Forum sur la musique classique
 
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 Discussions autour de la clarinette.

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Icare
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MessageSujet: Discussions autour de la clarinette.   Dim 28 Oct - 20:29


J'ai toujours été fasciné par la clarinette. C'est un instrument qui me hante depuis très longtemps, pour ne pas dire depuis toujours. En général, je suis sensible à tous les instruments de musique, même les plus rares et les plus exotiques. Mes compositeurs préférés sont souvent ceux qui offre un grand espace d'expression solo aux instruments. Mais la clarinette a un charme particulier, une douceur qui lui est propre, comme un feutre dans sa voix. J'aime lorsqu'elle me susurre de tendres mélodies à l'oreille. C'est d'abord cet aspect-là qui me plait dans la clarinette, même si je l'apprécie aussi dans des registres plus dissonants ou plus "virils", c'est dans l'expression de la douceur et de la sensualité qu'elle me fascine le plus. Je ne pouvais trouver de meilleure introduction que la musique de chambre de Carl Maria von Weber; le Quintette opus 34 (1815) pour clarinette et quatuor à cordes en si bémol majeur, Grand Duo Concertant (1816) pour clarinette et piano en mi bémol majeur, opus 48 et Sept Variations (1811) sur un thème de "Silvana", opus 33, par Pascal Moraguès (clarinette), Mari Izuha (piano) et le "Prazak Quartet". Il s'agit là d'un de mes disques de musique de chambre de chevet, de ceux que j'écoute le plus souvent avec les Quintettes pour guitare et quatuor à cordes de Boccherini. Weber est un fin mélodiste et la clarinette de Pascal Moraguès, considéré comme l'un des plus grands clarinettistes du monde, me susurre ses douces mélodies à l'oreille. A ce degré de correspondance et de proximité entre l'instrument et moi, l'auditeur envoûté, un seul mot me vient alors à l'esprit: magique. Le morceau qui me fait certainement le plus fondre est l'"Andante con moto" du Grand Duo Concertant, empreint d'une irrésistible mélancolie.

https://www.youtube.com/watch?v=kX4pvhrh_5w


Moins feutrée que la version de Moraguès mais bon... Very Happy
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MessageSujet: Cartellieri   Dim 28 Oct - 23:00

L'occasion rêvée pour revenir une nouvelle fois sur les Quartets n°1, 2 & 4 pour clarinette et trio à cordes d'Antonio Casimir Cartellieri afin de voir s"ils me procurent plus d'enthousiasme que la fois précédente. J'avais été plutôt sévère dans mon dernier commentaire sur le topic approprié. Ce soir, je fus probablement dans de meilleures dispositions car c'est peut-être aujourd'hui que j'ai le mieux apprécié ces compositions pour clarinette de Cartellieri. Je ne suis pas en train d'insinuer qu'elles m'ont collé au plafond ni fait grimper aux rideaux, juste que j'ai partagé leur humeur et leur tiédeur, comme si cette promenade musicale me suffisait enfin. C'est vrai qu'il s'agit d'une musique agréable et limpide, très bien interprétée par Dieter Klöcker et le "Consortium Classicum", une musique qui m'inspire une sympathique promenade d'été au sein d'un jardin plaisant à regarder mais dont il ne ressort pas cette proximité magique que celle de Carl Maria von Weber me procure. Il faut dire que ce dernier est déjà un bien meilleur mélodiste et qu'il s'agit, du moins à mon goût, d'un jeu plus sensuel de la clarinette. Avec Weber je touche à l'exquis alors qu'avec Cartellieri je l'effleure seulement...de loin...ma relation avec la clarinette m'étant moins intime, moins émouvante et donc plus détachée. En même temps, je n'en demeure pas indifférent ni complètement insensible. J'en apprécie au moins le caractère volatil et volubile, brillant mais jamais bruyant et, au fond, son ton nonchalant et bonhomme ne m'est pas si vain.

https://www.youtube.com/watch?v=dvEro-LbxqI
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MessageSujet: Cavallini   Lun 29 Oct - 20:10

J'ai découvert la musique pour clarinette d'Ernesto Cavallini dans la même période que celle d'Antonio C. Cartellieri suite à deux achats que j'avais effectués le même jour. Du coup, j'en associe souvent les écoutes. J'ai réécouté le Concerto pour clarinette et orchestre n°1 et la Fantaisie sur des motifs de la Somnambule de Bellini. Cavallini offre à la clarinette un grand espace d'expression, ce qui fait qu'elle est très présente dans le premier concerto mais toujours au service d'un jeu aussi virtuose que fluide. L'orchestre ne lui vole jamais vraiment la vedette ou alors très rarement, ce qui ne l'empêche pas d'entretenir une certaine tension ni d'accompagner son dynamisme. Néanmoins, Je n'ai rien subi de la virtuosité du soliste, Giuseppe Porgo. Puisque j'aime céder à la comparaison avec les Quartets pour clarinette de  Cartellieri, ce qui n'est pas forcément nécessaire, je continue de trouver que les thèmes mélodiques sont mieux dessinés et accrocheurs chez Cavallini même si mon enthousiasme a perdu un peu de son intensité alors que les Quartets de Cartellieri me sont désormais un chouia plus attachants qu'hier. Chez l'un comme chez l'autre la clarinette serait-elle un brin trop démonstrative? C'est possible. Il est vrai qu'elle est prolixe, brillante, très exposée dans un récit musical d'une humeur plutôt positive et enlevée dans laquelle je ne ressens pas l'once d'une mélancolie. Les moments les plus lyriques et les plus amples chez L'Italien ont ce caractère généreux qui peut séduire alors que celui plus intimiste de l'Allemand aurait dû m'emballer de manière plus significative. En même temps, ni l'un ni l'autre ne correspond à ma période de prédilection, Carl Maria von Weber non plus à vrai dire sauf que chez lui, sa musique de chambre avec clarinette, celle que je cite en introduction, me touche en profondeur; elle m'est sublime. Le Concerto pour clarinette n°2 de Cavallini est différent du N°1. Ce qui les différencie c'est que le N°2 offre un plus grand espace d'expression à l'orchestre qui se libère plus aisément du jeu du soliste. D'ailleurs, dans le premier mouvement, la délicieuse clarinette de Giuseppe Porgo met un moment avant d'entrer en scène, l'orchestre imposant, à lui seul, un ample et intense "Andante". Cette précision étant faite, ce n'est pas un élément qui va me le faire préférer au premier, je dirais justement que la clarinette garde malgré tout le même caractère ensorceleur, une domination certaine. Contrairement à ce que j'avais déjà écrit à son sujet sur le fil du compositeur, je n'en ressors pas envoûté ni complètement enchanté, juste diverti, agréablement diverti. Si je suis dans l'incapacité d'émettre une préférence pour l'un ou l'autre, peut-être que dans le N°2 les rôles respectifs du soliste et de l'orchestre sont plus équilibrés que dans le N°1 qui, lui, dans l'absolu, m'a peut-être un peu plus ému. Les Trois variations sur la Romance russe..., également pour clarinette et orchestre, s'inscrivent selon un même modèle expressif, de la belle musique qui ne me touche pas en profondeur, m'effleure dans un esprit printanier et auroral. C'est pour moi une musique du matin, de l'éveil, ce qui n'est déjà pas si mal, mais elle ne produit en moi aucun séisme émotionnel...mon inusable obsession...
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Icare
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MessageSujet: Arnold/Maconchy   Mar 30 Oct - 17:35

Avec Malcolm Arnold, Elizabeth Maconchy et Benjamin Britten, je me rapproche déjà plus de ma période de prédilection qui recouvre en réalité tout le vingtième siècle. Par exemple, les Concertos pour clarinette n°1 & 2, opus 20 & opus 115 sont vraiment très bons. Je retrouve enfin, après Weber, un grand thématiste, quelqu'un qui a le sens de la mélodie marquante, comme le démontre l'excellent "Andante con moto" du premier concerto et le délicieux "Lento" du second. Il y a là deux constructions thématiques prégnantes, de celles qui accrochent l'oreille et procurent un bonheur indicible lorsque vous pensez les avoir oubliées et qu'elles resurgissent du plus profond de votre mémoire au moment-même où vous les réécoutez. A deux reprises, je fus immobilisé dans l'émotion de ces deux thèmes mélodiques si magnifiquement sublimés par la clarinette de la talentueuse Thea King. Le Concertino n°1 pour clarinette et orchestre à cordes (1945) et le Concertino n°2 pour clarinette et petit orchestre (1984) souffrent un peu, il est vrai, de la comparaison (puisque figurant sur une même galette) avec les deux concertos de Malcolm Arnold qui me semblent bénéficier d'une plus belle inspiration, néanmoins, ils sont loin d'être ridicules et tiennent en haleine sur toute leur longueur. Je ne suis pas insensible aux délicates orchestrations effectuées par Colin Matthews en 1989 sur le Mouvement pour clarinette et orchestre (1942-43) ("Molto allegro") de Benjamin Britten ni au caractère espiègle du Scherzetto pour clarinette et orchestre de Malcolm Arnold, tiré de la bande originale du film You know what sailors are/ Le prisonnier du harem (1953) de Ken Annakin et réarrangé pour le concert par Christopher Palmer, séduisante petite conclusion offerte à ce bel album de clarinette, avec le "English Chamber Orchestra" sous la direction de Barry Wordsworth.

https://www.youtube.com/watch?v=ywUguEpLz6A
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joachim
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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Mar 30 Oct - 19:47

Il existe de nombreux concertos pour clarinette, depuis J.C. Bach jusqu'aux contemporains (moins toutefois chez les Romantiques alors qu'ils sont assez nombreux chez les Classiques, je ne parle même pas du chef d'œuvre de Mozart que tu dois connaître).

Il y a aussi quelques concertos ou symphonies concertantes pour 2 clarinettes, dont celui-ci d'un compositeur peu connu : Xaver Schnyder von Wartensee, un Suisse né à Lausanne :



https://www.youtube.com/watch?v=X_ernLQrORA

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MessageSujet: Portman   Mar 30 Oct - 20:31

J'avais déjà effleuré le domaine de la composition pour l'image avec le Scherzetto de Malcolm Arnold, mais avec Rachel Portman et son Used People, j'y plonge de plein pied. La clarinette a évidemment pénétré un grand nombre de fois le monde de la musique de film, sans doute depuis le début du cinéma jusqu'à aujourd'hui. Il est donc normal de m'y pencher durant mon cycle autour de cet instrument avec quelques titres seulement que j'ai choisis, pas forcément parce que la clarinette y est omniprésente mais aussi parce qu'elle a pu me séduire ou m'émouvoir sur un morceau précis. J'ai découvert Rachel Portman par le biais de la musique qu'elle composa pour le film de Charles Sturridge, Where angels fear to tread. Aussitôt charmé par la clarinette qui domine souvent des thèmes enlevés et mélancoliques, en approfondissant un peu le monde "musico-cinématographique" de la compositrice je me suis rendu compte que la clarinette était de toute évidence un instrument de prédilection faisant quasiment partie de son style et de son univers. C'est celle que j'aurais dû choisir à l'occasion de ce cycle mais j'ai opté pour une partition un peu moins mélancolique et plus lumineuse qu'elle écrivit pour le film de Beeban Kidron, Used People. Certes, la clarinette y est moins mise en avant que dans Where angels fear to tread mais quel plaisir de la retrouver dans des thèmes un peu plus célestes et moins étreints par la nostalgie des beaux moments passés.

https://www.youtube.com/watch?v=CafEW4fIpas
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MessageSujet: Rawsthorne/Jacob/Cooke   Mer 31 Oct - 19:12

Hier, j'ai retrouvé le jeu de Thea King sur trois concertos; Concerto pour clarinette et orchestre à cordes d'Alan Rawsthorne, Mini-concerto pour clarinette et orchestre à cordes de Gordon Jacob et Concerto pour clarinette et orchestre à cordes d'Arnold Cooke avec le "Northwest Chamber Orchestra of Seattle" sous la direction d'Alun Francis. De ces trois compositeurs, Alan Rawsthorne est celui que j'ai eu envie d'approfondir et donc celui que je connais le mieux. Il y a de belles choses aussi bien dans son oeuvre de concert que dans sa musique de film, ayant, de ce côté, reçu les éloges d'un maître du genre, Bernard Herrmann. Le concerto qui nous intéresse ici est rigoureux et assez intense dans son entièreté, toutefois je dois admettre que le "Mini-concerto" de Gordon Jacob lui vole largement la vedette. C'est sans aucun doute grâce à un magnifique adagio d'environ trois minutes d'une beauté extrême, avec une clarinette qui, sur du velours, dégage une aura pleine de mystère, selon un caractère quelque-peu solennel et à travers lequel une pointe de mélancolie finit par se dissiper et laisser entrevoir une once d'optimisme. Il y a ainsi des "combinaisons d'humeurs" subtilement dosées. L'aria du concerto de Rawsthorne n'a pas, à mon oreille, cet éclat de beauté, ce magnétisme qui me cloue dans l'émotion. Même si le concerto d'Arnold Cooke n'a pas un mouvement ou un passage qui m'apporte un plaisir aussi troublant que le "Mini-concerto" de Jacob, il me touche également davantage que celui de Rawsthorne. C'est la construction très élaborée et sinueuse du mouvement central, "Lento" qui finit par m'envoûter, le thème principal qui doucement se dessine devenant la branche sur laquelle mon esprit, tel un oiseau, viendra s'accrocher. La clarinette de Thea King prend alors un caractère très lunaire, tel un être perché dans ses pensées, puissent-elles être aussi fleuries que les miennes en écoutant cette musique très apaisante.
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MessageSujet: Boulez   Mer 31 Oct - 19:57

Je ne vais pas quitter si vite le vingtième siècle même si ce que j'ai abordé en ce début de cycle, de cette période, est de veine néo-classique, d'une approche bien tonale et pourvu de belles mélodies. Avec Domaines pour clarinette et ensemble instrumental de Pierre Boulez, inutile de préciser que je changeai radicalement d'ambiance et de ton! Hehe Il y a toutes les dissonances pour redresser le moindre cheveu sur la tête des indécrottables réfractaires. Hehe Peu importe car mon intérêt pour l'avant-garde et la musique atonale, même si j'en écoute un peu moins ces derniers temps, est toujours là, présent en moi, comme un besoin qui se fait sentir tôt ou tard, plus ou moins ponctuellement. Même si je pense, à tort ou à raison, que la prestation de Michel Portal y est pour beaucoup dans mon appréciation des Domaines de Pierre Boulez - il sait tellement véhiculer des émotions par son instrument et en plus dans un registre aussi austère et dénudé que celui-là - il y a une dimension interrogative qui me retient à chaque nouvelle écoute: cette musique, d'un dénuement extrême et où la clarinette en est la vedette incontestable, m'interroge...mais sur quoi m'interroge-t-elle vraiment? Sur sa raison d'être? Certainement pas! Elle a toute sa raison d'être, sa légitimité, sa propre beauté, son propre mystère. Les vingt instruments se manifestent avec parcimonie, autant de touches et de furtives interventions à des moments très précis tout au long du parcours ardu et solitaire de la clarinette qui ne faiblit jamais lorsqu'elle se retrouve seule avec ses propres interrogations...moi qui me dis toujours que la mélomanie est une recherche de soi à travers la musique...Domaines de Pierre Boulez par Michel Portal et "Musique Vivante" sous la direction de Diego Masson y répond par énigmes.
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MessageSujet: Schifrin   Jeu 1 Nov - 9:09

Les fidèles de ce forum savent tout l'amour que je porte à la musique de Lalo Schifrin, fusse-t-elle écrite pour le cinéma ou la télévision, le concert et le jazz. Je ne pouvais donc que revenir sur trois oeuvres du maître argentin mettant en scène la clarinette; tout d'abord Danses Concertantes pour clarinette et orchestre, Capriccio pour clarinette et orchestre à cordes et Central Park Variations pour clarinette et piano, par l'excellent David Shifrin, sous la direction du compositeur. Je n'ai pas découvert la belle sensibilité du clarinettiste presque homonyme David Sfifrin par l'oeuvre de Lalo Schifrin, il se trouve que j'avais déjà été émerveillé par son jeu sur Scènes from Adolescence et Divertimento from "Gimpel the Fool" du compositeur américain David Schiff qui est déjà le début de son nom. Laughing J'y reviendrai bientôt car il s'agit-là de ma prochaine écoute. Dans les oeuvres pour clarinette de l'Argentin, comme souvent pour le reste de sa musique de concert, Lalo Schifrin reprend pas mal de son matériel thématique initialement composé pour le cinéma. Le point positif pour tous réfractaires aux "modernes", tels que nous les définissons ici non sans une certaine caricature  Hehe , c'est que le compositeur ne délaisse ni la mélodie ni le lyrisme. Ils constituent non seulement la colonne vertébrale de ces pièces présentées ci-dessus mais aussi une des principales composantes de son style avec un goût prononcé et reconnaissable pour les rythmes chauds et les riches couleurs harmoniques. Les "Danses Concertantes" sont très enlevées et portées par un lyrisme passionné, exacerbé, le "Capriccio, quant à lui, est de veine bien plus sombre et dramatique, mais tout autant chargé de lyrisme et de passion. Comme ses symphonies,ses concertos et sa merveilleuse cantate Cantos Aztecas interprétée par le célèbre ténor Placido Domingo,ces musiques respirent la sud-américanité qui anime le coeur et l'esprit du célèbre musicien...la musique est tour à tour énergique, galvanisante, tendre, lyrique, virile et raffinée, autant porteuse de gravité que d'insouciance, de légèreté que de puissance, mais avec toujours la même élégance de style qui le caractérise, la même détermination, la même énergie contagieuse.
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MessageSujet: Schiff/Shifrin   Jeu 1 Nov - 18:17

Comme prévu, j'ai donc retrouvé David Shifrin sur deux oeuvres de David Schiff que je connais depuis au moins deux décennies, dans un premier temps, Scenes from Adolescence, un quintette pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano. D'une énergie communicative, il prend aussitôt un caractère obsessionnel et décidé. Les constructions rythmiques m'évoquent Stravinsky et à un moment donné, la filiation me semblant évidente lorsque l'on a en tête une oeuvre comme Le Sacre du Printemps. Bien sûr, l'oeuvre de Schiff ne se limite pas à cette grande référence du vingtième siècle. L'influence du jazz transpire aussi de ses rythmes. Une belle vitalité émane du Quintette, il y a même tout un passage que je trouve excellent et qui me galvanise à chaque nouvelle écoute. Le piano sous les doigts de Victor Steinhardt donne le la et les autres instruments suivent, construisent le nouveau thème et l'ambiance d'une effervescence sonore qui perdure. J'y ressens l'agitation ou l'excitation presque infernale d'une ville animée. Il y a alors, pour faire le quintette, la flûte de James Walker, le violon de Ik-Hwan Bae, le violoncelle de Warren Lash et donc la clarinette de David Schifrin qui y joue un rôle assez dominant, au point d'y imposer sa couleur si particulière. Elle domine également sur Divertimento from "Gimpel the Fool", un quatuor très mélodique en quatre mouvements pour clarinette, violon, violoncelle et piano. On retrouve David Shifrin et Warren Lash avec cette fois David Oeï au piano et Theodore Arm au violon. Voilà une musique avec clarinette très tendre et très jolie et ne manquant pas d'une certaine douceur de ton. Pas la pièce la plus intéressante ni la plus émouvante des trois mais une bien divertissante et positive conclusion. Entre les deux, l'émotion se situe davantage dans la Suite from Sacred Service, une musique de synagogue en six parties pour soprano, flûte, clarinette, 2 violons, alto, violoncelle. J'aime beaucoup ces mélodies portées par la superbe voix de Judith Blanc Schiff. La clarinette y joue cette fois-ci un rôle beaucoup plus secondaire même si j'en apprécie toujours la douceur et le feutre. Hormis la voix de soprano, c'est plutôt la flûte de James Walker qui se voit attribuer un très beau passage solo. Dans cette "Suite", c'est Yoshinori Nakao le clarinettiste.

https://www.youtube.com/watch?v=DXiGk3v89-o
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MessageSujet: Brewaeys   Jeu 1 Nov - 22:33

Comme je cultive un certain goût pour la recherche musicale, pour l'expérimentation sonore, une oeuvre de l'originalité de Talisker (1992-93) de Luc Brewaeys m'est toujours aussi fascinante. Son instrumentarium est éloquent: clarinette, clarinette contrebasse, cor, 2 percussionnistes + ensemble de 6 percussions et choeur de clarinettes. C'est encore le compositeur qui en parle le mieux:

 <<Un peu d'explication sur Talisker, qui est en effet une marque de whisky. Tout d'abord, cette musique, comme (presque) toutes mes autres oeuvres, ne décrit rien de concret, il s'agit donc de musique absolue. L'idée du choeur de clarinettes vient du commanditaire. En 1993, la ville d'Anvers, d'où je suis originaire, était la capitale culturelle d'Europe. Le concert, ou mieux l'événement, d'ouverture allait avoir lieu dans l'immense halle de la Gare Centrale. Ce lieu a une longueur de réverbération exceptionnelle d'environ 7 secondes, même un peu plus. Il fallait donc une pièce adaptée à cette acoustique spécifique. Après un peu de réflexion nous avions décidés de cette instrumentation un peu insolite, surtout aussi parce qu'il existait un choeur de clarinettes et un ensemble de 6 percussionistes au Conservatoire d'Anvers à l'époque. L'idée et le choix des solistes était les miens. La musique est lente en général et elle respire plutôt calmement, les passages rapides sont rares. J'ai vraiment pris le temps d'exposer les idées musicales, la pièce évolue lentement. Les solistes commencent seuls et ont tous un passage 'concertant' dans le courant de la pièce. Je ne sais pas très bien ce que je peux encore ajouter, la musique parle pour elle-même je crois.>>

Je l'ai réécoutée ce soir car totalement en phase avec mon cycle autour de la clarinette. Elle est mon oeuvre fétiche du compositeur. Il y a bien sûr la clarinette et la clarinette contrebasse qui en sont les solistes, puis il y a ce choeur de clarinettes qui magnétise l'ensemble, le jeu ample des percussions. C'est toute une ambiance de folie qui s'installe. Parmi toutes les oeuvres que je connais de Luc Brewaeys, Talisker est celle qui, quelque-part, m'intrigue le plus, au-delà des émotions qu'elle me procure et de la fascination que je lui voue. C'est sans doute humain de vouloir s'imaginer qu'elle se rapporte à quelque-chose de concret, un paysage, un phénomène, un événement, qu'elle est la description sonore d'une architecture ou de quelque-chose comme ça, alors qu'elle n'est que musique absolue, née du néant, comme le précise Luc Brewaeys. Aujourd'hui, en réécoutant cette oeuvre précisément, je lui rends hommage. Il y a un passage qui m'a particulièrement frappé avec le choeur de clarinettes, je dirais quelque-part entre la dixième et quatorzième minutes. Il y a comme un mouvement presque aquatique des clarinettes, comme un flux très intense où elles se meuvent généreusement...C'est une sensation d'enivrement à l'écoute, comme un torrent qui s'écoule plutôt lentement mais avec une certaine intensité. J'ai trouvé cette partie-là de l'oeuvre vraiment géniale. Un jet de percussions métalliques interrompt ce mouvement et la musique prend alors une autre dimension, part progressivement vers autre chose, vers une autre façon de maîtriser l'espace et le temps, comme si celle-ci se disloquait, se diluait, se répartissait en plusieurs particules, devenant mystérieuse et onirique avant de se reconstituer et reformer un peu ce "flux marin" que j'évoquais plus haut.

Walter Boeykens: clarinette
Takachi Yamane: clarinette contrebasse

https://www.youtube.com/watch?v=-CDkZ6TdHHQ


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MessageSujet: Corigliano   Ven 2 Nov - 9:10

John Corigliano est mon compositeur américain (Etats-Unis) de chevet et il a aussi composé pour la clarinette, notamment un concerto interprété par Michael Collins et le "BBC Symphony Orchestra" sous la direction de Leonard Slatkin. Avec les premier et troisième mouvements, il faut mettre de côté la clarinette de velours et de ton rêveur qui habituellement me séduit et me transporte. Corigliano, c'est aussi la fulgurance, la tonitruance, la puissance, autant de traits de son caractère musical qu'il sait transcender et me transcendent. Fort d'accélérations et d'agrégats sonores éruptifs, le concerto bouscule le soliste, lui offre les chemins les plus escarpés jusqu'aux points culminants. La clarinette exprime alors de la puissance, prête à s'égosiller, virtuose et déterminée, bravant les moments les plus ardus de l'oeuvre. Dans le mouvement final, l'orchestre et le clarinettiste rivalisent de bravoure jusqu'à la note conclusive; c'est le côté spectaculaire du concerto! Même si j'ai toujours été réceptif aux fulgurances orchestrales chez Corigliano, beaucoup plus que chez d'autres compositeurs américains, c'est cependant le mouvement central qui a toute mon admiration, un chef-d'oeuvre de rêverie et de douceur, une musique si réfléchie, si élaborée, si merveilleusement dépliée, une clarinette si méditative, si rêveuse, si lunaire, parfois secondée par la fraîcheur d'une flûte solo, à la fin par un violon céleste, dans l'aigu. Je crois que c'est la première fois que j'apprécie autant le Concerto pour Clarinette de John Corigliano. Jusqu'à aujourd'hui, je le considérais comme un opus secondaire dans son vaste catalogue...d'où la nécessité des réécoutes...
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MessageSujet: Golijov   Ven 2 Nov - 18:04

A propos de THE DREAM AND PRAYERS OF ISAAK THE BLIND, pour clarinettes et quatuor à cordes:

J'ai cette image particulière de mon arrière-grand-père qui partageait ma chambre quand j'avais sept ans. Quand je me réveillais, je le voyais près de la fenêtre, priant avec ses phylactères, à la lumière des petits matins. Quand je pense à lui, il est toujours en train de prier ou de réparer quelque chose, les poches pleines de vis. Je me souviens que je me disais: "Trois de ses enfants sont morts, comment peut-il encore prier? Pourquoi répare-t-il toujours quelque chose?" Mais on nous avait appris que Dieu avait assigné au peuple juif la tâche de réparer le monde --- Tikkun Olam. C'est incompréhensible. Il y a environ huit cents ans, Isaac l'aveugle --- qui était le plus grand rabbin cabaliste de Provence --- dicta un manuscrit où il déclarait que tous dans l'univers, chaque chose et chaque évènement, était le produit de combinaisons des lettres de l'alphabet hébreux.  

The Dreams and Prayers of Isaac the Blind (Les rêves et les prières d'Isaac l'aveugle) est une sorte de poème épique, une histoire du judaïsme. On y trouve Abraham, l'exile et la rédemption. Les mouvements semblent être dans les trois langues parlées durant les presque 6000 années d'histoire juive: la première en araméen, la seconde en yiddish et la troisième en hébreux. Ce n'est pas du tout avec cette idée que j'ai écrit ma partition et je ne l'ai compris qu'une fois l'oeuvre terminée. Mais, par exemple, alors que je composais le second mouvement, mon père, assis sur la terrasse avec son journal et lisant les pages de sport, s'écriait de temps à autre: "Tu remets ça! Encore un autre accord yiddish!"

Dans le prélude, la musique est comme un accordéon céleste, montant et descendant comme une respiration, comme une prière... comme l'air... puis l'air se transforme en un battement de coeur. L'ensemble du premier mouvement est un battement de coeur qui s'accélère follement... pour devenir frénétique. Il part d'un seul accord, pivotant comme un monolhite. Le quatuor devient obsédé en croches, la clarinette entame une énorme ligne en notes longues, mais se concentre de plus en plus pour se laisser entraîner par la force centrifuge. Les puissances de Dieu et de l'homme ne se combinent jamais, mais communiquent intimement. On peut entendre le dybbouk et le schofar, à la recherche d'une révélation toujours hors d'atteinte.

Le second mouvement commence par une pulsation hésitante, inégale, un battement de coeur irrégulier, le rythme de la mort. Le violon et la clarinette dissertent simultanément, en monologue, comme ces histoires de Bashevis Singer qu'on raconte dans les hospices les soirs d'hiver, les quatre mêmes notes, le même thème, joués en combinaisons infinies. Kronos est un accordéon dans le prélude, un orchestre Klezmer dans le second mouvement, et dans le troisième, c'est la flûte enchantée d'un berger. Le dernier mouvement a été écrit avant tous les autres. il s'agit d'une version instrumentale de K'VAKARAT, une oeuvre que j'ai écrite il y a quelques années pour Kronos et le chantre Misha Alexandrovich. Dans ce dernier mouvement l'espoir est là, mais hors d'atteinte. Une question se trouve intégrée à cette pulsation inéluctable qui se renforce: pourquoi cette tâche? Réparer avec des poches pleines de vis un monde qui se détraque constamment. Cette question reste sans réponse dans le Postlude.  Osvaldo Golijov.

David Krakauer: Clarinette, clarinette basse
et le Kronos Quartet.

Je ne pouvais évoquer la clarinette sans réécouter cette magnifique création du compositeur argentin Osvaldo Golijov.

https://www.youtube.com/watch?v=8fE1o_tS8P8


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Icare
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MessageSujet: Spanoudakis   Ven 2 Nov - 19:10

Stone Years/Années de Pierre (1985), film de Pantelis Voulgaris mis en musique par Stamatis Spanoudakis avec la superbe et atypique clarinette de Vassilis Saleas qui, à chaque nouvelle écoute, me procure un même émerveillement. Restée très célèbre en Grèce, elle obtint de nombreuses récompenses.

https://www.youtube.com/watch?v=p9kqmRJLTVs


Une toute autre interprétation mais avec une clarinette aussi magnifique que l'originale...sauf dans la conclusion, peut-être un peu trop "concert" ici alors que la clarinette brode ses notes finales sur du velours dans la version filmique...me procurant ainsi plus de frissons...
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laudec

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Ven 2 Nov - 20:50

Fabuleux ce son
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Icare
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MessageSujet: Morricone   Ven 2 Nov - 23:20

Fabuleux effectivement. La clarinette de David Krakauer a quelque chose de spécial aussi et de touchant. Ce soir, juste après m'être laissé transporter par la clarinette de Vassilis Saleas sur le thème principal de Stone Years de Stamatis Spanoudakis, je n'ai pas quitté la musique de film. Ennio Morricone a composé plusieurs thèmes pour la clarinette et pourtant, le premier qui me vient toujours en premier à l'esprit s'intitule "Trionfo d'amore/Triomphe d'amour tiré de la somptueuse partition qu'il écrivit pour la série tv de Mauro Bolognini, Gli Indifferenti/Les Indifférents (1988). Il y en a deux autres versions avec deux titres différents, "Per una donna" dans lequel la clarinette cède le thème mélodique aux cordes et se limite à quelques douces interventions, et "Lei" avec, cette fois, un saxophone solo qui tente un rapprochement avec le son feutré de la clarinette. "Trionfo d'amore", bien qu'il y ait le mot triomphe, n'est pourvu d'aucune grandiloquence. S'agit-il d'un triomphe intime et introverti...?...c'est avant tout un magnifique "portrait de femme" comme Morricone a tant composé durant sa longue carrière; ceux qui illuminèrent les visages et leurs expressions de Claudia Cardinale, Romy Schneider, Florinda Bolkan, Isabelle Huppert, Monica Guerritore, Charlotte Rampling, Ornella Muti, Monica Bellucci, Francesca Dellera, Mélanie Thierry, Liv Ullmann qui d'ailleurs joue un rôle dans Les Indifférents, et beaucoup d'autres...Il y a très longtemps que je n'ai pas revu cette série retraçant l'histoire ou plutôt une partie de l'histoire d'une famille bourgeoise italienne au bord de la ruine, si bien que je ne me souviens plus à quel personnage est dédié ce touchant "portrait de femme"...Liv Ullmann, Laura Antonelli ou Isabelle Pasco...?...Il y a une forme de candeur et de pureté dans ce "Trionfo d'amore", comme la victoire d'un sentiment amoureux qui éclot secrètement dans le coeur d'une jeune femme...Je pense donc à Isabelle Pasco. J'ai toujours été profondément touché par la douce féminité de la clarinette. Celle-ci intervient dans un autre thème intéressant qui porte le titre du film sous l'expression succincte de ponctuations créant une rupture de ton et insufflant au morceau un caractère interrogatif. Le nom de l'interprète n'est malheureusement pas mentionné.

https://www.youtube.com/watch?v=Qe1uxPjGzGw


Joachim: Je n'avais jamais entendu parler de Xaver Schnyder von Wartensee. Merci pour cette présentation.
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joachim
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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Sam 3 Nov - 10:26

Pour en rester chez ces compositeurs de musiques de film qui ont aussi composé de la musique de concert pour clarinette, nous avons Nino Rota qui a composé un trio pour clarinette, violoncelle et piano (ainsi qu'une sonate pour clarinette et piano).



https://www.youtube.com/watch?v=B1HNZskhUAk
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Kristian

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Sam 3 Nov - 15:43

Très classique bien que datant de 1921, j'aime particulièrement cette sonate pour clarinette et piano de Saint-Saëns.  

[/b]
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Icare
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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Sam 3 Nov - 17:27

Le Concerto pour clarinette de Mozart est une merveille - c'est peu de le dire et le second mouvement est sans doute pour moi le moment le plus merveilleux! - Ce fut en plus le plaisir de retrouver Michel Portal, accompagné par le "Wiener Kammerorchester" sous la direction de Philippe Entremont. J'ai toujours été très sensible au son de la clarinette de Michel Portal et j'aime beaucoup son interprétation du concerto de Mozart. J'avais écrit antérieurement; "Si je ne devais choisir qu'un seul concerto pour clarinette, ce serait celui-là, toutes époques confondues." Aujourd'hui, je serai quand même moins catégorique car je ne crains pas d'écrire en ces lieux que le concerto pour clarinette de John Corigliano me fascine désormais autant et qu'il y en a sûrement encore quelques autres, comme par exemple le Concerto des Offrandes de Jacques Bondon que je vais réécouter pour l'occasion.

https://www.youtube.com/watch?v=kdtoIUqZuC8
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steph-w

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Sam 3 Nov - 18:31

Le deuxième mouvement a été popularisé (s'il devait l'être!) par le film "Out of Africa".Very Happy

Michel Portal est un musicien à plusieurs facettes! Il est aussi bon pour le jazz que pour le classique. Je l'admire beaucoup.

Le concerto pour clarinette de Mozart, est sa dernière oeuvre achevée. Il existe des centaines d'enregistrements. Gilles Thomé a enregistré une version de l'esquisse, cette fois, pour cor de basset K.621b. Very Happy

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Kristian

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Sam 3 Nov - 19:52

Oh, Icare, là, tu fais très, très fort   !!!

Mais puisque c'est ainsi, je vais sortir mon arme secrète et te répondre avec un autre Mozart, le merveilleux quintette pour clarinette K581     . J'adore moi aussi Portal, mais quand j'avais 20 ans, dans une autre vie , c'est avec une autre légende que j'ai fait la [connaissance de ce chef-d'œuvre : Jacques Lancelot   , le prince des clarinettistes, la référence absolue de l'immédiat l'après-guerre, en compagnie du merveilleux quatuor Barchet.      

Si tu ne dois écouter qu'un mouvement, choisis le deuxième, le larghetto       , ô combien digne de son homologue du concerto :

https://www.youtube.com/watch?v=2Ts0ocMxYiI
https://www.youtube.com/watch?v=REi9Wc9nD-8
https://www.youtube.com/watch?v=1Zun-gydVTk
https://www.youtube.com/watch?v=vfZkON8XEA8
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joachim
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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Dim 4 Nov - 13:11

Je me demandais quand Icare allait nous parler du concerto de Mozart Laughing , qui pour moi aussi est le plus beau de l'ensemble de tous les concertos pour clarinette

En plus du très beau quintette signalé par Kristian, et pour en terminer avec la clarinette chez Mozart (quoique on pourrait parler d'autres pièces ou alors des arias dans la Clémence de Titus), il ne faut pas oublier le trio pour clarinette, alto et piano K 498, ce trio dit Kegelstatt (les quilles) car paraît-il Mozart l'aurait conçu lors d'une partie de quilles chez les Jacquin !



https://www.youtube.com/watch?v=jH-mgLLnSQ4
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Icare
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MessageSujet: Weinberg/Hindemith   Dim 4 Nov - 23:01

Merci pour les liens Kristian! Mains

Ce soir, j'ai réécouté deux concertos pour clarinette, celui de 1947 de Paul Hindemith pour orchestre symphonique, par Ulrich Mehlhart, le "Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt" sous la direction de Werner Andreas Albert, et l'opus 104 de Mieczyslaw Weinberg pour orchestre à cordes, par Urban Claesson, le "Gothenburg Symphony Orchestra" sous la direction de Thord Svedlund. Le concerto de Hindemith fut dédié lors de sa création au fameux clarinettiste de jazz Benny Goodman qui le joua pour la première fois en public le 11 décembre 1950 avec le "Philadelphia Orchestra", placé sous la direction d'Eugène Ormandy. C'est un excellent concerto pour clarinette. Malgré qu'il fut destiné à Benny Goodman, il ne faut pas s'attendre à une filiation plus ou moins directe avec le jazz. Plein de fulgurance et de couleurs, d'une grande force expressive, il tient en haleine sur ses quatre mouvements. Weinberg est un compositeur que je connais beaucoup mieux que Hindemith, avec en son vaste corpus un certain nombre d'oeuvres qui me touchent en profondeur, comme par exemple sa magnifique Fantaisie pour violoncelle et orchestre, opus 52, histoire de ne citer que cette oeuvre parmi tant d'autres, néanmoins, son Concerto pour clarinette et orchestre à cordes, opus 104 m'a laissé, ce soir, complètement indifférent. Je crois en réalité qu'il ne m'a jamais vraiment fasciné mais là il m'a carrément laissé de marbre. Ce fut juste après avoir été émerveillé par celui de Paul Hindemith.


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Jean

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Dim 4 Nov - 23:34

Ah… Jacques Lancelot.. !! (On a quasi le même âge Kristian Wink
et les deux sommets pour moi aussi que sont le concerto et le quintette de Mozart , suivi de prêt par son trio!!


je découvre en ce moment deux concertos de Leopold Kozeluch, certes d'un moindre niveau émotionnel mais bien agréable quand même!


peut être pas l'interprétation du siècle, mais "chapeau" à ce jeune clarinettiste , !:



https://www.youtube.com/watch?v=FVmyONG_BjI

évidemment par Dieter Klöcker, c'est quand même mieux Wink
https://www.youtube.com/watch?v=Z4NuJaO_c6c
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laudec

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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   Lun 5 Nov - 10:40

Kozeluh que je ne connaissais pas fait désormais partie de mes amis Hehe Quelle belle musique et du coup, je fais une crise de boulimie de clarinette et je découvre encore des œuvres magnifiques et je me rends compte que j'aime les clarinettes qui pleurent et me font plonger dans de profonds chagrins.
Je viens d'écouter Narek Arutyunyan dans Louis Spohr – Clarinet Concerto in C minor No. 1 Op. 26


https://youtu.be/il5mNbzK2nQ
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MessageSujet: Re: Discussions autour de la clarinette.   

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