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 Les films d'Icare

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 12 Sep - 14:00

Les Intouchables - Giuliano Montaldo  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622

Aujourd'hui, j'avais envie d'un bon polar à l'ancienne, enfin quand je dis "à l'ancienne", je visais surtout un certain cinéma des années 1970. Soit américain, soit italien. J'ai finalement opté pour un film italien avec des acteurs américains; Les Intouchables/Gli Intoccabili (1968), réalisé par Giuliano Montaldo et adapté du roman policier Candyleg de l'écrivain américain Ovid Demaris, avec John Cassavetes, Gena Rowlands, Peter Falk, Val Avery, mais aussi l'actrice suédoise Britt Ekland et brésilienne Florinda Bolkan qui a quand même beaucoup tourné pour le cinéma italien, puis aussi des acteurs italiens de la trempe de Gabriele Ferzetti, Luigi Pistilli, Salvo Randone, Margherita Guzzinati, Claudio Bava ou encore Toni Kendall de son vrai nom Luciano Stella. Il s'agit davantage d'un polar que d'un film policier dans la mesure où l'intrigue évolue au milieu des gangsters ou des mafieux. Giuliano Montaldo n'est pas du tout un spécialiste du genre, c'est, comment dire...un défi ou une sorte de défi qu'on lui avait lancé, parce qu'il était davantage catalogué comme réalisateur engagé, ce qui n'était pas pour lui déplaire, et un producteur lui demanda s"il ne voulait pas faire des films plus commerciaux, plus "grand public" et donc moins personnels. Il tenta l'expérience à deux reprises; la première avec Le Carnaval des Truands, en 1967, qui remporta l'adhésion du public - je l'ai mentionné à deux reprises sur ce topic - et la seconde avec Les Intouchables en 1968. Si je trouve que Le Carnaval des Truands a plus de charme, est plus attachant, il y a une véritable dynamique dans Les Intouchables qui commence par un générique électrique ou plutôt électrisé par un thème ultra-dissonant d'Ennio Morricone. C'est un bon polar un brin fataliste par son issue, portée aussi par une ballade du même compositeur, "La Ballata di Hank McCain" interprétée par Jackie Lynton, mais qui, pour le coup, est une ballade qui conduit au cimetière. Cette chanson-titre a une dimension fataliste, comme "La Ballade de Sacco et Vanzetti" (du même auteur) dans un autre film de Giuliano Montaldo, Sacco et Vanzetti, bien que dans un style et une orchestration très différents. Les Intouchables scelle également la rencontre entre John Cassavetes et Peter Falk alors qu'ils n'ont aucune scène en commun, début d'une très belle amitié. Ca c'est pour la petite histoire. Peu habitué de voir Peter Falk en crapule, pourtant crédible si on arrive à lui retirer l'imperméable de Columbo qui est imprimé dans notre esprit. Hehe John Cassavetes est tout simplement parfait dans la peau d'un gangster solitaire et pince-sans-rire.

<<Le clan des intouchables est une mafia locale puissante. Jack engage son père Hank McCain, qui vient de sortir de prison après douze ans, pour cambrioler un casino appartenant à la célèbre mafia. Le casse est organisé par Charlie Adamo, récemment nommé responsable des activités mafieuses de la côte Ouest. Mais apprenant qui sont les propriétaires de la cible des braqueurs, ce dernier tente alors d'empêcher l'opération. Après la mort de Jack, tué par les hommes de main d'Adamo, Hank décide d'opérer seul, assisté par sa jeune épouse Irene. Il parvient, après avoir bombardé le casino, à s'enfuir avec la recette. Aussitôt, De Marco, le patron de la mafia new-yorkaise, orchestre sa vengeance. Il engage un tueur pour persécuter et poursuivre les fuyards, Charlie et ses complices, et jusqu'à l'ancienne compagne de Hank, Rosemary...>>

Une scène fétiche: lorsque le générique-début démarre avec cette musique très dissonante, amorçant une tension stimulante qui ne quittera pas le film. Elle est dans la vidéo ci-dessous.

https://www.youtube.com/watch?v=T1Ixp39Rbkw


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 13 Sep - 13:45

L'Ami américain - Wim Wenders Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

Je suis resté dans le domaine du polar et du film noir avec L'Ami américain, film franco-allemand réalisé par Wim Wenders en 1977. Ce fut une véritable redécouverte car je ne l'avais pas revu depuis bien longtemps. Je me souvenais bien de quelques fragments de scènes, d'une certaine atmosphère...Je ne connais pas tous les films de Wim Wenders mais il y a toujours une dimension particulièrement sombre et poétique qui m'interpelle. Il y a, par exemple, dans L'Ami américain, un plan très simple qui me plait beaucoup: lorsque le personnage interprété par Dennis Hopper, Tom Ripley, monte sur un muret, parallèle à une route, et s'éloigne tranquillement. Cette courte scène m'interpelle, je ne saurais en dire la raison si ce n'est qu'elle caractérise d'une certaine manière le "style Wenders". Il faut dire que le personnage de Tom Ripley sous les traits de Dennis Hopper m'est très étrange, voire même énigmatique. Pas forcément le plus attachant. Le plus attachant serait davantage le personnage de Jonathan Zimmermann, un encadreur d'Hambourg, marié et père d'un petit enfant qui, condamné par une leucémie et sachant que ses jours, ses heures, sont comptés, se laisse prendre dans un engrenage meurtrier en échange d'une grosse somme d'argent. S'improviser tueur-à-gages n'est pas si simple. Dans un sens, c'est potentiellement le personnage le plus attachant, mais un personnage attachant en proie à deux "mondes" effrayants, son monde intérieur, le plus intime, celui qui lui susurre chaque jour qu'il est en sursis et l'autre, celui du crime organisé dont il finira par être un de ses anges de la mort. Il est formidablement interprété par Bruno Ganz. Elsa Kreuzer joue le rôle de l'épouse de Zimmermann, Gérard Blain joue le rôle de Raoul Minot, celui qui va proposer à l'encadreur leucémique de tuer quelqu'un à Paris contre une grosse somme d'argent, puis une seconde personne dans un train, cette fois en Allemagne. Nicholas Ray tient le rôle d'un peintre nommé Derwatt, personnage secondaire mais qui confère au film une certaine présence. Il y a aussi le célèbre cinéaste que j'aime beaucoup et que j'avais eu la chance de rencontrer au Casino de Paris, Samuel Fuller, toujours avec son éternel barreau de chaise entre les lèvres, dans le rôle d'un mafieux américain. D'autres réalisateurs tinrent un rôle plus ou moins modeste dans le film de Wenders, Peter Lilienthal, qui je pense joue le rôle du premier homme à abattre à Paris, Daniel Schmid étant celui du train, puis Jean Eustache qui réalisa La maman et la putain courant 1973. Lou Castel y interprète aussi un petit rôle. En conclusion, c'est pour moi un très bon polar qui, de plus, est appuyé par un excellent thème musical du compositeur allemand Jürgen Knieper. Celui-ci a collaboré plusieurs fois avec Wim Wenders, signa notamment une somptueuse partition pour Les Ailes du Désir, un chef-d'oeuvre que je ne manquerai pas d'évoquer ici.

Synopsis:

<<Jonathan Zimmermann, encadreur et restaurateur de tableaux, vit à Hambourg avec sa femme Marianne et leur jeune fils Daniel. Depuis un certain temps, Zimmermann sait qu'il est atteint de leucémie, mais son état semble être stable. Lors d'une vente aux enchères de tableaux, Zimmermann fait la connaissance de Tom Ripley, un trafiquant de contrefaçons qui fait la navette entre New York et Hambourg. Ripley apprend la maladie de Zimmermann. Il l'apprend à son tour à l'un de ses contacts dans le milieu criminel, le français Raoul Minot. Celui-ci va proposer à Zimmermann de commettre un meurtre à Paris, en contrepartie d'une importante somme d'argent qui lui permettrait d'assurer une certaine sécurité financière à sa femme dans le cas de sa mort prématurée des suites de sa maladie. Zimmermann finit par accepter, et à partir de ce moment-là les choses se compliquent...>> (Wikipédia)

Une scène fétiche: lorsque le personnage interprété par Dennis Hopper, Tom Ripley, monte sur un muret, parallèle à une route, et s'éloigne tranquillement. Cette courte scène m'interpelle, je ne saurais en dire la raison si ce n'est qu'elle caractérise d'une certaine manière le "style Wenders".

https://www.youtube.com/watch?v=8kQaeZi_U5w


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 19 Sep - 14:52

La Bande à Baader: ULI EDEL Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

J'ai fait une entorse à ma règle de départ qui consiste à revoir des films qui m'ont marqué à différents degrés au courant de mon existence et que j'ai très envie de redécouvrir. La bande à Baader, un film franco-tchéco-allemand réalisé par Uli Edel et sorti en salle le 12 novembre 2008, n'est pas de ceux-là. Il date de onze ans et je ne l'ai jamais vu. J'ai simplement été motivé par une forte intuition sur un thème qui m'intéresse de toute façon au plus haut point: j'ai toujours eu un faible pour les histoires vraies traitées au cinéma, même lorsqu'elles sont un peu romancées et même si, dans l'absolu, je m'intéresse à toutes formes de cinéma, jusqu'à la science-fiction. D'ailleurs, demain, je vais regarder un film très différent que je connais déjà depuis longtemps, un film qui m'avait bouleversé et que j'ai très envie de revoir. Non, ce n'est pas La bande à Bonnot de Philippe Fourastié (1968) que j'ai revu il y a peu et que j'ai déjà évoqué sur ce fil. Hehe La Bande à Baader est un film beaucoup plus violent, taillé dans la roche, sans aucun temps mort...Il dépasse largement les deux heures. Le film est intense, percutant, documenté, d'une efficacité redoutable. J'ai été pris à la gorge dans cette spirale de la violence...nourrie par plusieurs dégoûts de taille: la guerre du Vietnam, la visite du Shah d'Iran à Berlin, Israël et la Palestine et l'impérialisme américain. Les deux derniers sujets sont toujours d'actualité, auxquels on pourrait rajouter le Yemen et une agitation sociale très saillante...Le personnage le plus intéressant est celui d'Ulrike Meinhof, son combat intellectuel, verbal et écrit, et son glissement vers la lutte armée, le terrorisme, la violence.

<<Dans un contexte d'agitation sociale et de révolte contre la guerre du Vietnam, de jeunes militants allemands basculent dans la lutte armée au début des années 70, pendant les années de plomb. Sous la direction d'Andreas Baader (Moritz Bleibtreu) et Ulrike Meinhof (Martina Gedeck), une journaliste qui s'engage à ses côtés, le Groupe Fraction Armée Rouge commet une série d'attentats sanglants à travers l'Allemagne de l'Ouest. Face à cette guérilla révolutionnaire, le chef de police Horst Herold (Bruno Ganz) ne veut pas céder à la panique et entreprend de traquer méthodiquement les membres de la bande à Baader.>>

Johanna Wokalek joue avec beaucoup de justesse le rôle de Gudrun Ensslin, cofondatrice avec Andreas Baader de la Fraction armée rouge (RAF). J'ai vraiment été captivé par toute la mécanique du film, puis c'était l'occasion aussi de retrouver un acteur que j'adore depuis Les Ailes du Désir jusqu'à La Chute; Bruno Ganz dans le rôle d'un chef de police placide, méthodique et pragmatique. La musique est signée Peter Hinderthür mais rien en elle n'a retenu mon attention.

Une Scène fétiche: Pendant l'évasion de Baader, lorsque Ulrike Meinhof décide de sauter par la fenêtre et, par conséquent, signe son implication. Mais ce n'est peut-être pas ma scène la plus fétiche. C'est plus encore l'analyse du chef de police, Horst Herold, sur le terrorisme, voire les causes du terrorisme et les manquements des pouvoirs ne sachant les anticiper.

https://www.youtube.com/watch?v=STbdzA6oFz0


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 20 Sep - 13:53

Taxi Driver: Martin Scortese Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

Beaucoup des films que je regarde et qui font partie de mes préférés sont généralement de nature dramatique, ce qui ne veut pas dire que je suis indécrottablement hermétique à la comédie. Disons qu'elle est plus rare dans mes choix. Et tenter d'en déterminer les raisons tiendrait peut-être davantage de la psychologie qu'autre chose. Ptdr N'empêche que le film que j'ai regardé aujourd'hui est d'une très grande noirceur, ce à quoi je suis familiarisé, mais une noirceur viscérale qui peut mettre mal à l'aise: Taxi Driver, un drame psychologique américain réalisé par Martin Scorsese et sorti en salle durant l'année 1976. J'avais été complètement retourné la première fois que je l'ai vu, ce qui remonte à une bonne vingtaine d'années, voire plus. Aujourd'hui, l'impact fut moins fort et je pense même l'avoir apprécié d'une autre manière, de manière plus intellectuelle et moins viscérale. J'estime que Martin Scorsese traduit avec méthode et patience la profonde solitude du personnage principal, pour ne pas dire central car tout le film s'articule à un rythme plutôt lent autour de Travis Bickle, interprété par Robert de Niro. Travis Bickle est un jeune homme du Midwest et ancien marine. Insomniaque et solitaire, il devient chauffeur de taxi de nuit à New York. Une jungle avec ses crimes et perversions se déplie dans le rétroviseur, réveillant en lui traumatismes et obsessions. Porté par une révolte qui s'anime férocement en lui, il glisse vers l'amertume puis la déprime, avec au bout un parfum de violence de plus en plus palpable. Impossible d'imaginer que cet homme qui dégaine des armes à feu devant son miroir ne va pas finir par s'en servir... Sur le chemin de ce glissement progressif vers le chaos, plusieurs personnages croisent sa route; Betsy/Cybill Shepherd, assistante du sénateur Palantine, interprété quant à lui par Leonard Harris, un collègue de travail surnommé Sorcier - Peter Boyle - un proxénète baptisé Matthiew sous les traits d'Harvey Keitel, Tom/Albert Brooks et Iris "Facilité" Steensma, très jeune prostituée jouée par Jodie Foster.

Anecdote: À l'époque du tournage du film, la scène de la tuerie était considérée comme excessivement forte. Afin d'obtenir un classement acceptable du film par la censure, Scorsese atténua les couleurs dans cette scène, pour rendre le sang moins visible.

Une scène fétiche: Vers le début du film, un taxi dans une ville la nuit, sans dialogue, sans bruits de fond, juste les images et la superbe musique cafardeuse avec orchestre et saxophone de Bernard Herrmann.

https://www.youtube.com/watch?v=XqrzXk38PrQ


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 26 Sep - 14:08

BRUBAKER - Stuart Rosenberg:  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622

Je suis revenu à un film que j'avais beaucoup aimé à l'époque où je l'avais vu pour la première fois et dont l'intrigue se situe en milieu carcéral. Il s'agit de Brubaker, un film américain de Stuart Rosenberg (1980). En matière de films se déroulant en milieu carcéral, j'ai au moins trois belles références; Luke la main froide, également de Stuart Rosenberg (1967), A l'aube du 5ème Jour de Giuliano Montaldo (1969) et Les évadés de Frank Darabont (1994). D'ailleurs, entre Les évadés et Brubaker, un autre élément les unit, c'est la présence de Morton Freeman, même si dans le film de Rosenberg il n'a qu'un petit rôle. Brubaker est une adaptation du roman autobiographique Accomplices to the Crime: The Arkansas Prison Scandal de Tom Murton et Joe Hyams, qui a été publié en 1969. Robert Redford tient le rôle de Brubaker et campe un directeur de prison humaniste aux méthodes dérangeantes et peu orthodoxes. Il a été engagé pour réformer la prison de Wakefield et il va appliquer ses réformes avec courage et détermination, un peu seul contre tous, au grand dam de ses supérieurs hiérarchiques. Evidemment, c'est un univers très masculin et une occasion formidable de retrouver des acteurs que je connais sans toujours me rappeler de leurs noms. Il y a par exemple Yaphet Kotto qui a joué dans plusieurs films connus mais dont je me rappelle surtout dans Alien, le huitième passager de Ridley Scott (1979), Murray Hamilton que je retrouve après L'étrangleur de Boston de Richard Fleischer (1968), David Keith qui joue entre autres dans Officier et Gentleman de Taylor Hackford (1982) ainsi que Matt Clark qui tient également un rôle dans le film-culte de Norman Jewison, Dans la chaleur de la nuit (1967). Parmi les rares rôles féminins, il y a celui tenu par Jane Alexander qui a aussi joué dans Les Hommes du Président de Alan J. Pakula (1976) et Kramer contre Kramer de Robert Benton (1979), histoire de ne citer que deux des titres les plus connus. Pour en revenir au film de Stuart Rosenberg, la réalisation est carrée, percutante, elle tranche dans le vif du sujet autant que son personnage principal au charme sec et dépourvu de compromis sur ses principes. C'est un film fort et engagé sur une Amérique particulièrement répressive. Même si de ce réalisateur je nourris une préférence pour Luke la main froide, c'est un très bon film solidement mené et porté par une délicate et typée partition musicale de Lalo Schifrin, même si de lui aussi je préfère ce qu'il a composé sur Luke la main froide.

<<Un directeur de prison, soucieux d'améliorer la vie des pensionnaires de son établissement, a recours à des méthodes peu banales mais efficaces. Arrivé incognito parmi d'autres détenus à la prison de Wakefield, Henry Brubaker observe et étudie ce qui se passe autour de lui. Il découvre un monde fait de brimades, de sévices et de corruption de la part des gardiens. Après quelques jours, il révèle sa véritable identité. Il n'est autre que le nouveau directeur, nommé par le gouverneur de l'État pour procéder à d'importantes réformes. Fort de son expérience, Brubaker se propose d'assainir Wakefield, d'en extirper les multiples violences. Mais les prévôts, qui eux-mêmes purgent leur peine, ne lui facilitent pas la tâche et voient avec inquiétude leurs prérogatives disparaître. La situation s'améliore cependant…>> (Wikipédia)

Une scène fétiche: La scène finale tout simplement mais que je ne peux décrire ici pour ne pas spoiler.

https://www.youtube.com/watch?v=WXYcSrCn4BA
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 27 Sep - 12:21

12 Hommes en colère: Sidney Lumet - 1957 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

Je ne peux résister à l'envie de mettre quatre soleils pour ce merveilleux huit-clos du Septième Art que je souhaitais revoir depuis longtemps tout en repoussant de manière quasi-inexplicable l'échéance. Qui sont donc ces douze hommes en colères? Qui tiennent donc les rôles de ces douze jurés enfermés dans une pièce non climatisée un jour de canicule, avant qu'un grand orage n'éclate, là pour délibérer autour d'une table de la culpabilité ou non-culpabilité d'un jeune homme, à peine sorti de l'adolescence, qui risque la peine de mort pour avoir (ou pas) tué d'un coup de couteau en plein coeur un père violent? Il y a Henry Fonda, Martin Balsam, Lee J. Cobb, Ed Begley, E. G. Marshall, Jack Warden, John Fielder, Jack Klugman, Edwards Binns, Joseph Sweeney, George Voskovec et Robert Webber. Le critique d'un magazine connu souligne l'interprétation exemplaire de Henry Fonda dans ce film. Si je suis entièrement d'accord avec lui sur la prestation de Fonda, il me paraît injuste de ne pas mentionner les autres, notamment celle de Lee J. Cobb qui est tout aussi exemplaire. Alors évidemment, je comprends la "focalisation" sur Henri Fonda qui tient le beau rôle, celui du juré très scrupuleux qui n'est pas complètement convaincu de la culpabilité du prévenu, est traversé par un gros doute. Au début, il est seul contre tous. Au contraire, Lee J. Cobb est complètement persuadé de la culpabilité du jeune homme, même si au fur et à mesure que le film avance, des éléments plus personnels semblent entraver son jugement, il est pour le coup le juré le plus antipathique, celui qui tient le rôle le plus ingrat: son interprétation est également exemplaire. Ce qu'il faut noter c'est aussi une excellente direction d'acteurs car les mouvements de ceux-ci, au nombre de douze individus, à l'intérieur d'une pièce, devaient se faire dans une parfaite cohérence des événements et surtout des émotions diverses qui traversent les personnages, vacillant entre leurs certitudes et les doutes qui, au cours des débats, s'incrustent dans leur esprit et bousculent des préjugés fortement établis. C'est un huit-clos intensément mené, sans temps mort, qui interroge habilement sur les limites du système judiciaire américain et plus ou moins directement sur l'application de la peine de mort. Il dresse parmi les douze jurés des personnalités différentes sans tomber dans la caricature ni trop de manichéisme.

<<Après-midi caniculaire dans un tribunal de New-York. Douze jurés doivent décider du sort d'un adolescent accusé du meurtre de son père. Espérant expédier les délibérations, onze d'entre eux, convaincus qu'il a commis l'irréparable, le déclarent coupable. Un unique juré doute fortement de sa culpabilité et va tout entreprendre pour lui éviter la peine capitale. Il tentera alors de rallier à sa cause un à un les onze autres jurés.>>

Une scène fétiche: L'échange entre le juré n°9, M. McCardle, le plus âgé des jurés (Joseph Sweeney), et le juré n°4 (E. G. Marshall) à propos de la femme, principale témoin, et des traces de lunettes sur son nez...

La musique est signée Kenyon Hopkins. Je ne vais pas faire de biographie mais voici quelques renseignements tirés de Wikipédia: <<Kenyon Hopkins est un compositeur américain né en 1912 dans le Kansas (États-Unis) et mort en 1983 à Princeton (New Jersey, États-Unis). Il a été directeur musical de Paramount TV entre 1969 et 1973.>> Il a composé pour un autre film de Sidney Lumet qui s'intitule L'Homme à la peau de serpent (1959) avec Marlon Brando et Anna Magnani. Dans Douze Hommes en colère, la musique est plutôt douce au début et plus emphatique au générique-fin.

https://www.youtube.com/watch?v=h140gkJe3FM
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 27 Sep - 18:25

La Folie des Grandeurs: Gérard Oury Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

Il fallait bien que je revienne sur ce film de Gérard Oury, La Folie des Grandeurs (1971), il m'avait tellement fait rire lorsque j'étais enfant et même adolescent. J'ai pu rire jusqu'aux éclats sur plusieurs scènes cocasses. J'avais besoin d'une bonne comédie pour me dérider un peu après tant d'histoires dramatiques. Alors je me suis rappelé de cette truculente farce "made in France" et de l'effet qu'elle avait eu sur moi et sur beaucoup de gens en réalité. Au départ, il était prévu le tandem Louis De Funès/Bourvil, mais Bourvil mourut pendant que le film était en préparation. Une grande tristesse a bien sûr envahi la France entière ainsi que Gérard Oury et Louis De Funès, au point que ce dernier avait envisagé d'abandonner ce projet. Une rencontre à une réception avec Simone Signoret orienta Oury sur Yves Montand. L'idée était intéressante, mais, en même temps, cet acteur était alors associé à des sujets fort dramatiques, sortait de films comme Z et L'Aveu de Costa-Gavras et Le Cercle Rouge de Jean-Pierre Melville dont il eut justement Bourvil parmi ses partenaires, dans un rôle grave et éloigné de ce qui fit son succès. Toujours est-il que le tandem Montand/De Funès fonctionne admirablement, ce qui démontre que les grands acteurs savent s'accommoder à toutes les situations, savent les transcender en quelque-sorte. Chez Oury, il y a, au-delà d'un véritable sens de la comédie, un sens du beau, du raffinement, un sens de la perfection et de l'esthétique. Ce film est beau visuellement; par ses décors, ses costumes et ses paysages arides, provenant d'Espagne et où beaucoup de westerns italiens furent tournés. D'ailleurs, La Folie des Grandeurs a un côté "western" renforcé par un thème musical très enlevé, très "cavalcade" de Michel Polnareff qui, par sa musique, a su capter l'esprit du film, entre baroque, romantisme et espièglerie. Le film est une "transformation" comique de la pièce de théâtre Ruy Blas de Victor Hugo. C'est en y jouant le rôle de Don Salluste (interprété par De Funès dans le film) que Gérard Oury estima qu'il y avait tous les ingrédients pour en faire une comédie. Parmi les autres acteurs et actrices, il y a Alice Sapritch, Karin Schubert, Alberto de Mendoza, Jaime de Mora y Aragón qui a sa statue à Marbella en Espagne, Paul Préboist, Venantino Venantini, Gabriele Tinti... Aujourd'hui, le film de Gérard Oury ne me fait plus rire aux éclats mais il continue néanmoins de m'amuser et me divertir à un bon niveau, puis, surtout, il me met d'excellente humeur. C'est un film qui transmet de la joie et de la bonne humeur au travers d'acteurs et actrices aujourd'hui disparus...Montand, De Funès, Sapritch, Préboist...Venantini qui nous a quitté il y a presqu'un an, le 9 octobre 2018.

<<Espagne, xviie siècle, Siglo de Oro -- Don Salluste (Louis de Funès) profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour s'enrichir. Mais la reine Marie-Anne de Neubourg, qui le déteste, réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler au complot, il choisit son valet Blaze (Yves Montand), transi d'amour pour la souveraine, pour tenir le rôle du prince charmant. À force de quiproquos, il ne parvient qu'à attirer sur Blaze les faveurs de la peu avenante Doña Juana (Alice Sapritch).>> Wikipédia

Une scène fétiche: La voici en image! https://www.youtube.com/watch?v=0vxHGrce2AM
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 3 Oct - 12:27

Evil Dead: Sam Raimi  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 10321  Laughing

Je n'ai jamais été un super fan des films d'horreur, néanmoins c'est un genre auquel je n'ai jamais été réfractaire non plus, surtout lorsque j'étais jeune. Effectivement, jeune, comme beaucoup d'autres personnes de mon âge, j'aimais pénétrer une salle obscure avec l'espoir de vivre cette peur cinématographique que l'on aime ressentir parfois...Certes, je n'éprouve plus ce besoin aujourd'hui et n'ai pas spécialement envie de revoir ceux qui ont su me faire bondir d'effroi dans mon fauteuil. Il est même probable qu'ils me feraient rire pour la plupart d'entre eux. Après, tout dépend ce que l'on classe parmi les films d'horreur. Je sais que certains y incluent des films comme Alien de Ridley Scott, The Thing de John Carpenter ou encore L'Exorciste de William Friedkin, trois films que j'adore et que j'aime revoir régulièrement. Je ne les perçois pas réellement comme des films d'horreur et la "peur" qu'ils ont pu susciter en moi est plus profonde et surtout plus cérébrale, elle ne se limite pas au sursaut et à la répugnance de certaines scènes gores. Aujourd'hui, le film que j'ai revu est un pur produit du genre, celui qui m'a certainement fait le plus sursauter à l'époque avec le premier Vendredi 13. Il s'agit d'Evil Dead de Sam Raimi (1981) avec Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Richard DeManincor, Betsy Baker, Theresa Tilly et avec la voix maléfique de Sam Raimi lui-même. J'ai hésité plusieurs fois avant de me le procurer en dvd car j'ignorais totalement quel effet il aurait sur moi plus de trente ans après. L'ayant trouvé avec image restaurée et son remastérisé à prix très clément, je me suis laissé tenter. Je dirais que j'ai été partagé entre le sourire et la grimace, la fascination et le dégoût, mais dans le bon sens du terme. Que ce soit sur le plan visuel et sonore, tout est fait pour répugner, effrayer et provoquer la nausée. Les personnages possédés prennent des voix qui tapent sur le système et émettent des rires insupportables, il y a cette force invisible qui fonce au ras du sol et dont on devine la puissance destructrice, du sang qui coule à flot, d'autres matières organiques dégoûtantes, des mutilations horribles et une dynamique globale qui ne laisse que peu de répit au spectateur. Il y a aussi des scènes improbables comme dans beaucoup de films d'horreur: cette jeune femme terrorisée qui, en pleine nuit, s'enfonce dans une forêt où elle pense avoir vu quelqu'un de sa fenêtre. On peut alors partir de l'idée qu'elle est déjà sous l'emprise des forces obscures à ce moment-là, qu'elle n'est déjà plus maître d'elle-même. Ce genre d'intrigue ouvrent beaucoup de possibilités...J'aime bien comme c'est filmé, même si par moments le film prend vraiment l'allure d'une farce glauque et sanguinolente. Je m'attendais à ce que tout tombe à plat et ait mal vieilli. Pas à mes yeux en tout cas: ce film garde finalement beaucoup de son efficacité. Je suis même certain d'avoir envie de le revoir un jour. En revanche, je ne reverrai pas le premier Vendredi 13 ou alors autrement que par le dvd et juste par curiosité. La musique d'Evil Dead est signée Joseph LoDuca, compositeur américain né en 1958 à Détroit et principalement connu pour sa collaboration avec Sam Raimi. J'ai trouvé qu'elle fonctionnait bien avec ses relents d'un romantisme quelque-peu suranné, traduisant l'esquisse amoureuse entre Ash et Linda.

<<Cinq jeunes vacanciers, deux garçons, trois filles, s'installent dans un vieux chalet au coeur d'une sinistre forêt. Ils découvrent dans la cave un vieux magnétophone qui, une fois remis en état de marche, émet une incantation démoniaque, laquelle réanime des forces maléfiques, avec tout ce qu'il faut en horreur pour gâcher des vacances et pire que ça...>>

Une scène fétiche: Ce n'est pas une scène réellement fétiche mais c'est la scène qui m'a été la plus désagréable lorsque j'ai vu ce film pour la première fois: la scène du crayon enfoncé dans le pied de Linda...Elle m'avait complètement crispé dans mon fauteuil...

https://www.youtube.com/watch?v=cuaWQRa8Je0
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 3 Oct - 20:11

Qui l'a vue Mourir? - Aldo Lado  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622 +

Je n'avais pas prévu de regarder un film un jeudi après-midi, mais, en ce moment, je suis pris d'une étonnante fringale de cinéma alors que je l'avais délaissé pendant des années! D'autre-part, j'ai fait une entorse à ma règle de base. Qui l'a vue Mourir?/Chi l'ha vista Morire?, un giallo italien coécrit et réalisé par Aldo Lado (1972), est un film que je n'avais jamais vu auparavant mais dont j'avais entendu parler en bien par des amateurs du genre. Donc, lorsque je suis tombé dessus, je n'ai pas hésité une seconde. Il s'agit d'un thriller mystérieux et angoissant, beaucoup moins gore que Evil Dead de Sam Raimi mais dans un style que j'affectionne particulièrement depuis les trois premiers gialli "animaliers" de Dario Argento; L'oiseau au plumage de Cristal, Le chat à neuf queues et Quatre mouches de velours gris. L'intrigue se base tout d'abord sur l'assassinat de deux fillettes aux cheveux roux et se situe dans un Venise brumeux et pluvieux, loin du Venise "carte postale" que l'on vend dans les agences de voyage. C'est une ville que le cinéaste connaît très bien puisqu'il y a grandi. A travers son film, il nous montre même des lieux qui, enfant, lui faisaient peur, dont une grande bâtisse abandonnée devenue par la suite un grand hôtel Hilton. Personnellement, j'ai adoré ce Venise brumeux et inquiétant, sans aucun touriste, juste des personnages plus ou moins énigmatiques avec leurs ombres et leurs secrets.

<<France, Megève, 1968. Une jeune fille est assassinée, le crâne fracassé à coups de pierre, par un mystérieux individu vêtu de noir. On suppose une femme...Quatre ans plus tard, à Venise, le sculpteur Franco Serpieri vit paisiblement avec sa maîtresse. Séparé de son épouse, il reçoit fréquemment la visite de sa fille Roberta. Or un soir, celle-ci disparaît. Le lendemain, on retrouve son corps flottant dans un des canaux de la ville. La police se charge de l'enquête sans aboutir nulle part. Franco, pétri par la culpabilité car se sentant responsable de ce drame, décide de se lancer seul à la recherche du meurtrier...>>

Dans ce Venise angoissant, sur une superbe photographie de Franco di Giacomo et une musique tournoyante avec voix blanches d'Ennio Morricone qui apporte une dimension quasi-baroque au film d'Aldo Lado, c'est le plaisir de retrouver la superbe actrice suédoise Anita Strindberg entourée de George Lazenby, Adolfo Celi, Dominique Boschero, Nicoletta Elmi, José Quaglio, Alessandro Haber... Je suis content de m'être laissé tenter, d'autant plus que c'est le second film que je découvre d'Aldo Lado après La bête tue de sang-froid/Le Dernier Train de la nuit (1975), un film qui m'avait mis mal à l'aise à l'époque par des scènes de viol trop malsaines, il y a plus de vingt ans, et que je n'avais pas trop aimé. Qui l'a vue Mourir? est beaucoup plus dans mes cordes. Je sais qu'il fait déjà partie des films que j'aurai plaisir à revoir.

Une scène fétiche: La scène du marché au bord de l'eau, lors de la découverte du cadavre de la fillette jusqu'au deuil avec le petit cercueil et les fleurs, sur une sorte d'Agnus Dei très touchant.

https://www.youtube.com/watch?v=2liR6UgwAk0


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 4 Oct - 19:39


Le Couperet: Costa-Gavras Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

J'adore ce film et c'est déjà la troisième fois que je le regarde!! Au dos du dvd, il est écrit quelque-chose du genre: Grandiose et affûté comme une lame de rasoir, Le Couperet de Costa-Gavras (2005) est un percutant pamphlet trempé dans l'acide contre la société économique contemporaine, où la religion de l'argent et de la rentabilité à tout prix prédominent sur l'humain. C'est exactement cela! Costa-Gavras est l'un de mes cinéastes préférés et déjà celui qui est le mieux représenté dans la petite vidéothèque que je suis en train de me confectionner. Ce film contribue nettement à renforcer mon intérêt pour son cinéma. Ce film est particulièrement intelligent, caustique et même dérangeant...et toujours d'une grande actualité. José Garcia est magnifique et surtout criant de vérité dans son personnage de "social killer", passant avec une aisance incroyable de l'individu ordinaire et père de famille au tueur froid et, il faut le reconnaître, quelque-peu (trop) chanceux dans sa dérive meurtrière...Bien sûr, il ne s'agit pas d'approuver la stratégie morbide de Bruno Davert pour retrouver un travail du niveau de ses compétences, d'ailleurs, le cinéaste ne prend pas parti, n'essaie pas de rendre le personnage particulièrement sympathique, pas plus qu'il n'en fait un être monstrueux et exceptionnel, juste un être ordinaire qui commet l'horreur en prenant une décision exceptionnelle car extrême. C'est toute cette nuance qui l'accompagne dans une société dont la violence est évidemment d'une toute autre nature mais toute autant destructrice. En schématisant, c'est la violence d'un "système" économique profondément mercantile qui provoque la violence d'un individu qui, lui, assassine des rivaux afin de réintégrer ce "système" et de retrouver sa vie d'avant avec les siens. Autour de José Garcia, je retrouve Karin Viard après Je suis un assassin de Thomas Vincent (2004) et Ulrich Tukur qui avait déjà joué dans Amen de Costa-Gavras (2002) et qu'il retrouva en 2019 dans Adults in the Room, un film politique que je n'ai toujours pas vu. L'autre atout est une partition musicale lancinante et entêtante d'Armand Amar, en parfaite adéquation avec les obsessions de Bruno Davert.

<<Bruno Davert, quadragénaire et père de famille bien rangé, est cadre supérieur dans une usine de papier. À la suite d'une délocalisation de l'entreprise en Roumanie, il perd son emploi, après quinze ans de bons et loyaux services. Après trois ans de chômage, il ne parvient pas à réintégrer un poste. La hantise de la déchéance sociale le pousse à éliminer physiquement tous les concurrents au même poste que lui, et dont il parvient à obtenir les coordonnées par ruse.>>

Une scène-fétiche: La scène finale qui suggère (symboliquement?) un éternel recommencement...

https://www.youtube.com/watch?v=rMPh5qf7SxM
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 10 Oct - 12:43


Pluie noire - Shohei Imamura: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

<<Le 6 août 1945, les Forces Américaines larguent la première bombe atomique sur Hiroshima. (Nagasaki subira le même sort) Peu après l'explosion, une pluie noire radioactive tombe sous le fracas d'un grand orage sur les passagers d'un ferry, dont la jeune Yasuko qui se rend chez son oncle. Quinze ans plus tard, on la retrouve habitant la campagne avec son oncle et sa tante. Elle est en âge de se marier mais la rumeur se répand: elle raconte qu'elle était sur les lieux de l'horrible tragédie juste après l'explosion.>>

C'est un film qui m'avait profondément bouleversé la première fois que je l'ai vu et que j'avais très envie de revoir. Il faut dire que lorsque je l'ai vu pour la première fois, c'était dans la même période où je vivais une liaison avec une jeune Japonaise prénommée Hiroko, entre Tokyo et Paris. J'étais donc émotionnellement lié au destin de Yasuko. Pluie noire, un film japonais en noir et blanc de Shōhei Imamura (1989) et tiré du roman homonyme de Masuji Ibuse, montre dans une incroyable sobriété l'horreur qui suivit le largage de ces bombes dévastatrices, une horreur qui, même lorsqu'elle disparaît des paysages, continue de commettre sournoisement ses ravages à l'intérieur des chairs et des âmes, jusque par les rumeurs elles-mêmes. Même si les scènes de chaos, d'incendies, de brûlés agonisants et titubants, de morts flottant dans les rivières, sont humainement bouleversantes, voire insupportables, c'est le second visage de l'horreur atomique qui est la pire et la mieux montrée dans le chef-d'oeuvre d'Imamura: ce qui est le mieux illustré, en fait, c'est sa quasi-invisibilité! Le cinéaste ne se contente pas de montrer la conséquence immédiate de l'attaque nucléaire, il arrive avec autant d'intelligence à filmer l'aspect le moins "cinématographique" de la tragédie, c'est-à-dire tout ce qui va en découler sur le plan physique, moral, psychologique et affectif. Yuishi, un ancien soldat traumatisé par les combats contre les chars américains et qui devient fou dès qu'il entend le moteur d'un camion ou d'une moto, est le seul être dont Yasuko, presque résignée, pourrait partager l'existence. Les irradiés sont appelés au Japon les "hibakusha":

<<Le terme "Hibakusha" est un emprunt linguistique japonais, originalement écrit en kanji. Si le terme Hibakusha 被爆者 (hi 被 « affecté » + baku 爆 « bombe » + sha 者 « personne ») a pu être utilisé précédemment en japonais pour toute victime de bombe, sa démocratisation mondiale a conduit à une définition concernant les victimes des bombes nucléaires larguées au Japon par l'armée américaine les 6 et 9 août 1945. Les victimes des bombes nucléaires à Hiroshima et Nagasaki ayant été les premières victimes de telles armes, le terme en japonais a été repris pour les désigner spécifiquement mais définit aussi d'autres victimes de bombes nucléaires, telles que celles des essais nucléaires de Bikini, d'Algérie, du Tibet, au Kazakhstan et dans le Xinjiang, et celles d'armes à uranium appauvri, dont celle probable de Fallujah en 2004.>> (Wikipédia)

C'est Yoshiko Tanaka qui tient le rôle de Yasuko, Kazuo Kitamura, celui de son oncle maternel Shigematsu Shizuma, Etsuko Ichihara, née en janvier 1936 et qui nous quitta en début d'année 2019, dans le rôle de Shigeko Shizuma, la tante de Yasuko, et Shoichi Ozawa dans le rôle de Shokichi, un ami de la famille. Un autre élément me transporte complètement dans ce film, c'est une poignante bande originale de Toru Takemitsu avec un thème d'amour d'une grande beauté et qui, selon moi, illustre la fragilité et le besoin d'amour de Yasuko.

Une scène fétiche: Celle qui, en quelque sorte, annonce le titre du film: Yasuko, sur le ferry, recevant sur son visage une pluie aussi noire que l'encre d'un stylo-plume, d'une certaine manière la signature du démon qui nourrit la folie des hommes. Il y a aussi une phrase fétiche que je retranscris ici de mémoire: <Vaut mieux une paix injuste qu'une guerre juste>> (A une juste guerre, préférons une injuste paix)

https://www.youtube.com/watch?v=cHjozYbaXp4
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 11 Oct - 12:20

Soleil Vert: Richard Fleischer Les films d'Icare - Page 11 192556 Les films d'Icare - Page 11 192556 Les films d'Icare - Page 11 192556

Après la pluie noire, le soleil vert. Hehe Sauf que contrairement à Pluie Noire de Shohei Imamura (1989) qui traite d'un fait réel, tout abominable qui soit, Soleil Vert de Richard Fleischer (1973) est plutôt perçu comme du cinéma d'anticipation, de celui qui prédit une situation possible de l'humanité dans un avenir plus ou moins proche, un avenir que je ne souhaite évidemment jamais connaître. Et pourtant, dans le film de Fleischer, l'action se situe courant 2022, ce qui est désormais très proche. J'irai sur mes cinquante-huit ans et nous voterons un nouveau président...ou présidente...Au début, j'ai quand même été amusé par un détail: l'action est donc sensée se dérouler en 2022 et dans l'appartement du détective Frank Thorn, interprété par Charlton Heston, il y a un vieux téléviseur que celui-ci allume. Evidemment, étant contemporain de cette première moitié du vingt-et-unième siècle et étant habitué aux écrans plats et aux portables, c'est le genre de détail qui m'a, je l'avoue, un peu amusé. J'ai bien précisé "amusé", pas "gêné". D'un côté, j'avais l'impression de ne l'avoir jamais vu mais d'en avoir beaucoup entendu parler. D'un autre côté, la scène finale où Tab Fielding (Chuck Connors) tente de tuer Thorn dans l'église, avec tous ces pauvres gens à l'intérieur, m'est familière. Je l'avais déjà vue. J'en ai déduit que j'avais juste vu cette scène et sans doute quelques extraits mais jamais le film dans son entier. Aujourd'hui, ce film est de nouveau évoqué, ce qui se comprend en fonction de la conscience écologique qui se répand un peu partout dans le monde et des craintes que suscitent les changements climatiques et les prédations humaines à grande échelle. Toute la force et l'intérêt du film de Richard Fleischer réside dans l'histoire qu'il porte et qui, de plus en plus, se fait l'écho de ce qui nous inquiète et, effectivement, lorsque l'on parle de Soleil Vert, on évoque davantage un cinéma d'anticipation plutôt qu'un film de science-fiction. Classiquement réalisé et bénéficiant d'une belle distribution; outre les deux noms cités, Edward J. Robinson, Leigh Taylor-Young, Joseph Cotten, Brock Peters, Paula Kelly, ce film interroge, titille l'imagination, peu importe que le futur qu'il anticipe n'est pas exactement celui-là ni probablement pas pour 2022...chacun peut à partir de Soleil Vert se faire sa propre idée du monde qui nous attend, puisse-t-il être moins ou plus pessimiste encore. La grande force de ce film se situe là, dans son illustration d'un futur possible avec toutes les déclinaisons envisageables. Le roman homonyme de Harry Harrison d'où est tiré le film est paru en 1966. Sinon, je n'ai pas aimé la musique du tout début, lors d'un défilé d'images illustrant le monde moderne, après la révolution industrielle jusqu'à l'époque du film. Je suppose qu'elle est de Fred Myrow puisqu'il est crédité pour la bande originale.

<<New York, en 2022. Un brouillard a recouvert la surface du globe, créant un effet de serre et décimant la végétation et la plupart des espèces animales. D'un côté, il y a les nantis qui peuvent s'offrir encore de la nourriture rare et onéreuse, de l'autre, des hordes de miséreux affamés qui se nourrissent d'un produit synthétique, appelé "soleil" et rationné par le gouvernement, ce qui provoque des émeutes. Le président de la firme qui fabrique ces produits synthétiques est victime d'une mort violente. Le détective Thorn est chargé d'élucider ce meurtre qui est peut-être un assassinat.>>

Une scène fétiche: <<Face aux conclusions du comité, horrifié et désemparé, Sol ((Edward J. Robinson) qui tient ici son dernier rôle), comprend pourquoi Simonson (Joseph Cotten) a été assassiné. Il décide alors d'aller au "Foyer", endroit où l'on se fait euthanasier. Thorn arrive trop tard pour l'en empêcher mais réussit à assister aux dernières minutes de son ami : sur un immense écran, Thorn voit défiler, en écoutant un extrait du 1er mouvement de la Sixième symphonie de Beethoven (la Pastorale) les images de ce qu'était la Terre autrefois : des paysages magnifiques, la vie sauvage, la beauté de la nature. Avant de mourir, Sol lui demande de trouver la preuve que la société Soylent n'est pas ce qu'elle prétend être.>> (Wiki) Voici la scène en image:

https://www.youtube.com/watch?v=JOS8IYvMMeM
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Kristian

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 11 Oct - 14:05

De tous les films que j'ai vus dans ma longue vie, c'est sans aucun doute l'un de ceux qui ont suscité en moi le plus grand, le plus profond questionnement.Les films d'Icare - Page 11 1521897346

Le film vaut ce qu'il vaut – on aimera ou l'on aimera pas – mais le questionnement, lui, est absolument incontournable : signe que ce but spécifique, en tout cas, est atteint. Les films d'Icare - Page 11 13150

Impossible de trouver mieux que La Pastorale dans la scène de la mort douce. Les films d'Icare - Page 11 185465
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laudec

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 11 Oct - 15:08

Je n'ai pas vu ce film mais l'extrait en dit long t Les films d'Icare - Page 11 248345 pour notre belle planète Les films d'Icare - Page 11 99039
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 17 Oct - 7:43

Général Idi Amin Dada - autoportrait - Barbet Schroeder Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

(1974)

Hier soir, j'ai regardé cet étonnant documentaire de Barbet Schroeder sur celui qui se percevait comme le plus important leader d'Afrique, voire au-delà, celui qui se disait ni communiste ni capitaliste mais faisant en sorte de prendre le meilleur du capitalisme et du communisme pour en faire quelque chose de révolutionnaire et merveilleux. Le mot "révolutionnaire" revient souvent dans sa bouche. Schroeder réinvente le documentaire. Prenant Amin Dada à son propre jeu, celui-ci se pensant le chef d'orchestre, le cinéaste laisse le dictateur ougandais se dévoiler lui-même sans prendre parti, en restant le plus neutre possible. Sa mégalomanie ressortira de la plupart de ses paroles. "Tour à tour naïf et lucide, drôle et inquiétant, simple et prétentieux, illuminé ou sûr de sa force physique et de la mission qu'il doit honorer, Amin Dada n'en finissait pas d'intriguer, sinon inquiéter. Il était celui qui acclamait Hitler et faisait éliminer des milliers de personnes." Idi Amin Dada Oumee est né sous son vrai nom Idi Awo-Ongo Angoo à Koboko, entre 1923 et 1925 et mort à Djeddah (Arabie Saoudite) le 16 août 2003. Militaire et président ougandais ayant accédé au pouvoir par un coup d'état - initialement plutôt bien accueilli par la communauté internationale: les Etats-Unis et les Britanniques se sont satisfaits du renversement de son prédécesseur, Obote, dont la politique qu'ils jugèrent trop socialiste les agaçait, ils déchanteront par la suite - Dada exerce une domination absolue sur le pays entre le 25 janvier 1971 et le 11 avril 1979, sur un mandat à vie. Il aura laissé derrière lui la piteuse image d’un dictateur mégalomane, illuminé, clownesque et meurtrier. Le documentaire s'arrête sur quelques semaines de la vie du tyran et est très différent de ceux qui ont traité d'autres dictateurs dont il est la parfaite caricature, Mobutu, Bokassa..., pour ne citer que les deux premiers noms qui me viennent à l'esprit.

Pour en savoir plus sur le paranoïaque et sanguinaire Idi Amin Dada, cliquer ici Vous verrez c'est fort intéressant.

https://www.youtube.com/watch?v=rvGY2813QGs


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 18 Oct - 10:07

Le dernier roi d'Ecosse - Kevin MacDonald Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

2006

J'ai vraiment aimé ce film qui est réalisé comme un thriller, avec beaucoup d'efficacité. Je l'ai trouvé d'une grande force expressive. Forest Whitaker y interprète un Amin Dada plus vrai que nature. J'ai été réellement impressionné par sa prestation, d'autant plus que j'avais toujours en mémoire, très nettement même, l'original puisqu'avant-hier j'ai regardé l'"autoportrait" qu'en a fait Barbet Schroeder dans Général Idi Amin Dada. Je ne suis donc pas du tout étonné que Forest Whitaker ait décroché pour ce rôle plusieurs récompenses dont l'Oscar du meilleur acteur. C'était amplement mérité! James McAvoy est également très convaincant dans le rôle du jeune médecin Nicholas Garrigan qui arrive en Ouganda au moment de la prise de pouvoir par Amin Dada. Il représente la partie fictive, romancée, du film qui, certes, retrace le règne du dictateur avec certaines approximations: <<Par exemple: la façon dont le film montre le détournement de l'aéroport d'Entebbe diverge de l'événement tel qu'il s'est produit en réalité: en omettant de montrer les pirates allemands membres des "Revolutionäre Zellen/Cellules révolutionnaires" qui sont une organisation de guérilla urbaine d'extrême gauche active en Allemagne de l'Ouest durant les « années de plomb, qui conduisent l'opération de détournement mais pas les négociations, le film de Kevin MacDonald donne le sentiment que seuls des Arabes y prenaient part. En outre, le film présente Amin dada comme étant complice des pirates de l'air ; c'est en réalité le gouvernement français, avec lequel il était en bons termes, qui intervint pour lui demander d'accepter l'atterrissage de l'avion à Entebbe. Le commando ne lui permit pas de pénétrer à l'intérieur de l'avion.>> Le film est tiré du roman éponyme de Giles Foden mais a pris certaines libertés sur celui-ci dont chacun peut en trouver les détails sur la page "Wikipédia". Je trouve que la partie fictive incarnée par le jeune docteur Nicholas Garrigan se combine merveilleusement bien avec le récit "politique" qui s'articule autour du règne d'Amin Dada. Peut-on même évoquer une fusion qui fonctionne,; d'abord par une relation plus intime que dans le roman de Foden mais malgré tout plausible dans le traitement qui en est fait - le jeu très convaincant des comédiens y est pour beaucoup - puis par l'évolution (notamment psychologique) de cette relation dont on voit les fissures s'agrandir au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue. La bande originale est efficace et même émouvante par moments, ponctuée de chansons plutôt plaisantes. Elle est signée Alex Heffes, un compositeur de musique de film britannique, né le 2 septembre 1971 à Beaconsfield dans le Buckinghamshire en Angleterre.

<<1971, Nicholas Garrigan (personnage fictif), un jeune médecin écossais tout juste diplômé, débarque en Ouganda en quête d'aventures. Peu après son arrivée, alors qu'il travaille dans un hôpital de brousse, il fait la connaissance d'Idi Amin Dada qui vient de s'emparer du pouvoir par un coup d'État et qui lui propose de devenir son médecin personnel. Séduit par le charisme du chef de l'État et enthousiaste quant au destin de ce jeune pays, le jeune médecin devient rapidement confident du dictateur (son « plus proche conseiller ») et se retrouve confronté à la folie meurtrière d'Amin, sorte d'Ubu sanguinaire.>> (Wikipédia)

Une scène fétiche: Sans doute le début du film jusqu'à sa première rencontre avec Amin Dada, lorsque le jeune docteur Nicholas Garrigan est encore bercé par la joie de changer de monde et les illusions qui l'illuminent, dans le même état d'esprit que le peuple qui fête la chute d'Obote et surtout la prise de pouvoir de leur nouveau leader et des espoirs que cet événement fit naître en eux...

https://www.youtube.com/watch?v=H-PpGsDpf6k
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 24 Oct - 14:21

La Pourpre et le Noir - Jerry London: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

1983

Je suis revenu à cette dure période que fut la Seconde Guerre Mondiale avec l'occupation de Rome par les nazis. Le film s'intitule La Pourpre et le Noir, une production américano-italo-britannique solidement mais classiquement réalisée par Jerry London et adaptée du roman (éponyme?) de J.P. Gallagher. Le film est basé sur une histoire vraie, celle de Monseigneur Hugh O'Flaherty, un dignitaire du Vatican: né le 28 février 1898 et décédé le 30 octobre 1963, Hugh O'Flaherty est un homme d’Église irlandais attaché au Saint-Siège durant la Seconde Guerre mondiale et qui profita de sa position pour sauver entre 4 000 et 6 000 juifs et soldats alliés. Il est interprété avec beaucoup de force et de charisme par Gregory Peck. Son principal ennemi est Herbert Kappler, lieutenant-colonel SS, devenu en 1944 le plus haut responsable du Reichssicherheitshauptamt (RSHA) à Rome, auteur du massacre des Fosses ardéatines. Il est interprété avec beaucoup d'aplomb par Christopher Plummer. Le Pape Pie XII est interprété par le grand acteur britannique John Gielgud. Il y a d'autres acteurs relativement connus, Barbara Bouchet, Walter Gotell, Raf Vallone, l'actrice grecque Olga Karlatos et Angelo Infanti. Outre des acteurs parfaitement investis dans leurs rôles respectifs, ce film vaut principalement par son intrigue qui est fondée, je le rappelle, sur une histoire vraie, racontée et filmée de manière classique mais efficace. La Musique d'Ennio Morricone, tantôt martiale, tantôt lyrique, tantôt solennelle, est bien mise en valeur. Elle apporte un rythme et un souffle épique à l'ensemble et surtout à cette confrontation entre deux hommes qu'absolument tout oppose, le religieux face au militaire, le bruit des bottes face à l'orgue d'église: Pour la petite histoire, 14 ans après la fin de la guerre,  en 1959, l'ancien chef de la Gestapo Kappler, ce nazi si zélé, reçoit le baptême catholique en prison, administré par un prêtre, pas n'importe lequel, Monsignore Hugh O'Flaherty en personne!


<<En 1943, Rome subit les atrocités de la Gestapo sous les ordres du Colonel SS Herbert Kappler. Malgré l'officielle neutralité du Vatican, Monseigneur Hugh O'Flaherty, prêtre irlandais, va créer un énorme réseau avec l'aide de plusieurs civils, afin de cacher les juifs ainsi que des prisonniers de guerre évadés et venus chercher refuge au Vatican. Kappler fera tout pour démanteler ce réseau.>>

Une scène fétiche: La ligne blanche de démarcation peinte par les nazis afin de délimiter la frontière et donc le pouvoir du Vatican, lorsque O'Faherty défie Kappler qui, lui, n'attend qu'une seule chose; qu'il la franchisse pour pouvoir le faire éliminer par ses tireurs d'élite sans la moindre hésitation. La scène est très cinématographique et n'a sans doute aucune réalité ailleurs que dans le film de Jerry London. Elle correspond selon moi à la partie romancée du récit et symbolise le face à face entre les deux hommes. C'est justement ce qui me la rend irrésistible.

https://www.youtube.com/watch?v=qOzMuLbsBJI


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 25 Oct - 12:47

AMEN - Costa-Gavras: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

     2002

<<Durant la Seconde Guerre mondiale, un officier allemand de la SS, chimiste fournissant les camps en Zyklon B, Kurt Gerstein, cherche à alerter le Vatican du génocide dont les Juifs sont alors victimes. Riccardo Fontana, jeune jésuite conseiller auprès du nonce apostolique en poste à Berlin et dont la carrière s'annonce prometteuse, lui prête l'oreille. Ils se rendent à Rome, Riccardo pensant que le fait que son père soit très haut placé dans la hiérarchie laïque du Vatican les aidera à convaincre Pie XII de la nécessité d'une condamnation sans ambiguïté des crimes nazis à l'égard des Juifs. Mais leurs initiatives pour interrompre la Shoah ne trouveront pas d'écho auprès des hautes autorités étrangères ou religieuses...>> (Wikipédia)

J'ai tenu à placer le synopsis de ce film comme introduction à mon commentaire. On remarquera que je n'ai pas quitté la période 39-45, ni les nazis, ni le Vatican. Après La Pourpre et le Noir de Jerry London, réalisé presque vingt ans plus tôt, je retrouve sur un autre angle d'approche cette immense tragédie que fut la Seconde Guerre Mondiale et le nazisme.  Amen est un film franco-germano-roumain réalisé par Costa-Gavras, une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Le Vicaire/Der Stellvertreter de Rolf Hochhuth. Il réunit une pléiade de bons acteurs; Ulrich Tukur, Mathieu Kassovitz, Ulrich Mühe, Michel Duchaussoy. Tukur y joue le rôle de Kurt Gerstein et Kassovitz celui du jeune jésuite Riccardo Fontana, Mühe celui du médecin-commandant d'un camp de concentration - je l'ai trouvé particulièrement excellent dans son rôle de nazi cynique et presque détaché - Michel Duchaussoy interprétant le rôle du Cardinal. Il y a aussi plusieurs seconds rôles dont les visages me sont familiers. Je pense notamment à Friedrich von Thun, acteur autrichien qui joue le père de Kurt Gerstein, Hanns Zischler, Sebastian Koch et quelques autres. Comme je l'ai déjà écrit ici, sur ce topic, j'adore le cinéma de Costa-Gavras et Amen fait partie selon moi de ses belles réussites, un film coup-de-poing, solidement mis en scène et interprété. Ce film qui est un pamphlet contre l'attentisme, visant aussi bien le Vatican que les Etats-Unis, a, à sa sortie, suscité la polémique, jusqu'à son affiche qui fait fusionner la croix chrétienne et la croix gammée. Néanmoins, sa puissance pulvérise toute polémique et rend, à sa façon, hommage à ces gens qui ont su relever l'échine et refusé de dire amen à l'inacceptable, à l'épouvantable.

Une scène fétiche: C'est une scène courte mais emblématique car elle marque le temps d'une course contre la montre, celle d'un train avec des wagons vides et ouverts qui découpe les paysages: C'est le train qui conduit à la mort et que rien ne semble pouvoir ni vouloir arrêter. Cette courte scène qui revient comme un leitmotiv est appuyée par le thème musical du film composé par Armand Amar. Energique et concis, il est un compte-à-rebours et constitue avec le train le mécanisme parfaitement huilé de l'horloge diabolique nazie.

https://www.youtube.com/watch?v=MuD3SNMM4Ts
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 25 Oct - 17:57

Représailles/SS Représailles- George Pan Cosmatos: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

1973

Si j'avais découvert Amen de Costa-Gavras au cinéma, Représailles de George Pan Cosmatos, tout comme La Pourpre et le Noir de Jerry London, m'avait uniquement marqué par le biais du petit écran. Mais quel impact ce fut! Avec Représailles, j'ai de nouveau plongé dans la période de la Seconde Guerre Mondiale, toujours avec les nazis, Rome et le Vatican. Cette fois, je retrouve le lieutenant-colonel Herbert Kappler sous les traits de Richard Burton. Moins "humanisé" que dans le film de Jerry London, il affronte un autre religieux en le Père Pietro Antonelli, interprété par une autre pointure du Septième Art, Marcello Mastroianni. Le film relate l'attentat anti-nazi de Via Rasella à Rome, le 23 mars 1944, qui tua 32 soldats SS et le massacre des Fosses ardéatines où seront exécutés 335 civils italiens, le jour suivant. Le film est solidement mené et concis; d'une durée de 90 minutes. C'est d'abord cette concision et le côté très carré de la réalisation qui me plaisent. Outre une confrontation sans faille entre les deux personnages principaux, la reconstitution des faits est exemplaire et brutale dans sa forme. Il en ressort en même temps, comme dans le film de Costa-Gavras, un cuisant réquisitoire contre l'attentisme du Pape Pie XII. Tout le film est dans la rigueur militaire de la patrouille allemande qui va subir une attaque meurtrière des partisans, aux rythmes et aux bruits des bottes, tout comme la musique d'Ennio Morricone, atonale et sans aucune concession lyrique ou religieuse. Autour de Mastroianni et Burton, il y a l'acteur australien Leo McKern dans le rôle du général Kurt Maelzer, John Steiner dans l'uniforme du colonel Dollmann, Anthony Steel jouant le major Domizlaf et Delia Boccardo, une atrice italienne que je retrouve après Les Cannibales de Liliana Cavani.

<<Rome 1944, le lieutenant-colonel SS Kappler reçoit l'ordre d'exécuter 320 Italiens en représailles d'un attentat perpétré contre des soldats allemands par la Résistance romaine. Un prêtre va tenter de s'opposer à cette folie meurtrière, essayant de faire changer d'avis le lieutenant-colonel et espérant une intervention publique du pape.>>

Une scène fétiche: la scène finale que je ne dévoilerai pas, sur un échange de regards...enfin peut-être...C'est plutôt ce bruit de bottes des soldats SS qui martèlent l'asphalte dans les rues de Rome. C'est le bruit de la terreur qui rebondit sur les murs gris des maisons romaines, le bruit de l'occupation nazie avec toute l'horreur qu'elle inspire derrière les fenêtres qui l'épient...C'est vraiment la première image qui m'a marqué dans le film de Cosmatos qui n'a certes pas la réputation d'un grand réalisateur, mais s'affirme ici en solide technicien sur un sujet fort. En tout cas, j'adore comment il donne un relief de frayeur à cette patrouille SS, la manière dont elle est filmée, "sonorisée".

N'ayant pas trouvé d'extraits du film ni sa bande-annonce, la musique donne le ton et met indubitablement dans l'ambiance:

https://www.youtube.com/watch?v=hDouG1_EgZg
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 31 Oct - 14:16

FRIDA - Julie Taymor Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

     2002

Un beau film! Il m'a certes moins transporté que je l'imaginais avant de l'avoir vu, mais Frida de Julie Taymor est un beau film qui fera progressivement son chemin en moi. C'est-à-dire qu'après d'autres visions, je suis convaincu qu'il en ressortira un attachement émotionnel plus fort, peut-être même plus profond. C'est ce qui explique que je lui mets seulement deux soleils et un + pour le moment, ce qui est déjà une très bonne note selon mes propres critères. Very Happy  L'histoire de Frida Kahlo m'a toujours intéressé, même si je n'ai jamais lu le livre éponyme de Hayden Herrera. Bien sûr, ce sont ses peintures, du moins quelques-unes d'entre elles, que j'ai appréciées en premier chez elle. Sa vie? Tout au long de celle-ci, elle garde une santé fragile, souffrant de poliomyélite depuis l'âge de six ans, puis elle est victime d'un grave accident de bus qui la blessera très grièvement. Elle devra subir de nombreuses interventions chirurgicales et apprendre à vivre avec la douleur. Après l'accident, elle se forme elle-même à la peinture. En 1922, elle falsifie sa date de naissance en 7 juillet 1910, année du début de la révolution mexicaine. En 1929, elle épouse l’artiste Diego Rivera, mondialement connu pour ses peintures murales et militant communiste. Le film évoque évidemment son aventure avec Léon Trotski avant son assassinat. Salma Hayek tenait beaucoup à ce projet et campe une Frida plus vraie que nature. J'aime comme les toiles s'insèrent visuellement dans le récit filmique. Il y a dans cette façon de faire quelque-chose qui me semble assez caractéristique de l'approche de Julie Taymor bien que je connaisse encore mal son oeuvre. Alfred Molina, acteur britannique naturalisé américain et parlant couramment l'espagnol, interprète le célèbre peintre mexicain Diego Rivera et Geoffrey Rush adopte les traits de Leon Trotski. Un personnage que j'ai beaucoup aimé dans le film est Lupe Marin, l'ex-épouse de Diego Rivera. Je trouve que l'actrice napolitaine Valerio Golina l'interprète avec beaucoup de sensibilité. S'ajoute à cette biographie une bande originale de qualité signée Elliot Goldenthal, l'époux de Julie Taymor, ponctuée de très belles chansons, certaines interprétées par la formidable Chavela Vargas, chanteuse d'origine costaricienne naturalisée mexicaine, née le 17 avril 1919 au Costa Rica dans le canton de Flores et morte le 5 août 2012 à Cuernavaca, au Mexique: Elle est considérée comme une figure de proue de la musique ranchera...mais aussi Lila Downs qui, en guise de générique-fin, nous offrira une somptueuse chanson en duo avec Caetano Velosa.

<<Frida, alors étudiante et engagée dans sa première relation amoureuse, voit Diego Rivera pour la première fois dans son atelier. Peu après, Frida a un grave accident de bus qui la laisse gravement blessée à 18 ans, la colonne vertébrale brisée et la jambe fracturée en de multiples endroits. Clouée au lit, le corps et les jambes enfermées dans un plâtre, elle commence à peindre pendant sa convalescence. Quelques années après, Frida entame une relation avec Diego Rivera, qui finit par la demander en mariage ; elle dit attendre de lui « de la loyauté, sinon de la fidélité ». Diego trompe Frida à de nombreuses reprises avec des maîtresses, tandis que Frida Kahlo, bisexuelle, connaît plusieurs liaisons avec des hommes et des femmes. Les deux époux font un voyage aux États-Unis durant lequel Frida fait une fausse couche, puis apprend le décès de sa mère. Peu après, à New York, Diego Rivera réalise une fresque murale pour le Rockefeller Center, L'Homme au carrefour. Par la suite, Nelson Rockefeller tente de contraindre Rivera à supprimer un portrait de Lénine qui apparaît dans un détail de la fresque, mais Rivera, fervent communiste, refuse : la fresque est alors détruite. Quelque temps après, Cristina, la sœur de Frida, rejoint les époux dans leur maison à San Ángel et devient l'assistante de Rivera. Kahlo se rend compte que Cristina entretient une liaison avec Rivera : elle le quitte, puis sombre dans l'alcoolisme. Le couple se réconcilie lorsque Rivera demande à Kahlo d'héberger chez elle Léon Trotski, à qui le Mexique a accordé l'asile politique. Frida devient bientôt la maîtresse de Trotski. Lorsque Rivera s'en rend compte, elle doit partir pour Paris ; à son retour à Mexico, Diego demande le divorce. Peu après, Trotski est assassiné à Mexico. Diego est brièvement suspecté, puis c'est Frida qui est emprisonnée ; Diego l'aide à se faire disculper. Kahlo est peu à peu rattrapée par des problèmes de santé. Elle et Diego finissent par se remarier. Frida Kahlo meurt peu après avoir réalisé une exposition de ses tableaux à Mexico.>> (Wikipédia)

Une Scène fétiche: pas de scène fétiche en particulier, plutôt les moments de fusion entre peintures et cinéma qui apportent une forme de poésie visuelle au film de Julie Taymor...

https://www.youtube.com/watch?v=-CTM7FcY1LE


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 1 Nov - 13:57

Shakespeare in Love - John Madden: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

  1998

Voilà un film "tout feu, tout flamme" qui a été réalisé sur un rythme trépidant. Shakespeare in Love de John Madden nous renvoie en l'an 1590 dans des costumes splendides de Sandy Powell et une excellente photographie de Richard Greatrex, le tout porté par une superbe musique de Stephen Warbeck qui a reçu un Oscar bien mérité. Le thème principal est irrésistible dans sa forme la plus lyrique et porteur d'une très belle mélodie. C'est la musique de Warbeck qui, la première fois, me conduisit au film de Madden et non l'inverse, comme c'est en général le cas. J'avais terriblement envie de le revoir tant le souvenir que j'en avais gardé était fort. Pourtant, je ne suis pas trop branché sur les "love story". Le grand film romantique avec ses flots de bons sentiments n'est pas mon domaine de prédilection. Sauf que là, je suis sous le charme, complètement sous le charme de cette romance entre William Shakespeare et Viola de Lesseps. Il faut dire que le contexte théâtral y joue un rôle primordial. Ayant fait du théâtre dans ma jeunesse et Shakespeare ayant été mon auteur préféré, celui que j'aimais le plus interpréter, ce chef-d'oeuvre du cinéma américain des années 90 avait au fond tous les ingrédients de base pour m'intéresser...Et il ne m'a pas seulement intéressé, il m'a carrément captivé! Voilà un film qui correspond complètement au thème initial de ce topic: les films dont je ne me lasserai jamais de revoir et revoir encore. Les acteurs et actrices apportent beaucoup de relief à leurs personnages. Eux aussi sont fantastiques; Joseph Fiennes dans le rôle de Shakespeare et Gwyneth Paltrow dans celui de la ravissante Viola de Lesseps, mais pas seulement. Ce fut l'occasion de retrouver Geoffrey Rush après Frida de Julie Taymor, film dans lequel il interpréta le rôle de Léon Trotski. Dans Shakespeare in Love, il tient bien sûr un rôle très différent, celui du directeur de théâtre Philip Henslowe. Il y a aussi Colin Firth, Ben Affleck, Judi Dench et aussi Rupert Everett que je n'avais pas vu depuis longtemps dans un film, c'est-à-dire pas depuis Les Lunettes d'or de Giuliano Montaldo (1987) et Chronique d'une mort annoncée de Francesco Rosi (même année). Ha, j'oubliais Étrange Séduction de Paul Schrader (1990). Je garde surtout un très bon souvenir du "Montaldo", moins des deux autres que j'essaierai de revoir à l'occasion.

<<L'histoire se déroule à Londres durant l'été 1593. Le jeune poète et dramaturge William Shakespeare croule sous les dettes. Il a promis à son commanditaire, Mr Henslowe, de lui livrer rapidement une nouvelle pièce, Roméo et Ethel, la fille du pirate. En réalité, il n'en a encore que le titre. Il ressent alors le besoin de trouver une muse, capable de lui donner un nouvel élan, tant professionnel que personnel. Une jeune femme de la noblesse, Lady Viola, qui le vénère pour ses sonnets, rêve de le rencontrer et de devenir actrice, mais le théâtre est, à cette époque, formellement interdit aux femmes et de toute façon inaccessible pour une personne de son rang. Elle décide alors de se déguiser en homme et réussit à obtenir le rôle de Roméo. Shakespeare découvre rapidement la supercherie et la véritable identité de son jeune premier : il en tombe follement amoureux. Malheureusement la jeune femme est promise à un autre homme, Lord Wessex. De cet amour impossible vont naître deux des plus grandes œuvres du jeune dramaturge, "Roméo et Juliette" d'abord, "La Nuit des rois" ensuite.>> (Wikipédia)

Une scène fétiche: aucune en particulier...je suis encore trop sous l'émerveillement pour faire un "arrêt sur image"...Peut-être lors d'un prochain visionnage...

https://www.youtube.com/watch?v=B7DirIvtMYo
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 1 Nov - 19:03

Les Caprices d'un Fleuve - Bernard Giraudeau Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

1996

Il m'arrive le vendredi de regarder deux films dans la journée. Contrairement à Shakespeare in Love de John Madden qui se déroule sur un tempo plutôt rapide, un film "tout feu, tout flamme" comme je l'ai écrit ci-dessus, Les Caprices d'un Fleuve de Bernard Giraudeau évolue, quant à lui, sur un tempo très lent. Le film est servi par une excellente photographie de Jean-Marie Dreujou et une délicieuse bande originale de René-Marc Bini qui, à elle seule, est déjà une invitation au voyage et, plus encore, au rêve. Dans ce cas aussi, c'est la musique qui m'a conduit au film. Je me suis permis d'imaginer qu'avec une bande originale de cette beauté le film ne pouvait qu'être un moment merveilleux de cinéma. Je ne nie pas que ce raisonnement m'ait joué plusieurs fois des tours car un navet, même "habillé" d'une excellente musique, restera un navet: prenez le meilleur d'un Bach ou d'un Mahler, collez le sur du niais, du mauvais, le naufrage aura quand même lieu. Maintenant attention, je ne suis pas en train de dire que Les Caprices d'un Fleuve est un navet. Loin de moi cette idée! C'est un très beau film même si, à mon goût, les émotions se trouvent plus ou moins absorbées par la lenteur du récit. La caméra de Giraudeau réalisateur prend son temps et Giraudeau l'acteur prend parfois la pose. J'y ai ressenti quelque-chose d'un peu narcissique. Il contemple les lieux sublimes en même temps que le spectateur contemple son regard au coeur de ces lieux sublimes. Il y a d'ailleurs beaucoup de regards dans ce film, de belles pensées, des vers qui virevoltent comme des papillons de nuit. Autour de Bernard Giraudeau, se trouvent Richard Bohringer, Thierry Frémont, Roland Blanche, France Zobda, Aissatou Sow, Aïssata Gaye, Raoul Billerey et avec les brèves participations de Lambert Wilson, Jean-Claude Brialy, Pierre Arditi, Isabel Otero, Anna Galiena et Marie Dubois. Je vois ce film pour la troisième fois et c'est un plaisir un peu mitigé qui en ressort à chaque fois. Je suis d'un côté profondément sensible à la beauté de ce film, celle des images et de sa musique, la beauté de certains personnages aussi, notamment celui de la petite Amélie. Elle est l'élément émotionnel du film. C'est sans doute le traitement de l'histoire et une certaine lenteur de ton qui fait que je ne suis jamais complètement conquis, contrairement à ce que j'imaginais lorsque je ne connaissais que la bande-son de René-Marc Bini qui, elle également, évolue sur un rythme très lent.

<<L'action se déroule au Sénégal à l'époque de la Révolution française. Les thèmes abordés par ce film sont ceux du droit à la différence, de l'égalité des hommes selon la conception des Lumières, et de la tolérance. Nous sommes en 1787 ; parce qu'il a tué en duel un ami du roi Louis XVI, Jean-François de la Plaine (Giraudeau) est exilé à Cap Saint-Louis, un minuscule comptoir africain dont il est nommé gouverneur. Plutôt libre-penseur, il se résigne à son sort, essayant d'adoucir sa solitude au moyen de son épinette (instrument de musique de la famille des clavecins). Très loin, en France, éclate la Révolution, tandis qu'il découvre les multiples facettes de l'Afrique et de l'esclavage, l'amour de la jeune Amélie (une jeune esclave peule qui lui a été offerte) et la richesse de la différence.>> (Wikipédia)

Une scène fétiche: La voici en image! C'est la seule scène qui m'émeut en profondeur dans Les Caprices d'un Fleuve et rien que pour cette scène précisément je ne saurais me séparer de ce film.

https://www.youtube.com/watch?v=-L0lo5EA9lA
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyJeu 7 Nov - 13:32

La Rançon de la Peur - Umberto Lenzi Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622

       1974

<<Les "Poliziotteschi" sont des polars à l'italienne. Dans les années 70, l'Italie évolue dans un climat social trouble et particulièrement violent. La police et les politiciens sont corrompus, la mafia et les contrebandiers règnent en maître sur le pays. Le terrorisme, avec les Brigades Rouges et tous les autres groupes subversifs, fait planer un sentiment d'insécurité. La réponse du cinéma italien pour exprimer (et peut-être exorciser) les angoisses d'une société profondément agressée se fait sous la forme de ces polars âpres et très politiquement incorrects. Ils ont en général pour héros un flic solitaire qui décide de combattre le crime avec les mêmes armes que les voyous. Fusillades, agressions, courses poursuites, actes de violence gratuits en sont les ingrédients de base.>> Je ne suis pas un familier du "poliziottesco" même si le genre m'a toujours plus ou moins intéressé. La Rançon de la Peur d'Umberto Lenzi est celui que je connais le mieux pour l'avoir vu plusieurs fois. Ce n'est pas un "beau film" comme ceux que j'ai regardés la semaine dernière. Au contraire, c'est un film crasseux qui respire la sueur et le sang, un film ponctué de scènes violentes et sadiques, considéré comme étant le plus noir et le plus pessimiste des polars italiens. Dans un entretien, l'acteur Ray Lovelock explique que dans le "poliziottesco" la violence y est nettement grossie, exagérée, d'ailleurs La Rançon de la Peur marquerait une escalade de la violence dans le polar italien, à cette époque. Il est vrai que le psychopathe joué par le très caméléon Tomas Milian a la gâchette facile et le couteau agile, descend tout ce qui s'oppose à lui, tout ceux et celles qui le contrarient ou peuvent être un témoin gênant. Il n'a aucune pitié. C'est l'ordure parfaite dans son habit de tueur névrosé et drogué, presque une caricature de l'ordure à laquelle il est impossible d'accorder la moindre circonstance atténuante, même pas une once de pitié. Un choix qui me fait plaisir est l'emploi d'Henri Silva dans le rôle d'un flic humain mais déterminé. Malgré sa froideur légendaire, il nous offre ici un jeu sobre et subtil et c'est sur lui que se porte toute ma sympathie. Je l'avais trop souvent vu dans le rôle du méchant de service, tout ça à cause d'une gueule un peu patibulaire, il faut bien l'admettre, ce qui n'est pas du tout le cas de Tomas Milian ni de ses deux complices, Ray Lovelock avec son minois de chérubin et Gino Santercole, neveu du chanteur-auteur-interprète Adriano Celentano. Si la critique de l'époque n'a pas forcément été tendre, le film de Lenzi a connu un certain succès commercial. Le Poliziottesco, de manière plus générale, s'est trouvé un public. Certains trouveront sans doute que La Rançon de la Peur de Lenzi est un film qui a plutôt vieilli, et plutôt mal vieilli que bien vieilli...?...Sans doute sous le regard de gens bien plus jeunes que moi, c'est possible. Pas vraiment sous mon regard, même si le genre est quand même très enraciné dans son époque. En tout cas, si "vieillissement" il y a, il n'est pas un frein à mon appréciation du film, de son récit, de son intrigue, de ses acteurs et actrices - le plaisir de retrouver Anita Strindberg - ni de sa musique, percutante, obsessionnelle, qui ne passe pas inaperçue, signée Ennio Morricone. Par exemple, La Bête Humaine de Jean Renoir (1938) est un film qui a vieilli à mes yeux, néanmoins je l'aime toujours autant, bien que je le perçois avec un autre regard qui n'est plus celui que lorsque j'étais adolescent et le découvrais pour la première fois. Le cinéma qui selon moi a vieilli c'est davantage celui-là, qu'il soit français, italien, anglais ou américain, ce qui n'enlève pas toujours au charme qu'il peut dégager ni à la force dramatique que je peux lui trouver, pusse-t-il même être en noir et blanc. La Rançon de la Peur ne manque ni d'intensité ni d'efficacité.

<<Giulio Sacchi est un truand de piètre envergure mais d'une réelle dangerosité. Drogué, violent et psychotique, il n'hésite pas à tuer. Victime d’un passage à tabac par son boss, il décide de travailler en solo et de monter sa propre escroquerie : enlever la fille du patron de sa petite amie en échange d’une rançon. Aidé par deux voyous sans envergure, Sacchi compte bien récupérer l’argent et éliminer l’otage afin de laisser ni témoins ni preuves derrière lui. Il s’ensuit une longue escalade vers la violence. Parallèlement, Un flic intègre compte bien résoudre l’affaire et mettre ce dangereux criminel hors d'état de nuire.>>

Une scène fétiche: La décision du commissaire joué par Henry Silva, c'est-à-dire la scène finale du film.

https://www.youtube.com/watch?v=aehkBxo-Sds


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 11 EmptyVen 8 Nov - 14:23

Le Venin de la Peur - Lucio Fulci: Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 Les films d'Icare - Page 11 395622 +

   1971

Le Venin de la Peur est le premier film de Lucio Fulci que je regarde. Il y a longtemps que je souhaitais le voir car son synopsis m'a toujours intéressé au plus haut point, comme purent m'intéresser pour des raisons un peu similaires La Maison du Docteur Edwardes (1945) d'Alfred Hitchcock que j'ai vu une seule fois il y a bien trop longtemps, et Répulsion (1965) de Roman Polanski qui m'est encore inédit. J'ai cependant appris, pas plus tard qu'aujourd'hui, par les bonus, que Lucio Fulci s'était inspiré de ces deux films dans Le Venin de la Peur. Il y aurait notamment cette idée de caméra plongeant dans l'oeil de Catherine Deneuve dans le "Polanski" qui est reprise par l'Italien avec celui de Florinda Bolkan, l'actrice principale. Contrairement à beaucoup d'autres giallos - gialli pour faire chic  Les films d'Icare - Page 11 231625 - , malgré plusieurs scènes gores, dont deux d'entre elles pourraient provenir de peintures glauques de Francis Bacon, il y a peu de morts violentes, seulement trois et, sur les trois, une seule est montrée, celle de Julia Durer, interprétée par Anita Strindberg. Fulci égratigne trois domaines; le monde des hippies qu'il dépeint comme des dépravés se prenant pour des artistes et des anti-capitalistes pétris de contradictions, le petit monde bourgeois  austère et coincé et celui de la psychanalyse se faisant par prétention l'idiote utile des criminels. Le monde décomplexé et libertin symbolisé par Julia Durer (Anita Strindberg) et celui bourgeois et étriqué de Carol Hammond (Florinda Bolkan), aux idéaux radicalement opposés, ne sont séparés géographiquement que par une cloison. Il y a le mari de Carole, joué par Jean Sorel. Infidèle, il la trompe avec Déborah (Silvia Monti). Frustrations sexuelles et affectives, dépression progressive, la cloison qui sépare la bourgeoise de la libertine, la fille de bonne famille de la catin, la cloison qui ne suffisait pas à contenir les bruits de fêtes et de débauches, devient aussi fine que la frontière qui sépare la réalité du rêve. Avant de disparaître. C'est de toute évidence là que se trouvent les origines du drame, un meurtre imaginé et filmé comme un rêve. Le rôle de l'inspecteur principal Corvin est tenu par l'acteur britannique Stanley Baker. Son personnage à une manie très particulière qui m'a renvoyé à M le Maudit de Fritz Lang. Il siffle un air étrange, sauf que dans le film de Lang c'est le tueur qui siffle une mélodie d'Edvard Grieg, "Dans l'antre du roi de la montagne". Cet air étrange que sifflote (peut-être nerveusement) l'inspecteur, presque irritant, peut-être issu de son imagination, finit par fusionner avec la musique d'Ennio Morricone qui en a confectionné la bande originale. D'abord étrange, il devient alors entêtant.

<<Carol Hammond, fille d'un célèbre avocat, est victime d'hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la superbe Julia Durer, une actrice à la vie sulfureuse et débridée. A la mort de cette dernière, assassinée dans des conditions mystérieuses, Carole voit son monde s'effondrer et l'étau policier se refermer sur elle.>>

Une scène fétiche: de cette première vision, il y aurait cette scène cauchemardesque avec Carole et les portraits défigurés de ses proches qui évoque une toile de Francis Bacon. Bien que je ne sois pas très fan de ce peintre, j'ai aimé cette référence.

Une scène de trop: Je n'ai pas aimé celle du cauchemar où on voit une oie en carton-pâte poursuivre l'héroïne dans un lieu désert, tout droit sorti d'une toile de Salvador Dali accrochée au-dessus du lit conjugal. J'aime les toiles de ce peintre mais j'ai trouvé cette scène mal faite et non indispensable.

https://www.youtube.com/watch?v=4_TmpXn6WXA
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Aliens, le retour - John Cameron:  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622  Les films d'Icare - Page 11 395622

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Autant dire que je ne suis généralement pas un grand amateur de grosses machines hollywoodiennes d'un genre bien bourrin et d'esprit très américain, à grand coup de trompettes et de cadavres. Le plus souvent, c'est un cinéma qui m'assomme et m'ennuie. Genre Rambo et compagnie, ainsi que tous les super héros dont le nom se termine en "man", mais ça c'est une autre histoire. J'ai toujours hésité, que ce soit en DVD ou en BR, d'aller au-delà du premier Alien de Ridley Scott. C'est devenu une saga et je les ai presque tous vus sur grand écran. Néanmoins, je suis toujours fasciné par le premier volet que j'ai déjà évoqué sur ce topic, au point que je revois à chaque fois avec le même plaisir. Il s'agit de l'un de mes films de SF préférés. Je le place aisément dans mon quatuor de tête, aux côtés  de Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, The Thing de John Carpenter et THX 1138 de Georges Lucas. Ce qui me fascine dans le premier Alien, outre toutes les qualités que l'on peut trouver au film, c'est l'invulnérabilité de la créature et tout le mystère qui l'entoure. La créature est déjà un chef-d'oeuvre à elle-seule. Dans Aliens, le retour de John Cameron, le concept est très différent. La bestiole, désignée sous le terme de "xénomorphe", n'est plus invulnérable. En revanche, elle n'est plus seule dans un vaisseau, mais une bonne centaine, peut-être un millier - je n'ai pas eu le temps de les compter  Hehe -, dans une station sur la planète LV-426. Un commando ultra-entraîné est envoyé sur place avec Ellen Ripley (Sigourney Weaver) afin d'éradiquer le "problème". Dans ce nouvel épisode, les aliens tombent comme des mouches mais avec l'impression cette fois qu'ils sont invulnérables par leur nombre. Ellen Ripley se transforme peu à peu en Rambo de l'espace et, vers la fin, armée d'un courage plus dévastateur que les armes de guerre qu'elle porte en bandoulière, elle partira sauver la petite fille de l'histoire, Newt, jouée par Carrie Henn. Voilà un film qui ne manque ni de bravoure ni d'effets spéciaux, le tout emporté par une réalisation efficace et rythmé par une partition musicale de James Horner parfaitement adaptée à ce type d'action musclée et sanglante. Dans les moments les plus mystérieux et atmosphériques, elle reprend un peu les effets musicaux de Jerry Goldsmith du premier opus. J'apprécie ce lien sonore, comme un rappel... S"il ne me fascinera jamais autant qu'Alien de Ridley Scott, je suis quand même content de me l'être procuré car je sais que j'éprouverai l'envie de le revoir pour les qualités qui sont les siennes et même pour ce caractère bourrin qui, ici, m'amuse vraiment. Il y a aussi Michael Biehn, Paul Reiser, Jenette Goldstein, Lance Henriksen...

<<Après 57 ans de dérive dans l'espace, l'officier Helen Ripley, seule survivante du premier affrontement entre tout l'équipage du vaisseau Nostromo et la créature, rejoint un commando de marines surentraînés et suréquipés. Leur objectif: enquêter sur la disparition d'un groupe de colons. Malheureusement, cette fois-ci, ce ne sera pas une créature qu'ils rencontreront, mais des centaines!>>

Je n'ai pas une scène fétiche en particulier. Aucune ne s'est imprimée de manière significative dans mon esprit. Peut-être la prochaine fois...

https://www.youtube.com/watch?v=Iz_moqtIzBI


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