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 Nicolas FORME (1567-1638)

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MessageSujet: Nicolas FORME (1567-1638)   Nicolas FORME (1567-1638) EmptyVen 29 Fév - 22:55

FORME Nicolas (1567-1638) débute sa carrière musicale dès 1587 en tant que clerc à la maîtrise de la Sainte-Chapelle à Paris. Disciple du grand Eustache Du Caurroy, il le remplace à sa mort, en 1609, à la charge de sous-maître de musique du roi. L'attachement que lui porta Louis XIII était tel qu'après son décès, sa musique fut saisie et conservée dans une armoire dont le monarque gardait personnellement la clé. Comme pour beaucoup d'autres auteurs, la quasi-totalité de l'œuvre de Formé a été perdue. Seules nous sont parvenues quelques pièces de musique religieuse comprenant deux messes en contrepoint simple, une série de Cantiques à la Vierge, et une messe à deux chœurs accompagnée des motets Domine salvum fac Regem et Ecce tu pulchra es qu'il avait eu soin de faire éditer avant sa mort.

Ce corpus réduit demeure néanmoins d'un grand intérêt. Les deux messes, en contrepoint simple, et les huit Magnificat sont très facilement abordables par les chœurs et les maîtrises. A capella et à quatre voix (Superius, Contra, Ténor et Bassus), ils étaient voués à la pratique ordinaire du culte. Le contrepoint développé, quasi homorythmique, est très efficace d'un point de vue vocal. Les Magnificat sont proposés dans les huit modes permettant l'adaptation aux différentes conditions d'interprétation : celles-ci sont largement discutées dans la préface de Jean-Charles Léon, permettant de choisir un effectif en fonction de l'occasion liturgique, des pièces d'orgue ou du plain-chant. En revanche, la très belle Messe à deux chœurs, premier témoignage édité de messe polychorale française a capella (4 voix pour le petit chœur et 5 pour le grand), est marquée par l'écriture rythmique de l'air de cour, la destinant à des ensembles plus confirmés.

La fluidité de la composition, son intérêt musicologique et sa beauté mélodique font des pièces de Nicolas Formé une œuvre majeure de la première moitié du 17e siècle.
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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Nicolas FORME (1567-1638)   Nicolas FORME (1567-1638) EmptyLun 9 Juin - 10:32

Nicolas Formé (Paris, 26 avril 1567-Paris, 28 mai 1638) est un compositeur et chanteur français.

On pense qu'il a eu sa première formation à l'Ecole du choeur de Notre Dame de Paris.

À vingt ans, en 1587, il est admis comme clerc à la Sainte-Chapelle du Palais, et, trois ans plus tard, comme chantre ordinaire (choriste employé de manière permanente, par opposition à un interprète "extraordinaire"). En 1595, il est haute-contre à la Chapelle royale sous l'autorité du sous-maître, Eustache Du Caurroy (le maître était un ecclésiastique sans fonction musicale). En 1609, il succède à cet auteur réputé. Il sera aussi compositeur de la Chapelle jusqu'à sa mort.

Personnage haut en couleur, de caractère difficile, libre de mœurs et avide d'honneurs, il provoqua quelques heurts à la Sainte-Chapelle. Sa musique était fort appréciée, notamment par Louis XIII et par son premier ministre, le cardinal de Richelieu. C'est ainsi que, prêtre, il sut obtenir des bénéfices lucratifs : abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Reclus, au diocèse de Troyes, de 1624 à 1634, il fut également reçu chanoine de la Sainte-Chapelle en 1626. Il avait aussi bénéficié, de 1616 à 1624, des revenus d'une prébende canoniale de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans.

À cette occasion, il est possible de signaler qu'en 1615, le doyen du chapitre canonial, Nicolas de Heere, avait fondé la première Société littéraire d’Orléans, avec l'archidiacre de Sully Claude Petau et Raoul Fournier, docteur-régent de l'Université d'Orléans. Les travaux de cette petite Académie furent publiés en 1618 sous le titre de Conférences académiques. Elle disparut en 1624, à la mort de son fondateur. À cette époque, la collégiale Saint-Aignan avait sans doute atteint un bon niveau intellectuel, aussi bien que musical (grâce à son maître autrefois primé, Abraham Fourdy).

Nicolas Formé laissait entendre qu'il était l'introducteur en France de l'écriture à double chœur. La prétention du maître parisien n'était sans doute pas tout à fait exacte, mais il est clair qu'il a su faire vivre une pratique caractéristique de la première moitié du XVIIe siècle : on trouve déjà des indications de double (voire triple) chœur dans des motets d'Eustache Du Caurroy ou de Sauvaire Intermet, notamment. Ce qui est certain, c'est que Formé étendit ce procédé, en l'adaptant à la messe polyphonique.



Son œuvre

Louis XIII lui portait un attachement tel qu'après son décès, sa musique fut saisie et placée dans une armoire dont le roi gardait personnellement la clé. Plus tard, cela n'empêcha pas que, comme pour beaucoup d'autres auteurs, la quasi-totalité de son œuvre a été perdue.

On a néanmoins conservé :

Une Missa duobus choris (Messe pour deux chœurs, l'un à 4 et l'autre à 4, 5 ou même 6 voix) "Aeternae Henrici magni", que "N. Formé dédie à la mémoire éternelle d'Henri (Henri IV) le Grand et de son fils Louis (Louis XIII) le Juste" (Paris, Ballard, 1638). Elle est le premier témoignage d'une publication de messe polychorale française a cappella ;

Deux motets, qui lui font suite, dans le même recueil : Domine salvum fac Regem et Ecce tu pulchra es amica mea, . Comme la messe, il est donc possible qu'ils aient été écrits à l'occasion du Vœu de Louis XIII, signé puis consacré en 1638 précisément. Ce vœu plaçait la France sous la protection de la Vierge Marie.


Sont à double chœur également :

Ecce tu, pulchra es, amica mea ("Voici que toi, tu es belle, mon amie"), poème d'amour tiré du Cantique des Cantiques du roi Salomon. Il est adressé à la Vierge Marie, par son texte, et par l'auteur de manière explicite.
Domine, salvum fac regel ("Dieu sauve le roi").
Deux messes en faux-bourdon, à 4 voix, également publiées par Pierre I Ballard en 1638 :
- Musica simplex quatuor vocum par bécarre, dédiée à Richelieu ;
- Musica simplex quatuor vocum par bémol, dédiée à son frère.
8 Magnificat : Le Cantique de la Vierge Marie, selon les tons ou modes usités en l'Église, mis à 4 parties, manuscrit très soigné : Magnificat du 1er mode, etc. jusqu'au 8e mode.

Dans sa Messe à deux chœurs, Formé recourt au style concertant, opposant un quatuor vocal à un autre ensemble à 5 voix. Le caractère est déjà celui du grand motet (celui-ci se développera à la Chapelle royale de Versailles à partir de l'époque de Louis XIV). Il est à noter que nulle part il n'est fait mention de participation instrumentale, contrairement à ce qui se pratiquera dans cette forme musicale à venir.

Ses Magnificat, sans doute d'un usage plus strictement liturgique, sont d'un style souvent simple et peu orné.




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Nicolas FORME (1567-1638)
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