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 María Cállas

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Snoopy
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MessageSujet: María Cállas   Sam 26 Aoû - 21:53

María Cállas ( mais de son vrai nom María Kalogeropoúlou), née à New York le 2 décembre 1923 et morte à Paris le 16 septembre 1977, est une chanteuse d’opéra d'origine grecque.

Ánna María Kekilía Sofía Kalogeropoúlou naît à New York le 2 décembre 1923. Ses parents simplifient leur nom en Cállas. Ils mènent une vie misérable, ce qui n'empêche pas sa mère de rêver à l'établissement de ses filles comme de grandes artistes.

María étudie le piano, puis le chant. Elle est l'élève de Maria Trivela puis de Elvira de Hidalgo, qui sera également sa confidente. Elle débute à 17 ans dans Boccace de Franz von Suppé puis sa carrière prend un tournant décisif lorsqu'elle rencontre le chef d'orchestre italien Tullio Serafin, qui lui offre La Gioconda de Ponchielli aux arènes de Vérone en 1947. C'est lui qui fera de María La Cállas.

La même année elle épouse le patron d'une entreprise de briques et féru d'opéra, Gianbattista Meneghini. Ils divorceront avec fracas en 1960. María le « remplacera » par Aristote Onássis dont elle sera la maîtresse jusqu'en 1968, date à laquelle Onassis épouse Jacqueline Kennedy, ce que María considérera comme une trahison. Un enfant, Omerio Langrini, naîtra de leur liaison : né prématurément à Milan, il mourra quelques heures après sa naissance.

Entourée des plus remarquables artistes du siècle (Mario Del Monaco, Giuseppe Di Stefano, Boris Christoff, Georges Prêtre...), María Cállas se produit sur les plus grandes scènes du monde (New York, Londres, Paris, Milan, Venise, Rome — où elle fait scandale par une défection à la fin du premier acte de Norma de Bellini, obligeant le président de la république Giuseppe Saragat à quitter la salle — Buenos Aires, Mexico) mais fait aussi la une des journaux tant par son caractère de tigresse que par sa rivalité mémorable avec Renata Tebaldi (qui lui vaudra d'être exclue de la Scala de Milan).

Retirée de la scène à partir de 1970, elle se consacre à l'enseignement et aux récitals, subissant de nombreux ennuis de santé. En 1970-1971, elle se consacre ainsi à la direction de Master classes de chant à New York au cours desquelles elle prend soin d'expliquer, de détailler et de raisonner tous les rôles abordés par ses étudiants.

À partir de 1974, elle s'enferme dans son appartement parisien, avenue Georges-Mandel, s'enfonçant dans la solitude et écoutant inlassablement ses enregistrements.

Elle meurt le 16 septembre 1977 dans la solitude. La cause de sa mort reste aujourd'hui un mystère : si la raison officielle est « crise cardiaque », il est vraisemblable qu'elle se soit suicidée par une absorption massive de tranquillisants. La hâte avec laquelle elle fut incinérée, le vol de l'urne funéraire (retrouvée quelques jours plus tard) puis la dispersion de ses cendres en mer Égée rendront impossible toute autopsie.

De tessiture soprano, elle a abordé une large gamme de rôles allant du bel canto aux rôles de soprano dramatique et reste dans les mémoires comme l'une des plus grandes cantatrices du XXe siècle, à la fois par le timbre très particulier de sa voix et sa capacité à animer les personnages qu'elle jouait.

Si « la Cállas » demeure sans nul doute la cantatrice la plus célèbre de la seconde moitié du XXe siècle, sa renommée tient en partie à de mauvaises raisons. Sa vie privée, sa liaison avec Aristote Onassis, entre autres, ont fait la une des journaux à scandale à une époque où sa carrière était pratiquement terminée. Au-delà d'anecdotes sans intérêt, on oubliait tout ce qu'elle avait apporté à l'art lyrique à une époque où le public commençait à se détourner de spectacles conventionnels et routiniers. Sa technique transcendante lui permit d'aborder des styles aussi différents que ceux de : Giuseppe Verdi (Nabucco, Macbeth, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata, Un Ballo in Maschera, I Vespri Siciliani, La Forza del Destino, Aida, Otello), Gioacchino Rossini (Il turco in Italia, Il Barbiere di Siviglia, Armida), Amilcare Ponchielli (La Gioconda), Gaspare Spontini (La Vestale), Vincenzo Bellini (Norma, I Puritani, La Sonnambula), Luigi Cherubini (Medea - qu'elle incarna dans le film de Pasolini), Donizetti (Lucia di Lammermoor, La Favorite, Lucrezia Borgia) , Giacomo Puccini (Tosca, Turandot, Madama Butterfly, La Bohème, Manon Lescaut), Richard Wagner (Tristan und Isolde, Parsifal, Die Walküre), Umberto Giordano (André Chénier).

Elle fut la Lucia di Lammermoor de sa génération, révélant, au-delà de vocalises maîtrisées avec insolence, les multiples facettes d'un personnage troublant, ce qui ne l'empêcha pas d'incarner Isolde avec la même ardeur. Pas de virtuosité gratuite ou d'hédonisme inconsidéré dans ses interprétations mais le souci constant de rendre la musique plus expressive et de restituer à une partition sa vérité musicale et sa vraisemblance dramatique en utilisant qualités et défauts d'un timbre de voix dont la pureté n'était pas la qualité première. Elle fut l'une des premières à montrer qu'à l'opéra on pouvait jouer comme au théâtre ou au cinéma et se servir de son physique (on se rappelle comment elle modela le sien, peu flatteur au départ) et de son corps. Des deux rôles qu'elle a marqués à jamais, Norma et Tosca, elle fit de véritables incarnations. Tout cela grâce à une intuition artistique sans faille, soutenue par un travail incessant. Cantatrice libérée des conventions, osant remettre à l'honneur des ouvrages négligés, modèle de rigueur et d'exigence, María Cállas a légué à ses successeurs une leçon qui n'a pas toujours été suivie.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: María Cállas   Mar 12 Juin - 12:09

30 ans de la mort de Maria Callas

Disparue en 1977 à Paris, la diva légendaire, Maria Callas est dès cet été, le sujet de nombreux hommages.

Née à New York, en 1923, Cecilia Sophia Anna Maria Kalogeropoulos est une jeune fille forte mal aimée de sa mère. L'enfant de Brooklyn gravira une à une les marches de la gloire, d'abord à Athène où elle chante à l'Opéra. Devenue Maria Callas, la cantatrice qui fait ses adieux à la scène à l'âge de 41 ans (juillet 1965), a ébloui l'art du chant par son interprétation exigeante, son sens dramatique, sa technique et l'étendue de sa tessiture.

La Callas est un mythe, dès son vivant, admirée par Visconti. Elle incarne Tosca, La Gioconda, Anna Bolena, La Somnambule, Lady Macbeth, et surtout Violetta Valery dans La Traviata de Verdi. La Citadelle de Saint-Tropez ouvre le bal, les 22 et 23 juin 2007 avec un spectacle comprenant musiciens et chanteurs aux côté de l'actrice Marie Laforêt qui incarne la "Divina".

Le point d'orgue sera la série de représentations et de récitals en trois dates au Festival d'Athènes (1er, 9 et 14 juillet 2007, Odéon d'Hérode Atticus et Théâtre d'Epidaure avec June Anderson dans des extraits de Norma, Medea de Cherubini avec Anna Caterina Antonacci...).

Les joyaux de la vague commémorative sont attendus pour la rentrée de septembre: Emi classics prépare un coffret de 69 cd des enregistrements de Maria Callas, de 1949 à 1969, complété par un cd-rom (photos + livret), et un dvd qui dévoilera un inédit de la Rai: "Casta Diva" filmé en décembre 1957.
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MessageSujet: Re: María Cállas   Mar 12 Juin - 23:40

J'ai envie de rajouter un superbe témoignage, celui de l'actrice dirigée par Pier Paulo Pasolini dans sa Medea. Callas y fait montre d'un engagement scénique digne de ce que l'on raconte de ses prestations scéniques.
Il est disponible en DVD et est un chef-d'oeuvre esthétique.

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MessageSujet: callas "bio"   Mer 5 Déc - 20:01



J'ajoute la plus complète des biographies est celle de Jacques Lorcey qui suit sa carrière chronologiquement au "jour le jour" (très utile pour croiser les "infos"" sur sa discographie studio et "live").
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shanessean

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MessageSujet: Maria Callas   Sam 22 Aoû - 16:56

Bel hommage concernant le film "Médée" que j'ai énormément aimé. Pour le enrigistrement, comme nôus n'avons pas de DVD, il est difficle de juger sur les CD. J'au rais voulu l'entendre en français" dans le Médée de Cherubini. Là j'aurais pu juger de son universalité. Pour moi, un chanteur ou une cantatrice incapable de chanter correctement dans une autre langue que la sienne ^'est pas parfaite. Bon, elle est la meilleure en italien, d'accord.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: María Cállas   Jeu 25 Sep - 12:21



J'ai écouté plusieurs CD en extraits et cela semble de vraiment bonne qualité en regard des quelques CD que je possède et que je n'écoute plus tellement le son est mauvais !
Mais le prix est en conséquence aussi si on veut acheter la collection complète (280 € chez Amazon) ... cela me tente beaucoup mais ce n'est pas dans mes moyens et puis tout ne m'intéresse pas.
Je vais chercher si on peut en acheter à l'unité.

PS pour les amoureux de Bellini et de sa Norma ... et de Callas : allez en écouter des extraits ... c'est une petite merveille, avec l'orchestre de la Scala, dirigée par Serafin, Christa Ludwig et  Franco Corelli ... difficile de retrouver cela aujourd'hui même si l'enregistrement Sutherland/Caballe/Pavarotti/Ramey est également très bien.
> extraits chez qobuz
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Snoopy
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MessageSujet: Re: María Cállas   Jeu 25 Sep - 12:29

A l'heure du téléchargement illégal, ça fait cher en effet. Faut être motivé pale
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Anouchka

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MessageSujet: Re: María Cállas   Mar 1 Déc - 23:54

Je viens de regarder un télé-film de 2006, en deux parties, "Callas et Onassis"... Heuh..., ça fait un peu "pathos et Paris-Match" etc.. J'attendais plus, surtout au niveau archives vocales (on en a eu quand même, heureusement !, en particulier Norma, Tosca et Carmen). A noter que la couleur est clairement annoncée pour le spectateur : C'est une bio romancée de leur histoire d'amour houleuse, cela n'est pas une véritable bio de Callas, et j'ai vu des reportages un peu plus réalistes....
Un peu déçue même si j'ai passé un bon moment, je ne salue que la très belle prestation de l'acteur français Gérard Darmon en Onassis.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: María Cállas   Mar 1 Déc - 23:57

J'ai vu ce film il y a très longtemps mais j'avais bien aimé
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Anouchka

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MessageSujet: Re: María Cállas   Ven 4 Déc - 19:35

Finalement, ça m'a quand même fait passer un bon moment et redonner très envie de ré-écouter Callas.
Dommage cette toute fin de télé-film, ou Onassis vient dire au-revoir à Maria derrière son rideau d'appartement, terriblement malade (infarctus) et parce qu'il l'aime, quoi....
La réalité est bien plus bouleversante : C'est La Callas qui alla le voir tous les jours à l'Hôpital Américain de Neuilly, pour sa fin de vie, jusqu'à sa mort.
J'ignorais qu'elle ne lui avait survécu que deux ans.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: María Cállas   Ven 14 Oct - 1:01

Un peu plus gai sur "La Callas"...    : Ma nièce et filleule, qui habite près de Genève, vient de m'envoyer un mail pour me dire que pour calmer les pleurs du petit bébé fille qui a deux mois... , elle lui fait écouter les grandes arias de "La Callas" (entre autres berceuses..). (Dans le cadre du coffret de l'intégrale Callas remasteurisée de l'an dernier). En accord total avec son compagnon, grand chercheur au CERN (comme quoi la physique quantique et la grande musique d'opéra ne sont pas du tout incompatibles.....   ).
Bon, que La Callas serve de berceuse, cela m'a fait beaucoup rire, mais je ne lui ai  pas dit, au contraire, je l'ai félicitée  I love you .  Et pourquoi pas.... ?  Hehe Maria, tu dois être heureuse de savoir ça, du paradis où tu es..., toi qui hélas n'eus pas d'enfant.... !
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