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 Massenet : musique orchestrale (hors les Suites)

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joachim
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joachim

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Date d'inscription : 19/08/2006

Massenet : musique orchestrale (hors les Suites) Empty
MessageSujet: Massenet : musique orchestrale (hors les Suites)   Massenet : musique orchestrale (hors les Suites) Empty2021-04-01, 11:40

Un CD Naxos qu'il vaut la peine d'écouter (j'aurais pu le placer dans Nouveautés CD) Wink

Massenet : musique orchestrale (hors les Suites) Massen10

Commentaire de Resmusica : https://www.resmusica.com/2020/12/06/visions-massenet-jean-luc-tingaud-royal-scottish-national-orchestra-naxos/


Si la postérité (à tort ou à raison…) n’a pas retenu grand-chose de l’œuvre orchestrale de Jules Massenet, il faut toutefois rendre grâce à Jean-Luc Tingaud de nous rappeler que le musicien français ne fut pas seulement un compositeur d’opéra. Cet album en atteste, mettant au jour ses talents de conteur et de coloriste, ainsi que sa maîtrise dans le maniement de l‘orchestre, magnifiquement servi par la direction très théâtrale de Jean-Luc Tingaud.

L’Ouverture de Brumaire, composée en 1900, à la demande d’Edouard Noël pour commémorer le centenaire du coup d’État de Napoléon du 9 novembre 1799, décline ses couleurs guerrières, militaires et menaçantes dans un climat d’attente entretenu par force de cuivres et percussions. La dynamique en est tendue, débouchant avec un clin d’œil à La Marseillaise, sur une marche solennelle un peu trop pompeuse…

Bien différentes les fantomatiques Visions (1891), poème symphonique composé à l’intention de Henri Heugel, s’inspirent des Préludes de Liszt dans lesquels les grands drames de la vie trouvent consolation dans l’au-delà. Bois et cordes virevoltants y rivalisent de lyrisme tandis que la harpe en renforce l’ambiance mystérieuse jusqu’au climax, bien amené, s’ouvrant sur le dialogue lointain de la soprano Poppy Shotts et du violon solo de Maya Iwabuchi.

Espada (1901), commandée par Gabriel Astruc pour les ballets de Monaco, est une espagnolade, plus espagnole que nature, où castagnettes et tambourins s’en donnent à cœur joie, confirmant l‘intérêt de Massenet pour la danse et la figure rêvée de l’Espagne, à la mode du temps.

Les Érinnyes (1876), ici plus bienveillantes que vengeresses, mettent l’accent sur les qualités de conteur et de mélodiste du compositeur. Commandée par Felix Duquesnel pour la pièce éponyme de Charles-Marie-René Leconte de Lisle, cette musique de scène est un bel exercice d’orchestre avec ses timbres foisonnants (cordes, cuivres, percussions, harpe, bois) ses contrastes marqués, portée par un lyrisme méditatif qui atteindra son sommet dans la cantilène mélancolique et douloureuse du violoncelle solo d’Aleksei Kiseliov dans le célèbre Invocation (« Ô doux printemps d’autrefois ») avant de se conclure sur une bacchanale jubilatoire.

Très narrative, l’Ouverture de Phèdre (1873) est toute entière habitée de passion (épanchements des cordes), de drame (percussions) et d’amour (chants de la clarinette et de la flûte) au sein d’un phrasé bien équilibré, riche en contrastes, soutenu par la direction efficace et pleine d’allant de Jean-Luc Tingaud auquel répond une phalange écossaise irréprochable.

Un album à savourer comme une curiosité qu’il serait coupable de négliger !
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