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 Don Pasquale (Donizetti, 1843)

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Bel Canto
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Date d'inscription : 10/07/2007

MessageSujet: Don Pasquale (Donizetti, 1843)   Lun 3 Déc - 22:39



Don Pasquale

Opéra en 3 actes de Donizetti, livret de Giovanni Ruffini et du compositeur.
Créé au Théâtre Italien à Paris, le 3 janvier 1843.

Personnages

Don Pasquale, vieux garçon (basse), le docteur Malatesta, son ami (baryton), Ernesto, neveu de Don Pasquale (ténor), Norina, jeune veuve (soprano), un notaire  (baryton).

Intrigue

Rome, au début du 19ème siècle.

https://www.youtube.com/watch?v=hITVvvRTrMA

L’ouverture repose principalement sur la sérénade d’Ernesto au dernier acte et l’aria de Norina au premier.  Elle suggère le ton enjoué de l’opéra.

Acte 1. Chez Don Pasquale.
Le riche Don Pasquale est sur le point de se marier.  Il est tout à fait déterminé à prendre femme, mais reproche fortement à son neveu de vouloir en faire autant et menace même de le déshériter.  Ces menaces troublent Ernesto, ainsi que la jeune élue de son cœur, la veuve Norina.
Au lever de rideau, Pasquale attend Malatesta avec impatience.  Celui-ci, ne réussissant pas à le persuader de renoncer à son projet, et encore moins à lui faire admettre que son neveu doit faire ce que son cœur lui dicte, fait semblant d’approuver ses plans stupides.  Il propose que « sa sœur » soit la mariée – puisque Don Pasquale n’a fixé son choix sur personne en particulier – et la décrit, dans l’aria pleine de grâce « Bella siccome un’ angelo », comme une personne timide, naïve et ingénue, qui a été élevée dans un couvent.   Elle n’est, en fait, autre que Norina, qu’aucune parenté ne lie à Malatesta.  Entendant ce portrait, Don Pasquale ne peut contenir sa joie malgré tous les efforts de Malatesta pour le calmer.  Resté seul, il se lance dans une joyeuse cavatine « Ah, un foco insolito ».

https://www.youtube.com/watch?v=NyjFGQA0q-g

Don Pasquale décide de servir à son neveu un discours sur sa conduite future et ajoute qu’il a lui-même l’intention de prendre épouse.  Ernesto n’en croit pas ses oreilles.  Il réalise que cela l’écarte du mariage qu’il se proposait de faire et exprime son chagrin dans un air des plus ambitieux de Donizetti, « Sogno soave e casto » (Doux rêves d’amour qui s’envolent), tandis que la voix de l’oncle marmonne dans le fond.   Les derniers espoirs d’Ernesto s’évanouissent quand Pasquale lui dit avoir déjà consulté Malatesta ; il n’y a maintenant plus personne pour faire entendre raison au vieil homme.


https://www.youtube.com/watch?v=zbU1jPjkibE

Dans la chambre de Norina.  Son récitatif commence par « Quel gardo il cavaliere » (Quel beau cavalier – ndlr : air souvent proposé par les sopranos en concours !), mais ce n’est que le roman qu’elle lit à haute voix.  Sa charmante nature se révèle dans l’aria « So anch’io la virtù magica » (Je sais les vertus magiques ).

https://www.youtube.com/watch?v=P1u28o1jisc

On lui apporte ne lettre.  Malatesta vient lui annoncer que le vieil oncle d’Ernesto est tombé dans le piège qui a pour but de lui faire approuver le mariage de son neveu.  Ils n’ont pas eu le temps de mettre Ernesto au courant de leur stratagème, et il écrit dans la lettre qu’il est furieux.
Ils mettent au point ensemble l’attitude qu’ils prendront quand Don Pasquale rencontrera enfin sa fiancée élevée au couvent.  La musique est enjouée, pleine de fioriture étincelantes et d’airs gais et changeants.

Acte 2. Les appartements d’Ernesto.

La perspective perdre sa fiancé et sa maison (son oncle lui a enjoint de quitter les lieux) le met au désespoir.  Un long prélude joué au cor introduit son récitatif et aria « Cercherò lontana terra », l’un des plus célèbres de l’opéra.

https://www.youtube.com/watch?v=H4kA793IGEY

Don Pasquale reçoit chez lui sa future épouse, accompagnée de son parrain, Malatesta.  Elle est très timide, et le pseudo-fiancé observe ses mouvements avec ravissement.  Norina se décide enfin à parler à Pasquale : elle lui assure que seules les tâches du foyer l’intéressent – coudre, faire des vêtements et s’occuper de la cuisine.  On a envoyé chercher un notaire, et Malatesta dicte les termes du contrat de mariage que tous répètent après lui, y compris le notaire.  Il faudrait un témoin, mais il n’y a personne en vue.  Heureusement, Ernesto fait irruption, criant à qui veut l’entendre qu’il a été trahi.  Malatesta s’arrange pour lui faire comprendre ce qui se passe sans que Pasquale puisse comprendre ses propos.
Dès que tout est signé, le caractère de la jeune épouse change brusquement et elle commence à rejeter toutes les tentatives d’autorité de son époux.  Il est effondré devant son comportement et horrifié d’entendre qu’elle veut aller se promener avec Ernesto.  Le quatuor redouble de vigueur, tandis que Norino et Ernesto chantent en aparté un duo charmant.  Norina appelle les domestiques et, s’apercevant qu’il n’y en a que trois, décrète, en riant de mépris qu’il faudra en engager d’autres et doubler les appointements de ceux qui sont déjà sur place.  Don Pasquale ne peut en supporter  plus, « Son tradito, son traditon » (On m’a trahi) s’écrite-t-il de rage.

https://www.youtube.com/watch?v=8R6AHXGoc0c

Acte 2. Les domestiques courent en tous sens, obéissant aux ordres de Norina, et placent dans la maison toutes les nouveautés qu’elle y a fait porter.  Don Pasquale voit son épouse parée et prête pour aller au théâtre.  Le ton de leur querelle monte et Norina le gifle.  Don Pasquale perd tout espoir, toutes ses prétentions s’effondrent : son mariage est un échec.  Même Norina est désolée d’avoir dû aller si loin pour ramener le vieux fou à ce qu’Ernesto et elle-même considèrent comme raisonnable.  Elle se précipite hors de la pièce, prenant bien soin de laisser tomber un billet au passage.  Il est signé Ernesto qui lui donne rendez-vous au jardin pour le soir même.  Don Pasquale  y voit une chance de se sortir de cette fâcheuse situation.  Il fait appeler Malatesta.
Les domestiques se rassemblent pour commenter les événements dans un chœur charmant.

https://www.youtube.com/watch?v=472z_zJLdkE

Malatesta arrive et essaie de faire profiter Don Pasquale de ses conseils.  Les deux hommes confèrent dans un duo d’un comique irrésistible.  Sa fin à 6/8, de style ‘buffo’, est un des morceaux les plus drôles du répertoire post-rossinien.

https://www.youtube.com/watch?v=TjrxQ84WYiY
Dans le jardin, Ernesto chante à Norina la belle sérénade « Com’è gentil ».

https://www.youtube.com/watch?v=L4Bln2o9mts

On raconte qu’après une des répétitions, Donizetti avait demandé à l’éditeur de la musique, Dormoy, de l’accompagner chez lui.  Là, il fouilla dans ses manuscrits et finit par tendre quelque chose à Dormoy. ‘Voilà, dit-il, donnez ceci à Mario, et dites-lui de le chanter lors de la dernière scène, dans le jardin, comme sérénade à Norina’.  Quand on donna l’opéra, Mario chanta cet air, tandis que Lablache, des coulisses, l’accompagnait du luth.  C’était la sérénade.  Elle est en fait la quintessence d’une pièce nocturne légère, et la plupart des grands ténors lyriques de l’histoire de l’opéra, de Mario à Schipa, ont cherché à prouver que personne avant eux n’avait su la chanter avec tant de style.
Elle est aussitôt suivie d’un duo tout aussi charmant et à peu près aussi célèbre, « Tornami a dir ».  Ce ne sont que tierces et sixtes pour deux voix, produisant un effet enchanteur.

https://www.youtube.com/watch?v=EeGhJVkCLjU

Don Pasquale et Malatesta surprennent les deux amants.  Ernesto réussit à s’échapper, mais Norina fait front.  Malatesta arrange tout à la satisfaction générale, et bientôt Norina et Ernesto sont prêts à être mariés, et qui plus est avec l’approbation sans réserve de Don Pasquale.  Comme il sied, Malatesta mène le « rondo finale » qui termine l’œuvre.

https://www.youtube.com/watch?v=TUE5gIU0p8Q

Kobbé - Tout l'opéra.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Don Pasquale (Donizetti, 1843)   Lun 3 Déc - 23:02

La discographie est nombreuse ainsi que les versions complètes sur YT.

Un version au Met avec Netrebko : https://www.youtube.com/watch?v=yJdN7UHAPg8&t=119s

J'ai cette version assez ancienne mais très bonne.


Le DVD de la version du net citée ci-dessus :


Une version que j'ai déjà vue sur le net et qui tient bien la route :


La semaine prochaine, j'irai voir la version "Pelly" à la Monnaie et je m'en réjouis.
Je n'ai que très peu vu cet opéra sur scène ...
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joachim
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MessageSujet: Re: Don Pasquale (Donizetti, 1843)   Mar 4 Déc - 12:06

Merci pour cet intéressant compte-rendu, Bel Canto.

Don Pasquale, avec la Fille du Régiment, sont mes opéras préférés de Donizetti.
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MessageSujet: Re: Don Pasquale (Donizetti, 1843)   

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