Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion  

Partagez | 
 

 Franz Lehar (1870-1948)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Franz Lehar (1870-1948)   Mar 24 Juil - 18:46

Ferenc (Franz) Lehar est un compositeur autrichien d'origine hongroise né le 30 avril 1870 à Komaron (auj. Komarno, Slovaquie), et mort le 24 octobre 1948 à Bad Ischl.

Ferenc est né dans une garnison, où son père, chef de musique militaire était affecté. Il semble que le grand père de son père ait été un certain La-Harde, un français rescapé de l'èpopée napoléonienne abandonné en Moravie.

Toujours plongé dans cette ambiance musicale, et au gré des différentes affectations de son père au quatre coins de l'empire d'Autriche-Hongrie, Ferenc décide de suivre des études musicales.

Après des études de violon au Conservatoire de Prague, il débute sa carrière en tant que chef d'orchestre militaire à Losonc, Pola, Trieste, Budapest et Vienne. Son premier opéra, Kukuschka, connaît, en 1896, à Leipzig, un franc succès. Mais il n'obtient la gloire qu'en 1905, avec La Veuve Joyeuse, qui est rapidement joué sur la plupart des grandes scènes européennes.

Suivent, entre autres : Le Comte de Luxembourg (1909), Zigeunerliebe (1910), Paganini (1925), Le Tsarévitch (1927), Friederike (1928), Le Pays du Sourire (1929), Giuditta (1934). On décèle de nombreuses influences slaves dans les opérettes de Franz Lehár. Sa musique s'adapte au folklore des différents lieux où nous entraînent les livrets.

La valse viennoise, bien sûr, y occupe une place prépondérante, mais de nouvelles danses et de nouveaux rythmes y sont également utilisés.

Sources : http://perso.orange.fr/anao/composit/lehar.html

(que je recommande pour des compléments d'information),

et :  http://membres.multimania.fr/andros/b/lehar.htm
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Mar 24 Juil - 18:54

Plus encore que l'ultra célèbre Veuve Joyeuse, j'aime beaucoup le Pays du Sourire, une opérette "triste" dans le sens qu'elle ne finit pas dans l'exubérance, mais bel et bien par des pleurs.
Revenir en haut Aller en bas
Snoopy
Admin
avatar

Nombre de messages : 21016
Age : 43
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Mar 24 Juil - 19:30

Merci pour la bio Wink
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Franz Lehar   Mar 24 Juil - 19:46

J'adore son opérette "la veuve joyeuse", l'air de cette opérette n'est-il pas "heure exquise qui nous grise lentement, la caresse, la promesse du moment, l'ineffable étreinte de nos désirs fous etc...) pour le Pays du sourire, cela me rappelle de si tristes souvenirs que je coupe le son quand il passe à la radio "Sur la mer calmée au loin une fumée montera comme un blanc panache etc) j'espère que ma boite à musique a bien fonctionnée, tout ce que j'ai entassé dans ma tête dans mon enfance.

Soyez sympas, si je me trompe coucou on me le dt.
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Mar 24 Juil - 20:18

Ludwig a écrit:
pour le Pays du sourire, cela me rappelle de si tristes souvenirs que je coupe le son quand il passe à la radio "Sur la mer calmée au loin une fumée montera comme un blanc panache etc) j'espère que ma boite à musique a bien fonctionnée, tout ce que j'ai entassé dans ma tête dans mon enfance.

Soyez sympas, si je me trompe coucou on me le dt.

Sur la mer calmée, c'est dans Madame Butterfly de Puccini et se passe au Japon
Le Pays du Sourire se passe en Chine, et on y trouve : "je t'ai donné mon coeur", "dans l'ombre blanche des pommiers en fleur" "toujours sourire, le coeur douloureux"...,
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Franz Lehar   Mar 24 Juil - 20:28

Honte à moi, connaître les paroles et ne pas savoir de quel opéra ils sont, merci Joachim, ma disciothèque comme à vieillir
Revenir en haut Aller en bas
Bel Canto
Admin
avatar

Nombre de messages : 5952
Age : 61
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Mer 25 Juil - 19:40

J'aime beaucoup la "Veuve joyeuse" qui était une des opérettes fétiche de mes parents. C'est une très belle oeuvre qui demande aux interprètes d'être aussi bons chanteurs qu'acteurs !
"Pardonne-moi chère patrie" I love you mais aussi bien sûr "Heure exquise", "Viens dans ce joli pavillon" et la chanson de Vylla "Là-bas dans nos rudes vallées" ...
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
Bel Canto
Admin
avatar

Nombre de messages : 5952
Age : 61
Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Sam 24 Oct - 14:26

Ses œuvres

L'or et l'argent (Gold und Silber), valse op 79, créée en 1899.
Wiener Frauen, Opérette, 21 novembre 1902, Theater an der Wien, Vienne
Rastelbinder, Opérette, 20 cécembre 1902, Carl-Theater Vienne
Der Göttergatte, Opérette, 20 janvier 1904, Carl-Theater Vienne
Die Juxheirat, Opérette, 21 décembre 1904, Theater an der Wien, Vienne
Die lustige Witwe (La Veuve joyeuse), Opérette, 30 décembre 1905, Theater an der Wien, Vienne
Das Fürstenkind, Opérette, 7 octobre 1909, Johann Strauß-Theater, Vienne
Der Graf von Luxemburg (Le Comte de Luxembourg), Opérette, 12 novembre 1909, Theater an der Wien, Vienne
Zigeunerliebe, Opérette, 8 janvier 1910, Carl-Theater Vienne
Eva, Opérette, 24 novembre 1911, Theater an der Wien, Vienne
Endlich allein', Opérette, 30 janvier 1914, Theater an der Wien, Vienne
Der Sterngucker, Opérette, 14 janvier 1916, Theater an der Wien, Vienne
Wo die Lerche singt, Opérette, 1 février 1918, Königliche Oper Budapest
Die blaue Mazurka, Opérette, 28 mai 1920, Theater an der Wien, Vienne
Frasquita, Opérette, 12 mai 1922, Theater an der Wien, Vienne
Das Land des Lächelns (Le Pays du sourire), Opérette, 9 février 1923, Theater an der Wien, Vienne (2e version : 10 octobre 1929, Metropol-Theater Berlin)
Cloclo, Opérette, 8 mars 1924, Bürgertheater Vienne
Paganini, Opérette, 30 octobre 1925, Johann Strauß-Theater Vienne
Der Zarewitsch (Le Tsarévitch), Opérette, 21 février 1927, Metropol-Theater Berlin
Friederike (Frédérique), Opérette, 4 octobre 1928, Metropol-Theater Vienne
Schön ist die Welt, Opérette, 3 décembre 1930, Metropol-Theater Vienne
Giuditta, Opérette, 20 janvier 1934, Opéra d'État de Vienne

source : Wikipedia
Revenir en haut Aller en bas
http://vitabella.sosblog.fr/index.htm
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Sam 24 Oct - 15:15

Et en complément Wink

Elfentanz-Waltz (1892)
Wiener Lebenslust-Waltz (of: Altwiener Liebeswalzer) (1892)
Il Guado, poème symphonique pour piano et orchestre (1895)
Adria-Waltz (of: Klänge aus Pola) (1895)
Märchenträume-Waltz (1896)
Stadtparkschönheiten-Waltz (1896)
Grützner-Waltz (1896)
Magyar Abrand, Fantaisie hongroise pour violon et orchestre op.45 (1897)
Ein Märschen aus Tausend und deine Nacht, scène fantastique pour violon et orchestre, op 46
Gold und Silber-Waltz op.75 (1899)
Jugend (Eine Vision), ouverture (1907)
Fieber, poème symphonique pour ténor, violon et orchestre (1915)
An der grauen Donau-Waltz (Donaulegenden) (1918)
Concertino pour violon et orchestre (1888)
Peter und Paul in Cockaigne, balletmuziek
Vergissmeinnicht, concertpolka
Rapsodie voor orkest ‘Musikalische Memoiren’
Asklepios - Pikanterien-Waltz
Ballsirenen-Waltz
Fata Morgana, concertgavotte op 59
Jupiter-Marsch (de Göttergatte, 1903)
Wilde Rosen, Boston Waltz (1921)
Die lustige Witwe, concertouverture (1940)

Karst-Lieder. Texte: Felix Falzari
1. Schicksalsahnung – 2. Erfüllung – 3. Was streift mein Blick… – 4. Ich drücke dein liebe Hand… – 5. Es duften die Blüten… – 6. Mein Traumschloß – Versunken… – 7. Verzaubert…
Die Gebe zog vorüber. Texte: Otto Eisenschitz (1863–1942)
1. Ich war sein Mädel – 2. Das erste Mal – 3. Am Bache im Gras


piano

Klaviersonaten F-Dur und d-Moll
Fantasie für Klavier (1887–8)
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Lun 15 Sep - 20:04

Un Franz Lehar inconnu : ses oeuvres pour piano. Là pas de valses ou mazurkas, mais des morceaux très "sérieux" qui, pour avoir une idée de comparaison, se rapproche un peu du romantisme du piano de Brahms.





Revenir en haut Aller en bas
Snoopy
Admin
avatar

Nombre de messages : 21016
Age : 43
Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Mar 16 Sep - 20:26

J'aime pas mal ce compositeur
Revenir en haut Aller en bas
http://musiqueclassique.forumpro.fr
Anouchka

avatar

Nombre de messages : 2873
Age : 56
Date d'inscription : 03/04/2014

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Dim 8 Mai - 22:18

Je suis en plein milieu de la vision de cette oeuvre, c'est la première fois (même si mes grand-parents puis parents écoutaient souvent les disques et les cassettes, donc je connaissais les grandes arias).
Cela m'amuse énormément !  Oui, comme le dit Bel Canto, il faut être aussi bon comédien que chanteur !! Certains d'ailleurs sont un peu faibles côté chant, les (grands) chanteurs sont presque "trop bien" , mais c'est très joli, la mise en scène est fabuleusement "au point", on se fait plaisir ... (les costumes, les décors, Montmartre, "chez Maxim's"...).
La distribution :
Fabio Luisi (maestro)
Alan Opie
Thomas Michael Allen
Kelli O'Hara
Danielle de Niese
Nathan Gunn
Rodney Gilfry
Susan Graham
Renée Fleming (la veuve ! Elle est juste jubilatoire, parfaitement à l'aise dans son jeu, rigolote, une voix de satin, et si belle en plus ! )
Alek Shrader
Stephen Costello

Création de 2014 et captation de 2015.

P.S. : J'ai été étonnée de voir que cette oeuvre avait été magnifiquement traduite en anglais, et tout tombe "pile poil" sur la musique -et pour les non-anglophones, les sous-titres français sont très drôles- . Je ne sais pas qui a traduit et adapté ça du français, mais c'est du grand art !
 (et je n'en suis qu'à la moitié !).
Revenir en haut Aller en bas
Anouchka

avatar

Nombre de messages : 2873
Age : 56
Date d'inscription : 03/04/2014

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Lun 9 Mai - 18:28

J'ai bouclé hier mon écoute, super jusqu'au bout ! J'ai beaucoup ri, chantonné, et visuellement c'est très beau. Renée Fleming et Nathan Gunn (le Comte Danielo de ce pays "Pontevedro" d'opérette), survolent évidemment complètement la distribution vocale: On nous offre là, de réelles voix d'opéra (au fait, j'ai lu, sauf erreur, que Véronique Gens avait, ou allait chanter, le rôle titre). On se moque un peu d'une intrigue très mince, pour avoir une "jolie récréation musicale et esthétique"..., ça ne va pas plus loin...!
J'ai appris, avec une candide surprise, que l'oeuvre n'avait été présentée en version française qu'en 1909. Beaucoup de gens pensent que c'est une opérette française, sans doute faisant un petit amalgame avec "la vie parisienne" d'Offenbach. Ce n'est finalement pas très grave, car la traduction française est superbe, celle en anglais aussi (même si "heure exquise etc..", deviens "I love you" -je schématise- Wink ).
Le cancan du ballet du Met est très réussi, brillant, parfaitement chorégraphié -Mais les "Valentin" sont un peu "effacés"-. J'ai encore vu mieux... (en vrai à Paris, et puis les scènes célèbres du film "French-Cancan" de Jean Renoir, avec Gabin et Arnoul qui sont mythiques).

Voilà qui me donne envie de remonter ce fil, pour en découvrir plus, et écouter les vidéos que Joachim a envoyées,  avec un peu plus de temps... Wink

Joachim a écrit:
Le Pays du Sourire se passe en Chine, et on y trouve : "je t'ai donné mon coeur"
: douce nostalgie, ce fut la chanson que mon papa chanta à maman pour lui déclarer son amour officiellement, lors d'un repas de copains. Je trouve ça d'un romantisme fou ! (et la mélodie n'est pas si facile que cela à chanter pour un ténor ! Récemment je l'ai entendue par Jonas Kaufmann sur un récital....)...
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Lun 9 Mai - 20:04

Anouchka a écrit:


Voilà qui me donne envie de remonter ce fil, pour en découvrir plus, et écouter les vidéos que Joachim a envoyées,  avec un peu plus de temps... Wink

Joachim a écrit:
Le Pays du Sourire se passe en Chine, et on y trouve : "je t'ai donné mon coeur"
: douce nostalgie, ce fut la chanson que mon papa chanta à maman pour lui déclarer son amour  officiellement, lors d'un repas de copains. Je trouve ça d'un romantisme fou ! (et la mélodie n'est pas si facile que cela à chanter pour un ténor ! Récemment je l'ai entendue par Jonas Kaufmann sur un récital....)...

Comme c'est curieux : comme je ne sais pas chanter, j'avais envoyé les paroles dans un courrier à ma femme (future) pendant nos fiançailles !

J'ai trouvé ce Pays du Sourire en français, mais malheureusement il manque la fin..




https://www.youtube.com/watch?v=98sUePwmXyc

Revenir en haut Aller en bas
Anouchka

avatar

Nombre de messages : 2873
Age : 56
Date d'inscription : 03/04/2014

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Lun 9 Mai - 21:18

Joachim a écrit:
Comme c'est curieux : comme je ne sais pas chanter, j'avais envoyé les paroles dans un courrier à ma femme (future) pendant nos fiançailles !
Mais c'est adorable !
Et maintenant, je vais écouter .. Wink MERCI !!! Very Happy
P.S. : Euh non, pas ce soir, car en fait tu m'envoies une vidéo de plus d'une heure, donc il va falloir que je programme .. mon temps Wink ; Mais je viens d'écouter le début, et la mise en scène m'a l'air très jolie.
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16725
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Lun 7 Aoû - 10:21

Voici la biographie Wikipedia, plus complète que celle ci-dessus, avec quelques ajouts de mon crû :

Franz Lehár, né le 30 avril 1870 à Komárom en Autriche-Hongrie (aujourd'hui Komárno en Slovaquie) et mort le 24 octobre 1948 à Bad Ischl (Autriche), est un compositeur autrichien d'origine hongroise.
Il est célèbre pour ses opérettes, dont la plus connue est La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe), représentée pour la première fois à Vienne en 1905. On retient aussi Le Pays du sourire (Das Land des Lächelns).


Franz Christian Lehár naît dans le royaume de Hongrie, en Autriche-Hongrie. Il est le fils aîné de Franz (Ferencz) Lehar senior (1838-1898), un chef de fanfare du 50e régiment d'infanterie de l'armée austro-hongroise, et de son épouse Krisztina Neubrandt (1849-1906). Outre Franz, le couple a eu 5 autres enfants : Eduard, Lajos, Maria Anna, Emilie et Anton.

Tandis que son jeune frère Anton entre à l'école des cadets à Vienne pour devenir officier, Franz étudie le violon et la composition au conservatoire de Prague. Son professeur de violon est Antonín Bennewitz, mais Antonín Dvořák le pousse vers la composition musicale. Après son diplôme en 1899, il rejoint l'orchestre de son père à Vienne, comme chef de musique adjoint. En 1902, il devient chef d'orchestre au Theater an der Wien, où son premier opéra, Wiener Frauen, est créé en novembre de cette année.

Lehár est surtout célèbre pour ses opérettes – dont la plus connue est La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) – mais il a aussi écrit des sonates, des poèmes symphoniques, des marches, et un certain nombre de valses. La plus populaire est sans doute Gold und Silber ("Or et Argent"), composée pour la princesse Pauline von Metternich en janvier 1902. Des airs de certaines de ses opérettes sont devenus des standards, notamment "Vilja" et la valse Heure exquise de La Veuve joyeuse ainsi que Je t'ai donné mon cœur (Dein ist mein ganzes Herz) du Pays du sourire.

Lehár était également associé au ténor Richard Tauber, qui a chanté dans plusieurs de ses opérettes, en commençant par Frasquita (1922), dans laquelle le compositeur avait trouvé un nouveau style. Entre 1925 et 1934, il écrit six opérettes spécialement pour la voix de Tauber.

Le Pays du sourire est créé à Berlin en 1929. Présentée d'abord à Vienne en 1923, avec le titre La Tunique jaune, sans Tauber, la pièce n'a pas eu le succès escompté. Grâce au ténor fétiche, Le Pays du sourire devient un des plus grands succès mondiaux de tous les temps.

Son dernier grand triomphe, Giuditta, en 1934, est retransmis en direct de l'opéra de Vienne par 120 radios dans le monde. Il se rapproche de l'opéra, sous l'influence perceptible de ses amis Puccini et Richard Strauss. Lehar est reconnu comme "grand parmi les grands".

En 1935, il décide de fonder sa propre maison d'édition, Glocken-Verlag ("Maison d'édition des cloches"), afin de maximiser son contrôle personnel sur les droits d'exécution à ses œuvres.

Lehár meurt en pleine gloire, un an après son épouse, en 1948 à Bad Ischl, près de Salzbourg, où il est enterré. Son frère Anton (1876-1962), colonel de l'armée austro-hongroise, appelé le baron Anton Freiherr von Lehár, est devenu administrateur de son domaine, et il a promu la popularité de la musique de Franz Lehár.

Rose de Noël, créée au Châtelet à Paris dix ans après sa mort, est une compilation très habile et respectueuse de musiques originales de Lehár, mises en forme par Miklos Rekaï, arrangées par Paul Bonneau (1918-1995).

Franz Lehár a passé le plus clair de sa vie adulte hors de la Hongrie ; néanmoins, il a toujours pratiqué le hongrois, sa langue maternelle jusqu'à sa mort. Il a continué à signer son nom à la mode hongroise, nom de famille en premier, avec un signe diacritique sur le "a".


Lehár et le Troisième Reich

Les relations de Franz Lehár avec le régime nazi étaient tendues. Il a toujours utilisé des librettistes juifs pour ses opéras et a fait partie du milieu culturel viennois, qui comprenait de nombreux juifs. En outre, bien que Lehár soit catholique, son épouse, Sophie (née Paschkis) (1878-1947) est d'origine juive. Elle se convertit au catholicisme avant leur mariage. Ces faits ont suffi à susciter l'hostilité envers eux et envers son travail.

Hitler, cependant, apprécie la musique de Lehár, et cette hostilité diminue dans toute l'Allemagne après une intervention de Goebbels. En 1938, Mme Lehár reçoit le statut de Ehrenarierin ("aryenne d'honneur par le mariage"). Néanmoins, on dénombre plusieurs tentatives d'expulsion.

Le régime nazi utilise la musique de Lehár à des fins de propagande : on joue sa musique lors de concerts dans le Paris occupé en 1941 et Lehar lui-même y dirige en janvier de la même année la version française du Pays du sourire. Les Lehár ne restent pas indifférents envers le régime : ils offrent un cadeau à Hitler pour son anniversaire en 1938. Même ainsi, l'influence de Lehár est limitée : malgré ses tentatives (non avérées) d'obtenir personnellement de Hitler une garantie d'impunité pour un de ses librettistes, Fritz Löhner-Beda, il n'a pas empêché sa déportation et son assassinat, ni pour son épouse, à Auschwitz.
Revenir en haut Aller en bas
Anouchka

avatar

Nombre de messages : 2873
Age : 56
Date d'inscription : 03/04/2014

MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   Ven 25 Aoû - 22:37

Merci Joachim pour cette bio complète, qui m'a beaucoup appris.
J'en étais restée à des "grandes lignes".
J'ai tellement aimé ma dernière vision de "La veuve joyeuse" (voir ci-dessus), au Met avec Renée Fleming ! Il ne me manque plus que le "Pays du sourire", qui est rarement donné, me semble-t-il ? J'irai voir si sur Youtube, il n'y a pas une version in extenso.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Franz Lehar (1870-1948)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Franz Lehar (1870-1948)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique classique :: Les compositeurs-
Sauter vers: