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 Le règne de la symphonie

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-09, 18:30

Et si nous en revenions à cette discussion sur les symphonies? Et bien entendu dans mes périodes favorites classique/romantique Laughing

Schubert, nous en parlons beaucoup (dans son fil) pour ce qui concerne la musique de chambre, le piano et les mélodies, mais relativement peu de ses symphonies. Suivant la façon de les compter, on en trouve entre 7 et 11 !
Toutes les premières subissent une forte influence de Haydn et surtout Beethoven (et Mozart dans la 5ème) Mais c'est un Beethoven moins tourmenté, en somme un Haydn à la mode de Beethoven  Laughing . C'est à partir de l'Inachevée que l'influence de Schubert est purement schubertienne  Wink Néanmoins pas une seule de ses symphonies n'a été publiée de son vivant (d'où l'absence de n° d'opus).


La symphonie n° 4 en ut mineur, dite "Tragique" est la première en mode mineur. Elle a été composée en 1816, Schubert avait 19 ans. Son appellation "Tragique" a été donnée par Schubert lui-même, en rapport avec l'atmosphère assez tourmentée de l'œuvre. Sa création a été effectuée le 19 novembre 1849 à Leipzig, plus de 20 ans après la mort du compositeur (1828).

D'une durée d'environ 30 minutes, cette 4ème symphonie réunit 4 mouvements :

Adagio molto – Allegro vivace
Andante
Menuetto : allegretto vivace
Allegro





https://www.youtube.com/watch?v=r4Oxnf0Q20c
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Anouchka

Anouchka

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-09, 19:52

C'est superbe, et elle est peu diffusée sur nos chaînes. Je ne l'ai pas en CD.
A propos de symphonies, je me suis "fait un trip Haydn" cet AM, en écoutant quelques-unes de ses symphonies, justement : La N° 22, dite "Le philosophe", La N° 100, dite "la Militaire", et actuellement la 101, dite "l'Horloge"... Le règne de la symphonie - Page 11 185465
J'avais un peu oublié à quel point Haydn aimait les percussions, dont pas mal de coups de cymbales spectaculaires et bien à propos, j'aime ça !  Wink

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Icare
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MessageSujet: Foerster   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-27, 22:11

Joseph Bohuslav Foerster - Symphonies n°1 & 2:

Comme je l'ai déjà écrit sur le fil approprié, j'ignore pourquoi je me suis penché sur la musique de Josef Bohuslav Foerster, un compositeur que je ne connaissais même pas de nom jusqu'au jour où j'ai décidé de m'intéresser à ses deux premières symphonies par l'"Osnabrück Symphony Orchestra" sous la direction de Hermann Bäumer (Pas sûr qu'il en existe d'autres interprétations sur disque). La curiosité sans aucun doute. En ce moment, je suis dans l'écoute du premier mouvement de la Symphonie n°1 et c'est très souple et très beau. Soyeux, ample, gracieux, profondément romantique. Juste avant, j'avais réécouté la Symphonie n°2, assez conséquente puisqu'elle dépasse les 44 minutes. Foerster est un compositeur sous l'influence des maîtres tchèques Bedřich Smetana dont on dit qu'il fut son grand modèle, et Antonín Dvořák. J'ai obtenu ces informations après acquisition, cependant je n'ai pas été surpris par la forme romantique de ces deux oeuvres. Ca m'avait même paru évident. C'est une nouvelle incursion dans le domaine de la musique dite romantique par des compositeurs beaucoup moins célèbres et célébrés que Brahms ou Schubert. J'apprécie encore mieux la Symphonie n°1 lors de cette deuxième écoute. J'aime son élégance, ses délicates colorations... Je lui trouve un caractère aérien, une certaine légèreté de ton élevée par les instruments à vents. Dans la Symphonie n°2, qui demeure la plus fascinante des deux, outre un magnifique premier mouvement de plus de quatorze minutes, il y a un magnifique passage avec violon solo dans l'"Allegro con brio" final. Le moment est magique à mon oreille. J'estime que ce romantique tardif, né en 1859 et mort en 1951, mériterait d'être un peu mieux mis en avant. Pour moi, en connaissance de mes goûts, ce n'était pas gagné d'avance: c'était le risque de tomber sur des oeuvres certes agréables mais peu stimulantes, et de combler ainsi bêtement une étagère déjà bien encombrée. Ces deux symphonies m'ont comblé au-delà de mes espérances. Elles bénéficient d'orchestrations judicieuses avec juste ce qu'il faut d'emphase. Jamais assommante, jamais dans la lourdeur, une élégance et une intensité qui se vérifient sur toute leur longueur. Je récapitule ici la petite histoire: Josef Bohuslav Foerster est né fin décembre 1859, période où Richard Wagner achevait son Tristan dont les innovations devaient ouvrir la voie à l'atonalité. Il est fort probable que son attachement indéfectible au romantisme tardif ait contribué à faire de lui un compositeur "contournable", peu intéressant pour le petit monde de la musicologie, à tort ou à raison. Voilà en tout cas la critique que portait Foerster à la musique moderne, c'était en 1942: <<Nous vivons à une époque de transition. De telles périodes souffrent toujours d'un excès de rationnel, préfèrent le maniérisme à l'art, le construit et le compliqué à ce qui est simple, l'obscur et le risqué à ce qui est clair et compréhensible. Pendant un certain temps, le cerveau prédomine sur le coeur.>> En fait, J'adore ces périodes de transitions, car comme l'a écrit Anselm Cybinski: <<C'est justement la coexistence de phénomènes apparemment asynchrones qui rend les évolutions culturelles depuis la fin du 19ème siècle fascinantes.>>


Dernière édition par Icare le 2020-04-23, 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Wagemans   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-28, 22:52

Peter-Jan Wagemans - De Zevende Symfonie - Symphonie n°7:

J'ai vécu une étrange expérience à l'écoute de De Zevende Symfonie - Symphonie n°7 de Peter-Jan Wagemans. La première fois que je l'avais écoutée, c'est toute une alchimie sonore qui m'avait laissé de marbre. Ma critique, en ouverture du fil que j'ai consacré au compositeur, était monstrueuse, presque assassine...Bon, j'exagère un peu, mais disons qu'elle était terriblement sévère et ne correspond plus à ce que je ressens désormais à l'écoute de cette oeuvre. C'est parfois ce qui arrive avec la musique contemporaine (mais aussi classique et la musique en général), il peut arriver ce moment d'hermétisme qui fausse la perception et le jugement. Pourtant, un doute s'était faufilé et avait mûri en moi, un petit doute sur un ressenti qui serait peut-être trop dur et trop définitif. Ce n'est pas la première fois que je redonne une chance à une oeuvre ni que je change complètement d'avis, mais c'est peut-être la première fois où j'éprouve un ressenti aussi divergent après deux nouvelles approches. Dans la Symphonie n°7 de Wagemans par le "Netherlands Radio Philharmonic Orchestra" sous la direction de Hans Leenders, j'ai été émerveillé par une grande profusion d'idées, une immense palette de couleurs, des rythmes trépidants et grisants, de la fulgurance, de la flamboyance, des combinaisons sonores insolites et ingénieuses, des passages par la tonalité qui ressemblent à des oasis réconfortants, des moments beaucoup plus intimistes et minimalistes, quasi-statiques mais tout aussi magnétiques.

<<La septième symphonie se présente comme une grande machine à cinq panneaux, pleine d'oppositions. Un équivalent musical d'un panneau multicolore de Jeroen Bosch, qui frappe à l'imagination. L'énorme effectif de l'orchestre comprend des tubas Wagner, des bugles et deux paires de glockenspiel (jeu de timbres) dont l'un est accordé un demi-ton plus haut. Malgré cet effectif énorme, il est question d'une intimité qui fait penser à la musique de chambre et plusieurs passages sont écrits pour instruments seuls. Ceci explique la diversité de l'harmonie, la densité et la clarté des sons. La devise littéraire de la symphonie vient de "Mort à crédit" (1936) de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961): "Il n'est point de douceur en ce monde! Rien que de légende! Tous les royaumes finissent dans un rêve!" Cette symphonie vous invite à percevoir les illusions de la vie et à être ouvert à l'essence de l'existence. De ce fait, cette oeuvre peut être considérée comme un voyage musical au bout de cette essence.>> Maarten Brandt


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MessageSujet: Illarramendi   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-22, 09:25

Angel Illarramendi: 3 symphonies:

Symphonie n°4:
Elle se divise en trois mouvements, un "Allegro-Moderato" qui est le plus long des trois (15'45), puis un "Andante-Allegro-Moderato" (10'56) et enfin un "Allegro" (8'). La symphonie est interprétée par l'"Orquestra Sinfonica de Euskadi" sous la direction de José Miguel Pérez-Sierra. Elle convoque aussi la mezzo-soprano Maite Arruabarrena qui intervient à un moment précis dans les trois mouvements. Cette symphonie, entièrement tonale, me fait toujours penser à un curieux kaléidoscope où les genres s'y mélangent de bon coeur et non sans un certain humour, une certaine fantaisie. Je me demande d'ailleurs à chaque nouvelle écoute à quoi peuvent bien ressembler les trois précédentes...?...le côté kaléidoscopique s'exprime plus nettement dans le premier mouvement, lequel il se passe beaucoup de choses, pouvant aller de la fanfare au lied...En même temps, malgré la trompeuse clarinette d'ouverture qui anticipe à tort la possibilité d'une musique douce et méditative, tout s'emballe très vite dans un enchaînement orchestral où s'entremêlent d'une certaine façon élégance, fantaisie et vulgarité, mais pas une vulgarité qui rebute, une vulgarité embellie par l'humour parfaitement maîtrisé du compositeur.

Symphonie n°7:
La rupture avec le passé n'existe pas chez un compositeur comme Angel Illarramendi. Au contraire, il s'en nourrit, sa quête d'inspiration n'hésitant pas à remonter les siècles. Pour ces raisons, je le compare un peu à son équivalent français, Philippe Chamouard qui, lui aussi, a suivi une voie très personnelle, ne cédant jamais vraiment aux clins d'oeil attractifs des avant-gardes, ce qui ne veut pas dire que ceux qui s'en sont imprégnées ou inspirées étaient forcément dans l'erreur. Les démarches ont pu être sincères dans les deux sens et c'est cela le plus important. Il y a une très nette référence baroque dans sa Septième Symphonie. Mais attention, il serait injuste  de n'y voir qu'une musique de faussaire, une imitation, une musique "à la manière de". Bon, c'est ce que diront ceux/celles qui s'enferment dans un camp, en l'occurrence les "pro-atonaux", mais c'est leur affaire! Non, l'inspiration baroque est bien là, assise dans les deux mouvements quasi-enchaînés de la symphonie: Adagio/Moderato, mais il y a autre chose de plus contemporain et surtout de plus personnel: cette Symphonie n°7 d'Illarramendi s'inspire effectivement du baroque, mais sans se limiter, selon moi, à une simple démonstration, c'est-à-dire à un simple excercice de style: la démarche me semble plus profonde. D'une certaine manière, elle le réinvente, lui apporte une physionomie plus actuelle: fugue et contrepoint y sont merveilleusement transcendés. Ce qui est étonnant pour moi, c'est qu'à l'écoute du premier mouvement, je n'avais pas l'impression d'écouter un adagio. En tout cas, j'aime comment cette musique fuguée monte en crescendo dans les cordes, l'intervention à deux reprises du piano que je trouve ludique à ces moments-là. C'est quelque-chose qui me touche, me fait de l'effet. Le second mouvement commence très sobrement, sur un violon solo dans les aigus. Progressivement, un thème magnifique se dessine. Il sera repris par une flûte - irrésistible - puis par les choeurs qui font une entrée en douceur avant d'emporter toute la symphonie dans un grand élan baroque parfaitement assumé. L'oeuvre n'atteint pas complètement les 38 minutes. Elle fut pour moi un véritable souffle de vie et de fraîcheur. Par le "Warsaw Philharmonic Symphony Orchestra and Choir" sous la direction de Wojciech Rodek

Symphonie n°9:
Elle a été composée en cinq mouvements enchaînés "Andante-Allegro-Presto-Adagio-Moderato" pour une durée de plus de 23 minutes au total. Il s'agit d'une oeuvre tonale comme le sont les Symphonies n°4 & 7, mais d'une séduction que j'estime plus immédiate encore. Elle s'ouvre et s'achève sur le même thème alerte et accrocheur, de ceux qui ne veulent plus jamais quitter ma mémoire, d'une incisivité pénétrante si j'ose dire. Tout semble direct et simple dans cette symphonie, d'une grande fluidité dans les agencements des différents mouvements, avec les interventions romantiques d'un violon solo. Cette Neuvième Symphonie est devenue au fil du temps mon oeuvre fétiche d'Angel Illarramendi. Par l'"Orquesta Sinfonica de Euskadi" sous la direction de José Miguel Pérez-Sierra.
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MessageSujet: Strauss   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 12:42


Lorsque j'organise un cycle, je dois toujours être attentif dans mon choix des oeuvres que je vais écouter les unes à la suites des autres. Par exemple, s'il s'agit d'une oeuvre très introvertie, méditative, cérébrale, austère ou de caractère religieux...je m'arrange en général pour que la suivante soit plus extravertie, plus exacerbée, voire plus lyrique...Ce n'est pas seulement une façon de varier les plaisirs, c'est aussi pour éviter d'aligner des oeuvres qui se situent grosso modo dans un même schéma musical et pourrait engendrer de la lassitude. J'aime bien écouter une oeuvre tonale après une oeuvre atonale et inversement. Je ne pouvais trouver plus différent, après la Neuvième de Hans Werner Henze, que la Symphonia Domestica, Opus 53 de Richard Strauss par le "Wiener Philharmoniker" sous la direction d'André Previn. Comme chacun, j'ai tendance à aller vers les formes qui me touchent le plus et celles qui me touchent le plus naturellement sont souvent des formes introverties, cérébrales, chambristes avec leurs moments de suspension ou de flottement harmonique, mais aussi les formes violentes, brutales, obsessionnelles. Le dépouillement, l'austérité, sont aussi des aspects qui m'ont toujours intéressé dans la musique et l'art en général. La Symphonie Domestique de Richard Strauss est évidemment aux antipodes de tout ça. Il faut dire aussi que mes goûts musicaux n'ont jamais cessé d'évoluer et de s'élargir au fil du temps. J'en remémore ici juste les bases fondatrices et indestructibles. Cette symphonie de Strauss répond parfaitement à cette évolution dans mes goûts musicaux. A une certaine époque, je l'aurais trouvée trop emphatique, trop chargée, peut-être trop romantique à mon goût. Ca n'aurait rien eu à voir avec ses qualités intrinsèques qui, elles, sont bien réelles, mais avec un genre qui ne m'était tout simplement pas accessible à ce moment-là. C'est une très grande symphonie au lyrisme exacerbé et aux irisations qui lui offrent une belle proximité avec la forêt, la montagne, les oiseaux...que s'ais-je encore..., ce qui lui confère une dimension naturalistique.
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Icare
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 23:22

Symphonie n°6 - George Antheil:

Bien que j'ai réécouté ce soir les Symphonies n°4 & 6 de George Antheil, je vais surtout évoquer la Sixième, ayant déjà mentionné la Quatrième sur la première page de ce topic et avec tout l'enthousiasme qu'elle m'avait procuré et me procure encore: une oeuvre trépidante dans laquelle on retrouve toute la fougue expressive de son auteur, une exubérance parfaitement exprimée et assumée. Il y a longtemps, j'étais tombé sur une émission d'ARTE ou plutôt un documentaire dédié à George Antheil. Jusqu'alors, je ne connaissais que sa Jazz-Symphony et son Ballet Mécanique, deux oeuvres qui m'ont marqué au fer rouge! Je n'avais pas vu ce documentaire en entier, étais plutôt tombé dessus au hasard d'un zapping. Y était diffusé un extrait symphonique de l'une de ses musiques de films dont j'ignore le titre. J'avais été happé par une musique trépidante, nerveuse, très expressive - ce qui m'est formidable c'est qu'il y a toujours une espèce de folie qui traverse sa musique, la rendant parfois même un peu excessive. A partir de ce documentaire, comme il y avait peu de chance que je trouve une de ses musiques de films en disque, j'ai misé sur ses symphonies, me disant que je retrouverais sûrement l'esprit de l'extrait que j'avais entendu pendant à peine une minute sur un petit écran télé. Je me demande d'ailleurs si ce document d'ARTE n'était pas en noir et blanc, mais peu importe, j'étais séduit par ce symphonique-là alors que celui qui peint les films hollywoodiens, d'une époque à l'autre, est loin de toujours me fasciner. En découvrant sa Symphonie n°4, d'abord par le "London Symphony Orchestra" sous la direction de Sir Eugene Goossens, puis ensuite par le "National Symphony Orchestra of Ukraine" sous la direction de Theodore Kuchar en complément de la Symphonie n°6. Je ne m'étais pas trompé et retrouvais l'esprit grandeur nature du fragment musical que j'avais entendu alors. C'est dingue comme une fulgurance symphonique qui peut me paraître lourdingue chez nombre de compositeurs m'est jubilatoire chez George Antheil. Mais, dans la Symphonie n°6, bien que je l'adore entier, c'est le mouvement médium qui me fait complètement fondre. J'en culpabiliserais presque d'avoir oublié à quel point il est beau. Il est tout le contraire d'un thème extraverti, luxuriant, exubérant...C'est une valse lente porteuse d'une délicieuse mélodie qu'un traitement ingénieux rend plus magnifique encore: c'est nu, intimiste, infiniment sobre, lumineux. c'est le temps qui s'arrête un moment avant un "Allegro" final des plus exaltants et expressionnistes qui reprendra cependant le thème de la valse.

Symphonie n°6 - version Hugh Wolff:

https://www.youtube.com/watch?v=bp7wn4gtI90


<<La Sixième Symphonie fut créée le 10 février 1948 par le "San Francisco Symphony Orchestra". Le premier mouvement s'inspira d'une reproduction du tableau d'Eugène Delacroix, "La Liberté guidant le peuple". Après un thème strident à l'unisson dans le grave, repris par d'autres instruments, le thème principal du premier mouvement est un "moto perpetuo" à la Prokofiev. Par la suite, des passages plus calmes s'enchevêtrent avec des rythmes martiaux et des éclats aux cuivres et aux bois. le deuxième mouvement est une valse lente avec un trio un peu plus rapide. (L'auteur de ces lignes ne s'épanche pas davantage sur le meilleur passage de cette symphonie.) La symphonie s'achève par un rondo qui, d'après Antheil, est "le triomphe de la joie et de l'optimisme sur le désespoir et l'annihilation de la guerre". Le mouvement est propulsé par des syncopes enjouées et des rythmes de jazz. Une coda ramène le thème principal du premier mouvement.>>
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Snoopy
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Snoopy

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 23:39

Icare a écrit:
Bien que j'ai réécouté ce soir les Symphonies n°4 & 6 de George Antheil

Ca me fait beaucoup penser à du Chostakovitch (dernière période, fin de vie). En particulier le premier et dernier mouvement.
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