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 William Byrd

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Snoopy
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MessageSujet: William Byrd   Dim 24 Déc - 16:00

William Byrd (1543 (?) - 4 juillet 1623) était un compositeur et organiste anglais.

Il existe très peu de sources concernant la jeunesse de Byrd et les premières années de sa carrière. Des documents juridiques découverts récemment situent l'année de sa naissance en 1540, ou à la fin de 1539 mais la tradition musicologique continue de retenir l'année 1543. Byrd a été un élève du compositeur Thomas Tallis. Son premier poste identifié avec certitude a été celui d'organiste de la cathédrale de Lincoln, le 27 février 1563. En 1572, il est à Londres pour remplir l'office de gentilhomme de la Chapelle Royale auquel il vient d'être nommé. Il tient l'orgue avec Tallis, chante et compose : Byrd conservera ce poste pendant deux décennies.

L'importance de ses relations personnelles et professionnelles avec Tallis se manifeste à nouveau en 1575, lorsque la reine Élisabeth Ire confère conjointement aux deux hommes le privilège exclusif pendant vingt-et-un ans d'importer, imprimer, publier, vendre de la musique et d'imprimer du papier musique. Byrd publie trois recueils de motets en latin, les Cantiones Sacrae, le premier en 1575 avec Tallis, qui écrit 16 des 36 pièces, et les deux autres en 1589 et 1591. Byrd publie parallèlement deux anthologies musicales en anglais, Psalmes, Sonets and Songs en 1588 et Songs of Sundrie Natures en 1589.

En 1593, Byrd et sa famille s'intallent dans un petit village de l'Essex, Stondon Massey, et ne le quittent plus. Byrd se consacre de plus en plus à la musique liturgique du rite catholique. Il publie ses trois Messes Ordinaires entre 1592 et 1595, suivies de deux livres de Gradualia, un cycle musical annuel, en 1605 et 1607. Il meurt le 4 juillet 1623 et est enterré dans une tombe anonyme du cimetière de Stondon.

L'existence de Byrd est marquée par une série de contradictions, très caractéristiques des hommes de la Renaissance. Ainsi vécut-il au XVIIe siècle sans que sa musique vocale, notamment ses madrigaux, se rapproche pourtant du nouveau style baroque ; cependant, son œuvre pour clavier, remarquablement construite, marque le début du style baroque pour l'orgue et le virginal. De la même manière, Byrd peut être considéré comme un musicien de cour anglican, quoiqu'il ait consacré ses dernières années à la liturgie catholique et qu'il soit mort dans une relative obscurité. Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l'attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres ont été interdites en Angleterre sous peine d'emprisonnement ; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: William Byrd   Mer 13 Juil - 14:04

William Byrd va nettement plus loin que la génération précédente (celle du pionnier Christopher Tye) dans la complexité de l'écriture pour consort. Au début des années 1560, le genre est encore le privilège de la cour, de quelques théâtres, de cercles aristocratiques – il ne séduira les amateurs qu'au début du siècle suivant. Byrd destine alors aux violes des hymnes polyphoniques et des 'In nomine' sur cantus frirmus ("rapsodies mystiques pour consort" selon la belle formule de Laurence Dreyfus) mais s'en détourne assez vite : le cadre régulier des variations sur des dans ou des aires populaires (grounds) et l'espace absolument libre de ses fantaisies (à 3, 4, 5 ou 6 violes) feront désormais ses délices. Il travaille les mêmes formes qu'aux claviers mais en exploitant tout le potentiel polyphonique du consort. … Harold Lopparelli dans Diapason, été 2011 – introduction au nouveau CD 'Complete Consort Music' chez Linn
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simon06

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MessageSujet: Re: William Byrd   Dim 8 Avr - 0:55

Sans G GOULD et son célèbre disque BYRD/GIBBONS, je ne me serais sans doute jamais intéressé à BYRD et toute la musique de cette époque. Un des plus beaux disques du pianiste, mais qui me semble plus un signe nostalgique d’amour à cette période ou à ces deux musiciens qu’une véritable réussite à entrer dans cet univers. Simplicité absolue, dénuement, humilité, c’est un sommet, une merveille, mais un mixte curieux, à mon goût.

BYRD est –je parle de son oeuvre de clavier- le compositeur le plus maître des possibilités relativement nouvelles de la musique pour clavecin à cette époque. FARNABY, extrêmement attachant, reste un peu plus extérieur, me semble-t-il, BULL, plus inégal, souvent sidérant, un peu rocailleux, démonstratif, n’a pas la plénitude de BYRD, et TOMKINS, pour ne citer que les plus connus, m’apparaît un peu scolaire, parfois. Toute cette musique est un enchantement, mais avec BYRD, on a le plus abouti : musique qui parle, respire naturellement en dépit des formules, qui fait vivre les formules, justement, et les fait oublier aussi. A ce titre de père de la musique pour clavier, qu’il partage avec BULL, il devrait être davantage apprécié. Mais à part la célèbre « Bataille », en général, on ne connaît pas grand-chose de lui. Quel dommage, vraiment, quelle pitié !!

Entrer dans sa musique est une des plus belles façons de se transporter un peu à cette époque, d’en toucher un peu le cœur vivant, pour autant que les interprètes aient trouvé des accès. HOGWOOD, dans son ancien enregistrement de « My Lady Nevell’s Book » est excellent. La version E FARR, chez Naxos, est bien moins enlevée, j’ai l’impression. Il faut aussi avoir l’intégrale de D MORONEY, parce que c’est une intégrale (on peut être peu favorable aux intégrales, mais quand on aime, …), en raison de l’utilisation, entre autres instruments magnifiques*, d’un muselaar extraordinaire, et pour certaines pièces qui sont de vrais miracles. Quelques beaux disques isolés, anciens, celui d’E. THORNBURGH et d’U. DEUTSCHLER, notamment, sont de très bonnes approches, si on peut encore les trouver. Il y en a d’autres. Je ne parle que de ceux que j’ai, et vous cause de tout cela sans aucune technique (je n’en ai pas, étant simple amateur ou amoureux), avec seulement un intérêt passionné, déjà ancien, pour les Elizabéthains.

Enrichi, augmenté, par cette musique. Non : mots trop faibles encore. Chance d’avoir rencontré cela, presque bénédiction. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas, chance aussi : il leur reste ces belles choses-là à découvrir !

* un clavecin à double pincement, si je me souviens bien, notamment, qui permet une « Quadran Pavan » inoubliable.


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