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 Ennio MORRICONE (cinéma)

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Anouchka

Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2015-10-31, 22:57

Icare a écrit:
La Missa de Morricone m'apparaît comme plus intime et solennelle. Elle semble rechercher une forme d'intériorité et de recueillement, ce qui ne veut pas dire qu'elle manque d'intensité. C'est un autre style
Merci pour ta réponse !
Je pense que c'est justement le style de messe qui me plaira. Tu en as très bien parlé en août dernier (de mémoire), avec toute ta sensibilité. A suivre dans mes écoutes "programmées" d'ici le mois prochain !
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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2015-12-25, 10:49


Après le réveillon de Noël, j'ai réécouté "Il Canto del Dio Nascosto pour narrateur, choeur et orchestre que Ennio Morricone a dirigé en concert à Cracovie, courant 2007, sur des textes de Karol Wojtyla récités par Jerzy Trela. Il ne s'agit pas vraiment d'une composition originale dans la mesure où elle fut construite à partir de sept extraits musicaux tirés de musiques qu'il composa à la base pour certains films religieux tels que Karol, Il Papa Buono - Giovanni XXIII ou encore Il Padre Pio et qu'il remania dans le contexte d'un concert. Construire une oeuvre à partir d'extraits d'autres compositions antérieures est un procédé qui n'est pas nouveau, n'est-ce pas Jean? Sinon, ce matin, j'ai réécouté "Rampage", une musique du même compositeur écrite pour le film de William Friedkin. Curieux choix (un peu "spece" Hehe ) d'une partition sombre, désespérée et morbide pour un matin de Noël, mais j'avais une terrible envie de la réécouter et je dois reconnaître qu'elle me fascine toujours autant. Le sapin en a même perdu certaines de ses boules Hehe )
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2015-12-25, 10:50

Icare a écrit:

Le sapin en a même perdu certaines de ses boules  Hehe )

J'espère que ce n'était pas un sapin mâle alors Hehe
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2015-12-25, 10:51

Laughing Laughing Laughing Laughing
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-02, 19:08

Hehe
Pourquoi ? ( Shocked ). Quelle idée Icare pour un matin de Noël ! Remarque, j'écoutais des parodies de "Petit Papa Noël", pas tristes....
Je vais regarder bientôt le nouveau Tarentino ("the hateful eight" -les "huit salopards"-), je vous dirai pour la musique de Morricone !
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-05, 19:32

Regard sur The Hateful Eight, la musique:

Voilà! Le monstre est dévoré. Après une douce et sereine marche vers la paix et la liberté via son précédent opus En mai, fais ce qu'il te plait, j'ai suivi, avec The Hateful Eight un chemin beaucoup plus tourmenté et horrifique vers l'enfer. Le cd fait quand même 72 minutes environ. Bon, évidemment, si on retire les dialogues et les quelques chansons, le score s'étend sur une durée plus raisonnable. :mrgreen: Mon lecteur cd est de bonne qualité, seul le programmateur est un peu défaillant, à moins que ce soit moi qui ne sache pas m'en servir. Pour le coup, il m'aurait été franchement utile. Cela me renvoie sur deux oeuvres respectivement composées par Heiner Goebbels et Hans Werner Henze et entrecoupées par des narrations en allemand sans musique que, désormais, je ne peux plus vraiment éluder. Rolling Eyes  Passons à l'essentiel! En général, chez Ennio Morricone, j'aime les cd d'une moyenne de 45 minutes - pas systématiquement biensûr - mais c'est une durée qui m'est idéale, je vais vous expliquer pourquoi: il y a toujours un thème (au minimum) que je vais avoir envie de réécouter en boucles, quatre ou cinq fois de suite. Je n'y peux rien, lorsque je kiffe un thème, histoire de parler comme ma fille, j'ai ce besoin immédiat de le répéter plusieurs fois. C'est ce qui est arrivé avec The Hateful Eight. J'ai écouté "L'ultima diligenza di red rock - version intégrale", morceau complètement démentiel, et, fatalement, j'ai éprouvé ce besoin irrésistible de le réécouter en boucle, quatre fois en tout. La bête dure quand même 7'30". Donc, nous multiplions ces 7 minutes par 3 et on passe déjà d'un cd de 72 minutes environ à un cd de 93 environ. Laughing

Vers les 3 minutes de cette entrée en matière, il y a dans l'exploitation du thème principal si bien imaginé par ailleurs, une orchestration atypique. A ce moment-là, je lui ai trouvé une expression ironique et morbide à la fois. J'aime lorsque Morricone marie ces deux caractères, Le Trio Infernal demeure un sommet du genre. Après, la musique se lâche complètement, avec beaucoup de fulgurance. Le morceau qui suit, intitulé "Overture" s'articule autour d'un motif de quelques notes, moment très obsessionnel qui s'enrichit des différents éléments de l'orchestre, nettement moins démentiel que le précédent mais qui a le mérite de maintenir un climat anxiogène. Le thème principal réapparaîtra dans différentes moutures, plus courtes et souvent aussi viscérales. Il y en a une plus "débonnaire" et dépouillée qui a selon moi son intérêt propre. Je ne m'arrêterai pas sur chaque extrait car je n'en suis qu'à une première écoute. Un autre thème important et imposant est "Neve - version intégrale". Bien qu'un peu trop long, j'aime ses différents rebondissements, son ambiance, ses combinaisons instrumentales, sa forme méandrique et alambiquée. C'est selon moi le thème qui fait référence à la partie orchestrale que Morricone avait composée pour The Thing: une certaine écriture des cordes, une atmosphère, dans la première phase que l'on peut retrouver également dans la superbe musique qu'il composa pour le film TV d'Elio Petri; Les Mains Sales. Mais, ici, c'est une toute autre orchestration et un tout autre développement. D'ailleurs, au début, une oreille attentive reconnaîtra le thème principal quasi-suggéré  à la clarinette...peut-être basse... D'autre part, la même oreille attentive et connaisseuse remarquera que plus nous évoluons dans les méandres de ce long morceau, plus nous nous éloignons de l'"ambiance-The Thing" et plus nous nous approchons d'une ambiance qui évoque, sous certains aspects, celle si atypique de Rampage. Sans être ce que je préfère dans cette B.O., j'aime beaucoup me vautrer dans ce type d'ambiance musicale sinueuse et très élaborée.

L'autre extrait qui, en dehors du premier, a gagné ma préférence est la plage 11, "Raggi di sole sulla Montagna". Celui-là est plutôt court, une merveille un peu frustrante que j'aurais voulue plus développée, une merveille mélodique et harmonique chiadée, entre tonalité et atonalité, avec une pincée de romantisme - attérissant sur cette musique comme un miracle d'humanité - et une pointe de poésie. Je l'ai réécouté trois fois de suite. Un troisième extrait provoqua chez moi un même engouement. Il est très différent puisqu'il s'agit d'un morceau d'action intitulé "L'inferno bianco". J' en aime particulièrement la construction rythmique très bancale lui donnant un aspect aléatoire ou faussement aléatoire. Ce n'est cependant pas la première fois qu'il explore cette technique particulière, déjà dans In the Line of Fire et un peu aussi dans Musashi. J'aime beaucoup la manière dont il est orchestré et le jeu corrosif d'un basson solo. Je l'ai écouté seulement deux fois de suite parce que je me suis rendu compte qu'il y en avait une reprise de même durée: très bien développé celui-là que ce soit dans la version I ou dans la version II. Le dernier extrait composé par Ennio Morricone sur le disque est un trait sec et affirmatif d'une durée mémorable de 27 secondes. Je ne l'ai pas réécouté en boucle celui-là. Je me suis juste remis "L'ultima diligenza di red rock - version intégrale". Du coup, j'ai eu l'impression d'écouter un double-cd! Il faut donc définitivement oublier les envolées lyriques qu'il composa pour le western d'Antan, notamment sur les films de Sergio Leone. La démarche est contemporaine, souvent atonale et sombre, plus proche du thriller en terre sauvage, avec cependant un thème principal parfaitement mémorisable; les références au "style-western" n'étant pas complètement exclues mais subtilement diluées au sein d'une partition âpre et violente...et inspirée!


Dernière édition par Icare le 2016-01-07, 11:49, édité 2 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-05, 20:10



https://www.youtube.com/watch?v=-3vP799NtvA

C'est peut-être pas mal pour accompagner une scène de film, mais pour l'écouter sans images, c'est bof bof pour moi, avec ces onomatopées chorales (sûrement synthétiques, en plus) Embarassed  

Désolé, Icare, enfin, j'aurais essayé Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 987794 Comme tu dis, ça n'a plus rien à voir avec les westerns de Sergio Leone ; là j'avais beaucoup aimé la musique...


Dernière édition par joachim le 2016-01-05, 20:16, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-05, 20:15

Regard sur "En Mai, Fais ce qu'il te Plait", la musique:

En découvrant il y a quelques temps En Mai, Fais ce qu'il te Plait d'Ennio Morricone, j'ai été très vite happé par le premier extrait de presque neuf minutes, intitulé "En Mai", cette marche un peu processionnelle et évolutive qui mène à un lyrisme bien affirmé, mais un lyrisme empreint de sérénité et d'espoir, pas un lyrisme tendu et poignant comme celui qui illumine la partie centrale du générique-début de The Scarlett and the Black - Le Poupre et le Noir, un lyrisme plus optimiste et quelque-part plus doux, qui se déploie, comme l'a si bien exprimé un ami: <<en toute quiétude>>. Sur ce morceau précis, je ne dirais pas que Morricone se renouvelle, j'estime seulement qu'il se réinvente un peu, que ce sentiment de plénitude tel qu'il est développé ici, ne se retrouve pas si facilement dans son immense corpus. Je suppose qu'il s'agit du thème qui n'était pas prévu et que Morricone composa dans des délais assez courts. Ce n'est en tout cas pas quelque chose qui se ressent. Son commentaire à ce sujet est assez intéressant. Il évoque l'allusion au printemps, la liberté, l'espoir, le rythme et le tempo du convoi qui lui inspirèrent in extremis une marche lente et processionnaire, un morceau ample et généreux, construit sur un grand crescendo, qui illustrerait cette quête de la liberté. C'est exactement ça, exactement ce que j'ai ressenti en l'écoutant. Je n'ai pas d'autre choix que d'avouer que j'ai été enchanté par cette grande procession romantique et, comme je l'avais pressenti, il est selon moi le point culminant de cette B.O., le Moment fort, non pas que le reste démérite pour autant et cela même si, ensuite, on entre dans une mécanique plus ordinaire du talent morriconien. Ceci-dit, les autres extraits (de forme romantique ou de tension) sont finalement plus élaborés et consistants que je le pensais, en fonction des bribes que j'avais écoutées sur la Toile, un concept un peu hasardeux qui consiste à pouvoir écouter le début de chaque thème. Le final non retenu est quand même solide et expressif même s"il ne m'émeut pas trop. J'ignore pourquoi. De toute manière, un ressenti est rarement figé: il peut évoluer. J'ai, toutefois, un petit faible pour l'extrait précédent; "Et même les animaux sont avec eux" , parce qu'il a, à la fois, quelque chose de très fragile et d'infiniment poétique, une proximité avec le printemps qui se débarrasse subtilement de toute tragédie. Donc, de cette première écoute, sans avoir vu le film de Christian Carion, je retiens une B.O. qui n'est pas si anecdotique que ça mais qui le serait évidemment davantage sans ce formidable "En Mai" qui domine la partition, la hante jusqu'à la note finale. D'ailleurs, arrivé au bout du cd, je ne pus m'empêcher de reprogrammer la grande procession romantique, ce morceau que Morricone a failli ne pas écrire et qui serait, à la base, purement instinctif, le résultat d'un long tête-à-tête avec le film. En conclusion, je dirais que pour moi, lors de cette première approche, il y eut d'abord une grande émotion avec le premier titre puis une petite avec l'avant-dernier. Alors, même si mon impression est plutôt positive, il s'agit malgré tout d'un moyen effort du Maestro, pas une oeuvre exceptionnelle mais une musique belle et touchante. Dans un entretien, Ennio Morricone dit du film de Christian Carion qu'il possède la force de la simplicité. C'est marrant; lorsque j'ai écouté cette musique pour la première fois, c'est exactement ce qui est venu à mon esprit: la force de la simplicité.


Dernière édition par Icare le 2016-01-05, 20:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-05, 20:17

joachim a écrit:


https://www.youtube.com/watch?v=-3vP799NtvA

C'est peut-être pas mal pour accompagner une scène de film, mais pour l'écouter sans images, c'est bof bof pour moi, avec ces onomatopées chorales (sûrement synthétiques, en plus) Embarassed  

Désolé, Icare, enfin, j'aurais essayé Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 987794

Les choeurs ne sont pas synthétiques, peut-être pré-enregistrés et encore ce n'est pas sûr. Je ne sais pas où tu as vu du synthé là-dedans, Joachim, Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 1521897346 et en plus ces voix n'interviennent que de façon brève et sèche. C'est volontaire, biensûr, dans la logique brutale et profondément dramatique de la musique. Il s'agit d'un morceau purement orchestral en fait. C'est une construction moderne fondée sur le modèle de la répétition d'une cellule mélodique de quelques notes, entêtante et quelque peu diabolique, d'abord par deux bassons goguenards, autour de laquelle s'articulent différents éléments de l'orchestre avec une grande montée en intensité. Pour mieux se rendre compte de toute la complexité et virtuosité de ce morceau symphonique, il faut surtout écouter la version intégrale de "L'ultima diligenza di red rock" qui évolue sur une durée de 7 minutes 30. Malheureusement, elle n'apparaît plus sur Youtube. Celle que tu proposes Joachim est la version courte: je l'aime bien mais elle est déjà plus "filmique". La version longue laisse le thème s'installer, progresser avant d'exploser dans un tourbillon sonore frénétique et obsessionnel...Avec la version courte, certes intense, j'ai l'impression de prendre la diligence en route. Ceci-dit, je me doutais bien que ce serait trop moderne pour toi mais tous ceux qui ont écouté cette nouvelle partition de Morricone jusqu'à maintenant, même sans avoir vu le film, ont aimé, certains ont même adoré. Wink  Personnellement, je suis aux anges même si cette B.O. respire davantage l'enfer et la poudre. Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 987794
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-05, 23:03


Le compositeur s'exprime brièvement ici Very Happy Very Happy :

https://www.youtube.com/watch?v=Dv4D78XF9-s
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-06, 02:04

Ah, que je l'aime, cet Italien !

Il faudrait pouvoir en écouter un peu plus, sur le film de Tarantino, mais ce qu'on entend sur votre doc n'est pas mal du tout. Ne connaissant pas du tout l'histoire de Morricone en de hors de sa musique de film, spécialement pour les films de Sergio Leone, je ne peux pas vraiment juger. Mais je trouve que ça augure bien du reste.

Malheureusement, je ne supporte pas le cinéma de Tarantino, donc je n'entendrai probablement pas la suite. Mais, quand même, quel homme ! Quel talent et quelle intelligence du spectacle ! C'est peut-être cela, la musique d'aujourd'hui : là, je suis complètement largué... Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 2946154188
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-06, 09:59

Morricone, un grand Monsieur !
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-06, 19:44

Khri a écrit:
Malheureusement, je ne supporte pas le cinéma de Tarantino, donc je n'entendrai probablement pas la suite.

Je ne suis pas très friand non plus du cinéma de Tarantino, à l'exception de Reservoir Dogs, l'un de ses premiers films que j'avais vu au cinéma, il y a une vingtaine d'années de cela. Dernièrement, j'avais quand même réussi à regarder en entier Inglorious Basterds. Si, indéniablement, on peut lui reconnaître un style et même un grain de folie, c'est un cinéma souvent trop bavard et foutraque pour moi. En général, j'aime les films qui, justement, ne sont pas trop bavards, pas au point de raffoler du cinéma muet, mais des films où les dialogues sont plus mesurés. Pour la petite histoire et histoire de revenir au fil du sujet, avant The Hateful Eight, Quentin Tarantino a toujours employé des musiques pré-existantes pour ces films: la raison tient certainement du fait qu'en employant des musiques pré-existantes, il a l'impression de tout maîtriser aussi dans ce domaine, alors que s"il demande à un compositeur d'écrire une partition originale il pense perdre le contrôle absolu en le plaçant sous la responsabilité de quelqu'un d'autre, ce qui est d'ailleurs un peu vrai. S"il y a un domaine que les réalisateurs ne maîtrisent pas, en général, c'est bien la musique qui va illustrer les images de leurs films! Tarantino, connaisseur de B.O. et grand amateur de la musique d'Ennio Morricone, a utilisé beaucoup de ses musiques pré-existantes pour illustrer ses univers souvent violents. Pour moi, ce fut même problématique lorsque j'ai regardé Inglorious Basterds: à chaque intervention musicale sur des thèmes de Morricone, ceux-ci m'ont sorti du film de Tarantino et m'ont renvoyé sur les films pour lesquels ils ont été composés et que je connais très bien. Cette fois, j'ignore comment Tarantino a su convaincre le Maître romain, mais, au début, il n'était question que d'un thème principal, puis le compositeur a été saisi et fortement inspiré par l'univers de The Hateful Eight, à un point qu'il a fini par en écrire toute la bande originale. Il avait dit, à une époque, qu'il n'écrirait plus pour le western. D'une certaine manière, il ne s'est pas désavoué car il a considéré et abordé ce film, non comme un western, mais comme un huit-clos dramatique plus proche de The Thing de John Carpenter pour lequel Ennio Morricone avait composé une partition orchestrale entièrement atonale que du western de Sergio Corbucci; Le Grand Silence, auquel j'avais imaginé une "approche" en premier lieu et pour lequel le Maestro avait composé une musique assez cérébrale mais quand même plus lyrique que ce qu'il a concocté sur The Hateful Eight.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-06, 19:48

J'ai déjà vu le film chez un copain... (eh oui)... Film qui sort aujourd'hui en salles en France.
Le film est un peu décevant.., évidemment ultra-violent (on est dans la surenchère, là !), très huis-clos les 2/3 du film , dans une auberge, et alors ça devient un peu trop verbeux, trop de dialogues. Comme au théâtre..., sauf qu'on aimerait bien être un peu dehors, même dans la neige.... On étouffe un peu. Evidemment Sam Jackson est éblouissant en chasseur de primes, mais ça ne suffit pas tout-à-fait.
La musique accompagne pas mal, mais humble avis, pas assez, puisque "c'est trop bavard". Que dire alors de Morricone ? : La musique m'a un peu échappée, il faudrait que je revois le film en écoutant mieux ! Wink


Dernière édition par Anouchka le 2016-01-08, 00:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-06, 20:02

Anouchka a écrit:
puisque "c'est trop bavard". Que dire alors de Morricone ? : La musique m'a un peu échappé, il faudrait que je revois le film en écoutant mieux ! Wink

C'est ce qui est revenu à mes oreilles, de toute façon, et à partir du moment où les dialogues sont très présents, la musique est soit absente, soit en retrait et on n'y fait plus trop attention. On se concentre prioritairement sur les dialogues pour comprendre l'intrigue, ce qui est normal: en général, on va au cinéma pour voir un film et non pour écouter de la musique, à moins de s'appeler Icare! Hehe De toute façon, c'est un film violent et la musique est en conséquence de cette réalité: âpre, violente, atonale et complexe. Aucune envolée lyrique, juste une pincée à un moment donné, c'est tout. Le lyrisme se retrouve davantage dans En mai, fait ce qu'il te plaît:

https://www.youtube.com/watch?v=9Sdxs7_8o2E


La musique prend son temps pour s'installer, et au fur et à mesure qu'elle évolue, elle s'enrichit et prend de l'épaisseur, mais surtout de la hauteur. Morricone a imaginé cet exode comme une grande procession romantique vers la liberté et la paix. Dire que j'ai découvert cette musique le 13 novembre 2015 et qu'elle fut pour moi aussi, une procession vers la paix et la liberté, après tant de sang versé...

Entretien intéressant de Christian Carion:

https://www.youtube.com/watch?v=Totr6kOg8MY


Dernière édition par Icare le 2020-04-11, 21:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 20:00

Une grande claque émotionnelle aujourd'hui avec l'un des chefs d'oeuvre d'Ennio Morricone composé pour le film de Valerio Zurlini; Le Désert des Tartares avec Vittorio Gassman, Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret, Max von Sydow, Giuliano Gemma, Fernando Rey, Francisco Rabal, Laurent Terzieff, d'après le formidable roman de Dino Buzzoti.

Le Final:

https://www.youtube.com/watch?v=EXGWccZNB3g


J'aimerais tellement voir ce film dont l'histoire m'intéresse au plus haut point:

<<Au début du XXème siècle dans une région indéterminée aux confins d’un empire d’Europe Centrale. Le Lieutenant Drogo (Jacques Perrin), frais émoulu de l’école militaire, se voit envoyé pour sa première affectation à la forteresse de Bastiano située au sommet d’une ville en ruine à la frontière avec le Royaume du Nord. Aux alentours s'étendent des montagnes ainsi qu’une immense étendue aride nommée le Désert des Tartares ; ces derniers guerriers ont été - parait-il - autrefois à l’origine de la destruction de la cité établie au pied de la citadelle. La place semble a priori imprenable d’autant que protégée à quelques lieues de là par une redoute dominant toute la région. Pourtant, les officiers supérieurs craignent une menace en provenance du désert depuis qu’Ortiz (Max Von Sydow), voici déjà une vingtaine d’années, dit y avoir vu des cavaliers tartares. Malgré le danger qui en découlerait, les soldats de Bastiano espèrent en secret l’arrivée d’un ennemi afin de mettre fin à la routine et à l’ennui qui pèsent sur leurs épaules ; en effet, en cette région à l'écart de tout, le temps s’écoule sur un rythme lent, seulement ponctué par les tours de garde. Drogo souhaite quitter ces lieux au plus vite, mais il lui faudra patienter encore un peu pour demander son transfert afin de ne pas mettre en péril sa carrière...>>
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 22:01

C'est un très beau film que je n'ai vu qu'une fois. Il a pour moi le désavantage de présenter un univers très guerrier et très masculin. En tant que femme, ce genre de film, il faut me comprendre, je l'aime "à petites doses" (c'est pareil, en ce qui me concerne, pour tous les films de guerre dont les femmes sont quasi, voire carrément absentes). La musique de Morricone y est sublime effectivement !
En ce qui concerne "En mai, fais ce qu'il te plaît", il faudra que j'arrive à télécharger le film. Je vais aller écouter l'extrait que tu envoies, merci !
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 22:10


"En mai , fais ce qu'il te plaît"
Citation :
La musique prend son temps pour s'installer, et au fur et à mesure qu'elle évolue, elle s'enrichit et prend de l'épaisseur, mais surtout de la hauteur.
J'ai l'impression d'avoir fait un long voyage sans bouger le moins du monde, la magie de Morricone a opéré Wink

"Le désert des Tartares", encore du Morricone fascinant, la goutte qui tombe et qui se transforme en chant de découverte, contemplation Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 333455 Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 333455 Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 333455
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 22:12

Ah... à propos de Morricone !! La musique du film "Le Professionnel"... (je l'écoute en ce moment...). Parce que j'ai vu avant-hier un enregistrement du reportage que Paul Belmondo a fait sur Jean-Paul... -dimanche dernier à 13 h sur TF1-, en l'emmenant sur tous ses lieux de tournage mythiques. C'était magnifique, émouvant...
Le film "Le Professionnel", est un de mes préférés de Belmondo... La musique de Morricone me déchire ! Je la trouve même très érotique, si on la décale sur certaines scènes...Embarassed
J'arrête de fantasmer, mais la musique elle est là, chez moi, en ce moment !! Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 185465
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 22:44

Voici des détails intéressants, que j'ignorais, sur cette fameuse musique du "Professionnel" :

Chi Mai (« quiconque » en italien) est une musique instrumentale composée par Ennio Morricone en 1971. Elle est inspirée du second mouvement (adagio) du Concerto pour clavecin en ré mineur de Jean-Sébastien Bach (Concerto BWV 974), transcription du concerto pour Hautbois en ré mineur d'Alessandro Marcello.

Elle fut utilisée pour les films Maddalena en 1971 et Le Professionnel en 1981, ainsi que dans les séries télévisées An Englishman's Castle (1978) et The Life and Times of David Lloyd George (1981), sans oublier la publicité pour Royal Canin en 1986 et 1991.

Chi Mai fut un énorme succès en France, occupant la première place du hit-parade durant trois semaines consécutives à partir du 27 novembre 1981, puis une semaine le 8 janvier 1982 et s'est vendu à 911 000 exemplaires, obtenant un disque d'or pour 500 000 exemplaires vendus
.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-07, 23:09

Effectivement, le thème "Chi mai" n'a jamais été composé pour le film Le Professionnel, mais pour le film de Jerzy Kawalerowicz ; Maddalena (1971) avec Lisa Gastoni et Umberto Orsini. Pour le film de Georges Lautner, ce thème fut réorchestré. La petite histoire raconte que Jean-Paul Belmondo, également producteur du film, a eu l'occasion d'entendre le morceau "Chi mai" et, que suite à ça, il voulut à tout prix l'employer dans son film. Ennio Morricone avait pourtant composé une partition originale qui, en grande partie, ne fut pas utilisée, le thème "Chi mai" ré-apparaissant très souvent tout au long de l'intrigue, jusqu'au générique-fin. Lorsque le compositeur l'a appris, il fut d'abord furieux de cette décision. Il réutilisera d'ailleurs le thème "Le Retour", plus tard, sur un autre film intitulé La Gabbia de Patroni-Griffi qui semble avoir tout du bon navet, soit dit en passant. Hehe Et il a eu mille fois raison car c'est un thème magnifique qu'il aurait été bien dommage d'abandonner dans un tiroir! Ennio Morricone ne s'attendait pas à un tel succès, surtout que son thème "Chi mai" n'en avait pas vraiment connu en 1971, avec Maddalena. Ce thème apparaît également dans de nombreux documentaires et émissions TV.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-08, 00:31

Intéressant ces détails que tu donnes, merci Icare ! Pour m'amuser, si j'ai le temps demain, j'irai écouter ce fameux concerto de Bach dont parait-il, notre maestro se serait inspiré...
J'ai ré-édité un petit message d'hier, tout simplement parce que j'avais laissé échapper une faute d'orthographe, et je suis désolée, c'est un peu mon péché mignon que de soigner ça ! (c'est à cause de mon boulot, je me dois d'être quasi-parfaite sur ce plan et en plus je suis relue..).
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-08, 00:47

Anouchka a écrit:
J'ai ré-édité un petit message d'hier, tout simplement parce que j'avais laissé échapper une faute d'orthographe, et je suis désolée, c'est un peu mon péché mignon que de soigner ça ! (c'est à cause de mon boulot, je me dois d'être quasi-parfaite sur ce plan et en plus je suis relue..).

Ne t'inquiète pas, tu n'es pas la seule.  Mains  C'est un trait de caractère comme un autre, avec ses qualités et ses défauts potentiels. C'est aussi une « déformation »/ « qualité » professionnelle dont notre époque devrait un peu se préoccuper, à mon humble avis. Ça ne lui ferait pas de mal.
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Icare
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-09, 09:39

The Hateful Eight: film & musique:

Bon, j'ai vu le film hier et les deux seules choses que je lui reproche, en fait, c'est un excès de vulgarité et une surenchère dans le gore. J'ai aimé l'ambiance, les paysages, bien sûr, mais d'un point-de-vue purement filmique, j'ai apprécié le caractère hybride du film, entre western et huit-clos oppressant, auquel se rajoute une dimension quasi-théâtrale. La dimension théâtrale ne m'a pas gêné et, finalement, le "côté" bavard non plus, bien au contraire. Je suis cependant ressorti du cinéma avec la frustrante impression que ça aurait pu être mieux. Il manque quelque chose. Contrairement à ce que je craignais, la musique de Ennio Morricone est très bien mise en valeur et y joue un rôle crucial. Elle est présente lorsqu'elle doit être présente et absente quand il le faut. Tarantino n'en abuse pas. Même les cinq morceaux pré-existants y sont parfaitement exploités. Quatre proviennent de The Thing; "Contamination", "Bestiality" qui est employé à deux reprises, "Eternity", lorsqu'ils installent une corde entre la grange, la maison et les toilettes, puis "Despair". Vers le début du film, on reconnaît le "Thème de Reagan" issu de L'Exorciste II lorsque la tête des chevaux de la diligence est filmée en gros plan. Le choix peut paraître étrange mais il apporte une dimension surréaliste à cette scène. J'ai aimé le contraste. Une bonne partie de la musique originale est exploitée et donne le ton. On sent bien qu'elle a vraiment été pensée et composée pour ce film. Le thème principal avec ce motif récurrent d'abord joué par deux bassons est super bien trouvé: il apporte vraiment une signature musicale au film de Tarantino. Lorsqu'il s'amorce au générique-début, même mon fils en a eu des frissons. J'en ai eu aussi. Cependant, quand j'écouterai l'album, j'essaierai d'oublier le film et les scènes trop "gore" qui m'ont un peu écoeuré. Paradoxalement, ce nouvel opus de Tarantino m'aura redonné goût au cinéma et aux grandes salles obscures que j'avais abandonnées depuis un certain nombre d'années.
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MessageSujet: Re: Ennio MORRICONE (cinéma)   Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 Empty2016-01-09, 10:33

Pour le film, je n'ai absolument pas envie de dépenser une dizaine d'euros pour aller le voir (sans compter que le premier cinéma, un Gaumont est à Valenciennes, à 35 kilomètres de chez moi).

Pour la musique, on trouve la bande-son intégrale sur youtube. Contrairement à ce que j'écrivais ci-dessus, je trouve la version longue de la Diligence di Red Rock pas mal du tout, et l'ouverture, par son côté répétitif, me séduit aussi. Du coup je suis en train de l'écouter en entier (il y a même une partie des paroles, et une chanson dans Apple Blossom) ?  Bravo à la partie Neve, un long morceau calme qui décrit la neige !

1. L’ultima diligenza di Red Rock 0:00 to 7:32
2. Ouverture 7:32 to 10:38
3. Major Warren Meet Daisy Domergue 10:38 to 11:15
4. Narratore letterario 11:15 to 13:12
5. Apple Blossom 13:12 to 15:28
6. Frontier Justice 15:28 to 17:18
7. L’ultima diligenza di Red Rock #2 17:18 to 19:54
8. Neve 19:54 to 32:12
9. This Here Is Daisy Domergue 32:13 to 33:15
10. Sei cavalli 33:15 to 34:35
11. Raggi di sole sulla montagna 34:35 to 36:16
12. Son of 36:16 to 39:03
13. Jim Jones at Botany Bay 39:03 to 43:13
14. Neve #2 43:13 to 45:17
15. Uncle Charlie’s Stew 45:17 to 47:01
16. I quattro passeggeri 47:01 to 48:49
17. La musica prima del massacro 48:49 to 50:52
18. L’inferno bianco 50:52 to 54:23
19. The Suggestive Oswaldo Mobray 54:23 to 55:11
20. Now You’re All Alone 55:11 to 56:40
21. La lettera di Lincoln 56:40 to 58:27
22. La lettera di Lincoln 58:27 to 1:00:10
23. Daisy’s Speech 1:00:10 to 1:01:42

https://www.youtube.com/watch?v=ckQ5R-zCLYE


Par contre tu parles de :

Icare a écrit:
Quatre proviennent de The Thing; "Contamination", "Bestiality" qui est employé à deux reprises, "Eternity", lorsqu'ils installent une corde entre la grange, la maison et les toilettes, puis "Despair"

Apparemment ils ne s'y trouvent pas, ou alors c'est un autre intitulé ? Ennio MORRICONE (cinéma) - Page 11 1521897346
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