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 Wilhelm Furtwängler (1886-1954)

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Snoopy
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MessageSujet: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Mer 14 Fév - 11:21

Wilhelm Furtwängler né le 25 janvier 1886 à Berlin, mort le 30 novembre 1954 à Ebersteinburg (aujourd'hui quartier de Baden-Baden), chef d'orchestre et compositeur allemand.

Son père, Adolf, était archéologue, et sa mère, Adelheid (née Wendt) était peintre. Son oncle Phillip était mathématicien. Aîné de quatre enfants (Wilhelm, Walter, Märit et Annele), il passa la plus grande partie de son enfance à Munich, où son père enseignait à l'université. Il reçut une éducation musicale dès son plus jeune âge, développant très tôt une prédilection pour Beethoven, compositeur dont il resta "proche" toute sa vie. Il fut l'élève de Josef Rheinberger.

À l'époque où Furtwängler fit ses débuts comme chef d'orchestre, à l'âge de vingt ans, il avait déjà écrit diverses œuvres. Toutefois, l'accueil qu'elles avaient reçu étant très mitigé, et dans la crainte de l'insécurité matérielle liée à une carrière de compositeur, il préféra se consacrer pleinement à la direction d'orchestre. Lors de son premier concert, il dirigea le Kaim Orchestra dans la Neuvième Symphonie d'Anton Bruckner. Il assura des directions d'orchestres temporaires à Munich, Lübeck, Mannheim, Francfort-sur-le-Main et Vienne, avant d'obtenir des emplois plus durables, d'abord à la Berlin Staatskapelle en 1920, puis à l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig en 1922, où il succéda à Arthur Nikisch et, simultanément, au prestigieux Orchestre philharmonique de Berlin. Ultérieurement, il devint directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Vienne, du Festival de Salzbourg et du Festival de Bayreuth, cette dernière fonction étant à l'époque considérée comme le poste le plus prestigieux pour un chef d'orchestre en Allemagne.

Furtwängler était célèbre pour ses grandes difficultés à s'exprimer. Son élève Sergiu Celibidache se rappelait que son argument favori était "Bien, contentez-vous d'écouter [la musique]". Carl Brinitzer du service allemand de la BBC essaya un jour de l'interviewer, et éprouva l'impression d'avoir un imbécile devant lui. Un enregistrement d'une répétition avec un orchestre de Stockholm illustre pleinement ce problème : on n'y entend rien d'intelligible, juste une suite de marmonnements et de fredonnements. En dépit de cela, Furtwängler a toujours été très respecté parmi les musiciens d'orchestre.

Les rapports de Furtwängler avec Adolf Hitler et son attitude envers les Nazis ont occasionné de nombreuses polémiques. Lors de leur arrivée au pouvoir en 1933, il était très critique à leur encontre. En 1934, il lui fut d'ailleurs interdit de diriger la première de l'opéra de Paul Hindemith, Mathis der Maler, ce qui conduisit Furtwängler à démissionner de ses fonctions à l'Opéra de Berlin, en guise de protestation. En 1936, étant de plus en plus en froid avec le régime, il lui fut proposé de devenir chef principal de l'Orchestre philharmonique de New York, fonction dans laquelle il aurait succédé à Arturo Toscanini. Certains prétendirent à l'époque que Furtwängler avait fait mine de vouloir s'expatrier, dans une sorte de chantage destiné à obtenir à nouveau ses fonctions à l'Opéra de Berlin. Cette thèse fut accréditée en sous-main par Hermann Göring, qui parvint à "téléguider" une dépêche en ce sens du bureau berlinois de l'Associated Press. Cet épisode provoqua en retour une certaine animosité à New York à l'encontre de Furtwängler, certains allant jusqu'à prétendre que le chef d'orchestre était devenu en réalité un chaud partisan des Nazis. Bien que rien n'ait jamais été prouvé en ce sens (et que l'on reconnaisse aujourd'hui que Furtwängler se soit toujours obstinément refusé à pratiquer le salut nazi), cette fausse réputation a largement prévalu jusqu'à sa mort.

Furtwängler fut relativement bien traité par les Nazis, occupant une position enviable dans les milieux culturels du Troisième Reich. Ses concerts étaient souvent retransmis à la radio pour soutenir le moral des troupes allemandes, mais les autorités limitèrent toutefois le nombre de ses concerts publics. Son attitude envers les Juifs reste encore controversée aujourd'hui. D'un côté, il glorifiait certains artistes juifs tels qu'Arthur Schnabel, mais de l'autre il aurait soutenu le boycott des marchandises juives et aurait été très critique envers une prétendue "domination juive" dans les journaux de l'époque.

Vers la fin de la guerre, la pression nazie lui devenant insupportable, Furtwängler se réfugia en Suisse.

Inquiété après la guerre par les autorités d'occupation, Furtwängler déclara notamment :

"Je savais que l'Allemagne vivait dans une situation terrible ; je me suis senti responsable pour la musique allemande, et il était de mon devoir de survivre à cette crise, autant que je le pourrais. Le fait que mon art a été détourné pour la propagande est à mettre en balance avec le fait, plus important, que la musique allemande devait être préservée et jouée pour les Allemands par leurs propres musiciens. Ces personnes, les compatriotes de Bach et Beethoven, de Mozart et de Schubert, ont dû continuer à vivre sous le joug d'un régime obsédé par la guerre totale. Ceux qui n'ont pas eux-mêmes vécu ici durant cette période ne peuvent probablement pas la juger telle qu'elle était."

"Est-ce que Thomas Mann [qui était à l'époque très critique à l'encontre de Furtwängler] croit vraiment que, dans l'"Allemagne de Himmler", personne n'aurait dû se permettre de jouer Beethoven ? Ne pourrait-il pas comprendre que personne, plus que les Allemands qui vivaient sous la terreur de Himmler, n'avait plus besoin d'entendre Beethoven et son message de liberté et d'amour de l'humanité ? Je ne regrette pas d'être resté avec eux."

En 1948, il revient au Philharmonique de Berlin (Celibidache l'avait remplacé en 1945) et y reste en enchaînant les concerts, non pas dans la salle de l'Alte Philharmonie (détruite en février 1944) mais dans divers bâtiments berlinois, le plus souvent au Titania Palast, une salle de cinéma aménagée en salle de concert.

Furtwängler enchaîne les concerts à Vienne, où il a également beaucoup de succès, dirige régulièrement au Festival de Lucerne et au Festival de Bayreuth (festival qu'il réinaugure en 1951 avec la Symphonie n°9 de Beethoven).

Malgré les zones d'ombre de sa vie, il redevient un chef d'orchestre estimé et respecté dans toute l'Europe.

Wilhelm Furtwängler meurt en novembre 1954 d'une pneumonie à Baden-Baden, âgé de 68 ans.

Outre Celibidache, Furtwängler eut, parmi ses protégés, le pianiste Karlrobert Kreiten. Il eut également une grande influence sur le pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim, à propos duquel la veuve de Furtwängler, Elisabeth Furtwängler, disait qu'il "furtwänglisait" (Er furtwänglere.) Barenboim a enregistré le 2e symphonie de Furtwängler avec l'Orchestre symphonique de Chicago.

Furtwängler est resté célèbre pour ses interprétations de Beethoven, Brahms, Bruckner et Wagner. Cependant, il était également un champion de la musique moderne, et était connu pour ses directions d'œuvres très modernes, telles que le Concerto pour orchestre de Béla Bartók ou ses propres œuvres.

Son procès en dénazification en 1946 a fait l'objet d'une pièce de théâtre de Ronald Harwood : Taking Sides, créée à Londres en 1995. Ronald Harwood écrivit aussi le scénario de l'adaptation cinématographique, réalisée par István Szabó (2001).

La version française de la pièce mise en scène par Marcel Bluwal : A torts ou à raison a connu un grand succès et onze nominations aux Molières. Le rôle de Furtwängler était tenu par Michel Bouquet, celui de l'officier américain, inculte notoire, par Claude Brasseur.

Ses oeuvres les plus marquantes sont ses trois symphonies et son concerto symphonique pour piano et orchestre. Il a composé aussi d'autres oeuvres orchestrales, beaucoup de musique de chambre et de la musique vocale (dont un Te Deum).
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joachim
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Jeu 15 Fév - 12:40

Pour moi, Furtwangler est le plus grand des chefs pour l'interprétation de Beethoven !

Comme compositeur, je l'aime beaucoup aussi : j'ai en CD ses 3 symphonies et son quintette pour piano et cordes. Toutes ces oeuvres sont monumentales : les symphonies, le concerto symphonique pour piano et orchestre durent environ 1 heure 20. son quintette est le plus long que je connaisse : 1 heure 20 également. Et pourtant on ne s'ennuie pas à l'écoute de ces oeuvres;

Voici un lien sur Furtwangler : l'homme et l'oeuvre.

http://www.furtwangler.net/homme.html#intro
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joachim
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Sam 27 Mar - 20:15

Oeuvres principales :

Orchesterwerke

Ouverture en mi bémol majeur op. 3 WF 84 (1899)
Festliche Ouvertüre en fa majeur WF 108 (1904)
Symphonie en ré majeur WF 107 (1903)
Symphonie en si mineur WF 109 (1908)
Symphonie no 1 en si mineur WF 110 (1938-1941)
Symphonie no 2 en mi mineur WF 119 (1944-1945)
Symphonie no 3 en ut dièse mineur WF 120 (1947-1954)
Concerto symphonique pour piano & orchestra WF 114 (1924-1936)


Musique de chambre

Adagio für Violine, Cello und Klavier Op.IV No.1, WF 47
Sonate pour violon et piano en fa majeur (1896)
Petite Sonate pour violoncelle et piano en mi majeur (1896)
Trio avec piano en fa majeur (1896)
Quatuor à cordes no 1 "Quartetto quasi una fantasia" (1896)
Trio à cordes (2 violons et violoncelle) (1896-1897)
Variations pour quatuor à cordes (1897)
Sonate pour violon et piano en la mineur WF 81 (1898-1899)
Quintette avec piano en ut majeur WF 112 (1899)
Quatuor avec piano en ut mineur WF 82 (1899)
Trio avec piano en mi majeur WF 86 (1900)
Quatuor à cordes no 2 en fa dièse mineur (1901)
Trio avec piano en sol majeur (1902)
Quintette avec piano en ut majeur (1924-1935)
Sonate pour violon et piano n° 1 en ré mineur WF 113 (1935)
Sonate pour violon et piano n° 2 en ré majeur WF 115 (1938)


Musique chorale

Die erste Walpurgisnacht [sic] (J. W. von Goethe) für vier Solostimmen, 2 Chöre und Ensemble WF 65 (1897–1898)
Ich wandelte unter den Bäumen (Heinrich Heine) für Sopran- und Alt-Soli, Frauenchor und Klavier WF 69 (1898)
Schwindet ihr dunklen Wölbungen für Chor und Orchester (hach Goethes Faust I)  WF 104 (1902)
Religiöser Hymnus (O du Jungfrau, höchste Herrscherin der Welt) für Chor und Orchester WF 106 (1903)
Te Deum für vier Solostimmen, Chor und Orchester WF 111  (1902–09)


Klavierwerke
frühe Klavierstücke (Fantasien, Fugen etc.), dont :

Walzer A-Dur, WF 16
Adagio Op. II No. VIII h-Moll, WF 43
Sonata Opus II c-Moll, WF 53
Thema mit Variationen C-Dur, WF 60
Sonate d-Moll für Klavier, WF 68
Fuga E-Dur, WF 71
Fuga II H-Dur, WF 72
Fantasie I d-Moll, WF 93
Fantasie II c-Moll, WF 94
Drei Stücke für Klavier, WF 103b


Lieder

Solostimme und Klavier

Ein Stückchen von den Tieren (1893), WF 1
Das Veilchen (1894–1895), WF 13
Versiegte Tränen (1895), WF 25
Du sendest, Freund, mir Lieder (1895), WF 26
Das Vaterland (1896), WF 49
Erinnerung (Goethe) (1897), WF 57
Geduld (1897), WF 58
Sehnsucht (1898), WF 67
Blätterfall (1898,?), WF 73
Erinnerung (Körner) (1898,?), WF 74
Ganymed (1898,?), WF 75
Nebel (1898,?), WF 76
[ohne Titel] Wenn die Engel Harfe spielen (1.Fassung) (1898,?), WF 77
Lied: [Wenn die Engel Harfe spielen (2.Fassung)] (1898,?), WF 78
Der Schatzgräber (1898,?), WF 79
Der traurige Jäger (1898,?), WF 80
Der Soldat (1899), WF 83
Möwenflug (1900), WF 87
Wandrers Nachtlied (1900), WF 88
Auf dem See (1900), WF 90
Herbstgefühl (1902), WF 100


Duett für hohe und tiefe Stimme und Klavier

Wanderlied (1895), WF 39


Dernière édition par joachim le Mar 18 Oct - 13:06, édité 2 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Dim 17 Juil - 13:18

J'ai déjà parlé - mais où ? - de Furtwängler compositeur, dont je dois avoir presque tous les CD disponibles : les 3 symphonies et autres mouvements orchestraux, le concerto symphonique, le Te deum et Hymne, le monumental quintette avec piano, les sonates pour violon et piano...

Au cours d'une randonnée à Paris, j'ai trouvé ce CD à la Chaumière à musique :



Ce CD comporte uniquement des oeuvres d'extrême jeunesse :

Sonate pour piano n° 8 en ré mineur de 1898 : il avait 12 ans !
Sonate pour violon et piano n° 1 en la mineur de 1899
Trio n° 1 en fa majeur op 4 encore antérieur : 1896/97

Le petit trio (6 minutes et demi) est un simple thème et variations, composé quand il avait 10/11 ans montre bien l'enfant prodige qu'était Furt... L'année suivante il a composé cette sonate n° 8, là, c'est autre chose : en quatre mouvement et d'une durée de 24 minutes, on la croirait signée Brahms, le Brahms des intermezzi et capriccios de la fin de sa vie. J'ai un peu moins apprécié la sonate pour violon et piano.
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Olivier



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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Dim 17 Juil - 15:01

joachim a écrit:
Pour moi, Furtwangler est le plus grand des chefs pour l'interprétation de Beethoven !

Comme compositeur, je l'aime beaucoup aussi : j'ai en CD ses 3 symphonies et son quintette pour piano et cordes. Toutes ces oeuvres sont monumentales
Pour moi, je connais Furtwangler essentiellement comme l'archethype du Chef d'orchestre Allemand. J'apprécie beaucoup ses interprétations des symphonies de Beethoven, Schubert, Brahms et Bruckner, son Tristan de Wagner ainsi que le concerto pour violon de Mendelssohn avec Menuhin en soliste après la seconde guerre Mondiale.

En revanche, je ne connais pratiquement pas ses oeuvres à l'exception de sa seconde symphonie. Mais tu me donne envie d'explorer ce compositeur et en particulier sa musique de chambre.
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joachim
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Mar 18 Oct - 12:06

Longtemps qu'on n'a plus parlé de Fuertwängler compositeur, longtemps aussi que je n'ai plus écouté ses oeuvres...

Voici la géniale et brucknerienne 2ème symphonie en mi mineur, dirigée par Furtwängler lui-même. Pour l'époque (1953), le son n'est pas mauvais.

https://www.youtube.com/watch?v=CE9UGyHrklc



En tant que compositeur Wilhelm Furtwängler était trop bien conscient des préjugés probables qu'il rencontrerait. Le "monde", écrit-il dans ses Carnets, ne prendrait pas "sérieusement" les compositions d'un chef d'orchestre connu en tant que tel depuis 35 ans. Il ajoute sa propre vision de lui-même, dès le début de sa carrière, comme compositeur chef d'orchestre plutôt que d'un chef d'orchestre compositeur. Un autre problème se pose avec la critique qui l'a accusé de rejeter en gros la musique contemporaine, une charge qu'il rejette avec indignation, tout en insistant pour que l'avenir soit avec la tonalité, plutôt que l'individualisme éclectique qu'il a certainement trouvé insatisfaisant. Les choses universelles, écrit-il en 1940, ne peuvent être dites que dans un langage universel.

La deuxième des trois symphonies achevées de Furtwängler a été écrite en 1944 et 1945 et la création réalisée sous sa direction lors d'un concert donné par l'Orchestre Philharmonique de Berlin en Février 1948. Les dernières années de la guerre et de ses suites avaient apporté de nombreuses difficultés, et Furtwängler avait seulement été autorisé à reprendre sa carrière de chef d'orchestre en 1947. La nouvelle symphonie, qu'il a dirigée un certain nombre d'occasions au cours des années suivantes, justifie assez clairement sa vision de lui-même, comme avant tout un compositeur, contraint d'abord à se tourner vers la conduite d'orchestre comme façon de gagner sa vie. Le travail reflète ses propres points de vue de la symphonie, exprimé dans son carnet de 1948, et la nature essentielle de la tonalité sous une forme qu'il a constatée de la contribution allemande à la musique.

La Symphonie n° 2 en mi mineur, publiée par Brucknerverlag en 1952, décrite par Furtwängler comme son testament spirituel, est en quatre mouvements.
Le premier de ceux-ci, offrant une musique de complexité dense qui est puissamment en mouvement, s'ouvre avec une figure sinueuse des bassons, rejoints par les clarinettes avant l'entrée poignante des cordes, une musique qui monte en intensité et en animation, sous forme de brins thématiques développés.
Le second mouvement offre un apparent répit immédiat de la lutte, bien que l'humeur contemplative de la musique recèle des tensions internes. La mélodie d'ouverture offerte par les clarinettes est reprise par les flûtes et hautbois, les violoncelles conduisant ensuite à un deuxième élément thématique d'intensité plus dramatique. La musique atteint un grand point culminant, après quoi les cordes, et en particulier un violoncelle solo, ouvrent la voie à une conclusion tranquillement méditative, se terminant par un murmure.
Le scherzo est introduit par un basson, suivi de flûte et cor français, avant l'entrée des cordes, ce qui conduit à un Allegro qui commence par les cordes graves, le thème de l'alto repris par les instruments du registre supérieur, dont la trompette, avec toute l'insistance de Sibelius, dans un mouvement qui contient d'autres allusions thématiques à ce qui précède. Un point culminant dynamique est suivie d'une flûte solo jouant le thème d'ouverture, suivie par le cor français et les altos. Il y a une pause avant la reprise de l'allegro, d'abord confiée aux violoncelles et contrebasses. Un contraste lyrique est prévu dans un passage central qui apporte son propre élément de conflit, avant que le basson laisse entendre à nouveau le thème du scherzo, désormais repris par le reste de l'orchestre.
Le dernier mouvement est une substance de fond considérable. Il est introduit par le basson sur une contrebasse et pédale de violoncelle dans une lente préface d'un contour maintenant familier. Un mode positif en mi majeur apparaît, bien que ce soit dans les dernières pages que le dénouement a lieu, à la fin dans une résolution triomphante.
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Icare
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Mar 18 Oct - 18:12


Symphonie n°2 - Pas mon truc. No
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joachim
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Mer 19 Oct - 15:48

Icare a écrit:

Symphonie n°2 - Pas mon truc. No

Tu ne m'étonnes pas Rolling Eyes C'est pourtant assez proche de Bruckner, que, si je me souviens bien, tu apprécies quelque peu ?
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Icare
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Mer 19 Oct - 16:07

joachim a écrit:
Icare a écrit:

Symphonie n°2 - Pas mon truc. No

Tu ne m'étonnes pas Rolling Eyes  C'est pourtant assez proche de Bruckner, que, si je me souviens bien, tu apprécies quelque peu ?

La Romantique, effectivement, mais sans grande folie et un mouvement de la Septième, je crois. Mais, dès que c'est trop emphatique, fanfaresque et cuivreux, je décroche. Embarassed Inutile de te préciser que dans la symphonie, je préfère mille fois Beethoven et Mahler! Chez Bruckner J'aime bien sa musique religieuse. Very Happy
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MessageSujet: Re: Wilhelm Furtwängler (1886-1954)   Aujourd'hui à 3:10

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Wilhelm Furtwängler (1886-1954)
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