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 Wendelin WEISSHEIMER (Weißheimer) (1838-1910)

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joachim
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MessageSujet: Wendelin WEISSHEIMER (Weißheimer) (1838-1910)   Wendelin WEISSHEIMER (Weißheimer) (1838-1910) EmptyMer 6 Fév - 20:22

Wendelin Weißheimer (26 février 1838 à Osthofen - 10 juin 1910 à Nüremberg) était un compositeur et maître de chapelle allemand ; il était aussi écrivain concernant la musique.

La famille Weißheimer réside à Westhofen depuis le xive siècle. Le grand-père de Wendelin Weißheimer, Johann Weißheimer I, héritait un moulin (Steinmühle) de sa mère à la fin du xviiie siècle. Le domaine (Agriculture, Viticulture, Élevage, Moulin) était un des plus importants dans l'ancien Grand-duché Hessen-Darmstadt et la famille Wendelin Weißheimer en est encore aujourd'hui propriétaire.

Wendelin Weißheimer naît le 26 février 1838 dans le Steinmühle à Osthofen comme cadet et 8e enfant de Johann Weißheimer II et Ottilie, née Best. Ses parents étaient riches, son père était un homme très respecté et polyvalentement doué avec un sens pour l'histoire et la politique. Malgré son intention que son fils Wendelin prenne sa succession de la gérance du domaine, il lui permet les études de la musique.

La découverte de la musique de Weißheimer se diffère des autres compositeurs. Il ne vient pas d'une famille de musiciens. En principe il était destiné à prendre la succession de son père et fréquentait depuis son 13e anniversaire une école commerciale à Darmstadt pour commencer en suite un apprentissage. Son professeur de piano lui donnait la possibilité de voir l'opéra Tannhäuser. Il en était très ému comme il écrivait dans son livre Erlebnisse mit Richard Wagner, Franz Liszt und vielen anderen Zeitgenossen : "Die geahnte neue Welt war mir in der Tat aufgegangen!". Après avoir vu à Darmstadt Lohengrin et à Francfort Le Hollandais volant il se sentait dans un delirium wagnerien. À la fin de son année scolaire Wendelin Weißheimer avait l'occasion d'être introduit dans la Théorie de la musique par Louis Schindelmeisser (maître de théâtre et de chapelle) ce qui lui occupait tellement qu'il commençait à composer.

Schindelmeisser était donc le premier qui découvrait le talent de Wendelin Weißheimer et le soutenait de devenir musicien. Mais d'abord il faut convaincre son père Johann Weißheimer. Au 16 mars 1856 Schindelmeisser le rencontrait dans la Steinmühle à Osthofen et à la suite de cet entretien Johann Weißheimer donnait son accord pour que Wendelin puisse commencer une formation à Leipzig. Schindelmeisser dédicaçait alors à Wendelin son portrait et une de ses lettres de Richard Wagner.

Dès mai 1856 Wendelin Weißheimer était inscrit au conservatoire de Leipzig. Il y avait, comme à Weimar, une vive scène musicale. Mais à Leipzig on était plutôt conservateur contrairement à Weimar où la jeunesse révolutionnaire cherchait une nouvelle forme d'expression et d'autres contenus suivant le Neudeutsche Schule autour de Franz Liszt. Après ses études à Leipzig Wendelin Weißheimer commençait comme deuxième maître de chapelle à Mayence par protection de Schindelmeisser. Avant de commencer ces activités il voyageait, avec une lettre de recommandation de Schindelmeisser, à Zurich pour rencontrer Richard Wagner y vivant en Exil. Wagner travaillait à son opéra Tristan und Isolde et il ne voulait pas être dérangé par des visiteurs. Donc Wendelin Weißheimer n'était pas accueilli tout de suite, mais au 17 juillet 1858 il avait une rencontre mémorable.

Au 17 juillet 1858 Wendelin Weißheimer, à l'âge de 20 ans, entrait en fonction de maître de chapelle à Mayence. Il y était souvent invité par l'éditeur Franz Schott et son épouse Betty. Après l'exécution de l'ouverture de Faust Weißheimer faisait la connaissance de son compatriote hesse rhénane Peter Cornelius (compositeur et poète) et ainsi une amitié pour la vie commençait.

À la fin de la saison théâtrale à Mayence Wendelin Weißheimer revenait à Weimar. Il y trouvait un ami musical dans Franz Liszt. Il réussissait à devenir son élève préféré en composition.

Au château Altenburg Weißheimer faisait la connaissance de la duchesse de Sayn-Wittgenstein, l'amie de Liszt. À part Peter Cornelius, qui venait en 1860 à Weimar, il y rencontrait Felix Draeseke, Hans Bronsart von Schellendorff, Carl Tausig, Bedřich Smetana, Franz Brendel et Hans Guido von Bülow. À ce temps la première exécution d'une composition de Wendelin Weißheimer a eu lieu : Au 13 mars 1860 Liszt avait mis dans le programme d'un concert à la cour le premier mouvement de la symphonie de Weißheimer Le Chevalier de Toggenburg. Ces concerts n'étaient accessibles que pour les courtisans et les nobles Liszt inventait un camouflage pour que Weißheimer puisse entendre sa musique : Il le posait comme violonistes dans l'orchestre lui priant de faire semblant. Le Grand-duc et sa femme en trouvaient plaisir et le félicitaient pour sa belle composition. Lors de sa visite le lendemain chez Liszt Weißheimer rencontrait pour la première fois sa fille Cosima mariée depuis deux ans avec le pianiste Hans Guido von Bülow.

Le point culminent du séjour de Weißheimer à Weimar était l'année 1861. L'assemblé des musiciens où aussi Richard Wagner assistait après onze ans d'exil en Suisse était ouvert avec la Faust-Symphonie de Liszt sous la direction de Bülow. Weißheimer avait un grand succès avec son Grab am Busento présenté par l'orchestre de la cour et la chorale académique des étudiants d'Iéna.

À l'automne 1861 Weißheimer revenait à Mayence et devenait Directeur musical au théâtre municipal. Ainsi commençait la phase la plus intéressante de sa vie, couronnée par l'amitié avec Richard Wagner.

En effet, après la réunion de Weimar, Wagner a tenté sans succès d'arriver à Paris fin novembre, où le prince Metternich lui avait fourni un appartement avec jardin à l'ambassade d'Autriche. Le 1er décembre, il est arrivé à Mayence pour négocier sa pièce de théâtre Die Meistersinger von Nuernberg avec la maison d'édition Schott. Il avait déjà le texte et le processus poétique devait se dérouler à Paris. Pendant les jours à Mayence, Wagner a assisté aux représentations d'opéra dirigées par Weißheimer et Weißheimer a également participé à ses réunions avec Mme Betty Schott.

Après avoir achevé avec succès sa poésie Meistersinger en moins de deux mois à Paris, Wagner est rentré à Mayence le 31 janvier 1862. Le soir même, dans la maison des Schott, devant un auditoire sélectionné, Wagner a présenté le texte des Meistersinger. Peter Cornelius et Weißheimer étaient présents. Weißheimer a écrit à propos de cette soirée mémorable que "Wagner a emporté le public et l’a fait se rallier de manière tumultueuse. À la fin de la pièce, le public était conscient qu’il se tenait au berceau d’une puissante œuvre d’art".

Afin de pouvoir compléter la composition sans interruption, Wagner a loué un petit appartement à Biebrich, à proximité du château ducal sur le Rhin. Weißheimer et Wagner étaient ensemble presque tous les jours. Weissheimer était devenu presque indispensable pour Wagner, donc, malgré la différence de 25 ans d'âge, une amitié chaleureuse développée. Les difficultés financières récurrentes de Wagner ont incité Weißheimer à rendre visite à son père afin de demander de l'aide financière pour son ami. Johann s'est conformé. Ce fut la première visite de Wagner au Steinmühle. Il rencontra les parents, les frères et sœurs de Wendelin, et le dernier mais non le moindre, le "wine" le 1er juin 1862. Lorsqu'il dut rester au lit quelques semaines à cause d'une maladie, Wagner se rendit au Steinmühle pour une visite surprise, laissant à Wendelin la seule copie de La Walkyrie pour qu'il donne son appréciation. Dans le pavillon de jardin au bord du lac, connu sous le nom de "maison Richard-Wagner", Wagner passa de nombreuses heures à boire de l'alcool et se révéla être un brillant artiste. En août, Wagner est retourné au Steinmühle, accompagné cette fois de Hans et Cosima von Bülow.

Weißheimer était au courant des problèmes financiers de Wagner. Die Meistersingers n’était pas terminé à la date prévue et Schott a retenu les paiements. Les admirateurs de Wagner lui refusèrent une assistance supplémentaire. Pour soulager les difficultés financières de Wagner Weissheimer a organisé un concert au Gewandhaus de Leipzig le 1er Novembre 1862. En dépit de l'implication personnelle de Wagner, von Bülow et d'autres artistes et d' organismes de renom avec des œuvres de Wagner, Liszt et Weissheimer, la présence au concert était si basse que peu de revenus ont été collectés pour couvrir les coûts. Ce concert était la première fois que Wagner était autorisé à se produire en Allemagne après son exil.

Weißheimer écrit: "Au lieu que Wagner se remplisse les poches, j'ai rapidement dû appeler mon père pour obtenir de l'aide", ce dernier lui apportant encore et encore un soutien financier. Wagner n'organise plus d'événements à Biebrich mais s'installe à Vienne en novembre 1862. Là, il tente à nouveau de créer "Tristan", mais sans succès. Bien que Wagner ait eu beaucoup d'argent lors d'une tournée de concerts en Russie en 1863, il se retrouva dans une situation financière difficile. Enfin, il a dû fuir Vienne pour éviter d'être mis en prison.

Le 29 avril 1864, Wendelin Weißheimer reçut un télégramme de Stuttgart de Wagner lui demandant une visite immédiate. Weißheimer y est allé et Wagner a annoncé son effondrement financier et psychologique. Weißheimer a donc décidé de rester avec Wagner. Comme Wagner était endetté, il a été exhorté à disparaître. Ils se sont mis d'accord sur un endroit isolé à Rauhe Alb, où Weißheimer l'accompagnerait. Weißheimer avait l’intention de terminer au plus vite la partition de piano du premier acte de Meistersinger afin de persuader l’éditeur Schott de procéder à des versements supplémentaires. Leur voyage était prévu pour le 3 mai, Wagner souhaitant assister à une représentation de Don Giovanni menée par Karl Eckert. Cependant, le 2 mai, à l'hôtel Marquard, le secrétaire d'État du roi Louis II de Bavière, le conseil d'État Franz Seraph von Pfistermeister, avait pour mission d'explorer la résidence de Richard Wagner et de le ramener à Munich. Quand le prince héritier Louis II a écouté le Lohengrin de Wagner, il a déclaré: "Quand je serai couronné, je veux montrer au monde à quel point je connais le génie de Wagner." Il cherchait un moyen de tenir sa promesse. Le plus ardent admirateur de Wagner, il souhaitait lui donner l’opportunité de terminer son Der Ring des Nibelungen. Donc, au lieu du dur voyage dans les Alpes, Wagner se rendit le 3 mai 1864 à Munich et, après la réception du roi, retourna à Vienne pour payer ses dettes avant de s'installer dans la villa sur le lac Starnberg, fournie par le roi.

Wendelin Weißheimer a rapidement noué une amitié avec Ferdinand Lassalle, le plus grand démagogue de son temps. Après des études d’économie, d’histoire et de philosophie, il s’occupe principalement de questions sociales et se donne pour mission de créer un "parti démocratique pour le progrès social" que la monarchie respectait en tant que représentant suprême du peuple.

Weißheimer a été attiré par les écrits de Lassalle. En juillet 1864, Weißheimer découvrit que Lassalle avait organisé une excursion dans le Palatinat avec la comtesse Sophie von Hatzfeld. Il a invité les deux à Steinmühle. La nouvelle de l'arrivée de Lassalle se répandit rapidement à Osthofen. Les villageois ont observé, avec curiosité, le 6 juillet, les deux invités se promener de la gare au Steinmühle. Au moulin à pierre, la réception était polie. Lassalle a captivé la famille Weißheimer pendant des heures en décrivant ses projets et ses objectifs. Il a également discuté avec Johann Weißheimer de ses études sur Franz von Sickingen. Lassalle s'y fit des amis et quand ils se séparèrent, il commanda un baril de "Riesling" qui lui fut servi.

Wendelin Weißheimer a passé plusieurs jours dans le Palatinat avec Lassalle, la comtesse von Hatzfeld et d'autres amis. Wendelin a été invité à accompagner Lassalle lors d'un voyage dans l'est de la Suisse mais, en raison d'un message urgent reçu de sa femme, gravement malade à Leipzig, il a dû décliner l'invitation. Lassalle s'est rendu seul au lac des Quatre-Cantons à la mi-juillet, tandis que la comtesse von Hatzfeld s'est rendue à Wildbad pour un traitement curatif. Lassalle a rencontré Helena von Dönniges, fille de l'historien Wilhelm von Dönniges, qu'il connaissait depuis Berlin. Cette occasion tourna à la catastrophe lorsque Lassalle fut défié en duel et fut abattu. La mort de Lassalle a été un coup dur qui a mis longtemps à surmonter Wendelin, convaincu que la mort de Lassalle aurait pu être évitée s'il était resté avec lui. Tout au long de sa vie, Wendelin resta fidèle au parti social-démocrate, même si cet engagement lui présenta des inconvénients pour sa carrière professionnelle.

Wendelin Weißheimer est devenu directeur musical à Augsbourg. En dépit de ses fonctions officielles et de nombreux autres engagements, il continua à composer. Après avoir écrit des Lieder et des ballades du Minnesang allemand, ainsi que de Goethe et d’autres poètes, il s’occupe de son premier opéra Theodor Körner (ou Leyer und Schwert). Franz Liszt et Wagner ont parlé avec satisfaction de ce travail. Lassalle, qui avait particulièrement aimé le livret et était également enthousiasmé par la musique, avait proposé à Weißheimer d'écrire un manuel sur Florian Geyer, Thomas Munzer ou le bohémien Jan Žižka, mais sa mort a mis fin à cette idée. Wagner avait écrit pour Weißheimer un brouillon pour l'opéra, Wieland le forgeron, mais il l'avait rendu avant de le traiter.

Pour la première de Theodor Körner à l'opéra de la Cour de Berlin, Liszt a commencé avec l'ancien directeur artistique le comte von Redern. Cependant, le comte de Redern recommanda à Liszt de diriger la création sur une autre scène, car le prince Louis Ferdinand devait jouer un rôle qui affecterait trop fortement la famille royale prussienne. Pour que la première soit logée ailleurs, il serait important d'obtenir le soutien de Wagner, pour qui Wendelin s'est battu pendant de nombreuses années. Mais Wagner était trop immergé dans son propre travail pour être d'aucune aide. Les négociations de Wenderlin avec Munich ont été très lentes.

Chef d'orchestre du palais d'Augsbourg, Wendelin épouse Rosalie Scholle de Leipzig le 10 janvier 1865. Ils ont été mariés pendant 45 ans mais n'eurent pas d'enfants. Rosalie a survécu à son mari et est décédée à l'âge de 79 ans le 25 septembre 1920 à Darmstadt.
D'Augsbourg, Weißheimer se rendit à l'opéra Kroll de Berlin, puis au théâtre de Düsseldorf. De 1866 à 1868, il était à Würzburg. De là, il tente une nouvelle fois une première mondiale de son opéra patriotique Theodor Körner. Pour cette raison, il a rejoint Wagner à Munich. Wagner vivait avec Hans et Cosima von Bülow dans une maison de la Arcisstraße, offerte par le roi et où Cosima était une femme au foyer qui s'occupait de la correspondance de Wagner. Wagner s'est vite intéressé à Mme Bülow. Sa relation avec Weißheimer commença à décliner et Weißheimer se rapprocha de Peter Cornelius lors de la création de l'opéra Der Cid de 1865.

L’amitié entre Weißheimer et Richard Wagner prend fin en juin 1868. C’est après que Cosima, sans passer en revue la musique, écrit le 6 juillet à Weißheimer que le texte de son "Theodor Körner" ne pouvait pas être interprété dans les théâtres de la Cour, car sa tendance séditieuse risquait de provoquer des troubles en temps de paix. Wendelin, comme son père, était têtu et n’appuyait pas ses vues. Son désaccord avec Cosima est intervenu entre lui et Wagner. La situation s'est aggravée lorsque Wendelin Weißheimer a reconnu leur histoire d'amour. Il s'est rangé du côté du trahi von Bülow. Lors de la première de Die Meistersinger à Munich le 21 juin 1868, Weißheimer a eu sa dernière rencontre avec Wagner.

De Würzburg, Weißheimer est de nouveau revenu diriger à Mayence. Au cours de l'activité ultérieure à Zurich, l'amitié le lie, ainsi que sa femme, à la famille Wesendonck. De 1873 à 1878, il travailla à Strasbourg, où son opéra Meister Martin und seine Gesellen fut créé le 14 avril 1879 à Karlsruhe. Weißheimer a ensuite déménagé à Baden-Baden où il est devenu responsable des plus grands concerts "spa". Avec Otto Dessoff, il dirigea les concerts des artistes lors de la représentation de son "Meister Martin und seine Gesellen" en mai 1880. Dans le grand pavillon central, Weißheimer a écouté la performance en compagnie de Liszt et du compositeur français Camille Saint-Saëns purement et simplement, recevant de la part des deux des acclamations et la reconnaissance de son accomplissement. Au cours des années suivantes, Wendelin Weißheimer dirigea pendant plusieurs années, malgré sa déception personnelle, le vénérable génie de Wagner, au célèbre Teatro La Scala de Milan. Il avait sa résidence sur le lac idyllique de Côme.


En 1893 Weißheimer se retira à Fribourg-en-Brisgau pour intensifier son activité littéraire. Son premier livre Erlebnisse mit Richard Wagner, Franz Liszt und vielen anderen Zeitgenossen eut trois éditions en un an. En 1900 il déménageait à Nuremberg. De Fribourg et Nuremberg il revenait souvent à Osthofen dans le Steinmühle. Lors de rencontres avec ses amis d'autrefois il présentait souvent des improvisations sur des thèmes de Wagner ou de Liszt. Pendant ses dernières années de vie il dirigeait des grands chorales lors des congrès du parti socialiste.

Avec ces activités il voulait soutenir voire élever les grandes masses du mouvement ouvrier vers l'art et la culture. Wendelin Weißheimer décéda le 16 juin 1910. Sa mort a causé une grande émotion. 30 syndiqués socialistes suivaient son cercueil et tous les grands journaux ont imprimé des nécrologies.


Œuvres

Wendelin Weißheimer laissait 106 œuvres, parmi eux plusieurs Lieder et cycles chorales. Bien qu'il cherchasse son propre style, il ne pouvait pas nier l'influence de son maître Franz Liszt son ami Richard Wagner.
Ses opéras, ses cantates et sa musique instrumentale le soulignent. Même si sa musique "absolue" rend hommage à l'un des grands quatuors à cordes et au succès "parties obligatoires pour violon" du Clavier bien tempéré de Bach, il affiche dans ses autres œuvres une nette tendance à la musique programmée. Les pièces pour piano de Weißheimer, Reminiszene di Gioventu et Am Grabe Beethovens, ainsi que sa Symphonie sur Ritter Toggenburg de Schiller correspondent à l'esprit de la Nouvelle Ecole Allemande. Son goût littéraire est évident dans les textes qu'il a mis en musique. Des poèmes de Deutsche Minnesänger (ménestrels allemands), des textes de Johann Wolfgang von Goethe, de Friedrich Schiller, de Körner, d'Heinrich Heine et d'autres ont trouvé un foyer musical dans ses chants et cantates.

Weißheimer a résumé ses compositions individuelles en cycles plus grands. Ainsi sont apparues les 24 Lieder im Zyklus Deutsche Minnesänger, les 18 arrangements de Goethe, ainsi que des Lieder de Heine et Körner, les chœurs d'hommes "Acht Lieder", ainsi que des cycles de chorale inédits. Après sa rupture d'avec Wagner, Weißheimer s’intéresse de plus en plus au mouvement ouvrier et exerce avec ses compositions pour choeur masculin une influence particulière sur les aspirations culturelles du parti social-démocrate allemand.


Opéras

Leyer und Schwert (ou Theodor Körner ; texte : Louise Otto-Peters), opéra patriotique en quatre actes ; première en 1872 dans le Hof- und Nationaltheater München (1863-1864)
Der vierjährige Posten, (d'après un texte d'opéra de Theodor Körner), achevé en 1867.
Meister Martin und seine Gesellen (d'après une conte de E.T.A. Hoffmann) ; première en 1879 dans le Großherzoglichen Hoftheater Karlsruhe (1878)
Ingeborg von Dänemark, grand opéra en quatre actes de Wendelin Weißheimer, achevé en 1884.
Das wundertätige Cruzifix, opéra en trois actes (d'après une légende de C.F.D.Schubart), inachevé.


Symphonies

Ritter Toggenburg] (texte : poème de Schiller) ; symphonie pour grand orchestre ; première en 1862 au Leipziger Gewandhaus (1860-1862)
An Mozart, symphonie pour un petit orchestre ; première en 1871 à Zürich. (1870)


Autres instrumentaux

Eine obligate Violinenstimme zu sämtlichen Präludien in Johann Sebastian Bachs Wohltemperiertem Klavier (1887-1891)


Cantates

O lieb’, solang du lieben kannst (Poème de Ferdinand Freiligrath), cantate pour voix seule, chorale et orchestre, plus tard refait pour chorale feminine.
Trocknet nicht, Thränen der ewigen Liebe (Poème de Johann Wolfgang von Goethe) pour chorale et orchestre; première au Leibziger Gewandhaus 1862.
Religioso (Poème de Emanuel Geibel), cantate pour ténor, chorale masculine et grand orchestre.
Frühlingslied (suite à Mirza Schaffy de Friedrich von Bodenstedt) pour chorale mixte soprano solo et ténor solo et pianoforte ou orchestre.
Die Grillen und der Poet ou Schlimmer Besuch (Poème de Emanuel Geibel) pour chorale féminine, baryton solo et pianoforte.
Der Tanz (Poème de Paul Fleming) pour chorale mixte et pianoforte.
Ich möchte weinen (Poème de Heinrich Heine) pour ténor et orchestre, achevé en 1859.
An Fanny (Ode de Friedrich Gottlieb Klopstock) pour ténor et orchestre.


Chansons et balades

Das Grab im Busento [archive] (texte : August von Platen-Hallermünde), balade pour basse seule, chorale masculine et orchestre ; première en 1857 à Leipzig. (1856)
König Sigfrid (texte : Ludwig Uhland), balade pour baryton ou basse accompagnée au piano ; Opus 1, dédié à Franz Liszt (1858-1859)
Die große Firma (texte : poème de Franz von Gaudy), éloge pour Ferdinand Lassalle (1864-1866)

Fünf Geistliche Sonnette (texte : poème de Theodor Körner) pour voix, flûte, hautbois, clarinette et harmonium (1864-1866)
Jesus und die Samariterin
Jesus und die Sünderin
Das Abendmahl
Christi Erscheinung in Emaus
Christi Himmelfahrt


Deutsche Minnesänger, cycle de Lieder (1868-1869).
Premier cahier Dietmar von Aist
Nr. 1 Der Falke (soprano)
Nr. 2 Die Trennung (soprano)
Nr. 3 Im Frühling (soprano)

Deuxième cahier Der von Kürenberg :
Nr. 1 Der Falke (soprano)
Nr. 2 Der Abendstern (mezzo-soprano ou baryton)
Nr. 3 Liebesleid (mezzo-soprano)
Nr. 4 Des Geliebten Abschied (mezzo-soprano et baryton)
Nr. 5 Nur der Eine (mezzo-soprano)
Nr. 6 Trennung (mezzo-soprano et baryton)

Troisième cahier Spervogel :
Nr. 1 Tugend das schönste Kleid (mezzo-soprano et baryton)
Nr. 2 Lebensregel (alto ou basse)
Nr. 3 Der Thor (alto ou basse)
Nr. 4 Die böse Zeit (mezzo-soprano et baryton)
Nr. 5 Der gute Wirt (basse)

Heinrich von Veldeke :
Nr. 6 Minnelied (ténor)
Nr. 7 Minnelied (baryton)
Nr. 8 Macht der Liebe (ténor)
Nr. 9 Graues Haar (baryton ou basse)

Wernher von Tegernsee
Nr. 10 Liebesreim (soprano ou ténor)
Chansons populaires du xiie siècle
Nr. 11 Komm, o komm, Geselle mein
Nr. 12 Ich hab’ im Herzen sehlich Leid (soprano)

Quatrième cahier Christian von Hamle :
Nr. 1 Der Anger (baryton ou mezzo-soprano)
Nr. 2 Vier Augen und zwei Herzen (baryton ou mezzo-soprano)
Nr. 3 Wächterlied (soprano et baryton en alternance)
Nr. 4 Treue (ténor)
Nr. 5 Frauenlob (ténor)

Herzog Johann I. von Brabant
Nr. 1 Herba lori fa (soprano ou ténor)

Lieder für eine Singstimme und Pianoforte (1869)
Wenn immer es so bliebe (texte: d'après un poème de Friedrich von Bodenstedt)
Fragst Du mit den Äugelein? (texte: d'après un poème de Peter Cornelius)
Stürmische Liebe (texte: d'après un poème de Paul Fleming)


Lieder und Balladen pour une seule voix accompagnée par le piano (d'après des poèmes de Johann Wolfgang von Goethe) (1892-1896)
Nr. 1 Erster Verlust
Nr. 2 Sie!
Nr. 3 Mignon
Nr. 4 Rettung
Nr. 5 Fliegentod
Nr. 6 Beweggrud
Nr. 7 Mädchenwünsche
Nr. 8 Stirb der Fuchs, so gilt der Balg
Nr. 9 Blindekuh
Nr. 10 Der Schäfer
Nr. 11 Verschiedene Drohung
Nr. 12 Unüberwindlich
Nr. 13 Holde Gegenwart
Nr. 14 Lauf der Welt
Nr. 15 Wirkung in der Ferne(Ballade)
Nr. 16 Der Todtentanz(Ballade)
Nr. 17 Der Sänger
Nr. 18 Der Rattenfänger


Die Löwenbraut (texte : d'après un poème de Adelbert von Chamisso), balade concertant pour une seule voix et orchestre (ou piano) (1880)
Deutsche Kaiserhymne (texte : d'après un poème de F. W. Plath), chorale pour 4 voix masculines (1876)


Chœurs

Epiphanias (poème de Johann Wolfgang von Goethe) pour corale masculine, ténor, baryton et basse-solo (1895-1898)
Acht Lieder für Männerchor (1870-1899)
Die Königin von England (chanson populaire du xiie siècle)
Hans Gerstenkorn (poème de Robert Burns)
Deutsche Philisterei (poème de Hoffmann von Fallersleben)
Schneider-Kourage (poème de Johann Wolfgang von Goethe)
Das goldne Kalb (poème de Heinrich Heine)
Wartet nur (poème de Heinrich Heine)
Erleuchtung (poème de Heinrich Heine)
Verheißung (poème de Heinrich Heine)
Tendenzlied (poème de Heinrich Heine)

Bet’ und arbeit’ (chanson de la corporation de Georg Herwegh), „Zur Fünfundzwanzigjährigen Vereinigung der Sozialdemokratie Deutschlands dem Sozialdemokratischen Parteitag zu Mainz 1900 gewidmet“.
Würger Kronzoll (poème de Robert Seidel) chorale masculine à quatre voix (1900-1902)

Dem freien Volk das freie Lied (Bundesparole von Wendelin Weißheimer) (1905)

Drei Lieder für Männerchor (1906)
Empor zum Licht (Gedicht von Emanuel Wurm)
Tief in der Erde Schoß (Gedicht von Robert Seidel)
Trotz alledem („Ein Gruß Freiligraths an die Reaktion“)
Deutsches Volk und deutsche Freiheit (Gedicht von Robert Seidel); Komposition anlässlich des sozialdemokratischen Parteitags in Mannheim 1906.


Drei zweistimmige Chorlieder (1906-1909)
Ägyptisches Volkslied vor 2 500 Jahren
Fünf Gebote Mosis
Trinklied


Zwei dreistimmige Chorlieder (1909-1910)

Aus der Christenlehre: Die ersten Christen und Jesus’ Geschwister (nach einem Gedicht von Max Maurenbrecher)
Aus der Naturlehre: Mohren, Affen, Junker und Gendarmen (Gedicht von Ludwig Pfau)



Chœurs mixtes

Cahier I

Geistliches Lied (Poème de Paul Fleming)
Auf das Sterben eines neugebornen Töchterleins (Poème de Paul Fleming)
Hochzeitslied (Poème de Johann Georg Jacobi)
An die Natur (Poème den Friedrich Leopold Stolberg)
Glaube, Hoffnung und Liebe



Cahier II Chansons et poèmes de Johann Wolfgang von Goethe

Wer nie sein Brot in Thränen aß
Zum neuen Jahr
Wonne der Wehmut
Frühlinsorakel
Schneider-Courage



Dix chansons à trois et quatre voix pour chœur d'hommes

Hymnus (Poème de Spervogel)
Volkslied aus dem 12. Jahrhundert
Jägerlied (Poème de Ernst Schulze)
Nachtlied (Poème de Johann Wolfgang von Goethe)
Rheinlied (Poème de Geibel)






https://www.youtube.com/watch?v=NoLpDnRTAt4
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Wendelin WEISSHEIMER (Weißheimer) (1838-1910)
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