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 Richard Strauss (1864-1949)

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joachim
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MessageSujet: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 17:15

Richard Strauss est un compositeur et chef d'orchestre allemand né à Munich le 11 juin 1864 et mort à Garmisch-Partenkirchen le 8 septembre 1949.

Les années de jeunesse et la "conversion" aux idées de Wagner et Liszt

Richard Strauss est le fils d'un premier corniste de l'Orchestre Royal de Munich, Franz Strauss, qui était farouchement conservateur et anti-wagnérien. Richard, enfant prodige, manifestant très précocement de grands talents musicaux, est formé à l'école brahmsienne, et découvre la musique par l'étude des œuvres des classiques allemands ainsi que des premiers romantiques, tels Schumann et Mendelssohn.
La musique allemande connaît alors une période de conflit esthétique entre les tenants de la musique pure, parmi lesquels compte Brahms, et les tenants de la musique à programme, dont le chef de file est Franz Liszt. Ce conflit sera incarné notamment par la controverse opposant Richard Wagner, adepte de l'art total ("Gesamtkunstwerk"), et le critique viennois Edouard Hanslick, très influent dans toute la seconde moitié du xixe siècle. Le père de Richard Strauss choisit de préserver son fils de l'influence wagnérienne. Richard ne découvrira donc véritablement la modernité et la puissance expressive des œuvres de Liszt et Wagner, qu'une fois sa carrière de chef d'orchestre amorcée. Il est en effet initié à la musique à programme à partir de 1883, lorsqu'il est appelé à diriger l'orchestre de Meiningen, au sein duquel il se lie d'amitié avec le premier violon Alexander Ritter, un familier des cercles lisztiens.


La maturité : 1887-1929

Les poèmes symphoniques : maîtrise de l'orchestre et de ses ressources expressives


Les poèmes symphoniques de Richard Strauss reposent sur l'adaptation des formes musicales traditionnelles (forme sonate, rondo-sonate, thème et variation) à un argument narratif. L'orchestre de Richard Strauss tient compte de l'évolution de l'art de l'instrumentation au XIXe siècle, et surtout des alliages de timbre expérimentés par Hector Berlioz (dont Strauss publie une révision du Traité de l'Orchestration en 1909), Franz Liszt et Richard Wagner. Il est intéressant de constater que dans ses poèmes symphoniques, Strauss garde un ancrage dans la tradition, tout en adoptant les idéaux esthétiques de la jeune génération. À partir de cette époque, le succès de Don Juan (1887-1888), Macbeth (1886-87-91), Mort et transfiguration (1889), Till l'Espiègle (1894-95), Ainsi parlait Zarathoustra (d'après Nietzsche - 1896), Don Quichotte (1897), Une Vie de Héros (1898), la Sinfonia Domestica (1903), Une symphonie alpestre (1911-1915), ne s'est jamais démenti. Strauss s'est mis en scène dans deux de ses œuvres : Une Vie de Héros et Sinfonia Domestica. Cependant, ainsi que l'ont remarqué de nombreux exégètes, parmi lesquels l'écrivain Romain Rolland, qui fut un grand ami de Richard Strauss, chacun de ses poèmes symphoniques ou symphonies à programme (Sinfonia Domestica et Une Symphonie Alpestre) peut être apprécié pour sa beauté sonore et ses qualités expressives sans que le programme ait été lu au préalable.


Les premiers opéras

Richard Strauss se marie en 1894 avec une soprano, Pauline de Ahna, ce qui peut expliquer sa prédilection pour ce registre dans ses compositions vocales futures.
Après deux tentatives plutôt infructueuses dans le domaine de l'opéra avec Guntram (1892-93) et Feuersnot (1901), Strauss connaît un succès éclatant sur la scène lyrique grâce à Salomé (1904-1905), drame en un acte d'après la pièce de Oscar Wilde. Son style ne renonce pas à l'orientalisme, à une sensualité exacerbée et à l'expression de sentiments d'une extrême violence par un langage qui se situe parfois aux limites de l'atonalité.

Rencontre avec Hugo von Hofmannsthal

La rencontre avec l'écrivain, poète et dramaturge autrichien Hugo von Hofmannsthal (1874-1929) marquera un tournant décisif dans la carrière du compositeur. Leur correspondance est la plus suivie et la plus éclairante que Strauss ait eue avec ses collaborateurs concernant la genèse de ses œuvres. Les opéras écrits sur un livret de Hofmannsthal sont les suivants : Elektra (1906-1908), Le Chevalier à la rose (1909-1910), qui comme Salomé sont entrés au répertoire de nombreux théâtres lyriques à travers le monde, Ariane à Naxos (1912-1916), La Femme sans ombre (1914-1917), Hélène d'Égypte (1927) et Arabella (1932), dont Hofmannsthal n'a pas pu assister à la création. D'un point de vue stylistique, le Chevalier à la rose, dont l'action se situe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, renoue avec le roccoco et la légéreté de l'opérette viennoise. Ariane à Naxos revient aux catégories baroques de l' opera buffa, de l'opera seria, à la distinction entre aria et recitativo secco, tout en intégrant des intermèdes parlés et en adoptant un effectif orchestral plus réduit. La mélodie infinie héritée de Wagner est abandonnée au profit d'un retour à la division de l'opéra en une succession de scènes, le tout en accord avec une action située au xviiie siècle et avec la volonté d'évolution du théâtre lyrique affirmée par Strauss et Hofmannsthal. La lecture de la correspondance entre le compositeur et son librettiste nous révèle que c'est le second qui a convaincu le premier de se détacher progressivement de l'influence wagnérienne et de renouveler sa perception de l'histoire des arts, d'y remplacer une conception linéaire par une vision où la succession des évènements est comparée à une spirale (l'« éternel retour »).
C'est sans l'aide de Hofmannsthal que Strauss composera Intermezzo (1922-1923), comédie bourgeoise en deux actes, sorte de conversation en musique à mi-chemin entre l'opéra, le Singspiel, l'opéra-bouffe, l'opérette, relatant une crise conjugale survenue entre un certain musicien du nom Storch et son épouse Christine, une maîtresse de maison dotée d'un caractère très affirmé. Storch n'est autre que Richard Strauss, tandis que derrière Christine se cache Pauline de Ahna, son épouse, qui finit par renoncer à sa carrière de chanteuse pour s'occuper de son ménage.
Richard Strauss compose également de nombreux lieder (mélodies) avec orchestre (écrits initialement pour piano). La tessiture est alors presque toujours pour voix de soprano.


Les années sombres (1929-1940) : Strauss et les Nazis

Après la mort de Hofmannsthal, Strauss connaît ce qu'on considère encore aujourd'hui comme une panne d'inspiration, due sans aucun doute à une crise non pas seulement artistique, mais également personnelle, liée à la mort de son meilleur collaborateur ainsi qu'aux circonstances politiques. En 1933, Strauss accepte d'assurer la fonction de Président de la Reichsmusikkammer [Chambre de Musique du Reich]. Il se justifiera en prétendant vouloir préserver la musique allemande d'influences qu'il juge néfastes, mais aussi d'un régime politique dont il estime parfois discutables les choix en matière de politique artistique.
Néanmoins, durant cette période, il continue à collaborer avec l'écrivain autrichien d'origine israélite Stefan Zweig (1881-1942) : La Femme silencieuse est ainsi créée sur un livret de ce dernier en 1935. Le nom de Stefan Zweig disparaît de l'affiche trois jours avant la première représentation à Dresde, mais Strauss réussit à l'y faire rétablir. Strauss semble ne pas comprendre pourquoi la collaboration devrait être interrompue du fait de l'origine ethnique de Zweig. Le compositeur est contraint de démissionner de ses fonctions de Président de la Reichsmusikkammer, en 19351, lorsqu'une de ses lettres à Zweig est saisie par la Gestapo, dans laquelle il demande à son librettiste de cesser d'accorder autant d'importance à sa judéité et lui rappelle qu'en art, il n'existe que deux catégories de gens : ceux qui ont du talent et ceux qui n'en ont pas. « Mozart composait-il en aryen ? », demande-t-il. Strauss se résigne : sa belle-fille, Alice, est juive, et ses petits-enfants le sont par conséquent aussi. En outre, le régime sait pertinemment que pour renvoyer à l'opinion internationale une image acceptable, il est nécessaire de conserver à l'intérieur des frontières les rares personnalités artistiques de grande renommée qui ne sont pas parties en exil. Malheureusement, Strauss se compromet avec le nazisme par quelques poignées de mains trop officielles - une célèbre photo le montre saluant très chaleureusement Joseph Goebbels -, des œuvres composées pour des événements célébrés en grande pompe par le régime : un Hymne Olympique pour les Jeux de Berlin de 1936, une Musique de Fête Japonaise accompagnant l'une des festivités scellant le rapprochement entre le Troisième Reich et l'Empire nippon. Ses opéras seront représentés et créés jusqu'en 1942 : Friedenstag (Jour de Paix) en 1936, Daphné en 1937, l'Amour de Danaé en 1940, tous trois sur un livret de Joseph Gregor, Capriccio en 1942.


Les années de guerre (1940-1945)


Les années 1940 furent qualifiées à juste titre d'« été indien » par Norman Del Mar, auteur d'une remarquable étude sur la vie et l'œuvre de Richard Strauss. Avec Capriccio, en 1941, Strauss couronne son œuvre lyrique par un opéra de très haute qualité tant musicale que dramaturgique.
L'argument - écrit par le chef d'orchestre Clemens Krauss - revient encore au XVIIIe siècle, précisément aux alentours de l'année 1775, et met en scène une comtesse française du nom de Madeleine, dont on s'apprête à fêter l'anniversaire. Pour ce faire, La Roche, directeur de théâtre, dispose de deux artistes, Olivier, le poète, Flamand, le compositeur. Entre les deux, le cœur de Madeleine hésite. Le livret ne se limite pas à une mascarade amoureuse. Quel sera le genre du spectacle donné pour l'anniversaire de la Comtesse ? Un opera seria, avec des chanteurs italiens spécialisés dans le bel canto, comme le voudrait La Roche ? Un spectacle faisant la part belle à la poésie et mettant en valeur le jeu théâtral de mademoiselle Clairon, ainsi que le voudrait Le Comte, frère de Madeleine ? « Prima la musica - doppo le parole ! », clame-t-on d'un côté. « Prima le parole - doppo la musica ! », réplique l'autre partie. Le débat est illustré par une déclamation de sonnet par Olivier, une improvisation au clavecin de Flamand, un intermède dansé, un duo des chanteurs italiens. Le Comte met fin au débat en suggérant que soient relatées dans un opéra les aventures de la journée. La proposition est acceptée. Il est tard, les invités prennent congé. Un spectacle n'est qu'illusion, sur la scène règne l'éphémère et le rêve ne tient qu'à peu de choses. Mr Taupe, le souffleur, qui s'était endormi et qu'on a oublié, le rappelle au Majordome, qui propose de le faire raccompagner à Paris. La comtesse est restée au château. Un rendez-vous a été pris avec Olivier, le lendemain à onze heures, à la bibliothèque. Le Majordome lui rappelle que Flamand l'attendra au même endroit et à la même heure. Que faire ? Lequel des deux choisir ? Doit-on d'ailleurs choisir entre la poésie et la musique ? La Comtesse se met à la harpe et s'accompagne en chantant le sonnet d'Olivier. Musique et poésie se fondent l'un dans l'autre. Madeleine est interrompue dans sa rêverie par le Majordome, qui l'invite à passer à table.
Capriccio mêle dès le sextuor à cordes qui ouvre l'opéra et les premières discussions entre Olivier et Flamand, la stylisation de styles musicaux appartenant au XVIIIe siècle et les meilleures trouvailles dramatiques en terme de relation entre l'orchestre et les voix, et de réflexion sur la forme musicale dans le cadre de l'opéra. Surtout, le procédé de mise en abyme est servi par une technique hautement originale de « conversation en musique » qui relève autant du théâtre que du chant, où le texte doit être déclamé, selon la volonté du compositeur, à la même vitesse que s'il était parlé.

Retour aux sources

Les dernières années de la guerre sont pour Strauss une période d'introspection, voire de retour aux sources. Il lit Goethe et revient à l'inspiration classique, aux petits effectifs orchestraux, aux formes traditionnelles. Dans le Deuxième Concerto pour Cor (1942 - le premier, écrit pour son père, datait de 1883), les deux Sonatines pour 16 instruments à vent (1943-45), le Concerto pour hautbois et petit orchestre né de sa rencontre avec un officier américain de la CIA (1946), l'inspiration littéraire disparaît, la pâte orchestrale est épurée, comme c'était le cas déjà dans le sextuor d'ouverture de Capriccio, l'accent est mis sur la beauté de la mélodie, la fluidité des entrelacs de la polyphonie, ainsi que sur la clarté formelle. On pense parfois à Mozart et Haydn que Strauss ne renonce pas à citer expressément dans sa correspondance, au détour d'une note quelconque, ou bien en tête d'une partition. La Deuxième sonatine est dédiée « à l'esprit immortel du divin Mozart ».

L'après-guerre et l'été indien (1946-1949)

En janvier 1946 est créée à Zurich une œuvre commandée par Paul Sacher portant le nom de « Métamorphoses ». Il s'agit, selon les termes de compositeur, d'une « étude pour 23 cordes solistes » qui s'apparente à un vaste mouvement symphonique pour 10 violons, 5 altos, 5 violoncelles et 3 contrebasses. L'œuvre révèle une parfaite maîtrise des ressources de la polyphonie, du travail motivique et de la forme musicale. Un souffle épique d'une force poignante parcourt la pièce jusqu'à sa conclusion sur un ton résigné où l'un des thèmes principaux est rappelé tandis que résonne dans les parties graves une réminiscence du thème de la marche funèbre de la Symphonie Héroïque de Beethoven. Le manuscrit autographe porte la mention « In Memoriam ! » sur cette dernière page qui représente encore, pour nombre d'auditeurs, un adieu déchirant à un monde en train de disparaître sous les décombres laissés par les années de guerre et douze ans de dictature et de règne de la barbarie.

La "question"

Au lendemain de la guerre, le compositeur comprend qu'il arrive au terme d'une vie artistiquement épanouie, mais il est aussi épuisé par les événements politiques, très profondément affecté par le bombardement des hauts lieux de la culture allemande, la destruction de sa maison natale comme des plus prestigieux théâtres lyriques, et son jugement dans le cadre des procès de dénazification. Interdit de quitter le territoire par les nazis, il l'est désormais, pour quelque temps, par l'occupant américain. Sa musique est parfois considérée comme suspicieuse, idéologiquement douteuse. Bien qu'on ne trouve chez Strauss aucune trace de quelque allégeance que ce soit à l'idéologie nationale-socialiste, peu de preuves d'antisémitisme, bien qu'il n'ait manifesté aucun empressement particulier pour certains protocoles tel le salut hitlérien, il est reconnu coupable d'avoir participé activement à la vie culturelle de son pays durant les années les plus sombres de son histoire. Hormis des séjours répétés en Suisse durant les hivers 45 à 48, Strauss ne s'éloignera guère avant 1947, année où sur l'invitation de Sir Thomas Beecham, il entreprend un voyage à Londres.

Epilogue

La vie créatrice de Richard Strauss s'achève par un cycle de lieder avec orchestre aux couleurs automnales, les « Quatre derniers Lieder» (1948), sur trois poèmes de Hermann Hesse et un poème de Eichendorff. Le compositeur s'éteint le 8 septembre 1949. Pauline Strauss-De Ahna ne survécut que de six mois à son époux, dont la perte lui fut si douloureuse qu'elle demanda à Georg Solti après le concert que celui-ci dirigea lors des funérailles, où on donna le trio final du Chevalier à la rose, pourquoi un homme qui avait écrit une telle musique devait un jour mourir.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 17:20

Je suis étonné de l'avoir oublié celui là. Merci donc à toi Joachim d'avoir réparé cette erreur Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 17:23

Il n'existe aucun lien de parenté entre Richard et Johann Strauss (père et fils), originaires de Vienne et surnommés les rois de la valse. Les quelques valses composées par Richard Strauss ne sont présentes dans ses œuvres qu'à titre de clin d'œil à la tradition viennoise, de référence à une époque antérieure (par exemple dans les opéras Le Chevalier à la rose ou Arabella) ou comme élément connotant l'érotisme et la sensualité.
Strauss a abordé à peu près tous les genres : musique instrumentale pour orchestre, instrument soliste (dont le concerto) ou œuvres pour formation de chambre, poème symphonique, Opéra, lied, ballet. Son œuvre la plus connue est le poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896), dont le Prologue est célèbre à travers le monde entier, notamment grâce à son utilisation dans le film 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick.

Poèmes symphoniques

Macbeth op 23 (1888/90)
Don Juan op 20 (1889)
Mort et transfiguration op 24 (1891)
Till l'Espiègle op 28 (1895)
Ainsi parlait Zarathoustra (Also sprach Zarathustra) op 30 (1896)
Don Quichotte : Variations fantastiques sur un thème chevaleresque op 35 (1898)
Une vie de héros (Ein Heldenleben) op 40 (1899)
Sinfonia Domestica op 53 (1904)
Une symphonie alpestre (Eine Alpensinfonie) op 64 (1915)


Autres œuvres orchestrales

Festmarsch, op. 1 (1876)
Symphonie en ré mineur (1880)
Suite pour instruments à vent op 4 (1884)
Serenade pour instruments à vent op 7 (1881)
Concerto pour violon op. 8 (1882)
Symphonie en fa mineur op. 12 (1884)
Aus Italien op. 16 (1886)
Burlesque (Burleske) pour piano et orchestre en ré mineur (1886-1890),
Le Bourgeois gentilhomme, suite pour orchestre op 60a (1917),
Prélude festif op. 61 pour orchestre et orgue(1919)
Musique de film pour Le Chevalier à la rose (1925)
Parergon zu sinfonia Domestica pour piano main gauche et orchestre, op 73 (1925)
Panathenaënzug pour piano main gauche et orchestre, op 74 (1928)
Musique festive japonaise op 84 (1940)
Divertimento d'après Couperin op 86 (1942)
Concerto pour cor n° 1 en mi b majeur op 11 (1883)
Concerto pour cor n° 2 en mi b majeur (1943)
Sonatine en mi bémol majeur pour 16 instruments à vent (1944)
Symphonie (ou 2ème Sonatine) pour instruments à vent (1946)
Concerto pour hautbois en ré (1945)
Métamorphoses pour 23 cordes (1945)
Double concertino pour clarinette et basson, avec orchestre à cordes et harpe (1947)


Musique de ballet

La Légende de Joseph (Josephslegende) op 63 (1914)
Crème chantilly (Schlagobers) op 70 (1924)


Opéras

Guntram op 25 (1894)
Les Feux de la Saint-Jean (Feuersnot) op 50 (1901)
Salomé op 54 (1905)
Elektra op 58(1909)
Le Chevalier à la rose (Der Rosenkavalier) op 59 (1911)
Ariane à Naxos (Ariadne auf Naxos) (première version 1912, seconde version avec Prologue 1916) op 60
La Femme sans ombre (Die Frau ohne Schatten) op 65 (1919)
Intermezzo op 72 (1924)
Hélène l'égyptienne (Die ägyptische Helena) op 75 (1933)
Arabella op 79 (1933)
La Femme silencieuse (Die schweigsame Frau) op 80 (1935)
Jour de paix (Friedenstag) op 81 (1938)
Daphné op 82 (1938)
L'amour de Danaé (Die Liebe der Danae) op 83 (1940; répétition générale en 1944 ; création officielle en 1952)
Capriccio op 85 (1942)


Cantates

Chant du voyageur dans la tempête (Wanderer Sturmlied) op 14 (1884)
Taillefer op 52 (1903)
Die Tageszeiten op 76 (1928)
Austria op 78 (1929)
Olympîsche Hymn (1936)


Lieder

Plus de deux cents Lieder, dont une trentaine avec accompagnement orchestral.
Les Quatre derniers Lieder (Vier letzte Lieder) pour soprano et orchestre (1948)


Chœurs a cappella

Le Soir (Der Abend) op 34n°1
A l'arbre Daphné (An den Baum Daphne) (1943)
Motets allemands op 62 (Deutsche Motette) (1913)
La Déesse dans le cabinet de toilette (Die Göttin im Putzzimmer) (1935)
Chœurs d'hommes (Männerchöre) op 34, 42 et 45


Musique de chambre et œuvres pour piano

2 Trios de jeunesse pour piano, violon et violoncelle en la et ré majeur (1877)
Quatuor à cordes en la majeur, op. 2 (1880)
Sonate pour piano et violoncelle en fa majeur, op. 6 (1882)
Quatuor avec piano en ut mineur, op. 13 (1884)
Sonate pour piano et violon en mi b majeur, op. 18 (1887)
5 Stücke pour piano, op. 3 (1881)
Sonate pour piano en si mineur, op. 5 (1881)
Stimmungsbilder pour piano, op. 5 (1882)
Enoch Arden, mélodrame pour piano et récitant, op 38 (1897)


Catalogue complet :

http://www.brainyday.com/jared/StraussPage.htm


Dernière édition par joachim le Lun 16 Aoû - 17:18, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 17:25

Snoopy a écrit:
Je suis étonné de l'avoir oublié celui là. Merci donc à toi Joachim d'avoir réparé cette erreur Wink

Ben oui, j'ai bien regardé dans "recherche", je suis étonné de ne pas m'en être aperçu plus tôt Wink
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 17:30

Pas faciles, les opéras de Richard Strauss ... pour moi, en tout cas ! Wink

J'ai un souvenir assez pénible du "Chevalier à la rose" ... dont je me souviens seulement avoir trouvé cela long, long, long Sleep

Par contre, j'ai mieux aimé "Salomé" et encore beaucoup plus "Elektra" mais il faut avoir le moral pour aller voir cette oeuvre, sinon on en ressort raplapla ...
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 18:43

certes ce n'est pas du bel canto italien...j'ai eu un peu de mal aussi...mais maintenant je trouve des passages sublimes dans le Chevalier ..les duo ou trio des 3 roles féminins!!
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joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 19:27

Du Chevalier à la Rose je n'ai entendu que les Suites de Valses. Pourtant je l'ai en DVD mais pas encore passé.

Ce que je préfère chez Richard Strauss, c'est la musique symphonique (les poèmes symphoniques et les symphonies).
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 19:31

Bel Canto a écrit:
Pas faciles, les opéras de Richard Strauss ... pour moi, en tout cas ! Wink

J'ai un souvenir assez pénible du "Chevalier à la rose" ... dont je me souviens seulement avoir trouvé cela long, long, long Sleep

Par contre, j'ai mieux aimé "Salomé" et encore beaucoup plus "Elektra" mais il faut avoir le moral pour aller voir cette oeuvre, sinon on en ressort raplapla ...
Vraiment ? "Salomé" et "Elektra" sont beaucoup plus difficiles d'écoute que le "Chevalier" (même si je ne le connais pas en entier celui là)

Mais pour ma part, je place "Salomé" parmi mon top-5 des meilleurs opéras en tout cas.
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 19:33

ils passent mieux parce qu'ils sont plus courts Laughing
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 20:45

Jean a écrit:
ils passent mieux parce qu'ils sont plus courts Laughing

Je crois aussi mais ils sont aussi d'une grande intensité dramatique et l'interprétation de Martine Surais m'avait vraiment beaucoup plue !

Peut-être que si je revoyais maintenant "le chevalier", j'apprécierais plus parce que c'était au début de mon abonnement.

Maintenant, c'est vrai que je préfère la "chaleur" du bel canto mais j'aime toujours beaucoup découvrir de nouvelles oeuvres, même contemporaines !
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 21:40

si tu as l'occasion de voir le dvd EMI avec Nina Stemme Vasselina Karasova et Malin Hartelius...vocalement c'est sublime!
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Hector Berlioz

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 21:43

Je ne connais que ses oeuvres symphoniques que j'aime beaucoup.
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 21:58

je n'ai pas encore la symphonie alpestre Embarassed ..tu as une version a me recommander?
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 22:02

kfigaro a écrit:
Bel Canto a écrit:
Pas faciles, les opéras de Richard Strauss ... pour moi, en tout cas ! Wink

J'ai un souvenir assez pénible du "Chevalier à la rose" ... dont je me souviens seulement avoir trouvé cela long, long, long Sleep

Par contre, j'ai mieux aimé "Salomé" et encore beaucoup plus "Elektra" mais il faut avoir le moral pour aller voir cette oeuvre, sinon on en ressort raplapla ...
Vraiment ? "Salomé" et "Elektra" sont beaucoup plus difficiles d'écoute que le "Chevalier" (même si je ne le connais pas en entier celui là)

Mais pour ma part, je place "Salomé" parmi mon top-5 des meilleurs opéras en tout cas.
Décidément, on se suit partout ^^

Remarque je crois que je préfère Elektra justement...
Ah mais R.Strauss, j'adore...j'adore!!! en long en large et en travers Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy

Der Rosenkavalier, pareil, j'ai écouté plusieurs extraits...mais je vais voir la prod du Capitole de Toulouse en mai et je sens que ça va me plaire :)
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Hector Berlioz

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 22:06

Je n'ai qu'une seule version par Rudolf Kempe et c'est pas mal du tout.
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Mer 13 Fév - 22:36

Hector Berlioz a écrit:
Je n'ai qu'une seule version par Rudolf Kempe et c'est pas mal du tout.

merci oui je crois qu'elle est "réputée"!
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Jeu 20 Nov - 23:03

Ôtez-moi un doute: dans l'avant-dernière partie ( Ausklang, Epilogue, Epilogo ) on entend bien de l'orgue, au début?
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 19 Juin - 9:05

sortie en mai 2010

10 cd qui rassemble l'activité du maestro, dirigeant les oeuvres du répertoire, mais aussi ses propres oeuvres, au piano et à la tête de divers orchestres, de 1906 à 1944. L'apport est immense.

Les archives d'époque retracent ainsi le portrait du musicien comme chef: précision, clarté, allant indiscutable... L'auteur d'Ariadne est admirateur de Wagner: il dirige ici des extraits des Maîtres Chanteurs (1944, Wiener Philharmoniker), de Tristan et l'ouverture du Vaisseau Fantôme (1928, Berliner Phil.); paraissent aussi Mozart (Symphonies n°39 et 40 (1926, Staatskapelle Berlin), Beethoven (Symphonies n°5, en 1928; n°7 en 1926, les deux avec la Staatskapelle Berlin...).
Mais l'accent est donné au compositeur qui dirige ses propres oeuvres: évidemment les pages fameuses (Till Eulenspiegels, 1939; Zarathoustra, 1939; Don Juan, 1929; Don Quichotte, 1944; Mort et Transfiguration, 1944...), mais aussi les lieder que le maître accompagne au piano avec les solistes de son temps: Alfred Poell, Anton dermota, Hilde Konetzni, Heinrich Schlusnus en 1919...), Julius Patzak (1941), Maria Reining et Lea Piltti (1942)... Les Symphonies ne manquent pas: la Domestica en 1944 (Wiener Phil.), Ein Heldenleben (1941, Bayerrisches Staatsorchester), l'Alpestre (1941, idem)...

Perles méconnues: la Suite du Bourgeois Gentilhomme (pour Ariadne; 1944, Wiener Phil.), la Suite d'après les pièces pour clavier de François Couperin (idem 1944), à écouter également: l'ouverture d'Iphigénie en Aulide de Gluck (arrangement de Wagner), et celle d'Euryanthe de Weber, lors d'un concert de 1928 avec le Berliner Philharmoniker.
Classique news.

Sur le site de la Fnac, le coffret est renseigné à 50 €.
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http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 14 Aoû - 20:21

J'ai peur quand même que le son ne soit pas fameux car ce sont de vieux enregistrements.

Celui ci est bien meilleur :




J'écoute le quatrième CD avec le concerto pour violon et la symphonie domestique : magnifique ! Very Happy

Hier c'était le septième CD : les Métamorphoses symphoniques et la Symphonie des Alpes.
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 14 Aoû - 22:21

tiens je découvre qu'il avait composé un concerto pour violon!....il semble bien négligé?...surtout pour un compositeur aussi joué.
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joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 14 Aoû - 22:41

Jean a écrit:
tiens je découvre qu'il avait composé un concerto pour violon!....il semble bien négligé?...surtout pour un compositeur aussi joué.

C'est son opus 8, une oeuvre de jeunesse de 1882 (il avait 18 ans), ceci explique peut-être cela Wink Pas trop mal, mais certainement inférieur au premier concerto pour cor qui est à peu près contemporain (opus 11).
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 14 Aoû - 22:48

Certainement!...mais je trouve injuste; je viens d'en écouter de bref extraits sur jpc: c'est vrai qu'on ne reconnait pas du premier coup le Srtauss un peu plus "moderne", mais le peu entendu m'en laisse une très bonne impression....
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Sam 14 Aoû - 22:52

Et les derniers lieder?....tu n'accroches pas non plus ?...parce que "lieder"....mais tu aimes la voix, tu aimes la musique de Strauss, et là l'accompagnement n'est pas le piano?
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joachim
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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Dim 15 Aoû - 11:53

Jean a écrit:
Et les derniers lieder?....tu n'accroches pas non plus ?...parce que "lieder"....mais tu aimes la voix, tu aimes la musique de Strauss, et là l'accompagnement n'est pas le piano?

En général j'aime assez les Lieder avec orchestre : Mahler, et évidemment ces Quatre derniers Lieder de Richard Strauss, très émouvants, probablement une prémonition de sa fin prochaine Wink
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Jean

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   Dim 15 Aoû - 17:29

j'en suis ravi Wink ...

en voici une version un peu ancienne...mais avec Stich-Randall

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MessageSujet: Re: Richard Strauss (1864-1949)   

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Richard Strauss (1864-1949)
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