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 Les concertos pour piano

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Icare
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MessageSujet: Wiener/Françaix   Jeu 3 Nov - 12:43

Je n'avais pas encore écouté beaucoup de concertos pour piano français, jusqu'ici. Il y eut certes Poulenc, Werner et Wissmer, puis il y aura bientôt Ravel. Ce matin, j'ai eu envie d'associer dans mon écoute deux autres compositeurs français que, j'estime, vont bien ensemble dans le style gracieux, pour ne pas dire joyeux, qu'ils se plaisent souvent à développer. Il s'agit de Jean Wiener et de Jean Françaix, les deux "Jean". J'ai eu d'abord l'idée de réécouter le Concert pour orchestre et un piano principal de Jean Wiener, en trois mouvements, interprété par le compositeur lui-même, l'orchestre étant sous la direction d'André Girard. A propos de ce concerto, Wiener déclara: <<Moi, je ne suis pas pour chahuter, j'aime que la musique retombe sur ses pieds. A cause de toutes ces musiques que je vais entendre ci et là, j'ai tenu à écrire ce petit concerto. Je me suis dit: je vais écrire sans copier, en 1970, à ma manière. C'est une expérience importante d'écrire à une époque que je connais sans la plagier, avec un alphabet qui est le mien, qui était celui de Mozart ou de Chabrier.>>. Personnellement, j'ai toujours été très attaché à son Concert pour orchestre et un piano principal. Il faut dire que le second mouvement, "Très lent" renferme une délicieuse mélodie si délicatement colorée et développée. J'aime bien aussi le thème principal du premier mouvement, "Fantasia".

Ceux qui connaissent ont souvent tendance - et c'est assez compréhensible - de comparer le  Concerto pour deux pianos et orchestre (1965) de Jean Françaix avec celui de Francis Poulenc. Ce qui l'est moins pour moi c'est qu'ils estiment, me semble-t-il, que celui du second est supérieur à celui du premier. Dans l'absolu, pourquoi pas: j'aime beaucoup le Concerto pour deux pianos de Francis Poulenc, au point que j'avais bien failli l'inclure dans ma première suggestion de "Top 20". Mais, il n'y a rien à faire, celui de Jean Françaix m'enthousiasme désormais plus encore. Plus je l'écoute et plus j'y rencontre d'éléments magnifiques, que ce soit dans les jeux des deux pianos dont je ressens une immense complicité entre le père et sa fille, Claude Françaix, que dans l'orchestre, les instruments qui s'en détachent et apportent une couleur singulière à l'ensemble. Le mouvement central, "Scherzando", est superbe et si intelligemment orchestré. Si le double concerto de Poulenc possède lui aussi de grandes qualités, celui de Françaix m'emporte plus loin encore et c'est celui que je retiendrai. C'est mon choix! Very Happy


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joachim
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 15:27

Eh bien, Icare, grâce à toi je viens d'écouter - sur youtube - ce concerto pour orchestre et piano de Jean Wiener, que j'étais persuadé de connaître déjà, mais il s'agissait en fait du concerto franco-américain pour piano et orchestre (de 1923, l'autre est de 1970).
Pour moi, j'aime en particulier le 2ème mouvement avec, comme tu dis, une tendre mélodie délicatement développée ; le premier mouvement me semble trop décousu, parfois lent, parfois rapide avec un côté jazzy, on ne sait pas trop où l'on va. Le troisième, Valse en rondo est un peu trop "espiègle"...
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Icare
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MessageSujet: Campo   Jeu 3 Nov - 16:42

Bah, l'espièglerie comme la fantaisie, ce n'est pas si courant en musique, et Wiener et Françaix ont bien fait d'en user un peu. Ca change des musiques qui semblent transporter toute la misère du monde... Hehe...Wiener et Françaix, c'est une musique qui rit, sourit à la vie, sait saisir la mélancolie en plein vol avant de refleurir les arbres et les prés.... Laughing "Trop Espiègle", nan mais attends un peu que je te mette du "Boulez" entre les oreilles, et tu vas voir si tu vas trouver ça "trop espiègle"!   Heu, ne pas y voir un vilain sousentendu contre le Maître sans marteau, j'adore quelques-unes de ses oeuvres, comme quoi on peut aimer Françaix et Boulez. chapeau

D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si après j'ai choisi d'écouter le Concerto pour piano et orchestre intitulé "Concerto" (1998-99) de Régis Campo, autre compositeur français qui n'est biensûr pas de la même génération que les deux Jean cités plus haut mais qui n'hésite pas à inclure de la fantaisie et de l'humour dans sa musique. Son concerto, interprété par Jay Gottlieb, l'Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Pascal Rophé, se divise en quatre mouvements, le dernier, "Finale" étant très court, l'avant-dernier, "Cadence improvisée" étant un morceau de pure bravoure pour le soliste qui déploie tout son talent sans l'orchestre (virtuose mais jamais pénible à écouter). Mes préférences vont pour les deux premiers mouvements; "Les Horloges, lumineux et souple - Attaca" et "Rondo, Allegro vivace". Comme toujours chez Régis Campo, il y a du style, de la personnalité et une certaine singularité. Je serais bien incapable de lui trouver un modèle. Delà à l'inclure dans une liste préférentielle, je ne pense pas, la concurrence est trop rude...En revanche, dans mon "Best of" des meilleurs concertos pour violon, je crois me souvenir que j'avais intégré le sien. Very Happy.


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Icare
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MessageSujet: Dompierre/Mozart   Jeu 3 Nov - 17:16

A la suite de Régis Campo, j'avais prévu de rester en France et de réécouter le concerto pour piano et orchestre de Pascal Dusapin, mais quelque-chose me turlupinait depuis un moment. Et c'est cela qui est marrant...Juste avant, j'aimerais dire que j'adore ce cycle qui m'amène à ré-explorer ma grande cédéthèque à la recherche de tout ce qui touche de près ou de moins près, au concerto pour piano. Mon but, dans l'absolu, n'est pas de réécouter tous ceux que je possède; je sais que je ne réécouterai pas ceux de Chopin, d'une part parce que je les avais déjà réécoutés il n'y a pas très, très longtemps, d'autre part parce que je sais qu'ils ne feront pas partie de ma liste préférentielle. Ils ne me passionnent pas suffisamment. Désolé de devoir décevoir ses nombreux fans... Embarassed... Cette exploration ou plutôt cette recherche au sein de ma propre collection m'amène à réfléchir et aussi à m'extraire du chemin classique, ce qui me réserve par moments de bien sympathiques surprises. En bon amateur de musiques de films, je me suis souvenu d'une bande originale du compositeur canadien François Dompierre pour le film Mon amie Max dans laquelle il avait introduit un ou deux mouvements de son Concerto pour piano et orchestre - Concerto de St-Irénée. Je savais qu'il n'était pas en entier, malheureusement, mais j'ai quand même ressorti mon cd. En fait, il n'y a que le mouvement lent, le second, interprété par Jacynthe Couture et l'Orchestre Symphonique de la Radio Bulgare. Je pense que c'est celui qu'il composa entre 1976 et 1978, dans la même période que son Concerto pour harmonica et orchestre - Harmonica Flash mais je n'en suis pas complètement sûr. Ce second mouvement du concerto pour piano est d'un style des plus romantiques, arborant une magnifique mélodie. C'est très beau, avec un petit côté "Erik Satie" par moment. L'autre surprise de taille est qu'il y a un extrait du Concerto pour piano n°23 de Mozart dans la même interprétation. Je savais bien que je l'avais écouté quelque-part, certes pas en entier, mais je savais. Je n'ai rien dit car je n'étais pas sûr non plus qu'il s'agissait bien du N°23. Il s'agit du second mouvement: carrément magique, divin. J'en ai encore eu la larme à l'oeil. Courant 2017, je viens de me faire la promesse de connaître tous les concertos pour piano de Mozart. C'est décidé! En 2017, pendant qu'ils nous bassineront avec les élections présidentielles, je baignerai dans Mozart et ses concertos pour piano. Very Happy


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Jean

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 18:43

belle perspective!! Wink
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Icare
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MessageSujet: Beethoven   Jeu 3 Nov - 19:16

Jean, il me semble que sur ce même fil tu as manifesté, chez Beethoven une préférence pour le Concerto pour piano et orchestre n°4, soulignant la beauté du premier mouvement...Je viens de l'écouter pour la première fois en cette fin d'après-midi, par François-Frédéric Guy (talentueux pianiste que j'avais découvert et apprécié au travers de l'oeuvre de Marc Monnet), l'Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Philippe Jordan. C'est vrai que le premier mouvement est absolument magnifique tout au long de ses 18 minutes et quelques, néanmoins, je ne pense pas qu'il détrônera le N°3 dans mon "Top 20" qui m'avait vraiment touché la dernière fois, plus que le N°5, plus que les N°1 & 2. Maintenant, il faut aussi tenir compte que les N°1, 2, 3 & 5 sont des concertos que j'ai écoutés plusieurs fois. Je commence à très bien les connaître, à les apprivoiser. Le N°4 ne bénéficie que d'une première écoute. Biensûr, elle fut suffisante pour trouver magnifique l'"Allegro moderato" du premier mouvement et je pourrai toujours changer d'avis lorsque j'en serai davantage imprégné. Ce qui est sûr c'est que chez Beethoven, le quatrième concerto pour piano est souvent celui qui est cité comme le préféré des mélomanes, afin chez ceux qui s'expriment dans certains forums. Personnellement, mon préféré demeure le N°3 et ensuite, probablement le N°5. Après, je ne pense pas préférer les deux premiers au Quatrième car le premier mouvement m'a quand même sacrément transporté.
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joachim
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 19:36

Pour moi, ce qui est extraordinaire dans ce 4ème concerto de Beethoven, ce n'est pas le premier mouvement (que je place ex aequo avec le premier du 3ème concerto), mais le deuxième mouvement, Andante con moto, ce dialogue inégal qui commence par l'orchestre sévère et sûr de lui, opposé au caractère plaintif et timide du piano, et qui pourtant finit par apaiser l'orchestre, qui finit par se taire dans le calme. Le vainqueur est le piano, qui termine le mouvement par une longue cadence, avant que s'enchaîne le 3ème mouvement qui y fait suite.

Je crois que c'est une situation quasi unique dans la musique, qu'on retrouve quelque peu dans les Variations symphoniques de César Franck (tiens, tu pourrais inclure ces variations de Franck dans tes concertos : elles en valent la peine).

Si tu ne les as pas en CD, les voici :

https://www.youtube.com/watch?v=-RhfPjnkcqA


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Icare
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 19:51

Bizarrement, ce second mouvement ne m'a pas plus impressionné que ça même si je vois exactement ce que tu essaies de me dire. Toutefois, je ne voudrais pas paraître trop définitif dans mon ressenti car, comme je l'ai écrit, je n'en suis qu'à une première écoute. Si j'opte pour le troisième concerto, c'est parce que j'en adore les trois mouvements avec la même intensité, tout simplement.

Merci pour le lien.


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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 20:18

Juste pour glisser sur ce fil, comme ce soir , la télé ça va me gonfler grave ( Laughing ) -je pense que vous suivez mon regard...-, je vais aller me regarder un DVD sympa "ailleurs", ou des écoutes musicales ..., peut-être re-des concertos, je ne sais pas.
Je sature aussi un peu des concertos pour piano, j'avoue, j'en ai tant écoutés ces dernières semaines.
Ah Jean, toi qui suggéras l'idée, eh bien, j'ai hâte qu'on fasse un top 10-15-20, que sais-je ? sur les oeuvres pour violoncelles.. Hehe

Joachim a écrit:
Pour moi, ce qui est extraordinaire dans ce 4ème concerto de Beethoven, ce n'est pas le premier mouvement (que je place ex aequo avec le premier du 3ème concerto), mais le deuxième mouvement, Andante con moto, ce dialogue inégal qui commence par l'orchestre sévère et sûr de lui, opposé au caractère plaintif et timide du piano, et qui pourtant finit par apaiser l'orchestre, qui finit par se taire dans le calme. Le vainqueur est le piano, qui termine le mouvement par une longue cadence, avant que s'enchaîne le 3ème mouvement qui y fait suite.

= Exactement, merci à toi , tu es un magnifique musicologue. Very Happy . J'en ai aussi parlé ailleurs avec le même ressenti. C'est la raison pour laquelle dans ma liste, je remplace le n° 5 de Beethoven, par ce n° 4...... Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 20:33

Jean a écrit:
ton écoute des concertos pour piano m'a incité à en réécouter quelques uns...j'avais complètement oublié celui de César Franck (le N° 2 en fait, le 1er semblant avoir été perdu)...Il a composé ce concerto en 1835 à 13 ans...j'avais oublié aussi qu'il avait été si précoce; ce n'est en rien un exercice ou "concertino" enfantin ; mais dans cet optique il a eu d'illustres devanciers (Mozart, Mendelssohn)...
Ce concerto cependant ne donne pas l'image du César Franck , plutôt sérieux, voire compassé (peut être plus dans ses portraits que dans sa musique!) ...
On est pas loin des classiques et si je l'avais entendu par hasard sans en connaître l'auteur, je l'aurais bien attribué à Mendelsshon....C'est assez serein , enjoué sans excès, un très beau concerto que j'avais complètement oublié!

J'avais "raté" ce post de Jean Embarassed

Ce concerto n° 2 en si mineur opus 11, en effet, n'est pas une oeuvre négligeable. Evidemment, Franck, qui avait 13 ou 14 ans, a été influencé principalement par Hummel, dont il connaissait les concertos, en particulier l' op. 85 - un compositeur qui semble ignoré d'Icare : il a pourtant composé 10 concertos,tous intéressants - Wink

On le trouve sur youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=K5yc3QO6tMI

D'après la biographie de Joël-Marie Fauquet, (chez Fayard), le concerto noté n° 1 en fa mineur op. 9 serait un leurre inventé par Nicolas-Joseph Franck, le père de César pour mieux faire valoir la précocité de son rejeton (César l'aurait composé à 12 ans). Il n'y en a trace nulle part.
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Jean

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 20:43

merci pour tes précisions Joachim! ...En effet Hummel a aussi composé de très beaux concertos pour piano....un peu plus méconnu je pense aussi à Scharwenka
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 20:56

Oui Hummel.. , que j'ai joué pas mal au piano autrefois, il faisait partie des "classiques", que les pianistes apprentis se devaient de connaître.
Bien, sans plus -humble avis-. Je finis par tout mesurer à l'aune de Mozart, Bach, Beethoven etc.., et j'ai fait beaucoup d'incursions dans les romantiques et les contemporains.., donc je vous laisse continuer sur ce fil tranquillou.
P.S. : J'ai écouté Busoni, cela m'a plu beaucoup, mais je ne dis pas "chef d'oeuvre". Un peu de laisser-aller, et puis le premier mouvement est vraiment très long, démarre emphatiquement trop longtemps avant de laisser, enfin !, la place au piano.
Le troisième mouvement (choral allemand) est pour moi de loin le plus beau et le plus "original".
Tout cela, humble avis. Wink

P.S. : Eh oui Icare, on hésite beaucoup chez Ludwig, comme pour Wolfgang. J'ai longtemps préféré le 5, pour aller muser vers le 3, et en ce moment, c'est vraiment le concerto n° 4, pour son "équilibre", que je trouve absolument parfait entre les trois mouvements, et entre piano et orchestre. Pas de "solo" insolent du piano, pas de pathos, juste... une harmonie très profonde qui mêle parfaitement tous les instruments. On frôle la perfection et un certain concerto.. mozartien, dont Beethoven s'inspira beaucoup. Devinette... Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 21:10

Le concerto de Busoni est un chef d'oeuvre, je n'en démordrai pas. Aucun temps mort, aucun laisser-aller pour un concerto de 79 minutes. Very Happy Pas d'accord avec toi, Anouchka, mais c'est vrai que c'est un concerto que j'ai écouté plusieurs fois, en suis totalement imprégné, en connais chaque détail, chaque mesure. Grandiose! Un chef d'oeuvre, si, si. Je confirme! Wink Une écoute n'est pas suffisante pour juger une oeuvre aussi dense.


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Icare
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 21:16

joachim a écrit:
Ce concerto n° 2 en si mineur opus 11, en effet, n'est pas une oeuvre négligeable. Evidemment, Franck, qui avait 13 ou 14 ans, a été influencé principalement par Hummel, dont il connaissait les concertos, en particulier l' op. 85 - un compositeur qui semble ignoré d'Icare : il a pourtant composé 10 concertos,tous intéressants - Wink

Sont-ils aussi fantastiques que les N°21,22, 23 et 24 de Mozart et que les N°3 & 5 de Beethoven? ...Ou sont-ils au moins dans un style suffisamment différents? J'ai réservé 2017 pour l'intégrale des concertos pour piano de Mozart, quitte à en avoir quelques-uns en doublons. Hummel attendra bien 2018!

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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 21:21

Icare a écrit:
Une écoute n'est pas suffisante pour juger une oeuvre aussi dense.

C'est bien possible, cher ami... Mais je m'en "imprégnerai" plus tard, car j'ai plein d'écoutes en retard.., dont certains compte-rendus pour.. vous Wink Alors, à part Liszt, je vais un peu "délaisser" momentanément le piano.... Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Jeu 3 Nov - 22:14

Je comprends. Moi-même, lorsque je regarde tous les concertos pour piano que je me suis mis pour projet de découvrir ou de redécouvrir, je me demande si je ne vais pas saturer avant d'arriver au bout. Laughing Et Joachim qui veut m'en ajouter encore et encore, Frank, Hummel... L'intention est bonne mais voilà, il faut quand même que mon cycle ait une fin! Mon objectif n'est évidemment pas d'écouter tous les concertos pour piano qui existent depuis que le piano est - et peut-être ceux qui n'existent pas encore et vont exister - avant le dernier jour de 2016, ni même avant le dernier jour de ma vie. Il n'y a pas que les concertos pour piano dans la musique  Hehe  et ma démarche pour le "Top 20" est en premier lieu un excellent prétexte pour revisiter ma cédéthèque, redécouvrir des concertos que je n'ai pas réécoutés depuis longtemps tout en découvrant quelques nouveaux pour l'occasion, en tant pis si je favorise une période plutôt qu'une autre, tant pis s"il y a un peu d'arbitraire, obéissant prioritairement à ma propre sensibilité et mes propres aspirations. Le "Top 20" en soi n'est pas du tout important pour moi. L'important, le plus important devrais-je préciser, est de découvrir et plus encore de redécouvrir des oeuvres que j'aime, que j'ai aimées et voulu conserver. A quoi servirait de conserver des musiques que l'on aime sur ses étagères si ce n'est pour ne plus les écouter au bénéfice du "toujours nouveau"? Wink


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Icare
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MessageSujet: Dusapin   Jeu 3 Nov - 22:39

Comme prévu, j'ai réécouté à quia (2002), le concerto pour piano et orchestre de Pascal Dusapin, par Ian Pace, l'Orchestre de Paris, sous la direction de Christoph Eschenbach. Ce qui m'a toujours frappé dans ce concerto, c'est le rapport très antagoniste entre l'orchestre et le soliste. J'ai l'impression d'une musique aux prises d'une colère constante, un rapport de force permanent entre les deux belligérants, enfin pas vraiment permanent parce qu'il y a des moments de franche accalmie où le concerto prend un caractère plus dénudé, avec des silences, un piano seul avec ses errances. L'orchestre peut impressionner par ses fulgurances, ses jaillissements sonores, sa complexité, sa volonté impulsive à vouloir piétiner la fuite en avant du piano. Tonitruant, atonal, déchirant, le concerto arrive à me procurer un mélange de fascination et de terreur. Dans le troisième mouvement, contrairement au premier du grand concerto de Busoni où c'est le piano qui se fait attendre, c'est l'orchestre qui se fait désirer. Le piano brode son soliloque, tranquille mais faussement serein, et pendant ce temps, sans forcément voir poindre un soupçon d'ennui - je suis un homme patient - , j'espère l'entrée de l'orchestre, ce qui finit biensûr par arriver, d'abord en douceur, sur la pointe des cordes, puis avec fracas et une incroyable intensité avant de s'éteindre et de laisser le piano seul dans son errance et son agonie. Ce n'est pas un concerto romantique. Le rapport entre l'orchestre et le piano est terriblement conflictuel, un orage, une bourrasque avec ses moments de répit qui emporte tout sur son passage, moi avec, pour mon plus grand bonheur. J'ai aimé cette "colère" musicale, cette fureur, ce piano qui se fait dévorer par l'orchestre et finit pourtant par avoir le dernier mot...ou le dernier souffle...


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Icare
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MessageSujet: Lenot   Ven 4 Nov - 0:18

Anouchka a écrit:
P.S. : Eh oui Icare, on hésite beaucoup chez Ludwig, comme pour Wolfgang. J'ai longtemps préféré le 5, pour aller muser vers le 3, et en ce moment, c'est vraiment le concerto n° 4, pour son "équilibre", que je trouve absolument parfait entre les trois mouvements, et entre piano et orchestre. Pas de "solo" insolent du piano, pas de pathos, juste... une harmonie très profonde qui mêle parfaitement tous les instruments. On frôle la perfection et un certain concerto.. mozartien, dont Beethoven s'inspira beaucoup. Devinette... Very Happy

Disons que le troisième mouvement m'a presque ennuyé et que le rapport, dans le second, entre l'orchestre et le piano tel que le décrit Joachim ne m'a pas paru si exceptionnel même si j'ai apprécié sa retenue. Je l'ai même vu comme un bel intermède avant le troisième que j'espérais aussi merveilleux que celui du concerto n°3. Hélas, j'avoue que mon intérêt s'est un peu relâché. Il faut dire que j'ai été tellement transporté par le premier mouvement... ensuite, il s'agit d'une première écoute...Affaire à suivre! Very Happy

Après Dusapin et la fulgurance de son concerto pour piano - très loin de Mozart et Beethoven -, je me suis reporté sur un autre compositeur français, contemporain à Dusapin et contemporain tout court  Hehe, que j'aime beaucoup. Il s'agit de Jacques Lenot. J'aime sa musique parce que je la trouve si singulière, si différente, un monde à lui, un monde à part, un monde qui a ses mystères aussi. Chiaroscuro pour piano et orchestre par Winston Choi, pianiste particulièrement engagé dans l'oeuvre de Lenot, l'Ensemble Multilatérale sous la direction de Jean Deroyer, n'est certainement pas une musique facile d'entrée qui plaira à tout le monde (j'imagine déjà des tronches se décomposer jusqu'au sol  Ptdr ). Tant pis! Il en faut pour tous les goûts et cette oeuvre que je perçois volontiers comme un concerto non clairement désigné correspond bien aux miens; c'est là l'essentiel, le reste on s'en fout.  J'aime beaucoup sa construction, ses développements sur les trois mouvements. Il y a quelque-chose d'étrange et d'étonnant que je n'arrive pas à décrire avec des mots. Il est très différent de celui de Dusapin même si on navigue dans un contexte atonal assez ardu. Son univers me fascine, m'interpelle et c'est tout. C'est ainsi. C'est un univers sonore très personnel, très particulier, pouvant être rude, ascétique, obsessionnel et même intense. Pas mélodique ni lyrique, juste singulier et obsessionnel, intense aussi par moments. Il m'a tenu en haleine, sous tension, sans faiblir. Or, c'est encore mieux et plus prenant pour moi dans Erinnem als Abwesenheit II pour piano et orchestre. Pendant une bonne partie de la pièce qui s'étire sur plus de 18 minutes, l'effet de l'orchestre est profondément statique avec une même note de piano qui retombe, imperturbable, dans un espace-temps bien défini. L'oeuvre est la encore étrange et sombre, très sombre: cette note de piano, toujours la même, sur laquelle se focalise mon esprit, a quelque-chose de magnétique. Dire que j'avais commencé la journée sous le soleil de Wiener et Françaix, dans l'espièglerie et la bonne humeur, pour la terminer sur quelque-chose d'aussi sombre et austère, de si pessimiste... Ce qui est formidable c'est que Erinnem als Abwesenheit II a tout pour lasser l'auditeur impatient et fondu au Romantisme  Hehe  alors que moi, au contraire, mélomane patient et fondu au dodécaphonisme  Hehe, il me tient indiciblement en haleine par sa dimension minimaliste et poétique, jusqu'au moment où tout s'accélère, évolue vers une forme d'apothéose avec l'accélération du piano répétitif et le jeu plus intense de l'orchestre. Ce n'est pas joyeux, juste poignant et inquiétant: le déchirement. J'adhère et adore!
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joachim
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Ven 4 Nov - 9:43

Pfft : Lenot et Dusapin  
et pas Hummel, ni Kalkbrenner, ni Litolff, ni Scharwenka, Paderewski... mais c'est un scandâââle comme disait Marchais Laughing

Tiens si tu as un peu de temps, écoute donc ce concerto n° 4 de Litolff - le scherzo (à 12'53) est assez célèbre, si ça se trouve, tu connais...

https://www.youtube.com/watch?v=EatqNJiIgY0

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laudec

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Ven 4 Nov - 10:24

Il me plaît bien ce Litolff et ce concerto de découverte pour moi , tellement vivant et plein de ressources inattendues
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Icare
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MessageSujet: Tcherepnin/Litolff   Ven 4 Nov - 11:25

Joachim, je ne pense pas mourir demain. Laughing D'ailleurs, puisque tu évoques Paderewski, mercredi, j'ai failli acheter un cd où il y avait justement du concerto pour piano, seulement voilà, je suis tombé sur un cd qui avait la particularité rare d'associer le concerto de Grieg avec le N°2 de Liszt alors qu'en règle générale, il est couplé avec celui de Schumann que j'ai déjà. Puis, je suis tombé sur les deux concertos de Ravel que j'avais depuis longtemps dans le colimateur, en plus par Alicia de Larrocha dont on m'a dit le plus grand bien sur ce répertoire-là. N'ayant pas eu assez pour tout prendre, j'ai pris ce qui me parut prioritaire et ai reposé le "Paderewski" qui sera sûrement encore là la prochaine fois. Hehe

Tout en écrivant, j'ai mis le concerto de Litolff en fond pour m'en faire une idée. Je suis moins enthousiaste que Laudec mais son caractère alerte, vivant et décidé me va bien. Le concerto pour piano qui, ce matin, m'a alpagué de la première note à la dernière est le N°1 - Opus 12 en un mouvement d'Alexander Tcherepnin par Noriko Ogawa, le "Singapore Symphony Orchestra" sous la direction de Lan Shui. Il y a d'abord une excellente introduction sans piano où se développe un très beau thème principal par les cordes. Le mouvement répétitif de l'orchestre m'a fait penser à du "Phil Glass" avant l'heure et en mieux. J'ai tellement été captivé par l'introduction que j'ai été surpris lorsque le piano est entré en scène. J'avais presque oublié qu'il s'agissait d'un concerto pour piano. Et pourtant, à partir de là, je suis encore plus captivé, surtout lorsque le soliste s'accapare le thème principal. Je ne me souviens plus si lors des précédentes écoutes ce premier concerto pour piano de Tcherepnin m'avait autant séduit. Je pense que oui. Voilà ce que j'avais déjà écrit à propos du N°1 sur le topic dédié au compositeur:

<<Toujours en me fiant au commentaire de Joachim, je suis parti de l'idée que le N°1 Opus 12 serait, au contraire, celui qui me plairait le moins. En fait, je l'ai d'emblée beaucoup aimé... et tellement différent, il est vrai, du Sixième.... Ce que j'ai aimé dans ce premier concerto est la dimension très ample et contemplative de l'orchestre, notamment des cordes, par rapport au jeu plus terre-à-terre du piano et de la grosse percussion. J'ai vraiment aimé l'idée thématique de cette oeuvre ainsi que le développement qui en est fait. Enfin voilà, il y a une atmosphère globale qui m'a aussitôt séduit, c'est aussi simple que ça.>>

Le Concerto pour piano n°2 - Opus 26, également en un mouvement et environ de la même durée, m'a beaucoup plu aussi lors de cette nouvelle écoute. Il s'y passe des choses intéressantes, ce n'est pas juste du pousse-notes virtuose sans idées. C'est assez inventif - de jolies combinaisons instrumentales - et ça ne manque pas de verve ni de tempérament. Bon, je préfère quand même le premier concerto. En début d'après-midi, j'écouterai les N°3 & 4 et en fin de journée, les N°5 & 6.

N'empêche que ce n'est pas si facile d'écouter une oeuvre en écrivant son impression sur une autre. Je me suis donc arrêté un moment pour mieux me concentrer sur le concerto n°4 de Litolff. Dans l'ensemble, c'est un très beau concerto, plein de vitalité quoique un peu trop bavard par moments, du moins jusqu'à l'"adagio religioso - cantabile" que j'ai trouvé magnifique. Ensuite, j'avoue que le côté excessivement bavard reprend le dessus et qu'à partir de là il me fatigue un peu. Mais rien que pour le Scherzo et l'Adagio, je le note dans mon petit calpin des oeuvres à me procurer éventuellement. Merci Joachim de me l'avoir fait découvrir.


Dernière édition par Icare le Ven 4 Nov - 18:17, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Tcherepnin   Ven 4 Nov - 16:40

Je me suis procuré l'intégrale des concertos pour piano d'Alexander Tcherepnin entre septembre et octobre 2013, ce qui fait trois ans, avec pourtant l'impression de ne pas les avoir encore suffisamment écoutés. Heureux que cette chasse au "Best of" m'ait permis d'y revenir, d'autant plus que j'y trouve beaucoup de plaisir. Le Concerto pour piano n°3 - Opus 48 est, quant à lui, constitué de deux mouvements mais pour une durée qui dépasse de peu les 18 minutes. Pas de grands élans lyriques dans ce concerto, pas vraiment d'emphases, d'exubérance. En fait, c'est encore une fois une oeuvre dans le prolongement du N°2, inventif et astucieux. Ce sont vraiment les deux premiers adjectifs qui me viennent à l'esprit. Il y a comme un jeu du chat et de la souris entre le piano et l'orchestre, le soliste osant des teintes inédites. La relation "piano-orchestre" évolue dans la subtilité pendant tout le concerto et je dois reconnaître que c'est assez délicieux à mon oreille, même si le N°1 conserve ma préférence. Le Concerto pour piano n°4 - Opus 78 se constitue de la forme traditionnelle des trois mouvements, pour une durée qui dépasse les 28 minutes. A partir du N°4, on va vers une série de concertos plus longs. La physionomie change également. Le quatrième concerto dévoile déjà plus de lyrisme et d'emphase que les trois autres. Jusque là, ça ne signifie pas que je vais nécessairement le préférer aux trois précédents. J'apprécie énormément le lyrisme mais il n'est pas la condition incontournable pour que j'aime une musique. C'est peut-être pour cette raison que celle d'un Dusapin ou d'un Lenot ne m'est pas hermétique. Au-delà du lyrisme qui donne une autre dimension au N°4, je ne pourrais sans doute jamais "snober" un concerto qui contient un second mouvement aussi superbe et qui, cerise sur le gâteau, démarre sur un délicat solo de hautbois, un hautbois tout seul, sans rien autour, juste sa petite voix fragile et céleste...Puis, le piano combiné à une petite percussion entre en scène. C'est à ce moment là que je comprends pourquoi le sous-titre du concerto est Fantaisie. Le piano et la petite percussion prennent d'emblée un caractère espiègle inattendu et bienvenu. Ca ne dure pas sur tout le mouvement mais c'est bien là, tel un jet de fraîcheur clairement ludique: on n'est pas, et c'est très bien, dans un concerto trop sérieusement romantique, Tcherepnin n'a pas abandonné son sens de la fantaisie qui fait scintiller les N°2 & 3. Le troisième mouvement est également très réussi, présentant entre le piano et l'orchestre un caractère ludique et optimiste. Il en ressort une joie communicative. Ce quatrième concerto a peut-être détrôné le N°1 de son piédestal. Bientôt le 5 et le 6!
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MessageSujet: Tcherepnin   Ven 4 Nov - 18:50

Le Concerto pour piano n°5 - Opus 96 de Tcherepnin commence sur une belle combinaison d'intruments à vent de l'orchestre avec le piano, laissant transparaître une ambiance à la fois mystérieuse et poétique. Voilà une introduction qui ne dément absolument pas le sens de la fantaisie de son auteur. Suite à cette entrée toute en nuance, le concerto explose mais, encore une fois, les trouvailles, les idées, ne manquent pas. Il y a toujours une combinaison originale qui empêche toute routine de s'installer. Dans le second mouvement, lorsqu'un violoncelle solo entre en scène, repris après par un violon, commence un thème magnifique où le piano semble se mouvoir comme un funambule, en équilibre sur un fil. J'ai été scotché par la beauté de ce passage. Le troisième mouvement réserve, lui aussi, un passage lent de toute beauté qui sera interrompu par la combinaison piano/petites percussions à la sonorité claire: l'effet est saisissant. Le Concerto pour piano n°6 - Opus 99 se constitue également de trois mouvements. Il ne commence pas sur une ambiance mystérieuse et une orchestration aussi aérée que le précédent. L'Allegro démarre dans le vif du sujet et alors que l'on pense suivre un chemin tout balisé, surgissent les percussions qui se mêlent au jeu énergique du piano dans un ballet sonore et rythmique détonnant. L'Andantino révèle toute la créativité poétique de Tcherepnin. Peut-être le plus beau moment musical des six concertos dans l'absolu,d'un point-de-vue esthétique, encore que...les seconds mouvements respectifs des Concertos n°4 & 5 m'ont profondément touché.

Je vais sans doute faire une petite pause "musiques de films" avant de revenir à la dernière partie de mon cycle sur les concertos pour piano. Il risque d'être chaud en émotion puisqu'il y aura Prokofiev, Bartok, Ravel, Grieg, Liszt, Lepo Sumera, André Jolivet, Messiaen, Schnittke, Petrassi, Gaslini, Tubin, et quelques autres encore... Very Happy
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Ven 4 Nov - 20:31

Wouaouh... Le programme... ! Laughing  Bon courage ! , pour ma part comme tu sais, le rideau est clos...
Et derrière le rideau, je vous prépare la fin de mon compte-rendu des "Années de Pélerinage" de Liszt (ah ! il me transporte, lui !).
Après stop le piano un petit moment (déjà que quand même..., j'écoute toujours quelques concertos pour piano en cuisinant... )..
Vous allez me retrouver ailleurs sur ...., mais avant que tu ne closes ce fil, Icare, je redonnerai ma petite liste très légèrement révisée... Wink
P.S. : Et j'espère bien te lire sur Grieg et Bartok, et Ravel ............ !! Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Les concertos pour piano   Ven 4 Nov - 22:08

Nul besoin de courage pour écouter Prokofiev, Bartok, Ravel et les autres, juste de l'envie...et l'envie j'en ai à revendre! Very Happy
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