Forum sur la musique classique
 
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 La musique classique & le Septième Art

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Icare
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-10, 22:16

W. A. Mozart & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=qucrBYs85WA
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-10, 23:58

Merci Icare ! Very Happy
Maintenant que "la-soirée-avec-mon-homme télé" se termine, je vais aller écouter cela (je suis gâtée par vos envois ce soir !).
"Blow-Up" est une nouvelle émission classique d'Arte , qui présente de façon rapide et un peu humoristique, de grands compositeurs "au cinéma" -d'où le nom du film d'Antonioni dont le titre signifie.. "explosion"..-. Après Beethoven et Wagner (que j'ai loupés), voici donc Mozart grâce à toi, nous aurons droit ensuite à Bach et Schubert. Il faut que je fasse attention à la programmation de cette émission.... Wink


Dernière édition par Anouchka le 2021-03-11, 00:41, édité 1 fois
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-11, 00:40

Sympa en effet ! Very Happy .
L'effet est très court (20 mn). Le commentaire est assez didactique, la voix du commentateur est très professorale (on dirait les anciens ciné-clubs).
Ce qui aurait été intéressant, mais plus long.., c'est de mieux expliquer "pourquoi l'effet Mozart" ainsi sur les cinéastes : C'est "survolé".
Bien sûr je parle là des extraits Mozart qui sont pris pour des films, je pense que la "palme" revient sans doute au "Requiem" (y compris pour des pubs, dont des parfums...).......
Je possède "la Flûte" de Brannagh et "Don Giovanni" de Losey, bien sûr "Amadeus" de Forman. (Sans compter les opéras filmés en live, en DVD).
Cela me donne envie de revoir "Don Giovanni", absolu chef d'oeuvre avec un Raimondi magistral, en plus film très beau esthétiquement, presque "pictural", et nous offrant un voyage.... La musique classique & le Septième Art 333455
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-11, 07:02

Anouchka a écrit:
 nous aurons droit ensuite à Bach et Schubert. Il faut que je fasse attention à la programmation de cette émission.... Wink

Celles dédiées à Schubert, Beethoven, Bach et Wagner, je les ai éditées sur leurs propres topics, restent celles sur Chopin, Vivaldi, Tchaikovsky et Verdi...
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MessageSujet: Mozart   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-11, 23:31

Anouchka a écrit:
Ce qui aurait été intéressant, mais plus long.., c'est de mieux expliquer "pourquoi l'effet Mozart" ainsi sur les cinéastes : C'est "survolé".

Il est évident qu'une émission de vingt minutes pour traiter de l'utilisation de la musique de Mozart ou d'un autre grand compositeur classique par les cinéastes, c'est plutôt court dans l'absolu car, effectivement, le documentaire reste à la surface des choses et devient, dans son résultat final, assez superficiel. Il faut le voir comme une sorte de "vulgarisation" sur l'usage de la musique classique au cinéma, vingt minutes par compositeur. Fatalement, ils ne peuvent pas citer tous les films qui ont employé un ou plusieurs morceaux de Mozart. Ce serait sans doute trop fastidieux et pas forcément nécessaire. La sélection qui est faite dans la vidéo est non exhaustive et le petit classement préférentiel en seconde partie, comme le commentateur le précise, comme si il y avait d'ailleurs besoin de le préciser, n'a rien d'objectif. Bien que Pasolini fut évoqué plusieurs fois, notamment dans l'épisode consacré à Bach, il ne cite pas Théorème qui utilise le Requiem de Mozart. Il n'évoque pas non plus Philadelphia de Jonathan Demme (1993), premier film venant d'Hollywood qui traite du sida, de l'homosexualité et de l'homophobie, et qui avait fait sensation lors de sa sortie. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il y a un emploi du requiem.

Pourquoi des cinéastes emploient de la musique classique dans leurs film? et Mozart puisque c'est de lui qu'il s'agit ici? Dans l'immédiat je te répondrai parce qu'ils aiment le classique, qu'ils aiment Mozart, et je répondrai également que les raisons sont multiples. Certains réalisateurs, méfiants vis-à-vis de la création originale, n'utilisèrent que du classique ou du "préexistant"... Ce fut le cas par exemple de Benoît Jacquot (histoire de citer un cinéaste contemporain), c'était avant sa rencontre avec Bruno Coulais. Avant Les Huit Salopards, Quentin Tarantino n'utilisait pratiquement que de la musique préexistante, mais dont la particularité fut d'employer des thèmes musicaux écrits pour des films plus anciens, souvent parce qu'ils ont meublé sa cinéphilie. Les cinéastes peuvent aussi solliciter une composition originale sauf sur une scène en particulier parce qu'ils l'ont sans doute imaginée et conçue sur un morceau classique et qu'ils n'arrivent plus ou ne veulent pas s'en défaire. Il y a des utilisations qui, à mon avis, ont été très pensées dès le départ par le réalisateur, mais ce n'est pas toujours le cas. Dans Le Discours d'un Roi (2010), le réalisateur Tom Hooper fit un usage exemplaire du célèbre "Allegretto" (2ème mouv.) de la septième symphonie de Beethoven sur la scène où Albert doit surmonter ses difficultés de langage pour prononcer, en septembre 1939, le discours radiophonique d'entrée du Royaume-Uni dans la guerre contre l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale. On a vraiment l'impression que la scène entière a été construite au rythme de l'"Allegretto". Dans ce cas précis, la symbiose entre la musique et l'image est parfaite. Mais, comme je l'ai dit, ce n'est pas toujours le cas et toujours aussi bien pensé. Les cinéastes utilisent très souvent des musiques temporaires dans la réalisation de leur film, avant de pouvoir bénéficier d'une bande originale, et ils finissent parfois par s'attacher à l'une d'entre elles au point de ne plus vouloir s'en défaire.

Outre des films biographiques consacrés à un grand compositeur, comme Mozart dans Amadeus de Milos Forman, on remarquera quand même que les emplois les plus fréquents se font lorsqu'un des personnages est lui même musicien, pianiste, flûtiste..., où lorsqu'il se rend à un concert ou écoute du "Mozart" ou du "Bach" sur un disque. Le morceau choisi, puisse-t-il s'agir d'une sonate jouée au piano par un des acteurs ou une symphonie provenant d'un vieil électrophone, fait alors partie de l'histoire, des personnages: elle est une musique à l'intérieur du film, la fameuse musique diégétique que je t'évoquais sur un autre fil. Un exemple précis: lorsque Jean-Louis Trintignant se rend à un concert de Mozart dans Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer (1969). Second exemple, montré dans la vidéo: Le vent de la plaine, un western de John Huston (1961), pour une scène qui peut paraître surréaliste où une femme, dans un extérieur de nuit, joue une pièce de Mozart au piano qui devait impressionner les indiens... etc...Il s'agit donc là d'un emploi diégétique de la musique de Mozart...et j'ignore si elle a vraiment impressionné les indiens...


Dernière édition par Icare le 2021-03-20, 16:40, édité 6 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-12, 18:41

J. S. Bach & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=MbRjCqwU2m0


Personnellement, je n'ai pas découvert ni aimé la musique de J. S. Bach par le biais du cinéma. Je n'ai d'ailleurs pas vu la plupart des films qui sont mentionnés  dans l'émission ci-dessus. J'avoue, par exemple, méconnaître le cinéma d'Ingmar Bergman qui utilisait beaucoup la musique classique dans ses films, et pas uniquement celle de Bach, bien qu'il avait scellé une collaboration non négligeable avec le compositeur suéduois Erik Nordgren qui a écrit des musiques originales pour treize de ses films. Je ne connais pas davantage le cinéma d'Andreï Tarkovski, déjà mieux celui de Pier Paolo Pasolini, et je ne me souvenais plus du tout de l'usage d'une célèbre composition de Bach dans le bien glauque Seven (1995) de David Fincher. Sans doute que cette scène ne m'avait pas marqué malgré ma passion pour la musique de Bach. Il s'agissait de la Suite pour orchestre n°3 où il est aisé de deviner les intentions du réalisateur voulant opposer la douceur de la musique aux horreurs des photographies et dessins morbides. J'avais sans doute trouvé le parti-pris de Fincher un peu téléphoné, pour le coup. En revanche, j'aime beaucoup la composition originale d'Howard Shore. Une scène de cinéma employant la musique de Bach qui m'avait vraiment touché à l'époque et à laquelle je voue encore aujourd'hui une réelle tendresse provient du film américain de Randa Haines, Les enfants du silence (1986), la fameuse scène qui réunit les personnages respectifs de Marlee Matlin et William Hurt sur le Concerto pour 2 violons. Elle est montrée dans la vidéo. A mon sens, ce n'est pas la musique en soi qui rend cette scène émouvante, cette dernière n'étant ici qu'accessoire et il aurait très bien pu s'agir d'un autre morceau classique, et pas forcément classique d'ailleurs. Ce qui rend cette scène touchante, c'est le fait que William Hurt, alias James Leeds, mélomane, n'arrive pas à écouter ce "Concerto pour 2 violons" en présence de Marlee Maltin, alias Sarah Norman, parce qu'il sait qu'elle ne peut l'apprécier, étant sourde et muette. La jeune femme remet l'électrophone en route et demande à son partenaire de lui "montrer" la musique, de lui décrire par les gestes et les mimiques. J'ai le souvenir d'un très beau film. La bande originale est signée Michael Convertino. Très discrète dans le film de Randa Haines, je l'avais trouvée très fade dans une écoute isolée. C'est mon meilleur souvenir d'une scène de cinéma qui invite la musique de Bach, en tout cas c'est celle qui m'est revenue en premier.
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-13, 09:58

L. v. Beethoven & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=jcyJfuTVth0


La première incursion de la musique de Ludwig van Beethoven qui me vient à l'esprit n'est curieusement pas celle qui m'a le plus marqué et intéressé. Il s'agit de son emploi dans le film "mythique" de Stanley Kubrick, Orange mécanique, notamment la neuvième symphonie traitée électroniquement sur synthétiseur modulaire Moog par Walter Carlos, devenue par la suite Wendy Carlos. Ce film n'employa pas seulement la musique de Beethoven mais également celle de Henry Purcell, Gioachino Rossini et Edward Elgar. Je l'avais vu pour la première fois dans un vieux cinéma vers Châtelet qui le rediffusait vingt ans après sa sortie. Je n'avais pas aimé, ni d'un point-de-vue visuel, ni d'un point-de-vue sonore. Je m'étais senti agressé par toutes ces couleurs vives et kitchs et n'avais pas apprécié la musique de Wendy Carlos ni son traitement électronique de la musique de Beethoven, non pas que celui-ci était médiocre ou malhabile, mais je n'en aimais pas le son, ce qui est toujours le cas aujourd'hui. Toujours est-il qu'il s'agit d'un parti-pris qui avait séduit le réalisateur à l'époque et que je respecte néanmoins...et qui a ses adeptes! Beethoven au cinéma pour moi, c'est davantage la scène vers la fin de Soleil Vert de Richard Fleischer (1973), lorsque quidam s'allonge dans un lieu apaisant, avant son dernier souffle, et admire en vidéo des animaux et une faune qui n'existent plus depuis longtemps, sur la Symphonie pastorale. Cette scène est puissante à mon sens tant elle est magnifique par l'expression d'une unique gorgée de beauté, visuelle et sonore, avant de mourir, et tant elle est cynique dans ce contexte. Sinon, j'avais déjà évoqué l'excellent emploi du second mouvement de la Symphonie n°7 dans Le Discours du Roi (2010). Comme je l'ai écrit, le réalisateur Tom Hooper en fit un usage exemplaire sur la scène où Albert (Colin Firth) doit surmonter ses difficultés de langage pour prononcer, en septembre 1939, le discours radiophonique d'entrée du Royaume-Uni dans la guerre contre l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale. La scène semble vraiment avoir été montée sur la musique de Beethoven. Je me demande ce qu'Alexandre Desplat, compositeur de la bande originale, aurait écrit sur cette scène en particulier s"il en avait eu l'opportunité, une scène qui est sans aucun doute le point culminant du film. Peut-être a-t-il d'ailleurs composé ou seulement imaginé une musique pour ce discours difficile et grave, un discours qui est quand même une déclaration de guerre et qui, d'un point de vue purement cinématographique, ouvre l'espace à une musique "forte", marquante... Je ne le saurai sans doute jamais. Peu importe, l'effet "Beethoven" est ici une belle réussite "musico-filmique".
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-14, 00:11

Merci Icare.

Je n'ai pas eu le temps d'aller regarder le "Blow Up" Beethoven,
mais j'ai attentivement lu ton message sur tes impressions.

- Je suis d'accord avec toi sur "Orange Mécanique", que j'ai vu à la télé il y a longtemps. J'ai détesté le film pour plein de raisons.., et en ce qui concerne Beethoven, non, ni le son, ni le tempo, ni l'utilisation qui en est faite. Certains crieront au génie, perso non. (Cela dit, il y a bien des Kubrick que j'ai aimés).
- "Soleil Vert", merveilleuse Pastorale sur une scène finale que j'ai trouvée non cynique (certes, les hommes sont responsables de tout ça..), , mais horriblement triste... Crying or Very sad
Quel film magnifique d'ailleurs..... ! (je l'ai vu plusieurs fois).
- "Le discours du roi" : Encore une très belle utilisation beethovénienne, et un très beau film.

Il y a des films qui me reviennent un peu confusément dans la tête avec les "coups du destin" de la 5ème,
évidemment  "l'Ode à la Joie" de la 9ème, la symphonie N° 3, mais les titres ne me reviennent plus : Je verrai sans doute cela dans l'émission.
Il y a eu beaucoup d'extraits des principales sonates dans bien des films, mais on n'en sort plus ( Hehe ).

A suivre... Wink
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-14, 00:16

P.S. :
Re: Mozart, je reviendrai là-dessus.....
"Le Vent de la Plaine", oh quel beau film et quelle sublime Audrey Hepburn !!
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Icare
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MessageSujet: Wagner   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-14, 08:42

Richard Wagner & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=zCAXJu5hdiU


J'ignorais que Richard Burton et Harry Baur avait incarné Richard Wagner au cinéma. Je m'offre une petite parenthèse en précisant que j'avais beaucoup aimé Harry Baur incarnant Jean Valjean dans Les Misérables (1933) de Raymond Bernard sur une très belle musique d'Arthur Honegger qui, elle, avait été spécialement composée pour ce film. Parenthèse refermée, j'en reviens donc à Richard Wagner dont la plus célèbre utilisation de sa musique par le Septième Art fut sur Apocalypse Now (1979) de Francis Ford Coppola où elle fut associée au vol des hélicoptères: l'effet musique/image est amplement garanti, un choix, avouons le, totalement approprié. C'est un film qui m'avait paru très long lorsque je l'avais vu au cinéma dans le courant des années 1980, peut-être début 90 - 140 minutes ce n'est pas rien, et pour être honnête, je m'y étais ennuyé. Je ne l'ai pas revu depuis, même si, avec le temps, il est toujours possible que je lui porte un autre regard. Certains m'ont dit que la plus célèbre utilisation de La Chevauchée des Walkyries ce fut dans Mon nom est personne de Tonino Valerii (1973). Je n'en suis pas sûr. Selon moi, cet exemple est un peu à part, car La Chevauchée des Walkyries n'y est pas employée telle quelle. Il s'agit ici d'un traitement différent, sous la forme d'une citation introduite par Ennio Morricone au coeur d'un thème qui est complètement de son écriture et s'articule autour de la citation qui, elle, s'exprime par le biais de klaxons d'automobiles ou de camionnettes: c'est un emploi parodique qui est fait de la musique de Wagner, mais un emprunt malgré tout qui a toute sa place dans la vidéo ci-dessus. Je dis bien un emprunt et non un emploi. Parmi les emplois cinématographiques non cités dans l'émission "Blow up", il y a le film argentin Deseo (2002) de Gerardo Vera qui utilise la magnifique ouverture de Tristan et Isolde, en plus d'une partition originale signée Stephen Warbeck, et A Dangerous Method (2011) de David Cronenberg qui utilise l'Idylle de Siegfried, pièce qui, à l'origine, a été écrite pour un orchestre composé de treize musiciens. Elle intervient ici dans une transcription pour piano interprétée par Lang Lang et arrangée par Howard Shore qui est le compositeur de la bande originale. Mon moment cinématographique préféré avec la musique de Richard Wagner se situe dans Excalibur (1981) de John Boorman, la fameuse scène d'amour en pleine nature à proximité d'un corbeau, sur l'ouverture de Tristan et Isode: la scène figure dans la vidéo. Une autre utilisation me parait intéressante: le Prélude de L'or du Rhin dans Le nouveau monde (2005) de Terrence Malick, lorsque la conquête du nouveau monde commence pour les uns sous la présence impériale de navires glissant silencieusement sur l'eau et lorsque le paradis se perd pour les autres, malgré tout fascinés par ce qu'ils observent de la forêt. C'est aussi dans la vidéo.


Dernière édition par Icare le 2021-03-20, 16:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-15, 08:44

Franz Schubert & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=MljnR8iRqMc


Franz Schubert est très probablement le compositeur classique dont j'ai vu le plus de films qui emploient une de ses musiques: Minority Report (2002) de Steven Spielberg, La jeune fille et la mort (1994) de Roman Polanski, Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick, En mai fais ce qu'il te plait (2015) de Christian Carion, Les Prédateurs (1983) de Tony Scott, Et vogue le navire (1983) de Federico Fellini que je ne pense pas avoir vu en entier, mais comment ne pas avoir en mémoire la scène où Schubert est joué avec des verres et des bouteilles: la beauté de la musique de Schubert confrontée à la fantaisie d'un cinéaste hors du commun. Parmi les titres cités, certains me sont revenus à l'esprit grâce à l'émission. Les scènes respectives de Minority Report et Les Prédateurs ne m'avaient pas particulièrement marqué, du moins dans leur relation avec la musique. Je pense que la première fois que la musique de Schubert me marqua dans un film ce fut dans Barry Lyndon. Il faut dire que la scène est déjà visuellement magnifique, le Trio pour piano et cordes n°2 ne faisant que rajouter de la beauté à la beauté, de l'élégance à l'élégance. Je ne suis pas toujours admirateur des choix musicaux de Kubrick dans ses films; Shining, Orange mécanique, mais je les trouve parfaits dans 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) et Barry Lyndon. C'est même par le biais de ce film que je découvris ce superbe Trio pour piano n°2...et je ne fus certainement pas le seul! Un autre très beau morceau de Franz Schubert que j'aurai découvert grâce au cinéma est le Lied n°4, Ständchen From Schwanengesang D.957 chanté par Fritz Wunderlich, c'est au tout début de En mai fais ce qu'il te plait de Christian Carion. C'est une scène du quotidien d'un couple dans un contexte politique devenu exceptionnel et dangereux pour lui et sa famille: la musique de Schubert sublime ce moment ordinaire...en apparence... L'autre film où la présence de la musique de Schubert m'a vraiment marqué, c'est dans le thriller/drame de Roman Polanski, La jeune fille et la mort, qui porte d'ailleurs le titre du quatuor. Je connaissais et adorais déjà ce quatuor à cordes lorsque j'ai vu le film, mais je n'oublie pas, ne pourrai oublier le visage angoissé de Paulina Escobar, personnage incarné par Sigourney Weaver, auprès de son mari pendant le concert, parce qu'au Chili, quelques années auparavant, sous le règne de Pinochet, son tortionnaire la torturait en écoutant cette musique. Comment une musique faite pour plaire et apporter du bonheur et des émotions devient elle-même un instrument de torture? La recette est évidente. En tant que mélomane, cette idée m'avait glacé le sang: une oeuvre musicale est associée à une période horrible de votre existence et elle devient l'épouvantable rappel de l'horreur qu'elle incarne dans votre esprit. Un autre film, non mentionné dans la vidéo, emploie des compositions de Franz Schubert: deux Impromptus - D899 n°3 & 4 et l'"Andante con moto" du quatuor à cordes La jeune fille et la mort, il s'agit de Portrait de Femmes (1996) de Jane Campion qui, tout comme le film de Polanski, bénéficie aussi d'une très belle bande originale de Wojciech Kilar.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-15, 18:54

- Re : "Le Vent de la Plaine", c'est Lillian Gish dans l'un de ses derniers rôles (la vieille dame, Mattilda), qui joue Mozart, mais je ne sais plus quoi. (Il faudra que je revoie ce beau film, cahotique au tournage).

- Re : Beethoven : Oui, il m'est revenu évidemment "Fantasia", de Disney,  le début mythique (5ème) et puis cette extraordinaire "Pastorale" version mythologique, un chef d'oeuvre ! . Je le regarde souvent et puis cela fait partie de la "Bible" dessins,animés versus musique, dans le vécu de mes enfants, neveux et petit-enfants... La musique classique & le Septième Art 185465
https://youtu.be/R7RbvOGRe_w
et :
"la Sonate au Clair de Lune" dans "Le Pianiste" de Polanski (film très beau et bien sûr très triste).

Je n'ai toujours pas eu le temps de voir l'émission. Ca viendra ! Wink

Re : La "Sonate au...", je viens de voir une vidéo sur glace éblouissante, dont je viens d'envoyer le lien sur "musique et danse"...................... Une merveille..... La musique classique & le Septième Art 185465
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MessageSujet: Chopin   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-16, 08:41

Frédéric Chopin & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=IG3Yh-KFit0



A vrai dire, elles ne sont pas nombreuses les scènes de cinéma qui m'ont marqué sur ou avec une musique de Frédéric Chopin. Cela s'explique aussi par le fait qu'il y a beaucoup de films l'utilisant que je n'ai pas eu l'occasion de voir, sans compter ceux que j'ai oubliés et qui ne sont pas cités dans l'émission ci-dessus. Je me souviens néanmoins de la relation difficile et tout en demi-teinte entre une mère, jouée par Ingrid Bergman, et sa fille, jouée par Liv Ullmann, dans La Sonate d'automne (1977) d'Ingmar Bergman: je pense justement à la scène qui est montrée dans "Blow up", avec cette extrême dureté exprimée par des mots tendres et sur un doux Prélude. A savoir que comme à son habitude, Bergman n'a pas employé sur ce film que la musique d'un seul compositeur, en l'occurrence ici Chopin, mais également celle de Bach, Haendel et Schumann. Personnellement, Chopin, je l'ai apprécié en musique-fantôme dans Les Autres (2001) d'Alejandro Amenabar, également auteur de la bande originale. La scène est montrée dans la vidéo, lorsque Nicole Kidman entend le piano jouer de la musique derrière une porte, même si dans ce cas précis, le piano aurait très bien pu jouer un autre compositeur que Chopin. La musique est ici purement accessoire, c'est le contexte anxiogène qui prime. Dans Rêves (1990) d'Akira Kurosawa, c'est la sérénité et la poésie qui s'expriment, lorsque la musique de Chopin épouse une toile de Van Gogh. Plusieurs Etudes et un Nocturne (le N°2, Op.9) occupent une place assez importante dans un film italien qui, je crois, est passé complètement inaperçu en France: il n'est d'ailleurs pas évoqué dans l'émission. Il s'agit de Per Amore de Mino Giarda. L'emploi de morceaux classiques pour piano s'explique par l'intrigue: <<Marina Reggiani, une femme mariée à un pianiste célèbre, est frappée par une maladie en phase terminale, mais décide de cacher son état à son époux qui est toujours occupé par ses tournées et répétitions. Elle découvre cependant qu'il a une maîtresse, Daniela Rovati. Elle décide de la rencontrer pour lui demander de se retirer au moins pour le peu de temps qu'il lui reste à vivre. Daniela accepte et rompt alors avec son amant sans pouvoir lui donner une explication exhaustive. Marina dit à son mari qu'elle a besoin de lui mais elle est rejetée par ce dernier, et en partant, elle se fait écraser et meurt.>> J'ignore si la Marche funèbre y est jouée. Le film se partage entre deux musiques, l'illustrative composée par Ennio Morricone, d'un genre romantique et mélancolique, un brin sucrée et surannée dans un esprit très années 1970 - je la trouve très attachante - et l'accessoire: Les Etudes n°1, 3, 9, 11, & 12 et le Nocturne n°2, Op.9 de Frédéric Chopin que j'avais déjà mentionné. Ces pièces sont interprétées par le compositeur et pianiste argentin Luis Enriquez Bacalov.


Dernière édition par Icare le 2021-03-20, 16:40, édité 4 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-16, 10:12

Concernant Chopin, je n'ai pas les titres en tête, mais la fameuse étude "Tristesse" est assez souvent reprise soit dans la version originale pour piano, soit à l'orchestre, soit encore chantée.

Je me souviens que le film (auto-biographique) de René Féret, Baptême, sorti en 1989, reprend cette étude (op. 10 n° 3) dans sa version chantée au début du film, dont voici le synopsis (Wikipedia)

À Auchy-les-Mines, dans le nord de la France, en 1935. Aline, dont les parents tiennent un café-tabac, est fiancée au notaire du village. Son frère, André, fait les marchés avec Pierre, un ami. Aline et Pierre se rencontrent et s'aiment au premier regard. Pour épouser celui qu'elle aime, la jeune fille fait croire à ses parents qu'elle est enceinte de ses œuvres. Après un voyage de noces en Corse, Aline reprend le café de ses parents, à la place de sa mère, morte, et de son père, qui boit plus que de raison. Pierre s'essaie à différents métiers, avec autant d'enthousiasme que d'insuccès. Leur premier fils, Rémi, meurt dans un incendie à l'âge de trois ans. Plus tard, deux autres enfants naîtront, dont le dernier sera prénommé Rémi...

Tristesse est chantée par Aline dans le café de ses parents. Le rôle de Pierre est tenu par Jean-Yves Berteloot, celui d'Aline par Valérie Stroh. Jean-Yves Bertoloot n'est pas très connu comme acteur, alors que dans ce film au moins il est inoubliable, la preuve c'est que je m'en souviens très bien.

Il n'y aucun extrait de ce film sur youtube...

Voici Tristesse par Tino Rossi



https://www.youtube.com/watch?v=NGb56hWb8wk

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-16, 11:16

Savais-tu Joachim que Tino Rossi interpréta Franz Schubert dans La belle meunière (1948), un film réalisé par Marcel Pagnol et Max de Rieux? Le titre est d'ailleurs celui d'un cycle de lieds du compositeur, ce que tu sais forcément.

L'image est médiocre, mais c'est justement mon lied préféré de Schubert qu'il interprète.

https://www.youtube.com/watch?v=JClY-_MNHuE
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joachim
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-16, 12:41

C'est en effet un très beau film, réalisé en couleurs par Marcel Pagnol en 1948, où Tino Rossi joue et chante le rôle de Schubert, le musicien et poète qui, lors d'une promenade, tombe amoureux de la fille du meunier.

Je l'ai enregistré...
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-16, 17:30

Antonio Vivaldi & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=JUKIGie4ZLQ


Antonio Vivaldi n'a pas seulement été interprété au cinéma dans Un Prince à Venise, une coproduction franco-italienne de 2005 sous la direction de Jean-Louis Guillermou, avec la participation de Stefano Dionisi dans le rôle du maestro et de Michel Serrault dans celui du patriarche de Venise, il suffit de remonter quelques années en arrière, en 1989, avec le film Rouge Venise tourné par Étienne Périer, retraçant un épisode de la vie de Carlo Goldoni. c'est l'acteur polonais Wojciech Pszoniak qui prêta ses traits à Antonio Vivaldi. Ensuite, on refait un grand bond dans le futur, jusqu'en 2009 pour retrouver le grand compositeur où il serait, cette fois, interprété par Joseph Fiennes, dans un film de Boris Damast; parmi les autres acteurs figureraient Malcolm McDowell, Jacqueline Bisset et Gérard Depardieu. Néanmoins, je n'ai trouvé que très peu d'informations sur ce film qui s'intitulerait tout simplement Vivaldi. Les scènes où je me souviens de la musique de Vivaldi sont plutôt rares. J'avais même oublié celle du baiser dans Barry Lyndon de Stanley Kubrick, et c'est tout juste si je me souvenais du Concerto pour mandoline lors de la vengeance implacable de Jeanne Moreau dans La mariée était en noir (1968) de François Truffaut, lorsqu'elle confectionne l'assassinat de Michel Bouquet... C'est surtout parce que j'avais revu des extraits du film, dont cette scène présente dans l'émission ci-dessus, il n'y a pas très longtemps. C'est un peu normal car c'est un film que j'avais regardé il y a plus de trente ans, même s"il y a bien une scène, je crois non musicale, qui m'est toujours restée, j'ignore pourquoi celle-ci: la mort de Michael Lonsdale par asphyxie dans un débarras. C'est un film qui m'avait de toute façon impressionné. La bande originale est de Bernard Herrmann. Je me souviens aussi assez fugitivement de la présence du Concerto en do majeur pour mandoline dans Kramer contre Kramer (1979) de Robert Benton qui réunit à l'affiche Dustin Hoffman et Meryl Streep. Cet exemple n'a pas été évoqué dans "Blow Up", pas plus que Pier Paolo Pasolini qui emploie la musique de Vivaldi (un de ses concertos pour flûte...?...) dans Mamma Roma (1962). Je pense, à la réflexion, que la scène de cinéma employant sa musique qui m'avait le plus marqué se situe vers la fin de Runaway Train (1985) de Andrei Konchalovski, lorsque le train fou termine sa course sur le Gloria (RV 589 en D majeur - "Et in terra pax"). Vertigineux.
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-18, 12:21

Piotr Ilitch Tchaïkovski & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=Vsy2hr-Lm8U


Tout comme pour les autres grands noms du vaste répertoire classique, la musique de Tchaïkovski a beaucoup été employée par les cinéastes. Surtout Le Lac des Cygnes et Casse-Noisette. J'ouvre une petite parenthèse pour préciser que la musique classique, pas uniquement celle du compositeur russe, a été de nombreuses fois pastichée au cinéma, voire parodiée, dans le pire des cas plagiée, ou simplement sous la forme d'une brève citation au coeur d'une composition originale. Ce sera peut-être l'occasion d'un autre sujet sur ce même topic... J'ignorais que Richard Chamberlain, acteur très talentueux par ailleurs, avait incarné Tchaïkovski au cinéma. Pour celles et ceux qui sont intéressés par les biographies cinématographiques sur les grands compositeurs classiques, c'était en 1969 dans La Symphonie pathétique, un film britannique de Ken Russell. Bien évidemment, le film emploie sa musique sous une direction d'André Previn. J'essaie, en écrivant ces lignes, de me remettre en mémoire une scène de cinéma employant la musique de Tchaïkovski qui m'aurait plus ou moins marqué. Je ne vais pas citer la Symphonie pathétique dans Soleil Vert que j'avais déjà évoqué avec Beethoven sur une scène similaire, plutôt une scène forte et agitée qui contraste avec celle de Soleil Vert dans Isadora, un film franco-britannique de Karel Reisz (1968) qui retrace sous les traits de Vanessa Redgrave l'histoire de la grande danseuse américaine Isadora Duncan (1877-1927). La scène en question, au rythme de la Marche slave, figure dans l'émission postée ci-dessus. En revanche, il y a au moins un titre que je connais et qui n'y est pas mentionné, c'est le film d'animation russo-allemand réalisé par Tatiana Ilyna en 2003 qui porte le titre de l'un des plus célèbres ballets de Tchaïkoski, Casse-Noisette. Le film n'emploie pas uniquement la musique de ce ballet mais plusieurs autres grands thèmes du compositeur russe, sublimés par des arrangements et des orchestrations de Youri Kasparov qui rendent le tout féérique. Le synopsis s'articule d'après le conte d'Hoffmann et le ballet de Tchaïkovski. Le soir de Noël une petite fille reçoit en cadeau un casse-noisette doué d'un pouvoir magique...
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-18, 23:40

Bien sûr j'ai pas mal à dire sur ce fil, mais il me manque pour le moment, le temps de tout voir...  Wink
J'ai regardé le "Blow Up Chopin", bon, c'est vrai que dans cette avalanche de titres de films, tu finis par t'y perdre un peu. Arte, sur le plan filmographie, est d'ailleurs comme tendance "Télérama" and co (pour ceux qui connaissent en France),  très intello etc... Parfois c'est même rasoir... La musique classique & le Septième Art Icon_neu
Bon, dans le tri que j'ai fait des titres dans l'émission, à part bien sûr quelques-uns, j'en retiens un moment magique de film que je vous envoie ci-dessous. C'est l'un de mes films préférés, complètement à la fois extrêmement prosaïque et onirique...:  Bien sûr "Pandora", et le mythe du Hollandais Volant (film d'Albert Lewin). Un moment de rêve pur. Very Happy
Je trouve cette scène, sur l'Etude en la bémol majeur de Chopin, merveilleuse. La musique dure longtemps, le pauvre héros maudit a le temps de s'en imprégner, et de tomber fou amoureux. Génial !  La musique classique & le Septième Art 185465 . Rêvez....
https://youtu.be/FXdYNlkoSwg
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Anouchka

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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 00:42

Je viens de regarder le "Blow Up Tchaikowsky." Rien qui ne m'apprenne vraiment grand'chose (bien sûr, c'est complètement survolé en 20 mn, on le sait, c'est le principe de l'émission).
J'ai vu deux ou trois fois "Music Lovers" avec un Richard Chamberlain génial. Le film était beau mais vraiment assez sordide...
Bien sûr, toutes les musiques de ballets, je les connaîs par coeur, j'ai vu tous les films, les reprises de danses sur glace etc..., et je regarde les ballets justement, très souvent (j'ai vu plusieurs versions).
C'est chouette qu'ils aient parlé de "la Pathétique" à propos d'une scène finale du "Kid" de Chaplin.
Par contre, je suis sûre qu'il existe des extraits de son concerto numéro 1, ou de ses concertos pour piano, sur des films auxquels on ne pense pas tout de suite......(Je ne parle pas du "Concert").
A suivre....
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 07:26

Anouchka a écrit:
Par contre, je suis sûre qu'il existe des extraits de son concerto numéro 1, ou de ses concertos pour piano, sur des films auxquels on ne pense pas tout de suite......(Je ne parle pas du "Concert").A suivre....

Je peux déjà te donner une piste: Harold et Maude (1971), un film américain réalisé par Hal Ashby sur la base d'un scénario de Colin Higgins qui, en dehors du  Beau Danube bleu de Johann Strauss et une bande originale de Cat Stevens, emploie le  Concerto pour piano n°1 de Tchaïkovski. Faut-il encore connaître. Il existe très certainement des emplois plus récents de ce très célèbre concerto.
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 13:36

Giuseppe Verdi & le Septième Art:

https://www.youtube.com/watch?v=HvtEeGiNr1c


Cette fois, c'est Giuseppe Verdi qui est à l'honneur, ce qui plaira peut-être à Bel canto. Very Happy  Parmi tous les films dans lesquels apparait la musique de Verdi, il y en a certes beaucoup que je ne connais pas encore - tous ne m'attirent pas non plus -, et aussi quelques-uns qui m'ont beaucoup plu et ne sont pas forcément cités dans le documentaire: Prima della rivoluzione (1964) et La Luna (1979), deux films de Bernardo Bertolucci. Je me demande si on en entend pas aussi un extrait dans La Tragédie d'un homme ridicule... La musique classique & le Septième Art 1521897346 Il y a également une ambiance "verdienne" dans 1900 (1976). C'est d'ailleurs logique qu'elle y soit, surtout au moment où un des personnages du film annonce sa mort. Tout cela demeure flou dans mon esprit car il y a très longtemps que je n'ai pas revu ce chef-d'oeuvre de Bertolucci qui m'avait carrément bouleversé à l'époque, notamment par le biais de certaines scènes particulièrement dures. Dans Prima della rivoluzione, l'extrait de Verdi lorsque les personnages principaux assistent à une représentation de Macbeth, est purement accessoire et ne participe pas à la dramaturgie du film. Une intervention de la musique de Giuseppe Verdi que je trouve réellement intéressante et qui contribue à la dramaturgie du film, se situe dans I Pugni in tasca/Les Poings dans les poches (1968) de Marco Bellocchio, sur la scène finale illustrant la mort tragique d'Allessandro, magnifiquement interprété par Lou Castel, et prolongé par un thème troublant et lancinant d'Ennio Morricone, compositeur de la bande originale. Bien sûr, je me rappelle que Nino Rota avait utilisé pour la scène centrale du film de Luchino Visconti, Le Guépard, la fameuse scène du bal où Burt Lancaster fait danser Claudia Cardinale sous les yeux d'Alain Delon, la Walzer in fa maggiore que le compositeur de La Traviata avait composée en 1859 pour piano. Nino Rota en réalisera un arrangement pour orchestre symphonique. Cette scène est mentionnée dans l'émission, mais elle ne m'avait pas particulièrement marqué à l'époque où j'avais vu ce film pour la première fois. Pour moi, un emploi fort de Verdi au cinéma demeure dans Les Poings dans les poches de Marco Bellocchio, qui aurait, par ailleurs, réalisé un documentaire sur le grand compositeur d'opéras italien et l'aurait également cité dans son tout dernier long-métrage, Le Traitre (2019), qui relate l'histoire de Tommaso Buscetta, interprété par Pierfrancesco Favino, dont les révélations ont permis au juge Falcone de lutter avec efficacité contre Cosa Nostra.
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 19:24

- Re : Tchaikowski, Merci pour Harold et Maude ! Beau film que je n'ai vu qu'une fois, au ciné-club (ou genre), il y a très longtemps...
Ce soir , je vais essayer de trouver le temps pour Vivaldi, et Schubert.
- Re : Mozart, je repensais à un truc. De mémoire, aucune mention je crois, sauf erreur, de la magnifique série de Bluwal ? Mais il s'agit d'une série, et non du "septième art", ceci explique sans doute cela si je ne me trompe pas.

- Comme évidemment on nous parle beaucoup de Napoléon Laughing , il faudrait que j'aille voir du côté de la BO du film d'Abel Gance et aussi de cet autre , "Austerlitz" avec Pierre Mondy (génial). Ca ne m'étonnerait pas qu'on ait fait des incursions du côté musique classique.... Wink
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 20:12

Anouchka a écrit:
Re : Mozart, je repensais à un truc. De mémoire, aucune mention je crois, sauf erreur, de la magnifique série de Bluwal ? Mais il s'agit d'une série, et non du "septième art", ceci explique sans doute cela si je ne me trompe pas.

J'ai évidemment limité ce topic au Septième Art afin qu'il ne devienne pas trop fastidieux et ne parte pas dans tous les sens. Maintenant, si tu as UN EXEMPLE (pas plus) d'emploi classique, en l'occurrence Mozart, sur une série TV qui te tient vraiment à coeur, tu peux l'évoquer. Wink

Anouchka a écrit:
Comme évidemment on nous parle beaucoup de Napoléon Laughing , il faudrait que j'aille voir du côté de la BO du film d'Abel Gance et aussi de cet autre , "Austerlitz" avec Pierre Mondy (génial). Ca ne m'étonnerait pas qu'on ait fait des incursions du côté musique classique.... Wink

Pour le Napoléon d'Abel Gance - j'en ai parlé récemment quelque-part - je connais la bande originale d'Arthur Honegger qui cite à un moment donné la Marseillaise et la musique additionnelle de Marius Constant. En revanche, j'ignore si Abel Gance a utilisé un ou plusieurs extraits du répertoire classique...?... En revanche, le cinéaste italien Paolo Virzi, pour son film Io e Napoleone (2004), en plus d'une savoureuse partition de Paolo Buonvino, employa beaucoup de morceaux classiques:
Ludwig van Beethoven: "Molto vivace" de la Symphonie n°9 - "Adagio un poco mosso" du Concerto pour piano n°5 - "Marcia funebre, Adagio assai" de la Symphonie n°3 - "Allegretto" de la Symphonie n°7 et "Presto, Allegro assai vivace (inclus Inno alla gioia)" de la Symphonie n°9.
Sergei Prokofiev: Valzer di Cenerentola Op.107 - n°7.
Dominico Cimarosa: Quartetto in re maggiore: "Rondo".
Clara Schumann: Concerto pour piano Op. 7: Ziemlich langsam.
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty2021-03-19, 23:56

Merci ! Very Happy
- Re : Napoléon etc... , sympa cette BO de ce film de Paolo Virzi que je ne connais pas et qui doit être difficile à télécharger..
Ce qui est rigolo, c'est de savoir que Beethoven a détesté Napoléon quand il a pris le pouvoir, donc ça devient un peu iconoclaste tout ça !
- Re : les séries.., je te remercie beaucoup, car j'adore tellement cette série de Bluwal que j'y reviendrai sans doute avec aussi quelques autres commentaires concernant d'autres compositeurs .
-Par contre, je faisais tout simplement allusion à "Blow Up - Mozart" d'Arte = Ils n'ont fait que sur les films, n'est-ce-pas ? (mais j'irai revoir leur émission sur Wolfgang qui n'était pas extraordinaire d'ailleurs -j'avais dit que j'en reparlerai, Mozart est suremployé partout -y compris dans toutes les pubs imaginables-, mais pour les "intellos", il est encore catalogué "superficiel-surdoué", ce qui m'exaspère... Genre : On utilise Mozart dans les films pour faire joli et doux -et les quatuors pour cordes -ex. pour Haydn-, et le concerto N°20, etc..., c'est comme si ça n'existait pas !!-).  La musique classique & le Septième Art Icon_neu
Il y a une condescendance affichée...  Pas grave, depuis le temps, pour la mozartienne que je suis, Mozart et moi, on a l'habitude !!!  Hehe
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MessageSujet: Re: La musique classique & le Septième Art   La musique classique & le Septième Art Empty

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