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 Le règne de la symphonie

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joachim
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joachim

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-09, 18:30

Et si nous en revenions à cette discussion sur les symphonies? Et bien entendu dans mes périodes favorites classique/romantique Laughing

Schubert, nous en parlons beaucoup (dans son fil) pour ce qui concerne la musique de chambre, le piano et les mélodies, mais relativement peu de ses symphonies. Suivant la façon de les compter, on en trouve entre 7 et 11 !
Toutes les premières subissent une forte influence de Haydn et surtout Beethoven (et Mozart dans la 5ème) Mais c'est un Beethoven moins tourmenté, en somme un Haydn à la mode de Beethoven  Laughing . C'est à partir de l'Inachevée que l'influence de Schubert est purement schubertienne  Wink Néanmoins pas une seule de ses symphonies n'a été publiée de son vivant (d'où l'absence de n° d'opus).


La symphonie n° 4 en ut mineur, dite "Tragique" est la première en mode mineur. Elle a été composée en 1816, Schubert avait 19 ans. Son appellation "Tragique" a été donnée par Schubert lui-même, en rapport avec l'atmosphère assez tourmentée de l'œuvre. Sa création a été effectuée le 19 novembre 1849 à Leipzig, plus de 20 ans après la mort du compositeur (1828).

D'une durée d'environ 30 minutes, cette 4ème symphonie réunit 4 mouvements :

Adagio molto – Allegro vivace
Andante
Menuetto : allegretto vivace
Allegro





https://www.youtube.com/watch?v=r4Oxnf0Q20c
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-09, 19:52

C'est superbe, et elle est peu diffusée sur nos chaînes. Je ne l'ai pas en CD.
A propos de symphonies, je me suis "fait un trip Haydn" cet AM, en écoutant quelques-unes de ses symphonies, justement : La N° 22, dite "Le philosophe", La N° 100, dite "la Militaire", et actuellement la 101, dite "l'Horloge"... Le règne de la symphonie - Page 11 185465
J'avais un peu oublié à quel point Haydn aimait les percussions, dont pas mal de coups de cymbales spectaculaires et bien à propos, j'aime ça !  Wink

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Icare
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MessageSujet: Foerster   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-27, 22:11

Joseph Bohuslav Foerster - Symphonies n°1 & 2:

Comme je l'ai déjà écrit sur le fil approprié, j'ignore pourquoi je me suis penché sur la musique de Josef Bohuslav Foerster, un compositeur que je ne connaissais même pas de nom jusqu'au jour où j'ai décidé de m'intéresser à ses deux premières symphonies par l'"Osnabrück Symphony Orchestra" sous la direction de Hermann Bäumer (Pas sûr qu'il en existe d'autres interprétations sur disque). La curiosité sans aucun doute. En ce moment, je suis dans l'écoute du premier mouvement de la Symphonie n°1 et c'est très souple et très beau. Soyeux, ample, gracieux, profondément romantique. Juste avant, j'avais réécouté la Symphonie n°2, assez conséquente puisqu'elle dépasse les 44 minutes. Foerster est un compositeur sous l'influence des maîtres tchèques Bedřich Smetana dont on dit qu'il fut son grand modèle, et Antonín Dvořák. J'ai obtenu ces informations après acquisition, cependant je n'ai pas été surpris par la forme romantique de ces deux oeuvres. Ca m'avait même paru évident. C'est une nouvelle incursion dans le domaine de la musique dite romantique par des compositeurs beaucoup moins célèbres et célébrés que Brahms ou Schubert. J'apprécie encore mieux la Symphonie n°1 lors de cette deuxième écoute. J'aime son élégance, ses délicates colorations... Je lui trouve un caractère aérien, une certaine légèreté de ton élevée par les instruments à vents. Dans la Symphonie n°2, qui demeure la plus fascinante des deux, outre un magnifique premier mouvement de plus de quatorze minutes, il y a un magnifique passage avec violon solo dans l'"Allegro con brio" final. Le moment est magique à mon oreille. J'estime que ce romantique tardif, né en 1859 et mort en 1951, mériterait d'être un peu mieux mis en avant. Pour moi, en connaissance de mes goûts, ce n'était pas gagné d'avance: c'était le risque de tomber sur des oeuvres certes agréables mais peu stimulantes, et de combler ainsi bêtement une étagère déjà bien encombrée. Ces deux symphonies m'ont comblé au-delà de mes espérances. Elles bénéficient d'orchestrations judicieuses avec juste ce qu'il faut d'emphase. Jamais assommante, jamais dans la lourdeur, une élégance et une intensité qui se vérifient sur toute leur longueur. Je récapitule ici la petite histoire: Josef Bohuslav Foerster est né fin décembre 1859, période où Richard Wagner achevait son Tristan dont les innovations devaient ouvrir la voie à l'atonalité. Il est fort probable que son attachement indéfectible au romantisme tardif ait contribué à faire de lui un compositeur "contournable", peu intéressant pour le petit monde de la musicologie, à tort ou à raison. Voilà en tout cas la critique que portait Foerster à la musique moderne, c'était en 1942: <<Nous vivons à une époque de transition. De telles périodes souffrent toujours d'un excès de rationnel, préfèrent le maniérisme à l'art, le construit et le compliqué à ce qui est simple, l'obscur et le risqué à ce qui est clair et compréhensible. Pendant un certain temps, le cerveau prédomine sur le coeur.>> En fait, J'adore ces périodes de transitions, car comme l'a écrit Anselm Cybinski: <<C'est justement la coexistence de phénomènes apparemment asynchrones qui rend les évolutions culturelles depuis la fin du 19ème siècle fascinantes.>>


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MessageSujet: Wagemans   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-02-28, 22:52

Peter-Jan Wagemans - De Zevende Symfonie - Symphonie n°7:

J'ai vécu une étrange expérience à l'écoute de De Zevende Symfonie - Symphonie n°7 de Peter-Jan Wagemans. La première fois que je l'avais écoutée, c'est toute une alchimie sonore qui m'avait laissé de marbre. Ma critique, en ouverture du fil que j'ai consacré au compositeur, était monstrueuse, presque assassine...Bon, j'exagère un peu, mais disons qu'elle était terriblement sévère et ne correspond plus à ce que je ressens désormais à l'écoute de cette oeuvre. C'est parfois ce qui arrive avec la musique contemporaine (mais aussi classique et la musique en général), il peut arriver ce moment d'hermétisme qui fausse la perception et le jugement. Pourtant, un doute s'était faufilé et avait mûri en moi, un petit doute sur un ressenti qui serait peut-être trop dur et trop définitif. Ce n'est pas la première fois que je redonne une chance à une oeuvre ni que je change complètement d'avis, mais c'est peut-être la première fois où j'éprouve un ressenti aussi divergent après deux nouvelles approches. Dans la Symphonie n°7 de Wagemans par le "Netherlands Radio Philharmonic Orchestra" sous la direction de Hans Leenders, j'ai été émerveillé par une grande profusion d'idées, une immense palette de couleurs, des rythmes trépidants et grisants, de la fulgurance, de la flamboyance, des combinaisons sonores insolites et ingénieuses, des passages par la tonalité qui ressemblent à des oasis réconfortants, des moments beaucoup plus intimistes et minimalistes, quasi-statiques mais tout aussi magnétiques.

<<La septième symphonie se présente comme une grande machine à cinq panneaux, pleine d'oppositions. Un équivalent musical d'un panneau multicolore de Jeroen Bosch, qui frappe à l'imagination. L'énorme effectif de l'orchestre comprend des tubas Wagner, des bugles et deux paires de glockenspiel (jeu de timbres) dont l'un est accordé un demi-ton plus haut. Malgré cet effectif énorme, il est question d'une intimité qui fait penser à la musique de chambre et plusieurs passages sont écrits pour instruments seuls. Ceci explique la diversité de l'harmonie, la densité et la clarté des sons. La devise littéraire de la symphonie vient de "Mort à crédit" (1936) de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961): "Il n'est point de douceur en ce monde! Rien que de légende! Tous les royaumes finissent dans un rêve!" Cette symphonie vous invite à percevoir les illusions de la vie et à être ouvert à l'essence de l'existence. De ce fait, cette oeuvre peut être considérée comme un voyage musical au bout de cette essence.>> Maarten Brandt


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MessageSujet: Illarramendi   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-22, 09:25

Angel Illarramendi: 3 symphonies:

Symphonie n°4:
Elle se divise en trois mouvements, un "Allegro-Moderato" qui est le plus long des trois (15'45), puis un "Andante-Allegro-Moderato" (10'56) et enfin un "Allegro" (8'). La symphonie est interprétée par l'"Orquestra Sinfonica de Euskadi" sous la direction de José Miguel Pérez-Sierra. Elle convoque aussi la mezzo-soprano Maite Arruabarrena qui intervient à un moment précis dans les trois mouvements. Cette symphonie, entièrement tonale, me fait toujours penser à un curieux kaléidoscope où les genres s'y mélangent de bon coeur et non sans un certain humour, une certaine fantaisie. Je me demande d'ailleurs à chaque nouvelle écoute à quoi peuvent bien ressembler les trois précédentes...?...le côté kaléidoscopique s'exprime plus nettement dans le premier mouvement, lequel il se passe beaucoup de choses, pouvant aller de la fanfare au lied...En même temps, malgré la trompeuse clarinette d'ouverture qui anticipe à tort la possibilité d'une musique douce et méditative, tout s'emballe très vite dans un enchaînement orchestral où s'entremêlent d'une certaine façon élégance, fantaisie et vulgarité, mais pas une vulgarité qui rebute, une vulgarité embellie par l'humour parfaitement maîtrisé du compositeur.

Symphonie n°7:
La rupture avec le passé n'existe pas chez un compositeur comme Angel Illarramendi. Au contraire, il s'en nourrit, sa quête d'inspiration n'hésitant pas à remonter les siècles. Pour ces raisons, je le compare un peu à son équivalent français, Philippe Chamouard qui, lui aussi, a suivi une voie très personnelle, ne cédant jamais vraiment aux clins d'oeil attractifs des avant-gardes, ce qui ne veut pas dire que ceux qui s'en sont imprégnées ou inspirées étaient forcément dans l'erreur. Les démarches ont pu être sincères dans les deux sens et c'est cela le plus important. Il y a une très nette référence baroque dans sa Septième Symphonie. Mais attention, il serait injuste  de n'y voir qu'une musique de faussaire, une imitation, une musique "à la manière de". Bon, c'est ce que diront ceux/celles qui s'enferment dans un camp, en l'occurrence les "pro-atonaux", mais c'est leur affaire! Non, l'inspiration baroque est bien là, assise dans les deux mouvements quasi-enchaînés de la symphonie: Adagio/Moderato, mais il y a autre chose de plus contemporain et surtout de plus personnel: cette Symphonie n°7 d'Illarramendi s'inspire effectivement du baroque, mais sans se limiter, selon moi, à une simple démonstration, c'est-à-dire à un simple excercice de style: la démarche me semble plus profonde. D'une certaine manière, elle le réinvente, lui apporte une physionomie plus actuelle: fugue et contrepoint y sont merveilleusement transcendés. Ce qui est étonnant pour moi, c'est qu'à l'écoute du premier mouvement, je n'avais pas l'impression d'écouter un adagio. En tout cas, j'aime comment cette musique fuguée monte en crescendo dans les cordes, l'intervention à deux reprises du piano que je trouve ludique à ces moments-là. C'est quelque-chose qui me touche, me fait de l'effet. Le second mouvement commence très sobrement, sur un violon solo dans les aigus. Progressivement, un thème magnifique se dessine. Il sera repris par une flûte - irrésistible - puis par les choeurs qui font une entrée en douceur avant d'emporter toute la symphonie dans un grand élan baroque parfaitement assumé. L'oeuvre n'atteint pas complètement les 38 minutes. Elle fut pour moi un véritable souffle de vie et de fraîcheur. Par le "Warsaw Philharmonic Symphony Orchestra and Choir" sous la direction de Wojciech Rodek

Symphonie n°9:
Elle a été composée en cinq mouvements enchaînés "Andante-Allegro-Presto-Adagio-Moderato" pour une durée de plus de 23 minutes au total. Il s'agit d'une oeuvre tonale comme le sont les Symphonies n°4 & 7, mais d'une séduction que j'estime plus immédiate encore. Elle s'ouvre et s'achève sur le même thème alerte et accrocheur, de ceux qui ne veulent plus jamais quitter ma mémoire, d'une incisivité pénétrante si j'ose dire. Tout semble direct et simple dans cette symphonie, d'une grande fluidité dans les agencements des différents mouvements, avec les interventions romantiques d'un violon solo. Cette Neuvième Symphonie est devenue au fil du temps mon oeuvre fétiche d'Angel Illarramendi. Par l'"Orquesta Sinfonica de Euskadi" sous la direction de José Miguel Pérez-Sierra.
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MessageSujet: Strauss   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 12:42


Lorsque j'organise un cycle, je dois toujours être attentif dans mon choix des oeuvres que je vais écouter les unes à la suites des autres. Par exemple, s'il s'agit d'une oeuvre très introvertie, méditative, cérébrale, austère ou de caractère religieux...je m'arrange en général pour que la suivante soit plus extravertie, plus exacerbée, voire plus lyrique...Ce n'est pas seulement une façon de varier les plaisirs, c'est aussi pour éviter d'aligner des oeuvres qui se situent grosso modo dans un même schéma musical et pourrait engendrer de la lassitude. J'aime bien écouter une oeuvre tonale après une oeuvre atonale et inversement. Je ne pouvais trouver plus différent, après la Neuvième de Hans Werner Henze, que la Symphonia Domestica, Opus 53 de Richard Strauss par le "Wiener Philharmoniker" sous la direction d'André Previn. Comme chacun, j'ai tendance à aller vers les formes qui me touchent le plus et celles qui me touchent le plus naturellement sont souvent des formes introverties, cérébrales, chambristes avec leurs moments de suspension ou de flottement harmonique, mais aussi les formes violentes, brutales, obsessionnelles. Le dépouillement, l'austérité, sont aussi des aspects qui m'ont toujours intéressé dans la musique et l'art en général. La Symphonie Domestique de Richard Strauss est évidemment aux antipodes de tout ça. Il faut dire aussi que mes goûts musicaux n'ont jamais cessé d'évoluer et de s'élargir au fil du temps. J'en remémore ici juste les bases fondatrices et indestructibles. Cette symphonie de Strauss répond parfaitement à cette évolution dans mes goûts musicaux. A une certaine époque, je l'aurais trouvée trop emphatique, trop chargée, peut-être trop romantique à mon goût. Ca n'aurait rien eu à voir avec ses qualités intrinsèques qui, elles, sont bien réelles, mais avec un genre qui ne m'était tout simplement pas accessible à ce moment-là. C'est une très grande symphonie au lyrisme exacerbé et aux irisations qui lui offrent une belle proximité avec la forêt, la montagne, les oiseaux...que s'ais-je encore..., ce qui lui confère une dimension naturalistique.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 23:22

Symphonie n°6 - George Antheil:

Bien que j'ai réécouté ce soir les Symphonies n°4 & 6 de George Antheil, je vais surtout évoquer la Sixième, ayant déjà mentionné la Quatrième sur la première page de ce topic et avec tout l'enthousiasme qu'elle m'avait procuré et me procure encore: une oeuvre trépidante dans laquelle on retrouve toute la fougue expressive de son auteur, une exubérance parfaitement exprimée et assumée. Il y a longtemps, j'étais tombé sur une émission d'ARTE ou plutôt un documentaire dédié à George Antheil. Jusqu'alors, je ne connaissais que sa Jazz-Symphony et son Ballet Mécanique, deux oeuvres qui m'ont marqué au fer rouge! Je n'avais pas vu ce documentaire en entier, étais plutôt tombé dessus au hasard d'un zapping. Y était diffusé un extrait symphonique de l'une de ses musiques de films dont j'ignore le titre. J'avais été happé par une musique trépidante, nerveuse, très expressive - ce qui m'est formidable c'est qu'il y a toujours une espèce de folie qui traverse sa musique, la rendant parfois même un peu excessive. A partir de ce documentaire, comme il y avait peu de chance que je trouve une de ses musiques de films en disque, j'ai misé sur ses symphonies, me disant que je retrouverais sûrement l'esprit de l'extrait que j'avais entendu pendant à peine une minute sur un petit écran télé. Je me demande d'ailleurs si ce document d'ARTE n'était pas en noir et blanc, mais peu importe, j'étais séduit par ce symphonique-là alors que celui qui peint les films hollywoodiens, d'une époque à l'autre, est loin de toujours me fasciner. En découvrant sa Symphonie n°4, d'abord par le "London Symphony Orchestra" sous la direction de Sir Eugene Goossens, puis ensuite par le "National Symphony Orchestra of Ukraine" sous la direction de Theodore Kuchar en complément de la Symphonie n°6. Je ne m'étais pas trompé et retrouvais l'esprit grandeur nature du fragment musical que j'avais entendu alors. C'est dingue comme une fulgurance symphonique qui peut me paraître lourdingue chez nombre de compositeurs m'est jubilatoire chez George Antheil. Mais, dans la Symphonie n°6, bien que je l'adore entier, c'est le mouvement médium qui me fait complètement fondre. J'en culpabiliserais presque d'avoir oublié à quel point il est beau. Il est tout le contraire d'un thème extraverti, luxuriant, exubérant...C'est une valse lente porteuse d'une délicieuse mélodie qu'un traitement ingénieux rend plus magnifique encore: c'est nu, intimiste, infiniment sobre, lumineux. c'est le temps qui s'arrête un moment avant un "Allegro" final des plus exaltants et expressionnistes qui reprendra cependant le thème de la valse.

Symphonie n°6 - version Hugh Wolff:

https://www.youtube.com/watch?v=bp7wn4gtI90


<<La Sixième Symphonie fut créée le 10 février 1948 par le "San Francisco Symphony Orchestra". Le premier mouvement s'inspira d'une reproduction du tableau d'Eugène Delacroix, "La Liberté guidant le peuple". Après un thème strident à l'unisson dans le grave, repris par d'autres instruments, le thème principal du premier mouvement est un "moto perpetuo" à la Prokofiev. Par la suite, des passages plus calmes s'enchevêtrent avec des rythmes martiaux et des éclats aux cuivres et aux bois. le deuxième mouvement est une valse lente avec un trio un peu plus rapide. (L'auteur de ces lignes ne s'épanche pas davantage sur le meilleur passage de cette symphonie.) La symphonie s'achève par un rondo qui, d'après Antheil, est "le triomphe de la joie et de l'optimisme sur le désespoir et l'annihilation de la guerre". Le mouvement est propulsé par des syncopes enjouées et des rythmes de jazz. Une coda ramène le thème principal du premier mouvement.>>
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-04-23, 23:39

Icare a écrit:
Bien que j'ai réécouté ce soir les Symphonies n°4 & 6 de George Antheil

Ca me fait beaucoup penser à du Chostakovitch (dernière période, fin de vie). En particulier le premier et dernier mouvement.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-06, 16:52


Je viens de réécouter la Symphonie n°1 de Gustav Mahler qui contient Blumine, par le "Radio-Sinfonieorchester Stuttgart des SWR" sous la direction de Roger Norrington. Je me souviens que lorsque j'avais une vingtaine d'années bien entamée, une amie m'avait fait découvrir cette oeuvre qu'elle vénérait...sans succès...Bon, c'est toujours un peu frustrant lorsque l'on veut partager son enthousiasme avec quelqu'un qui, malheureusement, n'est pas du tout réceptif. C'est humain. Boosté par l'émotion qu'elle procure, on imagine mal qu'elle puisse laisser indifférent. Si cette amie me fréquentait encore, elle serait ravie d'apprendre que cette première symphonie de Mahler m'enthousiasme désormais autant qu'elle. Je n'ai ressenti aucun ennui pendant l'écoute, tout comme lors des écoutes précédentes. Ce sont même les moments les plus introvertis qui me fascinent le plus: j'y entends les "voix" subtiles d'un romantisme soyeux, presque méditatif, y entends même des oiseaux, la nature, le vent et l'amour. Il y a d'autres moments plus extravertis - heureusement d'ailleurs - mais ils ne me plaisent pas autant même s'ils me plaisent quand même. J'aime beaucoup le mouvement où il cite "Frère Jacques" de Jean-Philippe Rameau, surtout au début, par le biais du violoncelle. Je trouve également la fin de cette symphonie très poétique et naturalistique, car j'y rencontre mes "oiseaux" du début. D'ailleurs, me vient l'idée d'un cycle où j'écouterais toutes les "premières symphonies" que je connais de compositeurs qui en ont évidemment composées, toutes périodes confondues. Il y a longtemps que cette idée de "première symphonie" me trotte dans la tête. Dire que je n'ai encore jamais écouté la première symphonie de Joseph Haydn (parmi tant d'autres), ni la première de Mozart, ni celle de Beethoven alors que je connais toutes les autres, ni celle de Bruckner. Ce sera une occasion de les découvrir. Le règne de la symphonie - Page 11 987794
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-08, 17:03

Bravo pour ton commentaire sur la 1ère symphonie de Mahler, je vois qu'elle te plaît beaucoup  Wink

Je vais parler des symphonies de Carlos Chavez, un compositeur qui te plaît, il me semble, et que j'aime assez bien aussi...


Commentaire de ce CD par Alfred Frankenstein, août 1967 :

Le règne de la symphonie - Page 11 Folder21

Chávez n'est pas seulement le symphoniste le plus éminent de tout le monde latino-américain; il a également été le fondateur et pendant de nombreuses années le chef d'orchestre du magnifique orchestre qu'il dirige dans cet enregistrement. Chávez a mis le Mexique sur la carte, symphoniquement parlant. dans les deux sens de la phrase.

De loin, les plus connues de ses six symphonies sont les deux premières: l'une parce qu'elle exploite du matériel national mexicain, l'autre parce qu'elle existe dans une atmosphère facilement associée à l'antiquité mexicaine.

La première est la plus courte, la Sinfonía de Antigone de 1932 en un seul mouvement. Incarnant du matériel initialement écrit comme musique de scène pour la tragédie de Sophocle vue par Jean Cocteau, l'oeuvre crée un effet d'un seul et grand geste monolithique; il rassemble la grandeur des précolombiens et la grandeur des grecs, mais réduites en substance à une simple déclaration en taille et force inoubliable. Tout cela en dix minutes et cinq secondes.

La deuxième symphonie. le Sinfonia India, est de 1935 -36, est le travail sur lequel, plus que tout autre, sur laquelle repose la réputation de Chávez. Comme son titre l'indique, elle est basée sur des thèmes indiens, exploitant merveilleusement leur répétitivité, leur austérité et leur puissance cumulative écrasante. Le Sinfonia India est clairement l'un des descendants du Sacre du printemps de Stravinsky; c'est aussi l'un des rares descendants de ce chef-d'œuvre sauvage qui peut résister à son prédécesseur à la fois en force et en individualité. Elle a déjà été enregistrée plusieurs fois, mais la nouvelle version est de loin la meilleure en date: non seulement cela nous donne l'énergie de la propre interprétation de Chavez, mais c'est la seule performance enregistrée à utiliser les instruments indiens mexicains - tambours, râpes, hochets, sifflets - que la partition exige.

Les quatre dernières symphonies n'ont aucune trace de nationalisme mexicain, au moins à mes oreilles.

La Symphonie n° 3 est un grand travail élégiaque en quatre mouvements, commandé par Clare Boothe Luce en mémoire de sa fille, et achevé en 1954. Ici. Chávez se préoccupe davantage des problèmes éternels de forme et de texture symphoniques (y compris beaucoup de fugue) que de suggestions ou références extérieures, bien que les circonstances de la commission dictent la sévérité et la sobriété qui distinguent cette symphonie des autres.

Peut-être à cause de cette sévérité et de cette insensibilité, la Quatrième Symphonie (composée pour l'Orchestre de Louisville en 1953, avant l'achèvement de la Troisième) est l'une des plus brillantes et des plus animées, et exaltante dans le
répertoire du XXe siècle. Chávez l'a intitulé Sinfonica Romantica et si le romantisme comprend des fusées musicales, des feux d'artifice et un air général de joie de vivre. il porte bien son nom.

Également écrite en 1953 (pour la Fondation Koussevitzky), la Cinquième Symphonie est uniquement pour cordes, et il existe très peu de compositions qui explorent les cordes avec une telle couleur et une telle variété d'effets. Cette pièce est un entraînement aussi intense pour l'orchestre et le public que n'importe lequel des autres; ce n'est pas un quatuor à cordes devant être joué par soixante hommes mais une véritable symphonie créée pour la richesse, résonances profondes, et des effets de dentelle fantastiques dont les cordes sont capables.

Dans la sixième symphonie. composée en 1964 pour le New York Philharmonic, les problèmes classiques de forme et de texture sont à nouveau au premier plan, mais la caractéristique la plus remarquable de cet ouvrage (il remplit toute une face de disque) est la passacaille avec laquelle il se conclut. Dans ses carnets de note un peu maigres, Herbert Weinstock trouve une influence mexicaine indienne: pour mes oreilles, toutefois, l'influence principale serait considéré comme le final de la même construction de la Symphonie n° 4 de Brahms. Brahms n'a plus écrit de symphonies après sa quatrième. Chávez. on espère. écrira au moins une autre demi-douzaine après sa Sixième., et les enregistrera également avec son propre grand orchestre, et sera-t-il aussi magnifiquement servi par le personnel technique de CBS qu'il l'a été à cette occasion.

CHAVEZ: Symphonies (6)
Orquesta Sinfónica Nacional de México,
Carlos Chávez. cond. CBS (32 31 0001.



Comme précisé, ce commentaire est daté de 1967, et Chavez est mort en 1978, et n'a donc pas composé de septième symphonie si souhaitée par Alfred Frankenstein.

Je viens de télécharger ce coffret de 3 CD, et à en juger par la Sinfonia India, il semble sensationnel !


Icare a écrit:
Dire que je n'ai encore jamais écouté la première symphonie de Joseph Haydn (parmi tant d'autres), ni la première de Mozart, ni celle de Beethoven alors que je connais toutes les autres, ni celle de Bruckner. Ce sera une occasion de les découvrir.

En effet, ce serait intéressant Mains
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-08, 18:14


Effectivement, Carlos Chavez fait partie des compositeurs que je connais encore mal et souhaite approfondir. J'attends tes impressions. Wink
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-09, 11:28

Icare a écrit:

J'attends tes impressions. Wink

Je n'ai hélas pas ton don de la description, cher Icare Embarassed



Sinfonia de Antigone, n° 1

Heureusement qu'elle est courte. Un seul mouvement d'une dizaine de minutes, incohérent, qui change tout le temps de tempo, on ne sait pas où le compositeur veut aller. Plutôt soulagé quand c'est fini...


Sinfonia India, n° 2

Pas beaucoup plus longue - une douzaine de minutes, mais en trois mouvements enchaînés rapide-lent-rapide, sa réputation n'est pas usurpée. Des thèmes accrocheurs basés sur des mélodies indiennes inoubliables avec instruments folkloriques indiens.
Très belle symphonie.


Symphonie n° 3

Une trentaine de minutes et en 4 mouvements enchaînés, elle se rapproche plus que les deux premières de la symphonie traditionnelle. le premier mouvement, un Andante, introduit un dramatisme accentué par les percussions (rappelons que cette symphonie a été commandée à la mémoire de la fille de Clara Boothe Luce). Le deuxième mouvement est un Allegro très rythmé, où les cordes et les bois semblent s'affronter sans "vainqueur". Je n'y décèle pas le dramatisme du premier mouvement, c'est même quelque peu guilleret. Le troisième mouvement est un scherzo, lui aussi quelque peu gai et allègre avec une flûte malicieuse. Contraste absolu avec le molto lento final, très recueilli, probablement l'hommage le plus profond à la fille disparue.


Symphonie n° 4 "Romantique"

Avec un titre comme celui-ci, cette symphonie ne pouvait que me plaire  Wink  Un peu plus courte que la troisième (23 minutes), cette symphonie se compose de 3 mouvements enchaînés : Allegro, Molto lento, Vivo non troppo. Le deuxième mouvement fait penser à Mahler, le Mahler des grands mouvements lents comme celui de sa 10ème symphonie. Comme Icare l'aura compris, cette symphonie romantique me plaît beaucoup...


Symphonie n° 5, pour orchestre à cordes

D'une durée équivalente à la précédente (24 minutes), cette symphonie est en 3 mouvements, eux aussi sans interruption : Allegro molto moderato, molto lento et Finale Allegro con brio. Elle se laisse écouter dans déplaisir, mais sans désir de l'écouter en boucle. Même dans les mouvements notés (allegro ou lento), nous sommes tout à tour en rapide et en lent, ça semble plutôt décousu... C'est le finale, plutôt joyeux dans l'ensemble, et plus compact, qui a ma préférence.


Symphonie n° 6

Avec quelque 34/35 minutes, c'est la plus longue des symphonies de Chavez. Trois mouvements séparés : un Allegro energico, suivi d'un adagio molto cantabile et d'une longue Passacaglia, qui dure à elle seule la moitié de la symphonie. A la fois lyrique et joyeux, le premier mouvement fait un peu penser à Honegger. Le second mouvement, très court (5 minutes) est tendance romantique et charmant. Adagio cantabile, ça veut tout dire ! L'immense passacaille finale semble plus ou moins basée sur le folklore indien, très rythmique et vigoureux avec timbales, tam-tam, cymbales.


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Icare
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-09, 18:53


J'en déduis que ta préférée est la N°4 et celle que tu aimes le moins est la N°1. Donc je sais déjà laquelle devrait être ma préférée et celle que j'aimerai le moins. Ptdr
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-09, 19:35

Icare a écrit:

J'en déduis que ta préférée est la N°4 et celle que tu aimes le moins est la N°1.  Donc je sais déjà laquelle devrait être ma préférée et celle que j'aimerai le moins. Ptdr

Très probablement Hehe  J'aime bien aussi la 6...

Pour être tout à fait complet, on connaît aussi une symphonie "Sinfonia para orquesta" de 1918, en somme une symphonie n° 0. Il y aurait aussi une symphonie n° 7, composée en 1960 (donc un peu avant la n° 6) qui est peut-être perdue, et aussi une sinfonia proletaria, dite Llamada pour chœur et orchestre (1928 mais créée en 1934).
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-10, 22:42

Franchement, j'ai écouté d'autres interprétation avant (d'hommes), c'était d'un mou pas possible.

Ici, c'est une femme aux commandes, et franchement c'est bien mieux que nombre de ses collègues masculins


https://www.youtube.com/watch?v=s5ovX4aThP8

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Jean

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 Empty2020-09-10, 23:24

ah j'aime beaucoup çà!! Le règne de la symphonie - Page 11 185465 Le règne de la symphonie - Page 11 185465 et c'est un régal de la voir diriger!
Je l'ai (avec l'intégrale) par le même orchestre (Thonhalle orchestra de Zurich) dirigé par David Zinman...c'est très voisin comme énergie!....(mais je ne pense pas quand même que c'est l'orchestre qui impose ses tempi!! Very Happy)
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyHier à 22:16

Les Premières Symphonies - CYCLE I:

Comme je l'avais anticipé, je me suis organisé un cycle - il y en aura finalement deux en tout - autour des "Symphonie n°1" d'un bon nombre de compositeurs, toutes périodes confondues. Je n'ai pas souhaité retenir les compositeurs qui n'ont composé qu'une seule symphonie de toute leur vie, mais ai privilégié seulement ceux qui en ont écrit plusieurs. J'ai dit "ceux" car je n'ai retenu aucune compositrice pour ce premier cycle, elles apparaîtront dans le second. La raison? Il n'y en a aucune, plutôt une idée qui m'est venue comme ça, déjà parce que j'ai beaucoup de "Symphonie n°1" sur mes étagères et que je ne connais pas la "N°1" de plusieurs grands compositeurs. J'en ai découvert trois pas plus tard que ce soir, par le biais de Youtube car je ne les possède évidemment pas en disque:

__La Symphonie n°1 en Ré majeur de Joseph Haydn par l'"Amadeus Chamber Orchestra" sous la direction de Yongho Choi, le 24/12/2013 au "Seoul Artcenter IBK Hall" Presto/Andante/Finale-Presto
__La Symphonie n°1 en Ré majeur de Luigi Boccherini par le "Heartland Festival Orchestra" sous la direction de David Commanday, le 15/10/2016, Washington. Allegro/Andante grazioso/Allegro assai
__La Symphonie n°1 KV 16 de Wolfgang Amadeus Mozart par le "Folkwang Kammerorchester Essen"  sous la direction de Johannes Klumpp. Allegro molto/Andante/Presto

De ces trois "premières symphonies", une seule m'a vraiment plu alors que les deux autres m'ont juste été agréables, ce qui n'est pas suffisant. J'ai remarqué que l'Andante dans la première symphonie de Joseph Haydn ne sollicitait que les cordes. C'est d'ailleurs le seul mouvement qui m'a un peu fait relever l'oreille, sinon... Je m'y attendais un peu à vrai dire. Avec Luigi Boccherini, je ne savais pas trop à quoi m'attendre si ce n'est évidemment une musique qui correspondait au style de l'époque. Je n'avais jusqu'à aujourd'hui sérieusement écouté aucune symphonie de Boccherini. Je raffolais pourtant depuis longtemps de ses quintettes pour guitare et quatuor à cordes, m'étais plus récemment frotté avec bonheur à ses concertos pour violoncelle, mais ses symphonies étaient restées à l'écart. Je ne connaissais pas non plus la première symphonie de Mozart. En tout cas, si je l'avais déjà entendue, ce fut il y a fort longtemps et, de toute évidence, je n'avais rien retenu, pas même la séduisante construction de l'Andante...

Si vous souhaitez savoir laquelle de ces trois oeuvres j'ai bien aimée, la seule "Symphonie n°1" de cette première série qui ait vraiment eu un intérêt à mon oreille, il suffit de cliquer sur ma préférence.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 08:37

C'est marrant, la semaine dernière, après avoir réécouté l'intégrale des concertos pour piano de Mozart, j'ai entamé il y a 2 jours, l'intégrale de ses symphonies. Globalement c'est quand même assez rafraichissant.

Ce qui serait intéressant c'est qu'une fois ton cycle terminé, tu en fasses un à l'extrême opposé, à savoir les dernières symphonies des mêmes compositeurs que tu as pris au départ. Histoire de voir si, avec ce grand écart, tu y vois une évolution, un changement ou si au contraire ça te parait constant...voire même moins bien.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 09:28

Icare a écrit:
il suffit de cliquer sur ma préférence.

j'aurais cru Boccherini Le règne de la symphonie - Page 11 1521897346 Mais c'est quel n° 1 de Boccherini ? Tu as le n° G ?

Snoopy a écrit:
Ce qui serait intéressant c'est qu'une fois ton cycle terminé, tu en fasses un à l'extrême opposé, à savoir les dernières symphonies des mêmes compositeurs que tu as pris au départ. Histoire de voir si, avec ce grand écart, tu y vois une évolution, un changement ou si au contraire ça te parait constant...voire même moins bien.

En effet ce serait intéressant. Il y aura un fameux contraste entre la première et la dernière de chaque compositeur. Very Happy
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 10:05

joachim a écrit:
j'aurais cru Boccherini :dddoute

Et pourquoi penses-tu que j'aurais préféré celle de Boccherini?

joachim a écrit:
Mais c'est quel n° 1 de Boccherini ? Tu as le n° G ?

J'avoue que j'ai un peu pataugé. N°1 Opus 12 - G 503. Me suis-je planté? Laughing

Snoopy a écrit:
Ce qui serait intéressant c'est qu'une fois ton cycle terminé, tu en fasses un à l'extrême opposé, à savoir les dernières symphonies des mêmes compositeurs que tu as pris au départ. Histoire de voir si, avec ce grand écart, tu y vois une évolution, un changement ou si au contraire ça te parait constant...voire même moins bien.

Oui, c'est une très bonne idée. Je le ferai avant la seconde partie. Wink

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 11:55

Les Premières Symphonies - CYCLE I, suite:

Aujourd'hui, j'ai écouté trois autres "Symphonie n°1". Deux m'étaient encore totalement inconnues hier, même si j'ai un doute concernant celle de Beethoven que j'avais peut-être entendue il y a désormais fort longtemps. Les symphonies de Beethoven que je connais le mieux sont les N°2, 3, 5, 6, 7 & 9 parce que je les possède en disque. Lorsque j'ai écouté, ce matin, sa Symphonie n°1, j'ai vraiment eu l'impression de l'entendre pour la première fois. En revanche, je suis complètement certain de n'avoir jamais écouté la première symphonie de Felix Mendelssohn. Ce fut, c'est le cas de le dire, une première! Avec lui, j'avais découvert cette partie de son oeuvre par les Troisième et Quatrième. Ce n'est pas comme avec Franz Schubert car je m'étais procuré une intégrale de ses symphonies et les avais donc découvertes l'une à la suite de l'autre, dans l'ordre chronologique. Voici les détails de cette nouvelle série d'écoutes qui, vous l'aurez deviné, réunit les "Symphonie n°1" de Beethoven, Schubert et Mendelssohn:

__Symphonie n°1 de Ludwig van Beethoven (1770-1827) par le "hr-Sinfonieorchester – Frankfurt Radio Symphony"  sous la direction d'Andrés Orozco-Estrada. Adagio molto – Allegro con brio/Andante cantabile con moto/Menuetto. Allegro molto e vivace – Trio – Menuetto/Finale. Adagio – Allegro molto e vivace.
__Symphonie n°1 en Ré majeur - D 82 de Franz Schubert (1797-1828) par le "Berliner Philharmoniker" sous la direction de Karl Böhm: Adagio - Allegro vivace/Andante/Menuetto - Allegretto/Allegro vivace.
__Symphonie n°1 en ut mineur de Felix Mendelssohn (1809-1847) par Joan Pagès Valls, à la Philharmonie de Berlin, le 28/09/2016. Allegro di molto/Andante/Menuetto/Allegro con fuoco.

Au départ, j'avais prévu d'écouter la première symphonie de Beethoven par Lorin Maazel, mais je n'ai pas retrouvé la vidéo et n'ai pas eu non plus une réelle volonté de la rechercher. J'ai alors opté pour l'interprétation d'Andrés Orozco-Estrada qui me paru très correcte et avec une bonne qualité sonore. Parce qu'à partir du moment où je n'ai pas l'oeuvre en disque, il me faut trouver des versions et des vidéos de bonne qualité, ce qui n'est pas si difficile avec des compositeurs comme Mozart, Beethoven et Mendelssohn. En revanche, je n'ai pas été complètement convaincu par l'interprétation de la symphonie de Boccherini, mentionnée plus haut. Il faudrait que je trouve une autre vidéo et une autre interprétation. Toujours est-il que si dans la première série, ma préférence fut vite établie, sans la moindre hésitation et de manière très nette pour la première symphonie de Mozart, je pourrais presque en dire autant pour cette seconde série, bien qu'elle m'ait un peu plus captivé globalement.

Pour savoir laquelle de ces trois "Symphonie n°1" a toute ma préférence, il suffit de cliquer ICI . Ce n'est pas l'interprétation par laquelle je l'ai réécoutée aujourd'hui, mais celle-ci me semble aussi de bonne facture.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 19:09

Icare a écrit:
Et pourquoi penses-tu que j'aurais préféré celle de Boccherini?

Parce que, à mon avis, elle était préférables aux premières symphonies de Haydn et de Mozart... et en particulier si tu confirmes qu'il s'agissait de l'op 12 n° 1 G 503 qui est magnifique  Wink

Faut dire qu'il n'est pas d'usage de numéroter les symphonies de Boccherini, j'en ignore la raison. Mais suivant la numérotation d'Yves Gerard, l'op. 12 n° 1 serait la dixième, après la G 490, G 491, G 500 et les 6 de l'op. 21, G 493 à 498.

Voici donc celle qui serait la toute première, celle en ré majeur G 490, qui ressemble plutôt à une ouverture



https://www.youtube.com/watch?v=pk3fBa8oQdo

Je suppose que tu souhaites plutôt constituer ta propre liste, car dans le cas contraire je pourrais te soumettre au moins une centaine de symphonies n° 1 Wink
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 19:17

Voilà un petit inventaire de ce que va être mon Cycle I autour des "premières symphonies" qui se compose de plusieurs séries:

Série A: Joseph Haydn (1732-1809)
____________ Luigi Boccherini (1743-1805)
____________ Wolfgang A. Mozart (1756-1791) I love you  

Série B: Ludwig van Beethoven (1770-1827)
____________ Franz Schubert (1797-1828) I love you  
____________ Felix Mendelssohn (1809-1847)

Série C: Anton Bruckner (1824-1896)
____________ Johannes Brahms (1833-1897)
____________ Alexandre Borodine (1833-1887)
____________ Max Bruch (1838-1920)

Série D: Piotr Tchaikovsky (1840-1893)
____________ Giuseppe Martucci (1856-1909)
____________ Josef B. Foerster (1859-1951)
____________ Gustav Mahler (1860-1911)

Série E: Albert Roussel (1869-1937)
____________ Charles Tournemire (1870-1939)
____________ Josef Suk (1874-1935)
____________ Havergal Brian (1876-1972)

Série F: Gian F. Malipiero (1882-1973)
____________ Heitor Villa-Lobos (1887-1959)
____________ Fartein Valen (1887-1952)

Série G: Bohuslav Martinu (1890-1959)
____________ Sergei Prokofiev (1891-1953)
____________ Arthur Honegger (1892-1955)
____________ Paul Hindemith (1895-1963)

Série H: Witold Lutoslawski (1913-1994)
____________ Marcel Landowski (1915-1999)
____________ Einar Englund (1916-1999)

I love you Ma préférence par série.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 19:37

Joli programme Wink
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 11 EmptyAujourd'hui à 19:40

joachim a écrit:
Voici donc celle qui serait la toute première, celle en ré majeur G 490, qui ressemble plutôt à une ouverture

Merci de me permettre de découvrir la symphonie qui est réellement la N°1 de Luigi Boccherini. C'est vrai qu'elle me fait plus penser à une ouverture, néanmoins je la préfère à celle que j'ai écoutée précédemment et que j'avais prise pour la toute première, sans toutefois détrôner de la série A la N°1 de Mozart. Il y a comme une fraîcheur intemporelle qui se dégage de cette musique, comme souvent chez ce compositeur.

joachim a écrit:
Je suppose que tu souhaites plutôt constituer ta propre liste, car dans le cas contraire je pourrais te soumettre au moins une centaine de symphonies n° 1 Wink

Ma propre liste est déjà faite pour mon premier cycle et je l'ai même éditée ci-dessus. Bien sûr, lorsque je suivrai l'idée proposée par Snoopy, je reprendrai les mêmes compositeurs.

En revanche, j'ai l'intention de réaliser un second cycle sur les "Symphonie n°1". N'hésite pas, Joachim, à m'en suggérer quelques-unes, seulement de compositeurs qui en ont composé plusieurs, celles qui, par exemple, te tiennent à coeur, dans ta période de prédilection de préférence, et qui existent évidemment dans une vidéo de qualité sur Youtube...pas une centaine car je ne pourrais jamais toutes les écouter. Laughing  Juste quelques-unes...
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