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 Technique du piano

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Snoopy
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Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Technique du piano   Mer 25 Oct - 15:02

Les observateurs attentifs des gravures, peintures, photographies et vidéo de pianistes célèbres seront surpris de constater à quel point la position des pianistes face à leur clavier est variée. Franz Liszt nous paraît dominer son clavier de toute sa hauteur, assis assez haut, les doigts allongés, plantés comme de noueuses racines dans son clavier, tandis que Glenn Gould est assis presque en contre-bas de son clavier et enfonce la tête dans ses épaules. Une conclusion s'impose : à chacun de trouver sa position adéquate, celle qui lui permet de jouer à son aise, de s'exprimer comme il l'entend.

Pour les débutants, la recherche de la position idéale n'est pas aisée et demande de l'expérience. C'est la raison pour laquelle on conseille souvent une position de référence qui correspondrait à peu près aux critères suivants :

-dos bien droit
-coudes à hauteur de clavier
-doigts bien arrondis sur le clavier
-poignets dans le prolongement du coude
-être bien assis sur le bord des fesses, on ne s'assoit pas face au piano comme face à un bureau.

Une position assise trop haute risque de faire perdre l'adhérence au clavier, une position trop basse risque de géner le mouvement des bras.

A chaque style de musique correspond une assise. Ainsi, lorsque l'on joue de la musique antérieure à la musique romantique on joue plutôt près du clavier, tabouret bas, un peu en contrebas du clavier pour jouer avec précision avec les doigts (technique Glenn Gould).

En revanche, pour la musique romantique, on jouera plutôt en dessus du clavier de façon à avoir le poids des bras sur les mains pour pouvoir exécuter les nuances parfois très fortes de ce type de musique (style Lizst). Néanmoins comme chaque personne est différente, certains compositeurs comme Chopin préconisaient l'assise basse en opposition à l'assise haute de "ces casseurs de pianos" comme il le disait lui-même.

De même la position romantique est spécialement étudiée pour permettre à l'interprète de mouvoir son corps en même temps que la musique :
grands déplacements, etc.

Pour n'importe quel style et n'importe quelle époque, la souplesse doit être parfaite pour optimiser la qualité sonore du morceau lors de son exécution. Sans celle-ci, le morceau perdra de sa valeur musicale. On peut dire que la souplesse se trouve dans tout le haut du corps, c'est-à-dire les doigts, les poignets, le bras et pour finir les épaules.

Le poignet joue un rôle primordial lors de l'exécution d'un morceau de musique. Avec le bras et l'épaule c'est lui qui va garantir la souplesse des gestes et la fluidité de la musique. Ainsi, suivant sa position la note ne sonnera pas de la même façon : on dit que l'on donne une couleur à la note.

Donc le poignet doit être souple de trois façons :la souplesse latérale (de gauche à droite ), verticale (de bas en haut) et rotative (le poignet pivote sur son axe).

Bien que l'on pense que les pieds ne servent à rien d'autre au piano qu'à appuyer sur les pédales, les pieds sont la base de tout. Etre bien assis et bien ancré au sol lorsque l'on joue au piano est un moyen de se sentir bien, tant au niveau physique que psychique. En effet, les mouvements du corps demandent que l'on soit bien ancré pour pouvoir se pencher etc. De même, être bien ancré à chaque fois que l'on joue est important en vue du jeu en public d'abord parce que cela renvoie une image assurée de l'interprète mais aussi parce que cette habitude permet de retrouver les conditions habituelles de travail et de jeu pianistique. Pour simplifier on peut dire que l'on se sent comme à la maison. Cela enlève un poids de stress. Enfin pour les plus ouverts on peut aussi imaginer que cela permette de capter l'énergie vitale du sol et de la retransmettre au corps lorsque l'on joue. De même, lorsque l'on joue des pièces qui demandent de jouer des accords et des nuances fortes on placera son pied gauche sous le tabouret, sur les orteils de façon a pouvoir appuyer et donner de la force sans perdre l'équilibre et ainsi jouer aisément ces passages.

Il est très important de relâcher tous ses membres lorsque l'on joue. En effet un poignet trop crispé peut entraîner des douleurs fréquentes au coude et même aux épaules. Le réhaussement des épaules est aussi un mauvais réflexe très courant chez les pianistes. Il entraîne une forte douleur dans le creux de l'épaule qui met du temps à se calmer.
Il est important de se tenir droit sous peine de crampes dans le bas du dos.

Un poignet relâché et un jeu partant de l'épaule permet un toucher plus agréable du clavier.

Une chose dont on ne parle pas assez est aussi la détente des muscles maxillaires ou plus simplement de la mâchoire, que certaines personnes tendues par la difficulté d'un morceau ont tendance à trop contracter, créant ainsi des tensions, ce qui a un mauvais effet tant sur l'interprète que sur la musique qu'il joue, car il n'est alors pas totalement détendu.

Le doigté consiste en l'art de choisir quel doigt jouera quelle note dans un passage donné. Un bon doigté permet à l'interprète de jouer un passage le plus confortablement possible, permettant ainsi d'interpréter ce passage comme il le désire avec la plus grande aisance. Le doigté dépend donc énormément de la physionomie de la main de l'interprète. Debussy ne mettait d'ailleurs pas de doigté dans la musique qu'il éditait. Comme il le dit dans la préface de ses douzes études pour piano, c'est à l'intérprète de découvrir quel doigté lui convient le mieux et non pas à l'éditeur d'influencer de quelque façon que ce soit le jeu du pianiste par un doigté suggéré.

Elle vient avec l'expérience. Mais avant tout il faut être détendu, bien délier les doigts et s'échauffer. Et puis s'entraîner : faire des gammes ou des excercies dans des livres de références bien connus des pianistes tels que le déliateur (...)

On peut les jouer arpégés, c'est-à-dire enchaîner les notes rapidement les unes après les autres, ou bien plaqués : on joue toutes les notes d'un coup en utilisant plusieurs doigts de la main, le but étant alors de bien jouer les notes en même temps et de ne pas entendre une arpège. La difficulté réside dans la lecture simultanée de plusieurs notes et l'expérience permet d'y arriver. Mais souvent un déchiffrage préalable de la partition est nécessaire.

l'équilibre sonore des deux mains part d'un constat très simple : la majeure partie de la musique pour piano est écrite pour la main droite. Pourtant on utilise aussi sa main gauche, il faut donc trouver un équilibre. D'abord disons que la main gauche dans la majeure partie des cas est un accompagnement : accords, arpèges etc. qui ne doivent pas prendre le dessus sur la mélodie tenue par la main droite. Ensuite, certains morceaux ne rentrent pas dans ces catégories : les morceaux polyphoniques de type fugues, inventions à plusieurs voix, canons etc. qui nécessitent un travail des plans sonores minutieux. En effet, il s'agit de faire entendre ce que l'on doit faire entendre. On travaille alors voix par voix et ensuite on joue ensemble deux puis trois voix jusqu'à ce que l'on ait trouvé cet équilibre qui se fait en fonction des phrases, des enchainements, des articulations et de notre propre sensibilité.
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