Forum sur la musique classique
 
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 Lewis FUREY

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MessageSujet: Lewis FUREY   Lewis FUREY Empty2019-04-02, 19:11


Eléments biographiques (Wikipédia):

<<Lewis Furey est un compositeur, réalisateur, acteur et scénariste canadien né le 7 juin 1949 à Montréal (Canada). Il a composé beaucoup de musique pour les albums de son épouse, la chanteuse et actrice Carole Laure. Il a également composé la musique de quelques films de Gilles Carle dans lesquels elle tient un rôle. Lewis Furey est né à Montréal en 1949. Il commence à pratiquer le violon relativement jeune et prend même des cours au Conservatoire de musique avec le violoniste Calvin Sieb. À quinze ans, il part à New York étudier la musique dans une école pour professionnels du spectacle, la "Juilliard School", où il travaille notamment sous la direction d'Ivan Galamian et Dorothy DeLay. À la fin de ses études musicales, il s'intéresse à la chanson populaire et devient auteur-compositeur-interprète. Il enregistre trois disques: Lewis Furey (1974), The Humours of Lewis Furey (1976) et The Sky is Falling (1978). Ces albums se distinguent par une utilisation expressive du piano et des compositions à mi-chemin entre la pop et le cabaret dans lesquelles se manifeste notamment l'influence de Kurt Weill. En 1976, Lewis Furey compose la musique des films 'The Rubber Gun' de Allan Moyle et La Tête de Normande St-Onge de Gilles Carle, film dont la vedette est Carole Laure. L'année suivante, il tient son premier rôle au cinéma sous la direction de Gilles Carle dans le film L'Ange et la Femme dont Furey compose également la musique. La même année, Carole Laure fait ses débuts de chanteuse lors d'un concert de son époux à Toronto. Au cours des années suivantes, Lewis Furey abandonne sa carrière de chanteur. Il écrit plusieurs trames sonores de films dont la comédie musicale Fantastica de Gilles Carle et le conte pour enfants 'Opération Beurre de pinottes' de Michael Rubbo. Il est également compositeur et arrangeur des albums de Carole Laure: 'Alibis' en 1978, Western Shadows en 1989, 'She Says Move' en 1991 et 'Sentiments naturels' en 1997. En 1985, il réalise son premier film, Night Magic, une comédie musicale coécrite avec Leonard Cohen. Le film est présenté hors-compétition au festival de Cannes et bénéficie d'une critique plutôt favorable. En 1993, à Paris, il dirige une reprise de l'opéra-rock Starmania qui reçoit le trophée du spectacle musical de l’année aux Victoires de la musique. En 2000, Lewis Furey réalise son deuxième long-métrage, Rats and rabbits, une comédie d'humour noir qui est très mal reçue par la critique et ne connait pratiquement aucun succès. Par la suite, il conçoit la comédie musicale 'Antoine et Cléopâtre', une adaptation de l'œuvre de Shakespeare dont il signe la mise en scène, la musique et le livret. La production est d'abord montée à Montréal en automne 2005, puis reprise en Europe. En 2008, presque 30 ans après son dernier spectacle en solo, Lewis Furey amorçe une longue tournée de spectacles dans lesquels il renoue avec succès avec son répertoire. Enfin, en 2014, il publie Joue-moi un tango, autobiographie décrivant son parcours artistique..>>

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MessageSujet: Re: Lewis FUREY   Lewis FUREY Empty2019-04-02, 20:37


Aurais-je définitivement une conception cinématographique de la musique, même lorsque celle-ci n'a pas été composée pour l'image? Je ne suis pas sûr de n'avoir jamais cherché une réponse à cette question. En écoutant, aujourd'hui, Maria Chapdelaine de Lewis Furey, une réponse plausible m'a peut-être effleuré l'esprit. Il est vrai que je suis très imprégné de cinéma, tout autant que je suis imprégné de musique, dont la "savante" qui répond à d'autres exigences et ambitions. La première ambition d'une musique pour l'image - appelée aussi "musique appliquée" - est de servir un film, une ambition partagée avec le cinéaste. Une autre ambition, plus personnelle, c'est-à-dire plus proche du compositeur, est d'être suffisamment construite et consistante pour exister hors de son contexte et pourquoi pas s'offrir une nouvelle vie (sous la forme d'une suite) en salle de concert. C'est un équilibre à trouver. La musique absolue a d'autres exigences et ambitions qui ne répondent évidemment pas aux mêmes contraintes que la musique appliquée, et pourtant...Elle peut m'être également cinématographique tout comme la musique de film peut m'être parfois savante. La musique de Maria Chapdelaine, d'un genre tonal et non dépourvu de romantisme, dessine en moi les émotions et les sentiments d'un film que je n'ai pas vu et que je ressens comme si je l'avais déjà vu. Dois-je en conclure que le cinéma est en moi, que l'âme du cinéma est en moi, un cinéma imaginaire, protéiforme, caméléon: c'est la musique qui le transforme en moi, la musique devient cinéaste, devient caméra des sentiments et des émotions. J'aime cette guimauve méprisée du pédant, ce papier-peint dénigré par l'esthète, ce sous-genre qualifié par l'élitiste. Peut-être parce qu'une bonne musique de film, comme Maria Chapdelaine de Lewis Furey déploie en moi une forme plausible de réponse à la question qui me taraude.

https://m.ina.fr/index.php/video/CPD07008023/interview-lewis-furey-video.html
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MessageSujet: Re: Lewis FUREY   Lewis FUREY Empty2020-09-14, 11:26

Dommage que je n'ai pas davantage d'albums de cette série "Disques: Cinémusique", c'est un bon label avec des livrets bien illustrés et documentés. Outre de belles photographies de films, il y a les commentaires érudits et bien rédigés de Clément Fontaine. J'en avais bien profité dans l'album qui présente des bandes originales de Pierre Florent Brault et j'en profite à nouveau avec celui qui contient la musique que Lewis Furey composa pour la série télévisée et film Maria Chapdelaine de Gilles Carle mettant en scène Carole Laure, l'épouse du compositeur. Maria Chapdelaine est d'abord un roman écrit en 1913 par l'écrivain français Louis Hémon, tandis qu'il résidait au Québec. L'histoire: Maria a 18 ans et vit sur une terre de colonisation au Lac Saint-Jean. Trois hommes la courtisent, trois destins s'offrent à Maria : François Paradis, Lorenzo Surprenant et Eutrope Gagnon. Le premier est un bûcheron épris de liberté, le second est citadin aux États-Unis et le troisième est, comme le père de Maria, un colon. La mort de la mère de Maria, les qualités qu'on lui trouve, orientent Maria vers un rôle semblable. Elle fut adaptée à l'écran, grand et petit, à trois reprises; une première fois en 1934 par Jean Duvivier avec Madeleine Renaud et Jean Gabin, film français qui connut un franc succès, sur une musique de Jean Wiener, puis une seconde fois en 1950, une production franco-britannique réalisée par Marc Allégret avec Michèle Morgan et Philippe Lemaire, sur une musique de Guy Bernard - le film ne rencontra pas le même succès que le précédent - et enfin le film de Gilles Carle, production franco-québécoise réalisée en 1983 et mettant en scène Carole Laure, Nick Mancuso, Claude Rich et bien d'autres..., sur une partition musicale de Lewis Furey, celle-là même que j'ai réécoutée ce matin avec beaucoup de plaisir.



Elle sollicite prioritairement les cordes dans une forme plutôt classique, presque baroque vers la fin...et romantique. Elle a pour ainsi dire l'allure d'un poème symphonique qui s'articule autour d'un thème principal qui, comme l'écrit Clément Michel, semble s'inspirer d'une mélodie traditionnelle. Outre des cordes prépondérantes qui peuvent prendre un caractère réconfortant ou presque déstabiliser par une sonorité plus rude, s'y invitent parfois les percussions, ajoutant ainsi rythmes et couleurs à l'oeuvre de Lewis Furey, mais aussi une harpe pour la délicatesse, , une clarinette chatoyante et un piano parfois volontairement désaccordé. La musique est cependant loin d'être monocorde, invite fantaisie et humour au gré de certains personnages. Il y aura même un orgue pour interpréter une marche funèbre. C'est une musique, tantôt purement romantique, en osmose avec l'aurore et l'espoir, tantôt plus sombre et dramatique, succinctement éclaircie par les scintillements d'un carillon nostalgique: elle parle directement aux différents sentiments qui s'animent en moi.
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