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 Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)

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calbo



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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Sam 20 Déc - 21:42

Oui mais ce n'est ni le premier ni le dernier HS
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Sam 20 Déc - 22:42

Je me doute bien... Very Happy
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shanessean



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MessageSujet: Don Carlos   Ven 21 Aoû - 16:58

en italien c'est Don Carlo, en français Don Carlos. J'ai le Don Carlos en DVD en français donc avec Alagna, Hampson et Jose van Dam. On dira ce qu'on veut mais Alagna chante au moins très bien en français et sait aussi jouer. Moi je l'aime bien. Hampson , pour moi est génial, comme du reste dans pratiquement tout ce qu'il chante. J'ai toujhours le même pèlaisir à le voir et à l'entendre, en plus il joue bien. Van Dam, c'est van Dam, même s'il vieillit. C'est notre sort à tous. Je l'ai vu à Genève en juin 2008 en italien: c'est bien mais pour l'adapter il a fallu modifier pas mal de chose dans le texte et la musique. Je préfère de loin la version français du Châtelet de mars 1996. Je vous le recommande.
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Mer 3 Fév - 14:43

Citation :
Don Carlos est un « grand opéra à la française » en cinq actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Joseph Méry et Camille du Locle, d'après Friedrich von Schiller, créé le 11 mars 1867 à l'Opéra de Paris.
Remanié en 1884, il devient Don Carlo pour la scène italienne.

Don Carlo est une commande de l’Opéra de Paris (Académie Impériale de Musique). Après avoir hésité entre différents livrets, Verdi s’enthousiasma pour un scénario tiré du drame de Friedrich Schiller, Don Carlos. Ecrire pour l’Opéra de Paris revenait, à l’époque, à se plier à une esthétique « grand opéra » instaurée, en particulier, par Meyerbeer : outre le fait qu’elle devait être chantée en français, l’œuvre devait comporter cinq actes, traiter de grandes passions alliées à de puissants intérêts historiques, présenter des situations spectaculaires susceptibles de donner lieu à des mises en scène fastueuses, inclure de grands chœurs et un ballet, etc. Verdi se plia donc à ces exigences. Mais dans les années qui suivirent et pour les théâtres italiens, il écrivit d’autres versions de l’œuvre dont celle, restructurée en quatre actes, qui supprime l’acte I (Fontainebleau) de la version française et le ballet. Don Carlo est un drame intimiste, où les rapports humains sont broyés dans la machine du pouvoir. De tous les opéras de Verdi, c’est sans doute le plus le sombre et le plus amer. Sur le plan musical, bien qu’elle soit encore divisée en airs, duos, trios, etc, l’œuvre évite toute rupture véritable entre les morceaux, montrant en cela sa parenté avec le romantisme allemand.

source : site de l'ONP
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Mer 3 Fév - 14:47

Version italienne (Don Carlo) en quatre actes.

Argument
Une paix fragile a été scellée entre la France et l’Espagne par les fiançailles d’Elisabeth de Valois et de l’infant Don Carlos. Les deux jeunes gens tombent amoureux l’un de l’autre mais le roi d’Espagne, Philippe II, décide finalement d’épouser lui-même Elisabeth.

Acte I
Le couvent de Yuste - Sur la tombe de Charles Quint, Carlos cherche le réconfort dans la prière, mais la pensée d’Elisabeth le poursuit. Son ami d’enfance, Rodrigue, marquis de Posa, le supplie de secourir le peuple flamand opprimé par le joug espagnol. Carlos lui avoue son amour pour sa belle-mère. Rodrigue le presse de surmonter son tourment en se vouant à la cause de la liberté. Aux portes du couvent - La princesse Eboli divertit les dames de la cour par une chanson. Elisabeth entre, bientôt rejointe par Rodrigue, qui la supplie de recevoir l’Infant. Elisabeth consent et congédie les dames de la cour. Carlos demande à la reine d’intercéder auprès du roi pour qu’il soit envoyé en Flandres. Mais il se laisse emporter par sa passion. Elisabeth ne veut lui accorder que la tendresse d’une mère. Carlos s’enfuit. Le roi entre et s’irrite de trouver la reine seule. Il la réprimande en ordonnant le retour en France de sa dame d’atour. Au moment où la cour se retire, il demande à parler en privé au marquis de Posa. Rodrigue en profite pour plaider la cause du peuple flamand. Voyant dans cet idéaliste sans peur un homme en qui il peut avoir confiance, Philippe II lui confie ses doutes concernant son fils et sa femme. Involontairement, Rodrigue est devenu le confident du roi.

Acte II
Les jardins de la reine - Carlos a reçu un billet, qu’il croit être de la reine, lui donnant un rendez-vous nocturne. Une femme voilée s’approche dans l’obscurité. Il lui déclare son amour, mais c’est Eboli, secrètement amoureuse de l’Infant, qui est l’auteur du billet. Carlos réalise trop tard sa méprise : la princesse a deviné son secret et, en dépit des efforts de Rodrigue pour lui imposer le silence, elle trahit la furie d’une femme méprisée. Rodrigue demande à Carlos de lui remettre tous les documents compromettants qu’il possède. Carlos hésite - Posa n’est-il pas le favori du roi ? - mais finit par confier les papiers à son ami. L’autodafé - Le peuple se rassemble pour assister au bûcher des hérétiques. Philippe II jure de servir Dieu avec le feu et l’épée. Carlos émerge de la foule, à la tête d’un groupe de députés flamands venus plaider la cause de leur pays. Il sollicite la charge de gouverneur des Flandres. Devant le refus de son père, il tire son épée. Le roi ordonne qu’il soit arrêté. Seul Rodrigue ose désarmer son ami.

Acte III
Le cabinet du roi - Philippe II se lamente sur sa vie sans amour. Il demande au Grand Inquisiteur s’il sera pardonné s’il condamne son propre fils à mort. Après l’avoir rassuré sur la nécessité de ce sacrifice, le Grand Inquisiteur exige qu’il lui livre Posa, son nouvel ami aux idées subversives. Philippe II voudrait refuser, mais il est lui-même menacé par l’Inquisition et il doit s’incliner devant le prêtre. Elisabeth entre, alarmée par le vol de son coffret à bijoux. Il est entre les mains du roi et, à l’intérieur, se trouve un portrait de Carlos. Le roi l’accuse d’adultère. Elle s’évanouit. Philippe II appelle Eboli et Posa à l’aide. Posa comprend qu’il doit agir rapidement et se sacrifier. En proie au remords, Eboli confesse à Elisabeth que c’est elle qui l’a dénoncée au roi par jalousie. Elle lui avoue aussi avoir été la maîtresse de son époux. Elisabeth lui donne à choisir entre l’exil et le voile. Restée seule, Eboli maudit sa « fatale beauté », mais elle veut tenter de sauver Carlos. La prison - Des papiers compromettants ont été retrouvés chez Rodrigue. Il demande à Carlos de poursuivre seul le combat pour les Flandres, car lui-même sait qu’à cette heure, sa tête est mise à prix. Un coup de feu est tiré. Avant de mourir, Posa avertit son ami qu’Elisabeth l’attendra au couvent de Yuste. Le roi entre et rend son épée à Carlos, mais une foule menée par Eboli, a envahi la prison pour demander la libération de l’Infant. Seule l’arrivée du Grand Inquisiteur rétablit le calme. Sur son ordre, tout le monde s’agenouille devant le roi.

Acte IV
Le couvent de Yuste - Elisabeth médite sur les vanités du monde. Carlos la rejoint. Il a maintenant renoncé à ses rêves et veut honorer la mémoire de Rodrigue en sauvant les Flandres. Ils se disent adieu, espérant se retrouver dans un monde meilleur. Philippe II surprend leur dernières paroles et veut livrer son fils à l’Inquisition, mais celui-ci se réfugie dans la tombe de son grand-père.

source : ONP
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Mer 24 Fév - 12:12

Don Carlos (version française) ou Don Carlo (version française) ? Rolling Eyes
Encore que ce ne soit pas si simple ... il en est un peu pour cet opéra de Verdi comme des Contes d'Hofmann d'Offenbach : quelle est la bonne version ? Suspect

Un bon commentaire à ce propos chez Wikipedia :
Don Carlos est, nous l’avons vu, un grand opéra. La version originale durait quatre heures. Verdi dut opérer à des coupures pour amoindrir la durée (20 minutes) et permettre ainsi aux habitants des banlieues de saisir les derniers omnibus. Mais ce n’est pas tout : il y eut encore d’autres coupures pour les reprises, en français et en italien, jusqu’en 1884 : en tout, on dénombre sept ou neuf versions de cet opéra. Si Simon Boccanegra ou Macbeth ont subi des remaniements, du moins leurs versions définitives sont, seules, interprétées de nos jours.
Il n’en va pas ainsi de Don Carlos, puisqu’il n’y a pas de version remaniée définitive. Les passages repris par Verdi sont joués, certes, mais l’agencement de l’opéra, les numéros insérés posent toujours problème, et lorsqu’une nouvelle production a lieu, la première question n’est même pas celle des interprètes, du chef ou du metteur en scène choisis, mais la question suivante : « quelle sera la version exécutée ? ». La réponse est simple pour tous, car certains affirment qu’il faut jouer cet opéra dans telle version définitive, tandis que d’autres affirment que telle autre version est plus définitive encore, d’autres encore créent une version inédite en compilant des passages de la version originale et de versions remaniées etc. Don Carlos est de ce point de vue le seul opéra de Verdi qui pose autant de soucis.
Si on veut résumer la situation, quatre versions principales peuvent être dégagées :
- Version originale (1866) : composée en français, elle comprend cinq actes sans ballet.
- Version de Paris (1867) : Verdi ajoute le ballet La Pérégrina à la version originale et effectue diverses coupures afin de maintenir la durée de l’œuvre.
- Version de Milan (1884) : Verdi supprime l’acte I et le ballet ; en outre, il remanie une grande partie de l’œuvre conformément au livret révisé par Du Locle et traduit en italien.
- Version de Modène (1886) : dans cette version, l’œuvre retrouve l’acte I ; il s’agit d’une version hybride entre les versions de 1867 et de 1884. Il semble que Verdi n’ait pas participé à ce remaniement.
Les choses sont encore compliquées par des découvertes récentes qui ont été faites de partitions de la version originale (découvertes de l'historienne Ursula Günther). La question de la « bonne » version reste donc ouverte.


La première version est donc la version française, avec l'acte de Fontainebleau.
Personnellement, mais ce n'est que mon avis, je préfère la version française parce que, dans l'ensemble, je trouve que l'argument y est traité avec plus de profondeur et d'intensité.
Ceci étant l'acte de Fontainebleau n'offre guère d'intérêt du point de vue du chant mais, par contre, côté compréhension de l'intrigue il est indispensable puisque c'est là que le drame se joue : Carlos, infant d'Espagne est fiancé à Elisabeth, fille du roi de France. Voulant connaître un peu mieux sa fiancée, il vient incognito en France et rencontre Elisabeth, perdue dans la forêt de Fontainebleau ; ils tombent follement amoureux l'un de l'autre. Le tendre duo amoureux est intérrompu par l'arrivée de l'ambassadeur d'Espagne en France qui vient leur annoncer l'intention de Philippe II d'Espagne, père de Carlos, d'épouser la fille du roi de France ... la suite de l'oeuvre se déroule à la cour très étriquée d'Espagne : Elisabeth a épousé Philippe II et est donc devenue la belle-mère de Carlos, toujours éperdument amoureux d'elle.
Outre cette introduction nécessaire à la l'évolution dramatique de l'oeuvre, le très beau duo/confrontation de l'acte II entre le marquis de Posa et Philippe II est, pour moi, nettement plus beau dans la version originale.
Il me semble aussi, mais il faudrait que je vérifie, que le 'lacrymosa' de l'acte IV n'existe pas dans la version italienne ... je l'ai pourtant vu interprété dans la dernière version à la Scala (il s'agit peut-être d'un xième ramaniement comme le dit wiki). Cet air est merveilleux ... j'aime particulièrement la version 'Alagna/Van Dam'.

http://www.youtube.com/watch?v=iOykaddy4CE[/color]

C'est vraiment un opéra que j'aime beaucoup, quelque que soit la version d'ailleurs. Mais je trouve dommage que ce soit toujours la version italienne qui soit privilégiée, surtout si c'est proposé dans un pays francophone. C'est un peu comme si le français n'avait pas/plus la côte ! Une autre raison est peut-être qu'il est difficile de trouver des ténors dont le français puisse être compréhensible ... José Van Dam, pourtant francophone, disait que le français était une des langues les plus difficiles à chanter en lyrique ... j'ai malheureusement oublié son argument !
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Mer 24 Fév - 12:13

Une petite réflexion de quelqu'un que quelques uns connaissent bien ici et qui me semble une bonne référence !

Don Carlos, bien évidemment, mérite le détour. Sur un livret de Camille du Locle et Joseph Méry, d'après Schiller. L'original français dispose d'une introduction (choeur des bûcherons et grand ensemble, avec superposition du choeur des chasseurs qui ouvre les versions italiennes en cinq actes) et d'un grand ballet (où Eboli échange son costume avec la Reine, au III). Sans parler de la déploration sur le choeur de Posa, qui reprend le merveilleux Lacrymosa du Requiem. Le duo Philippe/Posa, modifié en son milieu, moins chromatique et moins vocal, se fonde plus profondément sur le dialogue, le protocole, que sur les violentes réclamations politiques de Posa. La fin débouche pianissimo dans le choeur des moines.
DavidLeMarrec sur le site [url=http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2006/12/16/461-giuseppe-verdi-en-francais-jerusalem-les-vepres-siciliennes-jerusalem-don-carlos-discographie-presentation-discography-complete-complets]carnets sur sol[/url
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MessageSujet: Re: Don Carlo(s) (Verdi, 1867 et 1884)   Aujourd'hui à 18:18

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