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 Lettre à Elise ( Beethoven )

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Snoopy
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MessageSujet: Lettre à Elise ( Beethoven )   Dim 4 Fév - 7:40

La Bagatelle n° 4, WoO 59, « Für Elise » (La Lettre à Élise) est une pièce musicale pour piano en la mineur composée par Ludwig van Beethoven autour des années 1810.

Cette pièce est de structure AABACA, suivie ensuite d'un développement. Le caractère musical est plutôt romantique, et annonce déjà le style expressif de Franz Schubert. Très appréciée des pianistes débutants pour sa relative facilité d'exécution, pour une oeuvre de Beethoven.

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joachim
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Dim 4 Fév - 11:12

Le titre exact, en allemand, est : Für Elise (pour Elise), mauvais souvenir de l' éditeur de la pièce, Nohl, en 1867. En fait, Elise est Thérèse Malfatti, pour qui Beethoven a composé cette peite pièce un 27 avril de l'année supposée 1810. L'autographe, aujourd'hui perdu, comportait probablement "Für Therese" !
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Dim 4 Fév - 11:35

Il faut toujours une femme pour qu'une oeuvre passe à la postérité... Wink
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joachim
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Jeu 18 Oct - 18:20

Un article d'Alain Duault...

http://www.lefigaro.fr/musique/2011/07/08/03006-20110708ARTFIG00479-beethoven-n-a-pas-compose-de-lettre-a-elise.php


LES PETITES HISTOIRES DE LA GRANDE MUSIQUE - En 1810, le compositeur installé à Vienne écrit, en pensant à une certaine Thérèse Malfatti, une Bagatelle en la mineur. Mais par quel mystère cette brève oeuvre pour piano est-elle devenue, un demi-siècle plus tard, la célèbre Lettre à Elise ?

Enfoncé dans un gros pardessus de drap noir, des bottes crottées et avachies traînant sur le pavé, son chapeau écrasé sur ses cheveux en bataille, il marche lentement, lourdement, dans les rues de Vienne, désertes à cette heure tardive. Il s'arrête par instants, se tient aux murs, semble chercher dans l'obscurité épaisse quelque chose qu'il ne distingue pas. Il a dans la tête comme une masse cotonneuse, pesante. Cet homme qui erre dans la ville silencieuse en cherchant les remparts qu'il ne retrouve pas au milieu de cette nuit, c'est Ludwig van Beethoven. Nous sommes en mai 1810: il a 40 ans. Depuis quelques années, il est enfermé dans ce brouillard intérieur d'une surdité qui empire. Pourtant, il sait comme personne voir dans le ciel rayé de nuages ces figures qui inspirent sa musique. Car ce qu'il n'entend pas, il sait le faire résonner dans les symphonies qu'il compose et qui étonnent déjà ceux qui les découvrent. Cet homme-là a des mondes en lui. Et ces mondes se nouent, se conjuguent, s'embrasent.

Mais alors qu'il vient de composer sa cinquième symphonie, avec ces si fameuses quatre notes qui l'ouvrent (po po po pom) et dont il explique qu'elles représentent les coups du destin («Ainsi frappe le destin à la porte», écrit-il en réponse à son ami Schindler qui l'interrogeait sur leur signification), cet homme que nous suivons cette nuit-là, errant dans les rues de Vienne, est un homme malheureux.

En 1809, désespéré de ne pas parvenir à vivre comme il le voudrait dans cette ville qui lui paraît trop frivole pour entendre ce qu'il a de si fort à crier, Beethoven est prêt à quitter Vienne. Une jeune femme, Maria Erdödy, pourtant à demi paralysée et régulièrement rompue par des états dépressifs, sait le retenir, non par quelque manœuvre amoureuse, mais en convainquant trois mécènes de faire en sorte que Beethoven puisse vivre débarrassé de tout souci matériel. Ce sont trois jeunes mélomanes riches: le prince Lobkowitz, son beau-frère le prince Kinsky, et l'archiduc Rodolphe. Poussés par elle, ils rédigent un document officiel par lequel ils s'engagent à verser à Beethoven une rente annuelle de 4000 florins. En échange, le compositeur demeurera à Vienne pour y exercer son art. Est-ce suffisant pour rendre Beethoven heureux? Evidemment pas, mais assez pour lui permettre de se lancer activement dans son cinquième concerto pour piano... au moment où s'activent les prépar.tifs de la mobilisation d'une nouvelle guerre contre la France. Beethoven note d'ailleurs en marge des esquisses de son concerto: «Chant de triomphe pour le combat! Attaque! Victoire!» Cette victoire espérée l'exalte mais n'apaise pas tous ses tourments. Singulièrement ses tourments amoureux.

Les relations de Beethoven avec les femmes ont toujours été compliquées : quelques années plus tôt, son amour pour Joséphine de Brunswick semble s'accommoder de la mort du mari de celle-ci mais la jeune femme s'éloigne pourtant. Maria Erdödy, elle aussi, après avoir obtenu qu'il demeure à Vienne, rompt avec celui pour lequel elle a œuvré et qui a un temps habité chez elle (mais pas avec elle) avant de regagner cette maison sur les remparts que lui a trouvée, en 1804, son ami Ries. Mais cette maison qui jouit d'une très belle vue sur la campagne viennoise va être secouée par l'offensive française: en cinq jours, du 19 au 23 avril 1809, Napoléon a chassé les Autrichiens de Bavière. Il marche rapidement sur Vienne et, le 11 mai, ordonne à son artillerie de bombarder la ville. Beethoven, la tête labourée par les bruits du canon, qu'il ne perçoit que comme un grondement obstiné mais lancinant, se réfugie dans une cave chez son frère en se couvrant la tête de coussins. Le 13 mai, l'armée française, 120.000 hommes, occupe Vienne. Les vivres manquent bientôt. Beethoven se sent confiné dans cette ville dont il aime tant habituellement s'échapper pour respirer la nature. Un jour qu'il se risque à une courte promenade et prend des notes sur son carnet, il est arrêté quelques heures: on le soupçonne d'espionnage ! Pour comble de malheur, Napoléon ayant décidé de détruire les remparts de la ville, ses pauvres oreilles malades doivent encore subir les grondements des mines sous ses fenêtres ! Les mois qui suivent le laissent démuni, à tous les sens du terme : les princes ne lui versent plus sa rente. Pourtant, au milieu des ruines et du malheur, alors qu'il a du mal à composer quoi que ce soit et que la disette lui fait écrire à son éditeur, début janvier 1810, qu'«il n'y a plus de pain mangeable», il rêve toujours d'attacher à sa vie une femme qui représentera pour lui cet «amour conjugal» qu'il a mis en musique dans son Fidelio. Bientôt surgira dans sa vie Bettina Brentano, la jeune amie de Goethe, messagère du romantisme.

Mais, auparavant, il va s'exalter pour une jeune femme pleine d'un réel charme, pimenté par une sorte de gaieté d'oiseau.

Sœur d'Anna Malfatti, la fiancée d'un de ses amis, par l'intermédiaire de qui il l'a rencontrée, cette jeune aristocrate de 18 ans, née en 1792, s'appelle Thérèse Malfatti von Rohrenbach zu Dezza. A peine Beethoven la voit-il qu'il en tombe amoureux. Il lui écrit, il soigne sa tenue quand il sait qu'il va la rencontrer, il emprunte même un miroir ! Mais cette jeune fille, qu'un pastel anonyme de l'époque nous montre comme une jolie brune frisée au regard profond, coiffée d'un large chapeau de paille, les oreilles ornées de deux magnifiques perles en forme de poire, s'amuse sans doute de ce regard que Beethoven fait peser sur elle. Sans plus. D'ailleurs, un instant lucide, il lui écrit qu'elle est «volage» et «traite tout dans la vie si légèrement». Peut-être celle qu'un tableau d'époque nous montre en robe blanche, assise au pianoforte au milieu du cercle de famille, est-elle un instant intéressée par le compositeur et virtuose, dont la réputation à Vienne n'a cessé de grandir. D'ailleurs, il pousse son avantage à travers la musique : «N'oubliez pas le piano, et en général la musique prise dans son ensemble. Vous y avez un si beau talent, pourquoi ne pas le cultiver tout à fait?» Il semble aussi qu'il compose pour elle - ou à tout le moins est-il inspiré par elle : «Quelle différence aurez-vous sentie entre la façon de traiter le thème que j'avais trouvé l'autre soir et la manière dont je vous l'ai écrit dernièrement?» Il lui parle sans doute beaucoup, elle sourit, pépie, rit, bat des mains, tourne sur elle-même avec légèreté pour dévoiler ses chevilles en pouffant et déjà Beethoven s'enflamme... Lui a-t-elle laissé entrevoir la possibilité de l'aimer? A-t-elle appuyé quelques regards avec une coquetterie propre à allu mer un incendie dans le cœur d'étoupe de Beethoven? Sans doute puisque, sans plus hésiter, en mai 1810, le compositeur s'en va faire sa demande en mariage au père, Jacob Malfatti von Rohrenbach - qui n'est que d'un an seulement l'aîné de Beethoven. Pourtant, ce n'est pas tant la différence d'âge, point extraordinaire à l'époque, qui motive le refus - elle épousera d'ailleurs six ans plus tard Wilhelm von Drossdik, un noble autrichien qui n'a qu'un an de moins que Beethoven -, mais tout simplement le fait que ni elle ni son père n'entrevoient l'utilité de ce mariage. Lorsque sa demande est repoussée, Beethoven se sent «précipité des régions de la plus haute extase dans une chute profonde». Le rêveur qu'il est se montre fragile comme un cristal qui vibre sous le doigt et peut se briser: «Je ne peux donc chercher un point d'appui qu'au plus profond, au plus intime de mon être; ainsi, à l'extérieur il n'y en a absolument aucun pour moi. Non, rien que des blessures pour moi dans l'amitié et les sentiments du même genre. Qu'il en soit ainsi, pour toi, pauvre Beethoven, il n'y a pour toi aucun bonheur de l'extérieur, c'est toi qui dois te créer tout en toi-même; seulement dans le monde idéal tu trouveras des amis.» Déchirante profes sion de foi romantique en même temps qu'affirmation douloureuse d'un échec qui le rejette dans la solitude. Il ne lui reste qu'à boire, à creuser en lui, à errer la nuit pour retrouver sa maison, à composer pour vivre une autre vie.

Tout cela n'aurait été qu'une étape de plus dans les difficiles relations de Beethoven avec les femmes si cette Thérèse Malfatti n'avait fait que ce passage météorique dans sa vie. Mais elle y a aussi imprimé sa marque à travers une œuvre pour piano brève qui demeure aujourd'hui une des plus célèbres du compositeur, même si elle n'a été publiée qu'après sa mort: c'est la Bagatelle en la mineur, plus connue sous la dénomination (qui n'est évidemment pas de Beethoven) de Lettre à Elise. Quel rapport avec Thérèse Malfatti ? Il semble avéré que c'est à l'intention de la jeune Thérèse que Beethoven a composé cette pièce souple et fluide dont le thème annonce le style de Chopin (qui naît d'ailleurs cette même année 1810...). Cette Bagatelle est demeurée dans une liasse de ses manuscrits jusqu'à la mort du compositeur, en 1827.

Ce n'est qu'en 1865 que le musicologue Ludwig Nohl, qui l'a découverte, décide de la publier. Mais le document est en mauvais état et sa lecture est difficile. Ludwig Nohl se concentre sur la musique, qu'il restitue, avant d'observer la dédicace manuscrite: il lit «für»,c'est-à-dire pour, puis un prénom dont il distingue bien les deux dernières lettres «se», sans parvenir à déchiffrer le début, sorte de pâté d'encre dont même l'analyse à la loupe ne montre rien de clair. Ludwig Nohl a peut-être une cousine ou une nièce qui répond au doux prénom d'Elise avec se à la fin... Toujours est-il qu'il fait imprimer für Elise quand il publie cette Bagatelle deux ans plus tard, en 1867. Le succès de cette charmante mélodie est fulgurant et la simplicité de son exécution telle qu'elle fait bientôt fureur dans les salons. Il faut donc lui trouver un nom. Elle est dédiée à Elise? Va donc pour la Lettre à Elise. Aurait-elle eu le même succès si elle s'était appelée la Lettre à Thérèse?

Reste que si Beethoven n'a jamais écrit de lettre à Elise, il n'en a pas moins composé une fort jolie mélodie en souvenir d'une jeune fille qu'il a peut-être aimée ou cru aimer et qui ainsi, sous son faux prénom, demeure à jamais dans la mémoire des mélomanes. Et ce, sans qu'elle l'ait sans doute jamais entendue: Thérèse mourut en 1851, seize ans avant la publication de cette Lettre à Elise.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Jeu 18 Oct - 18:44

Au fait, avec tout ça on ne sait meme pas si la belle a reçu sa lettre? Laughing
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Pianoline
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Jeu 18 Oct - 20:42

Jolie petite histoire, Very Happy

(je comprends un peu la fille, elle avait 18 ans, elle avait envie de se sentir aimer sans prendre ca au sérieux, puis normal qu'elle prenne la "vie" à la légère à cet âge, Beethov en avait 40 quand même, T_T
Ca se trouve, en entendant la fameuse Lettre à Elise, elle aurait aimé mais sans y voir toute l'importance donc ca ne change pas grand chose, Hehe )
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jifi

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MessageSujet: Archives   Mar 23 Oct - 15:39

Bonjour,

Archives : la plus belle version que j'ai entendue est celle de Artur Schnabel

Bonne recherche, bonne écoute
jifi
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 23 Oct - 18:43

Pianoline a écrit:


(je comprends un peu la fille, elle avait 18 ans, elle avait envie de se sentir aimer sans prendre ca au sérieux,

C'est en effet cela que n'a pas compris Lulu. Mais peut on lui en vouloir? L'amour rend aveugle et son caractère passionné n'a pu du simplifier les choses
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Sam 6 Sep - 1:08

Bon, revenons un peu sur cette fameuse lettre... :
(NB , je la joue au piano et je chante la chanson marrante d'Anne Sylvestre (dont je ne croyais pas qu'elle avait cet humour-là !!). Hehe

Je voulais juste dire que la fameuse destinataire, dont Anne Sylvestre se moque allegretto (boujour les triples croches à chanter !), est toujours très inconnue, même si on a des pistes, et qu'il s'agirait d'une certaine Thérèse von Brunswick, une élève.... , ou,
Klaus Martin Kopitz, un musicologue allemand expert de Ludwig van Beethoven, a affirmé à l'AFP qu'il s'agit d'Elisabeth Roeckel
Rien n'est prouvé, et dans ce domaine, ce cher Ludwig avec sa vie privée plus que compliquée, a pu brouiller les pistes...
Finalement, Elise n'est peut-être que le fantasme d'un Beethoven très déprimé, qui a souvent connu l'envers du décor avec les (nombreuses) femmes qu'il a aimées.... avec pas mal de chagrin. Quel dommage...
Et même si ce morceau est un peu une "scie" (hélas c'est l'une des partitions des débutants, donc bon...), c'est beau !


Dernière édition par Anouchka le Sam 6 Sep - 1:32, édité 1 fois
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Sam 6 Sep - 1:10

P.S. : Anne Sylvestre dit dans sa chanson "Elise... tu aurais quand même pu accuser réception... par courrier recommandé..." (MDR).
A écouter.... (Youtube a sans doute ça).
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Sam 6 Sep - 18:40

Anouchka a écrit:

Je voulais juste dire que la fameuse destinataire, dont Anne Sylvestre se moque allegretto (boujour les triples croches à chanter !), est toujours très inconnue, même si on a des pistes, et qu'il s'agirait d'une certaine Thérèse von Brunswick, une élève....

Tu ne confonds pas avec "l'immortelle bien aimée" dans son testament dit de Heiligenstadt?
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Sam 6 Sep - 18:41

Pianoline a écrit:

(je comprends un peu la fille, elle avait 18 ans, elle avait envie de se sentir aimer sans prendre ca au sérieux,

Une allumeuse quoi...
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Sam 6 Sep - 19:04

Je parle de "Thérèse" et de ta réponse à mon premier message :

Pas complètement... car il l'a tellement aimée, celle-ci.... , "la femme de sa vie" ???, que "la lettre à Elise", je le redis intuitivement , fantasme amoureux -déjà, le titre l'indique"-, peut être un témoignage fou et final à celle que l'on aime et regrette à jamais... Bref , l'un des deux "grands" amours, peut-être, de la vie d'un homme.... Wink
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claude fernandez



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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 21 Oct - 5:07

joachim a écrit:
Il semble avéré que c'est à l'intention de la jeune Thérèse que Beethoven a composé cette pièce souple et fluide dont le thème annonce le style de Chopin (qui naît d'ailleurs cette même année 1810...).

C'est vrai que la pièce peut rappeler notamment Tristesse de Chopin, une mélodie très intimiste qui en constitue le thème principal et au centre un passage très lyrique plus agité, avec des gammes et passages chromatiques, à mon avis absolument remarquable chez les 2 compositeurs. Et un effet de reprise de la mélodie initiale particulièrement pathétique...
Cette Lettre à Élise, quelque peu méprisée par les mélomanes supérieurs, pourrait être une des plus inspirées de Beethoven.
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Icare
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 21 Oct - 18:46

...mélomanes supérieurs...? Y aurait-il donc des mélomanes inférieurs? Laughing
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joachim
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 21 Oct - 19:55

Icare a écrit:
...mélomanes supérieurs...? Y aurait-il donc des mélomanes inférieurs? Laughing

Ptdr Je pense que Claude veut dire par là qu'un "vrai" mélomane dédaigne ce morceau, car trop connu et interprété de diverses façons (même dans la variété, avec "tout l'amour que j'ai pour toi" de Dalida). Ces mêmes mélomanes qui repoussent la Petite musique de nuit, la chevauchée des Walkyries, et j'en passe, en somme tout ce qui est trop râbaché. fi, fi comme ils disent..
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Icare
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 21 Oct - 20:30

Je trouve idiot de mépriser des thèmes musicaux pour la simple raison de leur grande célébrité. Ne plus trop avoir envie de les réécouter souvent parce que trop entendus, trop rabâchés, c'est compréhensible, mais le dédain, non. La Lettre à Elise, c'est une pièce mélodique magnifique, archi-célèbre et alors? J'aurai toujours envie de l'écouter un jour ou l'autre, tout comme la Petite Musique de Nuit de Mozart que j'ai d'ailleurs réécouté avec plaisir il y a peu, ainsi que le Boléro de Ravel.
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claude fernandez



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MessageSujet: mélomanes supérieurs   Mar 21 Oct - 20:43

Icare a écrit:
...mélomanes supérieurs...? Y aurait-il donc des mélomanes inférieurs? Laughing

Les "mélomanes supérieurs" se trouvent sur une certaine liste yahoo que je ne nommerais pas :-)
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mar 21 Oct - 23:41

Y aurait-il donc des mélomanes "inférieurs", ou "supérieurs" ? (du coup, je ne sais plus qui a écrit cela... ? -rires-).

Ouh la la ! Bien sûr que non !!!!! Evil or Very Mad  Je m'insurge totalement, sur "mélomane inférieur", et "mélomane supérieur", que cela plaise ou non (rires). Sans vouloir faire de peine à la personne qui a écrit cela. C'est sans doute une petite maladresse, c'est tout, et ce n'est pas important du tout, du tout !! (= des "queues de cerise" comme le disait joliment Joachim sur un autre fil -j'ai trouvé cela vrai et charmant-).
Un mélomane est un mélomane, point. Ensuite, il y a des mélomanes "plus experts que d'autres", et encore !!, cela dépend des domaines !!!
Icare peut, par exemple, être super expert sur la musique papou, Joachim sur la musique irlandaise, et moi sur celle de l'Amazonie, et cela n'a rien à voir.... Les hiérarchies sont stupides, humble avis !
Par contre, qui dit "musicologue", dit "expert musical", reconnu, prouvé, diplômé ès musique, musicien, etc..., et possédant une vraie science sur la musique.
(Idem pour les soi-disant "philosophes" qui se médiatisent à tour de bras, qui sont en fait, UNIQUEMENT des agrégés de philo qui ont pondu deux trois trucs et se font mousser, c'est tout.  (Autre débat, que je connaîs). )
Oublions "inférieur" et "supérieur", comme dans les classes du Titanic ! , et revenons à Elise !!!!
"La lettre à Elise", j'en ai témoigné plus haut, reste un absolu délice à jouer, et à écouter, et tant pis si c'est un morceau "facile pour les débutants" (merci Ludwig ! ), qu'Elise soit "énigmatique" ou pas ! -quelle qu'elle soit, l'aimée ! -,  (on s'en fiche...). Tube, certes, mais adorable....!  Very Happy
Comme une rose qui vient d'éclore d'un rosier "connu au jardin" , ou une mousse au chocolat "de maman" , ou un coucher de soleil (de tous les jours en cet automne idien)  : Banal , alors ?? Peut-être, pas toujours !, mais on déguste cela, c'est "presque familier", sans l'être complètement... On ne s'en lasse pas !  
Des plaisirs tels, je voudrais bien en avoir, musicalement, tous les jours.................. !
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   Mer 22 Oct - 1:09

Alain Duault a écrit:
Enfoncé dans un gros pardessus de drap noir, des bottes crottées et avachies traînant sur le pavé, son chapeau écrasé sur ses cheveux en bataille, il marche lentement, lourdement, dans les rues de Vienne, désertes à cette heure tardive. Il s'arrête par instants, se tient aux murs, semble chercher dans l'obscurité épaisse quelque chose qu'il ne distingue pas. Il a dans la tête comme une masse cotonneuse, pesante. Cet homme qui erre dans la ville silencieuse en cherchant les remparts qu'il ne retrouve pas au milieu de cette nuit, c'est Ludwig van Beethoven. Nous sommes en mai 1810: il a 40 ans. Depuis quelques années, il est enfermé dans ce brouillard intérieur d'une surdité qui empire. Pourtant, il sait comme personne voir dans le ciel rayé de nuages ces figures qui inspirent sa musique. Car ce qu'il n'entend pas, il sait le faire résonner dans les symphonies qu'il compose et qui étonnent déjà ceux qui les découvrent. Cet homme-là a des mondes en lui. Et ces mondes se nouent, se conjuguent, s'embrasent.

Cité par Joachim page précédente...

Waouh !! On est dans "Ludwig van B.", là !!! (voir fil ad hoc...). Sacré Lulu.... I love you
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MessageSujet: Re: Lettre à Elise ( Beethoven )   

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Lettre à Elise ( Beethoven )
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