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 le Grand Théatre de Bordeaux

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ojoj

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Date d'inscription : 29/11/2008

MessageSujet: le Grand Théatre de Bordeaux   Mer 28 Oct - 9:41

Le Grand Théâtre de Bordeaux, commandé par le maréchal de Richelieu, gouverneur de Guyenne, et édifié par l'architecte Victor Louis, a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l'Athalie de Jean Racine.
Classé monument historique, réminiscence de l'Antiquité par son péristyle, l'ouvrage de 88 mètres sur 47 de style néo-classique, s'inscrit dans l'opulent urbanisme bordelais hérité du siècle des Lumières. Il abrite une salle de spectacle d'un millier de places, exemple parfait de théâtre à l'italienne.
Après plus de 200 ans d'usages divers ou de transformations successives de ses salles comme de son environnement, il a retrouvé, et sa décoration intérieure bleue, or et marbre blanc d'origine à l'occasion de sa dernière restauration en 1991, et sa perspective de temple des muses avec l'aménagement de la place de la Comédie et du cours du Chapeau-Rouge en 2006.
Le Grand Théâtre est aujourd'hui le siège de l'Opéra national de Bordeaux qui y programme sa saison lyrique et les représentations du Ballet de l'Opéra. Il accueille également les concerts symphoniques de l'Orchestre national Bordeaux Aquitaine dans l'attente de la livraison du futur auditorium programmée pour 2008.



À l'arrivée de Ange-Jacques Gabriel à Bordeaux en 1729, la cité est encore emprise entre les murailles du XIVe siècle. L'implantation de la place Royale au droit des quais va représenter une ouverture sur le fleuve et donc sur le monde, traduisant l'expansion économique et l'explosion démographique que connaîtra la ville durant ce siècle.
La politique d'embellissement urbain mise en œuvre par les intendants Boucher et Tourny a déjà transformé la cité médiévale lorsque Victor Louis découvre Bordeaux en 1773 : la création des places Royale, Dauphine, d'Aquitaine, des Allées de Tourny et du Jardin public s'inscrit dans cette philosophie des Lumières, donnant une nouvelle respiration à la ville à laquelle il ne manque plus que son théâtre


Les premiers théâtres fixes, abritant des salles à l'italienne, apparaissent dans la plupart des villes au milieu du XVIIIe siècle, souvent à l'initiative de l'intendant de la province. A bordeaux, les jurats avaient fait construire en 1738 une salle en pierre dans les jardins de l'ancien l'hôtel de ville, alors situé à proximité de la Grosse-Cloche, sur les plans de l'architecte de la ville, Montégut. Ce théâtre d'une capacité de 1 500 places fut détruit par un incendie dans la nuit du 28 au 29 décembre 1755.
Dans l'attente de la reconstruction nécessaire bien qu'hypothétique de l'hôtel de ville qui devait intégrer une nouvelle salle de spectacle, un théâtre fut aménagé en 1760, à l'entrée de la rue de la Corderie proche de la place Dauphine. Donnés par la troupe permanente créée en 1761 par le maréchal de Richelieu ou par les troupes de passage, comédie, tragédie et opéra voisinent alors avec le couvent des Récollets. Le célèbre comédien Le Kain qui vint jouer à plusieurs reprises dans la salle de la Corderie y rencontra un franc succès mais sera accueilli, lors de sa dernière représentation, par des bourdonnements affectés au point d'être plusieurs minutes sans pouvoir commencer.
Cependant, les Bordelais, épris de théâtre, souhaitent voir érigée, à l'instar de Lyon ou Montpellier, une salle de spectacle digne de la grandeur nouvelle de leur ville.


Construit entre 1773 et 1780 sur les glacis du château Trompette à l'emplacement du forum gallo-romain où se trouvait le temple des Piliers de Tutelle (du nom de la déesse Tutela protectrice de la ville). La construction s'interrompt sous la volonté du roi mais Victor Louis réussit à le convaincre de la faire reprendre


Sa façade est précédée de douze colonnes corinthiennes surmontées de statues de pierre représentant les neuf muses et trois déesses : Junon, Vénus, Minerve.

Sa façade est précédée de douze colonnes corinthiennes surmontées de statues de pierre représentant les neuf muses et trois déesses : Junon, Vénus, Minerve.
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