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 Les films d'Icare

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 7 Juin - 13:52

Les Pirates du Métro: Joseph Sargent  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Aujourd'hui, je suis resté dans le domaine du polar avec un film américain de Joseph Sargent, Les Pirates du Métro/The Taking of Pelham One Two Three (1974), un thriller haletant porté par un jazz endiablé de David Shire. La première fois que j'ai regardé ce film, j'ai été amusé par le pseudonyme des quatre malfrats, tous un peu habillés pareil, lunettes, moustaches, chapeaux et manteaux à petits carreaux: Robert Shaw tient le rôle de Monsieur Bleu, le chef du gang. Il est surtout connu pour avoir joué dans Les Dents de la Mer de Steven Spielberg, néanmoins, il a souvent été associé à des rôles de méchants et celui de Monsieur Bleu dans Les Pirates du Métro, d'un genre raffiné et un peu hautain, est probablement le plus troublant et le plus ambigu. Martin Balsam interprète Monsieur Vert, le second pirate, un acteur que j'ai déjà évoqué sur ce topic, au moins à deux reprises. Hector Elizondo est un acteur beaucoup moins connu qui interprète Monsieur Gris, le troisième pirate. Il a une filmographie assez impressionnante et pourtant je pense ne l'avoir jamais vu ailleurs, si ce n'est dans Pretty Woman (1990) de Garry Marshall, certainement le film le plus célèbre de la liste avec American Gigolo (1980) de Paul Schrader mais pas forcément ceux qui lui apportèrent son meilleur rôle. Monsieur Gris est la tête dure du quatuor. Monsieur Marron, le quatrième pirate, est interprété par Earl Hindman. Il ne marque pas ce film par sa présence, son rôle étant plutôt limité en jeu d'acteur. Je ne me souviens pas de lui non plus dans Silverado (1985) de Lawrence Kasdan. Le rôle principal est tenu par Walter Matthau dans le rôle du lieutenant de la police du métro Zachary Garber. Principalement connu pour le formidable duo qu'il composa avec Jack Lemmon, il sera fortement remarqué dans Charade (1963) de Stanley Donen.

Les Pirates du Métro: synopsis:

<<À New York, quatre hommes armés, utilisant des couleurs comme noms, prennent en otage une voiture de métro et demandent une rançon d'un million de dollars pour la libération des passagers. Le Lieutenant Zachary Garber de la police du métro de New York doit gérer cette affaire, alors qu'il doit aussi faire visiter le centre de contrôle à des visiteurs du métro de Tōkyō.>>

La petite histoire:

<<Une des dimensions intéressantes du film est l'existence de propos péjoratifs sur les femmes (plusieurs personnages masculins du film déclarent ne pas aimer voir des femmes à des postes de décision) ainsi que des propos et des actes racistes, aussi bien de la part des gangsters que des policiers et des responsables du métro new-yorkais. Il est difficile de dire s'il s'agit d'humour au second degré ou de dépréciation, mais cela reflète bien l'état d'esprit d’une partie de la société américaine au moment du tournage.>> Wikipédia.

Effectivement, le langage est cru, parfois raciste et aussi sexiste, aussi bien de la part des gangsters que des policiers et employés du métro. Tout est très cru dans ce film. Paradoxalement, c'est cette dimension très crue à tous les niveaux qui m'a plu. Même la partition jazzy a ce caractère cru et un peu dément. Ce film a justement quelque-chose de démentiel, de génialement démentiel!

https://www.youtube.com/watch?v=w71S8FR5UL4


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 13 Juin - 14:04


Liberté, mon amour!: Mauro Bolognini Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

J'ai complètement changé de registre, quitté le film noir pour revenir finalement au cinéma politique italien, mais au-delà de cela, à un authentique film de femme! Il s'intitule Liberté, mon amour! et est réalisé par Mauro Bolognini en 1975. Le rôle principal est assuré par Claudia Cardinale qui a mis toute son énergie et son coeur dans l'interprétation de cette fantastique insoumise Libera Amore Anarchia. Ainsi est son nom, parfaitement adapté à son personnage, fille d'un anarchiste Felice Valente joué, quant à lui, par Adolfo Celi. Pour argumenter sa propre histoire du fascisme, Mauro Bolognini qui est selon moi un des plus grands cinéastes italiens, construit ce film comme une farce grotesque qui se délite progressivement en tragédie. La première fois que j'avais tenté de regarder ce film, c'était dans sa langue d'origine sans sous-titrage sur la toile, et je sentais bien qu'il y avait plein d'éléments qui m'échappaient même si je comprenais assez bien le sens principal du récit. J'avais abandonné espérant pouvoir le revoir un jour avec les dialogues sous-titrés en français. Le DVD, à faible coût, m'offrit cette opportunité. Aucun espèce de regret car j'ai adoré ce film, et c'est justement toute cette construction qui conduit de la farce à la tragédie que je trouve particulièrement réussie et captivante. Par le biais du personnage transcendant et transcendé de Libera, femme en proie à une révolte permanente - par exemple, elle s'habillera de rouge le 1er mai pour défier l'ordre fasciste - incarnée par une Claudia Cardinale exaltée, en parfaite communion avec ses idées, c'est le combat incessant et l'esprit révolutionnaire qui sont portés en étendard. En accusant de manière indirecte le fascisme bureaucratique des années 70 en Italie, j'estime que Bolognini a signé un film de référence aux côtés de 1900 de Bernardo Bertolucci et Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon d'Elio Petri. Lors de la chute de Mussolini et du fascisme, beaucoup d'Italiens croient possible un nouveau monde mais la réalité sera très différente de leurs espoirs. Une petite phrase m'a beaucoup interpellé dans le film de Bolognini: "La chute de Mussolini arrivera sûrement mais ce ne sera que le début d'une révolution, pas la révolution. Une des dernières scènes du film est très intéressante sur ce point: La guerre vient de finir, les nazis sont chassés d'Italie, le régime de Mussolini s'est effondré. Libera se rend à la préfecture pour une possibilité de logement et lorsqu'elle pénètre le bureau du nouveau responsable, elle reconnaît, sous les traits du militaire et acteur Philippe Leroy, le Chef de police fasciste Franco Testa alors qu'elle l'imaginait, par rapport aux crimes qu'il a commis, en prison ou fusillé. La musique est signée Ennio Morricone et s'articule principalement autour de deux thèmes forts, le premier pouvant s'apparenter à la farce grotesque et le second à la tragédie.

<<Rome, années 1930. Libera, fille d'un anarchiste exilé, en a conservé les idées et manifeste avec ostentation sa haine du fascisme. Quoique son attitude première soit plus le reflet d'un acte de refus que celle d'un militantisme politique avéré, Libera est de plus en plus menacée : elle est, entre autres, accusée de provocation par les forces de l'ordre parce qu'au défilé traditionnel du 1er mai, elle et ses deux enfants étaient de rouge vêtus. Face à l'hostilité de l'administration mussolinienne, Libera et sa famille doivent s'établir d'abord à Livourne, puis à Modène où celle-ci s'engage dans la Résistance.>>

https://www.youtube.com/watch?v=VkrdECOJz1Y


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 14 Juin - 0:40

Merci Icare ! Ce film est très beau, je l'ai vu à la télé en rediff, mais il y a bien longtemps. Cela donne très envie de le revoir. J'espère que le marketing de Arte te regarde, cela leur donnerait des idées.... Hehe
Claudia Cardinale, en dehors de sa très grande beauté , est une très grande actrice (pareil pour Sophia Loren d'ailleurs).
Moi aussi, j'adore Bolognini !. Les films d'Icare - Page 9 185465


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 14 Juin - 0:47

De lui, je me souviens de "La Dame aux camélias", avec une sensationnelle Isabelle Huppert (que je trouve absolument glaciale, pas de coup de coeur pour elle, mais c'est une actrice extraordinaire),

Et puis "Adieu Moscou", très sombre encore, avec Liv Ullman...
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 14 Juin - 14:37

Heureux de trouver ici quelqu'un qui partage mon intérêt pour le cinéma de Mauro Bolognini qui sait si bien mettre en valeur les femmes. La Dame aux Camélias est un très beau film que j'ai vu il y a très longtemps. En revanche, je n'ai toujours pas vu Adieu Moscou, un film avec Liv Ullmann qui, par son sujet et sa musique, m'intéresse beaucoup.

La Banquière: Francis Girod  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Aujourd'hui, c'est un autre "film de femme" que j'ai eu le grand plaisir de revoir, sur fond de grande finance et de politique. Il met en scène une très grande actrice pour camper le rôle d'Emma Eckhert qui s'inspire en réalité de l'histoire vraie de Marthe Hanau (1886-1935), une femme d'affaires française qui fut impliquée dans un important scandale financier, surnommée "la banquière des années folles". Je parle bien d'inspiration et non d'une biographie transposée au cinéma. Cette grande actrice, dont je tarde volontairement à mentionner le nom, s'entoure d'une pléiade de grands acteurs, Claude Brasseur, Marie-France Pisier, Jean-Louis Trintignant, Daniel Auteuil, Jean-Claude Brialy, Jean Carmet, Jacques Fabbri, Daniel Mesguich, Noëlle Châtelet, Thierry Lhermitte, Hubert Deschamps, Yves Brainville..., histoire de ne citer que les plus connus. Le film s'intitule tout simplement La Banquière. Il fut réalisé par Francis Girod et sortit en salle en 1980. La grande actrice - les cinéphiles auront facilement trouvé - est la somptueuse Romy Schneider que j'avais déjà évoquée à plusieurs occasions sur ce topic; Le Trio Infernal du même Francis Girod, La Mort en Direct de Bertrand Tavernier et La Califfa d'Alberto Bevilacqua. Trois films dans lesquels elle est impériale. Sublime, elle l'est aussi dans La Banquière de Francis Girod. Cet authentique "film de femme", tout comme Liberté, mon amour! avec Claudia Cardinale, connaît une fin tragique qui, toutefois, n'est pas celle que connut Marthe Hanau qui mourut par suicide dans la prison de Fresnes...enfin tout aussi tragique mais plus cinématographique...si j'ose dire...Je ne dirais pas que le film de Girod est comme celui de Bolognini qui commence comme une farce grotesque et se transforme progressivement en une tragédie...Encore que le personnage de Libera, jouée par Claudia Cardinale, meurt de manière absurde, mitraillée au hasard par un tireur fou qui refuse l'effondrement du fascisme et qui tire sur tout ce qui se trouve dans sa ligne de mire. Quelque-part, il est grotesque de mourir ainsi. Emma Eckhert (Romy Schneider), fille de petits commerçants juifs comme Marthe Hanau, ne sera pas victime d'un "tueur du hasard". Rien de cette vie qui connut le luxe, la gloire puis la boue n'est le fruit du hasard, sa mort non plus. Néanmoins, ce film a une dimension grotesque et cynique à la fois. Je dirais qu'elle est symbolisée par le personnage sournois et admirablement campé par Jean-Louis Trintignant, le banquier Horace Vannister. La bande originale est signée Ennio Morricone. Son morceau le plus somptueux s'intitule "Dédicace" et fut spécialement composé pour Romy Schneider, c'est-à-dire autant pour l'actrice que pour son personnage.

https://www.youtube.com/watch?v=Yl3_Lk5Fkl8


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptySam 15 Juin - 0:26

J'ai adoré ce film, très subtil, avec une magique Romy. L''un de ses plus beaux rôles, elle est incroyable de charme et de crédibilité ! Je l'ai vu deux fois, mais tu me redonnes envie !! Merci...
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptySam 15 Juin - 0:29

PS: et je ne savais pas que c'était encore génialement Ennio Morricone !
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 20 Juin - 14:11

Ennio Morricone a composé la musique de trois films de Francis Girod; Le Trio Infernal (1974) avec Romy Schneider, Masha Gonska et Michel Piccoli - j'en ai parlé sur ce fil car c'est un film que j'adore - René La Canne (1977) avec Gérard Depardieu, Sylvia Krystel et Michel Piccoli, et donc La Banquière (1980).

Le Sixième Sens/Manhunter: Michael Mann: Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Je m'étais dit que si un jour je trouvais Le Sixième Sens de Michael Mann en dvd je n'hésiterais pas une seconde, car j'avais trop envie de revoir ce film. A l'époque de sa sortie en salle, vers 1986, il m'avait visuellement marqué, sans compter une bande sonore "pop" de Michel Rubini et "The Reds" qui apporte une ambiance envoûtante et judicieusement glauque à l'ensemble. Pour être glauque, ce film l'est même s"il ne montre finalement pas grand chose, suggère plus qu'il ne montre. Il titille plutôt l'imaginaire, l'horreur partiellement décrite par le récit du profileur plutôt que par des scènes de meurtres sanguinolentes, aux antipodes de ce que put montrer, par exemple, un Dario Argento où toute sa créativité reposait aussi sur sa manière de mettre un meurtre en scène et de le filmer. Le film est l'adaptation cinématographique du roman Dragon Rouge de Thomas Harris et inspira Le Silence des Agneaux (1991) de Jonathan Demme que j'ai déjà évoqué sur ce fil. Dans Le Sixième Sens on y trouve pour la première fois le redoutable tueur en série, le psychiatre Hannibal Lecter, mais déjà derrière les barreaux d'une prison de haute sécurité.

<<Will Graham est le meilleur expert légiste du F.B.I., spécialisé dans la recherche des criminels psychopathes. Son sixième sens lui a toujours permis de retrouver les meurtriers les plus retors à partir d'indices minimes, dont Hannibal Lecter. Cette fois, le maniaque qui s'attaque à des familles entières en nuit de pleine lune est un tueur en série d'une intelligence redoutable. Commence alors pour Will Graham une enquête éprouvante et une vertigineuse descente aux enfers.>>

Will Graham est interprété par un acteur plutôt rare au cinéma mais quand même connu sur le petit écran pour avoir incarné le personnage de Gil Grissom dans la série "Les Experts". Il s'agit de William Petersen. C'est Brian Cox qui interprète Hannibal Lecktor (ou Lecter) et Tom Noonan qui interprète le redoutable psychopathe recherché par Graham. Cet acteur américain a plusieurs casquettes; il a été scénariste, réalisateur, compositeur, monteur et producteur...et même dentiste en même temps qu'il était musicien de jazz. Il est impressionnant dans son rôle ingrat de psychopathe en quête d'amour.

https://www.youtube.com/watch?v=JcTkuDKCU_M


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 21 Juin - 14:15

Délivrance: John Boorman  Les films d'Icare - Page 9 395622  

Vieux souvenir de cinéma sur grand écran avec un ami de l'époque, paysages magnifiques, thriller en pleine nature, violence d'une rivière par moments déchaînée, violence des hommes sur les hommes: voilà un film qui ne peut que réjouir les passionnés de descentes en canoës et toutes les personnes qui aiment ressentir des frissons et des angoisses dans des lieux sauvages où tout peut effectivement arriver; le meilleur mais aussi le pire! C'est là-dessus que s'articule le film de John Boorman, Délivrance, sorti en salle en 1972. Son scénario est dû à James Dickey, auteur du roman de même nom publié en 1970. En 2008, le film est entré dans le "National Film Registry" pour conservation à la bibliothèque du Congrès aux États-Unis, nous précise Wikipédia.

<<Ed Gentry, Lewis Medlock, Bobby Trippe et Drew Ballinger, quatre hommes d'affaires d'Atlanta, se réunissent lors d'un week-end afin de descendre en canoë une rivière très mouvementée, baptisée Cahulawasseea. Cette rivière prend sa source dans les Appalaches en Caroline du Nord et rejoint la Géorgie : comme elle doit être recouverte par l'inondation de la région à la suite de la construction d'un barrage, les quatre citadins montent cette expédition comme un dernier hommage à cette partie de la nature qui va être défigurée par l'homme. Néanmoins, les épreuves qu'ils vont affronter ne sont pas uniquement dues à la dangerosité du milieu naturel. Le défi lancé par ces hommes s'adresse à la nature sauvage mais aussi à leurs propres faiblesses : Lewis, bâti en athlète, champion de tir à l'arc, dominateur, voudrait que ce défi soit un jeu dont il serait le seul à maîtriser les codes, que ce soit face aux rapides, aux rochers, à la nuit inquiétante, au meurtre d'un homme. Drew est un doux scrupuleux, Bobby est le petit gros dont on s'amuse, Ed semble timoré. Mais au fil du récit, ceux qui paraissent le moins aptes à affronter les dangers sont ceux qui vont les vaincre et en réchapper alors que Lewis, handicapé par une jambe qu'il s'est brisée sur les rochers, est conduit à souffrir au fond du canoé, sa survie dépendant dès lors de ceux qu'il avait initialement tendance à mépriser.>> Wikipédia.

Ed Gentry est interprété par Jon Voight que j'espère revoir prochainement dans Runaway Train (1985) d'Andrei Konchalovsky, un film qui m'avait bien plu à l'époque de sa sortie. Lewis Medlock est interprété par Burt Reynolds que je retrouve après Navajo Joe de Sergio Corbucci. Délivrance lui apporte la notoriété qu'il n'avait pas encore à ce moment-là. Drew Ballinger est interprété par Ronny Cox et Boddy Trippe par Ned Beatty. Ces deux acteurs ont également joué dans d'autres films très connus dont Robocop et Total Recall pour le premier et Superman I & II pour le second. Il y a aussi Billy Redden, un acteur américain né en 1956 dans le Comté de Rabun aux États-Unis. Il est surtout connu pour son rôle de garçon de montagne dans le film qui nous intéresse ici et dans lequel il interprète Lonnie, un adolescent dans le nord de la Géorgie, qui a joué au banjo le célèbre "Dueling Banjos" avec Ronny Cox alias Drew Ballinger. Cette scène très musicale est un moment fort sympathique, le beau moment de détente improvisé avant l'aventure...et quelle aventure! Le banjo accompagnera d'ailleurs la descente aux enfers des quatre protagonistes sur les compositions du banjoïste américain Eric Jean Weissberg, né en 1939. Ceci étant dit, ce film de John Boorman, en le revoyant aujourd'hui, malgré ses qualités indéniables, ne me donne pas spécialement envie de le revoir une nouvelle fois. Quelque-chose s'est définitivement perdu depuis la fois où je l'avais découvert sur grand écran, mais je ne sais pas trop quoi...Ce n'est pas comme La Forêt d'émeraude du même réalisateur qui m'envoûte toujours autant. En même temps, ce n'est pas du tout le même genre d'histoire.

https://www.youtube.com/watch?v=90x4kUvS7VI


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 27 Juin - 14:33


Le Retour de Ringo: Duccio Tessari Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Une envie de western s'est faite sentir, une envie irrésistible à laquelle je me suis soumis avec gourmandise. Ce n'est pas la première fois que j'évoque le western sur ce topic, plusieurs fois avec le western italien, dit vulgairement "spaghetti"; Les Cruels/Navajoe Joe/Le Grand Silence, trois films de Sergio Corbucci et aussi un peu avec le western américain; Un Homme nommé Cheval/Jeremiah Johnson. Dans le western italien, on évoque facilement les "trois Sergio": Leone, Corbucci et Sollima. Jusqu'ici, je n'avais évoqué qu'un film de Sergio Sollima, son excellent polar La Poursuite Implacable/Revolver. Très bientôt j'évoquerai deux westerns qui me tiennent à coeur. Aujourd'hui, le film que j'ai revu, mais cette fois dans des conditions optimales et en langue française, s'intitule Le Retour de Ringo (1965) qui fut réalisé par un spécialiste du genre, Duccio Tessari. La logique aurait peut-être trouvé préférable que je commence par le premier volet, Un Pistolet pour Ringo (1965) du même Duccio Tessari, mais en réalité ça n'a aucune importance étant donné que Le Retour de Ringo n'est pas la suite du premier volet mais la conséquence d'un énorme succès populaire en Italie, succès qui sera renouvelé avec ce second opus. La vedette du film, comme pour le premier "Ringo", est Giuliano Gemma. C'est d'ailleurs Tessari qui lui offrira son premier grand rôle dans Les Titans en 1962 et la consécration avec les deux "Ringo". Une belle collaboration en découlera. Les prestations féminines sont assurées par la superbe Lorella De Luca, épouse du réalisateur, qui tournera aussi avec Fellini et Dino Risi, et la pulpeuse Nieves Navarro, actrice espagnole qui a quasiment débuté sa carrière avec les deux "Ringo" de Tessari. Dans le rôle des deux méchants, il y a tout d'abord Fernando Sancho à la filmographie impressionnante, acteur très populaire à l'époque et dont le nom à l'affiche d'un film suffisait à attirer du monde, puis le charismatique George Martin sur lequel il est bien difficile de dégoter le moindre renseignement, si ce n'est qu'il a porté plusieurs casquettes, acteur, cascadeur/acrobate et réalisateur.

Le Retour de Ringo aurait dû initialement s'intituler "L'Odyssée des Longs Couteaux" en référence à l'Odyssée d'Ulysses car l'histoire du film de Tessari s'en inspire beaucoup. Le film est plus sombre que le précédent volet et, comme pour le premier, servi par une somptueuse partition d'Ennio Morricone dont l'approche pour orchestre peut être très atonale par moments. Il y a des scènes visuelles et musicales que je trouve très réussies. En revanche, si je trouve la confrontation finale entre Ringo et le deuxième méchant (George Martin) intéressante et bien développée, je trouve que la mort du premier, Esteban Fuentes, généreusement campé par Fernando Sancho, est rapidement expédiée. J'ai même cru qu'il n'était pas mort.

<<De retour de la guerre de Secession, Ringo retrouve sa ville sous la coupe réglée de bandits mexicains. Au milieu des habitants terrorisés et du shérif impuissant, il voit sa femme aux côtés du chef des bandits qui ont aussi tué son père. A lui seul, Ringo va entreprendre la reconquête de la ville.>>

https://www.youtube.com/watch?v=YHpLzMGolt4


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 28 Juin - 14:07


Colorado: Sergio Sollima Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

J'avais prévenu que je me ferai à nouveau plaisir avec deux westerns de Sergio Sollima et voici une présentation du premier des deux que j'ai revu aujourd'hui: il s'agit de Colorado/La Resa dei Conti, un western italo-espagnol sorti en salle en 1966/67. Durant la seconde moitié des années 60, le western italien s'émancipe à merveille, avec comme point de départ déterminant Pour une poignée de Dollars de Sergio Leone. Si, de ce dernier, des chefs-d'oeuvre comme Le Bon, la Brute et le Truand, Il était une fois dans l'Ouest et Il était une fois la Révolution représentent des sommets du genre qui ont connu une gloire internationale, je nourris un intérêt pour d'autres westerns italiens dont ceux de Sollima et Corbucci, formant ainsi le trio gagnant des "trois Sergio". C'est Leone qui remettra Lee Van Cleef sur les rails du succès. Il aurait été fort dommage pour le cinéma de ne pas exploiter un acteur à la gueule patibulaire et aussi charismatique! Dans Colorado, il est confronté à Tomas Milian. J'avais déjà parlé de lui dans Les Cannibales de Liliana Cavani et La Luna de Bernardo Bertolucci. Mort il y a seulement deux ans, cet acteur et scénariste d'origine cubaine connut une grande célébrité dans le cinéma populaire italien, souvent partagé entre le western et le polar ou plus exactement appelé "films  poliziotteschi", genre "néo-polar italien" ayant sévi entre les années 70 & 80. Face à Lee Van Cleef alias Jonathan Corbett, Tomas Milian interprète un péon mexicain qui a cru à la révolution selon un certain Rualès pour un monde meilleur et plus égalitaire, puis essayant de survivre comme il peut, il se trouve accusé du viol et du meurtre d'une jeune fille de douze ans. Le film a une dimension politique, confronte deux classes sociales, celle des "importants" qui ont le pouvoir et l'argent et celle des "gueux". Entre les deux, une fine gâchette et redresseur de tort (Lee Van Cleef) qui finira par être convaincu de l'innocence de Cuchillo (Thomas Milian). Le scénario a été écrit par Sergio Sollima et Sergio Donati, adapté d'une histoire qui s'intitule La Proie/La Preda et se déroule dans les années 60. A la base, il ne s'agissait donc pas d'un western. Cette histoire se terminait d'ailleurs de façon très tragique car Corbett, bien que convaincu de l'innocence de Cuchillo, le tua quand même, sans doute à contre-coeur. Sollima et Donati ne voulurent pas d'une fin aussi tragique pour leur film. Il fallait trouver un nouveau titre que La Preda. Ennio Morricone qui en composa la fracassante bande originale, suggéra La Resa dei Conti, "la confrontation" en français, titre qu'il avait donné sur disque au duel final de Pour Quelques Dollars de Plus. Dans La Resa dei Conti qui s'appelle également Colorado, il y a une dimension baroque que j'adore et qui est propre au western italien à partir de Sergio Leone. Il y a aussi des personnages improbables comme celui du baron prussien Von Schulenberg, joué par Gérard Herter, acteur allemand né le 12 avril 1920 à Stuttgart et mort le 6 février 2007 à Munich. Outre son rôle de duelliste maniaque et sophistiqué dans Colorado, il est aussi connu pour avoir tenu le rôle du cruel colonel Skimmel dans Adios Sabata. Apparemment, il était très à l'aise dans les rôles de méchant. Je retrouve dans ce film deux acteurs qui figurent dans Le Retour de Ringo que j'avais revu hier: Nieves Navarro dans le rôle d'une veuve dominatrice et Fernando Sancho dans le rôle d'un capitaine de police mexicain débonnaire et cynique. Il y a aussi l'acteur américain Walt Barnes qui interpréta des personnages plus ou moins importants dans différents films dont Rio Bravo avec John Wayne.

<<Jonathan "Colorado" Corbett, au sommet d'une carrière brillante de redresseur de torts, se voit placer en tête de liste pour les élections sénatoriales : chasseur de primes hors pair, il a neutralisé de nombreux bandits au Texas, sachant combiner ruse, obstination et courage. On lui impose uniquement de soutenir un projet de ligne de chemin de fer qui doit traverser l'État. Mais apprenant que Cuchillo, un péon mexicain hors-la-loi, aurait tué une fillette de douze ans après l'avoir violée, il se lance dans une chasse à l'homme qui lui révèlera bien des surprises...>>

https://www.youtube.com/watch?v=bKghur0ME5I


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptySam 29 Juin - 14:43

Le Dernier Face à Face: Sergio Sollima  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Aujourd'hui, je me suis donc fait à nouveau plaisir avec un deuxième western de Sergio Sollima, un western qui me tient particulièrement à coeur, au point qu'il fait partie de mes préférés, peut-être quelque-part mon western italien fétiche: Le Dernier Face à Face, film écrit (en collaboration avec Sergio Donati) et réalisé par Sergio Sollima en 1967. Le film met en vedette Gian Maria Volontè qui est mon acteur italien de prédilection, que j'ai déjà évoqué plusieurs fois sur ce fil, issu du monde du théâtre, et Tomás Milián qui, outre les deux genres cinématographiques qui le rendirent populaire (voir le commentaire sur Colorado), s'est fait une petite réputation dans un le cinéma dit "intellectuel". En réalité, il a, dès le départ, été assez éclectique dans ses choix, pouvant aussi bien jouer des premiers rôles que des rôles de complément. Il y a aussi William Berger, un acteur autrichien né le 20 juin 1928 à Innsbruck et mort le 2 octobre 1993 à Los Angeles. Il a fait sa carrière en Italie et est principalement connu pour avoir joué dans le western Sabata le rôle de Banjo, aux côtés de Lee Van Cleef. J'ignore s"il a un lien avec l'autre acteur autrichien Helmut Berger que j'avais trouvé si impérial aux côtés de Romy Schneider dans Ludwig, Le Crépuscule des Dieux de Luchino Visconti...?...s'y trouve un acteur qui m'était jusqu'ici inconnu, Gianni Rizzo qui a pourtant joué dans un film qui n'est pas passé inaperçu, hormis le western avec Sabata, Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud. On remarquera une actrice française du nom de Carole André que beaucoup ont peut-être oubliée mais qui a joué dans Satyricon de Fellini et Mort à Venise de Visconti. Je n'oublierai pas de mentionner Aldo Sambrell qui joua un méchant d'un genre truculent face à Burt Reynolds dans Navajo Joe de Sergio Corbucci.

Le Dernier Face à Face aussi appelé Il était une fois en Arizona est une tragédie qui me fascine et dont l'intrigue en fait un film au-dessus du western lambda. Gian Maria Volonte joue le rôle d'un professeur d'histoire du nord-est des Etats-Unis, un homme parmi les hommes civilisés, intellectuel et non violent qui, en mauvaise santé, se rend au Texas. Le hasard lui fera rencontrer un bandit brutal, instinctif et sauvage sous les traits de Tomas Milian, le mal incarné. Se liant l'un à l'autre dans des situations souvent dangereuses, le petit professeur va être fasciné par la violence du barbare qui, lui, va être intrigué par le sens de la réflexion et de la justice de son nouveau partenaire. Comme si ces deux personnages finissaient par s'influencer mutuellement, le premier mettant le pouvoir et la violence au service de sa sournoiserie et de son intelligence alors que le second se détachant progressivement de sa barbarie de laquelle il ne s'accommode plus si aisément. Pour simplifier, je dirais que le bien a fini par déteindre sur le mal et, inversement, le mal sur le bien. Sans prétendre que le personnage de Tomas Milian est devenu un saint, sans aucun doute, celui de Gian Maria Volonte est devenu un monstre pris dans l'engrenage de la violence et assoiffé de pouvoir, voulant recréer la Horde sauvage qui avait fait la gloire de Bennet (Milian). Pour ce film, Ennio Morricone signe une de ses meilleures musiques de western, d'un lyrisme et d'une intensité dramatique à couper le souffle.

<<Le professeur Brad Fletcher (Volonte), un enseignant de la Nouvelle-Angleterre, quitte son travail pour raisons de santé et voyage jusqu'au Texas. Après être arrivé dans l'ouest, il est pris en otage par un hors-la-loi blessé, Solomon « Beauregard » Bennet (Milián). Fletcher l'aide à se soigner et tente de le convaincre qu'il a plus de valeur vivant que mort. Via cette étrange "amitié" qui se construit et à laquelle il est nécessaire de mettre des guillemets, Fletcher prend goût à la vie de hors-la-loi. Au lieu de retourner à sa vie d'honnête homme, il décide de rejoindre la bande de Bennet. >>

https://www.youtube.com/watch?v=BhzJ2V0yv80


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMar 2 Juil - 14:14

Zorba le Grec: Michael Cacoyannis  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Après trois westerns, j'ai eu ce besoin de changer d'horizon et de faire taire (provisoirement) les pistoleros. J'ai regardé un "classique" que j'avais peut-être vu adolescent, et encore ce n'est pas sûr. Pas sûr non plus que ce film avait de quoi m'accrocher à cet âge-là...Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et il y a eu surtout la superbe et ultra-célèbre musique de Mikis Theodorakis qui m'a si souvent donné l'illusion de savoir danser le sirtaki (grec) comme le danse si bien le personnage d'Alexis Zorba formidablement campé par Anthony Quinn qui réalisa là une composition puissante et mémorable. Le cinéphile aguerri saura aussitôt qu'l s'agit de Zorba le Grec de Michael Cacoyannis réunissant à l'affiche Anthony Quinn, Alan Bates et la sublime et mystérieuse Irene Papas. Le film est sorti en salle en 1964 et adapté du roman de Níkos Kazantzákis; "Aléxis Zorbás" (1946). Il remporta trois oscar dont un pour le quatrième rôle, celui d'Hortense, interprété par Lila Kedrova, fille de célèbres chanteurs d'opéras russes qui a joué un rôle dans un film de gangsters avec Jean Gabin et Lino Ventura qui était justement le genre de cinéma dont j'étais friand adolescent et qui s'intitule Razzia sur la Chnouf (1955) de Henri Decoin. Zorba le Grec m'apparaît comme une fable qui se transforme progressivement en voyage initiatique, mais aussi comme une "tragi-comédie" car, effectivement, il y a dans cette fable un équilibre certain entre la comédie et le drame, la farce et la tragédie, la légèreté et la gravité, sur une musique qui sensibilisa le monde entier au folklore grec. Zorba danse lorsqu'il se sent prêt à exploser...de joie ou de tristesse...La fin se terminera d'ailleurs sur la célèbre danse de Zorba que celui-ci apprendra à Basil (Alan Bates) sur sa demande: est-ce la danse du désespoir ou celle de l'espoir? Et si c'était la danse d'une amitié indéfectible entre les deux hommes que l'échec cuisant et coûteux de leur projet ne fait finalement que renforcer...?...

<<Un jeune écrivain anglais, Basil, part en Crète pour diriger le domaine familial dont il vient d'hériter. Arrivé au port du Pirée, il rencontre un grec exubérant qui l'accoste d'emblée et lui demande s"il peut partir avec lui. Il s'agit d'Alexis Zorba. L'Anglais finit par accepter et les deux hommes vont ainsi se lier d'amitié. Installé sur l'île, Zorba aide le jeune homme dans la gestion de la mine et le familiarise à la vie sur les terres de sa famille, le poussant également dans les bras d'une belle et jeune veuve détestée des hommes du village, jouée par Irene Papas.>>

https://www.youtube.com/watch?v=JPuVYti3WVc


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Kristian



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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMar 2 Juil - 15:08

Icare a écrit:
[...] une musique qui sensibilisa le monde entier au folklore grec.

Ce fut là son seul et unique mérite, car le Sirtaki est une musique qui fut entièrement fabriquée pour l'occasion :

« Le sirtaki n'est pas une danse authentiquement traditionnelle : il fut créé en 1964 par Jean Vassilis (alias Jacques Suissa) qui en élabora la chorégraphie complète. Les mouvements du Sirtaki sont exécutés sur trois rythmes distincts : Hassapiko lent, Hassapico rapide et Rhassapo-serviko. La danse Hasápikos (en grec moderne : χασάπικος, qui veut dire la danse du boucher) est une danse traditionnelle des Grecs de Constantinople.
Eddie Barclay et Jean Vassilis baptisèrent la danse « Sirtaki » lors de la folle nuit du sirtaki au festival du cinéma à Cannes en 1965. Le sirtaki a atteint son apogée avec la musique d'accompagnement de Míkis Theodorákis, dans le célèbre film de Michael Cacoyannis Zorba le Grec.
Les pas esquissés dans la scène finale du film furent supervisés par le chorégraphe Giórgos Proviás. D'après l'attachée de presse Yanou Collart, le scénario prévoyait bien une danse traditionnelle, mais il en fut autrement en raison de la blessure de l'acteur Anthony Quinn, qui ne pouvait en exécuter correctement les pas. À la sortie du film, Jean Vassilis rebaptisé « Monsieur Sirtaki » promut le film Zorba Le Grec dans toute la France, inculqua cette danse éblouissante de folklore sur des modulations inédites aux plus grandes célébrités de l'époque et rendit le sirtaki célèbre dans le monde entier. »

(Extrait de l'article Sirtaki dans Wikipedia )

Je suis allé trente fois en vacances en Grèce, qui est devenue, selon les paroles d'un ami Grec) ma « seconde patrie ». Les rares fois où j'ai vu des Grecs danser le Sirtaki, c'était pour faire plaisir à des touristes. Mais je n'ai jamais vu des Grecs danser le Sirtaki dans leurs danses traditionnelles. Hehe  Cette danse correspond bien plus aux goûts et aux exigences du festival de Cannes et de ses fêtards – dont Eddie Barclay – qu'à une réalité hellène authentique.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMar 2 Juil - 18:03

Merci pour ces précisions. J'avais déjà lu ça quelque-part et peut-être retranscrit ici sur un autre fil, peut-être celui dédié au compositeur. Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup la dimension à la fois philosophique et musicale de la scène finale qui m'est profondément optimiste et poétique.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMer 3 Juil - 14:15

Kevin Reynolds: La Bête de Guerre: Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Les fusils et les canons ne se seront pas tus très longtemps, le temps d'un film, car, aujourd'hui, je suis revenu à des jeux de guerre, là aussi au milieu des déserts et en pleine chaleur, mais pas dans le cadre du western...encore que l'on pourrait voir ce film comme une sorte de western...C'est sans aucun doute la canicule qui m'inspire ce genre de film! Hehe En réalité, c'est un film que j'ai vu au cinéma à l'époque de sa sortie, c'est-à-dire vers la fin des années 80 ou tout début 90, et qui m'avait fasciné. D'une certaine manière, il me renvoyait à Duel de Steven Spielberg que j'ai déjà évoqué élogieusement sur ce fil. Normal, il fait partie de mes films préférés. Celui que j'ai redécouvert aujourd'hui avec le même plaisir s'intitule La Bête de Guerre (1988) et fut réalisé par par Kevin Reynolds d'après la pièce de théâtre Nanawatai, signifiant droit d'asile ou sanctuaire en pachto, de William Mastrosimone, sur le thème de la guerre d'Afghanistan de 1979 à 1989. Il réunit à l'affiche George Dzundza qui a joué un rôle dans Voyage au bout de l'enfer de Cimino et Basic Instinct de Verhoeven, Jason Patric, un acteur que je pense n'avoir vu que dans ce film, Steven Bauer, acteur d'origine cubaine et italienne que j'avais d'abord croisé dans Scarface de Brian de Palma, Stephen Baldwin dont les autres frères sont également dans le cinéma et Don Harvey qui a notamment joué dans Les Incorruptibles de De Palma. L'action de La Bête de Guerre?

<<Afganistan, 1981. Les troupes russes continuent leur avancée et "nettoient" à coups de grenade, de canon et de lance-flamme un village suspecté de cacher les rebelles afghans. Massacres, faits de guerre peu glorieux sont froidement commis. Les résistants afghans jurent de venger les victimes et se lancent à la poursuite de ce qu'ils appellent la "Bête": un tank russe séparé de son unité. A bord du char, la tension monte entre le commandant, survivant de Stalingrad sous l'invasion nazie, homme brutal, tyrannique, même absurde, et ses subalternes. Poursuivie jour et nuit à travers le désert, la Bête de Guerre perd lentement de ses forces, alors que dans son ventre exigu et peu respirable, la peur s'installe.>>

Ce qui est important pour moi dans ce film ce n'est pas son contexte géographique, ni que le char soit russe ou que les résistants soient afghans. Il aurait très bien pu s'agir d'un autre désert, d'une autre canicule ou même d'autres grands espaces très froids et recouverts de neige. Il aurait pu s'agir d'un char allemand ou américain, peu importe encore une fois le contexte politique et géographique, bien qu'il soit utile de préciser qu'il s'agit de l'un des tous premiers films de guerre qui relatent le conflit soviéto-afghan. Ce qui m'intéresse et me fascine, c'est cette monstrueuse machine qu'est le char, son apparente invulnérabilité, invincibilité. C'est ce qui me fait penser à l'autre bête immonde de Spielberg sous les traits d'un gros camion-citerne. La première grosse différence est que le camion de Spielberg, dans Duel, ne dévoile jamais son occupant, alors que dans La Bête de Guerre nous connaissons les cinq soldats qui le conduisent. La seconde grosse différence est que dans Duel, la bête d'acier est le prédateur alors que dans le film de Kevin Reynolds elle est la proie, la cible. Elle est traquée en permanence par des combattants à pieds avec des mitraillettes et une seule arme anti-char dont ils ne savent pas se servir. Ce film est brillamment réalisé, filmé et interprété. Il n'est pas si éloigné que ça du schéma du western, notamment du western italien. La caméra de Kevin Reynolds se situe judicieusement entre la Bête, ses occupants et ses poursuivants, basculant avec méthode sur les uns et les autres sans que le récit ne se perde sur l'essentiel et s'éparpille. Je considère ce film comme un chef-d'oeuvre. La bande originale est signée Mark Isham qui n'est pas un inconnu pour tout mélomane et béophile qui s'intéressent à la musique de son temps. Pour La Bête de Guerre de Reynolds, il a concocté une partition presque entièrement électronique, souvent en décalage avec l'action, atmosphérique et même étrange sur certaines scènes. Tantôt efficace, tantôt superflue, c'est toutefois sur le générique-fin, avec voix féminines, qu'elle devient un peu plus hypnotique.

Un récit intéressant sur ce film:

https://www.youtube.com/watch?v=-2wWifaaCaE


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 4 Juil - 17:23

Das Boot - U-96/Le Bateau: Wolfgang Petersen  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

J'ai quitté un terrible char russe pour pénétrer les entrailles d'un terrible sous-marin allemand. C'est aussi très exigu à l'intérieur et vaut mieux ne pas être claustrophobe! J'ai également quitté une guerre pour une autre avec un chef-d'oeuvre du genre, Das Boot - U-96/Le Bateau, film allemand réalisé par Wolfgang Petersen et sorti en salle en 1981. Il fut adapté d'un livre du même nom - intitulé Le Styx en français - de Lothar-Günther Buchheim. L'histoire, certes romancée pour des raisons cinématographiques qui se comprennent, retrace les aventures du sous-marin allemand U-96 et de son équipage durant la Seconde Guerre mondiale. Le film s'inspire en réalité des missions vécues pendant la guerre par L. G. Buchheim, alors journaliste. Hans-Joachim Krug, qui fut premier officier du sous-marin U-219, apporta sa contribution au tournage en tant que consultant. Le soin apporté à l'œuvre en fait un des tous meilleurs films de guerre en milieu sous-marin. Une nouvelle fois, j'ai abordé la seconde guerre mondiale par un film réalisé par un cinéaste allemand. J'avais déjà évoqué avec beaucoup d'intérêt, sur ce même fil, Le Pont de Bernhard Wicki et Stalingrad de Joseph Vilsmaier qui sont deux autres classiques du film de guerre et notamment sur cette période 39/45. étant depuis l'enfance, comme la majorité des gens, imprégné de productions américaines sur ce sujet, qui ont aussi apporté leur lot de chefs-d'oeuvre, des plus stéréotypés aux plus audacieux, il me fut intéressant de redécouvrir la Seconde Guerre Mondiale du côté allemand. Rassurons-nous, aucun de ces trois films ne fait l'apologie du nazisme ni ne donne le bon rôle aux soldats de la Wehrmacht, ce n'est pas le sujet et la censure nazie les aurait sans aucun doute interdits. D'ailleurs, dans l'absolu, je ferais la même remarque que pour La Bête de Guerre de Kevin Reynolds, le sous-marin aurait pu être russe ou américain, plutôt qu'allemand, ça n'aurait rien enlevé à la fantastique tension claustrophobe qui règne dans ce film. C'est encore le charisme d'un monstre d'acier et de mazout aussi impitoyable que fascinant, une autre Bête de guerre, issue des romans de Jules Verne, la bête noire des vaisseaux anglais, douée de silence et d'invisibilité. Ce film a ceci de merveilleux qu'il me plonge pendant cinq heures de cinéma aux côtés d'un équipage qui fera tout pour mener leur mission à terme et se surpassera pour sa propre survie. Il y a l'attente qui peut durer des semaines sans que rien ne se passe, au point de rendre les hommes fous, les moments de profondeur et de compression qui accentuent les peurs, les scènes de guerre et la psychologie des principaux personnages. Rien n'est laissé au hasard.

<<Automne 1941, base de La Rochelle: à la veille de s'embarquer pour une mission de routine dans l'Atlantique Nord, l'équipage d'un sous-marin allemand fait la fête. Ils dansent, boivent, comme si c'était les dernières heures de leur existence. Cependant, ce qu'ils ne peuvent pas savoir à ce moment-là de leur vie, c'est que sur 40 000 sous-mariniers allemands, seuls 10 000 retrouveront leur chez-eux.>>

Parmi les acteurs, citons Jürgen Prochnow, dans le rôle du capitaine Henrich Lehmann-Willenbrock - dit le Vieux -, commandant du sous-marin, Herbert Grönemeyer dans le rôle du lieutenant Werner, correspondant de guerre, Klaus Wennemann, Otto Sander qui a aussi joué dans des films comme Le Tambour (1979) de Volker Schlöndorff et Les Ailes du Désir (1987) de Wim Wenders. La musique est signée Klaus Doldinger, compositeur et saxophoniste partagé entre le monde du jazz et celui du cinéma. Le thème principal de Das Boot est plutôt réussi, introduisant dans sa construction mélodique le rythme marin.

https://www.youtube.com/watch?v=7pzKyeIex2Y


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 5 Juil - 14:20

Créance de Sang: Clint Eastwood  Les films d'Icare - Page 9 395622  

Clint Easwood est quelqu'un qui aura marqué l'histoire du cinéma, aussi bien en tant qu'acteur qu'en tant que réalisateur. Il était évident qu'à un moment donné j'allais passé par lui. Le film que j'ai regardé aujourd'hui a été réalisé par lui et il en est le principal interprète. Ce n'est pas un choix que j'aurais pris de ma propre initiative. Il m'a été vivement conseillé, tout simplement. Il n'entre pas dans la catégorie des films que j'ai déjà vus auparavant et que j'ai suffisamment adorés pour l'avoir en DVD. Non, c'est une opportunité qui s'est présentée et je me suis dit: "pourquoi pas?". C'est un film avec et de Clint Easwood et ceux que j'avais vus jusqu'ici étaient tous bons. Il s'intitule Créance de Sang, sorti  en salle en 2002 et adapté du roman homonyme de Michael Connelly par Brian Helgeland qui décrocha l'Oscar du meilleur scénario sur L.A. Confidential.

<<Terry McCaleb est un des meilleurs agents du FBI, semble-t-il spécialisé dans la traque des tueurs en série, un "profiler" comme on dit là-bas. Lorsqu'il se lance à la poursuite de celui que l'on surnomme le "tueur au code", McCaleb est victime d'un infarctus. Deux ans plus tard, il vient de subir une opération durant laquelle on lui a greffé un nouveau cœur. Peu après, Graciella Rivers, la sœur de la donneuse, vient lui demander d'élucider le meurtre de celle-ci, brutalement assassinée dans une supérette. Il quitte donc une retraite pourtant bien méritée pour enquêter et, en quelque sorte, rembourser la vie qu'il doit à sa sauveuse. Peu à peu, au fil de ses investigations en compagnie de son étrange voisin, Jasper <> Noone,  il découvre, comme pour la victime d'un précédent assassinat dont on sait qu'elle a été tuée avec la même arme et probablement le même individu, que la jeune femme a été éliminée parce qu'elle était donneuse d'organe et compatible avec McCaleb.>>

L'intrigue est rudement ficelée et Clint Easwood fidèle à lui-même dans ce rôle de héros vieillissant et fatigué, mais profondément obstiné. C'est incontestablement un bon thriller et un formidable jeu de pistes qui peut vous amener à penser que vous avez deviné qui est le psychopathe alors qu'il n'en est rien. Pas toujours évident de surprendre le spectateur alors que c'est un genre cinématographique qui a été beaucoup exploré et a connu des grandes réussites, devenues aujourd'hui des références. Mon idée avec ce topic est de présenter des films qui, pour la plupart, me tiennent à coeur. Le but est d'avoir voulu d'abord en faire une présentation avec un petit peu d'analyse. Je reviendrai évidemment sur la plupart de ces films que j'aurai plaisir à revoir pour tenter, cette fois, une plus longue analyse avec une plus petite présentation. Je ne suis pas sûr que Créance de Sang, malgré ses qualités indéniables, en fasse partie car j'ignore si j'aurai envie de le revoir une seconde fois. Il y a des films comme ça que j'ai aimés mais sur lesquels je n'éprouve pas nécessairement le besoin de revenir, contrairement à un film comme Le Sixième Sens de Michael Man, histoire d'en citer un qui appartient au même genre. Peut-être l'ai-je trouvé trop ordinaire...?...Wanda de Jesus tient le rôle de Graciella Rivers, la soeur de la donneuse, Jeff Daniels, celui du voisin de Terry McCaleb (Eastwood): un des films les plus récents dans lequel il tint un rôle est Seul sur Mars (2015) de Ridley Scott. Il y a aussi Angelica Huston, fille de John du même nom et qui avait parfaitement la tête pour jouer un rôle dans La Famille Adams (1991) de Barry Sonnenfeld. Il y a peu de musique dans le film. Elle a cependant un côté agréable et presque détaché, un bon jazz latino qui s'exprime surtout sur les génériques début et fin. Elle est signée Lennie Niehaus, un saxophoniste de jazz et un compositeur américain qui a travaillé essentiellement sur les films de Clint Eastwood.

https://www.youtube.com/watch?v=Fql_P-d18gc


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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyVen 5 Juil - 20:28

J'avais zappé ce fil, désolée Icare, à cause de mes deux semaines de folie pour la chorale et mon dernier concert, la canicule etc.. Je viens de retrouver ça dans ma boîte mail....
Séance de lecture et de rattrapage demain... Very Happy

Côté western, allez, je commence "Nevada Smith" ce soir ! Wink
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptySam 6 Juil - 14:02


Dans la Ligne de Mire: Wolfgang Petersen Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Je n'ai pas quitté Clint Eastwood, du moins l'acteur, et j'ai retrouvé, après Das Boot, le grand film de guerre sous-marine que j'ai évoqué deux commentaires plus haut, Wolfgang Petersen aux manettes d'un thriller exaltant; In the Line of Fire/Dans la Ligne de Mire. Je l'ai vu à deux reprises lorsqu'il sortit en salle en 1993 ou 1994. L'histoire:

<<Frank Horrigan, joué par Clint Eastwood, est un agent des Services Secrets américains. C'est un homme dur, vieillissant, solitaire et brisé: il ne parvient pas à se pardonner de ne pas avoir pu ou su empêcher, trente années plus tôt, l'assassinat du président JFK, c'était en 1963, alors qu'il était son garde du corps le plus proche. Un homme connaît son histoire, un homme, ex-agent de la CIA dont la spécialité le classait parmi les "baigneurs", qui projette l'assassinat du président actuel des Etats-Unis. Il se nomme Mitch Leary et il est interprété par John Malkovich. Commence alors entre les deux hommes un jeu diabolique et mortel du chat et de la souris.>>

John Malkovich est redoutable dans son rôle de tueur pervers et méthodique, il faut dire qu'il a un peu la "gueule de l'emploi" et qu'il en joue merveilleusement bien, et cela au travers de multiples déguisements, de multiples visages. Il mènera la danse jusqu'au bout. Il est souvent dit que les rôles de méchant sont les plus fascinants à interpréter. Toutefois, la psychologie du personnage principal, Frank Horrigan, n'est pas particulièrement lisse, torturé par une culpabilité qui le ronge de l'intérieur, sur laquelle joue le psychopathe pendant leurs échanges téléphoniques, et un âge qui lui rend de plus en plus éprouvante sa profession de garde rapprochée du président. Le personnage de Frank Horrigan est inspiré de Clinton J. Hill, un agent des services secrets réel qui fut, lors de l'assassinat de John F. Kennedy à Dallas, le premier à réagir aux coups de feux frappant le cortège présidentiel en grimpant sur le marchepied arrière de la Lincoln et repoussant Jackie Kennedy à l'intérieur de la voiture. Parmi les autres acteurs, citons Rene Russo qui retrouvera Wolfgang Petersen deux ans plus tard dans Alerte!, Dylan McDermott que l'on retrouvera, entre autres, dans La Chute de la Maison Blanche (2013) d'Antoine Fuqua, Gary Cole, puis Tobin Bell qui a ici un petit rôle mais qui avait joué dans l'excellent Mississippi Burning (1988) d'Alan Parker, surtout connu pour avoir joué le personnage de John Kramer dans la saga Saw. Avis aux connaisseurs! Pour parfaire ce film d'action haletant, Petersen fit appel à Ennio Morricone pour en composer la bande originale. Il lui demanda par ailleurs d'écrire une musique atonale, plus précisément sur les scènes d'action et de tension, ce qu'il réalisa même avec zèle et non sans une certaine tonitruance et brutalité qui s'avéra particulièrement efficace à l'image et excitante sur disque.

Storyboarding In the Line of Fire with Wolfgang Petersen & Carl Aldana - Music: Ennio Morricone:

https://www.youtube.com/watch?v=xmkDKDD1gak


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 11 Juil - 12:45

Le vieil homme et la mer - John Sturges:  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Il y a des films qui me hantent depuis l'époque lointaine où je les ai vus pour la première fois sans avoir eu ou saisi l'occasion de les revoir. Je pense que c'est le cas pour tous ceux qui aiment le cinéma et Dieu sait si nous sommes nombreux. Bien sûr, il arrive que l'on aime un film, adolescent, puis, avec le temps, sa propre évolution, il finit par perdre l'intérêt qu'on lui portait. Je savais du plus profond de mon être, triturant le vague souvenir qui persistait, que Le Vieil Homme et la Mer (1958) de John Sturges, adapté du roman homonyme d'Ernest Hemingway (1952), avec Spencer Tracy dans le rôle de Santiago, "Le Vieux", ne serait pas de ces longs métrages qui s'émoussent sur la durée. Il est comme une fable poétique et quasi-onirique qui traverse le temps, avec un vieux pêcheur cubain tout ridé qui, pourtant, n'a pas pris une ride. Nul besoin d'être passionné par la pêche ou par la chasse pour aimer cette solitude du pêcheur en plein océan, cette confrontation entre un vieil homme qui ne croit plus à la veine de ses hameçons et pense la retrouver avec un espadon plus long que la barque qui le traîne. La narration qui permet aussi de plonger dans ses pensées et d'accompagner son immense solitude est magnifique, aussi magnifique que la photographie de Floyd Crosby et James Wong Howe, et que la musique de Dimitri Tiomkin qui, d'ailleurs, soit dit en passant, conserve toute sa saveur sur disque. Parmi les autres interprètes du film, il y a Felipe Pazos dans le rôle du jeune garçon qui est très attaché à Santiago qu'il appelle "Grand-père", Harry Bellaver, Don Diamond, puis Mary Welsh Hemingway, quatrième femme de l'écrivain du même nom.

<<Un vieux pêcheur, Santiago, n'ayant rien pris au bout de ses hameçons pendant plusieurs jours, au point de croire que la baraka l'a définitivement quitté, prend une nouvelle fois la mer. Alors qu'il dérive au large, il sent une violente secousse au bout de sa ligne. La bête semble énorme, Santiago en est convaincu! L'animal, d'une force incroyable, ne veut pas se rendre et continue de le faire dériver: un duel s'engage entre le pêcheur, obstiné, et le poisson. Ce duel l'éloigne considérablement vers la haute mer. Soudain, l'énorme poisson jaillit de toute sa taille et montre toute la mesure de sa puissance. Quel monstre ! Le vieil homme ne peut pas rentrer sans lui. Son orgueil ne le lui permet pas!>>

https://www.youtube.com/watch?v=Zhoq1IDH0zs


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptySam 13 Juil - 19:13

Luis Mandoki: Une bouteille à la mer (1999)  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Le film romantique est un genre cinématographique qui n'encombre pas ma vidéothèque, probablement parce que ce n'est pas mon genre de prédilection, en tout cas pas le genre cinématographique vers lequel je tends d'emblée. Tout ça est évidemment une affaire de sensibilité, mais comme je reste ouvert au cinéma au sens le plus large, il y a des films qui finissent par entrer dans mon champs de vision pour ne plus jamais en ressortir totalement. Une Bouteille à la Mer de Luis Mandoki, tiré du roman éponyme de Nicholas Sparks (1998), est de ces rares films foncièrement romantiques qui m'apportent une émotion forte et durable. Le duo Kevin Costner-Robin Wright-Penn fonctionne à merveille et Paul Newman est le troisième grand atout de ce film, parmi les acteurs, dans le rôle du père de Garret Blake, le personnage joué par Costner. Les deux autres atouts sont l'environnement, les voiliers et l'océan si magnifiquement filmés, et une musique de Gabriel Yared qui porte en elle tout le romantisme et les beaux sentiments de cette si belle histoire...Mais "belle histoire d'amour" ne signifie pas pour autant une histoire lisse, juste porteuse de beaux sentiments, une histoire "bateau" comme on dit - même si les voiliers ont une grande présence autour de leurs ébats: c'est une histoire d'amour qui s'emboîte par le hasard d'une bouteille sur une plage dans les pas indélébiles d'un autre grand amour perdu à jamais qui, lui, subsiste par le biais de lettres poignantes et enflammées.

<<À Chicago, Theresa Osborne (Robin Wright-Penn), documentaliste dans un grand quotidien, le Chicago Tribune, supporte mal son récent divorce et doit élever seule Jason, son fils. Elle décide alors de faire une croix sur sa vie sentimentale. Mais un jour, alors qu'elle fait son jogging sur une plage du cap Cod, elle découvre une bouteille échouée contenant une déclaration d'amour poignante et passionnée. Bouleversée par la poésie de ces quelques lignes, Theresa cherche dès lors à en retrouver l'auteur. Son enquête met à contribution ses collègues de la rédaction qui publient la lettre à son insu et reçoivent deux autres lettres. Grâce à la machine à écrire et le papier utilisé, l'auteur est identifié : il s'agit de Garret Blake (Kevin Kostner), constructeur de bateaux dans les Outer Banks au bord de l’Atlantique. Veuf éperdu, il est brisé depuis la mort il y a deux ans de son épouse Catherine, peintre. Il vit en reclus, s'est querellé avec sa belle-famille et avec Johnny (John Savage), son beau-frère. Seul Dodge (Paul Newman), son père, un ancien alcoolique, parvient encore à le secouer un peu. Lorsque Theresa rencontre Garret, les deux revivent une histoire d'amour qu'ils croyaient impossible mais la jeune femme n'ose lui avouer le but initial de sa visite, par crainte de le perdre...>>

https://www.youtube.com/watch?v=JKIYED98-Vg


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMar 16 Juil - 13:48


Ascenseur pour l'échafaud: Louis Malle Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Imaginez Jeanne Moreau, sans fard ni lumière, déambuler seule dans Paris, la nuit, à l'ombre des lampadaires et sous le seul éclairage des enseignes nocturnes. Non, je ne parle pas de La Nuit/La Notte, film franco-italien de Michelangelo Antonioni (1961), je parle d'un autre film, devenu un classique, un film en noir et blanc qui a fortement impressionné le cinéaste italien, justement par le personnage de Jeanne Moreau, par la manière dont elle est filmée dans la nuit, avec ses cernes et son teint pâle, comme si, à chaque plan, elle sortait du lit, au-delà de toute photogénie. Elle qui avait pourtant tourné dans de bons films noirs comme Touchez pas au Grisbi de Jacques Becker en 1953 et Gas-oil de Gilles Grangier en 1955 - histoire de citer deux films avec Jean Gabin -, devient une des plus brillantes étoiles du cinéma français à partir d'Ascenseur pour l'Echafaud de Louis Malle (1957), tiré du roman éponyme de Noël Calef. Elle partage la vedette avec un grand acteur français de cet époque, Maurice Ronet, très à l'aise dans les rôles d'amoureux transit au destin tragique. Ici, il tue son propre employeur Simon Carala (Jean Wall) pour vivre pleinement son amour avec l'épouse de celui-ci qui est donc interprétée par Jeanne Moreau. Mais, voulant récupérer un indice très compromettant, il se retrouve prisonnier d'un ascenseur qui conduit à l'étage où se trouve son bureau. C'est ainsi que le film de Louis Malle nous situe dans la configuration où nos deux "héros" vont se retrouver, chacun à leur manière, dans la prison de leurs délits respectifs, la prison verticale représentée par l'ascenseur pour celui qui a commis le crime, et la prison horizontale pour celle qui en a été complice et même peut-être commanditaire. L'expression "prison horizontale" n'est pas de moi, mais ce qu'il faut comprendre par-là, c'est le fait que Florence Carala va se retrouver prisonnière de ses nombreuses questions sans réponses, angoisses, désespoirs, confusions et incompréhension d'une réalité et d'une succession de faits qui dépassent chaque protagoniste de l'affaire, déambulant, seule, dans la capitale, la nuit. Parmi les autres acteurs et actrices, il y a Georges Poujouly, sans doute complètement oublié aujourd'hui mais qui avait joué, à onze ans, aux côté de Brigitte Fossey qui, elle, en avait six, dans l'inoubliable Jeux Interdits de René Clément, Lino Ventura, parfait en commissaire de police, Charles Denner en inspecteur, Jean-Claude Brialy en témoin oculaire, Félix Marten, Gérard Darrieu que je retrouve après L'Aveu de Costa-Gavras, Hubert Deschamps que j'ai surtout connu dans des rôles subalternes mais déjà en vieil homme avec cheveux blancs, notamment dans L'Affaire Seznec d'Yves Boisset, Micheline Bona. Pour couronner le tout, il y a la superbe trompette un peu cafardeuse de Miles Davis qui accompagne l'errance nocturne de Jeanne Moreau à la recherche de l'amant perdu.

<<À Paris, Julien Tavernier, un ancien parachutiste, accomplit un crime parfait : il assassine son patron avec l'aide de la femme de ce dernier dont il est l'amant. Voulant effacer un indice compromettant qu'il a oublié sur les lieux du crime, il se retrouve bloqué dans l'ascenseur qui l'y ramène. Sa maîtresse et complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace. Entre-temps, un jeune livreur a volé la voiture de Julien pour épater sa petite amie, fleuriste ; dans la virée qu'il fait avec elle, il panique et tue un couple de touristes allemands. Pendant ce temps, Julien fait tout ce qu'il peut pour essayer de s'extraire de l'ascenseur…

https://www.youtube.com/watch?v=SjfQWZ84_bw


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyMer 17 Juil - 13:39


Seule dans la nuit: Terence Young Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622 Les films d'Icare - Page 9 395622

Imaginez Audrey Hepburn dans la peau d'une femme aveugle, prénommée Suzy, qui se bat jusqu'au bout de ses forces et avec tous les moyens qui lui passent par l'esprit pour survivre. Imaginez en même temps, Alan Arkin sous les traits d'un tueur psychopathe plus vrai que nature et passé maître dans les déguisements. Tous ceux qui ont déjà vu ce film devineront qu'il s'agit de Seule dans la nuit/Wait Until Dark, thriller américain réalisé par Terence Young en 1967. Ce film offre un rôle très éprouvant à Audrey Hepburn qui décroche pour le coup une cinquième nomination aux Oscars. Il est dit que pour jouer le personnage de Suzy, Audrey Hepburn a fréquenté une école pour aveugles et porté des lentilles durant le tournage afin de rendre son regard moins expressif, plus terne. J'adore ce film que je n'avais pas revu depuis très longtemps. Il n'a d'ailleurs rien perdu de sa force. Il confirme mon goût immodéré pour le huit-clos ou ce qui s'en rapproche. Peut-être mon genre cinématographique de prédilection, lorsque je pense à Garde à Vue de Claude Miller ou à Duel de Steven Spielberg. Le film de Terence Young est un excellent thriller et un excellent huit-clos qui monte progressivement en intensité, d'une manière méthodique, scrupuleuse du moindre détail, un piège dans lequel chaque acteur joue à la perfection un personnage qui, lui-même, joue un autre personnage, Je parle bien sûr de Alan Arkin qui joue le rôle de Roat, tueur obstiné et sans scrupule, s'inventant deux autres personnages pour parfaire son plan, et de ses deux complices, Richard Crenna se présentant à Suzy comme un vieil ami de son mari, campé quant à lui par Efrem Zimbalist II, et Jack Weston se faisant passer pour un inspecteur de police. La musique, commençant sur un thème sifflé qui annonce déjà une certaine couleur, est signée Henri Mancini.

<<Dans son appartement, une jeune femme aveugle affronte Roat et ses sbires à la recherche d'une poupée bourrée d'héroïne, confiée à son mari, le photographe Sam Hendrix, par une femme inconnue à l'aéroport, alors qu'il revient de Montréal. Le trio montera un véritable stratagème afin d'inciter la jeune femme aveugle à les aider à retrouver la poupée.>>

Renseignements supplémentaires trouvés dans Wikipédia:

___La mise en scène est restée très proche de la pièce de théâtre, avec unité de lieu et de temps. Le film bascule dans l'horreur lorsque la jeune aveugle doit affronter le psychopathe.
___Lors de sa sortie en salles, les responsables des cinémas éteignaient graduellement l'éclairage lors des 12 dernières minutes du film, au fur et à mesure que Susy cassait les ampoules dans le film.
___Audrey Hepburn divorcera peu après de son mari Mel Ferrer et mettra un terme quasi définitif à sa carrière cinématographique afin d'élever ses enfants.
___Au tout début du film, en fond sonore, une radio diffuse un flash info en français québécois dans le texte. La voix entendue est celle de Mel Ferrer (non crédité au générique), producteur du film et mari d'Audrey Hepburn.
___À Paris, la pièce qui inspira le film a été d'abord jouée au théâtre par Annie Girardot.

https://www.youtube.com/watch?v=R9Mz18Ot4QA


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 9 EmptyJeu 18 Juil - 14:43

Jean a écrit:
Il y a aussi le film de Costa-Gavras (me semble t'il) "MISSING" où un américain recherche son fils, jeune journaliste , disparu juste après l'installation de Pinochet… Très dur et très grand film!

Missing: Costa-Gavras  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622  Les films d'Icare - Page 9 395622

Jean, tu avais bien fait de nous évoquer, suite à mon commentaire sur Il pleut sur Santiago de Helvio Soto (1975), Missing qui a bien été réalisé par Costa-Gavras. Comme je l'ai déjà écrit sur ce fil, Costa-Gavras est l'un de mes cinéastes préférés, au point que j'aimerais voir tous ses films. D'ailleurs, en regardant celui-ci, aujourd'hui, aucune image ne m'est revenue à l'esprit, aucun personnage, à croire que je ne l'avais jamais vu auparavant. Ce n'est pas possible que le temps l'ait complètement exclu de ma mémoire dont je veux bien admettre une éventuelle érosion. En fait, c'est un film dont j'avais déjà entendu parler, notamment à l'époque de sa sortie, en 1982, que j'ai forcément voulu voir, au point que 37 ans plus tard j'étais presque persuadé de l'avoir vu. Un très bon film effectivement, un film sans temps mort, dur, poignant, avec Jack Lemmon dans le rôle d'Ed Horman, Sissy Spacek dans celui de Beth Horman, John Shea dans celui de Charles Horman et Melanie Mayron dans le rôle de Terry Simon. Le scénario est fondé sur l'histoire vraie d'un journaliste américain, Charles Horman, ayant disparu à la suite du sanglant coup d'État le 11 septembre 1973, coup d'état qui fut orchestré par Augusto Pinochet contre le président élu démocratiquement Salvador Allende, au Chili.

<<Charles "Charlie" Horman et son épouse Beth vivent au Chili, en parfaite harmonie avec les habitants d'un quartier populaire de Santiago. Ils sont en froid avec Ed, le père de Charles, qui désapprouvait leur liaison. Le 11 septembre 1973 un coup d'État militaire débute. Charlie découvre la présence surprenante de conseillers américains sur le sol chilien. Charles est arrêté, emprisonné dans le stade converti en prison, puis disparaît. Beth enquête pour retrouver son époux, en vain. Elle informe Ed qui la rejoint pour l'aider. Dans un premier temps, Ed accorde toute sa confiance aux représentants diplomatiques des États-Unis. Mais arrivé au Chili, il assiste impuissant aux répressions de la dictature militaire et comprend progressivement que le gouvernement américain est complice et a même provoqué le coup d'État. Les représentants diplomatiques finissent même par lui avouer qu'ils protègent plus les intérêts des entreprises américaines installées dans le pays, que des citoyens expatriés. Un membre de la Fondation Ford de Santiago finit par révéler à Ed de manière officieuse qu'il sait que Charlie a été exécuté dans le stade peu de temps après son arrestation.>>

Le film remporta la Palme d'or au Festival de Cannes et Jack Lemmon le prix d'interprétation. Oscar de la meilleure adaptation scénaristique qui fut réalisée par Costa-Gavras et Donald E. Stewart, d'après le roman éponyme de Thomas Hauser. L'interprétation y est magnifique. L'histoire est admirablement portée par une réalisation sobre, méthodique et efficace. Le seul bémol à mon goût fut le choix de Vangelis pour la bande originale. Peu friand de ses effets synthétiques qui fonctionnent certes très bien dans Blade Runner de Ridley Scott - même année 1982 - je les trouve superflus et surtout inappropriés dans Missing. J'aurais préféré un autre compositeur. Outre cette déconvenue qui est à mon avis le seul point faible du film, je suis très content de l'avoir trouvé en dvd car je sais déjà que j'aurai plaisir à le revoir.

https://www.youtube.com/watch?v=c793rRE-flI


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