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 Les films d'Icare

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joachim
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 14 Nov - 20:22

A en croire Wikipedia, il y a pas moins de 6 films "Alien" et même 2 "Alien vs Predator"

Je n'ai vu que les deux premiers à la TV (Alien le huitième passager, et Aliens le retour). Dans le quatrième, la résurrection, Riplay disparaît complètement, et les deux derniers (Prometheus et Covenant, ce dernier de 2017) n'ont plus grand chose à voir avec les premiers, du moins pour ce que j'en ai lu.

Pour moi, les deux premiers sont très à suspense, mais dommage que le deuxième soit presque toujours dans l'obscurité. Un peu dans le même genre, il y a bien sûr Prédator... J'aime beaucoup aussi la série des Terminator, avec Schwarzenegger Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 14 Nov - 21:22

joachim a écrit:
A en croire Wikipedia, il y a pas moins de 6 films "Alien" et même 2 "Alien vs Predator"

Je n'ai vu que les deux premiers à la TV (Alien le huitième passager, et Aliens le retour)...Pour moi, les deux premiers sont très à suspense, mais dommage que le deuxième soit presque toujours dans l'obscurité.

J'avoue que ça m'a un peu gêné aussi, même si j'ai omis de le préciser dans mon commentaire. Ces scènes d'action dans l'obscurité fonctionnent nettement mieux sur un grand écran de cinéma et deviennent trop opaques sur nos écrans de salon. Ca s'agite dans tous les sens et c'est moins évident d'en apprécier chaque moment.

Concernant, ALIEN, j'ai vu au cinéma les quatre premiers + Covenant et j'ai du voir Prometheus à la tv. J'ai vu aussi un des deux Alien vs Predator, je ne sais plus lequel. Peu importe car c'est sans intérêt pour moi. Covenant et Prometheus ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable et aucune envie de me les procurer. Je pense que je me laisserai tenter par les troisième et quatrième volets qui sont quand même de bons films que j'aimerais revoir. J'avais beaucoup aimé le premier Terminator et bien aimé le premier Prédator, tous deux avec Schwarzenegger, lorsque je les avais vus au cinéma.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 15 Nov - 13:55

Rencontres du troisième type - Steven Spielberg Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622

   1977

<<Des phénomènes inexplicables se produisent dans les quatre coins de la planète - jamais compris cette expression puisque nous avons découvert depuis longtemps que la Terre n'était ni plate ni carrée  Hehe - des avions qui s'étaient volatilisés depuis l'époque de la Seconde Guerre Mondiale réapparaissent intacts au Mexique, un cargo est retrouvé échoué au coeur du désert de Gobi. Dans l'Indiana (USA), pendant qu'une coupure d'électricité paralyse toute une banlieue, Roy Neary (Richard Dreyfuss), un réparateur de cables, voit un appareil extrêmement lumineux passer au-dessus de sa voiture. A quelques lieux d'ici, des faits étranges investissent la maison d'une femme, Jillian, vivant seul avec son fils, un enfant de quatre ans environ qui disparaîtra avec l'un de ces objets lumineux non identifiés. Alors que les autorités, appuyées par l'armée, tentent d'étouffer l'affaire, Jillian et Roy ont la révélation du lieu où se déroulera la fameuse et incroyable rencontre du troisième type...>>

Ce film de Steven Spielberg m'avait beaucoup marqué la première fois que je l'avais vu. C'était sur petit écran et je n'ai pas le souvenir de l'avoir vu au cinéma. Je me rappelle surtout l'avoir vu au moins deux fois. Je tenais absolument à me le procurer parce que je sais que j'aurai plaisir à le redécouvrir et à le revoir encore et encore. Il y a trois films de Spielberg qui ont cet attrait magique sur moi: Duel (1971), La Couleur Pourpre (1985) et Rencontre du troisième type (1977). Celui-ci, je l'ai toujours perçu comme un conte pour enfants et adultes car l'histoire est finalement très belle. Elle n'est pas belliqueuse comme dans beaucoup de films de science-fiction plus ou moins bien faits où les extraterrestres viennent forcément nous envahir et nous coloniser. Bien sûr, cette option est sans doute celle qui paraît la plus plausible pour la plupart d'entre nous, dans la mesure où elle correspond davantage à l'expérience de l'homme sur toute son histoire. Quelles conséquences auraient une rencontre avec une civilisation beaucoup plus avancée que la notre, du moins technologiquement? C'est une question qui a beaucoup d'angles morts. La rencontre avec le troisième type proposée par Steven Spielberg est pour le coup beaucoup plus "idéale", même si j'ai la prudence d'y mettre des guillemets: la part de mystère et d'inconnu demeure malgré tout bien après le générique-fin. J'aime la façon dont le réalisateur amène ses histoires, notamment celle-ci, avec la fantaisie d'un éternel enfant. Sinon, la perception physique des extraterrestres qui semble influencée par Roswell me fera toujours un peu rire car je les ai imaginés et les imagine encore très différemment. La correspondance musicale entre les hommes et le vaisseau est très poétique, ajoute du rêve au rêve. John Williams signe ici une de ses partitions les plus accomplies. Autour de Richard Dreyfuss, il y a Teri Garr, François Truffaut, Melinda Dillon, Bob Balaban et, parmi d'autres, Lance Henriksen que je retrouve après Aliens, Le Retour de John Cameron.

Une scène fétiche: En toute logique, ce devrait être la scène finale, celle de la rencontre avec les quelques notes de musique si bien trouvées, mais, en réalité, la scène que j'ai toujours gardée à l'esprit et qui pour moi symbolise en quelque-sorte ce film, c'est lorsque ces objets volants entourent la maison de Jillian et son fils et que tous les appareils ménagers et autres ustensiles deviennent fous.

https://www.youtube.com/watch?v=YKGSBbX8x3A
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 15 Nov - 18:34

C'est un film merveilleux, dans le sens propre =  qui tient des merveilles. La lumière, le son stéréophonique (assez neuf pour l'époque), les effets, tout nous emmenait dans la symphonie d'une paix universelle.Very Happy Je me souviens qu'au cinéma, j'étais alors ado, que j'ai ressenti une réelle jubilation pendant toute la fin du film. Wink

Spielberg, dans une interview d'alors, s'exprimait en ces termes (de mémoire): "J'ai réalisé Rencontre du 3e type, et E.T. l'extraterrestre, avec une caméra à 1,20m du sol la plupart du temps, pour montrer le monde comme le voit un enfant et non comme le verraient les adultes. Je ne voulais surtout pas voir des militaires bardés de médailles, autour de cartes d'état-major, prendre des initiatives hasardeuses. Je ne pourrais pas, dans cet esprit, réaliser "la Guerre des Mondes", je ne le saurais pas". L'avenir a montré qu'il se trompait, puisqu'il l'a réalisé en 2005. Very Happy

Notas:
- dans Rencontre..., François Truffaut est un scientifique français, il s'exprime donc dans sa langue et un interprète qui l'accompagne permet la traduction dans la version originale. Mais dans la version française, il fallait "meubler" les dialogues où l'interprète intervient. Ce sont les rares passages où le film semble un peu bizarre, ça sonne faux.
- au cours du film, François Truffaut, en tant que scientifique, commente les travaux de Zoltan Kodaly, sur le langage des signes et la musique.
- le film est sorti en France sous ce titre, et quelques années après, sous le titre "Edition Spéciale" avec une fin plus longue où l'on voit l'intérieur du vaisseau. Very Happy
- le mont où se trouve le lieu de rendez-vous dans la dernière partie du film existe, il s'agit du Mont "Devils Tower" dans le Wyoming.

Les films d'Icare - Page 12 Usa-2011-9343


Dernière édition par steph-w le Sam 16 Nov - 2:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 15 Nov - 18:41

Ce film "Rencontre du Troisième type", je n'ai pas eu le droit de le regarder, car ma femme n'aime pas la science fiction, qu'elle trouve stupide Rolling Eyes

Par contre j'ai eu le droit de regarder E.T. l'Extra-terrestre car c'est un film "gentil", en somme pour les enfants. Hehe Ce film est également de Stephan Spielberg

Pour rappel, ce film raconte l'histoire d'Elliott, un petit garçon solitaire qui se lie d'amitié avec un extra-terrestre, baptisé E.T. abandonné sur Terre. Avec son frère et sa sœur, Elliott va le recueillir puis l'aider à reprendre contact avec ses congénères, tout en essayant de le garder caché de leur mère et du gouvernement américain. E.T. et Elliott arrivent à communiquer, et E.T. arrive même un peu à parler ("maison" qui signifie qu'il souhaite retourner avec ses congénères, le mot est récurrent dans le film). Après quelques péripéties, dont une maladie d'Elliott et de E.T., celui-ci retourne dans son vaisseau spatial et repart avec beaucoup d'émotions de part et d'autres.

Comme dans Rencontre du Troisième type, la musique, magnifique, est de John Williams.



https://www.youtube.com/watch?v=fC6fIQGoRVc
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 15 Nov - 20:53

steph-w a écrit:
- au cours du film, François Truffaut, en tant que scientifique, commente les travaux de Zoltan Kodaly, sur le langage des signes et la musique.

J'ai omis de mentionner cette scène alors que j'avais justement prévu d'en parler. A l'époque où j'avais découvert cet excellent film de Stephen Spielberg, je ne connaissais pas Zoltan Kodaly, pas même de nom, mais aujourd'hui c'est très différent, elle pourrait être ma "scène fétiche" dans la mesure où, cette année, j'ai commencé à m'intéresser de beaucoup plus près à l'oeuvre du maître hongrois.

La Tour du Diable (en français) est un monolithe naturel situé à proximité des villes de Hulett et de Sundance, dans le Nord-Est du Wyoming, aux États-Unis. Sa hauteur est de 386 mètres au-dessus des terres environnantes ; son sommet est à 1 558 m d'altitude.

E.T., je me souviens que Snoopy n'avait pas du tout aimé ce film, c'était dans le topic dédié à John Williams. Bien sûr, on peut voir ce film comme un superbe conte contenant beaucoup de tendresse et de poésie...Ah, ce vélo avec l'enfant et E.T. passant devant la lune...comment être insensible à cette image si on a conservé son âme d'enfant?
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 21 Nov - 12:24

L'aventure c'est l'aventure - Claude Lelouch: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 +

 1972

J'avais envie de voir une comédie ou plutôt revoir une comédie qui avait su me dérider à l'époque où j'avais encore très peu de poil sous le menton, avec cette crainte compréhensible que ce qui put me faire rire quarante ans (environ) plus tôt ne me soit beaucoup moins drôle aujourd'hui. Je l'avais craint avec Les Tontons Flingueurs mais je suis toujours autant sensible à l'humour de ce film que j'ai d'ailleurs revu il n'y a pas si longtemps, en ai même parlé sur ce fil de façon élogieuse. Je le fus en revanche un peu moins avec Un Poisson nommé Wanda que j'avais trouvé hilarant au cinéma, même s"il continue de m'amuser suffisamment pour ne pas regretter de me l'être procuré en DVD. J'en avais aussi parlé sur ce fil. Jusqu'ici je n'ai jamais été très réceptif au cinéma de Claude Lelouch. Un homme et une femme (1966) ne m'avait pas emballé plus que ça même si je pense que ça vaudrait le coup de le revoir avec un oeil nouveau, celui d'un homme de 55 ans qui en aurait peut-être aujourd'hui une autre appréciation...Qui sait?...J'avais néanmoins trouvé fort sympathique La bonne année (1973), le couple Lino Ventura/Françoise Fabian fonctionnant très bien, et L'itinéraire d'un enfant gâté (1988). Je pense avoir vu Le Chat et la Souris (1975) et Le Bon et les Méchants (1975), seulement voilà, je n'en garde aucun souvenir. Non, le seul film de Claude Lelouch que j'ai gardé en mémoire bien que je ne l'avais jamais revu depuis l'adolescence est L'aventure c'est l'aventure. Pourquoi celui-là plus qu'un autre? Sans aucun doute parce qu'il m'avait beaucoup plu à l'époque et aussi et surtout parce qu'il réunit des acteurs que j'ai toujours adorés et continue d'adorer. Pour moi, la première qualité de cette satire politique et sociale est son casting: Lino Ventura, Jacques Brel, Charles Denner, Aldo Maccione, Charles Gérard, histoire de ne citer que ce quintette gagnant! Participent aussi à l'aventure des réalisateurs, Yves Robert, Elie Chouraqui, Juan Luis Bunuel. C'est une grande farce qui évolue à un rythme effréné, sur des chapeaux-de-roues, avec beaucoup de verves et de bonne humeur, surfant entre les idéologies et les liasses de dollars sans le moindre scrupule, le cigare de Castro aux lèvres et les poches aussi pleines que celles d'un gros capitaliste. Voilà une bande de truands novateurs qui mettent les Al Capone, Bonnot, Emile Buisson et autres braqueurs, racketteurs, trafiquants, au rang de vieilles reliques dépassées, pour s'adonner à des aventures plus lucratives encore et d'un genre nouveau. Au-delà d'une bande de truands iconoclastes, il s'agit également d'un groupe de copains aux traits sympathiques, heureux de vivre et d'escroquer tout le monde, enlevant contre rançon Johnny Halliday et même le pape! Laughing Compositeur attitré de Claude Lelouch, Francis Lai est évidemment crédité pour la bande-son et Halliday interprète la chanson du film, notamment en entier au générique-fin.

Une scène fétiche: c'est justement celle qui n'a jamais quitté mon esprit depuis l'adolescence. Dès que l'on m'évoque L'aventure c'est l'aventure, c'est cette scène qui me revient aussitôt en mémoire:

https://www.youtube.com/watch?v=i4xeyekiVjw
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Kristian

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 21 Nov - 15:00

Cette scène avec Aldo Maccione et toute la bande restera pour l'éternité. Ptdr  Elle illustre admirablement les années 50-60. Les films d'Icare - Page 12 13150

Pour le reste, j'ai littéralement adoré La Bonne année Les films d'Icare - Page 12 333455  que je revois régulièrement avec toujours autant de plaisir, sans doute parce que l'atmosphère et les relations homme-femme correspondent à ma génération. Et puis, j'adore Ventura et Fabian. Les films d'Icare - Page 12 185465

Un poisson nommé Wanda que j'avais adoré la première fois n'a par contre pas résisté au temps Les films d'Icare - Page 12 1521897346 , alors que Les Tontons flingueurs sont définitivement entrés dans mon musée personnel du cinéma français. Les films d'Icare - Page 12 395622

[Cet adorable chien qui a accompagné toute mon enfance s'appelait Bredouille. Il ne lui manquait que la parole, parce que pour l'amour, ça fait longtemps qu'il est au paradis des canidés. ]
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 21 Nov - 20:38

A noter aussi la présence dans les deux films d'un acteur que j'admire beaucoup et qui a une voix, à mon avis, qu'on n'a pas assez utilisée: André Falcon. L'ambassadeur rançonné dans "L'aventure..." et le bijoutier pour "la Bonne Année". Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 22 Nov - 11:00

steph-w a écrit:
A noter aussi la présence dans les deux films d'un acteur que j'admire beaucoup et qui a une voix, à mon avis, qu'on n'a pas assez utilisée: André Falcon. L'ambassadeur rançonné dans "L'aventure..." et le bijoutier pour "la Bonne Année". Very Happy

Il a pourtant beaucoup joué, que ce soit pour le cinéma ou la télévision, dans pas mal de films que j'ai vus; en dehors de L'aventure c'est l'aventure, il y a effectivement La Bonne Année du même réalisateur. Il jouera dans un autre film de Claude Lelouch; Le Courage d'aimer (2005), qui serait (selon Wikipédia) sa dernière apparition au cinéma... Sinon, Sans mobile apparent (1971 - Labro), Le Silencieux (1973 - Pinoteau), Etat de Siège (1972 - Costa-Gavras), Le Serpent (1973), I Comme Icare (1979) et Mille Milliards de Dollards (1982), trois films de Verneuil et Capitaine Conan (1996) de Tavernier...Je ne cite-là que des films que j'adore dans lequel il a joué parce qu'il y en a d'autres évidemment, comme Paris Brûle-t-il? (1966 - Clément), Baisers Volés (1968 - Truffaut), etc...Il a également joué un rôle dans Le Convoi de la Peur (1977) de William Friedkin, un film que je n'ai jamais vu mais que je recherche et finirai par trouver. Il a également fait une belle carrière théâtrale pour la Comédie Française et en dehors, et il doubla des acteurs tels que Marlon Brando, Rock Hudson et Richard Burton dans plusieurs films.

https://www.youtube.com/watch?v=sVZ4neXMpbY


Il décéda le 22 juillet 2009. Ceci sera un petit hommage en son honneur. chapeau
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Kristian

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 22 Nov - 11:35

Falcon avait vraiment une superbe voix Les films d'Icare - Page 12 185465 .On en parle rarement, chez les acteurs, mais c'est pourtant fondamental. La voix est pour beaucoup dans ce que l'on appelle – à juste titre – la présence. Falcon avait une immense présence, même dans ses rôles souvent secondaires. Les films d'Icare - Page 12 395622
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 22 Nov - 12:05

La Cage aux Folles II - Edouard Molinaro Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 +

    1980

Après L'aventure c'est l'aventure de Lelouch, je continue mon périple "cinéphile" dans la légèreté de la comédie. Après une bonne dose de cinéma dramatique, il faut savoir se dérider un peu avec ce qui répond le mieux à notre humour, avec ce qui nous fait le plus rire. La Cage aux Folles II d'Edouard Molinaro me fait quasiment autant rire que le premier volet si on esquive la fameuse scène des biscottes. Ptdr La magie entre Zaza et Renato s'estompera un peu avec le troisième opus de Georges Lautner mais ce qui ne veut pas dire que je n'y trouve pas du tout mon compte, malgré tout. Un jour, j'aurai les trois volets dans ma vidéothèque, ça c'est une promesse que je me suis faite! Laughing Car même si le troisième est plus fade, les personnages ont un charme bien réel, palpable...Revenons à La Cage aux Folles II qui conserve toute la fantaisie et la truculence de la première mouture directement inspirée de la célèbre pièce de théâtre. Sur un scénario de Francis Weber, ces nouvelles péripéties de nos deux compères, si merveilleusement campés par Michel serrault et Ugo Tognazzi, intègrent avec beaucoup de burlesque et d'extravagance l'intrigue d'espionnage/contre-espionnage aux recettes qui firent le succès du premier film. Le cocktail fonctionne très bien et est propice aux situations les plus cocasses les unes que les autres. On retrouve Michel Galabru dans le rôle du député Charrier et Benny Lucke dans le rôle du domestique un peu "fofolle". Puis, interviennent de nouveaux personnages dont le chef du contre-espionnage interprété par Marcel Bozzuffi que je retrouve après Z de Costa-Gavras, Paola Borboni qui joue la mère de Renato: Elle avait notamment joué un rôle dans Vacances Romaines (1953) de William Wyler avec Audrey Hepburn et Gregory Peck. Parmi les personnages plus secondaires, il y a Glauco Onorato, un acteur que je suis sûr d'avoir vu dans un autre film sauf que je ne vois pas encore lequel, un film où il tint un rôle plus marquant. En parcourant sa filmographie certes partielle sur Wikipédia aucun titre ne m'a fait tilt. Il a bien joué dans Les Frissons de l'Angoisse/Profondo Rosso (1975) de Dario Argento mais je ne me souviens pas du tout avoir déjà vu ce film que certains considèrent comme étant le meilleur du réalisateur italien. Apparaît aussi dans La Cage aux Folles II Roberto Bisacco, un acteur qui joue également dans Fräulen Doktor (1969 - Lattuada) et Stavisky (1974 - Resnais), deux films qui m'intéressent et que je n'ai encore jamais vus. Il a aussi joué dans La Califfa avec Romy Schneider, beau film que j'ai déjà évoqué sur ce fil. La musique est, comme pour les deux autres opus, d'Ennio Morricone. Elle sait toujours autant exploiter la dérision des principaux personnages ainsi que leur tendresse et les parties plus suspens de l'intrigue.

<<Albin, plus connu sous le nom de Zaza, l'illustre star du cabaret « La Cage aux Folles », veut prouver à son amant Renato qu’il est encore sexy. Il va s’asseoir en terrasse pour séduire un homme. Un espion vient l’accoster et l’emmène dans un hôtel. Avant de mourir assassiné, il lui confie à son insu un microfilm. Zaza va devoir utiliser tout son art du déguisement pour échapper aux espions désormais à ses trousses. Ce sont des tueurs sans scrupules eux-mêmes poursuivis par le contre-espionnage français. Ils sont à la recherche de ce microfilm qui est en la possession du travesti. Débute ainsi une course-poursuite hilarante et loufoque entre tous les protagonistes.>>

Une scène fétiche: Peut-être la scène où Albin/Zaza se fait passer pour Maurice, le laveur de carreaux en la présence des agents du contre-espionnage.

https://www.youtube.com/watch?v=bGUd-dhEy_k


Dernière édition par Icare le Sam 23 Nov - 20:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 22 Nov - 18:38

J'aime quand on partage l'admiration et la sympathie ensemble. Merci Icare de rappeler la belle carrière d'A. Falcon et Kristian d'ajouter son enthousiasme sur ce comédien élégant. Very Happy
Pour nous, dans notre forum, il a participé au feuilleton Mozart, parmi une pléiade d'autres acteurs. Il était critique musical, ou journaliste je ne sais pas très bien, mais il rédigeait un papier après les Noces de Figaro. Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 28 Nov - 12:03

Antonios das Mortes - Glauber Rocha:  Very Happy  

 1969

J'ai changé complètement de registre avec un film brésilien de 1969 réalisé par Glauber Rocha sous le titre du personnage principal Antonio das Mortes interprété par un acteur que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve, Mauricio do Valle. D'ailleurs, soit dit en passant, le seul acteur dont la tête me dit quelque-chose est Hugo Carvana, mais je ne saurais dire dans quel autre film je l'ai vu. Peu importe. Avec Antonio das Mortes, contrairement à la plupart des titres que j'ai évoqués sur ce fil, le risque fut total. Je n'avais jamais vu ce film auparavant, n'en avais jamais entendu parlé ni en bien ni en mal, et Glauber Rocha est un cinéaste qui m'était jusqu'ici inconnu, tout juste le nom et encore. Il m'arrive de me procurer en dvd des films sans les avoir vus auparavant. Par exemple, je me suis procuré La Propriété c'est plus le vol d'Elio Petri, mais le risque est moindre dans la mesure où Elio Petri fait partie de mes cinéastes préférés et que de toute façon je me suis fait la promesse de voir tous ses films dans la mesure du possible. Je pourrais faire la même réflexion avec Clair de Femme de Costa-Gavras que je me suis récemment procuré. Là encore, c'est un cinéaste dont je souhaite découvrir tous ses films et en plus il y a Romy Schneider et Yves Montand dans les rôles principaux. Je suis même étonné de ne pas avoir encore vu ce film! C'est pour bientôt. J'ai beaucoup de films en attente, certains que j'ai déjà vus et ai hâte de revoir et d'autres que je vais pouvoir enfin découvrir. Donc, avec Antonio das Mortes, je me suis vraiment jeté en terre inconnue...enfin presque...mon seul repère dans le film de Rocha fut exclusivement musical...sauf que je l'ignorais avant de voir le nom du compositeur au générique-début...J'y reviens dans un instant. Ma première approche d'Antonio das Mortes qui a décroché le Prix de la mise-en-scène au Festival de Cannes en 1969, m'a laissé une impression plutôt tiède d'où une note de même température.Les films d'Icare - Page 12 231625  J'y ai d'abord vu une espèce de fable étrange et presque musicale, avec l'idée un peu trop gênante de ne pas saisir tous les éléments du récit, de n'en retenir que les grandes lignes sans les nuances...Pardon à moi-même de n'y voir pour l'instant qu'une fable farfelue, voire extravagante, prenant l'allure d'un western avec une fusillade finale qui ne manque d'ailleurs pas de grotesque. Il est dit par un critique du journal "Le Monde" qu'Antonio das Mortes est avant tout l'oeuvre d'un poète inventant une forme adaptée de son imaginaire. Ainsi, Antonio das Mortes n'est autre que le cinéaste lui-même cherchant à détruire les conventions esthétiques et morales produites par le monde qu'il combat. Je suis quand même content d'avoir pris le risque car aimer le cinéma c'est comme aimer la musique, c'est aussi savoir prendre des risques quitte parfois à en sortir déçu ou désappointé. Toutefois, j'ai l'intuition optimiste qu'une prochaine vision me permettra de mieux en saisir la poétique. Je finirai sur cet "unique repère" que j'évoquais plus haut: outre plusieurs chansons et folklores, la bande originale est signée Marlos Nobre. Ce compositeur n'est pas du tout un inconnu pour moi. J'ai déjà créé un topic en son nom sur ce forum, ici. J'ai un coffret de son oeuvre de concert et j'en aime beaucoup le contenu. D'ailleurs, les ambiances atonales avec soprano, piano, percussions qu'il développe à certains endroits du film ont un air de famille avec certaines des oeuvres du coffret. Il faudrait que je vérifie si au moins un titre (ou deux) ne proviendrait pas de la B.O., sous la forme d'une suite pour le concert comme ça se fait souvent chez les compositeurs partagés entre musique savante et appliquée. Aimant l'esthétique de ces morceaux et retrouvant un style contemporain que j'apprécie chez Nobre, j'ai aimé leur présence, plus que leur efficacité à l'image et que les scènes elles-mêmes. Perdraient-ils d'ailleurs tout leur intérêt sans elles. J'ai trouvé le personnage d'Antonio das Mortes, malgré sa forte corpulence, inexpressif.

<<L'intrigue se déroule dans une petite ville du Brésil. Antonio Das Mortes, un ex-tueur à gages, reprend ses activités lorsque le colonel Horacio lui offre une belle somme d'argent pour abattre publiquement Coreira, un homme qui commençait à un peu trop agiter les foules. Ce dernier dirige une bande de féroces paysans, les beatos, en compagnie d'un ex-esclave africain et d'une sainte de la région. La rencontre se déroule sous la forme d'un combat à mort entre les deux hommes, avec les passants comme fervents spectateurs. Quoi qu'il en soit, Antonio Das Mortes exécute Coreira à la machette sur la place publique, et décide de savourer sa victoire en allant boire. Un instituteur passant par là lui adresse des remarques et l'amène à s'interroger sur ses actes. Quand le colonel Horacio engage une troupe de criminels sanguinaires pour exterminer les déshérités, Das Mortes se lance dans une guerre sans merci contre son ancien employeur.>>

Une scène fétiche: j'ai assez bien aimé la scène où la bande de mercenaires sous la coupe d'un certain Vatta décime les paysans déshérités qui se sont réfugiés dans la montagne, les "beatos". On n'y voit progresser et tirer que les mercenaires sans nous montrer les victimes. La scène prend alors un caractère plus théâtral que filmique...comme extrait d'un opéra...sur la musique de Marlos Nobre et encore une fois, heureusement qu'elle est là.

https://www.youtube.com/watch?v=x9WRAI3jTHs


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 28 Nov - 19:47

El Mercenario/Le Mercenaire - Sergio Corbucci: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 +

 1969

Un petit retour par le western italien - parfois vulgairement appelé "western Spaghetti" - m'a fait le plus grand bien. J'ai déjà évoqué sur ce fil d'autres westerns italiens, huit pour être précis, dont trois ont été réalisés par Sergio Corbucci; Les Cruels, Le Grand Silence et Navajo Joe. El Mercenario sera donc le quatrième. IL est vrai que je n'ai encore évoqué aucun opus de Sergio Leone qui est quand même le père fondateur du genre et avait placé la barre très haut. J'ai pu lire ci et là des comparaisons de valeur entre le western italien dit "spaghetti" et le western américain, chacun y allant de sa préférence pour l'un ou l'autre. Ca m'amuse beaucoup car lorsque je regarde un film comme El Mercenario je ne pense pas du tout au western américain, genre Rio Bravo ou La Flèche Brisée, histoire de ne citer que les deux premiers exemples qui me viennent à l'esprit. C'est un tout autre univers qui puise ses sources ailleurs, pouvant aller du cinéma nippon à la bande dessinée, a d'autres références que le western hollywoodien dont je ne dis pas qu'il n'a pas été une source d'inspiration...bien sûr que si, déjà par ses décors, ses costumes, ses pistolets à la ceinture...un western américain qui finira à son tour par subir une certaine influence du western italien: Pendez-les haut et court (1968) de Ted Post ou encore Sierra Torride (1970) de Don Siegel. Ce qui est évident, hormis les décors et le contexte historique, c'est que le western italien transforma les codes du genre pour en faire des films souvent opératiques et baroques. Ce qui est d'ailleurs très attractif dans El Mercenario de Sergio Corbucci c'est un mélange de tragédie et de comédie, une ironie implacable qui égratigne avec verve et démesure la révolution et la contre-révolution, oppose le mercenaire qui ne roule que pour lui au péon idéaliste qui ne jure plus que par la révolution. La tendance est de vouloir habiller cette ironie qui renvoie tous les protagonistes et idéologies dos à dos, de cynisme, alors que le seul personnage réellement cynique de cette aventure est le mercenaire, surnommé "Le Polac" et interprété par Franco Nero. Vénal et rusé, il part du principe que l'idéalisme mène tout droit au cimetière. Le péon idéaliste qui lui tient le crachoir est Paco Roman sous les traits d'un Tony Musante qui apporte beaucoup de relief à son personnage. Le binôme improbable fonctionne pourtant très bien dans un film dynamique qui, malgré ses nombreuses scènes d'action et nombreux morts, porte une humeur festive sur toute sa longueur, qui se ressent jusque dans la musique qui chante les joies de la révolution. Le troisième personnage important du film est Curly, un des méchants de l'histoire interprété avec classe par Jack Palance. Le personnage a quelque-chose du tueur précieux, aux cheveux bouclés, tiré à quatre épingles avec une rose rouge accrochée à la poche-mouchoir de sa veste. Elle sera blanche pour une raison technique vers la dernière partie du film. Une homosexualité juste suggérée, Curly est de ces méchants qu'on oublie pas, de ceux qui apportent un magnétisme. Ses sourires et ses mimiques sont plus importants que ses paroles. Tout est dans la prestance et la gestuelle: son ultime geste est sur ce point excellent. Corbucci aime aussi le cocasse et l'insolite, comme cette scène du duel dans une arène avec un Tony Musante déguisé en clown. Il y a une dimension à la fois burlesque et picturale dans ce western qui ouvrit à l'époque un genre à l'intérieur du genre; le western Zapata, traitant avec ironie de la Révolution mexicaine. A noter la présence de la superbe Giovanna Ralli. Le tout est transcendé par une somptueuse musique d'Ennio Morricone.

<<Un mercenaire, dit le Polac, est chargé de mission au Mexique durant la révolution de 1910. Il rencontre un ouvrier mexicain, Paco Roman, qui s'est improvisé révolutionnaire. Moyennant finances, le Polac se met au service de Paco et contribue à faire de ce dernier un héros de la révolution. Mais un autre mercenaire, Curly dit "le Bouclé", à la solde de la contre-révolution, traque le binôme et tente ainsi d'enrayer l'ascension du nouveau leader de la révolution.>>

Une scène fétiche: le fameux duel dans l'arène entre Curly et Paco déguisé en clown selon les règles imposées par le Polac.

https://www.youtube.com/watch?v=yZEJZKMYmhQ
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 29 Nov - 14:09

L'assaut des jeunes loups - Phil Karlson: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 +

  1970

Voilà un retour par l'Italie à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale par un film italo-américain de Phil Karlson mettant en scène des enfants, L'assaut des jeunes loups. Pour le coup, je ne l'avais jamais vu auparavant, ne connaissais rien d'autre de ce réalisateur, né en 1908 à Chicago, dans l'Illinois et mort en 1985 à Los Angeles, en Californie. J'ai beau scruter sa filmographie, aucun titre ne m'évoque un film que je connais. Un peu comme avec Antonio das Mortes de Glauber Rocha, je me suis aventuré en terre inconnue...enfin pas complètement car je connais quand même les deux acteurs principaux; Rock Hudson et Sylva Koscina et surtout j'avais vu un extrait qui m'avait plu. Je pouvais craindre un énième film de guerre un peu mièvre et mal fait: le genre a ses chefs-d'oeuvre et j'ai la plupart d'entre eux en références dans un coin critique de ma mémoire. Eh bien, j'ai été surpris par ce film que j'ai d'abord voulu voir en version originale, c'est-à-dire en langue anglaise. J'essaierai quand même la version française la prochaine fois, parce que c'est de toute façon un film que j'aurai plaisir à revoir. Outre les rôles adultes parfaitement endossés par Rock Hudson et Sylva Koscina, sans oublier Sergio Fantoni dans celui du capitaine allemand Von Hecht, les enfants sont également très justes et crédibles dans leurs jeux respectifs, même au sein de scènes d'action plutôt bien réalisées et percutantes. Parmi ces jeunes adolescents, soucieux de se venger de la barbarie nazie qui décima leurs familles, le rôle d'Aldo, superbement interprété par Mark Colleano, est de loin le plus difficile et donc le plus intéressant. Il est celui qui n'arrivera pas à gérer la haine qu'il a en lui après l'assassinat de ses parents, laissera éclater sa folie meurtrière contre l'ennemi, sacrifiant au passage un de ses camarades. Un mélange de haine et de remords s'emparera de lui. Le jeune acteur s'en sort avec force et justesse. Néanmoins, il ne semble pas avoir fait carrière dans le cinéma suite à cette prestation. Je n'ai trouvé aucun renseignement à son sujet. La musique est à la fois présente et discrète; plutôt discrète dans ses moments de tension et de suspens, très présente lors des différentes déclinaisons de son thème principal, porteur d'une mélodie fort bien adaptée à son sujet, sifflée dans son humeur "volontaire", au cor lorsqu'elle se veut plus mélancolique et avec un choeur d'hommes lorsqu'elle se vêt de solennité, notamment sur la scène ultime. Que ne fut pas ma surprise de voir le nom d'Ennio Morricone au générique-fin!

<<En 1943, dans un petit village italien, les nazis exécutent ses habitants, la plupart adultes mais avec aussi quelques enfants et nourrissons. Dans la même période, en peu de temps d'intervalle, ils anéantissent un commando de parachutistes américains atterrissant dans la région ainsi que les maquisards venus les accueillir. Uniques survivants, le Capitaine Turner et les enfants du village (majoritairement adolescents et pré-adolescents) s'allient pour se venger et fuir le secteur. Avec le massacre de leurs parents sous leurs yeux, les enfants perdent leur innocence et forment alors un commando avec le Capitaine Turner. Une femme médecin engagée de force par la Gestapo, se retrouve incluse dans le groupe. Cette dernière fait tout son possible pour convaincre Turner d'abandonner ses projets avec les enfants, en mettant en évidence qu'ils ne doivent pas perdre le peu d'innocence qui leur reste. Mais il sera déjà trop tard, le Capitaine Américain et les enfants, rongés par la haine, mettent en place des plans d'attaques de grande ampleur, armes létales, grenades, explosifs, le tout volé à l'armée allemande) Le Capitaine Turner de l'Armée américaine a une mission à mener et les adolescents, une vengeance à assouvir...>>

Pas de scène fétiche pour le moment, plutôt un personnage fétiche, celui d'Aldo.

https://www.youtube.com/watch?v=V9BG_Pqcz9o


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 29 Nov - 17:33

Cet après-midi où je pus me laisser aller à un peu d'oisiveté, je me suis refait une séance cinéma sans quitter l'Italie ni la dure période de la Seconde Guerre Mondiale avec un film que j'ai déjà vu et évoqué sur ce fil: Achtung! Banditi! de Carlo Lizzani (1951) avec Gina Lollobrigida, Andrea Checchi, Vittorio Duse, Lamberto Maggiorani, Maria Laura Rocca, Pietro Tordi et Giuliano Montaldo qui passera à la réalisation et à qui on devra des réussites telles que Sacco et Vanzetti et Le jouet dangereux que je recherche activement. Je n'ai pas grand chose à rajouter sur ce que j'ai écrit la dernière fois si ce n'est que mon appréciation du film est déjà moins mitigée. Si le noir et blanc ne m'a jamais posé problème, j'en veux pour exemple La bête humaine de Jean Renoir, je suis mieux entré dans le sujet du film qu'il me semble utile de rappeler:

<<Le scénario s'inspire de faits réels qui se sont produits pendant la Seconde Guerre mondiale en Italie du nord. Il s'agit d'un sobre et efficace récit des aventures d'un groupe de résistants italiens originaires de Gênes dirigé par le commandant Vento. Le groupe de maquisards doit s'emparer d'une cargaison d'armes destinée à l'occupant nazi. Aidés par un comité d'ouvriers en grève conduit par un certain Marco, ceux-ci finissent par atteindre leur objectif, après plusieurs épreuves pleines de tensions et de fusillades. Les chasseurs alpins italiens, un moment hésitant, et placés devant un dilemme crucial, choisissent eux aussi d'entrer en résistance et se retournent contre les Allemands.>>

J'aime finalement bien la manière dont ce film a été réalisé, une réalisation méticuleuse lui conférant un aspect presque documentaire et donc réaliste. Il en résulte un témoignage intelligemment mené et finalement doté d'une belle dimension humaine. Le film a d'ailleurs obtenu le Prix de la réalisation "Karlovy Vary" en 1952. Mario Zafred, compositeur peu connu, même en milieu béophile, a composé une solide partition symphonique, assez caractéristique de ce que l'on pouvait composer sur un film de guerre des années 50. Plutôt mise en valeur, elle m'est sympathique dans la mesure où elle m'évoque un peu Arthur Honegger dans le style et le son, ce dernier ayant pas mal oeuvré pour le Septième Art.

Une scène fétiche: La scène où Napoleone, un des résistants, repart retrouver sa femme et son fils, lorsqu'il marche dans des zones urbaines et abîmées par la guerre et lorsqu'il s'approche de son quartier portant tous les stigmates des bombardements. J'aime cette scène même si je ne sais pas exactement pourquoi.

Achtung! Banditi! - Carlo Lizzani: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622

Il a gagné un soleil par rapport à la première vision.
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MessageSujet:    Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 5 Déc - 13:59

Charade - Stanley Donen: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622

    1963

Dire que Charade de Stanley Donen est un film que je n'avais encore jamais vu! Pourtant, des films américains de cette période-là et même plus anciens, j'en avais vus pas mal, mais pas celui-là. J'en ai toujours entendu parler, la plupart du temps en bien, ai toujours aimé la très séduisante partition musicale d'Henry Mancini avec son thème principal si bien trouvé, puis les acteurs qui m'ont toujours été familiers, ces acteurs et actrices qui ont animé le petit écran de mon enfance et adolescence; Audrey Hepburn tout d'abord qui m'avait déjà séduit dans le rôle d'une aveugle dans Seule dans la nuit de Terence Young (1967) - j'en parle sur ce fil quelques pages plus haut, Cary Grant qui me renvoie illico à plusieurs "Hitchcock" dont La mort aux trousses (1959), Walter Matthau que je retrouve après Les pirates du métro de Joseph Sargent (1974), James Coburn que j'ai hâte de retrouver dans Il était une fois la révolution de Sergio Leone (1971) et bientôt dans Les sept mercenaires de John Sturges (1960), George Kennedy, acteur d'une stature impressionnante que j'avais découvert dans Luke la main froide de Stuart Rosenberg (1967), puis L'étrangleur de Boston de Richard Fleischer (1968) et qui m'avait beaucoup touché dans un petit film britannique méconnu, La guerre des otages d'Edward Dmytryk (1975), Ned Glass, quelques acteurs français aussi, Dominique Minot, Jacques Marin et Paul Bonifas. Ce film qui surfe selon moi entre intrigue policière (sans que ça en soit complètement une), espionnage (sans que ce soit réellement le cas) et comédie morbide, sorte de cocktail incongru qui mélange un peu les genres dans un jeu du chat et de la souris, développe un formidable atout de séduction. Si je devais n'émettre qu'une seule qualité au film de Stanley Donen, je la résumerais ainsi: un immense pouvoir de séduction, un chef-d'oeuvre de séduction. Les dialogues sont séduisants, Audrey Hepburn et Cary Grant forment un couple fortement séduisant. La photographie de Charles Lang et Henri Persin est séduisante, Paris est séduisant, le scénario est exquis, la musique de Mancini, comme je l'ai déjà écrit plus haut, est séduisante. Même le grand méchant de l'histoire est séduisant...enfin bref, ce film dégage un charme irrésistible, avec une magie des mots et des réparties.

<<Regina Lampert est à Megève pour les sports d'hiver avec une amie et le fils de celle-ci. Elle a pris la décision de divorcer de son mari et elle fait justement la connaissance de Peter Joshua. À son retour à Paris, elle découvre son appartement dévasté et vidé de ses meubles et de ses animaux de compagnie. L'inspecteur Grandpierre lui apprend l'assassinat de son mari dans le train Paris-Bordeaux alors qu'il se préparait à partir vers l'Amérique du Sud. Fait troublant, on a retrouvé quatre passeports différents à son nom. En fait, Reggie ne sait rien de son mari, ni de sa famille, ni de son travail. Lors d'une cérémonie funèbre à l'église, trois hommes étranges viennent voir Lampert dans le cercueil encore ouvert, manifestement pour vérifier qu'il est réellement mort.>>

Une scène fétiche: j'en aurais plusieurs, mais à chaque fois un échange entre Hepburn et Grant, dont la scène de la douche tout habillé.

https://www.youtube.com/watch?v=hCp9I__Kuwo
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyJeu 5 Déc - 21:13

Hangover Square - John Brahm: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622

            1945

Lorsque l'on parle de Hangover Square on évoque le chef-d'oeuvre gothique de John Brahm. Personnellement, j'y vois aussi un film extrêmement musical. Tout le mécanisme de cette tragédie, parce qu'il s'agit selon moi d'une grande tragédie romantique, s'articule autour de la musique, une musique savamment composée et orchestrée par Bernard Herrmann. Elle y est très présente, autant sur le plan illustratif que comme élément du film à part entière. Le personnage central, George Harvey Bone, admirablement interprété par Laird Cregar, est un compositeur qui jouit déjà d'une certaine notoriété, auteur de symphonies et d'autres oeuvres de forme classique. Il est en train de composer un concerto pour piano. Il y place toute son énergie créatrice, jusqu'à l'obsession. Parallèlement, il est sujet à des périodes plus ou moins courtes d'absences et de pertes de mémoire provoquées par des sons ou des bruits brutaux et discordants. Lorsqu'il émerge de ces états fort inquiétants, il ne garde aucun souvenir de ce qu'il a fait ou pu faire. Néanmoins, certains détails le conduisent à penser qu'il pourrait être un meurtrier, un assassin. L'idée le terrifie. Il confie son inquiétude et ses soupçons au Docteur Allan Middleton, interprété par George Sanders. Suivant les conseils du médecin, il s'extrait temporairement de son travail de compositeur et sort en ville pour se distraire, notamment dans un cabaret où il fait la connaissance de Netta Longdon, sous les traits de la sublime Linda Darnell, une chanteuse manipulatrice, superbe garce dont il tombera amoureux et pour laquelle il composera quelques chansons. Chose incroyable, les trois acteurs de ce film connurent une fin brutale; Laird Cregar était un homme de forte corpulence qui voulait retrouver une silhouette plus fine. A l'époque de Hangover Square, il perdit 30 kilos et se fit faire une opération de l'estomac. Il mourut d'une crise cardiaque peu de temps avant la sortie du film, à l'âge de 31 ans. Linda Darnell fut brûlée vive dans un incendie alors qu'elle n'avait que 42 ans et George Sanders se suicida à l'âge de 66 ans. Ce qui m'a d'abord énormément plu dans Hangover Square c'est la façon dont c'est filmé, ce Londres un peu sombre, humide et brumeux. C'est peut-être moins exploré que dans The Lodger (1944), avec également Laird Cregar, dans le rôle de Jack l'éventreur. Il y a chez cet acteur un formidable mélange de brutalité et de tendresse, ce qui fait qu'il était parfait pour jouer la bipolarité du compositeur George Harvey Bone dans Hangover Square. Un passage intéressant du film est le rapport amoureux à sens unique entre Bone et la chanteuse de cabaret, Netta, dont il tombe amoureux, notamment lorsqu'elle entre chez lui pendant qu'il travaille sur son concerto. Elle repère un passage mélodique qu'elle aimerait qu'il joue sur le rythme d'une valse et qu'il en fasse une chanson. Le film est à l'image du concerto macabre qui le traverse et envahit l'esprit de celui qui s'évertue à le terminer, parasité par un sentiment amoureux inassouvi et piétiné par le jeu perfide d'une garce sans scrupule. Entre bipolarité, romantisme désespéré et sentiment d'une certaine malédiction, la tragédie prend la forme-même du concerto dont la note finale résonnera sous les flammes d'un chaos programmé.

<<Londres, 1899. George Bone, pianiste et compositeur classique renommé, est surmené par son travail d'écriture d'un concerto pour piano. Le compositeur est victime de fréquentes crises de pertes de mémoire qui sont provoquées à chaque fois qu'il entend des sons discordants. Pourtant un brave homme dans la vie, il se transforme en un meurtrier sadique lors de ses crises dont il ne garde aucun souvenir. Pourtant, Bone s'interroge quand il retrouve une dague ensanglantée dans sa poche et qu'il lit dans un journal le meurtre sauvage d'un antiquaire. Troublé, et sur les conseils de son ami mécène Sir Henry Chapman et de sa fille Barbara, il se rend chez un spécialiste, le Dr Allan Middleton. Ce dernier le rassure et lui conseille de réduire son travail et de se détendre. Lors d'une soirée dans un pub, il va rencontrer une chanteuse de cabaret, Netta, dont il tombe amoureux. Se rendant compte de ses qualités de compositeur, Netta va profiter de la naïveté de Bone pour l'utiliser. Elle le détourne de son travail pour qu'il lui compose des chansons, lui emprunte de l’argent et profite de ses connaissances pour l'aider dans sa carrière de chanteuse. Plus tard, Bone apprend le futur mariage de Netta avec Eddie Carstairs, un producteur de théâtre. Pris de nouveau d'une violente crise de folie, Bone étrangle Netta et transporte le corps dans les rues de Londres remplies de fêtards, pour le jeter dans un feu de joie. Ayant oublié le drame, Bone termine son concerto, et un soir le présente au public. Mais le docteur Middleton le soupçonne, il avertit Scotland Yard. Voyant la police arriver, les souvenirs de Netta et de son crime submergent Bone et plutôt que de se rendre, il met le feu à la salle et joue son concerto cerné par les flammes. >> Wikipédia

Une scène fétiche: Tout simplement la scène finale.

https://www.youtube.com/watch?v=KlRwVHlhsjU
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 13:50

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      1982

Les Misérables de Victor Hugo a connu un certain nombre d'adaptations cinématographiques, télévisuelles et théâtrales. Parmi les adaptations cinématographiques, j'en ai vu trois, la plus ancienne des trois avec Harry Baur, une deuxième avec Jean Gabin et une troisième avec Lino Ventura. C'est cette troisième adaptation que j'ai eu le grand plaisir de revoir aujourd'hui. Je ne dis pas pour l'heure qu'il s'agit de ma version préférée, même si Lino Ventura est l'acteur le mieux représenté dans ma "cinémathèque", ce qui n'est pas un hasard: j'ai toujours adoré cet acteur! Pour la télévision, il y a bien eu la version de Josée Dayan avec Gérard Depardieu mais je ne cours pas forcément après. Si jamais une chaîne la rediffuse, j'essaierai d'en profiter pour la regarder. J'ai découvert Les Misérables en noir et blanc au début de l'adolescence. Le film date de 1934 et fut réalisé par Raymond Bernard. Pour ne citer que les personnages les plus importants, Harry Baur tenait le rôle de Jean Valjean, Charles Vanel celui de Javert, Florelle celui de Fantine, la mère de Cosette, Charles Dullin le Thénardier et Marguerite Moreno la thénardier, Orane Demazis Eponine, une des deux filles Thénardier et Josseline Gael tenant le rôle de Cosette adulte. Je pense que cette version à toutes les chances d'être ma préférée des trois, à y réfléchir, peut-être parce que c'est celle que j'ai vue en premier et qu'elle est portée par une superbe musique d'Arthur Honegger. La seconde version des "Misérables" que j'ai vue a été réalisée par Jean-Paul Le Chanois (1958). Elle mit en scène Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean, Bernard Blier dans celui de Javert, Danièle Delorme dans celui de Fantine, Bourvil jouant le Thénardier et Elfriede Forin jouant la Thénardier, puis Silvia Monfort dans le rôle d'Eponine adulte et enfin Béatrice Altariba dans celui de Cosette adulte, le tout sur une musique de Georges van Parys qui ne m'avait pas spécialement marqué, contrairement à celle d'Honegger. Dans la version plus récente que j'ai revue pour la seconde fois aujourd'hui, réalisée par Robert Hossein, autour de Lino Ventura, il y a Michel Bouquet qui prête ses traits à Javert - un rôle qui lui a d'ailleurs collé un peu à la peau -, Evelyne Bouix dans celui de Fantine, Jean Carmet dans celui de Thénardier, Françoise Seigner jouant sa femme, Candice Patou, la fille Eponine et Christiane Jean prêtant ses traits lisses et gracieux à une Cosette adulte un peu effacée. Ce sont là les trois adaptations cinématographiques des "Misérables" de Victor Hugo que je souhaite posséder sur une de mes étagères. Il y a peu, j'ai pu aisément acquérir celle de Robert Hossein que je viens de revoir ce matin et je serai heureux de me procurer les deux autres. J'ai notamment repéré la version de Le Chanois avec Gabin. Ce sera intéressant pour moi de comparer les différentes prestations d'acteurs incarnant un même personnage. Outre un Jean Valjean interprétés successivement par Harry Baur, Jean Gabin et Lino Ventira, il y a Javert, d'abord par Charles Vanel, puis Bernard Blier et enfin Michel Bouquet, Thénardier par Charles Dullin, puis Bourvil et Jean Carmet. C'est un pur délice car tous sont d'excellents acteurs. Le film de Robert Hossein est mis en musique par Michel Magne avec quelques morceaux composés par André Hossein, le père du réalisateur. La partition de Magne utilise beaucoup les choeurs. Sa musique a souvent l'allure d'un requiem qui n'évite pas toujours le pathos, notamment sur des scènes de ralentis, comme la bataille sur les barricades et la mort de Jean Valjean. Ce n'est pas très grave car j'adore ce film et ce fut un bonheur de le redécouvrir.

Une scène fétiche: A y repenser, il y en aurait plusieurs: le suicide de Javert, judicieusement suggéré par la cape, le haut-de-forme et la canne déposé en bord de Seine. J'ai trouvé cette image plus poétique que morbide, ou la première rencontre entre Valjean et Cosette enfant.

https://www.youtube.com/watch?v=hWbqIQW-vVw
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Kristian

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 15:34

J'ai vu les trois versions, et préfère nettement la dernière, ne serait-ce que pour Lino Ventura, l'un de mes acteurs préférés. Les films d'Icare - Page 12 185465

Je dois dire néanmoins que ma vision est quelque peu faussée par le fait que, contrairement à la plupart des gens d'aujourd'hui, j'ai fait la connaissance des Misérables par la lecture. Dans les années 40 et 50, les hussard(e)s noirs de la république nous abreuvaient en effet de Victor Hugo en lecture et en poésie. J'ai donc entendu plusieurs fois certains passages célèbres lus par mes instituteurs/trices, avant de lire moi-même l'œuvre en morceaux choisis, comme c'était la coutume à l'époque. Puis, plus tard, pris d'une passion pour le père Hugo, j'ai lu ses œuvres complètes – à l'exception de son théâtre, dont la grandiloquence m'a toujours rebuté.

En tant que grand admirateur de ce monument de la littérature française, j'ai toujours eu le plus grand mal avec les adaptations au cinéma, quelles qu'elles soient, car, pour moi, Hugo sans le style est une mutilation. Jamais aucune œuvre de Hugo adaptée pour le cinéma et la télévision n'est – à mon avis en tout cas – arrivée à la cheville de l'original, quels que soient, par ailleurs, le génie, le talent et l'inspiration des adaptateurs, metteurs en scène et comédiens divers engagés dans ce travail.

Je ne dis pas pour autant que c'est mal, je dis que c'est impossible. Et si j'avais un conseil à donner aux amateurs, ce serait de prendre la peine – mot combien impropre en l'occurrence – de lire l'original, qui se suffit largement à lui-même, et qui, surtout, laisse le lecteur totalement libre de créer, dans son imaginaire à lui, sa propre mise en scènes et ses personnages tels qu'ils les voit. Les films d'Icare - Page 12 395622  Les films d'Icare - Page 12 395622  Les films d'Icare - Page 12 395622

Une adaptation (comme une traduction) est par définition une œuvre seconde. L'œuvre première reste l'original.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 18:57

Kristian a écrit:
J'ai vu les trois versions, et préfère nettement la dernière, ne serait-ce que pour Lino Ventura, l'un de mes acteurs préférés. Les films d'Icare - Page 12 185465

Je ne dis pas pour autant que c'est mal, je dis que c'est impossible. Et si j'avais un conseil à donner aux amateurs, ce serait de prendre la peine – mot combien impropre en l'occurrence – de lire l'original, qui se suffit largement à lui-même, et qui, surtout, laisse le lecteur totalement libre de créer, dans son imaginaire à lui, sa propre mise en scènes et ses personnages tels qu'ils les voit.

Il n'y a aucune raison selon moi d'opposer le livre au film car les deux ont leur intérêt propre. L'adaptation cinématographique m'apporte le jeu d'acteurs et d'actrices, une photographie, une musique et une mise en scène. Au contraire, le livre, grâce au talent de l'écrivain et à la force descriptive de ses mots, va me permettre d'imaginer les personnages et les différentes actions, mais c'est une autre aventure intellectuelle et émotionnelle qui n'a plus rien à voir avec le cinéma, si ce n'est celui instructuré de notre imagination. Je n'ai jamais le réflexe de comparer car je ne suis pas dans le même état d'esprit lorsque je lis un livre que lorsque je regarde un film. Par exemple, j'ai lu La bête humaine d'Emile Zola et vu l'adaptation cinématographique de Renoir. Le livre est un chef-d'oeuvre mais le film m'émeut tout autant mais d'une toute autre manière, pareil avec Le désert des tartares de Dino Buzzatti, un excellent livre mais là encore je suis tout autant séduit par le film de Valerio Zurlini qui me transportent avec ses propres atouts et caractéristiques, le jeu des acteurs et la superbe musique d'Ennio Morricone qui épouse à merveille l'immensité d'un désert si magnifiquement photographié. Dans Les Misérables de Raymond Bernard (1934), c'est la musique d'Arthur Honegger qui transcende les émotions des personnages. Si mon propre imaginaire qui peut se développer par la littérature m'est important, l'imaginaire des grands cinéastes m'est également indispensable. C'est un autre art, une expression artistique beaucoup plus collective finalement. Un film, même adapté d'un classique de la littérature, reste un film qui doit être "jugé" en tant que film, deux oeuvres différentes au bout du compte. Il existe également Les Misérables en comédie musicale et, là encore, il s'agit d'une oeuvre encore différente, peu importe que l'on aime ou pas, ce n'est pas le sujet.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 19:31

La version de Robert Hossein est sortie en deux formats: un film pour le cinéma d'environ 2h00, et, une mini-série (comme on dit actuellement) de 4 épisodes de plus d'une heure chacun pour la télévision. La série permettant d'ajouter des scènes avec des détails ignorés au cinéma. Very Happy . J'aime beaucoup le trio Ventura, Bouquet, Carmet, dont Ventura avait dit en plaisantant que le rôle ne pouvait être interprété que par Carmet parce qu'il était déjà Thénardier dans la vie, lors d'une interview pour la promotion du film. Hehe

La musique de Michel Magne fait en effet penser à un Requiem, et notamment rappelle souvent quelques accords de la Messe des Morts de Berlioz.

https://www.youtube.com/watch?v=Jn6BZO-ZM2g


Avec les versions Harry Baur, Jean Gabin, Lino Ventura, j'ajouterai dans mes préférées, une version que je n'ai vue qu'une fois et adolescent c'est celle avec Georges Géret (que j'ai toujours trouvé peu utilisé au cinéma) et réalisée pour les programmes de la jeunesse de l'ORTF par Marcel Bluwal. Very Happy
En fouillant pour illustrer, je m'aperçois qu'elle semble disponible sur Youtube:

https://www.youtube.com/watch?v=mJRZaJZm4GE



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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 19:54

DAENS - Stijn Coninx: Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622 Les films d'Icare - Page 12 395622

     1992

Daens est un film belge réalisé par Stijn Coninx en 1992 d'après le roman biographique de Louis Paul Boon: Pieter Daens of hoe in de negentiende eeuw de arbeiders van Aalst vochten tegen armoede en onrecht - (traduction approximative: Pieter Daens, ou comment au dix-neuvième siècle les travailleurs d'Alost se sont battus contre la pauvreté et l'injustice). Je n'avais jamais vu ce film auparavant ni lu le livre de Louis Paul Boon. En revanche, j'avais entendu parler d'Adolf Daens. Je connaissais un peu son histoire: "Adolf Daens, né à Alost en Belgique le 18 décembre 1839 et décédé dans la même ville le 14 juin 1907, à l'âge de 68 ans, fut un prêtre flamand catholique et une importante personnalité politique belge. Il fut très engagé dans les mouvements de progrès social, et ensuite dans la vie politique belge de la seconde moitié du XIXe siècle, cela malgré les réticences et opposition de sa hiérarchie. Un autre élément m'orienta sur le film de Stijn Coninx, c'est la très belle et émouvante musique de Dirk Brossé que je possède en cd. C'est assez récemment que j'ai trouvé le film et seulement cet après-midi que je l'ai regardé pour la première fois. J'ai été complètement captivé par l'histoire et le personnage de l'Abbé Daens si justement interprété par un acteur que je ne connaissais absolument pas jusque là; Jan Decleir. Le seul acteur que je connais vraiment mais que j'ai eu du mal à reconnaître ici - il faut dire qu'à cette époque du moins, la bourgeoisie belge aimait s'affubler de barbes ridicules Hehe - est Gérard Desarthe, comédien de théâtre qui m'avait impressionné dans Hamlet de Patrice Chéreau. Dans DAENS, il joue le rôle de l'impitoyable Charles Woeste: Le comte Charles Woeste, né à Bruxelles le 26 février 1837 et mort le 5 avril 1922 dans la même ville, un homme politique et avocat belge dont la famille est originaire d'Elberfeld (Prusse rhénane). Son père, Édouard Woeste, reçoit la naturalisation par arrêté royal du 15 janvier 1841. Un autre personnage intéressant est interprété par la très touchante Antje De Boeck. Elle joue le rôle de Nette Scholliers, jeune femme issue d'une famille nombreuse et très pauvre. Il y a quand même un autre acteur que j'ai déjà vu ailleurs. Il s'agit de Johan Leysen qui a de toute façon une filmographie impressionnante. Je pense l'avoir effectivement vu dans Les Steenfort, maîtres de l'orge de Jean-Daniel Verhaeghe, une série TV de 1996. Dans le film qui nous intéresse ici, il joue le rôle d'un personnage odieux, celui de Schmitt, un contremaître zélé et violeur, parfait larbin du grand patron.

<<Daens est l'épopée émouvante et déchirante de la vie d'un prêtre du 19ème siècle et de sa lutte acharnée contre l'église et la bourgeoisie pour améliorer le terrible et injuste sort de milliers d'ouvriers (adultes et enfants) du textile exploités par leur patron. Dans son combat contre l'injustice et le travail inhumain, il se heurte à l'ordre établi qui préfère abandonner Daens que le soutenir. En dernier recours, l'Abbé dissident crée son propre parti et est démis de son sacerdoce par le Vatican.>>

Une scène fétiche: Lorsque Daens enlève sa soutane pour aller enterrer un jeune garçon mort de façon tragique.

https://www.youtube.com/watch?v=q8xqfOCW0nk
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Kristian

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 12 EmptyVen 6 Déc - 22:11

Icare a écrit:
Il n'y a aucune raison selon moi d'opposer le livre au film car les deux ont leur intérêt propre. L'adaptation cinématographique m'apporte le jeu d'acteurs et d'actrices, une photographie, une musique et une mise en scène. Au contraire, le livre, grâce au talent de l'écrivain et à la force descriptive de ses mots, va me permettre d'imaginer les personnages et les différentes actions, mais c'est une autre aventure intellectuelle et émotionnelle qui n'a plus rien à voir avec le cinéma, si ce n'est celui instructuré de notre imagination.

Ce débat n'aura jamais de fin.

Il n'en reste pas moins que ce qui est premier, c'est le roman. Et que le reste n'est qu'une somme d'interprétations extérieures à l'auteur et d'ajouts. Et de ce point de vue-là, il n'y aura jamais photo.
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