Forum sur la musique classique
 
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 Un film, un personnage réel, une musique...

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Icare
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MessageSujet: Clemencic   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyMar 10 Sep - 22:27

Ce soir, ce fut Molière d'Ariane Mnouchkine (1978) sur des compositions et des adaptions de René Clemencic. On notera que dans ce cycle je n'ai pas trop évoqué de personnalités bibliques, religieuses et politiques, genre chefs d'état ou dictateurs. J'ai d'ailleurs annulé l'écoute de deux partitions, l'une de Wojciech Kilar et l'autre de Arthur Honegger & Marius Constant, au profit d'une célèbre violoncelliste et d'un peintre espagnol. Ils reviendront dans un prochain cycle du même genre.

<<Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un comédien et dramaturge français, baptisé le 15 janvier 1622 à Paris, où il est mort le 17 février 1673. Issu d'une famille de marchands parisiens, il s'associe à 21 ans avec une dizaine de camarades, dont la comédienne Madeleine Béjart, pour former la troupe de l’Illustre Théâtre qui, malgré la collaboration de dramaturges de renom, ne parvient pas à s'imposer à Paris. Pendant treize ans, Molière et ses amis Béjart parcourent les provinces méridionales du royaume au sein d'une troupe itinérante entretenue par plusieurs protecteurs successifs. Au cours de cette période, Molière compose quelques farces ou petites comédies et ses deux premières grandes comédies. De retour à Paris en 1658, il devient vite, à la tête de sa troupe, le comédien et auteur favori du jeune Louis XIV et de sa cour, pour lesquels il conçoit de nombreux spectacles, en collaboration avec les meilleurs architectes scéniques, chorégraphes et musiciens du temps. Il meurt à l’âge de 51 ans, quelques heures après avoir tenu pour la quatrième fois le rôle-titre du Malade imaginaire.>> (source Wikipédia)

Afin d'illustrer la mort de Molière, la réalisatrice Ariane Mnouchkine utilise une mélodie particulièrement célèbre de Henri Purcell, extraite de King Arthur (1691): "What power art thou" (Acte III scène 2), rendue célèbre par Klaus Nomi sous le nom de "Cold Song" en 1982, et reprise également par Sting en 2009. L'album dure 51 minutes, 51, l'âge de son décès. Dans la bande originale réalisée par Clemencic, il y a aussi un rapport direct à la musique ancienne, soit par des musiques écrites dans l'esprit de l'époque soit par des emprunts, ce qui convint parfaitement à ce spécialiste de la musique baroque et ancienne. Outre le célèbre morceau de Purcell afin d'illustrer la mort de Molière, il y a un extrait tiré du "Ballet royal de l'impatience" de Lully (en savoir plus ici) - puis un "Bal réglé" du même compositeur. (bal réglé, bal ouvert par un branle - Espèce de danse. Le branle ou branle gai est le nom générique de toutes les danses où un ou deux danseurs conduisent tous les autres, qui répètent ce qu’ont fait les premiers.) La bande originale est interprétée par le "Clemencic Consort" sous la direction de René Clemencic avec Marjorie Vance (soprano) et Elisabeth Guy-Kummer (alto), sauf l'extrait de Purcell rebaptisé "La Mort de Molière" pour l'occasion, qui est interprétée par le "Deller Consort" et Maurice Beavan (baryton) sous la direction de Alfred Deller.


Dernière édition par Icare le Mar 10 Sep - 22:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyMar 10 Sep - 22:31


FREUD - Jerry Goldsmith


https://www.youtube.com/watch?v=JtFzzvqrL9c
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyMer 11 Sep - 19:19

Qui était donc Ed Wood? Selon Wikipédia, Edward Davis «Ed» Wood Junior fut un réalisateur, acteur, producteur, scénariste et monteur américain né le 10 octobre 1924 à Poughkeepsie dans l'État de New York et mort d'une crise cardiaque le 10 décembre 1978 à Hollywood en Californie. Dans les années 1950, Wood réalisa quelques films à petit budget, aujourd'hui connus pour leurs erreurs techniques, leurs effets spéciaux amateurs et leur utilisation abusive des images d'archives. On nous raconte aussi que, miné par l'échec de ses films, Wood sombre dans l'alcoolisme et la dépression. Il survit dans les années 1960 et 70 en écrivant un grand nombre de romans "pulps", horrifiques ou érotiques. Il écrit également de nombreux scénarios de films de séries Z, avant de réaliser lui-même plusieurs films pornographiques. Vivant dans le plus grand dénuement, il meurt à 54 ans, des complications de son alcoolisme. Un autre point: Deux ans après sa mort, Ed Wood fut qualifié de "plus médiocre cinéaste de l'histoire du cinéma", pas plus pas moins, par les critiques Michael et Harry Medved dans leur livre de 1980; "The Golden Turkey Awards". Sa filmographie est alors redécouverte. D'abord soumis aux objets de toutes les moqueries, ses films sont néanmoins considérés avec respect par certains cinéphiles qui tentent de souligner certaines qualités, notamment une sincérité totale dans ce qu'il entreprenait. En 1992, Rudolph Grey publie "Nightmare of Ecstasy: The Life and Art of Edward D. Wood, Jr.". Compilation d'entretien avec ses proches, le livre fait connaître Ed Wood à un nouveau public. En 1994, Tim Burton réalise le film "Ed Wood" avec Johnny Depp dans le rôle-titre. Malgré un échec commercial, le film est acclamé par la critique avant d'être récompensé de deux Oscars du cinéma.  

C'est de ce film-là dont il est question aujourd'hui, sorti en 1994 sur grand écran, plus précisément de sa bande originale signée Howard Shore. Généralement, le compositeur attitré de Tim Burton est Danny Elfman. Voici quelques explications fournies par Wikipédia qui semblent correspondre à la réalité, si je compare avec mes propres informations:

<<Howard Shore remplace Danny Elfman, partenaire habituel des films de Burton, pour composer la musique en raison d'un différend artistique qui a opposé Burton à Elfman pendant L'Étrange Noël de monsieur Jack et à cause duquel les deux hommes restent brouillés pendant quelque temps. Burton choisit Shore car il aime beaucoup sa façon d'utiliser "le tango dans certaines de ses partitions" et qu'il souhaite que la bande originale comporte des rythmes latino-américains. La bande originale est un hommage aux films de science-fiction des années 1950. Ainsi, de nombreux morceaux incluent l'utilisation d'un thérémine, instrument de musique électronique à la mode à cette époque. Shore fait venir à Londres Lydia Kavina, petite-nièce de l'inventeur du thérémine et spécialiste mondiale de cet instrument, pour enregistrer la bande originale avec l'orchestre philharmonique de Londres. En attendant qu'elle obtienne un visa, Cynthia Millar enregistra certains morceaux en utilisant des ondes Martenot.>>

Des relents herrmanniens investissent l'introduction de l'excellent thème principal:

https://www.youtube.com/watch?v=SvOi2d7fI4w
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyMer 11 Sep - 23:26

Plusieurs peintres furent "traités" par le Septième Art: Paul Gauguin sous les traits de Maurice Barrier, une série télévisée réalisée par Roger Pigaut (1975) sur une musique de Georges Delerue, Modigliani interprété par Andy Garcia, un film américain de Mick Davis mis en musique par Guy Farley, Van Gogh qui a inspiré plusieurs cinéastes, dont Vincente Minnelli qui réalisa en 1956 La Vie passionnée de Vincent van Gogh avec Kirk Douglas dans le rôle du grand peintre et sur une partition musicale de Miklos Rozsa, Frida Kahlo qui inspira un beau film à Julie Taymor (2002), sur une musique de son époux Elliot Goldenthal, l'artiste-peintre étant interprétée par Salma Hayek, Picasso par Anthony Hopkins dans un film de James Ivory, Surviving Picasso (1996) mis en musique par Richard Robbins ou encore Artemisia qui renaîtra grâce à Agnès Merlet sur grand écran (1997), sous les traits de Valentina Cervi et pour laquelle Krishna Levy composa une très belle partition, ou Johannes Vermeer interprété par Colin Firth dans La Jeune fille à la perle (2003) de Peter Webber sur une composition musicale signée Alexandre Desplat. J'aurais pu choisir l'un de ces peintres et l'un de ces compositeurs, mais celui que j'ai décidé de mentionner ici pour cette fois-ci est Domínikos Theotokópoulos, surnommé Le Greco, un peintre, sculpteur et architecte, né en 1541 à Candie, nommé depuis Héraklion, en Crète, alors une possession de la république de Venise, et mort le 7 avril 1614 à Tolède. Il est considéré comme le peintre fondateur de l’École espagnole du seizième siècle. Son œuvre picturale, synthèse du maniérisme renaissant et de l'art byzantin, est caractérisée par des formes allongées et des couleurs vives. S'il fut célébré de son vivant, il a été oublié pendant plus d'un siècle. Redécouvert au milieu du dix-neuvième siècle par les romantiques français en particulier, sa peinture extravagante a suscité des commentaires innombrables, souvent en contradiction avec les faits historiques avérés. Sa singularité a influencé de nombreux artistes au vingtième siècle, entre autres Picasso et Jackson Pollock. Deux films furent réalisés sur Le Greco, un relativement récent, un documentaire, et un film plus ancien datant de 1966, réalisé par Luciano Salce, avec Mel Ferrer dans le rôle du peintre et sur une somptueuse musique d'Ennio Morricone, contemplative, religieuse, profondément romantique, là aussi entre musique ancienne et éléments plus contemporains.

https://www.youtube.com/watch?v=B7A235GFrCM
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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyJeu 12 Sep - 9:48

Icare a écrit:
Modigliani

Bien plus tôt (1958), Jacques Becker avait réalisé "Montparnasse19", qui retraçait les dernières années de la vie de Amadeo Modigliani. La première fois que j'ai vu ce film, j'étais ado, et c'est là notamment que j'avais constaté que le regretté Gérard Philipe (décédé en 1959 d'un cancer foudroyant, en pleine gloire) était un grand acteur. La scène de sa mort à l'hôpital, où l'on voit l'image du docteur qui essaie de soigner Modigliani, se brouiller et disparaître au moment de la mort du peintre est particulièrement frappante, et je la vois encore après tant d'années.

La musique était de Paul Misraki.



https://www.youtube.com/watch?v=cdbtOJGuqlA


Menant une existence bohème à Paris, l'artiste Modigliani, dit Modi. Il passe une grande partie de son temps à boire et à dormir avec l’attrayante écrivain Béatrice. Il dessine et peint mais ne vend pratiquement rien. Il rencontre une belle jeune étudiante en arts appelée Jeanne, qui est enfermée par sa famille pour l'éloigner de lui. Ses amis les Zborowskis font de leur mieux pour le maintenir à flot, mais sa santé fragile, affaiblie par l’alcool et le tabac, cède et il est envoyé à Nice pour se rétablir. Jeanne s'échappe et le rejoint là, après quoi les deux sont inséparables.

De retour à Paris, les Zborowskis organisent un one-man-show dans la prestigieuse galerie de Madame Weill, où tout le monde se présente pour un verre à l'ouverture, mais personne n'achète. Après des plaintes, la police ordonne le retrait d'un nu de la fenêtre. Un marchand cynique appelé Morel explique que Modi va sûrement mourir bientôt et que c'est à ce moment que les gens paieront pour ses oeuvres. Les Zborowskis trouvent un millionnaire américain véritablement intéressé par certaines toiles de Modi (qui deviendront plus tard célèbres dans le monde entier), mais lorsqu'il dit qu'il utiliserait ensuite les yeux bleus de Jeanne pour faire connaître ses produits, Modi s'en va dégoûté.

Déçu par son incapacité à combiner la recherche de la beauté dans ses peintures de Béatrice et de Jeanne avec une réalité commerciale, et avec sa santé de plus en plus faible, il se promène dans des cafés en essayant sans succès de vendre ses dessins. S'écroulant dans la rue, il est emmené à l'hôpital où il meurt seul. Sans lui dire ce qui s'est passé, Morel se précipite chez une Jeanne ravie pour acheter toutes les œuvres invendues contre de l'argent.


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MessageSujet: Mamangakis   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyJeu 12 Sep - 19:42

<<Kaspar Hauser, prétendument né le 30 avril 1812 et mort le 17 décembre 1833 à Ansbach, était connu à l' époque de Biedermeier comme un "rocher énigmatique". Hauser est arrivé le 26 mai 1828 à Nuremberg, alors qu'il était âgé d'environ 16 ans, handicapé mental et peu bavard. Selon une rumeur contemporaine, Hauser serait le prince de Bade né en 1812, échangé contre un enfant mourant et emmené pour permettre la succession d’une lignée de la dynastie royale de Baden . Dans la littérature historique, cette "légende du prince" est réfutée sur la base de documents publiés ultérieurement et de récits de témoins oculaires de la mort du prince. Une analyse génétique publiée scientifiquement à partir de 1996 a montré qu'un échantillon de sang attribué à Hauser ne pouvait pas provenir du prince héréditaire de Baden. Une autre analyse génétique datant de 2002 ne pourrait prouver aucune preuve en raison de nombreuses contradictions. Le 17 octobre 1829, Hauser fut retrouvé avec une coupure inoffensive et le 14 décembre 1833, il rentra chez lui avec une blessure par piqûre mortelle. Dans les deux cas, il a affirmé avoir été victime d'un assassin. Ses partisans soupçonnaient un crime politique. Selon des études criminelles, toutefois, il s’agissait de lui-même, ce qu’il avait appris par déception face au déclin de l’intérêt du public pour sa personne. <>> (en partie Wikipédia)

Personnage énigmatique que ce Kaspar Hauser! Pas étonnant que le Septième Art se soit intéressé à lui, notamment Peter Sehr, qui en 1993 réalisa un film qui porte son nom, sur une très belle musique de Nikos Mamangakis, souvent très douce, lunaire, très mélancolique par moment, pouvant suggérer la solitude et le désespoir, le thème principal pouvant parfois être porté par une voix de femme dont les notes ressemblent à des larmes ou des cristaux.

<<Dans le film de Peter Sehr sur le prince héritier de Bade, qui pour des raisons politiques criminelles est condamné à végéter dans une oubliette, la musique n'intervient, en toute logique, qu'avec une parcimonie extrême, l'intensité de l'action en est incroyablement accrue...Images sinistres, silencieuses, de "dignitaires", agonisants assoiffés de pouvoir, intrigants, déments, libidineux, sournois, corrompus, qui au moyen de toutes les ruses imaginables et ignobles, tentent de sauver leur petite vie pitoyable; en face, une créature chancelante et bégayante, libérée de sa prison souterraine, dont l'existence ne peut plus être sauvée, car, par son innocence, elle constitue une menace pour les personnalités influentes qui tirent les ficelles; ce sont là les deux pôles du film dont la musique, qui demeure le plus souvent à l'arrière-plan, s'inspire surtout de l'expression historique attestée et imposée. A la manière tantôt de citations, tantôt d'atmosphères retrouvées, les compositions de Nikos Mamangakis soulignent l'action oppressante; dans les moments de totale "incompréhension" uniquement, une voix de soprano chante des soli supraterrestres tandis qu'une nouvelle atteinte à la dignité de l'homme se prépare ou s'accomplit.>>
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MessageSujet: Kilar   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyJeu 12 Sep - 23:14

Janusz Korczak, de son vrai nom Henryk Goldszmit, est un médecin-pédiatre, éducateur et écrivain polonais, né le 22 juillet 1878 et décédé le 6 août 1942. Avant la Seconde Guerre Mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l'enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour son œuvre de pédagogie, sa littérature enfantine, et son engagement en faveur des droits de l'enfant. Il est également célèbre pour avoir choisi délibérément d'être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs de son orphelinat durant l'occupation nazie en Pologne. Je ne crois pas que l'histoire de Janusz Korczak ait été souvent exploitée par le cinéma. Le seul film à ma connaissance qui a été réalisé sur lui le fut par Andrzej Wajda en 1990. C'est Wojciech Pszoniak qui tint le rôle de Janusz Korczak et c'est Wojciech Kilar qui en signa la bande originale. Je ne l'appréhende que par cinq extraits dont deux "Vocalises" interprétées par Henryka Januszewska. Mon morceau préféré est une musique très ample et martelée qui s'intitule "Umschlagplatz" (nom du lieu de la terrible déportation), très caractéristique du style répétitif et minimaliste du compositeur polonais.

Quelques renseignements complémentaires:

<<En décembre 1899, il fut arrêté pour son militantisme (il avait mis en place des salles de lecture dans un orphelinat de Varsovie). Il fut le fondateur du seizième groupe Hachomer Hatzaïr, organisation de scoutisme juive fondée à Vienne en 1916. Il devint franc-maçon vers 1925 et se trouva initialement dans la loge "Gwiazda Morza" de la fédération internationale. Le Droit Humain mise en place afin de "concilier toutes les personnes, qui sont divisées par des barrières religieuses, et chercher la vérité en maintenant le respect d'autrui".Il disparut en même temps que ses enfants du ghetto en 1942, le 5 ou 6 août, décidant de lui-même et insistant même pour pouvoir accompagner ses enfants sur leur route vers les chambres à gaz de Treblinka. Le départ du ghetto a été maintes fois décrit par des témoignages extérieurs comme celui de Joshua Perle ou de Władysław Szpilman (héros du film Le pianiste). Au petit matin du 5 ou 6 août 1942, des soldats SS encerclèrent le Petit Ghetto. Selon Abraham Lewin, cela eut lieu le 7 août. Avant que le cortège ne remonte la rue Resursy Kupiecka, près de la rue Śliska, on n'est pas sûr de l'itinéraire emprunté pour aller à l'Umschlagplatz, peut-être par les rues Karmelicka et Zamenhof à Stawki, ou par les rues Żelazna et Smocza. Korczak menait les enfants, sans chapeau, avec des bottes militaires, tenant deux enfants par la main. Il y avait dans le cortège 192 enfants et près de dix de leurs soignants, dont Stefania Wilczyńska. Les enfants marchaient quatre par quatre dans leurs plus beaux habits, portant le drapeau du Roi Mathias Ier. Ce même jour, l'armée nazie déporta de l'Umschlagplatz 4 000 enfants des orphelinats et leurs accompagnants du ghetto de Varsovie. La pièce de théâtre de Liliane Atlan, Monsieur Fugue ou le mal de terre est inspirée par le dernier trajet de Korczak avec les enfants.>>

https://www.youtube.com/watch?v=yYbVBNyLt2M
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyVen 13 Sep - 21:53

C'est avec Galilée que j'ai décidé de conclure ce très beau cycle. Nous connaissons tous l'histoire de Galilée, du moins les grandes lignes, mais pas forcément le très beau film de Liliana Cavani, Galileo que je n'ai vu jusqu'ici qu'en langue italienne.

Avec Galileo, Liliana Cavani a réalisé en 1968 un film consacré au grand scientifique italien, qui passe de l’intérêt du rôle individuel aux problèmes de dialogue et de conflit social que la science peut engendrer. Un acte d'accusation contre l'arrogance du pouvoir qui prend une étrange contemporanéité au début de ce siècle, où les problèmes scientifiques deviennent de plus en plus des facteurs sociaux et donc politiques.

A propos du film:

Son "Galilée" est donc l'emblème du "grand conflit entre la liberté de la recherche scientifique et le diktat imposé par l'Église". Le scientifique, comme le souligne également le film, a tenté de l'éviter en proposant la théorie des deux langues: une théorie scientifique permettant de décrire les recherches menées sur la nature, et une de la foi permettant de parler de Dieu. Cependant, les craintes de l'Église face à la recherche scientifique qui réfutait l'idée de l'homme comme centre de l'univers et, surtout, aux effets qu'ils auraient pu avoir sur les hommes, ont conduit à une position intransigeante envers Galilée. D'autant que, comme le rappelle Cavani, la question concernant le scientifique et ses théories n'a été résolue par l'Église qu'en 1992, soit trois siècles plus tard. La bataille contre Galilée fut "une perte mortelle de l'Église; La science a peut-être retardé le développement d'une certaine manière - poursuit Cavani - cependant, je pense que c'était une rupture à laquelle on pourrait difficilement remédier, au contraire, elle a été guérie un peu, mais je ne crois pas du tout ». Le réalisateur a également relaté quelques anecdotes sur la création de Galileo , l'un des premiers films "délocalisés", puisqu'il s'agissait de la première coproduction italo-bulgare et tourné dans le "Cinecittà" du pays de l'ancien bloc communiste coûts de production. Le traitement a duré 10 semaines et les difficultés, comme le reconnaît Cavani, étaient nombreuses. En Bulgarie, il n’existait pas de laboratoire de développement; par conséquent, pour éviter d’envoyer les films en Italie avec le seul vol hebdomadaire, il a été décidé d’en construire un sur place. Enfin, les acteurs bulgares employés dans "Galileo" ont été félicités pour confirmer l’existence d’une excellente école de théâtre dans le pays. Raiti Mariangela.

C'est Cyril Cusack qui prête ses traits à Galilée. La musique est signée Ennio Morricone. Elle fait partie, comme Giordano Bruno, de mes partitions préférées du compositeur.

Ennio Morricone en a composé une relativement courte (une trentaine de minutes), mais efficace partition pour choeur et orchestre, basée sur une étude et une recherche minutieuses de la musique ancienne, mais également sur une musique d'avant-garde, créant des atmosphères suspendues et mystérieuses typiques de son style, un style qui touche ici une certaine perfection. Le côté expérimental de l'auteur émerge puissamment d'interventions dissonantes des instruments à vent avec exécution du choeur, en alternance avec la chanson entre hymne et rite "Eresia defunta sia" avec des paroles de la cinéaste Liliana Cavani, avec une musique délicate entre romantisme et mystère. Il y a un passage pour cordes d'une douceur incroyable, comme si cette musique, à ce moment-là, avait été tissée dans la soie. Il tranche avec d'autres passages d'allure plus primitive,voire plus brutal et dissonant, et d'autres plus sériels et sujets à réflexions, d'un genre énigmatique.
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 EmptyVen 13 Sep - 21:57

Camille Claudel - Gabriel Yared (Le film a été tourné sous la direction de Bruno Nuytten):

https://www.youtube.com/watch?v=Z36tWwvWLHI


Camille Claudel, née à Fère-en-Tardenois le 8 décembre 1864, et morte à Montdevergues le 19 octobre 1943, est une sculptrice et artiste peintre française.
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MessageSujet: Re: Un film, un personnage réel, une musique...   Un film, un personnage réel, une musique... - Page 2 Empty

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