Forum sur la musique classique
 
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 Demande de définitions...

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MessageSujet: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyMer 11 Mar - 18:41

Bonsoir à toutes et tous,

Auriez-vous la gentillesse de me donner une définition sur ce qu'est une "sonate", une "cantate" et une "partita" ?

Ma question peut sembler un peu idiote pour certains mais il faut savoir que je suis relativement débutant en matière de musique.

Merci de me répondre.

Cordialement.

Stéphane.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyMer 11 Mar - 21:13

Wiki est mon ami... Wink

Voilà donc l'essentiel:


Sonate:

Une sonate est une composition instrumentale de musique classique.

Au départ, le mot désigne « une musique qui sonne » (en italien, sonata, suonata, sonnare). La musique opposée à la sonate était la cantate (de l'italien, cantare = chanter). Les premières sonates sont apparues vers 1580 de Giovanni Croce et Andrea Gabrieli. De ce dernier, la « Sonate a 5 instromenti » (de 1586), est aujourd'hui perdue. Depuis lors, de très nombreux compositeurs ont écrit d'innombrables sonates pour tous les instruments imaginables de leur époque.

* La sonate s'est élaborée de façon progressive : au début, elle se distingue peu d'autres genres, tels que la partita, la canzone ou la suite. Elle possède cependant deux variantes : la « sonata da chiesa » ou sonate d'église, et la « sonata da camera » ou sonate de chambre.

* C'est à l'époque de Corelli que la « forme sonate » se fixe : son succès sera la cause du déclin de la suite et, plus tard, adaptée à l'orchestre et prenant de plus grandes proportions, elle donnera naissance à la symphonie.

La sonate peut être composée pour un ou plusieurs instruments:

Sonate solo pour instrument seul : piano, clavecin, violon, viole de gambe…

Sonate duo généralement pour instrument à cordes ou à vent.

Sonate en trio, ou a 4, 5 ou plusieurs voix.

Sonatine : petite sonate.

Sinfonia : sonate pour orchestre.

Concerto : sonate pour soliste et orchestre.

Durant la période baroque:

La sonata da chiesa est une sonate d'église. Elle a généralement quatre mouvements : « grave, vite, lent, vite ».

La sonata da camera est une sonate profane. Elle se compose généralement d'un prélude suivi de plusieurs mouvements de danse (dénomination intéressante chez Torelli : « Intrada, Ballo : Allemande, Ballo : Gavotte »). C'est, en fait, une suite.

Même les introductions des cantates étaient de courtes sonates. Parfois seulement quelques mesures, mais dans les grandes cantates de Bach on trouve des introductions nommées « sinfonia » souvent avec un ou deux instruments solistes.

Même au XVIIIe siècle, le terme « sonate » n'est pas univoque : les sonates de Domenico Scarlatti ne comportent qu'un seul mouvement ; d'autres compositeurs composent des sonates qui n'en ont que le nom, selon l'acception actuelle (Soler, Seixas, della Ciaja, Arne, Paradisi, etc ....).

Durant la période romantique:

Après 1730 on constate la disparition des deux types au profit d'un seul type de sonate. Le plan est souvent : « allegro, adagio, menuet, rondo » ou bien « allegro, andante, rondo »

Dans la sonate classique et romantique, on trouve souvent trois mouvements : « mouvement rapide, mouvement lent, mouvement rapide appelé “final” ». ( C'est la forme actuelle la plus connue ).

Différence entre la forme sonate et la structure sonate:

Le mot sonate désigne également une structure musicale particulière — plus précisément appelée structure sonate — essentiellement utilisée aux XVIIIe et XIXe siècles.

Il peut y avoir coïncidence entre la structure et la forme, lorsqu'un mouvement de sonate (la « forme ») prend effectivement la structure « sonate », mais ce n'est pas toujours le cas.

Par exemple, tel ou tel mouvement de sonate peut ne pas adopter la structure « sonate » : ce peut être le cas du mouvement lent, dont la structure est souvent A-B-A ; mais également, le cas du finale, dont la structure la plus fréquente est celle du rondo (A-B-A-C-A-D), etc.

Inversement, la structure sonate peut être utilisée dans des formes autres que la forme sonate : symphonie, ouverture, concerto...

Structure de la sonate:

En musique classique, la structure sonate – on peut dire aussi allegro de sonate, ou encore forme sonate, mais il semble préférable d'éviter cette dernière appellation qui est souvent source de confusion – est une structure musicale développée principalement par les compositeurs de tradition germanique dans la seconde moitié du xviiie siècle à partir de quelques formes courantes de la période baroque.

Il ne faut pas confondre ce terme avec le terme « sonate » tel qu'il était employé au cours de cette dernière période, où il pouvait, à la limite, désigner toute musique destinée aux seuls instruments — par opposition à la cantate, pièce vocale.

Il ne faut pas le confondre non plus avec la forme musicale sonate, qui désigne habituellement une pièce en plusieurs mouvements destinée, le plus souvent, mais non exclusivement, à un instrument à clavier solo ou à un instrument mélodique accompagné d'un instrument à clavier. Il peut y avoir coïncidence entre la « structure sonate » et la « forme sonate », par exemple lorsqu'un mouvement de sonate (la « forme ») prend effectivement la « structure sonate », mais ce n'est pas toujours le cas.

Par exemple, tel ou tel mouvement de sonate peut ne pas adopter la structure « sonate » : ce peut être le cas du mouvement lent, dont la forme est souvent A-B-A ; mais aussi celui du finale, dont la structure la plus fréquente est celle du rondo (A-B-A-C-A-D) ; etc. Inversement, la structure sonate peut être attribuée à des formes autres que la forme sonate : symphonie, ouverture, concerto, trio, quatuor, etc.

Historique:

La structure sonate se développe à la fois à partir de la structure binaire récurrente et de la structure ternaire. Celles-ci sont les principales formes employées dans la composition des mouvements de la suite instrumentale et de la sonate baroque. On comprendra mieux les similitudes et les disparités entre ces diverses formes par l'analyse. Son nom lui vient simplement de son association originelle à la forme sonate.

La structure sonate n'est pas totalement rigide : elle subit des améliorations et des adaptations au cours du temps, de la part des différents compositeurs qui l'utiliseront.

À partir de l'ère classique, au cours de laquelle le genre lui-même se trouve soumis à un nombre grandissant de conventions, la structure en vient à en former le premier mouvement de manière presque inévitable et, très souvent, se rencontre aussi dans les mouvements subséquents. La sonate est en quelque sorte la structure par excellence du classicisme viennois, où Haydn, Mozart et Beethoven, en plus d'en établir les canons formels, l'intègrent à pratiquement toute leur musique instrumentale. La sonate se retrouve donc autant dans leurs sonates pour piano que dans leurs symphonies, quatuors à cordes et pièces de musique de chambre pour vents.

Le xixe siècle voit la structure prendre de plus en plus d'expansion et parfois, être modifiée jusqu'à être difficilement identifiable. Cette évolution s'amorce déjà avec Beethoven et Schubert. Même si certains compositeurs romantiques, particulièrement les partisans de la Neue Deutsche Musik (voir à cet effet La Querelle des Romantiques), commencent à délaisser la forme, elle est tout de même employée avec ingéniosité dans de nombreuses œuvres.

Bien que, dans la première moitié du xxe siècle, on juge de plus en plus en que la sonate a « tout dit », celle-ci est récupérée avec profit, surtout dans l'œuvre des compositeurs néoclassiques. Les compositeurs soviétiques, surtout, parce que les genres et formes classiques permettent d'apaiser la suspicion des autorités, donnent à la structure sonate ses lettres de noblesse au cours de cette période.

La forme:

La structure sonate classique, développée entre 1750 et 1830 environ, se compose de trois parties principales : l’exposition, le développement et la réexposition (ou récapitulation). Ces trois parties ne forment qu'un seul mouvement. À ce stade, on aperçoit déjà sa parenté avec la structure ternaire, en ce qu'on pourrait assez facilement la ramener au plan ABA'.

Toutefois, la partie qui serait identifiée A dans la forme sonate ne forme pas une section fermée et potentiellement autonome comme celle de la forme ternaire. En ceci, la sonate se rapproche plutôt de la structure binaire récurrente, où la partie A se termine dans une tonalité subordonnée à la tonalité principale du mouvement. Cependant, la sonate se distingue aussi de cette forme par sa reprise intégrale, même si modifiée, de sa première partie après la partie centrale, alors que la structure binaire récurrente n'en suppose qu'une brève évocation. Les particularités de chaque grande section seront analysées plus loin, dans leurs chapitres respectifs.

Dans un premier temps, la sonate était presque invariablement une forme à deux reprises. Contrairement à l'usage développé à l'ère des premiers disques, où, par les limites imposées par la durée de ceux-ci, on omettait régulièrement les reprises, les reprises de la sonate ne sont en aucun cas optionnelles. La première reprise concernait l'exposition et la seconde regroupait en une seule grande section le développement et la récapitulation. Cette deuxième reprise devait progressivement être abandonnée par les compositeurs vers la fin du xviiie siècle.

Comme dans l'analyse de toute forme classique, c'est le plan tonal qui permet le mieux d'identifier la sonate. C'est, en outre, ce même plan tonal qui lui confère un aspect téléologique inégalé parmi les autres formes de son époque et, conséquemment, en fait la forme narrative classique par excellence. Le plan qui suit révèle l'organisation conventionnelle des grandes sections de la sonate.

La sonate débute donc par un état de repos, celui de la tonalité principale. Cet état de repos est toutefois rapidement dérangé par une modulation à un ton voisin, ce qui entraîne un conflit tonal. C'est là le réel conflit de la forme sonate, plutôt que la guerre des thèmes dont on entend parfois parler. Ce conflit atteint son paroxysme dans le développement, où le parcours tonal emmène l'auditeur dans des tonalités éloignées, avant d'être résolu avec l'avènement de la récapitulation. Le parallèle avec le parcours narratif classique en littérature (situation initiale — élément déclencheur — péripéties) est facile à faire, et les compositeurs n'ont pas hésité à exploiter cet aspect unique de la forme sonate à partir de la fin du xviiie siècle. Un excellent exemple de l'utilisation de la sonate pour ses propriétés spécifiquement narratives peut être trouvé dans les quatre mouvements de la Symphonie numéro 3, op. 56, dite « Écossaise », de Felix Mendelssohn-Bartholdy.

Le plan de la structure sonate « classique », c'est-à-dire, bithématique, s'articule ainsi :

L’exposition:

Thème A, dans la tonalité principale, puis transition (pont) dans la tonalité de la dominante ou du majeur relatif ;

Thème B, dans la tonalité de la dominante, et qui comprend trois phrases (b, b’, b’’) ;

Cadence conclusive dans la tonalité de la dominante ou du majeur relatif.

Le développement:

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un travail d'écriture inspiré des thèmes A et B, avec de très nombreuses modulations, avant le retour à la tonalité principale.

C'est surtout le travail musical sur le développement qui rend compte de l'évolution majeure de la structure-sonate au cours de la période classique. Ce développement compte par exemple 19 mesures dans la sonate en ut majeur KV 279 de Wolfgang Amadeus Mozart, datant de 1774, pour une exposition de 37 mesures, ce qui montre son rôle encore transitoire, fait de quelques arpèges modulants et de brefs rappels thématiques. En revanche, une trentaine d'années plus tard, dans la sonate opus 53, "Waldstein", de Ludwig van Beethoven, les 87 mesures d'exposition sont suivis de 88 mesures de développement, marquées par un travail intense sur les modulations et les cellules thématiques de l'exposition.

La réexposition:

Le thème A est réexposé ; puis pont qui reste cette fois dans la tonalité principale.

Thème B dans la tonalité principale.

Cadence conclusive dans la tonalité principale (« coda »).

Historiquement, il est cependant fort rare que les thèmes soient réexposés littéralement. Les compositeurs classiques, surtout Beethoven, enrichissent encore souvent la réexposition de variations thématiques ou de modulations inattendues qui forment un détour harmonique. Une réexposition peut encore "créer la surprise" pour une oreille qui s'attendrait à réentendre les thèmes de l'exposition.
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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyMer 11 Mar - 21:16

La cantate:

Une cantate (de l'italien"cantata" participe passé substantivé du verbe "cantare", "chanter") est une composition vocale et instrumentale qui comporte plusieurs morceaux. Elle porte généralement sur un thème qui peut être profane (cantata da camera) ou sacré (cantata da chiesa), mais à la différence de l'opéra, elle ne comporte aucun aspect théâtral.

C'est à l'époque baroque que la cantate a véritablement pris son essor et qu'elle s'est imposée comme un genre majeur.

En Italie, les compositeurs de cantates les plus fameux sont Claudio Monteverdi, Giacomo Carissimi, Alessandro Scarlatti et Antonio Vivaldi.
En Angleterre et en Allemagne, il faut citer Georg Friedrich Haendel, Georg Philipp Telemann, Dietrich Buxtehude, Jean-Sébastien Bach, Johann Pachelbel.

En France, la cantate désigne un genre un peu différent : de sujet profane, à effectifs légers (une à trois voix, quelques instruments et la basse continue). Les maîtres principaux en sont Nicolas Bernier, Michel Pignolet de Montéclair et surtout Louis-Nicolas Clérambault.

À l'époque romantique, ce genre est tombé en désuétude. Plus tard, des compositeurs romantiques comme Robert Schumann ou Felix Mendelssohn-Bartholdy la remettront à l'honneur. Puis au xxe siècle Arthur Honegger et Igor Stravinski, entre autres, apporteront leurs contributions au répertoire.
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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyMer 11 Mar - 21:19

Une partita:

Une partita — au pluriel : des « partitas », ou : des « partite » (pluriel savant) — est une forme musicale comportant plusieurs sections. Ce nom n'a pas de définition très rigoureuse : il peut désigner, selon le compositeur, une suite, une sonate, une cassation, un cycle de variations etc.

Le mot est utilisé surtout par les compositeurs italiens et germaniques. Les plus célèbres partitas sont de Frescobaldi et de J.S. Bach.


Ce dernier a écrit — de 1726 à 1731 — des partitas qui sont, pour leurs instruments respectifs, des sommets du répertoire :

Six partitas pour le clavecin BWV 825-830
Six sonates et partitas pour violon solo BWV 1001-1006
Partita pour flûte BWV 1013

Dans ces pièces, la structure est celle de la suite. Le mot semble impliquer pour Bach une haute virtuosité, les pièces ci-dessus sont en effet des sommets de la littérature pour leurs instruments respectifs.

Exemples au xxe siècle :

Partita pour orchestre de Goffredo Petrassi (1932)
Partita pour orchestre de Reinhard Schwarz-Schilling (1935)
Partita pour clavecin, flûte, hautbois, deux violons, alto et violoncelle de Vittorio Rieti (1945)
Partita de Georges Auric (1955)
Partita pour clavecin de Daniel Pinkham (1964)
Partita pour clavecin et orchestre de Krzysztof Penderecki (1972)
Partita pour violon seul de Vytautas Barkauskas (1967)
Partita pour 54 cordes, clavecin, timbales et cloches tubulaires de Vladimír Godár (1983)
Fantasy-partita pour clavecin de Robert Baksa (1987)
Partita pour orchestre d’Elliott Carter (1994)
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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyJeu 12 Mar - 11:58

Bonjour et merci du fond du coeur pour ces éclaircissements !

Cordialement.

Stéphane.
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Jean

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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyJeu 12 Mar - 15:27

Snoopy a écrit:
Une partita:

Une partita — au pluriel : des « partitas », ou : des « partite » (pluriel savant) — )

simplement pluriel italien (féminin pluriel de partita qui est un mot italien

comme "concerto" dont le pluriel iatlien est "concerti" et pas "concertos"

mais ces mots italiens pour désigner des formes musicales sont passés dans le langage courant français...qui au pluriel sont "francisés" aussi!


Dernière édition par Jean le Jeu 12 Mar - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Demande de définitions...   Demande de définitions... EmptyJeu 12 Mar - 16:27

Mama mia! Very Happy

Plus sérieusement, merci pour ce complément d'informations Jean. Wink
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