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 Chants Grégorien

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Snoopy
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MessageSujet: Chants Grégorien   Ven 11 Aoû - 10:34

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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Chants Grégorien   Dim 31 Jan - 17:05



Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique romaine. Issu du chant de l'Eglise de Rome et du chant messin (Scola Metensis) répandus en Occident à la fin du VIIIe siècle, il reste pratiqué régulièrement dans certaines églises et communautés religieuses, spécialement dans les cérémonies plus solennelles de la liturgie du rite romain.
Indépendamment de la liturgie, le chant grégorien est aujourd'hui apprécié pour sa qualité esthétique. C'est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement, à la contemplation intérieure.

Caractéristiques

Le chant grégorien est un chant sacré anonyme, habituellement interprété par un chœur ou par un soliste appelé chantre. Il est destiné à soutenir le texte liturgique en latin.
On trouve des chœurs d'hommes ou de femmes, les abbayes de moniales au Moyen Âge chantaient le répertoire liturgique au même titre que les abbayes d'hommes.
Il doit se chanter a cappella, c'est-à-dire, sans accompagnement harmonisé instrumental, car toute harmonisation, même discrète, modifie la structure de cette musique.
Il s'agit d'un chant homophone — ou chant monodique — c'est-à-dire, une musique excluant les simultanéités sonores : toutes les voix qui l'exécutent chantent donc « à l'unisson ».
Du point de vue du système mélodique, le chant grégorien est de type modal et diatonique. Les chromatismes en sont généralement exclus, ainsi que les modulations et l'emploi de la sensible. Les différentes échelles utilisées, avec leurs degrés et leurs modes, sont appelées modes ecclésiastiques, ou échelles modales, ou modes anciens — par opposition aux échelles utilisées postérieurement en musique classique tonale.
C'est une musique récitative, qui prend son origine dans le texte, et qui favorise l'intériorisation et la conscience des paroles chantées. Il n'est pas cadencé, mais il est absolument rythmé. Son rythme est très varié, par opposition à la cadence régulière de la musique issue de la Renaissance. Le rythme, qui est une question complexe en chant grégorien, découle des paroles et de la musique, en superposant les deux logiques. Dans les passages psalmodiques ou syllabiques, le rythme vient principalement des paroles ; dans les passages neumatiques ou mélismatiques, c'est la mélodie qui devient prépondérante. Ces deux composantes sont toujours présentes.

Notation
Le chant grégorien dispose d'une notation spécifique, les neumes. Mais la notation n'est pas ce qui en fait la spécificité : des neumes peuvent servir à noter des musiques très variées. Des morceaux de composition tardive peuvent ainsi profiter d'un déguisement neumatique pour se glisser dans le répertoire.

Esthétique

Pour l'esthétique grégorienne, la date de composition importe peu ; dans la mesure où elle en reflète effectivement l'esprit, c'est-à-dire :
- La modalité est le premier élément spécifiquement grégorien. La modalité est en quelque sorte le paysage sous-jacent, dans lequel vient évoluer chaque pièce. Elle se manifeste de manière évidente par les teneurs dans la psalmodie, mais cette notion de teneur (simple ou multiple) structure tout le répertoire du plain-chant.
- Le rythme verbal est également une caractéristique essentielle du grégorien. Le rythme est évidemment verbal dans le style psalmodique et syllabique, mais cette logique verbale se prolonge également dans le style neumatique, et jusque dans les développements mélismatiques où se retrouve encore la dynamique verbale de l'accentuation latine.

Origines

Le chant grégorien doit son nom au pape Grégoire le Grand (fin du VIe siècle) auquel il a été attribué par l'historiographie carolingienne.
Le répertoire grégorien apparaît dans la seconde moitié du VIIIe siècle, dans la région de la Moselle, berceau de la puissance franque et notamment après la réforme de l'évêque Chrodegang de Metz, dans la juridiction de l'abbaye de Gorze. On l'appelle alors chant messin.
C'est d'abord en Angleterre, par l'envoi de missionnaires partis de Rome, puis et surtout à la demande de Pépin le Bref, de Charlemagne et de leurs successeurs, que le chant romain s'épanouit hors d'Italie.
Il s'est alors répandu pour répondre à la volonté d'unité et d'ordre du pouvoir politique et pour remplacer le chant gallican. La diffusion du chant grégorien, comme l'initiation de l' ordo romanus dans son ensemble, servit donc avant tout à la mise en place du nouvel ordre politico-religieux chrétien et à l'imitatio imperii voulue par le nouvel empereur d'Occident. L'Église en fut l'instrument autant que la bénéficiaire.
Le répertoire et les formes musicales que l'on appelle aujourd'hui grégoriens sont le résultat du mariage du chant romain, diffusé par le bouche à oreille, avec le chant et les répertoires locaux. Le chant grégorien médiéval est né de leur cohabitation prolongée pendant des siècles. Avant de pouvoir être mis par écrit et noté, le chant romain était en effet transmis par l'intermédiaire de chantres envoyés par le pape qui, à force de mémorisation et de répétitions, venaient former l'oreille et les choeurs des régions les plus reculées.
Ces échanges d'influences expliquent l'apparition de familles musicales différentes et la survivance de particularités locales à l'intérieur même de la tradition grégorienne.
Les recherches de Dom Jean Claire, moine de l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, démontrent qu'une des formes primitives du chant dit grégorien est née au milieu du VIIIe siècle, à Metz, ancienne capitale de l'Austrasie, favorisée, au niveau ecclésiastique, par saint Chrodegang de Metz, proche de Pépin le Bref. On parlait alors d'ailleurs de chant messin.
Plus tard, les grandes familles religieuses du Moyen Âge ont également donné naissance à leur propre tradition musicale grégorienne, souvent la diffusion des particularités musicales des livres de la maison mère (chant grégorien cistercien, cartusien, dominicain, etc.)
Ce mouvement d'uniformisation du chant sacré initié à grande échelle par les Carolingiens a été soutenu par la papauté et a accompagné l'implantation du christianisme en Europe. La diffusion du chant grégorien s'est largement appuyée sur les institutions monastiques, qui, malgré la constitution et le maintien de traditions mélodiques et d'un répertoire propres, différent du cursus romain spécialement pour l'antiphonaire de l'office, ont contribué à la diffusion du répertoire romain, par la copie et la compilation des textes religieux.
Le chant grégorien est habituellement considéré comme le point de départ de la musique occidentale savante, appelée musique classique. Cependant, celui-ci n'est pas né ex nihilo : en effet, les modes, les échelles, les mélodies même, faisaient sans doute partie des traditions orales appartenant aux nombreux groupes sociaux établis sur l'ancien empire romain — traditions gréco-romaines, celtiques et plus précisément gallicane, judéo-chrétiennes, germaniques, etc. L'autorité religieuse a, en fait, défini une norme de musique acceptable dans le cadre de l'office divin, préservant la sainteté et la dignité de celui-ci, en favorisant la contemplation et en bannissant strictement tout débordement sensuel ou tout aspect profane incongru.

Restauration du chant grégorien

Il fallut de longs travaux pour restaurer chant grégorien. Ce sont surtout les travaux des bénédictins de Solesmes qui rendirent possible cette restitution : Dom Joseph Pothier d'abord, qui après avoir retrouvé la lecture des neumes cursives, publia la première édition un peu sérieuse, le Liber gradualis de 1883, et fixa les principales règles d'exécution en 1880 dans ses Mélodies grégoriennes, rapidement devenues célèbres.
Dom André Mocquereau, disciple de Dom Pothier, fit la première restauration de la mélodie et du rythme, et l'énoncé des lois de l'interprétation traditionnelle (fortement imprégnées des conceptions musicales de l'époque).
En 1889, Dom Mocquereau fonda la Paléographie musicale, vaste recueil trimestriel, destiné à reproduire par la phototypie les principaux manuscrits de chant conservés dans les bibliothèques de l'Europe, et contenant des études et des analyses qui permirent d'étudier non seulement la ligne mélodique dans sa pureté originelle, mais les lois de composition et les moindres nuances d'interprétation. Toutefois aujourd'hui, il est possible de corriger et de dépasser les conceptions qui prédominaient au début du XXème siècle, pour aller plus près des sources, par la «sémiologie grégorienne ». Développée par son successeur Dom Eugène Cardine, c'est une méthode qui analyse l'utilisation des différents signes (ou neumes) primitifs, permettant ainsi de préciser l'interprétation des mélodies grégoriennes, particulièrement l'articulation du phrasé, du rythme et la durée des sons, grâce aux indications relativement précises des plus anciens manuscrits (notamment ceux qui utilisent la notation sangallienne - c'est-à-dire originaire de l'abbaye suisse de St Gall - et la notation messine).
Un premier aboutissement de ces travaux fut la publication à Rome, par une commission nommée par Pie X et présidée par Dom Pothier, d'une édition officielle pour toute l'Église, nommée édition vaticane. Le Graduel (contenant tous les chants de la Messe) parut en 1908; l'Antiphonaire (contenant tous les chants de l'Office, hors nocturnes) en 1912; et d'autres extraits ont été publiés depuis: l'office des morts, le chant de la Passion, les Répons de la semaine sainte et de Noël. C'est à l'abbaye de Solesmes qu'a été confié le soin de continuer et d'achever l'édition vaticane.
Les « éditions de Solesmes », ainsi qu'on les appelle, reproduisent l'édition vaticane, mais en la complétant par un système de signes dits rythmiques. Ces signes sont d'un intérêt mitigé.[non neutre] Ils sont en partie empruntés à la notation sangallienne, précisant l'interprétation traditionnelle du Moyen Âge, et en partie le reflet des théories de Dom Mocquereau.
Afin de faciliter la prise en compte des notations primitives dans le chant, Solesmes publiait en 1979 le Graduel Triplex, qui superpose la version en notes carrées de l'édition précédente et une copie minutieuse des notations sangallienne et messine. Les pièces grégoriennes y sont classées selon la forme ordinaire du rite romain (aussi appelée « messe de Paul VI »).

source : wikipedia
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Chants Grégorien   Dim 31 Jan - 17:23

Abbaye de Solesmes

L'abbaye fête cette année son millénaire.

Par suite de la baisse progressive du rôle de la mémoire, le chant grégorien tomba en complète décadence à la fin du moyen âge : les manuscrits n'offrent plus alors qu'une « lourde et assommante succession de notes carrées ». La Renaissance lui porte le coup de grâce : les mélodies sont corrigées par les musicologues officiels et les longues vocalises réduites à quelques notes.

En 1833, un jeune prêtre du diocèse du Mans, dom Prosper Guéranger, entreprend de restaurer la vie monastique bénédictine au prieuré de Solesmes, après les quarante années d'interruption due à la Révolution française : il aborde la restauration du chant grégorien avec enthousiasme. Il commence par s'attaquer à l'exécution et demande à ses moines de respecter dans leur chant le primat du texte : prononciation, accentuation et phrasé, autant de garanties de l'intelligibilité, au service de la prière. Dom Guéranger confie aussi à l'un de ses moines, la charge de restaurer les mélodies authentiques.

L'écriture « en fines pattes de mouche » des plus anciens manuscrits est alors indéchiffrable. Mais l'invention de la photographie vient bientôt rendre des services inappréciables. Peu à peu s'élabore une collection incomparable de fac-similés des principaux manuscrits de chant contenus dans les bibliothèques d'Europe : la Paléographie Musicale de Solesmes.
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joachim
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MessageSujet: Re: Chants Grégorien   Mer 11 Avr - 12:15

Je n'avais pas vu cet intéressant article de Bel Canto Embarassed

Le chant grégorien est donc apparu vers le règne de Charlemagne, autour de 800.

Je me demande donc ce qui était chanté dans les églises avant le grégorien. Des chants issus des textes hébraïques "adaptés" au christianisme ?
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MessageSujet: Re: Chants Grégorien   Aujourd'hui à 7:00

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