Forum sur la musique classique
 
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 Marguerite Monnot (1903-1961)

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Marguerite Monnot (1903-1961)   Marguerite Monnot (1903-1961) EmptyVen 30 Aoû - 12:57

Marguerite Monnot est une pianiste et compositrice française de chansons et de musiques de films, née le 28 mai 1903 à Decize (Nièvre), décédée le 12 octobre 1961 (à 58 ans) à Paris 14e. D'innombrables chansons interprétées par Édith Piaf (Milord, L'hymne à l'amour) et une comédie musicale à succès (Irma la douce) lui ont conféré une renommée internationale.

Son père, Marius Monnot, donne des cours de piano et compose de la musique religieuse. Il est le titulaire de l'orgue de l'église Saint-Aré à Decize (Nièvre), petite ville où sa mère est également institutrice. Marguerite manifeste des talents musicaux précoces et, à l'âge de huit ans, interprète en concert Liszt, Chopin et Mozart. Entre douze et quinze ans, elle suscite ses premiers articles de presse et les éloges de Camille Saint-Saëns.

Marguerite Monnot est née à Decize , dans la Nièvre , une petite ville située au bord de la Loire . Son père, Gabriel Monnot, qui avait perdu la vue à l'âge de trois ans, était un musicien et compositeur de musique religieuse. Organiste de l'église Saint-Aré de Decize, il donnait des cours de piano et d'harmonium. Marie, la mère de Monnot, donna également des cours de musique. Elle était professeur de littérature française et écrivaine. Chaque soir, des élèves et des amis se réunissaient chez eux pour jouer et chanter, et les Monnots invitaient parfois des musiciens de renom. Marguerite a donc grandi dans une atmosphère de musique. Elle allait rarement à l'école: sa mère lui enseignait à la maison, son père lui enseignait la musique et elle pratiquait le piano plusieurs heures par jour.

À l'âge de trois ans, elle compose sa première petite chanson, "Bluette". À trois ans et demi, elle a accompagné une chanteuse lors d'une représentation parisienne d'une berceuse de Mozart , recevant un chat en peluche en compensation. En 1911, à la Salle des Agriculteurs de Paris, elle interprète Liszt, Chopin et Mozart et reçoit ses premières revues de presse.
De douze à quinze ans, elle s'est produite dans différentes villes, notamment à Paris, où Camille Saint-Saëns l' aurait remarquée: "Je viens d'entendre le meilleur pianiste du monde". À quinze ans, elle est envoyée étudier à Paris. Elle suivit les leçons d'harmonie et de fugue de Vincent d'Indy et étudia le piano avec Alfred Cortot., et a appris l'harmonie de Nadia Boulanger. Cette dernière l’a aidée à se préparer pour le Prix ​​de Rome, bien qu’on ne sache pas vraiment si elle participait officiellement au concours et lui avait appris certaines techniques de composition.
Elle se rendit dans les capitales européennes à seize ans et accompagna la danseuse Vincente Escuderro à Madrid. C'est là qu'elle s'est vivement intéressée au folklore espagnol. On lui proposa de devenir musicienne officielle à la cour royale espagnole, mais ses parents la renvoyèrent à Paris pour une étude plus approfondie.
Elle entame une tournée de concerts en Europe. Mais à 18 ans, engagée pour une soirée aux États-Unis, elle ne s'y rend finalement pas, interrompant brutalement sa jeune carrière de concertiste.

Sa découverte de la chanson populaire à la TSF va lui donner le goût de la composition. À 22 ans, en 1931, elle cosigne sa première chanson, Ah ! Les mots d'amour !, interprétée par Jane Marny. Le parolier Marc Hémy lui demande une musique pour Viens dans mes bras, chantée par Lucienne Boyer.

Sa carrière prend un nouveau tour lorsque sa composition L'étranger reçoit le Grand Prix du disque en 1936. Chanté au début par Annette Lajon, L'étranger a été adopté par une jeune chanteuse de cabaret alors en pleine ascension, Édith Piaf, qui a fait sa connaissance par l'intermédiaire de Raymond Asso.

Marguerite Monnot mettra ensuite en musique Mon légionnaire, d'abord chanté par Marie Dubas. Piaf, qui admirait Dubas, reprendra à son tour la chanson en 1937. Ce sera le début d'une collaboration fructueuse de près de 25 ans, doublée d'une amitié profonde entre les deux femmes. Marguerite Monnot travaillera avec d'autres paroliers, comme Henri Contet, pendant les années d'occupation, écrivant notamment Où sont-ils donc mes petits copains, Tu es partout (qu'on retrouvera plus tard dans la bande musicale du film Il faut sauver le soldat Ryan) ou, après la Libération, La Vie en rose (dont Louiguy n'est pas l'auteur mais le signataire officiel). En 1949, elle compose la musique de l'Hymne à l'amour écrit par E.Piaf. Le duo Piaf-Monnot sera le premier tandem d'auteur-compositeur féminin dans l'histoire de la chanson.

Elle se marie le 11 juillet 1950 avec le chanteur Paul Peri, de son vrai nom Étienne Giannesini.

Elle connaît deux succès internationaux en 1956, avec La goualante du pauvre Jean qui devint numéro 1 des ventes aux États-Unis, sous le titre The poor people of Paris, chanté par Dean Martin et Irma la Douce, une comédie musicale, avec Alexandre Breffort, dont elle compose la musique. Très novatrice pour son époque, Irma la douce sera l'une des rares comédies musicales françaises à triompher au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Irma La Douce a été la première comédie musicale française depuis les opérettes d'Offenbach à connaître le succès dans le monde entier. Le spectacle a ouvert ses portes le 12 novembre 1956 au Théâtre Gramont à Paris, où il a duré quatre ans. Le livre et les paroles ont été écrits par Alexandre Breffort; il a été réalisé par René Dupuy et interprété par Colette Renard et Miche Roux. Après un an et demi de course parisienne, le spectacle a été inauguré à Londres. Il a été réalisé par Peter Brook et a joué avec Elizabeth Seal et Keith Michell. Finalement, Irma en langue anglaise est devenue encore plus populaire que la version française d'origine. La comédie musicale a ouvert ses portes le 17 juillet 1958 au Lyric Theatredans le West End de Londres, où elle a obtenu 1 512 représentations. Le spectacle a ouvert ses portes à New York, à Broadway, au Plymouth Theatre le 29 septembre 1960. Il a présenté 524 représentations.

En 1959, ce sera Milord, toujours pour Piaf, sur des paroles de Georges Moustaki, une musique qui connaît là encore un énorme succès international.
Mais, comme le disent de nombreux biographes de Piaf, l’amitié entre la chanteuse et Monnot a subi un sérieux revers, voire un coup mortel, après que Piaf eut rencontré le compositeur Charles Dumont à la fin des années 1950. Dumont a composé ce qui devait être l'un des plus grands airs caractéristiques de Piaf, "Je ne regrette rien", après quoi Piaf a repris 11 chansons de Monnot de son répertoire pour sa prochaine performance à l'Olympia, afin de laisser la place à d'autres chansons de Dumont.

Le 11 octobre 1961, traversant une période de dépression, elle meurt d'une crise d'appendicite non soignée.

Elle a été enterrée avec son père et sa mère dans le cimetière de sa ville natale. Sa mort a dévasté Piaf - qui l'appelait autrefois "La Guite" - ainsi que de nombreux amis et collègues de Monnot, qui lui ont rendu un vibrant hommage.
En 1963, la ville de Decize a renommé la rue où elle habitait (rue des Écoles) "rue Marguerite Monnot". Il a également dévoilé une plaque commémorative sur la façade de la maison où elle est née. En 1989, la crèche du centre-ville porte également son nom. En 1991, à l’occasion du trentième anniversaire de sa mort, une messe, un concert et une exposition ont eu lieu à Decize.dans sa mémoire. Mais son véritable mémorial se trouve dans son œuvre: les belles chansons qu'elle a écrites.


Musiques de film

La Sage-femme, le curé et le Bon Dieu (Jessica) (1962)[réf. nécessaire]
Les Canailles (1960)
Les Amants de demain (1959)
L'Île du bout du monde (1959)
For the First Time (1959)
Si le roi savait ça (1958)
Le Désert de Pigalle (1958)
Rue de l'Estrapade (1953)
Neuf garçons, un cœur (1948)
Macadam (1946)
Montmartre-sur-Seine (1941)
Aux urnes, citoyens ! (1932)

Comédie musicale : Irma la Douce (1956)


Musique de chansons pour Edith Piaf

Adieu mon cœur. Paroles : Henri Contet (1946)
Avant l'heure. Paroles : Marcel Achard (1951)
Avant nous. Paroles : René Rouzaud
Les Amants d'un jour. Paroles : Claude Delécluse et Michelle Senlis (1956)
C'est à Hambourg. Paroles : Claude Delécluse
C'est l'amour. Paroles : Édith Piaf (1960)
C'est merveilleux. Paroles : Henri Contet (1946)
C'est pour ça. Paroles : Henri Contet (1947)
La Vie en rose (signataire officiel : Louiguy). Paroles : Henri Contet (1947)
C'était un jour de fête. Paroles : Édith Piaf (1941)
Chanson bleue. Paroles : Édith Piaf (1951)
Le Chant du pirate. Paroles : Henri Contet (1946)
Comme moi. Paroles : Claude Delécluse et Michelle Senlis (1957)
Demain (il fera jour). Paroles : Marcel Achard (1951)
Enfin le printemps. Paroles : René Rouzaud (1954)
Escale. Paroles : J.Marèze (1945)
Fais comme si. Paroles : Michel Rivgauche (1958)
La Goualante du pauvre Jean. Paroles : René Rouzaud (1954)
Heureuse. Paroles : René Rouzaud (1953)
Il a chanté. Paroles : C.Didier (1948)
J'ai dansé avec l'amour. Paroles : Édith Piaf (1941)
J'entends la sirène. Paroles : Raymond Asso (1936)
Je m'imagine. Paroles : Nita Raya (1960)
Je n'en connais pas la fin. Paroles : Raymond Asso (1939)
L'Étranger. Paroles : R. Malleron. Musique : Juel et Marguerite Monnot (1934)
L'Homme des bars. Paroles : Édith Piaf (1941)
L'Homme que j'aimerai. Paroles : Marcel Achard (1951)
L'Hymne à l'amour. Paroles : Édith Piaf (1949))
Milord. Paroles : Georges Moustaki (1959)
Les neiges de Finlande. Paroles : Henri Contet (1958)
La P'tite Marie. Paroles : Édith Piaf (1950)
La Valse de l'amour. Paroles : Édith Piaf (1951)
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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Marguerite Monnot (1903-1961)   Marguerite Monnot (1903-1961) EmptyVen 30 Aoû - 14:07


Aurais-tu vu récemment un film mis en musique par ses soins?
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joachim
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MessageSujet: Re: Marguerite Monnot (1903-1961)   Marguerite Monnot (1903-1961) EmptySam 31 Aoû - 10:22

Icare a écrit:

Aurais-tu vu récemment un film mis en musique par ses soins?

Non, seulement un extrait d'Irma la douce avec Colette Renard.



https://www.youtube.com/watch?v=weDpNJ_c6Zs
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