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 Ennio MORRICONE (cinéma)

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-01-18, 09:54

Hier soir la chaîne C8 a diffusé Le Marginal avec Jean-Paul Belmondo. Quand j'ai vu au générique que la musique était de Morricone, j'ai pensé à Icare et ai été particulièrement attentif à la musique. Toutefois je ne l'ai pas trouvée extraordinaire  Embarassed  Rien à voir avec les musiques des western spaghetti par exemple.



https://www.youtube.com/watch?v=zZANZE1GvUs
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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-01-18, 12:25

C'est d'abord le film qui n'est pas extraordinaire, à moitié raté, avec un Bébel routinier et auquel manquent cruellement les dialogues de Michel Audiard. Après, il ne faut pas chercher, musicalement, dans un polar urbain de caractère sombre ce que tu trouves dans un western leonien. La musique risque fort d'être moins lyrique, moins exacerbée et celle-ci, prenant des accents "pop" assez marqués, est parfaitement bien adaptée à l'atmosphère du film. Tout ce qu'on entend dans le film n'est pas de Morricone non plus, comme la chanson dans la boîte homosexuelle, par exemple. Personnellement, je n'aime pas trop ce film mais j'aime bien certains thèmes musicaux sur l'album qui contient des meilleures versions du thème principal que celle que tu présentes, même s"il s'agit d'un opus mineur dans la carrière du compositeur italien. Je suis content qu'il n'ait pas mis en musique la réplique suivante, toujours de Jacques Deray, Le Solitaire qui est carrément le "Bébel" de trop! Même les quelques cascades à pépé sont ratées. En comparaison, Le Marginal passe pour un bon film. Hehe Morricone était aussi pressenti pour mettre en musique un autre film avec Belmondo; Les Morfalous d'Henri Verneuil, cinéaste pour lequel il avait pourtant composé quelques unes de ses meilleures compositions pour l'image, mais ça ne s'est pas fait, Morricone n'a pas voulu et il a bien fait. Il fut remplacé par Georges Delerue. Ayant eu la mauvaise idée d'aller voir le film au cinéma au moment de sa sortie, j'ai bien failli quitter la salle avant la fin. Rolling Eyes Globalement, je préfère la carrière de Lino Ventura, rare le film avec lui qui ne m'ait pas plu. En même temps, je ne les ai pas tous vus.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-05, 00:06

Merci pour cet avis très étayé comme d'habitude ! Oh oui, le "Marginal" et le "Solitaire", les films de trop pour Bébel..

Je viens de voir un beau film de Roland Joffé, "Vatel", (2000) qui conte en deux heures l'ascension de cet intendant qui depuis Fouquet, et Condé, fit "carrière" à Versailles avant de se suicider.......... Merveilleux Depardieu !
La musique est d'Ennio Morricone, que j'ai trouvée douce et belle, adaptée à cette ambiance fin XVIIème évidemment, le règne du Roi Soleil et sa rivalité militaire avec Condé.
Morricone a composé deux arias pour Arielle Dombasle je crois (d'après le générique).
On a beaucoup discuté, à juste titre, des nombreux anachronismes musicaux et littéraires (et historiques) du film, genre "Fireworks" de Haendel alors qu'ils n'ont été composés qu'au XVIIIème siècle, etc.. etc.. Peu importe, je trouve que ça collait bien dans l'ambiance feux d'artifice de la scène...


https://youtu.be/Uy2ZI53An10
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-20, 07:42

Ennio Morricone et le cinéma russe - épisode I:

72 Mètres est un film russe réalisé par Vladimir Khotinenko (2004). Il s'agit de la seconde rencontre entre Ennio Morricone et un cinéaste russe. La première fois, ce fut 35 ans plus tôt, en 1969, avec Mikhail Kalatozov, sur La tente rouge/Le jugement des morts - titre russe: " Красная палатка, Krasnaya palatka". Chose amusante, il s'agit dans les deux cas d'une histoire vraie et d'un film "catastrophe". Et d'ailleurs, ce sont les deux seuls films "catastrophe" de ce genre qu'Ennio Morricone mis en musique. Le plus ancien évoque un crash du Dirigeable "L'Italia" et de la mission de sauvetage de son équipage alors que le second relate un incident plus récent survenu avec un sous-marin russe et l'épreuve de survie de ses occupants. J'ignore s'il s'agit d'une coïncidence où si Vladimir Khotinenko avait vu le film de Mikhail Kalatozov, ce qui lui a peut-être donné l'idée de solliciter les services du compositeur italien. Parce que le film de Kalatozov est une production italo-soviétique qui met en scène le crash d'un grand dirigeable italien, et il n'est donc pas surprenant de voir Ennio Morricone figurer au générique, période - 1969 - où, grâce au western leonien, il était très prisé par le cinéma international. Si je n'ai jamais vu La tente rouge, j'ai pu voir sur La Toile 72 Mètres en langue russe et avec une qualité visuelle et sonore assez médiocre. Je vais donc faire comme si je ne l'ai encore jamais vu.

Quelques récompenses :

Meilleur film: Prix de l'Aigle d'or, Moscou (Russie), 2005
Meilleure musique: Prix de l'Aigle d'or, Moscou (Russie), 2005
Aigle d'or du meilleur film, 2004

Synopsis (rédigé par le scénariste et traduit par Kinoglaz): Le récit 72-mètres, qui raconte le naufrage d’un sous-marin, a été écrit par Alexandre Pokrovski, longtemps avant la tragédie du sous-marin Koursk. Ce n’est ni une prophétie, ni une coïncidence, mais, malheureusement la logique des choses: des avions ultramodernes sont tombés et de temps à autre tomberont, des navires et des sous-marins parmi les plus sûrs ont sombré et d’autres hélas sombreront. Mais le récit, et par suite le film, ne parle pas de technique, il parle de personnes. Certains passant pour faibles deviennent forts, d’autres passant pour forts s’affaiblissent mortellement. Tous, ensemble, sont des héros. Heureusement le temps des héros au visage de bronze ou de pierre est révolu. Les héros d’aujourd’hui sont des gens ordinaires et simples, des gens du rang. Ils ne cherchent pas une place sur un piédestal, et après avoir accompli leur exploit c’est avec grand plaisir qu’ils rentrent chez eux. Bien entendu, un certain pathétique existe et dans le scénario et dans le film. Dans une telle situation c’était inévitable, mais les auteurs n’ont pas oublié les paroles d’un sage : "L’ironie restaure ce que détruit le pathétique." Cette histoire ne montre pas que c’est l’espoir qui meurt en dernier, mais elle montre que l’espoir ne meurt jamais. Les extérieurs ont été filmés sur les bases de la Marine de Severmore, Guadjeve, Poliar et Sebastopol. En outre le film a été tourné dans deux pavillons de Mosfilm. Dans l’un d’eux a été spécialement construite une piscine pour les scènes de plongée du sous-marin. Valeri Zalotoukha.

Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Seventy-two_meters

La musique qu'Ennio Morricone composa pour 72 Mètres de Vladimir Khotinenko n'est pas une partition-phare dans toute son oeuvre cinématographique comme on est en droit de le considérer de celle de La Tente Rouge de Mikhail Kalatozov qui, artistiquement, est plus puissante et novatrice - j'y viendrai prochainement. Sur 72 Mètres, Morricone y déploie, sous la forme de trois suites et d'un thème conclusif, tout son savoir-faire, que ce soit dans le domaine mélodique et romantique, sachant se montrer très émouvant à certains moments où il est aisé d'imaginer la détresse d'un équipage au sein d'une immensité marine: l'isolement et le drame que l'on pressent. C'est quelque-chose qui transparaît dès la première suite, à un passage précis. C'est la sensibilité de l'artiste qui semble toujours être à fleur-de-peau dès que le sujet aborde la tragédie humaine. La seconde suite est évidemment plus dissonante et chaotique, très rythmée aussi et caractéristique du style "musique d'action" de son auteur. Lorsque l'orchestre semble s'apaiser - fausse impression - le code Morse apparaît alors dans une tension orchestrale très construite qui monte en intensité. Il me renvoie directement à sa musique de La Tente Rouge, ce qui crée une filiation sonore concrète entre les deux films et les deux partitions. Ce que j'aime bien, c'est lorsque le code Morse réapparaît dans la troisième suite qui, elle, reprend le "format" mélodique et romantique de la première suite. Je sens un aboutissement heureux (pour les rescapés), un apaisement, une délivrance alors qu'en retrait, résonne imperturbablement le code Morse, tel l'écho de la mort, d'une tragédie qui restera gravée dans la mémoire des survivants.

Pour en savoir plus sur ce drame cliquer sur ICI - K-141 Koursk


Dernière édition par Icare le 2021-02-21, 16:45, édité 1 fois
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-20, 09:53

C'est marrant je ne connaissais pas ce film. Par contre j'ai vu le Koursk de Thomas Vinterberg. Il est vraiment pas mal, il retrace bien les évènements et il est fidèle à la réalité historique.

C'est là que tu vois quand même que Poutine les a vraiment laissé crever pour rien alors qu'il y avait largement le temps et les moyens de les sauver. Tout ça par orgueil et par peur que les pays occidentaux ne découvrent (soit disant) des "secrets militaires". Tu parles. C'est impardonnable.

Ils ont leur mémorial. Un de plus en Russie...

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-20, 11:41

Snoopy a écrit:
C'est marrant je ne connaissais pas ce film. Par contre j'ai vu le Koursk de Thomas Vinterberg. Il est vraiment pas mal, il retrace bien les évènements et il est fidèle à la réalité historique.

J'ignorais qu'un autre film avait été réalisé sur cette tragédie, très récent puisque sorti en 2018: <<Kursk est un film dramatique franco-belgo-luxembourgeois réalisé par Thomas Vinterberg. Le film retrace la tragédie du naufrage du sous-marin russe K-141 Koursk. Il est basé sur le livre d'investigation A Time to Die du journaliste Robert Moore.>> J'essaierai de le voir car il doit être plus facile à trouver en langue française que le film de Vladimir Khotinenko. Sur une musique d'Alexandre Desplat.

Anouchka a écrit:
- A propos de VATEL - On a beaucoup discuté, à juste titre, des nombreux anachronismes musicaux et littéraires (et historiques) du film, genre "Fireworks" de Haendel alors qu'ils n'ont été composés qu'au XVIIIème siècle, etc.. etc.. Peu importe, je trouve que ça collait bien dans l'ambiance feux d'artifice de la scène...

Malheureusement, je n'ai vu ce film qu'une seule fois, lors de sa sortie en France sur grand écran. Du coup, j'en garde un souvenir trop approximatif pour me souvenir de telle ou telle musique sur telle ou telle scène, d'autant plus qu'à l'époque je n'avais pas remarqué ces anachronismes. Pour ce qui est du morceau The Royal Fireworks de Haendel, il s'agit probablement d'une utilisation diégétique de la musique. Qu'entends-je par "utilisation diégétique"? Oublions Vatel un instant: Deux personnages dansent sur une valse de Strauss - c'est un exemple. Dans ce cas précis, la musique fait partie intégrante de l'histoire du film et est liée "physiquement" aux deux personnages. Généralement, il s'agit d'une musique préexistante, là une valse de Strauss ou d'une imitation de celle-ci - souviens-toi de la mort de Sean Connery dans Les Incorruptibles et de cet air d'opéra qui fait pleurer Al Capone/De Niro; voilà une parfaite utilisation diégétique de la musique: une musique à l'intérieur du film. Il peut arriver - et Ennio Morricone dut réaliser plusieurs fois cette expérience - que l'utilisation d'une musique ne soit pas seulement diégétique mais intra-diégétique. Par exemple, l'air de carillon, qui est une composition originale de Morricone, fait partie intégrante du film de Sergio Leone, Et pour quelques dollars de plus; il est le lien morbide entre Lee Van Cleef et Gian Maria Volonte, tout en devenant également partie intégrante de la bande originale qui, elle, n'est pas un élément de l'histoire mais son illustration sonore. Nous retrouverons cette approche intra-diégétique dans Mission de Roland Joffé, cette fois par le thème de hautbois - composition originale aussi, d'Ennio Morricone, joué par Jeremy Irons, lorsqu'il est encerclé par les Guaranis. L'air est alors récupéré par l'orchestre et devient, non plus une musique à l'intérieur du film qui fait partie de la vie des personnages mais la musique du film.

Pour Vatel, si la bande originale de Morricone tient évidemment compte de l'ambiance musicale fin XVIIème, c'est surtout en apparence, car, dans une écoute plus attentive, il est aisé de relever nombre d'éléments plus modernes, plus contemporains, qui trahissent le XXème siècle.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-21, 00:12

Icare a écrit:
Pour Vatel, si la bande originale de Morricone tient évidemment compte de l'ambiance musicale fin XVIIème, c'est surtout en apparence, car, dans une écoute plus attentive, il est aisé de relever nombre d'éléments plus modernes, plus contemporains, qui trahissent le XXème siècle.

Tout-à-fait d'accord, et sur les paragraphes qui précèdent. Très intéressant cette explication de l'utilisation diégétique de la musique : Voici quelque chose que j'ignorais. Wink

Le film Vatel qui est beau, et donc très bien servi par la musique, n'a pas eu le succès qu'il méritait en salles, tout simplement , à mon humble avis (de consultante marketing), le titre était mal choisi;  car il n'a pas "accroché" le public, ça ne leur disait rien.... J'aurais plutôt mis un titre genre "L'intendant-génie du Roi Soleil", ou "Vatel, génie de Fouquet et du Roi Louis ", ou genre ... Après, le nom de Depardieu aurait porté le reste (et ensuite le bouche à oreilles, car c'est merveilleusement joué). Very Happy

Il faut que je relise ton message car les films russes en question = Je n'en jamais entendu parler !
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-21, 16:44

Ennio Morricone et le cinéma russe - épisode II:

...introduction anecdotique...

A une époque aujourd'hui lointaine, avec d'autres mélomanes qui avaient une bonne connaissance de l'oeuvre musico-cinématographique d'Ennio Morricone, nous avions improvisé un petit jeu de mémoire et de connaissance. A tour de rôle, l'un de nous devait lancer le nom d'un acteur ou d'une actrice et à partir là, nous devions citer les films dans lesquels il avait joué et qui avaient été mis en musique par Morricone. Avec Adolfo Celi, par exemple, ça aurait été ardu de tous les citer, et bien plus facile avec Lino Ventura: Le Clan des Siciliens, Espion lève-toi et Le Ruffian. Avec Sean Connery, j'aurais certainement perdu car je n'aurais cité que Les Incorruptibles!

Je considère la musique de La Tente Rouge comme un opus majeur dans la carrière d'Ennio Morricone. Je pense que ce film l'a amené à se dépasser artistiquement. La suite pour orchestre symphonique, avec choeur et électronique, une pointe d'orgue ci et là, "Altri, dopo di noi", qui se développe sur un peu plus de 22 minutes, conduit l'auditeur, par un début très statique et atonal, dans un désert de neige et de glace. On imagine en même temps un véritable paysage de désolation. La musique change notre notion du temps et joue allègrement sur une impression d'infinité ainsi que sur l'attente. Le code Morse est le signe d'une vie isolée et dissimulée quelque-part, mais aussi l'annonce d'une déflagration orchestrale. Musicalement, on peut dire que les éléments s'y déchaînent sur tous les flans de la matière orchestrale à présent déchirée, bouillonnante, chaotique, dégringolant comme une série d'avalanches dans sa dernière partie. Les déserts ou les immensités désertiques, puissent-ils être hostiles, qu'il s'agisse d'un désert de glace ou d'un désert de sable avec ses mirages, d'une immensité marine à perte de vue, ont toujours beaucoup inspiré le compositeur, sachant parfaitement faire ressentir la glace et la neige dans sa musique - je me souviens d'Orca, notamment les dernières scènes du film, ou l'extrême chaleur d'un désert mortel - je me souviens alors du thème du désert dans Le Bon, la Brute et le Truand, ou plus fort encore avec une impression de mirages dont il sut admirablement créer l'illusion dans "The Mountain", initialement écrit pour La Bible de John Huston. Il y a là davantage qu'une superbe illustration du désert... Le film de Mikhail Kalazotov a manifestement ouvert pour le compositeur un espace d'expression idéal qu'il a su combler avec audace et un savoir-faire déjà très abouti. La bande originale contient aussi des parties bien plus mélodiques et lyriques, avec la voix d'Edda dell'Orso, notamment un thème principal ample et chaleureux, en contraste avec les paysages sonores glacés et hostiles que je viens de décrire un peu maladroitement sans doute.

Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 71Dpnmv9MEL._AC_SY445_

La Tente rouge ou Le Jugement des morts est un film soviéto-italien réalisé par le cinéaste russe Mikhail Kalatozov et sorti dans les salles italiennes en 1969. Le film s'inspire de l'histoire de la mission de sauvetage de l’explorateur polaire Umberto Nobile et de son équipage après le crash de leur dirigeable, l'Italia, en 1928. Il réunit à l'affiche une pléiade d'acteurs connus: Sean Connery, Claudia Cardinale, Hardy Krüger, Peter Finch, Mario Adorf, Luigi Vannuchi, Nikita Mikhalkov... Un autre compositeur (sur Wikipédia) est crédité sur ce film; un certain Alexandre Sergueïevitch Zatsepine, né à Novossibirsk le 10 mars 1926. Il s'agit d'un compositeur de musique de films russe, artiste du peuple de la Fédération de Russie en 2003 et décoré de l'ordre du Mérite pour la Patrie en 2011. J'ignore s"il a composé de la musique additionnelle ou s"il a mis en musique la version russe et qu'Ennio Morricone s'est occupé de la version européenne.

Umberto Nobile (Lauro, 21 janvier 1885 - Rome, 30 juillet 1978) est un ingénieur aéronautique et un explorateur italien. Il fut professeur en construction aéronautique à l'Université de Naples pendant plus de trente ans, ainsi que directeur du "Stabilimento militare di Costruzioni Aeronautiche" de Rome de 1919 à 1928 et général du corps du génie aéronautique en qualité d'ingénieur de l'aviation militaire italienne. Umberto Nobile fut un des pionniers et une des personnalités les plus remarquables de l'histoire de l'aéronautique italienne ; il devint célèbre pour avoir piloté le "Norge", premier dirigeable qui survola le pôle Nord puis commandé le dirigeable "Italia" lors d'une deuxième expédition polaire. Roald Amundsen, qui était devenu le premier homme à avoir atteint les deux pôles à la suite du voyage du "Norge" auquel il participait également, disparut deux ans plus tard, en juin 1928, en partant en mission de recherche et sauvetage de Nobile et de son équipage du dirigeable "Italia", écrasé au nord du Spitzberg en revenant du pôle Nord. (Wikipédia)
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-22, 19:09

Le Maître et Marguerite (en russe : Мастер и Маргарита) est un roman de l'écrivain soviétique Mikhaïl Boulgakov écrit entre 1927 et 1939. À la fois histoire d'amour, critique politique et sociale, comédie burlesque et conte fantastique, il est considéré comme l'une des œuvres majeures de la littérature russe du vingtième siècle. Ce roman fut adopté plusieurs fois à l'écran, petit et grand:

Au cinéma, en 1970, le metteur en scène finlandais Seppo Nyyrö Wallin a réalisé le film Pilatus pour la chaîne de télévision finlandaise, basé sur les scènes bibliques du roman.
En 1971, le metteur en scène polonais Andrzej Wajda a réalisé le film Pilatus und Andere pour la chaîne de télévision allemande ZDF, basé sur les scènes bibliques du roman.
En 1972, c'est le metteur en scène serbe Aleksandar Petrović qui a réalisé la production italo-yougoslave Il Maestro e Margherita. Il réunira à l'affiche Ugo Tognazzi, Mismy Farmer et Alain Cuny. Inspiré du roman, la différence principale est que le maître dans le film a un nom réel (Nikolaï Afanasijevitch Maksoudov), tandis que dans le livre original il reste intentionnellement anonyme.

https://www.youtube.com/watch?v=UDHQ9g9M7Rc


Synopsis: Moscou, vers 1920. Parce que sa pièce Ponte Pilate fustige l'emprise tyrannique de l'Etat sur les hommes, le "maître" Nikolaï Maksudov se voit demander par le président de l'Union des écrivains, de la retirer de l'affiche en échange d'un séjour dans une datcha à Yalta. Son refus lui vaut d'être condamné par ses pairs et de voir les critiques massacrer sa pièce alors que celle-ci n'a même pas été jouée...

<<Cette adaptation du best-seller de Mikhail Boulgakov a marqué des générations de spectateurs et de cinéastes, au premier rang desquels on compte Emir Kusturica. Il s'agit d'un véritable classique du cinéma européen réalisé par Aleksandar Petrovic qui avait déjà conquis une première fois le monde avec "J'ai même rencontré des Tziganes heureux.>>

Le Maître et Marguerite fut l'unique collaboration entre Ennio Morricone et le cinéaste serbe Aleksandar Petrovic. La partition s'articule quasi-exclusivement autour d'un grand thème mélodique et de plusieurs variantes de celui-ci, avec notamment la voix d'Edda Dell'Orso, un thème très caractéristique du compositeur des années 70. J'ai toujours adoré ce thème que j'avais découvert au coeur d'une compilation bien avant de découvrir le très beau film de Petrovic.


Dernière édition par Icare le 2021-02-22, 22:54, édité 1 fois
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-22, 20:39

Citation :
Le Maître et Marguerite est un roman (...) considéré comme l'une des œuvres majeures de la littérature russe du vingtième siècle.

C'est un roman très atypique et intéressant en effet. Le roman est divisé en deux. Une partie contemporaine "fantastique" (la plus intéressante à mes yeux) et une partie qui se passe au temps de Jésus avec des interférences entre les deux.

Citation :
Ce roman fut adopté plusieurs fois à l'écran, petit et grand

Il y a en effet beaucoup de versions (plus d'une dizaine) sans parler des pièces de théâtres. (j'en ai vu 2 différentes au cinéma ici en Russie) plus la série TV en 10 épisodes, considérée comme la meilleure sur l'adaptation de ce roman. (J'ai d'ailleurs l'intégrale de la série en DVD en russe).

Pour la petite histoire, le metteur en scène russe Iouri Kara a réalisé une version du Maître et Marguerite. Et bien que le film comporte beaucoup d'acteurs célèbres et que la bande sonore ait été composée par le célèbre compositeur russe Alfred Schnittke, le film n’a pu être distribué pendant 17 ans. C'est seulement en mars 2011 que le film a été présenté pour la première fois dans les cinémas russes. Et c'est cette version que j'ai vu au cinéma.

Je ne vais pas m'attarder sur le sujet car c'est le fil consacré à Morricone mais sans quoi, j'aurais beaucoup à raconter sur ce sujet. D'ailleurs je l'ai déjà fait un peu partout sur le forum lorsque j'ai présenté des extraits musicaux de ces adaptations cinématographiques ou télévisuelles en lien avec la musique d'un compositeur.

Pour l'anecdote: on peut visiter la maison du Maitre et Marguerite à Moscou. C'est une maison à l'architecture atypique. (Je ne parle pas de la maison de Boulgakov qui se visite aussi) mais de la maison qui a inspiré son roman. La voici:

Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 210222085340480331
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-02-22, 22:48

Merci Snoopy pour ces apartés, c'est toujours enrichissant. Mains

La bande originale de I Demoni di San Pietroburgo/Les Démons de Saint-Pétersbourg, telle qu'elle est agencée sur l'album, est très labyrinthique, tout comme le film de Giuliano Montaldo. S"il y a plusieurs passages qui m'interpellent, mes préférences vont au premier extrait, "nuovo attentato" et au dernier, "a mio padre". Il s'agit tout d'abord de deux morceaux musicaux que tout oppose. Le premier extrait, comme son titre le suggère fortement, est violent, terre-à-terre, dramatique, sans espoir de retour, un véritable thème d'action-atmosphère, pour reprendre un jargon de béophile. Symphonique, d'un genre déterminé et menaçant, il a ce trait de caractère du fameux thème d'ouverture de La Bataille d'Alger, un film de Gillo Pontecorvo. De "nuovo attentato", j'en adore le motif à la trompette et toute l'articulation qui est faite autour par les autres éléments de l'orchestre: cette "musique d'attentat" se déroule en plusieurs étapes et la dernière est aussi exquise que frustrante. J'en maudis encore aujourd'hui l'arrêt brutal. Le tout dernier extrait, "a mio padre", en dehors de sa fonction filmique, est de toute évidence un hommage qu'Ennio Morricone adresse à son père.

<<Mario Morricone est né le 3 janvier 1903 dans la ville de Rome et mort le 24 juin 1974 à l'âge de 71 ans. Il était le fils de Luigi Morricone et Clementina Mortale. Sa femme était Libera Ridolfi. Avec elle, il s'installe dans le quartier de Trastevere de la capitale italienne, formant une famille bourgeoise avec ses cinq enfants; Ennio, Adriana, Aldo, María et Franca. Mario Morricone était trompettiste de jazz professionnel dans des orchestres de musique légère et voyant le talent musical de son fils Ennio, il l'inscrit au Conservatoire de Santa Cecilia, où l'enfant pouvait apprendre la composition, l'harmonie, la direction et la trompette. Plus tard, Mario Morricone, premier trompettiste de l'orchestre d'Alberto Flamini, joua professionnellement à Rome pour les troupes américaines restées en Italie après la Seconde Guerre mondiale. Il fut soutenu par Ennio lui-même sur scène lorsque Flamini choisit le petit garçon comme deuxième trompettiste.>> (Wiki)

"a mio padre" se définit dans une forme d'immobilité mobile entre la trompette d'Andrea Di Mario - symbolisant sûrement le souvenir du paternel jouant dans une autre dimension, la dimension d'un souvenir lointain et heureux - et l'alto de Fausto Anzelmo traçant des lumières vives et ininterrompues, aussi obsédantes que les pensées qui nous persécutent en permanence dès que nous regrettons la disparition d'un être cher. Je ne me souviens pas suffisamment du film pour me rappeler avec exactitude à quel personnage se rattache ce morceau, sans doute à celui de l'écrivain Fyodor Mikhailovich Dostoïevski, mais à savoir dans quelle circonstance, impossible de m'en souvenir... Parce que le morceau final, dans sa première partie, reprend la tristesse et la douleur qui imprègnent la musique jusqu'au plus profond de sa chair, parvenant même à créer un certain malaise - un véritable labyrinthe des tourments - depuis "nuovo attentato", avant de s'en libérer totalement et devenir un astre de lumière flottant dans un monde parallèle ou céleste où la souffrance n'existe pas.

https://www.youtube.com/watch?v=3DejA3N-nOY


Synopsis: Saint-Pétersbourg, 1860. Un membre de la famille impériale est assassiné. Quelques jours plus tard, l'écrivain Fyodor Mikhailovich Dostoïevski rencontre Gusiev, un jeune homme soigné dans un hôpital psychiatrique. Gusiev avoue qu’il fait partie du groupe terroriste impliqué dans l’assassinat et révèle que ses camarades envisagent de tuer un autre membre de la famille du tsar. Le jeune homme donne également à Dostoïevski l'adresse d'Aleksandra, leur chef. Dostoïevski doit la retrouver et essayer de la convaincre d'arrêter cette nouvelle attaque. L'écrivain est à bout de nerfs, traqué par ses créanciers, sous pression pour livrer son prochain livre et en proie à de fréquentes crises d'épilepsie. Le jour, avec l'aide d'Anna Grigoryevna, une jeune sténographe, il dicte «The Gambler». La nuit, il poursuit sa recherche désespérée du groupe terroriste ...
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-03-25, 10:07

Le Mani Sporche/Les Mains Sales, avant-dernière collaboration entre Elio Petri et Ennio Morricone:

Une œuvre à portée politique et philosophique:

Jean-Paul Sartre met en contraste sa version du marxisme idéal à lui, un marxisme qui d’après son avis n'a pas d’avenir sans que n'y soit incorporé l’existentialisme. Sans existentialisme le marxisme ne pourra pas fonctionner et Hugo en est le représentant dans le drame. Hoederer représente le pragmatisme matérialiste qui a infiltré le marxisme pur et qui est en train de le déformer. Cependant, Hoederer mène une politique qui est applicable en collectivité, tandis que la phénoménologie d'un Hugo mène à un solipsisme qui isolera l'individu de la possibilité d'agir en responsabilité envers le monde autour de lui. Sartre rejette les deux caractères, ce qu'il souhaite est une solution intermédiaire : une philosophie politique qui unira l'humanisme et le sens de la responsabilité d'un Hoederer avec l'attitude non-compromettante, la capacité de dire "non" d'un Hugo. La fin tragique, qui est caractérisée par une sorte d'unisson métaphysique entre Hugo et Hoederer (Hugo offre sa vie en honneur de la personne de Hoederer et en même temps proteste contre la politique de ce dernier) où ces deux personnages se fondent ensemble, marque le désir de Sartre d'arriver à cette synthèse entre le matérialisme et l'idéalisme sur le plan philosophique qui pourrait être mise en action sur le plan politique. Auteur classique de la littérature engagée, Sartre s'interroge sur l'usage de la violence politique dans l'action révolutionnaire et pose la question suivante : un révolutionnaire doit-il, au nom de l'efficacité, risquer de compromettre un idéal ? La pièce illustre la désillusion face aux espoirs du communisme ternis par la Guerre froide et le Stalinisme. Cette œuvre n'a pas été bien acceptée par les partis communistes lors de sa parution. En effet, elle montre les clivages de ces derniers. Cette œuvre peut également être mise en relation avec Les Justes d'Albert Camus qui se pose sensiblement la même question, à la même époque, dans un contexte historique qui s'y prête bien. (Wikipédia)

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A l'origine, Les Mains Sales est une pièce de théâtre de Jean-Paul Sartre, en sept tableaux, écrite en 1948 et créée le 2 avril de la même année au théâtre Antoine à Paris, avec notamment André Luguet et François Périer. Elio Petri en fit une adaptation télévisée en 1978/79 sous la forme d'une mini-série avec parmi les personnages principaux Marcello Mastroianni, Giuliana de Sio et Giovanni Visentin. Il confia la composition de la bande originale à Ennio Morricone avec lequel il collabora depuis 1969 avec Un tranquillo posto di campagna. Lors de cette première collaboration Petri avait confié à Morricone qu'il changeait de compositeur à chaque nouveau film qu'il réalisait, et pourtant, ils ne se quittèrent plus jusqu'à Buone Notizie (1979), la toute dernière réalisation du cinéaste. Sur Les Mains Sales/Le Mani Sporche, Ennio Morricone privilégia le piano et les cordes pour une partition sombre, désespérée, profondément dramatique et le plus souvent ouverte à l'atonalité. J'adore cette composition qui au fond est très "morriconienne" et qui en plus convoque une formation instrumentale que j'affectionne en particulier: son thème principal, sombrement romantique et même obsessionnel - la tragédie à venir est déjà suggérée par ce thème - s'en suit une série de morceaux aussi tourmentés que viscéraux, le plus déchiré et déchirant d'entre eux étant certainement celui qui s'intitule Dialogo, une véritable expression du désespoir, le véritable visage sonore de la tragédie, le hurlement d'un chaos annoncé. D'autres passages jouent avec le silence. J'aime beaucoup dans cette musique la relation entre le piano et les cordes, le climat de tension et de tragédie que cette relation instaure.

DIALOGO

et

NOSTALGIA DEI RECORDI
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-03-25, 23:48

J'ai vu la pièce de Sartre à Paris, lu le livre... Trop jeune pour voir la série dont tu parles.
Je n'aime pas du tout l'existentialisme et les théories sartriennes, mais nul doute que la musique de Morricone colle parfaitement à la série 1978 de Petri...
Je reconnais très humblement que beaucoup de films italiens de toute cette période me sont "inconnus", je te l'avais d'ailleurs écrit..
Il en reste la musique que j'écouterai, merci pour les liens. Wink
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 22 Empty2021-03-26, 08:27

Anouchka a écrit:
Je reconnais très humblement que beaucoup de films italiens de toute cette période me sont "inconnus"...

Oui, et ce n'est pas la télévision et ses multiples chaînes qui vont beaucoup t'aider à mieux les connaître, celle-ci étant, la plupart du temps, truffée d'émissions "blabla" ou idiotes et de séries françaises et américaines complètement lisses ou formatées. Il faut tellement trier avant de tomber sur un film ou une émission qui m'intéresse! Peut-être suis-je plus exigeant que la moyenne... J'aimerais beaucoup voir cette mini-série d'Elio Petri, en fait j'aimerais voir tous les films d'Elio Petri. J'en connais quand même quelques-uns que je peux voir et revoir, grâce aux DVD. Puis, il y a ARTE (heureusement) qui est vraiment la chaîne qui peut encore diffuser des films de Petri, Bolognini, Monicelli, Montaldo, Faenza... et autres qu'italiens, des anciens films qui mériteraient mieux que l'oubli dans lequel ils sont tombés par un manque cruel de diffusion.
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