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 Le règne de la symphonie

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyDim 9 Fév - 18:30

Et si nous en revenions à cette discussion sur les symphonies? Et bien entendu dans mes périodes favorites classique/romantique Laughing

Schubert, nous en parlons beaucoup (dans son fil) pour ce qui concerne la musique de chambre, le piano et les mélodies, mais relativement peu de ses symphonies. Suivant la façon de les compter, on en trouve entre 7 et 11 !
Toutes les premières subissent une forte influence de Haydn et surtout Beethoven (et Mozart dans la 5ème) Mais c'est un Beethoven moins tourmenté, en somme un Haydn à la mode de Beethoven  Laughing . C'est à partir de l'Inachevée que l'influence de Schubert est purement schubertienne  Wink Néanmoins pas une seule de ses symphonies n'a été publiée de son vivant (d'où l'absence de n° d'opus).


La symphonie n° 4 en ut mineur, dite "Tragique" est la première en mode mineur. Elle a été composée en 1816, Schubert avait 19 ans. Son appellation "Tragique" a été donnée par Schubert lui-même, en rapport avec l'atmosphère assez tourmentée de l'œuvre. Sa création a été effectuée le 19 novembre 1849 à Leipzig, plus de 20 ans après la mort du compositeur (1828).

D'une durée d'environ 30 minutes, cette 4ème symphonie réunit 4 mouvements :

Adagio molto – Allegro vivace
Andante
Menuetto : allegretto vivace
Allegro





https://www.youtube.com/watch?v=r4Oxnf0Q20c
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Anouchka

Anouchka

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyDim 9 Fév - 19:52

C'est superbe, et elle est peu diffusée sur nos chaînes. Je ne l'ai pas en CD.
A propos de symphonies, je me suis "fait un trip Haydn" cet AM, en écoutant quelques-unes de ses symphonies, justement : La N° 22, dite "Le philosophe", La N° 100, dite "la Militaire", et actuellement la 101, dite "l'Horloge"... Le règne de la symphonie - Page 11 185465
J'avais un peu oublié à quel point Haydn aimait les percussions, dont pas mal de coups de cymbales spectaculaires et bien à propos, j'aime ça !  Wink

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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyJeu 27 Fév - 22:11

Joseph Bohuslav Foerster - Symphonies n°1 & 2:

Comme je l'ai déjà écrit sur le fil approprié, j'ignore pourquoi je me suis penché sur la musique de Josef Bohuslav Foerster, un compositeur que je ne connaissais même pas de nom jusqu'au jour où j'ai décidé de m'intéresser à ses deux premières symphonies par l'"Osnabrück Symphony Orchestra" sous la direction de Hermann Bäumer (Pas sûr qu'il en existe d'autres interprétations sur disque). La curiosité sans aucun doute. En ce moment, je suis dans l'écoute du premier mouvement de la Symphonie n°1 et c'est très souple et très beau. Soyeux, ample, gracieux, profondément romantique. Juste avant, j'avais réécouté la Symphonie n°2, assez conséquente puisqu'elle dépasse les 44 minutes. Foerster est un compositeur sous l'influence des maîtres tchèques Bedřich Smetana dont on dit qu'il fut son grand modèle, et Antonín Dvořák. J'ai obtenu ces informations après acquisition, cependant je n'ai pas été surpris par la forme romantique de ces deux oeuvres. Ca m'avait même paru évident. C'est une nouvelle incursion dans le domaine de la musique dite romantique par des compositeurs beaucoup moins célèbres et célébrés que Brahms ou Schubert. J'apprécie encore mieux la Symphonie n°1 lors de cette deuxième écoute. J'aime son élégance, ses délicates colorations... Je lui trouve un caractère aérien, une certaine légèreté de ton élevée par les instruments à vents. Dans la Symphonie n°2, qui demeure la plus fascinante des deux, outre un magnifique premier mouvement de plus de quatorze minutes, il y a un magnifique passage avec violon solo dans l'"Allegro con brio" final. Le moment est magique à mon oreille. J'estime que ce romantique tardif, né en 1859 et mort en 1951, mériterait d'être un peu mieux mis en avant. Pour moi, en connaissance de mes goûts, ce n'était pas gagné d'avance: c'était le risque de tomber sur des oeuvres certes agréables mais peu stimulantes, et de combler ainsi bêtement une étagère déjà bien encombrée. Ces deux symphonies m'ont comblé au-delà de mes espérances. Elles bénéficient d'orchestrations judicieuses avec juste ce qu'il faut d'emphase. Jamais assommante, jamais dans la lourdeur, une élégance et une intensité qui se vérifient sur toute leur longueur. Je récapitule ici la petite histoire: Josef Bohuslav Foerster est né fin décembre 1859, période où Richard Wagner achevait son Tristan dont les innovations devaient ouvrir la voie à l'atonalité. Il est fort probable que son attachement indéfectible au romantisme tardif ait contribué à faire de lui un compositeur "contournable", peu intéressant pour le petit monde de la musicologie, à tort ou à raison. Voilà en tout cas la critique que portait Foerster à la musique moderne, c'était en 1942: <<Nous vivons à une époque de transition. De telles périodes souffrent toujours d'un excès de rationnel, préfèrent le maniérisme à l'art, le construit et le compliqué à ce qui est simple, l'obscur et le risqué à ce qui est clair et compréhensible. Pendant un certain temps, le cerveau prédomine sur le coeur.>> En fait, J'adore ces périodes de transitions, car comme l'a écrit Anselm Cybinski: <<C'est justement la coexistence de phénomènes apparemment asynchrones qui rend les évolutions culturelles depuis la fin du 19ème siècle fascinantes.>>
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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyVen 28 Fév - 22:52


Peter-Jan Wagemans - De Zevende Symfonie - Symphonie n°7:

J'ai vécu une étrange expérience à l'écoute de De Zevende Symfonie - Symphonie n°7 de Peter-Jan Wagemans. La première fois que je l'avais écoutée, c'est toute une alchimie sonore qui m'avait laissé de marbre. Ma critique, en ouverture du fil que j'ai consacré au compositeur, était monstrueuse, presque assassine...Bon, j'exagère un peu, mais disons qu'elle était terriblement sévère et ne correspond plus à ce que je ressens désormais à l'écoute de cette oeuvre. C'est parfois ce qui arrive avec la musique contemporaine (mais aussi classique et la musique en général), il peut arriver ce moment d'hermétisme qui fausse la perception et le jugement. Pourtant, un doute s'était faufilé et avait mûri en moi, un petit doute sur un ressenti qui serait peut-être trop dur et trop définitif. Ce n'est pas la première fois que je redonne une chance à une oeuvre ni que je change complètement d'avis, mais c'est peut-être la première fois où j'éprouve un ressenti aussi divergent après deux nouvelles approches. Dans la Symphonie n°7 de Wagemans par le "Netherlands Radio Philharmonic Orchestra" sous la direction de Hans Leenders, j'ai été émerveillé par une grande profusion d'idées, une immense palette de couleurs, des rythmes trépidants et grisants, de la fulgurance, de la flamboyance, des combinaisons sonores insolites et ingénieuses, des passages par la tonalité qui ressemblent à des oasis réconfortants, des moments beaucoup plus intimistes et minimalistes, quasi-statiques mais tout aussi magnétiques.

<<La septième symphonie se présente comme une grande machine à cinq panneaux, pleine d'oppositions. Un équivalent musical d'un panneau multicolore de Jeroen Bosch, qui frappe à l'imagination. L'énorme effectif de l'orchestre comprend des tubas Wagner, des bugles et deux paires de glockenspiel (jeu de timbres) dont l'un est accordé un demi-ton plus haut. Malgré cet effectif énorme, il est question d'une intimité qui fait penser à la musique de chambre et plusieurs passages sont écrits pour instruments seuls. Ceci explique la diversité de l'harmonie, la densité et la clarté des sons. La devise littéraire de la symphonie vient de "Mort à crédit" (1936) de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961): "Il n'est point de douceur en ce monde! Rien que de légende! Tous les royaumes finissent dans un rêve!" Cette symphonie vous invite à percevoir les illusions de la vie et à être ouvert à l'essence de l'existence. De ce fait, cette oeuvre peut être considérée comme un voyage musical au bout de cette essence.>> Maarten Brandt
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