Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez
 

 Les voix du jazz sont impénétrables.

Aller en bas 
AuteurMessage
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 8 Fév - 19:11

J'ai toujours privilégié jusqu'ici le jazz instrumental et c'est d'ailleurs ce jazz-là qui prédomine le topic que j'avais créé à cet effet; "Le jazz qui fait jaser". Cependant, le jazz vocal a aussi connu ses lettres de noblesses: je pense à Nina Simone, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Rose Murphy, Diana Krall, ce sont les premiers noms qui me viennent à l'esprit, que des femmes...mais il y a bien sûr des hommes...imaginerions-nous ce fil sans jamais évoquer Ray Charles ni Cab Calloway? La chanteuse de jazz que j'ai réécoutée aujourd'hui me semble moins connue que celles que je viens de mentionner deux lignes plus haut. Elle s'appelle Pat Thomas, est originaire de Chicago. Elle aurait obtenu son plus grand succès avec "Desafinado" (1962), un magnifique album, il est vrai, avec des arrangements/orchestrations et direction d'orchestre de Lalo Schifrin. C'est d'ailleurs parce que le nom du compositeur argentin était mêlé à l'album que je me suis intéressé à cette chanteuse. Je n'ai pas été déçu car elle a une superbe voix! Il y a plusieurs titres connus qui sont repris ici avec beaucoup d'élégance, de raffinement. Comme il s'agit d'un cd, il est couplé avec le contenu d'un autre album, Moody's Mood (1962-63), porteur de douze titres comme le précédent. Cette fois, quatre arrangeurs se partagent le travail; Lalo Schifrin, Billy Ver Planck, Sammy Lowe et un musicien que je connaissais déjà comme arrangeur sur des musiques de Antonio Carlos Jobim et plus encore comme compositeur, Claus Ogerman. C'est également lui qui a réalisé les arrangements de l'album de Diana Krall, The Look of Love. Ce deuxième nom talentueux m'avait donc aidé à franchir le pas. Trois titres bonus complètent le disque, les trois arrangés et dirigés par Claus Ogerman, mais, malheureusement, le son est beaucoup moins bon, ce qui gâche le plaisir. En même temps, ce ne sont que les trois derniers extraits.

https://www.youtube.com/watch?v=FZZPmuDZSBQ


DESAFINADO (Slightly Out of Tune) qui est une composition d'Antonio Carlos Jobim.
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 8 Fév - 22:45


En réécoutant mon album Back on the Block de Quincy Jones, je retrouvai, entre autres, la voix de Chaka Khan, une chanteuse de soul américaine née le 23 mars 1953 à North Chicago, dans l'Illinois (États-Unis) et qui a grandi à Chicago, dans le district de South Side. Elle est surtout connue pour ses tubes I'm Every Woman et Ain't Nobody (avec son groupe Rufus) ainsi que sa reprise de Prince I Feel for You. La chanteuse a reçu tout au long de sa carrière de nombreuses récompenses, notamment 8 "Grammy Awards". Elle a exploré des genres aussi divers que la soul, le funk, le disco, le jazz, le hip-hop, le blues, la pop et même le rock progressif avec Rick Wakeman ou les standards du "Great American Songbook". Dans cet album aux styles variés, il y a aussi Al Jarreau, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan parmi les voix les plus connues. J'aurai d'occasion d'y revenir plus tard. Pour l'instant, c'est sur la voix de Chaka Khan que j'ai décidé de m'arrêter, sur des arrangements et une direction assumés par Quincy Jones.

https://www.youtube.com/watch?v=kYY2kuUnpfU
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 8 Fév - 23:04


Une voix masculine qui me touche, un chanteur charismatique:

https://www.youtube.com/watch?v=lSzICmwmRsA


Gregory Porter, né le 4 novembre 1971 à Sacramento, Californie, est un auteur-compositeur, chanteur et acteur américain. Il est influencé par la musique soul de Marvin Gaye et par le jazz de Nat King Cole. En 2010, il sort son premier album, intitulé Water. Au moment de sa sortie, le disque reçoit d'excellentes critiques. En 2013, avec son troisième album intitulé Liquid Spirit, le chanteur confirme son succès aux États-Unis et en Europe. Liquid Spirit remporte même le Grammy Award du meilleur album de jazz vocal. Gregory Porter est également un acteur de théâtre. Il s'est notamment illustré à Broadway, dans la comédie musicale It Ain't Nothin' But the Blues.
Revenir en haut Aller en bas
laudec

laudec

Nombre de messages : 4729
Age : 67
Date d'inscription : 25/02/2013

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 8 Fév - 23:16

Quincy Jones et Chaka Khan, la voix de l'âme Les voix du jazz sont impénétrables. 395622
Quel personnage énigmatique que Gregory Porter dont je découvre ici la voix magnétique, it's probably me ! Les voix du jazz sont impénétrables. 333455

Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 22 Fév - 17:33

La troisième partie de mon cycle autour de la symphonie terminée, j'éprouve la nécessité de changer d'horizon, d'atmosphère. C'est l'occasion de me retourner vers le jazz et plus prioritairement, cette fois, vers un jazz vocal plutôt qu'instrumental que j'ai toujours privilégié jusqu'ici. Il y en aura mais ce sera surtout la voix dans le jazz qui va m'intéresser, d'où l'ouverture de ce topic. Pour se faire, je viens de réécouter un très beau disque de jazz vocal, souvent fait de douceur et de raffinement. Il faut dire que les orchestrations et arrangements sont signés par le compositeur allemand Claus Ogerman qui avait nettement influencé ce choix à l'époque où j'en fis l'acquisition. Qu'il s'agisse de ses compositions ou de ses arrangements, il y a toujours de l'élégance et de la sensibilité. Il s'agit de l'album The Look of Love, avec la superbe Diana Krall à la plastique impeccable, interprétant avec un charme indéniable des tubes tels que "Besame Mucho", "The Look of Love" par lequel on reconnaît aisément le style mélodique de Burt Bacharach, ou encore "Cry me a river" d'Arthur Hamilton. Ses détracteurs lui prêtent une voix faussement suave, sans grande profondeur, à la surface des choses...Bon, peut-être, mais sur cet album en particulier - je n'en connais pas d'autres - je la trouve berçante, caressante, aussi légère et feutrée que les chansons qu'elle interprète, un album de salon idéal sur lequel on se laisse emmener en se vidant l'esprit.

https://www.youtube.com/watch?v=LKaAS3ZxiKM

Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Towns   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptySam 23 Fév - 19:50


Maria Pia De Vito est une chanteuse de jazz et c'est pour cette raison que j'en parle ici. Néanmoins, elle ne se limite pas à cette discipline car elle compose et arrange également. D'origine italienne, Elle est née en 1960 à Naples, a étudié l'opéra, le chant contemporain, la théorie de la musique et l'harmonie. Elle a commencé sa carrière musicale en 1976 en tant que chanteuse et guitariste dans des groupes à orientation ethnique, spécialisés dans la musique folklorique de la Méditerranée et des Balkans. Depuis les années 1980, elle est active sur la scène du jazz en tant que chanteuse. Elle a travaillé avec les ensembles artistiques de Chicago; Michael Brecker, Uri Caine, Peter Erskine, Paolo Fresu, Billy Hart, Maria João, Dave Liebman, Gianluigi Trovesi, Steve Turre, Miroslav Vitous et Joe Zawinul. De 1994 à 1997, Maria Pia De Vito collabore avec la pianiste Rita Marcotulli à l’album Nauplia , dans lequel elle combine la musique de sa ville natale, Naples, à l’improvisation. Elle a souvent travaillé avec le compositeur britannique Colin Towns et avec le pianiste John Taylor. C'est justement en fonction de l'intérêt que j'ai toujours porté au compositeur Colin Towns, partagé entre le jazz, la musique de film et la musique dite savante, que je découvris cette superbe voix au travers de l'album Still Life. C'était l'occasion d'apprécier les talents de mélodiste et son habileté de musicien de jazz combinés à ceux d'une merveilleuse chanteuse. Avec l'excellent saxophoniste Julian Arguelles, exquis sur le premier titre, le guitariste John Parricelli, le bassiste Dudley Phillips, le batteur/percussionniste Ralph Salmins et avec Colin Towns aux claviers. Un de mes albums préférés du genre...

https://www.youtube.com/watch?v=5c6MZOXlaZo
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyLun 25 Fév - 20:15

La chanteuse que j'ai réécoutée aujourd'hui n'est pas particulièrement cataloguée comme chanteuse de jazz mais, pour son album Am i not your girl?, l'Irlandaise Sinead O'Connor a beaucoup convoqué le jazz, interprétant avec beaucoup de sensibilité des titres aussi connus que "Why dont you do right?/Don't cry for me Argentina/I want to be loved by you" ou encore "How insensitive". Sa voix, d'une belle fluidité et parfois imbibée d'une forte mélancolie, se prête parfaitement à la forme jazzy. Derrière ce beau timbre de voix, il me semble ressentir une grande fragilité et une sensibilité extrême. Je me penche alors sur sa vie et c'est une tragédie que je découvre, digne d'un roman d'Emile Zola! Lire ici

Pour cet album, elle s'est entourée d'arrangeurs dont les deux principaux sont Torrie Zito et Rob Mousney.

Salvatore "Torrie" Zito, né le 12 octobre 1933 et décédé le 3 décembre 2009, était un pianiste américain, arrangeur de musique , compositeur et chef d'orchestre . Il est surtout connu pour son travail extrêmement populaire avec John Lennon sur l'album qui est devenu un classique de la pop, Imagine, en tant qu'arrangeur de la partie des cordes. Il a écrit des jingles publicitaires, dont un célèbre pour Maxwell House, et une musique de fond pour de nombreux programmes télévisés. En 1964, il dirigea et fit les arrangements pour l'album classique de la chanteuse Morgana King, Miss Morgana King.

Rob Mounsey est un musicien, compositeur et arrangeur américain qui vit le jour le 2 décembre 1952. Né à Berea  dans l'Ohio, il a grandi à Seattle (Washington). Il a passé quelques années à Findlay et à Granville , toujours dans l'Ohio. À l'âge de 17 ans, il reçut en 1970 un "BMI Student Composer Award" pour son œuvre orchestrale Ilium, divisée en trois parties . Il a fréquenté le "Berklee College of Music" à Boston de 1971 à 1975. En 1976, il s'installe à New York pour devenir musicien de studio , arrangeur et producteur pour un large éventail d'artistes renommés, dont Aaron Neville , Caméra Aztec , Brian Wilson , Carly Simon , Chaka Khan , Chromeo , Diana Krall , Diana Ross , Donald Fagen , Eric Clapton , James Taylor , Karen Carpenter , Madonna , Michael Franks , Natalie Cole , Paul Simon , Rihanna , Steely Dan etc...Il a joué sur des claviers en 1981 pour "Concert in the Park" de Simon & Garfunkel. En 1985, il jouait au clavier dans un groupe basé à New York appelé Joe Cool avec Will Lee , Jeff Mironov et Christopher Parker. Ils ont sorti un album, "Party Animals" , sur le label "Pony Canyon" au Japon, suivi d'une tournée japonaise. Mounsey a effectué des tournées en tant que directeur musical et pianiste pour Idina Menzel lors de sa tournée "Pops Symphony", pour laquelle il a créé presque tous les arrangements.

https://www.youtube.com/watch?v=91ys4wH-bOI


Titre d'Antônio Carlos Jobim, de Moraes. Arrangements de Rob Mounsey.
Revenir en haut Aller en bas
Anouchka

Anouchka

Nombre de messages : 4515
Age : 58
Date d'inscription : 03/04/2014

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMar 26 Fév - 12:57

Passionnant tout ça !
J'y reviendrai aussi, avec d'autre coups de coeur sans doute, et d'autres voix...
Gregory Porter dont je découvre ici la voix magnétique, it's probably me !
Laudec a écrit:

"It's probably me", pourquoi ? Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMar 26 Fév - 21:51


Robert Wyatt, de son vrai nom Robert Ellidge (Wyatt est le nom de sa mère), est un musicien britannique. Batteur, claviériste et chanteur, né le 28 janvier 1945 à Bristol en Angleterre, il a commencé sa carrière musicale avec le "Daevid Allen Trio", formé de Daevid à la guitare et au chant et du bassiste Hugh Hopper en 1963. Par la suite, il forme "The Wilde Flowers" de 1963 à 1966. Puis il forme le groupe "Soft Machine" en cette même année 1966 avec trois autres musiciens ayant joué, de près ou de loin, un rôle avec "The Wilde Flowers", Mike Ratledge, Kevin Ayers et Daevid Allen.

La voix de Robert Wyatt, c'était l'occasion de la retrouver dans Hide and Seek de Michael Mantler pour deux voix solos et ensemble instrumental, sur des textes de Paul Auster. Les deux solistes sont Robert Wyatt et Susi Hyldgaard. La première fois que j'avais écouté cette oeuvre d'esprit très chambriste et intimiste, ce qui remonte à environ deux ans, j'avais moyennement adhéré. Aujourd'hui, ma première impression s'est nettement bonifiée. Un curieux jazz qui commence par une guitare obsédante, une trompette errante et mélancolique, un accordéon qui semble pleurer ses notes comme les larmes d'un romantisme flétri, une contrebasse et un xylophone qui accompagnent le duo vocal dans un climat clair-obscur.La musique peut devenir tantôt inquiétante, tantôt mystérieuse...

Susi Hyldgaard, née le 17 juin 1963 à New York est une chanteuse de jazz , pianiste et compositrice danoise . La fille d'un passionné de jazz et contrebassiste a commencé l'enseignement du piano classique à l'âge de cinq ans. Elle a étudié la musique à l' Université de Copenhague puis a travaillé comme journaliste à la radio danoise. En 1996, elle sort son premier album "My Femal Family". Pour son deuxième album "Something Special Just For You", elle a reçu en 2000 le Grammy danois du meilleur nouveau venu dans le jazz . En plus de ses enregistrements, elle a effectué des tournées en Europe et au Canada, avec Niels-Henning Ørsted Pedersen, Nils Landgren et Dalia Faitelson. Avec Per Jørgensen et Robert Wyatt, elle est apparue dans l' adaptation de Michael Mantler de la pièce Hide and Seek de Paul Auster à Copenhague et à Berlin.

https://www.youtube.com/watch?v=CW5AFVfCVjE
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMar 26 Fév - 23:17

Ce soir, je vais évoquer un film, une actrice, un compositeur. Le film c'est Susie et les Baker Boys (1989), réalisé par Steven Kloves, l'actrice est Michelle Pfeiffer et le compositeur de la B.O. est Dave Grusin. Michelle Pfeiffer joue le rôle de Susie Diamond, une ancienne call-girl devenue chanteuse. Elle s'entraîne au chant de façon intensive pendant quatre mois et interprète toutes les chansons de son personnage dans le film. Le temps d'un film qui ne connut pas le succès escompté, Michelle Pfeiffer devint une chanteuse de jazz.

https://www.youtube.com/watch?v=UzipGOFE-XI


My Funny Valentine est une chanson de Richard Rodgers et Lorenz Hart tirée de la comédie musicale américaine Place au rythme (Babes in Arms) de 1937. Après avoir été enregistrée par Chet Baker, Frank Sinatra et Miles Davis, la chanson est devenue un standard de jazz populaire, apparaissant sur plus de 1 300 albums de plus de 600 artistes.
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMer 27 Fév - 23:12


Aujourd'hui, j'ai écouté une grande dame de la chanson. Il y a longtemps que je ne l'avais pas fait. Pourtant, c'est probablement la première chanteuse noire américaine que j'ai écoutée, la première grande chanteuse de jazz qui m'a touché. Il y avait notamment cette merveilleuse interprétation de "Ne me quitte pas" (Jacques Brel) avec son accent coupé au couteau. C'est d'ailleurs le vingt-deuxième et dernier titre de l'album que j'ai écouté en deux fois aujourd'hui. Il y avait aussi ce titre "My Baby just cares for me" (Khan, Donaldson - 1959) ainsi que "Ain't Got no life" (1972) qui ouvre l'album. J'en ai d'ailleurs deux versions. Il s'agit bien d'un "Very best of" car il y a d'autres grands succès qui y sont réunis, indiscutablement des standards comme "I put a spell on you" (Jay Hawkins - 1965), "I loves you Porgy" (Gershwin - 1959) ou encore "The look of love" (Hal David, Burt Bacharach - 1972 - que j'ai réentendu il y a peu par la voix de Diana Krall. Mais, au-delà de ces standards de la chanson américaine, il y a un titre que je ne connaissais pas du tout: il est entièrement crédité à cette grande dame - vous aurez bien sûr deviné qu'il s'agit de Nina Simone - "Sinnerman" (1965), un morceau aussi vocal qu'instrumental de plus de dix minutes qui m'est complètement jubilatoire et qui a voyagé: <<Certaines reprises, en particulier, comme Don't Let Me Be Misunderstood (la version du groupe The Animals obtient un grand succès), Feeling Good et Sinner Man sur Pastel Blues (1965) ainsi que l'utilisation d'extraits sur divers films, séries télévisées ou bandes sonores de jeux vidéo, eurent une grande popularité. C'est le cas notamment du titre Sinnerman intégré dans les séries télévisées Scrubs, Sherlock et Lucifer, sur des films comme Thomas Crown, Miami Vice et Inland Empire, et utilisé en extraits par des artistes comme Talib Kweli et Timbaland. La chanson Don't Let Me Be Misunderstood est utilisée en extrait par Devo Springsteen sur le titre Misunderstood du rappeur américain Common en 2007 sur l'album Finding Forever et sur la chanson DontGetIt avec l'album Tha Carter III paru en 2008 du rappeur Lil Wayne.>> Wikipédia.

https://www.youtube.com/watch?v=Bn5tiuZU4JI
Revenir en haut Aller en bas
Anouchka

Anouchka

Nombre de messages : 4515
Age : 58
Date d'inscription : 03/04/2014

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMer 27 Fév - 23:48

J'adore Nina Simone et bien sûr je connais tous les "tubes" que tu mentionnes !
Quelle voix extraordinaire. C'est la voix des chanteuses noires, quoi, à mon humble avis : inégalable dans ce registre jazz par rapport aux blancs. Mais aussi parce que la musique jazz est issue des noirs, une musique de liberté (enfin !), de refus de l'esclavagisme et de refuge dans une vraie tradition chrétienne et gospel = Ca on le sait par coeur, j'enfonce des portes ouvertes. Cela s'est transmis de génération en génération évidemment. Mais, les noirs ont aussi ce "timbre" que nous n'avons pas, et cela, je ne sais au fond pas trop pourquoi ? (pourtant j'ai eu un ami parisien noir très proche -que j'ai perdu de vue-), et il avait ce timbre grave et très velouté.  Exemple ultime de basse : la voix de Paul Robeson...
A suivre...
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Schifrin   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyJeu 28 Fév - 17:48

J'ai découvert la voix de Ray Charles au travers de deux musiques de films, The Cincinnati Kid de Lalo Schifrin et In the Heat of the Night de Quincy Jones, deux films de Norman Jewison. Aujourd'hui, j'ai réécouté The Cincinnati Kid pour lequel Ray Charles interprète la fameuse chanson titre.

<<Ray Charles est un chanteur américain connu pour ses talents de pianiste et de compositeur. Issu d'une famille très pauvre, Ray Charles perd progressivement la vue après un glaucome détecté à l'âge de 4 ans. Il devient complètement aveugle à l'âge de 7 ans et se voit placé en institut éducatif spécialisé à Sainte-Augustine, en Floride. C'est là qu'il découvre la musique. Dans cette école, qu'il fréquente durant neuf ans, il développe des talents de compositeur multi-instrumentiste. À 15 ans, devenu sans famille, il quitte l'institut, et se fait héberger chez une amie de sa mère à Jacksonville, démarrant sa carrière de musicien dans les piano-bars. En 1949, il enregistre son premier disque. Au fil des albums, Ray Charles développe son style personnel, axé rythm and blues, et connaît ses premiers vrais grands succès dans les années 1960, avec notamment "What I'd Say". En 1960, il rejoint le label ABC-Paramount, qui lui laisse une totale liberté artistique. C'est ainsi que Ray Charles compose ses plus grands tubes dont "Georgia on my mind", devenu hymne de la Géorgie après que Ray Charles a refusé de s'y produire, victime des lois de ségrégation. C'est à cette époque qu'il acquiert le surnom de "Genius", donné par Frank Sinatra. C'est aussi la période où Ray se perd dans les addictions : il se fait sevrer en 1965. Il revient sur le devant de la scène en prenant un virage musical axé sur la musique pop. Vers la fin de sa carrière, il présente le paradoxe de vendre beaucoup moins de disques, mais de continuer à remplir les salles. Il laisse en héritage une fondation qui lutte contre les problèmes d'audition.>>

https://www.youtube.com/watch?v=rfn1YrwG2Oc


Dernière édition par Icare le Lun 4 Mar - 22:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyJeu 28 Fév - 19:28

Qui d'autre que Lalo Schifrin pouvait avoir cette magnifique idée de faire chanter ensemble une chanteuse lyrique et une chanteuse de jazz des standards de la musique de Film, en l'occurrence Julia Migenes et Dee Dee Bridgewater? C'était merveilleux de les écouter chanter des titres comme "Raindrops keep fallin' on my head" (Butch Cassidy et le Kid), "Over the rainbow" (Le Magicien d'Oz), "Manha do Carnaval" (Orfeu Negro), "Calling You" (Bagdad Café), Les Parapluies de Cherbourg et New York New York, en plus de ceux qu'elles interprètent individuellement dont "The shadow of your smile" (Le chevalier des sables) par Dee Dee Bridgewater, ce qui offre un magnifique concert.

Une biographie se trouve ici

https://www.youtube.com/watch?v=fiLsvqumVqg


Le scat est une forme de jazz vocal où des onomatopées sont utilisées plutôt que des paroles, s'opposant donc aux vocalises, autre forme de jazz vocal qui, lui, fait des reprises vocales de solos instrumentaux auxquels on adapte des paroles.


Dernière édition par Icare le Jeu 28 Fév - 22:44, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyJeu 28 Fév - 19:53

Et comme je viens d'apprendre une bien triste nouvelle: la mort de André Previn, le voici auprès de la grande Ella Fitzgerald:

https://www.youtube.com/watch?v=gGfOVadDjx8


<<Ella Fitzgerald, née le 25 avril 1917 à Newport News et morte le 15 juin 1996 à Beverly Hills, est une chanteuse de jazz américaine. D'abord connue sous le surnom de « The First Lady of Swing », qui est devenu « The First Lady of Song » après l'apogée du swing (littéralement « La Première Dame de la chanson », mais traduit plus volontiers par « La Grande Dame du jazz »), elle a remporté de nombreuses récompenses, dont 13 Grammy Awards. Avec une tessiture de trois octaves, elle est remarquable pour la pureté de sa voix et sa capacité d'improvisation, particulièrement en scat. Elle est l'une des principales représentantes du jazz vocal. La chanteuse a réalisé une de ses improvisations les plus célèbres en concert sur "Mack the Knife" (extrait de L'Opéra de quat'sous) à Berlin en 1960, morceau au cours duquel elle a eu un trou de mémoire et qu'elle a poursuivi sans hésitation en alternant scat et paroles improvisées. Cette version de "Mack the Knife" est certainement l'un des succès les plus connus d'Ella Fitzgerald, avec "M. Paganini" et "How High the Moon". Une autre de ses improvisations fameuses a eu lieu au cours d'un concert à Antibes / Juan-les-Pins à l'été 1964, alors qu'elle se produisait dans la Pinède Gould à l'occasion du festival Jazz à Juan, quand elle a rendu hommage aux cigales qui y chantaient (The Cricket Song).>>
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyJeu 28 Fév - 22:59

Marla Glen;

<<Marla Glen est une chanteuse américaine qui, depuis 1998, est basée en Allemagne. Elle naquit le 3 janvier 1960 à Chicago. Marla Glen a grandi sur le côté sud de Chicago, fille de Dell Glen (américaine-jamaïcaine) et Cortez Glen (mexicain-américain). Le père de Glen était un guitariste de blues , sa grand-mère, un chanteuse de gospel , et sa mère était amie du légendaire guitariste de blues BB King . Sa mère Dell est diplômée de l' Université de Chicago et est devenue une banquière qui a travaillé pour Merrill Lynch . Le père de Glen, patriote américain qui a rejoint l'armée à un jeune âge, est devenu ingénieur basé à Francfort , en Allemagne. Comme beaucoup d'autres enfants dans le quartier historique de Bronzeville de Chicago (également connu sous le nom de Black Metropolis) qui ont reçu des cadeaux et l'inspiration de gens comme Muddy Waters et BB King , Marla a reçu une harmonica-jouet en tant qu'animal et son talent musical est apparu immédiatement. Elle avait seulement 11 ans quand elle a écrit sa première chanson, "Repertoire", un titre qui a remporté trois disques d'or et un platine, et apparaît sur sa version 1996, "Love and Respect".>>

This is Marla Glen est le seul album que je possède de cette artiste atypique: un physique et une voix, une présence et une prestance incroyables, un timbre de voix qui prend aux tripes, des thèmes mélodiques qui se retiennent avec des arrangements de Carolin Petit et Michel Crosio.

https://www.youtube.com/watch?v=rYJDH4aKGvk
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 1 Mar - 17:44


Il y a comme ça des musiciens que nous adorons et dont nous aimerions tout avoir, des musiciens qui, dans la normalité des choses, nous emmène vers d'autres musiciens; un contrebassiste, un saxophoniste, un chanteur ou une chanteuse, dans tous les cas un artiste qui va nous interpeller par le timbre de son instrument ou de sa voix. Quincy Jones est de cette trempe-là, je parle de l'époque où il était un compositeur de jazz et de cinéma très en vogue, et d'une créativité étonnante. Il me conduisit vers plusieurs chanteuses et chanteurs tels que Ray Charles, Diana Ross, Shirley Horn, Tata Vega ou encore Letta Mbulu. Mais le chanteur que j'ai envie de retenir pour le moment est Arthur Prysock, grâce à sa très belle interprétation de It's just game, love. Arthur Prysock Jr. naquit le 1er janvier 1924 - bien que l'année de naissance fut aussi mentionnée en 1929 - et mourut le 14 juin 1997. Il était un chanteur américain de jazz et de R & B , plus connu pour ses spectacles et son baryton influencé par Billy Eckstine. Selon sa nécrologie dans le New York Times , "sa voix lourde et profonde projetait une virilité calme et rassurante". C'est ainsi ce que je ressens dans son interprétation du titre de Quincy Jones. Néanmoins, ce n'est pas cette chanson que j'ai choisi de présenter sous ce commentaire. Visuellement, on retrouve un peu l'atmosphère de The Cincinnati Kid qui, musicalement, réunissait Ray Charles et Lalo Schifrin, sauf que la voix d'Arthur Prysock est très différente, loin de moi l'idée de comparer...

https://www.youtube.com/watch?v=UBq1cYh7Org
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 1 Mar - 19:37


Comme je l'ai écrit plus haut, Quincy Jones fut l'un de ces fils conducteurs qui me conduisit vers d'autres lumières de la musique, et parmi elles il y a Shirley Horn: Chanteuse et pianiste américaine de Jazz, Shirley Horn vit le jour le 1er mai 1934 à Washington DC (Etats-Unis). Elle commence le piano très jeune et montre de grandes aptitudes dans ce domaine. Elle fait des études de musique à la "Howard University de Washington". Elle chante pendant quelques temps dans des clubs avant de signer son premier contrat durant l'année 1961. Elle enregistre son premier album "Embers and Ashes". Sa carrière commence une bonne fois pour toute lorsqu’elle est remarquée par l'illustre trompettiste Miles Davis. Celui-ci va lui permettre de décrocher un contrat à la maison de disques "Mercury", sous lequel elle enregistre "'Horn with horns". Ensuite, elle met sa carrière musicale en suspens afin de se consacrer à sa famille, ce qui est très important à ses yeux, puis elle la reprend en 1978 avec l’album "A Lazy Afternoon". Nominée neuf fois aux Grammy Award, Shirley Horn gagne un prix en 1999 pour son album "I Remember Miles" en hommage au célèbre et brillant trompettiste. Elle décède en octobre 2005, à l’âge de 71 ans. Shirley Horn est l’une des grandes divas du Jazz. Quincy Jones ne pouvait que lui consacrer au moins un titre. C'est d'ailleurs lui qui produisit son album "Shirley Horn with horns" en 1963. Cette année fut décidément un grand cru.

https://www.youtube.com/watch?v=CADMnqCJiG8


Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyVen 1 Mar - 19:58

Il y a néanmoins une voix vers laquelle m'emmena Quincy Jones qui me donne des frissons à chaque fois que je l'écoute. C'est au travers d'une chanson magnifique qui s'intitule "Many Rains Ago (Oluwa)" (Roots). Letta Mbulu (née le 23 août 1942) est une chanteuse de jazz sud-africaine active depuis les années 1960. Née et élevée à Soweto, en Afrique du Sud, elle est active en tant que chanteuse depuis les années 1960. Adolescente, elle fait une tournée avec la comédie musicale King Kong - mais part pour les États-Unis en 1965 à cause de l'apartheid. À New York, elle a noué des liens avec d'autres exilés sud-africains, notamment Miriam Makeba, Hugh Masekela et Jonas Gwangwa, avant de travailler avec Cannonball Adderley, David Axelrod et Harry Belafonte. À l’écran, on peut également entendre son chant dans Roots et The Color Purple (1985) sous la direction et les arrangements de Quincy Jones, puis sur le film de 1973, A Warm December [2]. Elle a aussi été invitée à un épisode de Soul Train, de la saison 6. Letta Mbulu a également fourni le chant swahili dans le single "Michael Girl" de Michael Jackson. Le compositeur, arrangeur et producteur Quincy Jones a déclaré à son sujet: "Letta Mbulu est la dame des racines, projetant une sophistication et une chaleur qui suscitent l’espoir d’atteindre l’amour pur, la beauté et l’unité du monde". Elle est membre fondatrice de la South African Artists United (SAAU), une organisation créée en 1986.

https://www.youtube.com/watch?v=N1eLwVYahik
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Mantler   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyDim 3 Mar - 21:17

Sur des textes de Giuseppe Ungaretti, Michael Mantler créera une de ses plus belles compositions sous le titre Cerco un Paese Innocente, avec la superbe voix de Mona Larsen et le "Danish Radio Big Band" plus solistes. Un jazz sombre, mélancolique, une ambiance un peu polar...je n'ai trouvé aucune information d'ordre biographique sur cette chanteuse de jazz Mona Larsen que je ne connais que par le biais de la musique de Michael Mantler. Le jazz de ce compositeur révèle une approche très personnelle de celui-ci, un jazz plus intellectuel, cérébral, qui crée une atmosphère embrumée, tourmentée, de celles qui assombrissent les paysages, dissimulent les rues étroites et inquiétantes derrière des brouillards denses. Ce jazz-là n'offre aucune danse, aucune joie, aucun espoir. Elle sublime la grisaille des aurores par un violoncelle qui ne sourit jamais, une flûte trop brève, un alto déprimé, un saxophone qui se plaint de sa solitude, une guitare électrique qui tente des éclaircies, une trompette qui s'écoule avec le temps. Tout devient très vite envoûtant, enivrant, magnétique, presque métallique et obsessionnel. La voix de Mona Larsen n'y est pas omniprésente et s'incline devant d'importantes parties purement instrumentales. La guitare électrique en est finalement l'une des couleurs principales, celle qui domine le coeur de Cerco un Paes Innocente.

https://www.youtube.com/watch?v=dZ5QPMXPEbM


Dernière édition par Icare le Lun 4 Mar - 22:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Quincy Jones   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyLun 4 Mar - 22:18

C'est encore une fois Quincy Jones qui m'a conduit vers une grande chanteuse de jazz qu'est Sarah Vaughan avec Misty. C'est globalement un jazz doux et langoureux, aussi bien ce qui correspond au premier album, Vaughan and Violins, sur des arrangements et une direction d'orchestre de Quincy Jones qu'au second, Close to You sur des arrangements et une direction d'orchestre de fred Norman et Belford C. Hendricks. C'est avec elle que s'achève mon cycle sur les voix du jazz.

<<Sarah Lois Vaughan, née le 27 mars 1924 à Newark dans le New Jersey et morte le 3 avril 1990 à Hidden Hills en Californie d'un cancer du poumon, est une chanteuse de jazz américaine. Née dans une famille aussi religieuse que musicienne, elle apprend le chant et l'harmonium dans un contexte religieux, au sein de l'Église baptiste. Elle garde la double spécialité (chant et piano), jouant du piano dans l'orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l'église ; elle se consacre au chant lorsqu'elle gagne le concours d'amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter. Elle rejoint l'orchestre d'Earl Hines puis l'orchestre moderniste, qui introduit le bebop dans la musique de big band, de Billy Eckstine. Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l'orchestre. En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une version de A Night in Tunisia sous le nom d’Interlude avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie en sidemen (partenaires) de luxe. En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment. Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations, comme celle de l'album With Clifford Brown (1954). En 1958, elle enregistre avec l'orchestre de Count Basie, No Count Sarah. Dans les années 1960, sa voix perd légèrement en virtuosité mais gagne en profondeur comme le prouve sa performance au Tivoli de Copenhague en 1963 ou celle au Monterey Jazz Festival en 1971. Elle enregistre au cours de ces années avec des orchestres symphoniques. En 1982 elle enregistre pour Pablo Records un album très personnel. Afin de maîtriser toutes les étapes dans la création de cet album elle endosse le rôle de producteur. « Sassy » -de son petit nom- choisit les musiciens, les chansons, les arrangements mais également la pochette et le titre de son album : Crazy and Mixed Up. Son rêve, comme elle dit, c'est "de faire ce qu'elle veut sans interférence de la part de la maison de disques". À partir de 1982, les enregistrements et concerts se font plus rares.>> Wikipédia.

https://www.youtube.com/watch?v=OQ-JgK9h_MU
Revenir en haut Aller en bas
laudec

laudec

Nombre de messages : 4729
Age : 67
Date d'inscription : 25/02/2013

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyLun 4 Mar - 22:28

Merci pour ces beaux et diversifiés moments "jazz" Icare, ce retour à Quincy Jones aussi, toujours du bonheur pour moi Les voix du jazz sont impénétrables. 192556
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyLun 4 Mar - 22:32

Wink Wink Wink

Dinah Washington:

Dinah Washington (29 août 1924 – 14 décembre 1963) est une chanteuse américaine de blues, jazz et gospel. Elle est née à Tuscaloosa dans l'Alabama et a grandi à Chicago dans l'Illinois. Sa voix puissante et remplie d'émotion la firent surnommer "Queen of the Blues" (« reine du blues »). Elle commence adolescente à jouer du piano dans les églises de Chicago, remporte un concours de chant, se produit avec Fats Waller en 1942 et l'année suivante grâce à l'imprésario Joe Glaser est engagée par Lionel Hampton chez qui elle reste jusqu'en 1946. Elle enregistre des blues avec Lucky Thompson en 1945 puis signe en 1946 avec la firme Mercury. Sa notoriété grandit rapidement par ses prestations à l'Apollo theatre sur la 125ème rue à Harlem. Le grand succès commercial de ses disques en fait une idole de la communauté noire et une personnalité qui compte dans la vie artistique de Harlem. Elle est propriétaire de plusieurs cabarets et dirige une agence de concerts. Au milieu des années 1950, la qualité de son chant et de ses interprétations, associée à un exceptionnel sens musical, séduisent de nombreux musiciens de jazz, parmi lesquels l’arrangeur Quincy Jones, les trompettistes Clifford Brown et Clark Terry, le saxophoniste Ben Webster, le grand pianiste Joe Zawinul ou encore le batteur Max Roach. En 1959, Dinah Washington enregistre le hit "What a difference a day makes" puis chante avec Brook Benton. Elle meurt prématurément en 1963 d'une overdose de somnifères et d'alcool au sommet de sa gloire. Wikipédia.

Dinah Washington & Quincy Jones:

https://www.youtube.com/watch?v=3J1_9-n89yU
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
Icare

Nombre de messages : 13491
Age : 55
Date d'inscription : 13/11/2009

Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. EmptyMer 12 Juin - 23:05


Dee Dee Bridgewater est une merveilleuse chanteuse de jazz qui, je crois, s'est donnée en concert à Paris il n'y a pas si longtemps. Malheureusement, j'ai raté cette occasion de l'apprécier en chair et en os, ce qui aurait certainement été un moment unique et inoubliable. C'est donc par le biais d'un album intitulé Dee Dee's Feathers avec Irvin Mayfield & "The New Orleans Jazz Orchestra" que j'ai souhaité retrouver cette grande diva du jazz. Je peux déjà dire que c'est un excellent album que j'ai réécouté à deux reprises! Il contient les titres "One fine thing/What a wonderful world/Big chief/Saint James infirmary/Dee Dee'sFeathers/New Orleans/Treme song - Do whatcha wanna/Come sunday/Congo square/C'est ici que je t'aime/Do you know what it means/Whoopin'blues. Elle interprète toutes ces chansons de manière très personnelle. Ainsi elle offre à un standard comme "What a wonderful world" une toute autre physionomie même si la version de Louis Armstrong m'est plus émouvante. Ce qu'elle offre avec le trompettiste et compositeur Irvin Mayfield, c'est de la truculence, de la verve, de l'inventivité, de la fantaisie, de la générosité. Plusieurs arrangeurs sont crédités, Victor Atkins, Edward Petersen, Emily Fredrickson et Mike Esneault. Je ressens une jubilation fortement communicative, une pêche d'enfer, un profond bonheur de faire de la musique et de faire transpirer le monde entier dans une transe soudainement collective...

https://www.youtube.com/watch?v=9slDet0CndI
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Les voix du jazz sont impénétrables. Empty
MessageSujet: Re: Les voix du jazz sont impénétrables.   Les voix du jazz sont impénétrables. Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Les voix du jazz sont impénétrables.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique de films, du monde & divers :: Autres styles musicaux-
Sauter vers: