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 Les films d'Icare

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 12 Sep - 14:00

Les Intouchables - Giuliano Montaldo  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622

Aujourd'hui, j'avais envie d'un bon polar à l'ancienne, enfin quand je dis "à l'ancienne", je visais surtout un certain cinéma des années 1970. Soit américain, soit italien. J'ai finalement opté pour un film italien avec des acteurs américains; Les Intouchables/Gli Intoccabili (1968), réalisé par Giuliano Montaldo et adapté du roman policier Candyleg de l'écrivain américain Ovid Demaris, avec John Cassavetes, Gena Rowlands, Peter Falk, Val Avery, mais aussi l'actrice suédoise Britt Ekland et brésilienne Florinda Bolkan qui a quand même beaucoup tourné pour le cinéma italien, puis aussi des acteurs italiens de la trempe de Gabriele Ferzetti, Luigi Pistilli, Salvo Randone, Margherita Guzzinati, Claudio Bava ou encore Toni Kendall de son vrai nom Luciano Stella. Il s'agit davantage d'un polar que d'un film policier dans la mesure où l'intrigue évolue au milieu des gangsters ou des mafieux. Giuliano Montaldo n'est pas du tout un spécialiste du genre, c'est, comment dire...un défi ou une sorte de défi qu'on lui avait lancé, parce qu'il était davantage catalogué comme réalisateur engagé, ce qui n'était pas pour lui déplaire, et un producteur lui demanda s"il ne voulait pas faire des films plus commerciaux, plus "grand public" et donc moins personnels. Il tenta l'expérience à deux reprises; la première avec Le Carnaval des Truands, en 1967, qui remporta l'adhésion du public - je l'ai mentionné à deux reprises sur ce topic - et la seconde avec Les Intouchables en 1968. Si je trouve que Le Carnaval des Truands a plus de charme, est plus attachant, il y a une véritable dynamique dans Les Intouchables qui commence par un générique électrique ou plutôt électrisé par un thème ultra-dissonant d'Ennio Morricone. C'est un bon polar un brin fataliste par son issue, portée aussi par une ballade du même compositeur, "La Ballata di Hank McCain" interprétée par Jackie Lynton, mais qui, pour le coup, est une ballade qui conduit au cimetière. Cette chanson-titre a une dimension fataliste, comme "La Ballade de Sacco et Vanzetti" dans un autre film de Giuliano Montaldo, Sacco et Vanzetti, bien que dans un style et une orchestration très différents. Les Intouchables scelle également la rencontre de John Cassavetes et Peter Falk alors qu'ils n'ont aucune scène en commun, début d'une très belle amitié. Ca c'est pour la petite histoire. Peu habitué de voir Peter Falk en crapule, pourtant crédible si on arrive à lui retirer l'imperméable de Columbo qui est imprimé dans notre esprit. Hehe John Cassavetes est tout simplement parfait dans la peau d'un gangster solitaire et pince-sans-rire.

<<Le clan des intouchables est une mafia locale puissante. Jack engage son père Hank McCain, qui vient de sortir de prison après douze ans, pour cambrioler un casino appartenant à la célèbre mafia. Le casse est organisé par Charlie Adamo, récemment nommé responsable des activités mafieuses de la côte Ouest. Mais apprenant qui sont les propriétaires de la cible des braqueurs, ce dernier tente alors d'empêcher l'opération. Après la mort de Jack, tué par les hommes de main d'Adamo, Hank décide d'opérer seul, assisté par sa jeune épouse Irene. Il parvient, après avoir bombardé le casino, à s'enfuir avec la recette. Aussitôt, De Marco, le patron de la mafia new-yorkaise, orchestre sa vengeance. Il engage un tueur pour persécuter et poursuivre les fuyards, Charlie et ses complices, et jusqu'à l'ancienne compagne de Hank, Rosemary...>>

https://www.youtube.com/watch?v=T1Ixp39Rbkw
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 13 Sep - 13:45

L'Ami américain - Wim Wenders Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

Je suis resté dans le domaine du polar et du film noir avec L'Ami américain, film franco-allemand réalisé par Wim Wenders en 1977. Ce fut une véritable redécouverte car je ne l'avais pas revu depuis bien longtemps. Je me souvenais bien de quelques fragments de scènes, d'une certaine atmosphère...Je ne connais pas tous les films de Wim Wenders mais il y a toujours une dimension particulièrement sombre et poétique qui m'interpelle. Il y a, par exemple, dans L'Ami américain, un plan très simple qui me plait beaucoup: lorsque le personnage interprété par Dennis Hopper, Tom Ripley, monte sur un muret, parallèle à une route, et s'éloigne tranquillement. Cette courte scène m'interpelle, je ne saurais en dire la raison si ce n'est qu'elle caractérise d'une certaine manière le "style Wenders". Il faut dire que le personnage de Tom Ripley sous les traits de Dennis Hopper m'est très étrange, voire même énigmatique. Pas forcément le plus attachant. Le plus attachant serait davantage le personnage de Jonathan Zimmermann, un encadreur d'Hambourg, marié et père d'un petit enfant qui, condamné par une leucémie et sachant que ses jours, ses heures, sont comptés, se laisse prendre dans un engrenage meurtrier en échange d'une grosse somme d'argent. S'improviser tueur-à-gages n'est pas si simple. Dans un sens, c'est potentiellement le personnage le plus attachant, mais un personnage attachant en proie à deux "mondes" effrayants, son monde intérieur, le plus intime, celui qui lui susurre chaque jour qu'il est en sursis et l'autre, celui du crime organisé donc il finira par être un de ses anges de la mort. Il est formidablement interprété par Bruno Ganz. Elsa Kreuzer joue le rôle de l'épouse de Zimmermann, Gérard Blain joue le rôle de Raoul Minot, celui qui va proposer à l'encadreur leucémique de tuer quelqu'un à Paris contre une grosse somme d'argent, puis une seconde personne dans un train, cette fois en Allemagne. Nicholas Ray tient le rôle d'un peintre nommé Derwatt, personnage secondaire mais qui confère au film une certaine présence. Il y a aussi le célèbre cinéaste que j'aime beaucoup et que j'avais eu la chance de rencontrer au Casino de Paris, Samuel Fuller, toujours avec son éternel barreau de chaise entre les lèvres, dans le rôle d'un mafieux américain. D'autres réalisateurs tinrent un rôle plus ou moins modeste dans le film de Wenders, Peter Lilienthal, qui je pense joue le rôle du premier homme à abattre à Paris, Daniel Schmid étant celui du train, puis Jean Eustache qui réalisa La maman et la putain courant 1973. Lou Castel y interprète aussi un petit rôle. En conclusion, c'est pour moi un très bon polar qui, de plus, est appuyé par un excellent thème principal du compositeur allemand Jürgen Knieper. Celui-ci a collaboré plusieurs fois avec Wim Wenders, signa notamment une somptueuse partition pour Les Ailes du Désir, un chef-d'oeuvre que je ne manquerai pas d'évoquer ici.

Synopsis:

<<Jonathan Zimmermann, encadreur et restaurateur de tableaux, vit à Hambourg avec sa femme Marianne et leur jeune fils Daniel. Depuis un certain temps, Zimmermann sait qu'il est atteint de leucémie, mais son état semble être stable. Lors d'une vente aux enchères de tableaux, Zimmermann fait la connaissance de Tom Ripley, un trafiquant de contrefaçons qui fait la navette entre New York et Hambourg. Ripley apprend la maladie de Zimmermann. Il l'apprend à son tour à l'un de ses contacts dans le milieu criminel, le français Raoul Minot. Celui-ci va proposer à Zimmermann de commettre un meurtre à Paris, en contrepartie d'une importante somme d'argent qui lui permettrait d'assurer une certaine sécurité financière à sa femme dans le cas de sa mort prématurée des suites de sa maladie. Zimmermann finit par accepter, et à partir de ce moment-là les choses se compliquent...>> (Wikipédia)

https://www.youtube.com/watch?v=8kQaeZi_U5w
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