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 Ignace Pleyel (1757-1831)

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2010-01-25, 19:09

Il m'aura fallu du temps, mais j'ai le CD. Et j'en suis très content.

La symphonie concertante B 114 doit être une autre version de symphonie ou symphonie concertante, car je la connaissais alors que c'est la première fois que je l'écoutais sous ce numéro.

Quant au concerto pour violon, il me paraît beaucoup mieux que sous un autre enregistrement que je possède.
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ojoj

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2010-01-26, 09:47

Concernant son requiem je crois qu'il n'existe que la version de Jean-Pierre Loré...et son Te deum...ça en me dit rien
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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2011-08-28, 12:28

J'ai trouvé chez Hungaroton l'intégrale des 5 Concertos pour violoncelle :

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Cover_11

Tous les cinq sont spendides

Il y a les concertos en ut majeur B 101, 104, 106, 108 et ré majeur B 105

A noter que B 106 existe aussi en version pour flûte ou pour clarinette Wink
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Opus100

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2011-08-28, 20:21

Je rebondis sur les quatuors (figure de style extrêmement appréciée, et pas seulement chez les patineurs) pour te demander des références de CD (les prussiens, notamment).

En échange, ben... heu... une bonne Mains et un grand Very Happy de remerciements !
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2011-08-29, 14:36

J'ai tout écouté hier. Hormis les Adagio un peu Sleep Le reste est vraiment pas mal du tout
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shanessean

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2011-09-09, 16:44

Bon, ben moi je viens d'écouter
Le concerto pour clarinette N°1 dont parle Snoopy plus haut et j'ai rarement trouvé
quelque chose d'aussi charmant dès la première écoute.
Moi qui croyais qu'à part la construction de piano...
Et bien il ne me reste qu'à écouter le N° 2
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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2012-03-18, 11:45

Pleyel a peu composé pour les voix (Requiem, Te Deum et deux opéras).

On trouve ici son opéra Die Fee Urgele, mais sans les dialogues parlés. Bien qu'il soit en 4 actes, il ne dure que 55 minutes !

Je ne sais pas non plus l'objet, car je n'ai pas le livret...

La musique, comme toujours chez Pleyel, me plaît beaucoup.

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Cover40
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2012-10-01, 12:46

Le lien du catalogue Benton page 1 n'est plus bon. En voici un autre :

http://www.pleyel.at/pleyel/benton.html
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2012-10-24, 20:27

Après les quatuors prussiens (dont je parle ci dessus), voici les quatuors parisiens ! Il s'agit de 6 quatuors composés à Paris en 1803 (B 365 à 370), les derniers de ses quelque 70 quatuors. Les trois premiers (B 365 à 368) enregistrés ici sont en ut majeur, si bémol majeur et fa mineur. Oeuvres tout aussi "haydniennes" que les autres, et par conséquent très beaux Very Happy

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Front58

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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2013-04-30, 17:43

Toujours dans cette même collection consacrée à Pleyel, le volume 11 concerne sa musique religieuse. On connaissait un peu son Requiem, voici maintenant une superbe Messe solennelle en ré majeur (Ben 756) qui avec ses 44 minutes remplit l'essentiel du CD. Le reste, outre le Te Deum déjà enregistré, nous fait connaître 2 Tantum ergo et un aria "Non possum nec te sine vivere" pour soprano et cordes, retrouvé en 2006. Toutes ces oeuvres sont magnifiques, pas étonnant, c'est du Pleyel !

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Front13

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Back10

J'ai déjà souligné la parenté entre Pleyel et Haydn, mais pour ce qui concerne la Messe (datée fin des années 1780), elle me semble plus personnelle. On a même l'impression d'une oeuvre plus tardive, comme par exemple vers 1820, avec certains accents beethoveniens. (grande fugue à la fin du Credo, violon solo accompagnant le ténor dans le Benedictus ...)

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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2013-11-14, 18:20

Je n'avais plus écouté son Requiem depuis pas mal de temps. Il ne m'avais jamais autant plu qu'aujourd'hui. Interprétation ou dispositions particulières de ma part aujourd'hui ?

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Front24
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Jean

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2013-11-14, 19:22

c'est l'enregistrement de Jean Pierre Loré?...j'ai l'impression que c'est le seul?
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2013-11-14, 19:27

Oui, c'est bien celui-la !

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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2014-08-26, 09:46

Le volume 14 de cette excellente collection Pleyel est consacré à trois oeuvres très peu connues, en premières mondiales : la Sérénade pour nonet en sol majeur B 2622 (arrangement de du quintette à cordes en fa majeur B 285), et les symphonies en si bémol majeur B 135 et en ut mineur B 142.

Comme je le disais plus haut, voici des compositions qui pourraient être signées Haydn tant elles sont belles  Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 185465  La symphonie en ut mineur est en style "Sturm and Drang".

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2014-09-15, 10:16

Autre aspect de Pleyel : le pianoforte. Il a relativement peu composé pour piano, mais c'est de la qualité.

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Richar10

Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 20140910

Pour vous faire une idée du piano de Pleyel, un lien youtube, mais qui n'est pas le CD ci dessus

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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2019-11-01, 12:38

Les concertos et symphonies concertantes de Pleyel existent souvent en transcriptions (par Pleyel) pour d'autres instruments. Par exemple, le concerto pour violoncelle B 104 peut se trouver transcrit pour clarinette ou flûte ou piano, comme ici :



https://www.youtube.com/watch?v=TPnxsZK_bVk

Pleyel devrait être classé parmi les "grands", aux côtés de Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, et Haydn, auquel sa musique ressemble tant... Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 185465

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steph-w

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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2019-11-01, 14:12

joachim a écrit:
Pleyel devrait être classé parmi les "grands", aux côtés de Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, et Haydn, auquel sa musique ressemble tant...  Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 185465

C'est tellement vrai que Mozart, lui-même, dans une lettre du 24 avril 1784 destinée à son père Leopold, exprime une certaine admiration pour Pleyel en déclarant: "... ensuite sont apparus des quatuors d'un certain Pleyel, un élève de Haydn. Si vous ne les connaissez pas, essayez de vous les procurer. Ils sont très bien écrits, très agréables. Vous saurez immédiatement qui était son Maître.
Ce sera une bonne et heureuse chose pour la musique, si le moment venu, Pleyel saura nous remplacer Haydn
."

Et quand on mesure l'admiration que Mozart avait pour Haydn, on peut déduire que ce jeune Pleyel l'avait certainement suffisamment séduit. Very Happy

Je suis comme toi, Joachim, je le considère comme un grand! Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2020-12-04, 18:55

Symphonie en fa mineur Ben 138 Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 185465



https://www.youtube.com/watch?v=0Nhu-kCsSZ8
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joachim
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MessageSujet: Re: Ignace Pleyel (1757-1831)   Ignace Pleyel (1757-1831) - Page 2 Empty2021-05-19, 12:01

Une biographie un peu plus complète

Ignaz Josef (Ignace Joseph) Pleyel (Ruppersthal, 18 juin 1757 - Paris, 14 novembre 1831) est un compositeur, éditeur de musique et fabricant de pianos d'origine autrichienne et naturalisé français. Il a fondé une grande maison d'édition et une fabrique de pianos et ses compositions ont acquis une grande popularité en Europe et en Amérique du Nord.

Le certificat de baptême de Pleyel dans le registre de la paroisse nomme son père Martin Playl, instituteur, organiste et sacristain et sa mère Anna Theresia. Son fils Ignaz compte parmi ses élèves et il lui donne sa première éducation musicale. Ignaz montrant un certain talent musical, ses parents l'envoient en formation à Vienne. À douze ans il s'y perfectionne auprès du compositeur Jean-Baptiste Vanhal. C'est le comte Ladislas (1746–1786), membre de la célèbre famille Erdődy, qui lui procure les fonds nécessaires pour étudier auprès de Joseph Haydn à Eisenstadt, car sa famille à Pressburg était liée aux patrons de Haydn, les Esterházys. Le comte montra son plaisir des progrès de son protégé en offrant à Haydn une voiture et deux chevaux, pour lesquels le prince Esterházy accepta de fournir un cocher et du fourrage.

On sait peu de choses sur les activités quotidiennes de plusieurs élèves de Haydn. Quelques incidents concernant l’apprentissage de Pleyel sont relatés dans la Notice de Framery sur Joseph Haydn, dans laquelle l’auteur affirmait que «ces différentes anecdotes m’ont été fournies par une personne qui a passé toute sa jeunesse avec lui et qui en garantit l’authenticité». Cette personne est généralement identifiée comme Pleyel, vivant à Paris lorsque l'Avis y parut en 1810. L'hypothèse est renforcée par la manière dont le récit favorise Pleyel, soulignant toujours la proximité de sa relation avec Haydn et l'affection et l'estime du maître pour lui. Au cours de cette période, l’opéra de marionnettes de Pleyel, Die Fee Urgele, a été joué pour la première fois à Eszterháza (novembre 1776) et au Théâtre national de Vienne. L'opéra de marionnettes de Haydn, Das abgebrannte Haus, ou Die Feuersbrunst, a également été joué pour la première fois en 1776 ou 1777, avec une ouverture (ou du moins ses deux premiers mouvements) maintenant généralement acceptée comme étant de Pleyel.
En 1777, Pleyel est nommé directeur de la musique de cour de son mécène, le comte Erdődy, et publie en 1782 un premier quatuor à cordes.

Vers 1780, il se rend en Italie où un compositeur et diplomate amateur, Norbert Hardrava, devient son patron à Naples. En 1784, il arriva à Strasbourg, où il fut nommé assistant du maître de chapelle Franz Xaver Richter, devenant finalement le successeur de Richter en 1789. Entre-temps, il a obtenu la nationalité française et a adopté le nom d'Ignace Pleyel. Cela ne l'empêche pas d'être suspect aux yeux des révolutionnaires. Il doit composer un «Hymne à la Liberté» pour une fête révolutionnaire. Il perd son poste à la cathédrale lorsque les centres religieux furent abolis pendant la Révolution, il put alors se rendre à Londres pour participer aux Concerts Professionnels en 1791, où son ancien professeur et ami Joseph Haydn a beaucoup de succès aux Concerts Salomon. Le concurrent de Salomon (le Professional Concert) fait venir Pleyel pour tenir l'affiche contre Haydn ; le succès de Pleyel est lui-même "prodigieux " et le retentissement du duel amical maître — élève dépasse les frontières de l'Angleterre.

De retour à Strasbourg, il achète le château d'Ittenwiller à Saint-Pierre. Sous la Terreur, il comparaît pas moins de sept fois devant le Comité de salut public. Il compose alors des pièces révolutionnaires : La Prise de Toulon, Hymne de Pleyel chanté au Temple de la Raison, Hymne à l'Être Suprême et La Révolution du 10 août ou le Tocsin allégorique, toutes en l'an II. Cette dernière œuvre, pour l'anniversaire de la Journée du 10 août 1792, est composée en quelque sorte le fusil sur la tempe après un travail de sept jours et sept nuits, avec deux gendarmes à la porte et le librettiste lui donnant ses instructions. Les Républicains enthousiastes l'inscrivent au tableau d'honneur des artistes révolutionnaires. Il a probablement contribué à la musique de La Marseillaise, bien que la paternité exacte de la mélodie de l'hymne national français reste toujours discutée.

Après 1795, on le retrouve à Paris. Sa musique, point trop technique ou difficile, est célèbre. Il ouvre son premier commerce de musique et une maison d'édition musicale qui en vint bientôt à dominer l'édition musicale en France. Parmi les innovations introduites par Pleyel figuraient des partitions miniatures (1802). Les éditions de la "Maison Pleyel", fondée en 1797, publieront durant leurs 39 ans de vie environ 4 000 compositions, dont une édition complète des quatuors à cordes de Haydn (1801) et des œuvres d'Adam, Boccherini, Beethoven, Clementi, Cramer, Dussek, Hummel et Onslow.

Désirant adapter les instruments aux exigences des compositeurs et interprètes, il conçoit en 1802 son premier piano muni d'un échappement simple où les cordes sont frappées par un marteau et non plus pincées (comme pour le clavecin). (Le mérite de l'échappement double, qui permet la répétition rapide d'une note, reviendra à Érard en 1821). Pleyel dépose son brevet en 1807.

Pleyel revient à Vienne pour affaires en 1805, délaissant de plus en plus la composition ; il y revoit son vieux maître Haydn et entend jouer Beethoven, autre élève de Haydn. Il fonde en 1809 la manufacture de pianos qui porte son nom. Les affaires prennent davantage d'importance dans sa vie et sa production musicale en souffre, Pleyel composant encore quelques duos pour violon et alto en 1812. Aucune autre œuvre ne semble avoir été composée après cette date.

En 1788, Pleyel a épousé Françoise-Gabrielle Lefebvre, la fille d'un tisserand strasbourgeois. Le couple a eu quatre enfants, l'aîné étant leur fils Camille. Marie Moke (1811-1875), l'épouse de Camille, était une des pianistes les plus accomplis de son temps.

Vers la fin de sa vie, il se retire en 1820 dans une ferme à l'extérieur de Paris, à Saint-Prix, et s'y livre au jardinage. Il y meurt en 1831. La tombe familiale se trouve au cimetière du Père-Lachaise.

Son fils Camille continuera son travail à la tête de la fabrique de pianos. Il sera à l'origine de la salle Pleyel, aujourd'hui encore un des hauts lieux de la vie musicale à Paris.

Il prend sa retraite en 1820 dans une ferme à l'extérieur de Paris, où il meurt en 1831.

En tant que compositeur, Pleyel était conscient de la nécessité d'équilibrer une musique agréable avec un développement progressif. Il avait un sens inné de la mélodie, souvent associé à des harmonies progressives et à des structures formelles élargies.
Il n’a cependant pas répondu à la réflexion souvent citée de Wolfgang Amadeus Mozart selon laquelle il pourrait devenir le successeur de Haydn dans le monde de la musique.
Pleyel est un exemple de ces compositeurs qui furent célébrissimes en leur temps (sa musique s'était fait un chemin jusque dans la Sacred Harp des États-Unis) mais sont aujourd'hui presque tombés dans l'oubli.

Ses œuvres comprennent deux opéras, deux messes, un requiem, quatre hymnes révolutionnaires, 32 chansons écossaises, 40 symphonies, neuf concertos (plusieurs avec des instruments solos alternatifs interchangeables), six sinfonia concertantes, neuf sérénades / divertimentos / notturnos, 95 quatuors, 17 quintettes, 70 trios, 85 duos et environ 65 œuvres pour piano-forte, ainsi que de nombreuses compositions plus petites. Sa musique est connue par les numéros "Ben" [catalogue thématique de Rita Benton publié en 1977].


Son Requiem de 1796/97



https://www.youtube.com/watch?v=Gn6iJmnPgkI
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