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 Le règne de la symphonie

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Icare
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyVen 9 Aoû - 19:14

Symphony n°3 "Universe": FAZIL SAY:

Le theremin me semble encore plus prédominant dans sa Symphonie n°3 "Univers". Cette troisième symphonie ne manque pas de singularité: elle est celle d'un monde imaginaire, quelque peu opaque à première vue, mais qui s'éclaire très vite sur un ton de science-fiction. Elle est peut-être l'expression de l'espace lui-même, une planète étrange. Mystérieuse, énigmatique, insaisissable, obsessionnelle dès son premier mouvement, "Expansion de l'Univers": c'est exactement ça, une expansion, un long étirement d'une force invisible au coeur du vide, parmi le silence des sphères qui tournent sur elles-mêmes. Pure image d'un esprit fécond sous l'emprise d'une émotion musicale réelle. "Venus" est impériale, insaisissable. Elle délivre un thérémine presque déchirant, aux allures fantastiques d'un démon imperturbable. Très présent sur ce second mouvement, le thérémine, après un tumultueux "Orage sur Jupiter", réapparaîtra sous un aspect magique, comme habillé de surnaturel par des sons étranges issus d'une jungle sonore indomptée, sur "Earth-like Planet Gliese 581 g". Un hautbois solitaire servira de douce transition avec "Supernova" par laquelle les différents éléments de l'orchestre vont se déchaîner dans une sorte de danse intergalactique. Désormais, sur "Dark Matter", je vibre au rythme d'un grand battement de coeur qui pourrait être celui de l'Univers. La conclusion toute en douceur entre le thérémine et la harpe est exquise.

<<La Symphonie "Univers" se place moins du point de vue de l'astrologie que de celui de l'astronomie. Le savoir astronomique dépend directement des avancées de cette science: dans ce travail, le compositeur se base sur les données disponibles en 2012. Dans ce sens, le Big Bang, l'expansion de l'Univers, l'idée que Gliese 581 g puisse être une planète similaire à la Terre, l'hypothèse que la Particule de Dieu apparaisse dans l'analyse de la matière noire, constituent tant de questions qui seront peut-être un jour dépassées par la communauté scientifique.

__Les significations de la construction harmonique:
1) Nature: tonalité majeure
2) Humains: tonalité mineur
3) Chaos: atonalité
4) Fréquence du vide de l'univers: la note ré
>>

https://www.youtube.com/watch?v=NFvZ5onSX3I


Fin de cette septième partie.
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MessageSujet: Bliss   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyLun 28 Oct - 18:41

Huitième partie:

    Arthur Bliss - A Colour Symphony/Symphonie des Couleurs,

A l'occasion d'un nouveau cylcle autour de la symphonie, j'ai réécouté A Colour Symphony, une Symphonie des Couleurs d'Arthur Bliss. Un pur hasard aurait mis entre ses mains un livre consacré à la héraldique: <<La lecture du chapitre traitant de la symbolique des couleurs provoqua un déclic qui mit en route la gestation de la "Colour Symphony" dont chaque mouvement est associé à une couleur - violet, rouge, bleu, vert - et traduit la perception qu'en a le musicien.>> A vrai dire, je n'ai jamais cherché à voir des couleurs en correspondances avec chacun des quatre mouvements car la musique laisse toujours libre recours à mon imaginaire. Ainsi je peux y voir tout autre chose que des couleurs. J'ai simplement écouté une symphonie, magnifique dans son ensemble, avec une mention spéciale pour le troisième mouvement "Blue: Gently flowing". Par le "English Northern Philharmonia" sous la direction de David Lloyd-Jones.

Le premier mouvement: Sous le signe du violet, couleur d'améthyste, d'apparat, de royauté et de mort selon Bliss, l'"Andante maestoso initial, bâti autour de trois thèmes, suggère la lente marche d'un cortège s'approchant puis s'éloignant du regard. L'épisode s'achève par une brillante péroraison où les interventions des trompettes jouent un rôle clef.

Le second mouvement: Couleur du rubis, du vin, des festivités, de la fournaise, du courage et de la magie, toujours selon l'auteur, le rouge est l'origine du deuxième mouvement de la "Colour Symphony", un "Scherzo-Allegro vivace". On mettra en particulier l'accent sur le second trio de cette partie dont certaines harmonies rappellent l'influence que le jazz exerçait aussi sur Arthur Bliss à l'époque.

Le troisième mouvement: L'atmosphère s'apaise dans le troisième mouvement "Gently flowing". Ici, le bleu, couleur du saphir, des eaux profondes, des cieux, de la loyauté et de la mélancolie, inspire une musique assez méditative, mais où l'on trouve à nouveau des références au jazz.

Le quatrième mouvement: Enfin, avec le vert, couleur de l'émeraude, de l'espoir, de la jeunesse, de la joie, du printemps et de la victoire, Arthur Bliss donne toute la mesure de son art dans le "Moderato" conclusif, en forme de double fugue. La tension croît peu à peu dans cet épisode qui culmine lors d'un gigantesque climax où les timbales font résonner le rythme du sujet de la seconde fugue tandis que le reste de l'orchestre exécute le sujet de la première fugue, métamorphosé par une harmonisation dissonante.

Frédéric Castello - 1996


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MessageSujet: Arnold   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyLun 28 Oct - 22:32

Malcolm Arnold - Symphonies n°1 & 5:

Je viens de réécouter ce soir - depuis 2014 que je n'y étais pas revenu, autant dire que ces retrouvailles furent intenses  Very Happy - deux symphonies de Malcolm Arnold, la N°1 & la N°5 par le "Royal Philharmonic Orchestra" sous la direction de Vernon Handley. C'est truffé d'idées, de fantaisie, peut-on même déceler ci et là un zeste de dérision ou d'humour, surtout dans la Première. Il y a aussi du lyrisme, de la fanfare, de la marche, de l'épique, une flûte solo qui touche au coeur comme dans le premier mouvement de la Symphonie n°1. Elle fut achevée en 1949, du mois de février si j'ai bien lu. Certains l'apparentent à la Cinquième de Chostakovitch que je connais pourtant bien, même si je n'ai pas fait le rapprochement. Arnold admirait, paraît-il, beaucoup cette oeuvre du compositeur russe. Si cette première symphonie de Malcolm Arnold ne cesse de me divertir, sa Symphonie n°5 est à mon oreille un chef-d'oeuvre. Le premier mouvement, par exemple, est une véritable démonstration musicale d'un créateur inspiré même si les trois autres mouvements qui suivent ne manquent pas non plus de piment ni de consistance. On est loin d'une symphonie stéréotypée et pousse-notes où le compositeur se contente, faute de mieux, d'étaler sa grande technique de symphoniste. Là, l'immense savoir-faire de Malcolm Arnold se trouve transcendé par des idées musicales fortes et captivantes, directement issues d'un esprit réellement musicien et imaginatif. Il y a dans cette symphonie des thèmes mélodiques entêtants et un superbe équilibre entre gravité et légèreté, sans compter un épisode purement féerique dans le premier mouvement qualifié de "Tempuesto", terme ne correspond guère avec l'introduction au hautbois d'un caractère plutôt pastoral. Néanmoins, chacun des quatre mouvements est une belle réussite en soi, un moment musical délicieux qui se suffit à lui-même. Le troisième mouvement "Con Fuoco" aurait déchaîné les langues de quelques gardiens du "bon goût" qui auraient reproché à son auteur d'avoir cédé à la vulgarité. Je vois bien de quel passage il est question, celui qui est à l'origine de cette réprobation. Personnellement, je le trouve irrésistible, exquis, un bras d'honneur aux "interdits" que la musique dite savante devrait se priver. Chez Malcolm Arnold, la musique est savante, jamais hautaine.

 https://www.youtube.com/watch?v=MvtkF2rwdDw


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MessageSujet: Gunning   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyMar 29 Oct - 19:48

Christopher Gunning - Symphonies n°3 & 4:

Voilà un compositeur qui compose des symphonies, concertos..., mais aussi pour le cinéma et la télévision. J'ai un penchant assez nette pour sa musique de film à laquelle je trouve davantage de charme et de beauté, l'exact inverse de Geoffrey Burgon, autre compositeur britannique que je trouve plus captivant dans son oeuvre de concert. Mais revenons au sujet du topic. J'ai réécouté deux symphonies de Christopher Gunning, tout d'abord la N°5 qui date de 2005, puis la N°4 écrite environ deux ans plus tard, par le "Royal Philharmonic Orchestra" sous la direction de l'auteur. On dit que les réécoutes sont pleines de surprises et c'est souvent vrai. Dans le cas de ces deux symphonies de Gunning, je ne peux pas dire qu'elles m'enthousiasment autant que celles, par exemple, de Malcolm Arnold que j'ai réécoutées hier. Je n'y trouve pas des constructions aussi subtiles, des mélodies aussi accrocheuses ni la même ingéniosité. En comparaison, l'approche symphonique de Christopher Gunning m'apparaît comme plus banale, moins captivante. Alors ceux qui ne cessent d'avoir en tête les symphonies d'un Beethoven ou d'un Mahler risqueraient fort de les trouver quelque peu anecdotiques! J'annonce tout simplement la couleur: il ne faut pas s'attendre à de grandes symphonies venues bousculer un répertoire impressionnant et jonché de chefs-d'oeuvre incontournable. Le mieux est d'en accepter d'emblée la modeste portée. La Symphonie n°3 est sans doute la plus intime, la plus intérieure, voire introvertie, même si ce n'est pas vrai sur toute sa longueur, les deux derniers mouvements étant plus facilement orageux et extravertis. 2005 fut pour le compositeur et son épouse une année tumultueuse et angoissante. Celle-ci dut être hospitalisée en Ukraine pour un mal apparemment incurable et Christopher Gunning fut victime d'une maladie cardiaque qui aurait pu lui ôter la vie. C'est donc dans cet état d'esprit qu'il écrivit sa troisième symphonie. Il évoque aussi, durant cette période, sa passion pour la nature et ses promenades de plus en plus longues dans la campagne et les montagnes du Pays de Galles, appréciant l'effet des variations de temps et de lumière sur les paysages et sur ses émotions. C'est sans doute cet aspect-là qui ressort le mieux (Part.3) dans la symphonie et ce que je préfère. La surprise de cette nouvelle écoute se limite au fait que, cette fois-ci, j'ai globalement préféré sa Symphonie n°4 qui fut composée en 2007, une année où tout alla mieux pour le compositeur, notamment pour son épouse qui se remit presque miraculeusement d'une maladie jugée inguérissable. C'est ainsi qu'il s'engagea à composer une pièce symphonique qui symboliserait le triomphe sur l'adversité. Je suppose que le final tout en cuivres et trompettes en est l'aboutissement victorieux. C'est pourtant ce qui me plait le moins dans cette quatrième symphonie.


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MessageSujet: MacMillan/Bainton   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyMar 29 Oct - 23:06

James MacMillan - Symphonie n°2 - 1999

Edgar Bainton - Symphonie n°2 - 1939-40

J'ai réécouté ce soir deux secondes symphonies écrites à deux périodes différentes, en premier celle du compositeur britannique d'origine écossaise James MacMillan (né en 1959), juste après celle du compositeur anglais résidant en Australie, Edgar Bainton (1880-1956). Dans la seconde symphonie de MacMillan, ce sont surtout des passages que j'ai trouvé particulièrement créatifs et intéressants. A certains autres, je trouve qu'il ne s'y passe pas grand-chose. Elle a été composée pour un orchestre de chambre et interprétée par le "Scottish Chamber Orchestra" sous la direction de son auteur. Les fulgurances y sont rares et concises, ce qui apporte à l'oeuvre un mélange osé de délicatesse et d'énergie, plaçant l'auditeur (que je suis) entre deux chaises: en situation d'attente et un climat poétique évident et irrésistible dans son troisième et dernier mouvement. Le mouvement médium est le plus long, d'une durée de quatorze minutes environ. il est la matière principale et la plus intense de cette seconde symphonie, porté sur toute sa longueur par un motif de scherzo. Certains y entendent un air implacable, militariste, seulement il n'est pas aussi marqué ni déterminé à mon oreille bien que tout démarre brutalement sur des chapeaux de roue et des dissonances très appuyées. La musique instaure assez rapidement un moment de suspens et de tension. C'est à son endroit le plus teinté du mystère que l'orchestration devient superbe. C'est l'impression récurrente de traverser un jardin fantastique et tumultueux. Vers la fin des huit minutes, la musique prend effectivement un caractère plus militaire mais c'est de courte durée. Versatile, elle revient vers ses élans sonores les plus fantastiques, apportant une dimension presque surnaturelle. Un violon solo, dans l'aigu, atteindra l'errance du "beau" et de l'"exquis".

D'un genre plus lyrique et plus emphatique, la Symphonie n°2 d'Edgar Bainton est moins perçue comme une grande symphonie australienne que comme une oeuvre relevant la "puissance de l'Angleterre". Puissante, elle l'est! C'est toutefois durant ses épisodes les moins extravertis et les plus intimistes que cette tempétueuse symphonie arrive à m'émouvoir. Bien qu'imaginée et conçue au début de la Seconde Guerre Mondiale, je ne ressens pas vraiment un grand rideau noir s'abattre sur chacune de ses mesures. Nul désespoir ni pessimisme ne semble la plomber d'un inévitable fatalisme. C'est en cela que je la sens loin d'une Europe sous emprise nazie qui lui est contemporaine. Un doux romantisme s'invite ci et là sous le voile fleuri de l'optimisme et de l'amour. Puisse-t-elle s'assombrir et se "dramatiser" par endroits, elle continue de respirer la vie. La version que j'ai trouvée sur Youtube est lésée par un son passable avec pas mal de fritures. Je passe donc sur sa Symphonie n°3.

https://www.youtube.com/watch?v=wDCxrOG-MgY


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MessageSujet: Carl Vine   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 31 Oct - 18:15

Carl Vine - Microsymphony + Symphonies 2 & 3:

Les trois premières symphonies du compositeur australien Carl Vine sont exécutées par le "Sydney Symphony Orchestra" sous la direction de Stuart Challender. La première date de 1986, la seconde de 1988 et la troisième de 1990. L'une étant la suite de l'autre; c'est ainsi que je les perçois. Beaucoup de finesse, de nuances, de subtilité, traversent ces oeuvres. Voilà une approche symphonique qui est très éloignée de celle plus classique de la seconde symphonie d'Edgar Bainton que j'avais réécoutée précédemment. Certes, elle a son charme, sa propre force, ses propres qualités expressives. Il y a de l'émotion dans la symphonie de Bainton. Néanmoins, avec celles de Carl Vine je suis davantage dans mon élément. J'en aime les combinaisons instrumentales souvent ingénieuses, les timbres, les délicates sonorités cristallines qui les traversent ci et là, les fulgurances nettement tempérées aussi. La troisième symphonie est probablement la plus fascinante et la plus aboutie des trois. J'en aime les tournures, les climax, les constructions thématiques, son caractère onirique ainsi que sa dimension poétique. C'est une musique qui, selon moi, fourmille de détails intéressants et agrémentée de moments plus lyriques et bienvenus au sein d'une palette sonore très élaborée. La "Micro-symphonie" est également très agréable, aux couleurs vives et pleine d'énergie. Pétillante, peut-on y déceler l'influence d'un Stravinsky, elle sait transpercer les voiles du mystère pas de vifs jets lumineux et un jeu étincelant des cuivres et des instruments à vent en général. Ce ne sont pas les cordes qui dominent, loin de là. Sur cette symphonie de courte durée puisqu'elle n'atteint pas les douze minutes, ce sera quand même l'exaltation, une véritable fougue orchestrale qui en sera l'aboutissement, bien que l'introduction soit déjà exaltée.

https://www.youtube.com/watch?v=-TJ4Gk04_Tw


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joachim
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 31 Oct - 19:18

C'est vrai que c'est pas trop mal, plein d'énergie (trop peut-être), mais cette symphonie est loin d'égaler la symphonie en ré majeur de Tonald Tovey, que je viens de finir de réécouter. Essaie si tu veux Wink
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 31 Oct - 22:08


J'écouterai cette symphonie de Tonald Tovey que tu trouves magnifique. La "Microsymphonie" n'est pas non plus la meilleure symphonie de Carl Vine. Effectivement, elle n'est pas mal, d'une belle vitalité dans sa concision, mais je préfère déjà les cinq suivantes. Very Happy Il y a notamment la Symphonie n°4, par le "Sydney Symphony Orchestra" sous la direction d'Edo De Waart. Ce dont il faut prendre conscience ce sont les éléments musicaux; sonores, thématiques...qui nous fascinent réellement, provoquent en nous l'Emotion avec un grand E qui échappe à toute analyse rationnelle...en tout cas elle est souvent très difficile à définir avec des mots, et lorsque l'on arrive à la définir plus ou moins adroitement, elle sera toujours abstraite pour celui qui ne la ressentira pas. Par exemple, dans la Symphonie n°4 de Carl Vine, si plusieurs passages me plaisent beaucoup, la partie finale me procure une émotion que, par facilité, je qualifierais volontiers de "divine". C'est un moment très étiré de la symphonie, très extatique, lunaire, orgasmique, avec des petites touches cristallines qui scintillent à l'instant propice, une alchimie sonore d'un raffinement inouï. La Symphonie n°6 de Carl Vine avec choeur est également très belle. Elle est jouée par les mêmes interprètes auxquels se rajoute le "Motet Philharmonia Motet Choir". Je suis sensible à ses constructions, ses développements, sa puissance expressive, son intensité dramatique, son dynamisme aussi. Carl Vine est un compositeur intéressant dont l'oeuvre, d'après ce que j'en connais, contient de ces moments magnifiques comme la partie finale de sa quatrième symphonie. A suivre donc!

Carl Vine - Symphonies n°4 & 6.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyVen 1 Nov - 8:33

joachim a écrit:
C'est vrai que c'est pas trop mal, plein d'énergie (trop peut-être), mais cette symphonie est loin d'égaler la symphonie en ré majeur de Tonald Tovey, que je viens de finir de réécouter. Essaie si tu veux Wink

Je comprends parfaitement ton engouement pour cette fastidieuse symphonie du compositeur britannique Tonald Tovey qui correspond à tout ce que tu aimes entendre dans une symphonie...très lyrique, très emphatique, très chargée aussi...Pour ma part, je viens de l'écouter pour la première fois ce matin et s"il y a bien quelques bons moments - le mouvement lent je crois? - dans l'ensemble elle est à mon oreille un plat très copieux, trop copieux devrais-je préciser, sur-orchestré et trop emphatique. Bref, cette symphonie de Tovey me fut une chose très bourrative et je n'ai pas réussi à finir mon assiette...euh, mon écoute... Hehe J'ai nettement préféré les symphonies que tu m'avais conseillées de Moeran et Atterberg.
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MessageSujet: Clifford   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyVen 1 Nov - 22:26

Hubert Clifford - Symphonie 1940:

Je viens de réécouter la Symphonie 1940 du compositeur britannique Hubert Clifford, une oeuvre imposante de 42 minutes se composant de quatre mouvements dont le plus conséquent en durée est le magnifique "Adagio" qui atteint presque les seize minutes. Il est dit que Hubert Clifford commença la composition de sa symphonie en janvier 1938 et la termina le 20 août 1940, rédigeant les dernières mesures pendant l'un des premiers bombardements aériens de Londres. Dans le style, elle est plus proche de celle de Tonald Tovey que de n'importe laquelle de Carl Vine, mais, même si elle prend ses sources dans le romantisme avec une pointe d'impressionnisme ci et là, c'est une symphonie en quatre mouvements à laquelle je ne trouve aucune lourdeur, qui m'est moins bourrative que celle de son compatriote Tovey et du coup bien plus digeste dans son ensemble. Seule la partie finale me semble plus emphatique que tout ce qui précède jusqu'à sa fracassante conclusion. Même si il y a de la luxuriance dans le premier mouvement, je n'ai jamais l'impression d'une surcharge. L'alchimie sonore fonctionne parfaitement, arrive à rendre son bouillonnement sonore aussi expressif que fluide. Je ressens jusque là de l'optimisme, une humeur radieuse qui contraste avec les heures graves qui assombrissent l'Europe sous le joug de la puissance expansionniste nazie. Je la préfère toujours à la Symphonie n°2 d'Elgar Bainton avec laquelle elle est couplée, toutes les deux par le "BBC Philharmonic" et sous la direction de Vernon Handley. Superbement orchestrée, c'est par son troisième mouvement, un long adagio, que j'accède à l'épisode le plus beau et le plus émouvant de toute l'oeuvre.

https://www.youtube.com/watch?v=R0H5A2puSj4


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MessageSujet: Edwards   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptySam 2 Nov - 19:15

Ross Edwards - Symphonies n°1 & 4:

je me suis à nouveau penché sur deux symphonies du compositeur australien Ross Edwards, l'occasion était trop belle: la Symphonie n°1 'Da pacem Domine' et la Symphonie n°4 - Star Chant pour choeur et orchestre. ce sera la seconde symphonie chorale de cette huitième partie après la Sixième de son compatriote Carl Vine. Je l'aime presque davantage car chez Edwards, elle a une dimension quasi-céleste, une dimension fantastique. C'est d'ailleurs encore plus vrai avec La N°1: je vois l'espace et des planètes et c'est exactement ce qui me vient à l'esprit à chaque nouvelle écoute. Il y a d'abord la lenteur à laquelle cette première symphonie se construit, se structure, évolue, d'abord obsessionnelle et mystérieuse, avant de devenir une masse sonore sur laquelle le temps semble buter. Sombre et mélancolique, elle inspire la solitude et le recueillement au sein d'un vaste univers dont on ne devine les limites. L'univers est-il un néant? Je n'y perçois aucune étoile, aucune lumière, si ce n'est les lamentations du silence. Il y a un passage absolument magnifique qui me fait indubitablement penser à un passage symphonique d'Ennio Morricone qui a été composé pour The Thing de John Carpenter et m'évoque également l'espace et le néant. La Symphonie n°1 de Ross Edwards est quand même moins désespérée, moins versée sur la mort et le chaos. Il y a cette part de romantisme qui l'investit et même s"il est tourmenté, il m'apporte un espoir de lumière et de foi...mais de foi en quoi? Foi en Dieu? Elle a effectivement une dimension religieuse. Je vénère cette oeuvre qui, dois-je rajouter, donne l'impression de tourner sur elle-même, de ne jamais vraiment évoluer au-delà de ce qu'elle développe et transcende dans sa première partie. Et c'est sûrement ce qui me la rend fascinante. J'aime son architecture très "spiralique" et non-évolutive. Finalement, n'est-elle pas une magnifique expression du désespoir, l'impassible matière incapable de capter la moindre lumière du temps? Elle me procure un plaisir immense qui ne s'use pas au fil des écoutes. La Symphonie n°4 me transporte vers d'autres hauteurs, presque exclusivement grâce à son fantastique premier mouvement, bien que le second soit d'excellente facture. J'entends ce chant des étoiles car il brille de mille lumières et de mille couleurs. Il y a le choeur si magnifiquement représenté par le "Adelaide Chamber Singers" sous la direction de Carl Crossin & l'"Adelaide Philharmonia Chorus" sous la direction de Timothy Sexton, mais il y a surtout une texture orchestrale passionnante, une vaste palette de timbres qui se télescopent "harmonieusement" et si je prends la peine de mettre des guillemets, c'est qu'il y a une raison...truffé de subtiles dissonances, le mouvement "The Northern Sky" se transforme en un bouillonnement luminescent continu alors que les voix apportent une dimension mystique à l'ensemble. Le jeu du piano prend beaucoup d'importance à mon oreille pendant l'écoute. Il a une sonorité particulière qui me fait penser qu'il est peut-être désaccordé ou préparé. Le second mouvement "The Southern Sky" m'est moins céleste et donc plus terrestre, ce qui n'empêche pas qu'il me captive d'un bout à l'autre.
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MessageSujet: Lilburn   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptySam 2 Nov - 22:55


Douglas Lilburn - Symphonies n°1, 2 & 3:

<<Je viens de réécouter les trois symphonies de DOUGLAS LILBURN. Il y avait longtemps qu'elles n'étaient pas passées entre mes oreilles. J'ai plutôt bien aimé même si aucun passage ne m'a plu autant que la fameuse ouverture citée plus haut. La troisième symphonie m'a paru la plus grave et la plus sombre, pourtant, je ne saurais dire laquelle je préfère. Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas un style musical et symphonique qui me fascine, si bien que je risque de rester à nouveau longtemps sans les réécouter.>>

Voilà ce que j'avais écrit en juillet 2013 à propos des trois symphonies du compositeur néo-zélandais Douglas Lilburn. Il faut bien reconnaître que ce n'était pas un commentaire très enthousiaste. Nous sommes en novembre 2019 et de l'eau a effectivement coulé sous les ponts depuis, et pas seulement sous les ponts d'ailleurs, par-dessus aussi...Ce qui est fort sympathique c'est qu'en les réécoutant ce soir, par le "New Zealand Symphony Orchestra" sous la direction de James Judd, il s'est passé quelque-chose, quelque-chose de bien mieux que lors des écoutes précédentes. Six ans s'étaient écoulés sans y revenir...?...J'ai quand même un doute et il se peut que je les ai déjà réécoutées sans en faire un nouveau commentaire sur ce forum. Cette fois, je les ai mieux appréciées, suis moins resté à leur surface. Certes, elles ne me procurent pas un plaisir aussi intense que les deux symphonies de Ross Edwards que j'évoque plus haut et il est fort probable que ça n'arrivera jamais. Ne pas forcément y voir un jugement de valeur, l'approche symphonique d'Edwards correspond quasi-idéalement à ma sensibilité musicale. Lorsque j'écoute sa première symphonie, je suis en parfaite osmose avec l'oeuvre, comme aspiré dans une autre dimension...Mon plaisir à l'écoute des trois symphonies de Lilburn est certes plus modeste, néanmoins, ce soir, je les ai vraiment appréciées. La Troisième m'a paru la plus audacieuse des trois, mais c'est quelque-part dans la Symphonie n°2 que je suis resté scotché sur un superbe hautbois solo. ce "quelque-part" est le troisième mouvement et s'intitule "Introduction: Poco lento". Sans doute pas original pour un sou mais quelle beauté fragile il soulève là. Ceci-dit, ce délicieux hautbois apparaît déjà dans le prélude...

https://www.youtube.com/watch?v=McgDGk4agzo
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MessageSujet: O'Boyle   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyDim 3 Nov - 19:05

Sean O'Boyle - River symphony:

La River Symphony pour deux sopranos, choeur et orchestre du compositeur australien Sean O'BOyle est la troisième symphonie chorale que j'écoute à l'occasion de ce nouveau cycle autour de la symphonie et peut-être celle qui me communique le plus de beauté et d'espoir. Rayonnante, dynamique, lyrique, vertigineuse, élevée, je la sens aérienne, survolant un magnifique paysage peuplé d'arbres et traversé de rivières, un paysage balayé par des vents impétueux et ensuite apaisé par de délicieuses courbes mélodiques et d'amples mouvements lyriques: divinement humanisé par les voix sopranes et les choeurs de l'éloge. Il y a ce ruissellement qui l'anime, ce vent lancinant qui lui offre ses rythmes et ses mouvements. Il y a aussi cette fluidité hypnotique, ce rapport poétique à l'eau dans son chantonnement permanent. Le choeur et les deux sopranos lui confèrent une beauté toute particulière, réconfortante, bienfaisante, proche de la nature et même des esprits de celle-ci. J'imagine bien par le biais de cette musique de dimension fantastique, une fable où règnent les esprits de la forêt et de la rivière. Avec les compositeurs australiens, la nature est presque toujours la principale influence ou source d'inspiration. La River symphony est en parfaite harmonie avec la nature. Elle en est le reflet, l'écho, le prolongement poétique tout droit sorti de l'imagination humaine. Elle inspire force et amour, paix et bonheur, évoque l'essence-même de la vie, le sang qui coule dans nos veines, les larmes de joie qui sortent de nos yeux émerveillés et forment les ruisseaux, puis les fleuves d'une humanité réconciliée...C'est beau de rêver!Hehe
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MessageSujet: Alwyn   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyLun 4 Nov - 22:59

William Alwyn - Symphonie n°2:

Il m'en aura fallu du temps avant de franchir enfin le pas. Jusqu'ici, je n'avais qu'un seul album regroupant quelques suites de ses musiques de films, dont Odd Man Out (1946) et The History of Mr Polly (1949). Mais je n'avais pas encore abordé ses oeuvres pour le concert, notamment ses symphonies. William Alwyn en a composé cinq et, ce soir, j'ai écouté pour la première fois sa Symphonie n°2 (1953), une oeuvre de presque 31 minutes en deux longues parties, par le "London Symphony Orchestra" sous la direction de Richard Hickox. Il y a une vingtaine d'années, une écoute superficielle de la Première avait laissé en moi quelques réticences. Aujourd'hui, ces réticences se sont complètement dissipées à l'écoute de la Seconde. Je ne dirais pas que j'ai été collé au plafond ni que j'ai découvert là la plus extraordinaire symphonie du vingtième siècle. Néanmoins, elle m'a séduit d'emblée, et aussi bien par ses passages lents que par les plus agités. Il peut arriver que les cuivres m'éreintent dans la symphonie, surtout chez certains romantiques et romantiques tardifs, parce que je les trouve trop massifs, pour ne pas dire mastocs, mais, dans cette symphonie d'Alwyn, je les trouve juste comme il faut, parfaitement dosés, même sur l'excellent "Allegro molto". J'ai lu dans le fil du compositeur que Joachim trouvait les passages les plus animés de ses symphonies bruyants. C'est intéressant d'observer comment les perceptions d'un mélomane à l'autre peuvent changer. Les cuivres me dérangent davantage dans la Symphonie en ré majeur de Tonald Tovey, non pas que je les trouve bruyants mais bourratifs. L'approche de William Alwyn est sans doute plus influencée par les "Modernes" comme Stravinsky qui lui sont contemporains et dominent le paysage musical savant du début du siècle précédent. Du coup, il y a ce moment d'allegro où le jeu des cuivres me sont exaltants, quasi-endiablés. J'ai cru lire qu'Alwyn appelait cette oeuvre sa "petite symphonie". C'était sans doute parce qu'il lui portait plus qu'une affection particulière, elle était devenue sa préférée des cinq qu'il composa. Je ne peux acquiescer car je ne connais pas encore les quatre autres. En tout cas, j'aime beaucoup le jeu des bassons au début. Voilà une introduction qui me plonge illico presto dans l'atmosphère dramatique de cette seconde symphonie. D'ailleurs, je profite pour recopier ici un court propos du compositeur britannique:

<<Toutes les symphonies sont des drames - des drames d'opposition et d'émotion, qu'elles soient de compositeurs classiques ou romantiques.>>

https://www.youtube.com/watch?v=zuo5Vf5e4BU
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyMar 5 Nov - 13:26

De belles symphonies mais celle que je préfère sur cette page est celle de Fazil Say "Universe" avec le thérémine et la harpe Le règne de la symphonie - Page 10 185465

Je viens de découvrir une symphonie de Denis Levaillant que j'ai découvert ici, sur le forum et dont je suis les compositions nouvelles.
Sa "Pachamama Symfony" de 2015 pour orchestre d'harmonie Le règne de la symphonie - Page 10 185465    

Entrer dans une pièce originale pour orchestre à vent par le seul souffle est en soi  un premier appel à l’attention de l’auditeur. Car c’est par le seul souffle que débute la Pachamama Symphony de Denis Levaillant (2014-2015). De ce souffle de vie naît le son, désorganisé ou organisé. Très vite l’univers sonore développé par le compositeur offre une tension sensible qui amène l’attention subtile. Ainsi se présente la fonction tellurique de la Terre-Mère (Pachamama).
Patrick Péronnet


https://youtu.be/zyVVXV2RmM8

l'Oeuvre :
Œuvre originale pour orchestre d’harmonie, la Pachamama Symphony emprunte le nom de la déesse de la Terre de l’ancien empire Inca. Représentant la fertilité, la générosité et l’abondance dans la cosmogonie andine, elle reste particulièrement importante pour la population rurale bolivienne dépendante des ressources de la terre et qui, vivant encore de manière traditionnelle, lui consacre des rituels et des offrandes afin d’assurer sa subsistance. Inspiré par ses nombreux voyages en Bolivie, le compositeur évoque le caractère des musiques indigènes des peuples de l’Altiplano par des thèmes originaux de son invention remarquablement orchestrés, chaque mouvement se rapportant à une danse aymara traditionnelle.
Philippe Buchin

Pour en savoir plus : http://www.denislevaillant.net/PACHAMAMA/
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyMar 5 Nov - 23:17


Allan Pettersson - Symphonies n°3 & 4

(L'instant suédois),

Aujourd'hui, j'ai découvert deux nouvelles symphonies d'Allan Pettersson, les N°3 & 4, parce que jusqu'ici, je ne connaissais que la Cinquième que j'ai déjà élogieusement évoquée sur ce même fil de discussions. A vrai dire, je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps avant d'approfondir un peu plus ce compositeur. Pourquoi je dis ça? Tout simplement parce que la cinquième symphonie d'Allan Pettersson n'a pas été, il y a plus de vingt ans de cela, qu'une simple découverte que j'ai aimée parmi d'autres. Au contraire, c'est une oeuvre qui, par sa construction et sa singularité, m'avait marqué au fer rouge, avait été ce que j'appelle communément un "pilier émotionnel" dans ma longue quête de musiques. Pour cette raison, j'ai tendance à penser qu'elle demeurera ma "symphonie fétiche" du maître suédois. Lorsque j'écris "fétiche" je n'entends pas "préférée". Pettersson en a quand même composé 17, l'ultime n'étant qu'un fragment...Joachim nous en dira peut-être plus...Il est donc fort possible que certaines d'entre elles me fassent plus d'effets que la N°5. Ce n'est pas encore le cas des Symphonies n°3 & 4 même si je n'en suis qu'à une première écoute et que mon appréciation peut évoluer dans un sens ou dans l'autre. Ce que je peux avancer dans un premier temps, c'est que je suis très sensible à ce monde tourmenté et traversé de bribes de romantisme qu'il développe sur ces deux symphonies, ce qui était encore plus vrai à mon oreille avec la Cinquième. Je les trouve subtiles, sans lourdeur, construites avec un sens inouï du détail qui fait mouche. Je pense par exemple à la petite flûte perçante et isolée dans la Troisième. Il y a là une peinture très personnelle - certes, des références on peut toujours en trouver, Pettersson ne vivait pas sur Mars - et j'adore ressentir ça lorsque j'écoute une oeuvre musicale, car j'ai l'impression de pénétrer l'esprit du compositeur, de côtoyer ses pensées et surtout le mystère de celles-ci, ainsi que ses propres émotions de créateur, sans jamais rien élucider ni prétendre. Je suis vraiment sous le charme de la singularité du "style Pettersson". Je me souviens que dans les années 90, époque où j'ai découvert la Symphonie n°5, j'étais particulièrement friand des musiques très tourmentées et sombres, plus qu'aujourd'hui où j'aspire à plus d'espoir et d'optimisme. Pettersson aurait été un idéal et l'osmose aurait été parfaite. Ceci étant dit, ce goût-là n'a pas disparu, il est toujours en moi et j'en ai bien profité avec ces deux symphonies (N°3 & 4), par le "Rundfunk Sinfonieorchester Saarbrücken" sous la direction d'Alun Francis.
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MessageSujet: Alfven   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyMer 6 Nov - 23:00

Hugo Alfven: Symphonie n°2


La Symphonie n°2 est la première oeuvre que j'écoute du compositeur suédois Hugo Alfven. Je me suis toujours dit qu'il fallait que je découvre sa musique, sauf que que je ne sais pas d'où ça vient. Je ne me souviens pas avoir déjà écouté quelque-chose qui m'ait suffisamment enthousiasmé pour que je retienne son nom, ni qu'il me fut conseillé par quiconque. Pourtant, ce nom a toujours trotté dans un coin de mon crâne avec l'idée récurrente qu'il fallait que je me penche sur son oeuvre. Il a d'ailleurs un sacré catalogue à son effectif, dans des genres et formations instrumentales très différentes, ballets, pièces chorales, symphonies, musique de chambre... J'ai jeté mon dévolu sur sa deuxième symphonie. Pourquoi la seconde? Peut-être un peu parce que je suis tombé dessus par hasard. J'aurais pu opter sur la n°4 ou la N°5 qui sont dans un style plus moderne, plus détachées du Romantisme que les trois premières, ce qui, en principe, devraient être plus proches de mes goûts, or j'ai justement souhaité être moins évident dans mes choix. Ces derniers temps, je m'écarte assez de mes domaines et périodes de prédilection. C'est pour cette raison que je pioche du côté de Malipiero, Respighi, Pizzetti, Casella, Jean Absil et même Josef Bohuslav Foerster que j'évoquerai sur ce fil par le biais de ses deux premières symphonies. En attendant, la Symphonie n°2 de Hugo Alfven, d'une durée de plus d'une heure, a bien réussi à me transporter. Elle aurait pu m'ennuyer, mais pas du tout. Certes, peu surprenante par sa forme, elle m'a évoqué Berlioz, sa Symphonie Fantastique. Elle est exactement dans la forme romantique et quelque peu positive que j'avais imaginée en me la procurant. J'ai aimé! J'ai aimé son souffle épique, son intensité romantique, son caractère passionné.

https://www.youtube.com/watch?v=0JrC-9dtazo
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 7 Nov - 11:30

Tu en reviens enfin à la musique romantique, c'est bien Le règne de la symphonie - Page 10 338665

Concernant Hugo Alfven que dans l'ensemble j'aime bien, j'ai évidemment écouté ses 5 symphonies, je les aime bien toutes, je place les quatre premières sur un pied d'égalité, et la cinquième est ma préférée. A noter que la quatrième "Aux confins de l'Archipel" a la particularité d'inclure une soprano et un ténor qui chantent, mais sans paroles.

Une œuvre d'Alfven est très célèbre, c'est sa rhapsodie suédoise n° 1 dite "Midsommarvaka" (mot à mot Minuit en été, connue en français "Nuit de la Saint Jean").

Parmi les symphonies contemporaines suédoises de Alfven et qui lui ressemblent un peu, je te conseillerais la symphonie n° 2 de Ture Rangstöm et la symphonie n° 2 de Wilhelm Stenhammar.



Laudec : Il faudrait que j'écoute la Pachamama Symphonie de Levaillant plusieurs fois pour m'en imprégner, car pour l'instant je la trouve quelque peu "cacophonique" par moments, en un mot trop "moderne". Embarassed
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 7 Nov - 12:02


Merci pour ces précisions notamment celles-ci: <<A noter que la quatrième "Aux confins de l'Archipel" a la particularité d'inclure une soprano et un ténor qui chantent, mais sans paroles.>> Inutile de préciser que cette information m'interpelle surtout lorsque la voix employée, ténor, soprano, baryton..., n'est pas au service d'un texte. La quatrième symphonie sera certainement ma prochaine acquisition de Hugo Alfvén!
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 7 Nov - 13:29

Joachim a écrit:
Laudec : Il faudrait que j'écoute la Pachamama Symphonie de Levaillant plusieurs fois pour m'en imprégner, car pour l'instant je la trouve quelque peu "cacophonique" par moments, en un mot trop "moderne".
Oui, je reconnais dans la cacophonie, les mouvements de colère de la terre-mère face à ce que nous lui infligeons en l'empoisonnant chaque jour un peu plus avec nos déchets.

Mais il y a des moments très doux et mélodieux aussi, peut-être lorsque l'espoir renaît face à la prise de conscience du désastre annoncé. C'est ma façon d'entendre mais je comprends très bien que cela puisse sembler imbuvable pour d'autres Wink
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MessageSujet: Swerts   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyJeu 7 Nov - 22:45


Piet Swerts - Symphonie n°2 - Morgenrot

La Symphonie n°2 - Morgenrot du compositeur belge Piet Swerts, pour soprano (Bernardette Degelin), choeur et orchestre, sous la direction de Bjarte Engeset, se constitue de sept mouvements, "Introitus", "Kyrie", "Dies Irae", "An die Musik" (R.M. Rilke), "Interludium", "Abschied. Ende des Herbstes" (R.M. Rilke) et "Morgenrot" (R.M. Rilke), une symphonie de grande ampleur qui dépasse les 72 minutes et se rapproche selon moi du requiem, mais un requiem qui n'est pas toujours dans la retenue, le solennel, mais un requiem parfois viril et épique avec de "grands moments d'action". C'est le genre de musique trépidante qui réveille le "béophile" qui somnole en moi. Le règne de la symphonie - Page 10 231625 Le tout dernier mouvement est splendide, onirique à souhait, avec des orchestrations magnifiques. J'aime aussi beaucoup l'utilisation des bois, que ce soit dans les passages les plus animés ou parmi les plus lents. L'usage que Piet Swerts en fait me parait assez original et d'une grande force expressive. Je n'hésite pas à voir en cette symphonie un chef-d'oeuvre, ni plus ni moins!

<<J'ai composé la symphonie n°2 "Morgenrot" ('Aurore') en 2000 à la demande de la province du Brabant flamand, à l'occasion de son cinquième anniversaire et du passage au nouveau siècle. C'était à l'époque la meilleure oeuvre que j'aie jamais composée, avec de la musique oppressante abordant quelques thèmes essentiels: la vie, la mort, la musique, l'adieu. Pour les trois premiers mouvements, j'ai utilisé des textes du Requiem. L'oeuvre contient plusieurs couches de signification: la fin du millénaire et l'adieu à une ère, mais aussi l'adieu à la vie, à une personne aimée, à ses rêves. Au milieu de la symphonie, on trouve un passage "a cappella" pour choeur à double voix "An die Musik" (Rilke) qui a pour thème central 'la Musique'. Un thème qui est aussi au centre de ma vie d'artiste. cette merveilleuse poésie illustre mes préoccupations principales: la musique et faire de la musique. Vient ensuite l'"Interludium", une sorte de jeu de couleurs orchestral avec une structure proche de la rhapsodie. Le choeur y est utilisé comme un instrument. Dans "Abschied - Ende des Herbstes" (Rilke), la soprano chante l'adieu par le biais de l'image allégorique de l'automne. Dans le finale optimiste "Morgenrot" (Rilke), l'aurore éternelle préfigure l'avenir.>> Piet Swerts.

Fut un temps, j'avais une nette prédilection pour les oeuvres pessimistes et désespérées jusqu'à la dernière note ou du moins celles qui m'apparaissaient ainsi. Je pense par exemple à la cinquième symphonie d'Allan Pettersson qui correspondait idéalement à mes aspirations et humeurs de cette époque; les années 1990 pour être précis. Aujourd'hui, j'ai une prédilection pour les oeuvres dramatiques qui évoluent progressivement vers la lumière, l'apaisement et l'optimisme. Sur ce point, je suis formidablement bien servi avec la Symphonie n°2 de Piet Swerts.
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyVen 8 Nov - 21:48

Havergal Brian - Symphony n°1 'The Gothic'

Jusqu'ici, je ne connaissais de cette Symphonie n°1 de Havergal Brian que les soixante premières minutes, faute d'un second cd qui n'était reconnu ni par mon ancien lecteur-cd ni par le lecteur de mon ordinateur. Aujourd'hui, j'ai pu l'apprécier en entier grâce à mon nouveau lecteur. J'en suis très heureux car c'est une oeuvre absolument magnifique que je placerais sans hésiter en bonne place dans une liste préférentielle des "meilleures symphonies". Certes, toute ma préférence va sur toute la première partie entièrement orchestrale. Les orchestrations y sont magnifiques et il y a ci et là des moments plus intimistes qui sont d'une grande beauté. L'un de ces merveilleux moments est au tout début, juste après le tumulte introductif, illuminé par un violon solo flirtant avec l'aigu. Lorsque les solistes et les choeurs entrent en scène, c'est un grand Te Deum qui s'annonce et c'est captivant jusqu'au bout. Le chef-d'oeuvre de Brian a beau s'étaler sur une 1h 54, je n'y ressens aucune longueur. Je ne peux pas dire que j'ai regardé ma montre à un moment donné. Je n'ai pas trouvé le temps long, même si la première partie place la barre très haut, dans les ébats généreux d'un grand orchestre fait de braise et de passion. Une nouvelle fois, un violon irrésistible en calmera temporairement les ardeurs. Fantastique! Ce qui suit s'écarte de la "forme symphonie" à proprement parler pour prendre celle d'une oeuvre religieuse, sorte de "laus angelica", louange angélique...

La voici dans la version que j'ai réécoutée ce soir:

https://www.youtube.com/watch?v=CSfAA5UiR-8
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptySam 9 Nov - 18:41

Richard Meale: Symphonie n°1

Richard Mills: Symphony of Nocturnes

En conclusion de la huitième partie de mon grand cycle autour de la symphonie, j'ai réécouté la Première d'un compositeur australien peu connu de nos contrées, Richard Meale. Ne pas confondre avec son compatriote et contemporain pas davantage connu, Richard Mills, ce qui arrive parfois. Si je parle de Mills c'est que je viens de réécouter aussi sa Symphonie des Nocturnes par le "Melbourne Symphony Orchestra". Avant de changer complètement d'horizon musical, je voulais repasser par la symphonie australienne. De terribles incendies dévorent (ou ont dévoré) une partie du pays et j'ai eu une pensée pour les habitants pendant que j'écoutais ces deux symphonies. La Première de Richard Meale, par l'"Adelaide Symphony Orchestra" sous la direction de David Porcelijn, m'enthousiasme toujours autant, comme une fraîcheur qui ne la quitte jamais, une dimension dramatique, lyrique, presque épique, une oeuvre qui s'assombrit dans un premier temps et aboutit sur un passage plus éclatant et optimiste. Je repère avec appétit une trompette solo qui la traverse et lui apporte une positivité nouvelle. Comme la seconde symphonie de Piet Swerts, en moins formidable quand même, voilà une oeuvre d'abord sombre et dramatique qui évolue progressivement vers sa délivrance. Il y a aussi un peu de ça dans la Symphonie n°1 de Richard Meale. Parmi les compositeurs australiens, il est celui que j'ai un peu négligé, au profit de Peter Sculthorpe qui est mon compositeur préféré de cette région du monde, et de Percy Grainger, et quelques autres...C'est également vrai pour Richard Mills. Il n'y a d'ailleurs aucune bonne raison car ce sont deux créateurs inspirés et intéressants. La Symphonie des Nocturnes qui se constitue de quatre mouvements est une oeuvre géniale. Je ne l'ai jamais autant appréciée qu'aujourd'hui et me rends compte que je la connaissais encore mal. Elle est traversée d'éléments magnifiques, que ce soit sur le plan sonore ou autre. Je suis resté scotché face à une telle inspiration. Il m'est arrivé plusieurs fois que l'on me demande: "Qu'entends-tu par une oeuvre inspirée?" C'est une question qui me surprend toujours tant elle oblige une réponse qui ne peut qu'être subjective. Je comprends très bien que ce qui est "inspiré" à mon oreille (j'en ai bien deux même si j'en parle toujours au singulier Hehe) peut ne pas l'être pour celles d'autrui (en revanche, lorsque je cite les autres, je les mets toujours au pluriel Laughing). La seule chose que je peux dire c'est qu'une oeuvre me paraît inspirée lorsqu'elle contient beaucoup d'éléments qui me plaisent, que je trouve formidables, géniaux. C'est quand j'ai l'impression que l'oeuvre, aussi bien écrite et structurée soit-elle, peu importe la rigueur technique; certes appréciable malgré tout, n'est pas juste du "pousse-notes", une "musique au mètre", un terme souvent employé dans le domaine de la bande originale pour désigner des musiques qui peuvent être bien faites et fonctionnelles, mais peu intéressantes. Ce n'est pas le cas de cette Symphonie des Nocturnes qui est un ravissement dans son intégralité.

Fin de la huitième partie.


Dernière édition par Icare le Sam 9 Nov - 23:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptySam 9 Nov - 18:44

joachim a écrit:
Tu en reviens enfin à la musique romantique, c'est bien Le règne de la symphonie - Page 10 338665

Tu vois qu'il faut toujours garder espoir. Le règne de la symphonie - Page 10 338665
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Le règne de la symphonie   Le règne de la symphonie - Page 10 EmptyAujourd'hui à 1:12

Merci Icare pour tout cela ! Le règne de la symphonie - Page 10 395622 J'ai un peu de mal à suivre étant donné le manque de temps (vous savez bien que j'ai beaucoup de boulot, dont le chant qui me prend presque "tout ce qui me reste de libre"). Mais j'essaie de suivre, et de faire du rattrapage !

Laudec a écrit:
De belles symphonies mais celle que je préfère sur cette page est celle de Fazil Say "Universe" avec le thérémine et la harpe
:

Complètement d'accord... Mains

J'ai une petite idée de la symphonie "contemporaine" que je vais vous envoyer vendredi.. (demain je révise du jazz pour travailler avec mon ami jeudi, ça n'arrête pas ! Hehe ).... Vous ne devinerez jamais je pense.. Very Happy
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