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 Jean Françaix (1912-1997)

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joachim
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Nombre de messages : 18045
Age : 72
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Jean Françaix (1912-1997)   Jeu 23 Jan - 19:20

Son concerto pour clavecin, flûte et cordes, comme le soulignait Icare ci dessus, est une oeuvre à connaître. C'est un morceau qui peut paraître désuet dans son style. Il est très poétique, en particulier avec le dialogue entre la clavecin et la flûte dans l'andantino et le menuet. J'aime un peu moins les deux Toccatas, assez sévères, et le finale, au contraire trop guilleret. Mais au total, j'aime bien ce concerto intitule "concerto pour clavecin et ensemble instrumental".

Les deux autres oeuvres de ce CD consacré au clavecin du 20ème siècle sont une jolie Suite Antique de John Rutter où là aussi la flûte accompagne tendrement le clavecin, et le concerto pour clavecin et orchestre de chambre de Philip Glass qui est le morceau que j'aime le moins des trois.

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Icare
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Nombre de messages : 12592
Age : 54
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Jean Françaix (1912-1997)   Jeu 29 Nov - 13:16


Jean Françaix est un compositeur qui me touche de plus en plus si j'en crois le plaisir que m'ont procuré les trois oeuvres que j'ai réécoutées tout récemment, le Concerto n°1 pour violon et orchestre (1968), une petite suite de sept minutes environ pour orchestre tirée de sa musique de ballet Les malheurs de Sophie (1935) - mais, sur un autre cd, j'en possède une suite plus copieuse qui dépasse les 33 minutes - et la Symphonie en sol majeur (1953). Le concerto pour violon me plait de plus en plus et en entier. Certes le mouvent lent (le second: =92) est exquis mais le premier est tout aussi beau si on l'écoute attentivement. Le troisième mouvement est plus guilleret et c'est souvent ces moments-là dans la musique de Françaix qui sont les plus critiqués. Personnellement, je les accepte de mieux en mieux comme une partie intégrante de la personnalité musicale de son auteur: un petit caractère espiègle, bon-enfant, "vieille France", sur un ton léger et sympathique, comme un interlude joyeux avant un quatrième mouvement plus grave. Mais ce qui me plait le plus dans le "Maestoso" final c'est le jeu des percussions qui accompagne le violon de Yuriko Naganuma. C'est une partie enthousiasmante du concerto. Après la courte suite des "Malheurs de Sophie" qui prend toute sa consistance dans la version plus complète, je tombe sur le superbe "Allegretto" introductif de la Symphonie en sol majeur. Jusqu'ici, j'avais davantage succombé sur le délicieux "Andante" qui suit, porté notamment par un délicat hautbois. C'était faire fi de la richesse timbrique du premier mouvement qui ne m'avait peut-être pas autant séduit lors des écoutes précédentes. Je suis un peu moins sous le charme avec le "Menuet" et le "Final", mais il n'en demeure pas moins que j'aime beaucoup cette oeuvre. A la différence du concerto et du ballet, la symphonie n'est pas le genre qui remplit le catalogue musical de Jean Françaix qui n'en a pas fait une préoccupation primordiale. Après la Première Symphonie qu'il composa lorsqu'il avait une vingtaine d'années, créée par Pierre Monteux, puis qu'il retira de la liste de ses oeuvres, naquit en 1948 une Symphonie d'Archets créée à Londres par sa fidèle amie Nadia Boulanger. Et ce fut alors le tour de sa Symphonie en sol majeur, parue en 1953, pour vents par deux, percussions et cordes, restée fille unique.
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Jean Françaix (1912-1997)
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