Forum sur la musique classique
 
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 Alberto Ginastera (1916-1983)

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joachim
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MessageSujet: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mar 2 Juin - 9:27

Alberto Evaristo Ginastera est un compositeur argentin né à Buenos Aires le 11 avril 1916 et mort à Genève le 25 juin 1983.

Élève de López Buchardo à Buenos Aires, Alberto Ginastera est, avec Heitor Villa-Lobos et Silvestre Revueltas, l'un des plus illustres compositeurs sud-américains du XXe siècle.
Issu d'une famille italo-catalane, Alberto étudie au conservatoire Williams de Buenos Aires (1928-1935), puis au Conservatoire National (1936-1938).
Il enseigne la composition au Conservatorio Nacional à partir de 1941 et jusqu'en 1945. L'octroi d'une bourse lui permet d'aller à New York où il travaille avec Aaron Copland. De retour en Argentine en 1948, il est nommé Directeur du Conservatoire de La Plata (de 1948 à 1952 puis de 1956 à 1958) et Professeur au Conservatoire National de Buenos Aires à partie de 1953.
Il a créé la Ligue des Compositeurs argentins en 1948, puis, en 1962, le Centre latino-américain des hautes études musicales.
Il retourne aux USA en 1968, où il enseigne au Dartmouth College, puis se fixe à Genève à partir de 1970. Il y épouse, en 1971, la violoncelliste Aurora Natola. Il reste à Genève jusqu'à sa mort en 1983.

Surtout porté vers l'écriture d'œuvres de grande envergure (opéras, symphonies, cantates, concertos), Ginastera laisse également de la musique de chambre, des partitions pour piano et quatre recueils de canciones.

Comme plusieurs compositeurs du 20ème siècle, Ginastera est passé par plusieurs périodes : elle passe du folklore argentin réaliste (1934-1948) au folklore subjectif (1948-1958) puis au neo-expressionisme (1958-1983).


Oeuvres :

Operas

Don Rodrigo, 3 actes, livret de Alejendro Casona, op 31 (1964)
Bomarzo, 2 actes, livret de Manuel Mujica Lainez, op 34 (1967)
Beatrix Cenci, 2 actes, livret de Ginastera et W Shand, op 38 (1971)
Barrabas d'après Michel de Ghelderode (commencé en 1977, inachevé)


Ballets

Panambí, Op. 1 (1937)
Estancia, Op. 8 (1941)


Orchestre :

Suite du ballet Panambi, Op. 1a
Suite du ballet Estancia, Op. 8a
Obertura para el Fausto criollo, op 9 (1943)
Ollantay, 3 mouvements symphoniques, op 17 (1947)
Variaciones concertantes, Op. 23 (1953)
Pampeana n° 3, sinfonia pastorale, op 24 (1954)
Estudios sinfonicos, op 35 (1967)
Popol Vuh, (La création du monde Maya), poème symphonique, op 44 (1975)
Glosses sobre temas de Pau Casals (1977) :
- I pour quintette à cordes et orchestre à cordes, op 46
- II pour orchestre symphonique, op 48
Jubilum, pour les 400 ans de Buenos Aires, op 51 (1980)

Concierto Argentinos, pour piano et orchestre (1937)
Concerto pour harpe, Op. 25 (1956)
Concerto pour piano No. 1, Op. 28 (1961)
Concerto pour piano No. 2, Op. 39 (1972)
Concerto pour violon, Op. 30 (1963)
Concerto pour cordes, Op. 33 (1965)
Concerto pour violoncelle No. 1, Op. 36 (1968)
Concerto pour violoncelle No. 2, Op. 50 (1980)


Piano

Danzas Argentinas Op. 2 (1937)
Tres Piezas Op. 6 (1940)
Malambo Op. 7 ( 1940)
"Pequeña Danza" para piano del Ballet " Estancia " Op. 8 (1941)
Doce preludios americanos Op. 12 (1944)
Suite de Danzas Criollas Op. 15 (1946)
Rondó sobre temas infantiles argentinos Op. 19 (1947)
Sonate pour piano No. 1 Op. 22 (1952)
Sonate pour piano No. 2 Op. 53 (1981)
Sonate pour piano No. 3 Op. 55 (1982)
Milonga : transcription de la cancion del arbol del olvido, op 3 n°1 (1938)
Piezas Infantiles I et II (1934)
Danzas Argentinas para los ninos I. Moderato for Alex II.Passage Paisaje for Georgina
Toccata for piano (1970) Arrangement de Ginastera de la Toccata per organo de Domenico Zipoli.


Orgue

Toccata, Villancico y Fuga, op 18 (1947)
Variazoni e Toccata sopra Aurora lucis rutilat, op 52 (1980)


Vocales

Dos canciones Op. 3 (1937) : 1 al arbol del olvido - 2 a la luna lunanca
Cantos del Tucuman, pour voix, flûte, violon, harpe et 2 tambours indiens, op 4 (1938)
Salmo CL, pour choeur mixte, choeur d'enfants et orchestre Op. 5 (1938)
Cinco canciones populares argentinas Op. 10 (1943)
Las horas de una estancia (5 mélodies, Silvina Ocampo ) op. 11 (1943)
Lamentaciones de Jeremias Propheta, choeur mixte a cappella Op. 14 (1946)
Cantata para América Mágica, pour soprano dramatique et orchestre de 52 percussions, Op. 27 (1960)
Sinfonia Don Rodrigo pour soprano et orchestre, op 31a (1964)
Bomarzo, cantate pour récitant, ténor ou baryton et orchestre de chambre Op. 32 (1964),  
Cantata Milena, pour soprano et orchestre, op 37 (1971)
Serenata pour violoncelle, baryton et orchestre de chambre, op 42 1974)
Turbae ad Passionem greg pour solistes, choeur et orchestre, op 43 (1975)


Musique de chambre

Duo pour flute et hautbois Op. 13 (1945)
Pampeana No. 1, pour violon et piano Op. 16 (1947)
Quatuor à cordes  No. 1 Op. 20 (1948)
Pampeana No. 2, pour violoncelle et piano Op. 21 (1950)
Pampeana No. 3, pour orchestre Op. 24 (1954)
Quatuor à cordes No. 2 Op. 26 (1958)
Quintette pour piano et cordes Op. 29 (1963)
Quatuor à cordes No. 3 Op. 40 (1973)
Puneña n° 1 pour flûte et quatuor à cordes, op 41 (1973)
Puneña No. 2, Op. 45 'Hommage à Paul Sacher' pour violoncelle solo (1976)
Sonate pour guitare, Op. 47 (1976)
Sonata pour violoncelle et piano, op. 49 (1979)
Fanfare pour 4 trompettes, op 51a (1980)
Serenade pour petit orchestre, op 54


Oeuvres diverses sans opus :

Impresiones de la Puna - Flauta y cuerdas
"Amiro canta" - Canción
Sonatina para arpa
Canciones infantiles para piano
La Cenicienta - dos pianos
"La moza de los ojos negros" - Soprano y piano
Concierto argentino para piano y orquesta (material en posesión de la viuda del compositor).
Canciones y danzas argentinas para violín y piano
Sinfonía porteña
Sinfonía elegíaca
Gran cantidad de títulos de música incidental para teatro y cine y algunas transcripciones


Dernière édition par joachim le Sam 29 Mai - 17:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mar 2 Juin - 11:31

Je connais son étrange "Bomarzo" ainsi qu'un peu de sa période "folklorique" : le ballet "Estancia" je crois...

pas assez connu et surtout bien peu de disques, en tout cas à ma médiathèque...


Dernière édition par kfigaro69 le Mer 3 Juin - 15:53, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mar 2 Juin - 17:05

kfigaro69 a écrit:
Je connais son étrange "Bomarzo" ainsi qu'un peu de sa période "folklorique" : le ballet "Estancia" je crois...

pas assez connu et surtout bien peu de disques, en tout à ma médiathèque...

Oui, c'est bien Estancia (la Ferme, ou le Ranch), c'est d'ailleurs l'oeuvre que je préfère chez lui. Il en a tiré une Suite d'orchestre, qui peut se suffire à elle même, bien que le ballet entier dure à peine plus d'une demi heure.

Sa première période est celle que je préfère, les dernière oeuvres sont trop "modernes" pour moi. Je viens d'écouter sa sonate pour violoncelle et piano op 49, et sa sérénade pour violoncelle, baryton et orchestre de chambre. J'aime pas beaucoup...
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Dorabella



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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 3 Juin - 13:16

J'ai un CD des 2 concertos pour piano : bien, mais sans plus.
Mais c'était très bien d'en parler.

Merci Joachim ! Very Happy
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Raphaël

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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Lun 1 Nov - 14:36

J'ai acheté récemment un album Naxos avec des oeuvres comme "Popol Vuh"... Je n'entre pas encore dans cette musique, dont aussi bien les passages violents que les passages calmes me semblent pauvres en inspiration... Mais, bon, je le réécouterai, maintenant que je l'ai...
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Lun 1 Nov - 19:12

Je n'ai pas trop aimé non plus ce poème symphonique, Popol Vuh, que je trouve trop moderniste à mon goût. Je crois que c'est un style qui devrait intéresser Icare.
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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Lun 1 Nov - 19:27

C'est une pièce que j'ai adorée et m'a paru habitée,mais c'est aussi l'impression laissée après une première écoute. C'est un achat récent et je n'ai pas encore décortiqué la bête. Je l'ai sous le label Néos,couplée avec sa Cantata  para América Màgica (1960) pour soprano dramatique et orchestre de percussions qui m'a bien plu aussi,le tout sous la direction de STEFAN ASBURY.

 Dans l'absolu (et en fonction de ce que je connais du maître argentin), mon oeuvre préférée demeure son Concerto pour harpe et orchestre. Je ne nie pas non plus être plus attentif de sa deuxième période. Very Happy


Dernière édition par Icare le Ven 29 Aoû - 23:12, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Dim 4 Déc - 18:55

Un CD réunit ses trois quatuors à cordes (le troisième est rarement interprété car il demande une voix de soprano supplémentaire).




A vrai dire, il n'y a que le premier qui me plaît. Les deux autres sont trop "modernes" à mon goût.


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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 19 Déc - 17:38

Une autre œuvre qui ne me plaît pas, mais qui devrait intéresser Icare , c'est son concerto pour orchestre à cordes opus 33. Plein de dissonances, bof... Quel contraste avec le deuxième morceau : la suite pour orchestre à cordes, une oeuvre de jeunesse (1915) de Villa Lobos. C'est enfin le calme après une période de tension Wink Contraste encore avec les Airs d'Espagne de José Evangelista (né en 1943), là ce sont des airs folkloriques arrangés. Pas mal.

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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 19 Déc - 19:28


En revanche, je ne connais aucune de ces oeuvres présentées sur ce disque.
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Jeu 14 Mar - 9:27

J'écoute les concertos pour violoncelle. J'aime pas. Assurément pour Icare


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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Jeu 14 Mar - 12:18

Je ne connais pas du tout non plus. Visiblement, tu connais mieux Ginastera que moi. Embarassed En revanche, je connais ceux de Villa-Lobos et je les aime bien. I love you
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Lun 8 Juil - 9:03

POPOL VUH est une oeuvre que j'ai redécouverte aujourd'hui et je dois reconnaître que je suis de plus en plus captivé par les différents climats et les différentes humeurs qu'elle installe; moments étranges, mystérieux, violents où l'orchestre semble s'adonner à un bazar sonore très organisé, moments plus doux et naturalistiques, parfois méditatifs. Cette musique m'a fait voyager dans des mondes lointains, parfois sauvages, parfois mystérieux ou étranges, parfois beaux et parfois violents, des mondes irrésistibles.  

L'enthousiasme s'est vaguement émoussé avec la CANTATA PARA AMERICA MAGICA pour soprano dramatique et orchestre de percussions. Les combinaisons sonores élaborées par l'association de différentes percussions et du piano apportent un certain cachet à l'oeuvre, dans sa physionomie globale. Les passages les plus instrumentaux et les plus animés sont aussi les plus intéressants. Les passages les plus calmes, lorsque l'orchestre de percussions cède de l'espace à la voix de soprano, la cantate se trouve alors minée par des chutes d'intensité. La voix de soprano manque, à mon oreille, de ce quelque chose qui aurait dû maintenir mon attention. Je l'ai trouvée aride, forcée, terne et presque mécanique, sans émotion. Dommage. J'aimerais redécouvrir cette cantate avec une autre soprano.
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Lun 4 Aoû - 11:04

Bomarzo, interdit en Argentine, a été créé le 19 mai 1967 à Washington, dirigé par Julius Redel. Un enregistrement intégral en 3 vinyls avait suivi. Remastérisé, on le trouve maintenant en 2 CD.





C'est un opéra fantastique, assez dodécaphonique, mais qui a aussi parfois certains relents pucciniens.

Contrairement à ce qu'aurait pu penser Icare, j'ai bien aimé. Il est vrai que je peux suivre l'histoire grâce au Kobbé, ceci explique peut-être cela.  Wink 

Je vais ouvrir un topic dans la rubrique opéra du forum, puisqu'il n'existe rien en française sur la Toile...
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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Jeu 7 Aoû - 8:55

Je ne connais pas cet opéra. Ginastera et Ohana sont deux compositeurs qu'il va me falloir approfondir. Ils sont dans ma ligne de mire.
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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Ven 29 Aoû - 23:27

Icare a écrit:
POPOL VUH est une oeuvre que j'ai redécouverte aujourd'hui et je dois reconnaître que je suis de plus en plus captivé par les différents climats et les différentes humeurs qu'elle installe; moments étranges, mystérieux, violents où l'orchestre semble s'adonner à un bazar sonore très organisé, moments plus doux et naturalistiques, parfois méditatifs. Cette musique m'a fait voyager dans des mondes lointains, parfois sauvages, parfois mystérieux ou étranges, parfois beaux et parfois violents, des mondes irrésistibles.  

L'enthousiasme s'est vaguement émoussé avec la CANTATA PARA AMERICA MAGICA pour soprano dramatique et orchestre de percussions. Les combinaisons sonores élaborées par l'association de différentes percussions et du piano apportent un certain cachet à l'oeuvre, dans sa physionomie globale. Les passages les plus instrumentaux et les plus animés sont aussi les plus intéressants. Les passages les plus calmes, lorsque l'orchestre de percussions cède de l'espace à la voix de soprano, la cantate se trouve alors minée par des chutes d'intensité. La voix de soprano manque, à mon oreille, de ce quelque chose qui aurait dû maintenir mon attention. Je l'ai trouvée aride, forcée, terne et presque mécanique, sans émotion. Dommage. J'aimerais redécouvrir cette cantate avec une autre soprano.

Si j'aime toujours autant Popol Vuh pour les mêmes raisons déjà évoquées dans mon précédent commentaire, la Cantata para America Magica me freine surtout à cause de la voix de soprano que je trouve un petit peu terne et sèche. Mais, sinon, le climat singulier de cette musique, principalement engendré par le jeu expressif des percussions, me plait de plus en plus. L'envie de redécouvrir cette cantate avec la voix d'une autre soprano s'impose comme une nécessité et il faudra aussi que je découvre les oeuvres que Joachim a mal digérées Hehe , comme, par exemple, ses concertos pour violoncelle ou encore son concerto pour orchestre à cordes qui est, en plus, couplée avec une pièce  de José Evangelista que j'aimerais bien connaître aussi. Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Sam 30 Aoû - 10:55

Icare a écrit:
les oeuvres que Joachim a mal digérées  Hehe , comme, par exemple, ses concertos pour violoncelle ou encore son concerto pour orchestre à cordes qui est, en plus, couplée avec une pièce  de José Evangelista que j'aimerais bien connaître aussi. Wink

Je confirme... et pour Popol Vuh et la Cantate America Magica aussi   Ptdr

A mon avis il est très probable que les concertos pour violoncelle te plairaient.
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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Dim 21 Juin - 23:00

Icare a écrit:
Icare a écrit:
POPOL VUH est une oeuvre que j'ai redécouverte aujourd'hui et je dois reconnaître que je suis de plus en plus captivé par les différents climats et les différentes humeurs qu'elle installe; moments étranges, mystérieux, violents où l'orchestre semble s'adonner à un bazar sonore très organisé, moments plus doux et naturalistiques, parfois méditatifs. Cette musique m'a fait voyager dans des mondes lointains, parfois sauvages, parfois mystérieux ou étranges, parfois beaux et parfois violents, des mondes irrésistibles.  

L'enthousiasme s'est vaguement émoussé avec la CANTATA PARA AMERICA MAGICA pour soprano dramatique et orchestre de percussions. Les combinaisons sonores élaborées par l'association de différentes percussions et du piano apportent un certain cachet à l'oeuvre, dans sa physionomie globale. Les passages les plus instrumentaux et les plus animés sont aussi les plus intéressants. Les passages les plus calmes, lorsque l'orchestre de percussions cède de l'espace à la voix de soprano, la cantate se trouve alors minée par des chutes d'intensité. La voix de soprano manque, à mon oreille, de ce quelque chose qui aurait dû maintenir mon attention. Je l'ai trouvée aride, forcée, terne et presque mécanique, sans émotion. Dommage. J'aimerais redécouvrir cette cantate avec une autre soprano.

Si j'aime toujours autant Popol Vuh pour les mêmes raisons déjà évoquées dans mon précédent commentaire, la Cantata para America Magica me freine surtout à cause de la voix de soprano que je trouve un petit peu terne et sèche. Mais, sinon, le climat singulier de cette musique, principalement engendré par le jeu expressif des percussions, me plait de plus en plus. L'envie de redécouvrir cette cantate avec la voix d'une autre soprano s'impose comme une nécessité et il faudra aussi que je découvre les oeuvres que Joachim a mal digérées  Hehe , comme, par exemple, ses concertos pour violoncelle ou encore son concerto pour orchestre à cordes qui est, en plus, couplée avec une pièce  de José Evangelista que j'aimerais bien connaître aussi. Wink

Popol Vuh, The Creation of the Mayan World pour orchestre (1975-1983) m'a enchanté une fois de plus. J'ai eu l'impression que le début de l'oeuvre était un court murmure introductif. J'aime bien le moment avec les sons des flûtes qui poussent et semblent s'ouvrir comme des fleurs; un paysage qui prend vie, une naissance, la naissance d'un monde nouveau, son éclosion lente et sûre, puis la musique explose en un jaillissement sonore d'une grande intensité. C'est comme une terre qui se soulève et devient colline, une colline qui se soulève et devient montagne. C'est peut-être le Cri de la Création...?... L'oeuvre est par moments très colorée et dense, d'une belle fulgurance, et il se pourrait que mon mouvement préféré soit l'un des plus animés, l'avant-dernier "La cérémonie magique du maïs" ou celui d'avant; "La grande pluie". En terme musico-cinématographique, on appellerait ça un thème d'action. J'adore non seulement sa fougue exaltante mais aussi les sonorités vaguement corrosives qui s'extraient des instruments principaux. vraiment exquis celui-là. Autre point positif: la Cantata para América Màgica pour soprano dramatique et orchestre de percussions (1960), sur des textes anciens issus de sources précolombiennes apocryphes et transcrits dans la langue moderne par Mercedes de Toro, la première épouse d'Alberto Ginastera, me plait de plus en plus. Je suis de mieux en mieux entré dans cet univers percussif et irisé, un déferlement de "sons-objets" qui envahissent l'espace et deviendraient presque palpables: j'aime particulièrement les combinaisons sonores entre les grandes percussions aux sonorités graves et celles, plus petites, aux sonorités claires, parfois métalliques, parfois cristallines, dans lesquelles s'insèrent efficacement deux pianos et un célesta.
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Henri



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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Ven 3 Juil - 23:31

Icare a écrit:
Je suis "très cordes" et le Concerto pour harpe de type pastoral m'attire assez. Il sera sans doute très différent de celui de Ginastera qui gagne ma préférence des concertos pour harpe (parmi ceux que je connais), mais peu importe et même au contraire, il peut me plaire.

Ah ! le concerto pour harpe et orchestre de Ginastera... Une vieille connaissance. Que je n’ai pas revue depuis bien longtemps. Puisque tu en parles, tiens, Allez ! Je me le repasse.
Il n’a pas grand chose à voir avec celui d’Alwyn, en effet. Je ne me souvenais pas qu’il était si plein de silences. Pour dire la vérité je le trouve un peu ennuyeux. Trop de silence, pas assez de musique. Et la harpe trop souvent en solo. Le premier mouvement possède des moments pleins d’énergie, avec des rythmes bien marqués, mais aussi des moments d’assoupissement, et il se termine dans une douce léthargie qui se communique à la totalité du mouvement suivant. On ne sort de cette torpeur qu’à partir de la deuxième moitié (vivace) du 3ème mouvement, quand l’orchestre donne soudain signe de vie et entraîne la harpe dans une danse trépidante. En fait, ce ne sont que ces quatre petites minutes dont je me souvenais bien. Tout le reste explique pourquoi j’avais un peu oublié de l’écouter durant de longues années. Et je crains fort qu'il ne retourne dans un silence encore aussi long.
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Icare
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MessageSujet: Ginastera   Sam 4 Juil - 8:30

C'est fou ce que les ressentis peuvent diverger d'une personne à une autre et en même temps c'est assez logique aussi: la perception d'une oeuvre est si personnelle, si tributaire de notre sensibilité propre, bien sûr, mais également de notre expérience personnelle. Nous sommes si différents dans notre façon d'aborder la musique, de la comprendre, la ressentir, pouvons-nous même, parfois, aimer une même oeuvre pour des raisons différentes...Concernant le magnifique Concerto pour harpe de Ginastera que je suis entrain de réécouter en ce moment-même, je suis immédiatement pris par les toutes premières mesures. Nul besoin d'attendre longtemps; les premières secondes et minutes sont absolument fascinantes, ne serait-ce déjà par un parfait équilibre en dynamisme entre la harpe de Susanna Mildonian et l'orchestre dirigé par Eduardo Mata. Le concerto offre non seulement une très belle mélodie dans le premier mouvement, mais il m'offre également quelques moments de proximité avec la harpe, l'orchestre sachant se faire discret quand il le faut. Dans le premier mouvement "Allegro Giusto", la partie plus "statique" vers la fin, où la musique semble vouloir épouser le silence, est très brève. Pas le temps pour moi de m'ennuyer que le second mouvement "Molto Moderato" s'installe déjà par une musique douce et pensive, commençant sur des cordes sombres. La harpe entre en scène après quelques motifs aux bois. La musique est calme mais elle ne m'assoupit pas. Elle est d'abord rêveuse avant d'instaurer sous des accords répétés un climat mystérieux, plus énigmatique, presque étrange où la harpe prend l'ascendant sur l'orchestre, ce dernier se réduisant à de timides élans des cordes. Il y a effectivement un jeu avec le silence qui s'installe, la musique poussée à un profond dépouillement, un minimum expressif où seule la harpe continue son avancée en solitaire. Elle sera rejointe par l'orchestre d'une manière brutale et stravinskienne pour une danse frénétique dans laquelle il entraîne le soliste. Ce qui n'empêche pas que l'orchestre n'étouffe jamais la harpe, pas même dans ses moments de fougue extrêmes, presque sauvages. Elle demeure imperturbable dans l'accomplissement de son jeu jusqu'à la note finale qui tombe comme un couperet. Ce Concerto pour harpe d'Alberto Ginastera est tout simplement parfait à mon oreille, mon préféré jusqu'à aujourd'hui, et je ne m'y ennuie pas une seconde. Very Happy
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Henri



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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Sam 4 Juil - 17:49

En réécoutant ce concerto, je me suis mis à recenser tous les morceaux pour harpe et orchestre (pas seulement les concertos) que j'ai enregistrés, ceux que j'ai beaucoup écoutés comme ceux que je n'ai écouté que quelques fois. Y a-t-il un endroit où l'on peut parler de concertos, ou de musique concertante (pour harpe ou pour tout ce qu'on veut) ?
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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Sam 4 Juil - 18:32

Henri a écrit:
En réécoutant ce concerto, je me suis mis à recenser tous les morceaux pour harpe et orchestre (pas seulement les concertos) que j'ai enregistrés, ceux que j'ai beaucoup écoutés comme ceux que je n'ai écouté que quelques fois. Y a-t-il un endroit où l'on peut parler de concertos, ou de musique concertante (pour harpe ou pour tout ce qu'on veut) ?

J'ai ouvert un fil approprié. Wink
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Henri



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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 8 Juil - 16:41

Je ne veux pas rester sur cette note négative avec Ginastera. Il y a quand même chez lui des choses que j’aime bien. Notamment la suite de ballet Estancia et deux mouvements de Pampeana n° 3. C’est peu. Cela fait partie, avec le Concerto pour harpe et le Concerto pour piano n° 1, de la compilation que j’avais faite et qui tient sur un CD de 77 minutes. Je ne crois pas que tous ces morceaux me plaisaient à l’époque mais j’avais dû penser qu’à force de les écouter je pourrais peut-être finir par les apprécier. Il faut croire que j’ai eu d’autres choses plus dans mes goûts à écouter, et du coup cette compilation est tombée dans l’oubli poussiéreux de ma discothèque. En la réécoutant aujourd’hui, je peux dire à peu près la même chose pour le Concerto pour piano n° 1 que ce que j’ai dit pour le Concerto pour harpe. Trop de silences et trop de moments d’ennui entre quelques passages bien rythmés et entraînants, le 4ème mouvement “Toccata concertata (presto)” par exemple. Voilà un mouvement qui termine en apothèose un concerto qui reste quand même en demi-teinte dans son ensemble. Ma compilation se terminait avec deux mouvements de Pampeana n° 3. Je ne me souviens plus si j’avais gravé seulement ces deux mouvements par manque de place sur le CD ou parce qu’ils étaient les seuls qui me plaisaient. Il s’agit du deuxième, “impetuosamente”, et du troisième, “largo con poetica”. L’impétuosité du 2ème est suspendue au milieu par un trop long passage pp qui “casse l’ambiance” sans réelle nécessité à mon avis, et le troisième mouvement met une minute et demi à émerger d’un ppp qui se confond presque avec le silence. Il y retombe à la troisième minute, après quoi ce sont les cordes qui émergent en douceur, comme le ferait un homme sortant de la sieste par un après-midi de canicule estivale. Puis, ayant constaté l’état de la météo incompatible avec l’activité humaine, le morceau se rendort tranquillement et l’auditeur avec.
Ah ! du coup je termine encore sur une note négative. Pardon, Alberto. Je vais essayer de trouver quelque chose qui me plaise bien sur Youtube.

Ah ! voilà : Salmo 150. Une très belle œuvre pour chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre. Ça, au moins, ça a de la gueule !



“Ollantay", Tres Movimientos Sinfónicos. Un poème symphonique basé sur le « Popol Vuh », ou Livre du Conseil des Mayas, qui relate l'origine du monde et plus particulièrement du peuple Quiché, Indiens Mayas du Guatemala. Ginastera l'a transposé au monde des Incas. Très beau.



Variaciones Concertantes. Voilà encore de la bien belle musique ! Bravo Alberto !

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Icare
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 8 Juil - 18:06

Ah ! voilà : Salmo 150. Une très belle œuvre pour chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre. Ça, au moins, ça a de la gueule !

Ca dépend pour qui car, pour moi, malgré les choeurs et le caractère épique, ce qui aurait dû aisément me convenir, j'ai trouvé cette oeuvre un peu lourdingue et surtout à cause de l'orchestre qui est trop souvent bruyant, clinquant. J'ai même trouvé qu'il écrasait les choeurs à un moment donné, vers le milieu de la pièce et aussi vers la fin. Ca manque à mon goût de grâce, de volupté, de finesse. Il y a bien de l'intensité, mais du coup elle ne m'emporte pas. Finalement, je n'ai pas été très ému par ce que j'ai écouté. Sinon, je ne connais aucun des titres que tu as cités, pas même le concerto pour piano.  J'essaierai d'écouter, un jour ou l'autre, les deux autres liens que tu as édités. Merci en tout cas pour ce partage et cela même si nos ressentis sont parfois opposés. Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: Alberto Ginastera (1916-1983)   Mer 8 Juil - 19:12

Icare a écrit:
Ah ! voilà : Salmo 150. Une très belle œuvre pour chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre. Ça, au moins, ça a de la gueule !

Ca dépend pour qui car, pour moi, malgré les choeurs et le caractère épique, ce qui aurait dû aisément me convenir, j'ai trouvé cette oeuvre un peu lourdingue et surtout à cause de l'orchestre qui est trop souvent bruyant, clinquant. J'ai même trouvé qu'il écrasait les choeurs à un moment donné, vers le milieu de la pièce et aussi vers la fin. Ca manque à mon goût de grâce, de volupté, de finesse. Il y a bien de l'intensité, mais du coup elle ne m'emporte pas. Finalement, je n'ai pas été très ému par ce que j'ai écouté. Sinon, je ne connais aucun des titres que tu as cités, pas même le concerto pour piano.  J'essaierai d'écouter, un jour ou l'autre, les deux autres liens que tu as édités. Merci en tout cas pour ce partage et cela même si nos ressentis sont parfois opposés. Wink

Le Psaume 150, c'est le Laudate Dominum (Louez le Seigneur dans son sanctuaire, louez le, où éclate sa puissance !)

Tu ne voudrais pas qu'il ait l'allure du psaume 50, le Miserere Hehe

Tu vas dire que je suis contrariant envers toi, mais moi, je l'aime bien, ce psaume 150 (une oeuvre que je ne connaissais pas jusqu'à maintenant). Il est vrai que l'enregistrement n'est pas terrible, il faudrait peut-être une autre interprétation ?
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Alberto Ginastera (1916-1983)
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