


Orchestral

Ouverture pour "Macbeth", Op.2  (1896)
Symphonie en fa mineur "un conte de fées symphonique", Op.4 (1897)
Ouverture dramatique, Op.6 (1898)
Konzertstuk pour violin et orchestre en ré majeur, Op.8  (1898)
Konzertstuk pour piano et orchestre en mi mineur, Op.9  (1898)
Suite finnoise en ré mineur, Op.10  (1899)
Concerto pour piano et orchestre en ut mineur, Op.27 ? (1895) = op. 9 ?


Musique de chambre

Trio pour piano, violon, violoncelle (1892)
Quatuor à cordes en sol mineur, Op.1 (1895)
Quintette à cordes en fa majeur, Op.3 (1896)
Romance pour violoncelle et piano (1894)


Piano

Novelle (1895)
Reminiscence (1895)
Suite for piano (1895)
3 pièces fantastiques sur les motifs de polka finlandaise (1895)
Marche de cérémonie pour le club de bicyclette de Viborg (1898)
Intermezzo (1898)
Sarabande en sol mineur (1899)
Deux Impromptus (1899)


Musique chorale

Cantate - Alt bomisches Weihnachtslied, pour baryton, chœur et orchestre, Op.5 (1898)
Alt Germanisches Julfest, pour baryton, chœur d'hommes et orchestre, Op.7 (1898)
'En blomma' pour chœur d'hommes (1897)
'Morgenlied' pour chœur d'hommes (1897)
'Stjernorna' pour chœur d'hommes (1897)
'Wanderlied' pour chœur d'hommes (1897)


Mélodies

Auf der Wanderschaft, texte de Theordor Fontane
Das Fischermadchen, texte de Theodor Fontane
El blommer (Une Fleur), texte de V Rydberg
Letzter Wunsch, texte de Julius Sturm
Morgenlied
Stjarmorna (Les Etoiles)
Frage, paroles de Julius Wolff
Vallkullans sang, paroles de F Hedberg
Wanderlied
Heimath, paroles de Theodor Fontane (1898)

(Il y aurait 12 mélodies au total)



Son quatuor à cordes en sol mineur


https://www.youtube.com/watch?v=d4-aZvQjKq4


Sa cantate Altböhmisches Weihnachtslied (Ancien chant de Noël de Bohême) pour chœur et orchestre


https://www.youtube.com/watch?v=cIzDGoAqKGQ
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