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 Les films d'Icare

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Icare
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 7 Mar - 13:59


Alien: Ridley Scott Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Cette semaine, j'ai décidé de regarder deux films avec Sigourney Weaver, en fait les deux films qui me plaisent le plus dans lesquels elle joue un grand rôle. Celui que j'ai revu aujourd'hui s'intitule ALIEN, un film de science-fiction horrifique américano-britannique  réalisé par Ridley Scott et sorti en salle en 1979. C'est bien après cette date que je l'ai vu pour la première fois, sur grand écran, lors d'une ressortie en salle. Il m'avait profondément marqué, beaucoup plus que n'importe quel autre de la saga, plus que le second, par exemple, de John Cameron, celui qui réalisa Titanic. Pourquoi? Il faut savoir qu'en dehors des grandes qualités techniques du premier volet, ce qui m'a fasciné c'est le sentiment d'invulnérabilité qui entoure le monstre. Disons qu'au même titre que Ash, l'androïde à figure humaine et scientifique du vaisseau Nostromo interprété par Ian Holm, j'ai été fasciné par sa grande pureté, "une créature libérée de toute conscience et remord" comme il se plait à le dire, un organisme parfait et quasi-invincible. Dans le second volet réalisé par John Cameron, la créature, si elle est toujours aussi vorace, se multiplie comme les fourmis mais devient subitement moins invincible, plus facile à tuer, et Sigourney Weaver se transforme en une sorte de Rambo de l'espace. Ca demeure tonique, percutant et divertissant, mais c'est beaucoup moins fascinant. Le troisième volet tentera de renouer un peu avec le schéma du film de Ridley Scott, mais celui-ci demeure inégalé, inoxydable, par sa grande virtuosité et son ambiance terrifiante, par le mystère impénétrable d'une créature extraterrestre dont on ne sait pratiquement rien si ce n'est qu'elle est une machine à tuer d'une étonnante perfection. Parmi les acteurs, il y a aussi Harry Dean Stanton qui sera surtout connu pour son rôle dans Paris, Texas de Wim Wenders, John Hurt, l'homme par lequel le loup entre dans la bergerie, Yaphet Kotto, Veronica Cartwright et Tom Skerritt. J'allais oublier de mentionner une très belle composition musicale de Jerry Goldsmith.

<<En 2122, le cargo interstellaire Nostromo, de retour vers la Terre avec son chargement de minerai à la fin de sa mission de raffinerie, capte un signal sonore émis depuis un planétoïde isolé. L'ordinateur de bord du vaisseau — appelé « Maman » — interrompt alors le trajet du Nostromo et réveille l'équipage maintenu en biostase (en sommeil artificiel). Surpris de ne pas être arrivés à destination, les sept membres d'équipage prennent connaissance de l’émission du signal, leur contrat stipulant qu'ils sont tenus d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre. Obligés malgré eux par leur contrat, ils séparent la remorque du vaisseau pour se diriger vers le planétoïde, puis atterrissent avec la navette de la remorque sur le sol de la planète. Cependant, l’atterrissage est rendu difficile par le relief et provoque des avaries ; pendant que le lieutenant Ellen Ripley, l'officier scientifique Ash (en), l'ingénieur Parker et le technicien Brett restent à bord de la navette pour effectuer les réparations, le capitaine Dallas, l'officier en second Kane et la navigatrice Lambert s'aventurent en scaphandre sur la planète et se rendent vers la source du signal. Arrivés sur place, ils y découvrent un vaisseau spatial extraterrestre à l'intérieur duquel repose le cadavre fossilisé d'une créature d'environ quatre mètres de haut. En l'examinant, ils remarquent que des os de son thorax sont éclatés vers l’extérieur. Pendant ce temps, Ripley informe Ash qu'après analyse par l'ordinateur de bord, le signal qu'ils ont reçus initialement semble être un avertissement. Voulant en informer l’équipe d'exploration, Ash l'en dissuade, rétorquant qu'ils sauront par eux même si c'est effectivement un avertissement. Sur place, Kane trouve un passage menant à l’étage inférieur du vaisseau et, descendant le long d'un filin, il arrive alors dans un espace où se trouvent regroupés des centaines d'objets ressemblant à de gros œufs. Alors qu'il s'approche de l'un d'eux, une créature arachnéenne en sort brutalement et s'agrippe à son visage, transperçant la visière de son casque. Dallas et Lambert parviennent à ramener leur compagnon au sas de la navette mais Ripley refuse de l'ouvrir, afin de maintenir une quarantaine de 24 heures, conformément au règlement. Cependant, Ash finit par ouvrir le sas de sa propre initiative.>> Wikipédia

https://www.youtube.com/watch?v=GVn4wUqkYBs


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 7 Mar - 16:36

Alien, (Dans l'espace personne ne vous entend crier). Rien que le titre annonçait la couleur... Shocked

Je suis allé voir ce film dès sa sortie. Je me souviens de l'engouement que ce film avait suscité. Pas une émission télévisée sur le cinéma (il y en avait beaucoup à l'époque avec moins de chaines) pas un magazine qui y allait de son reportage ou documentaire sur les coulisses du film. Un article d'un magazine scientifique s'était même penché sur le mode de reproduction du bestiau avec des commentaires passionnants.  Very Happy
Bien sûr, je regardais et achetais tout!

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Je suis bien de ton avis, Icare, le premier volet de la saga est le plus impressionnant, par le seul fait que le monstre nous semble tellement invincible. Very Happy

Il existe un jeu vidéo qu'on m'a offert récemment, et bien croyez-le j'ai plusieurs fois sursauté en y jouant! Hehe

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La musique du film est de Jerry Goldsmith.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 8 Mar - 12:43


La jeune fille et la mort: Roman Polanski Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden) est un film franco-américano-britannique réalisé par Roman Polanski, sorti en salle en 1994 et adapté de la pièce de théâtre du même nom du dramaturge chilien Ariel Dorfman, rescapé du régime de Pinochet. C'est le deuxième film avec Sigourney Weaver que j'aime beaucoup et ai revu aujourd'hui. Un superbe huit-clos avec, autour de Sigourney Weaver, le formidable Ben Kingsley et Stuart Wilson. Comme tout mélomane l'aura aussitôt remarqué, sans même avoir vu le film, le titre est également celui du célèbre quatuor à cordes de Franz Schubert. Ce n'est évidemment pas un hasard car ce fameux quatuor joue un rôle important dans le film de Polanski dont en voici le synopsis:

<<Fin du vingtième siècle, dans un pays d'Amérique du Sud qui vit encore le traumatisme d'une dictature récente, le président de la jeune démocratie a décidé de mettre en place une commission d'enquête sur les crimes passés, qui devrait être présidée par un avocat célèbre : Gerardo Escobar (Stuart Wilson). Le soir de cette nomination, l'avocat crève un pneu en rentrant chez lui. Un voisin, le docteur Roberto Miranda (Ben Kingsley), vient à son secours et le ramène chez lui, où sa femme l'attend. Celle-ci, Paulina Escobar (Sigourney Weaver), torturée par la police secrète de l'ancien régime croit reconnaître dans la voix de Roberto Miranda celle d'un de ses bourreaux.>> (Wikipédia)

L'histoire est terrible. Une femme qui a été torturée, humiliée et violée à maintes reprises croit reconnaître son principal bourreau (à sa voix et son odeur) en la personne d'un médecin au-dessus de tout soupçon. Elle le séquestrera et exigera des aveux en échange de sa vie sauve. Ce médecin, superviseur des interrogatoires et lui-même tortionnaire, violait ses victimes en faisant passer le quatuor à cordes La Jeune Fille et la Mort de Franz Schubert, d'où le rôle de cette musique dans le film. Il n'est pas précisé si l'histoire fait référence au Chili sous Pinochet ou à l'Argentine sous la dictature militaire entre 1976 et 1983. Dans le film de Polanski, nous ignorons dans quel pays nous sommes, bien que la pièce dont il s'adapta fut écrite par un survivant du régime dictatorial de Pinochet. Le nom du pays n'est jamais mentionné, ce qui n'enlève rien à la psychologie des personnages ni même à leurs motivations. Une terrible tension s'installe au coeur du trio et tient en haleine sur toute la longueur. Outre Schubert, il y a la partition du compositeur polonais Wojciech Kilar qui appuie habilement la tension entre les trois protagonistes et laisse échapper une douce mélancolie presque naïve. Afin de brouiller un peu les pistes, Polanski usa des contre-emplois en prenant Kingsley dans le rôle du tortionnaire supposé dont le doute sur sa culpabilité sera maintenu jusqu'à la fin et qui, d'après le cinéaste, n'avait pas forcément la tête de l'emploi, et Stuart Wilson à contre-pied des rôles de méchant qu'il avait joués jusqu'ici.

https://www.youtube.com/watch?v=Cj5gf0jm3lA


La musique de la vidéo n'est pas celle du film.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 14 Mar - 12:55


Orca: Michael Anderson Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Aujourd'hui, j'ai revu un film que je connais parfaitement bien pour l'avoir regardé plusieurs fois. La première fois que je l'ai vu, j'avais pleuré devant le petit écran comme un enfant. Pour l'anecdote, après la vision du film, j'étais sorti avec un ami, il faisait nuit. Contrôlés par des policiers, l'un d'eux pensait que je me droguais car j'avais les yeux comme dilatés.  Hehe  Il ne m'avait pas cru lorsque je lui avais dit que j'avais tout simplement pleuré en regardant un film. C'est rare que ça m'arrive: seulement deux fois dans mon souvenir, sur deux films tournant autour d'un animal, le chien blanc dans Dressé pour tuer de Samuel Fuller et l'épaulard dans Orca de Michael Anderson avec Richard Harris, Charlotte Rampling, Bo Derek dont ce fut le premier rôle au cinéma et Will Sampson, acteur et peintre américain membre de la tribu amérindienne des Creeks, d'une corpulence imposante (plus de deux mètres pour 120 kilos) surtout connu dans le rôle de "Chef Bromden" dans Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman. Je fus très heureux de retrouver Orca (thriller animalier américain - 1977) en DVD. Ma fille aussi adore ce film et l'orque est notre animal préféré à tous les deux. Bien sûr, dans le film de Michael Anderson, l'orque prend une dimension aussi tragique que romantique avec Charlotte Rampling en scientifique, Richard Harris en pêcheur obstiné et tourmenté, motivé par l'appât du gain, et Will Sampson en vieux sage indien. Une histoire de vengeance est ainsi sublimée par la musique somptueuse et inoubliable d'Ennio Morricone. Le film de Michael Anderson a plutôt repris et inversé l'histoire de Moby Dick, roman de l'écrivain américain Herman Melville paru en 1851: ce n'est plus l'homme qui veut se venger du cétacé, mais le cétacé qui veut se venger de l'homme.

<<L'action de Orca se déroule à Terre-Neuve. Le capitaine Nolan est un pêcheur qui vend ses plus grosses prises aux aquariums les plus offrants. Un jour, il croise la route de Rachel, une biologiste marine, sur le point de se faire attaquer par un grand requin blanc. Nolan fait monter Rachel à bord de son bateau, mais Ken, son assistant, tombe à l'eau. Sur le point de se faire dévorer par le requin, Ken est sauvé in-extremis par une orque qui attaque et tue le requin. Nolan s’intéresse de plus en plus aux orques et décide d'en capturer une afin de la revendre à prix d'or à un aquarium. Malgré les arguments de Rachel quant à l'intelligence des orques et leur instinct, proche de celui de l'homme, Nolan tente de capturer une femelle. La capture tourne au drame lorsque la femelle se blesse mortellement contre l’hélice du bateau de Nolan. Hissée à bord, la femelle met bas et le baleineau meurt sur le pont du bateau. L'épaulard mâle assiste à la scène en hurlant de douleur. Le soir, le mâle traque Nolan et son équipage.>>

https://www.youtube.com/watch?v=PnszPWxhc-k


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 15 Mar - 14:19


Blackfish: Gabriela Cowperthwaite Les films d'Icare - Page 7 395622

En ce vendredi un peu gris, j'ai délaissé provisoirement la fiction pour le documentaire, mais tout en restant en compagnie des épaulards, avec Blackfish, un film américain réalisé par Gabriela Cowperthwaite (2013). Le documentaire est essentiellement orienté sur la vie de l'orque Tilikum du parc aquatique SeaWorld jusqu'à sa capture lorsqu'il n'était pas encore adulte, séparé de son groupe et surtout de sa mère. Le film évoquera sa vie en captivité ainsi que les accidents mortels dont il est l'auteur. Néanmoins, le film de Gabriela Cowperthwaite ne se limite pas au parcours chaotique de Tilikum mais tente de démontrer les dangers de la captivité sur ces mammifères très particuliers dont l'apparence amicale cache un animal sauvage d'une rare puissance et un prédateur redoutable. Le film a été présenté au cours du festival du film de Sundance en 2013, où il a été acheté par "Magnolia Pictures" afin de bénéficier d'une diffusion plus large. A savoir que Cowperthwaite a travaillé sur le film après la mort de la dresseuse de Tilikum, Dawn Brancheau, en réponse aux affirmations quelque-peu tirées par les cheveux - c'est le cas de le dire - de la société "SeaWorld" s'évertuant à répandre l'idée que cette attaque résultait du fait que la jeune femme portait une queue-de-cheval.

<<Le documentaire se concentre sur la captivité de l'orque Tilikum, responsable de la mort de trois personnes, et des conséquences de la captivité sur ces cétacés. Blackfish suit la vie de Tilikum, de sa capture en 1983 au large de l'Islande, à l'animosité des autres baleines retenues en captivité à son égard et, enfin, à son isolement dans un bassin ; éléments qui selon Cowperthwaite, ont développé de la frustration chez l'animal et contribué à développer chez lui agressivité et imprévisibilité.>>

La musique, d'un genre répétitif et sympathique mais que l'on oublie très vite, est signée Jeff Beal, un compositeur américain, né le 20 juin 1963 à Hayward, en Californie (États-Unis).

Le documentaire a reçu un très bon accueil critique, toutefois, il fait figure d'un procès très accablant pour "SeaWorld" qui a refusé de participer, et est sujet de plusieurs controverses aussi bien sur le contenu que sur la forme. Pour en savoir plus cliquer ici

https://www.youtube.com/watch?v=VuXnU6RTAW8


Tilikum:

https://www.youtube.com/watch?v=Tp_zhJXj1ZY


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 15 Mar - 19:16


Jonathan Livingston, le goéland: Hall Barlett Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

<< Le jeune Jonathan n'est pas un goéland comme les autres, il ne se contente pas de voler pour manger, non… il aime voler pour voler, c'est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ses performances, parfaire son "assiette" de vol, battre son propre record d'altitude puis de vitesse en piqué, au mépris et à l'indignation de son entourage qui l'incite à rester dans le chemin conforme, à se comporter comme tout goéland qui se respecte : ne prendre les airs que pour se nourrir. Si on naît goéland on doit mourir goéland conformément à l'indiscutable loi des goélands. Jonathan n'accepte pas que rester goéland puisse de façon inéluctable impliquer de devoir rester limité toute sa vie à sa condition de goéland commun, semblable, conforme, fidèle à un stéréotype. Il exhorte ses semblables à cesser de se contenter de vivre pour manger, mais ses semblables ne comprennent pas, et surtout ils craignent le poids des lois et des traditions. Jonathan, lui, veut connaître tout ce qu'un goéland peut connaître, veut dépasser les limites établies non pas par l'espèce (ces lois-là sont celles de la nature)… mais établies par la loi, par l'autorité, par la tradition. Pour continuer à vivre pleinement son envie de trouver les limites et les dépasser, Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire. Rejeté par l'assemblée des Goélands pour cause de "mauvais exemple" mettant en danger la loi et la tradition, il est banni du Clan à perpétuité. Qu'importe ! Jonathan a la certitude que les traditions sont faites pour être perpétuellement mises à l'épreuve par la connaissance personnelle, pour être sans cesse remises en question par l'expérience à l'opposé des croyances et des dogmes, quitte à vivre seul. Un soir deux magnifiques goélands "purs comme la lumière des étoiles" l’invitent à les suivre.>>

Ceux qui ont vu le film se rappelleront qu'il s'agit de Jonathan Livingston le goéland/Jonathan Livingston Seagull, un film animalier américain, sorti en salle en 1973. Il est l'adaptation du livre au même titre à succès de Richard Bach. Nominé aux Oscars, j'avais adoré ce film à l'époque de sa sortie et ne m'en suis jamais réellement détaché. Comment aurais-je d'ailleurs pu me détacher d'une fable aussi poétique que celle de ce formidable goéland qui veut voler aussi vite qu'un faucon, voler de plus en plus haut, voler pour le plaisir de voler. Qui n'aurait pas voulu, au moins le temps d'un rêve, être ce goéland qui domine les cieux et le monde, par la force de ses ailes et de ses pensées? Je l'ai rêvé tellement de fois..."Ce film élèvera votre esprit et fera envoler votre coeur", c'est la petite phrase qui me plongea à nouveau dans cette fable à la vitesse de l'oiseau qui découpe les airs, par-dessus des paysages magnifiques et sur des musiques et chansons, de celles que l'on oublie pas, composées et interprétées par Neil Diamond avec la collaboration de Lee Holdridge.

https://www.youtube.com/watch?v=Lyvs6_H7Ajc


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 21 Mar - 13:53


Seven: David Fincher Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Je change complètement de registre avec un retour sans concession au film noir, en me mettant sur les traces d'un tueur en série. Les Américains semblent "fascinés" par les psychopathes...ou du moins inspirés...tant il existe un grand nombre de films sur le sujet, allant du chef-d'oeuvre au navet. Les "serial killers" surtout. J'avais déjà évoqué ici, sur ce topic, l'un d'entre eux, Zodiac (2007) de David Fincher, basé sur des faits réels et sur un tueur en série qui a réellement existé et avait beaucoup marqué le réalisateur lorsqu'il était enfant. Le film que j'ai regardé aujourd'hui est aussi de David Fincher, néanmoins l'histoire qu'il y raconte est une pure fiction: Seven avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow et Kevin Spacey dans le rôle du psychopathe. C'est un film que je n'avais jamais vu, ce qui est rare car je ne présente ici que des films que j'aime beaucoup et que j'ai déjà vu plusieurs fois...Quand je pense à un film comme Garde à vue de Claude Miller (1981) que j'ai déjà vu au moins une dizaine de fois et que je pourrais revoir demain avec le même enthousiasme!...J'étais sûr d'aimer Seven, les extraits que je connaissais m'avaient fortement convaincu. Je savais que je serais captivé par ce film et son ambiance glauque. J'en avais aussi une perception abstraite par la poignante partition de Howard Shore d'une beauté sombre et langoureuse: elle n'apparaît cependant ni au générique-début ni au générique-fin, ce que je regrette. Le duo formé entre Brad Pitt, jeune flic optimiste qui en veut, et Morton Freeman, vieux flic blasé mais perspicace, est intéressant. Fincher, par une réalisation efficace et appuyé sur un solide scénario, sait maintenir le fil du plan machiavélique du tueur jusqu'à son apothéose dans l'horreur.

<<L'inspecteur Somerset (Freeman), un vieux flic désabusé, est à une semaine de la retraite. Le voilà obligé de faire équipe avec son remplaçant, le jeune et impétueux inspecteur David Mills (Pitt). Leur collaboration débute dans l'horreur d'un crime aussi monstrueux qu'incroyable: dans un sous-sol sordide aux odeurs putrides, un homme obèse, ligoté à sa chaise, gît le nez dans son assiette; son estomac a éclaté...Ce meurtre ne sera que le premier d'une série: aucun mobile apparent ni aucun lien visible entre les victimes, aucun témoin...Le néant, si ce n'est une inscription sur chaque lieu du crime et une mise en scène qui s'inspirent des sept péchés capitaux. Alors que nos deux inspecteurs pensent avoir atteint le summum de l'horreur, le pire est à venir...>>

https://www.youtube.com/watch?v=BLY4treE0XU


La musique de la bande-annonce n'est pas celle du film.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 22 Mar - 13:46


Le Silence des Agneaux: Jonathan Demme Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Comme une envie de rester un peu dans le monde morbide des "serial killers", je ne pouvais guère passer au travers d'un classique du genre avec Le Silence des Agneaux, thriller policier américain de Jonathan Demme, sorti en salle en 1991. Il réunit à l'affiche Jodie Foster également vedette du très beau film de Robert Zemeckis, Contact (1997), Anthony Hopkins que j'avais découvert dans Elephant Man de David Lynch (1980), Scott Glenn que j'avais surtout aimé dans Man on Fire d'Elie Chouraki (1987), Ted Levine, puis un acteur plutôt cantonné aux troisièmes rôles, Anthony Heald que j'ai récemment vu en salopard dans Un cri dans l'océan, film d'épouvante américain de Stephen Sommers (1998) que j'ai choppé sur la toile et qui, malgré un caractère nerveux et sans temps mort, ne m'a laissé aucune réelle impression, un truc qui se regarde et s'oublie. Ce n'est pas le cas du film de Jonathan Demme, Le Silence des Agneaux. Tout comme Seven, c'est le genre de film qui laisse une trace, une impression qui résiste dans ma mémoire de cinéphile. Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie au cinéma, vers 1991, et des images m'étaient restées en mémoire; une joggeuse qui court en début du film, un Anthony Hopkins au regard inquiétant, avec un étrange masque sur le visage, un puits avec une femme à l'intérieur, un papillon à tête de mort...des choses comme ça, presque en vrac, des choses figées, immobiles, des images plutôt que des scènes en particulier...rien de précis. Je sais que j'avais beaucoup aimé ce film. Néanmoins, sur ce sujet, Le Sixième Sens/Manhunter de Michael Mann (1986) conserve ma préférence. J'y reviendrai ultérieurement, lorsque je le trouverai en DVD. Outre des acteurs excellents et une solide réalisation, Le Silence des Agneaux, tout comme Seven, bénéficie d'une poignante partition de Howard Shore qui, depuis le cinéma de David Cronenberg, excelle dans la noirceur. Le film a remporté les cinq oscars majeurs en 1992 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur acteur et meilleure actrice, ce qui n'est pas rien.

<<Une jeune et brillante stagiaire du FBI, Clarice Starling (Jodie Foster), bien qu'elle soit encore étudiante à l'académie, est désignée par son supérieur hiérarchique Jack Crawford (Scott Glenn) pour interroger un prisonnier. Celui qu'elle doit rencontrer est un psychopathe d'une dangerosité extrême puisqu'animé par des tendances cannibales. C'est l'éminent psychiatre Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), incarcéré à vie sous très hautes surveillances et restrictions dans un asile de la ville de Baltimore. Clarice agit dans le cadre d'une enquête sur une série de meurtres épouvantables perpétrés sur des femmes dans la région du Midwest par un psychopathe inconnu qui découpe la peau de ses victimes comme on dépèce le pelage d'un animal sauvage, d'où son surnom, donné par la presse : « Buffalo Bill » (Ted Levine). Après une cinquième victime, le FBI ne parvenant toujours pas à trouver la piste de ce meurtrier, la mission de Clarice est de se rapprocher du docteur Lecter afin qu'il analyse la situation et dresse un portrait psychologique de Buffalo Bill qui puisse aider le FBI à enfin appréhender celui-ci.>>

https://www.youtube.com/watch?v=EwWr8KbOPRg


La musique de la B.A. n'est pas celle du film.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 28 Mar - 14:33


Serpico: Sydney Lumet Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Je pensais quitter, du moins provisoirement, le cinéma américain, cependant, la tentation de revoir un "vieux" film de Sydney Lumet fut trop forte, quoiqu'il s'agit là d'une production italo-américaine. C'est un film policier que j'avais vu il y a bien longtemps et qui m'avait beaucoup marqué, ne serait-ce déjà par une excellente prestation d'Al Pacino dans le rôle d'un flic idéaliste et incorruptible. Le film s'intitule - les connaisseurs auront bien sûr deviné - Serpico. C'est l'histoire vraie et sombre d'un policier intègre et idéaliste qui voue sa carrière, au risque de sa propre vie, à la lutte contre une corruption très étendue qui gangrène la police new yorkaise. Isolé dans son combat et rejeté par ses collègues à cause de son incorruptibilité et de ses prises de positions, il finit par connaître une véritable descente aux enfers avec le risque permanent d'un mauvais coup. Serpico fut réalisé par Sydney Lumet, adapté du livre homonyme de Peter Maas, et sortit en salle en 1973. Outre Al pacino, impérial dans son rôle de flic excentrique seul contre tous, sont réunis à l'affiche une pléiade d'acteurs et actrices pas forcément très connus, comme John Randolph, Jack Kehoe, Allan Rich, Tony Roberts, ce dernier aurait souvent joué dans le cinéma de Woody Allen, puis, côté actrices, Cornelia Sharpe et Barbara Eda-Young dont je ne saurais dire dans quels autres films elles ont joués. Lumet nous offre avec cette histoire vraie un film solide, formidablement bien charpenté, criant de réalisme dans un New York glauque et inquiétant. Ce n'est pas le genre de film sur lequel on penserait entendre une musique de Mikis Theodorakis, encore que le sujet d'un homme incorruptible luttant contre un système pourri jusqu'à la moelle ne pouvait que l'interpeller. Elle est arrangée et dirigée par un certain Bob James, néanmoins on reconnaît aisément les tournures mélodiques du grand compositeur grec.

<<Le New York Times a salué la performance d'Al Pacino. Beaucoup considèrent le rôle de Serpico comme l'un de ses meilleurs, et admirent l'intensité que Lumet donne au récit. À part Serpico et Burnham, aucun des personnages ne porte son vrai nom dans le film>>

Pour la petite histoire (Wikipédia):

<<On peut voir une image christique très années 1970, dans le visage de Serpico, qui est au fil du temps encadré par de longs cheveux et mangé par la barbe. Si, dans l'histoire, Frank Serpico est de plus en plus chevelu et barbu au fil des années, les scènes ont été en fait tournées dans un ordre décroissant. En réalité, Al Pacino a commencé le tournage en ayant des longs cheveux et une barbe épaisse puis, au fur et à mesure, subissait des rafraîchissements pour en arriver finalement aux cheveux courts plaqués sur le côté (comme Michael Corleone) afin de tourner la scène où Serpico reçoit son diplôme à l'école de police.>>

https://www.youtube.com/watch?v=ykvUEaBu07c


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 29 Mar - 13:57


Lucky Luciano: Francesco Rosi Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Je suis resté sur un cinéma des années soixante-dix ainsi que sur un personnage qui a réellement existé. Je suis cependant passé d'un flic idéaliste et incorruptible du nom de Serpico avec le film homonyme de Sydney Lumet (1973) à un puissant ganster italo-américain du nom de Charles Luciano, né en Sicile sous le nom de Salvatore Lucania, devenu un mafieux légendaire sous le nom de Lucky Luciano. Le film homonyme (1974), réalisé par le grand réalisateur italien Francesco Rosi, relate l'histoire de cet individu qui fut considéré comme le père du crime organisé moderne aux Etats-Unis. Avec le film de Francesco Rosi il ne faut pas s'attendre à une grande fresque lyrique et romancée façon Le Parrain de Francis Ford Coppola qui donna d'ailleurs lieu à une trilogie avec des acteurs prestigieux. Le film de Rosi est plus encré dans la réalité des faits, je dirais même qu'il est "documentarisé", un peu comme Main Basse sur la Ville ou encore Cadavres Exquis qui est probablement mon film préféré de ce cinéaste. Il y a un petit aspect documentaire dans Lucky Luciano, ce qui en fait, au bout du compte, un des films les mieux documentés sur la mafia, dressant ainsi le portrait - mais sans fascination aucune - de l'un des parrains les plus charismatiques et parmi les plus célèbres. Il dénonce avec brio les relations étroites entre la pègre et les élites financières et politiques, un de ses sujets de prédilection. Gian Maria Volonte campe avec justesse et sobriété un Lucky Luciano impénétrable, d'une élégance froide mais sans excès d'antipathie. Rosi retrouve Rod Steiger après Main Basse sur la Ville (1963) dans le rôle d'un truand qui renseigne la police américaine et est donc aussi un indicateur. Le film bénéficie d'une partition musicale originale composée par Piero Piccioni, fidèle collaborateur de Rosi, néanmoins elle est peu présente et laisse beaucoup d'espace à des musiques préexistantes, jusqu'au générique-fin, morceau d'époque très connu.

Pour la petite histoire (Wikipédia):

<<Le film de Rosi offre un portrait complexe de Luciano. Sal Vizzini, un agent anti-drogue et le plus grand adversaire de Luciano, s'est vu offrir son rôle par Charles Siragusa dans le film. Le réalisateur s'attache moins à narrer les événements extérieurs qu'à expliquer, sans véritablement y parvenir, les motivations et la dynamique de la mafia. Lucky Luciano, avant sa mort, s'intéressa à la réalisation de ce film. D'ailleurs le jour où il tomba foudroyé par une crise cardiaque, le 26 janvier 1962, il devait rencontrer un des assistants de Rosi pour discuter du scénario>>

Synopsis:

<<New York, 11 février 1946. Le gangster Lucky Luciano, principal responsable de la guerre des gangs qui a ensanglanté la mafia américaine dans les années 30 (le fameux massacre de la Saint-Valentin - 1931), est expulsé des Etats-Unis. Condamné à 35 ans de prison, il vient d'être libéré après seulement 9 ans pour "services rendus (soit disant) à l'armée américaine. De retour en Italie, il transforme rapidement la Sicile en plaque tournante du trafic mondial d'héroïne. Seulement, l'homme est rusé et d'une extrême prudence. Le Narcotic Bureau charge l'agent Charles Siragusa de trouver et réunir toutes les preuves afin de faire plonger le criminel...>>

https://www.youtube.com/watch?v=utpg0_agC60


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 4 Avr - 13:38

11 Flowers: Wang Xiaoshuai  Les films d'Icare - Page 7 395622  

Changement d'univers avec, cette fois, un film franco-chinois de Wang Xiaoshuai, 11 Flowers, sorti en salle courant 2011. J'aime beaucoup la critique faite par "Le Soir": <<Tout comme Terrence Malick, qui filmait dans "La Ligne Rouge" la guerre avec la distance d'un oiseau sur la branche, le réalisateur chinois nous montre que, perçue à hauteur d'enfance, l'Histoire est une péripétie qui a bien peu de valeur existentielle.>> C'est exactement ça. Le film de Wang Xiaoshuai s'articule autour de la vision d'un enfant qui va sur ses onze ans, Wang Han, interprété par Liu Wending, Wang Jingchun jouant le rôle du père et Yan Ni celui de la mère. De toute évidence, c'est le regard de l'enfance porté sur le monde des adultes qui retient l'attention du cinéaste, le regard de la fascination, de l'innocence et aussi de l'incompréhension. Il y a cette scène finale où les enfants courent en direction du lieu où seront exécutés les condamnés à mort. Leur nom est hurlé au loin dans un haut-parleur par une voix de femme. Wang Han s'arrêtera de courir. Une voix off, celle de l'adulte qu'il est devenu depuis, ne se rappelle plus s"il a entendu les coups de feu ou non...On pourrait croire une histoire triste, en réalité, non, pas vraiment. Il y a bien une tristesse dans le film, surtout portée par une jeune adolescente et son père, mais la caméra de Xiaoshuai ne s'apitoie pas sur cette tristesse qui est en même temps une tragédie, une terrible tragédie. Elle conserve le regard et la perception de l'enfance. La musique est signée Marc Perrone, j'y ai surtout entendu un thème à l'accordéon au générique-fin caractéristique de son auteur. Pratiquement pas de musique originale dans le film.

<<En 1974, au coeur de la Révolution Culturelle Chinoise, un garçon de dix ans, Wang Han, observe le monde des adultes et n'y comprend pas grand chose. Il vit chez ses parents dans la province de Guizhou, au sud de la Chine. La rencontre impromptue avec un meurtrier en cavale le contraint au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence.

Pour en savoir un peu plus sur la Révolution Culturelle Chinoise (WIKIPEDIA):

La grande révolution culturelle prolétarienne (en chinois : 无产阶级文化大革命, pinyin : wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), ou simplement la révolution culturelle (文革 wéngé), représente l'un des événements marquants de l'histoire de la République populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable. En 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge, deviennent le bras actif de cette révolution culturelle. Ils remettent en cause toute hiérarchie, notamment la hiérarchie du PCC alors en poste. Les intellectuels, de même que les cadres du parti, sont publiquement humiliés, les mandarins et les élites bafoués, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales sont dénoncées au nom de la lutte contre les « quatre vieilleries ». Le volet « culturel » de cette révolution tient en particulier à éradiquer les valeurs traditionnelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) sont détruits. L'expression politique s'est libérée par le canal des « dazibao », affiches placardées par lesquelles s'expriment les jeunes révoltés. Des modérés comme Zhou Enlai sont publiquement pris à partie. La période de chaos qui s'ensuit mène la Chine au bord de la guerre civile, avant que la situation ne soit peu à peu reprise en main par l'Armée populaire de libération qui mène une féroce répression contre le mouvement des gardes rouges. Cette agitation permet à Mao de reprendre le contrôle de l'État et du parti communiste. Très peu de temps après sa mort en septembre 1976, les principaux responsables de ce retentissant chaos, la célèbre Bande des quatre, dont la propre épouse de Mao Jiang Qing, sont arrêtés, jugés et lourdement condamnés. La révolution culturelle est responsable de la mort de centaines de milliers de personnes. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach, ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions.

https://www.youtube.com/watch?v=WzUt4p8olHI


La musique dans la vidéo n'est pas celle du film.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 5 Avr - 14:15


Le Violon rouge: François Girard Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Une nouvelle fois, j'ai changé totalement d'univers, encore qu'il y a un passage où je retrouve l'atmosphère de 11 Flowers de Wang Xiaoshuai...J'y reviendrai. Il s'agit cette fois d'un film sur la musique, Le violon rouge, en fait non, il s'agit plus exactement d'un film italo-britannico-canadien réalisé par François Girard et sorti en salle courant 1998 qui évoque l'histoire d'un instrument de musique, un violon enduit d'un verni rouge inhabituel et d'une sonorité proche de la perfection. C'est le parcours d'un objet unique qui part d'un monastère dans l'Autriche de Mozart où il y demeure cent ans, dans les mains de plusieurs orphelins, pour se retrouver dans le monde des gitans sur plusieurs générations, puis à Oxford en possession d'un riche aristocrate, talentueux et décadent. Les voies maritimes le conduiront à Shanghai, chez un antiquaire avant de devenir un instrument nuisible à brûler lors de la Révolution Culturelle Chinoise sous Mao. Le magnifique violon se retrouvera alors dans une vente aux enchères hautement prisée à Montréal. Evidemment, je prends quelques raccourcis pour résumer le grand périple du violon rouge. Apparaissent dans ce film Carlo Cecchi dans le rôle du luthier Nicolo Bussotti, le créateur de cet objet unique, Irène Grazioli dans le rôle de son épouse et par laquelle provient l'une des particularités du violon rouge, Jean-Luc Bideau, Jason Flemyng, Greta Scacchi, Sylvia Chang, Samuel L. Jackons, Sandra Oh, et, une coïncidence que je n'avais pas prévue, Wang Xiaoshuai, le réalisateur de 11 Flowers qui y joue le rôle plutôt court d'un policier lors du passage qui traite de la Révolution Culturelle Chinoise. Je ne risquais pas de le reconnaître car, de toute façon, je ne connaissais pas son visage. On ne connaît pas toujours le visage des réalisateurs. Je viens juste de l'apprendre en lisant la fiche technique du film. Bon, c'est juste pour l'anecdote. Le film est très beau et m'a davantage plu cette fois-ci que lors des deux,trois visions précédentes. Superbement filmé et interprété, son autre grand atout est la fantastique partition pour violon et orchestre composée et orchestrée par John Corigliano et interprétée par l'excellent Joshua Bell. Elle a obtenu l'Oscar de la meilleure musique de film, ce qui est amplement mérité. Le film, quant à lui, a décroché au moins vingt récompenses. Le scénario a été inspiré par l'histoire d'un violon de Stradivarius, "le Soil", qui avait appartenu à Yehudi Menuhin puis à Itzhak Perlman.

<<Nicolo Bussotti, maître luthier de Crémone, termine en 1681 un violon qu'il destine à son fils qui va naître. Mais sa femme Anna et son enfant décèdent tragiquement lors de l'accouchement après qu’une cartomancienne lui a révélé son avenir. Nicolo, plongé dans une profonde tristesse, termine le violon. Le violon commence alors à voyager à travers l'Europe. D'abord à Vienne, dans un monastère qui est aussi un orphelinat, pendant plus de cent ans, le violon est transmis d'orphelin en orphelin jusqu'au jour où l'instrument finit entre les mains de Kaspar Weiss, un petit prodige au cœur malade. Les moines contactent Georges Poussin, un maître de musique français ambitieux, qui va l'emmener dans la capitale pour s'occuper de lui et perfectionner son talent. Kaspar, au cœur fragile, passera une audition devant le prince qui lui sera malheureusement fatale. Ce dernier est alors enterré, au monastère d'où il venait, son violon avec lui. Des années plus tard, le cimetière où repose Kaspar Weiss est pillé et le violon se retrouve entre les mains des Gitans, qui le transmettent de génération en génération pendant près de cent ans, avant que ces derniers ne le cèdent à Frédérick Pope, un riche aristocrate de Oxford, décadent et talentueux, dont l'instrument va changer la destinée. Ensuite à Shanghai, bien des années plus tard, où le violon est vendu à un antiquaire et y restera pendant des années avant d'être vendu à une musicienne professionnelle chinoise. Puis en pleine Révolution culturelle, Xiang Pei, la fille de la musicienne, refusera de détruire le violon et le confiera à un vieux professeur de musique désespéré par l'oppression. Pour finir, en 1997, le violon est retrouvé chez le professeur chinois, qui est décédé dans son grenier au milieu d'une vaste collection secrète d'instruments. Les autorités vont confier tous les instruments dont le violon à une société de vente aux enchères de Montréal où Charles Morritz, un expert, va reconnaître ce qui était son vœu le plus cher, un véritable Bussotti. Lors de la vente finale et grâce au concours d'un employé d'un laboratoire d'analyse, l'expert va échanger l'original avec la copie qu'il a récupérée à la fondation Frédérick Pope, au risque de tout perdre.>> WIKIPEDIA

https://www.youtube.com/watch?v=DhqgV4flGdE


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 11 Avr - 14:15


Le Casse: Henri Verneuil Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Comme une envie de revenir à un certain cinéma populaire à la Française, avec un excellent film policier franco-italo-américain d'Henri Verneuil, Le Casse, sorti dans les salles en 1971. J'ignorais jusqu'à aujourd'hui qu'il s'agissait en réalité d'un remake du Cambrioleur (1957) de Paul Wendkos. Je savais juste qu'il était tiré du roman "The Burglar" de David Goodis. Le film de Verneuil réunit une belle brochette d'acteurs: Jean-Paul Belmondo, Robert Hossein, Nicole Calfan, Omar Sharif, Dyan Cannon, José Luis de Vilallonga et Renato Salvatori, acteur italien que l'on a tendance à connaître plus de visage que de nom mais qui a pourtant joué dans des films de grande qualité, comme Rocco et ses Frères de Luchino Visconti, Etat de Siège de Costa-Gavras, Cadavres exquis de Francesco Rosi et La Tragédie d'un homme ridicule de Bernardo Bertolucci, histoire de ne citer que des films que j'ai vus et aimés. Outre Rocco et ses Frères, il a pas mal tourné avec Alain Delon; Le Professeur de Valerio Zurlini, Les Granges brûlées de Jean Chapot, Flic Story de Jacques Deray et Le Gitan de José Giovanni. Il fut l'époux d'Annie Girardot et mourut d'une cirrhose alors qu'il n'avait que 55 ans, mon âge aujourd'hui...une petite façon personnelle de rendre hommage à ce très bon acteur...Le Casse est un film que j'ai toujours aimé, possédant un charme indémodable, avec une mémorable poursuite de voitures, l'une des plus fameuses avec Bullitt de Peter Yates. Omar Sharif est d'une grande classe en flic obstiné, ripou et sadique. Les cascades sont orchestrées par l'incontournable Rémy Julienne. Autre grand atout de charme, si ce n'est la superbe Dyan Cannon, est la partition tellement bien appropriée d'Ennio Morricone dont les mélodies principales n'ont jamais quitté mon esprit depuis la première fois que j'ai vu ce film: je devais avoir entre 18 et 19 ans.

Synopsis:

Un représentant de commerce prénommé Azad (Jean-Paul Belmondo), décide d'organiser un cambriolage, avec l'aide de 3 amis, au domicile du richissime Monsieur Tasko (José Luis de Vilallonga), à Athènes. Ils neutralisent le gardien de la villa puis, grâce à leur matériel électronique ultra sophistiqué et de précieuses informations obtenues par Hélène (Nicole Calfan), qui auparavant avait été employée comme domestique, parviennent à ouvrir le coffre-fort et à dérober une somptueuse collection d'émeraudes. Abel Zacharia (Omar Sharif), un policier qui a été chargé de surveiller la villa, en l'absence de Monsieur Tasko, repère la voiture des malfrats garée à proximité et est alerté par un bruit. Azad sort de la villa et feint une panne de voiture. Le policier ne croit guère à cette version des faits mais laisse partir le cambrioleur. En fait, en partie dégoûté par l'attitude méprisante des époux Tasko à son égard et vis-à-vis de l'argent, Zacharia va vouloir récupérer pour son propre compte la collection d'émeraudes. S'ensuit alors un formidable jeu du chat et de la souris entre le cambrioleur et le policier... (Wikipédia)

https://www.youtube.com/watch?v=-gBJZ20KRmQ


Avec un générique-début comme on n'en fait plus aujourd'hui ou si peu...malheureusement...et qui laissait un véritable espace d'expression au compositeur.


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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 11 Avr - 19:58

Waouh, quelle activité cinématographie, cher ami ! Hehe
J'ai vu beaucoup des films que tu mentionnes, je ne vais pas y revenir. "Alien", à l'époque j'avais aimé, mais uniquement l'opus 1, après j'ai trouvé qu'ils rallongeaient un peu la sauce..
J'ai revu récemment "Vol au-dessus d'un nid de coucous" que tu mentionnes, évidemment Nickolson est prodigieux, mais ça fait drôlement froid dans le dos.
Et à ce propos... Les films d'Icare - Page 7 10321 , nous avons enregistré "Seven" sur Arte il y a une quinzaine de jours, et je pense que nous regarderons cela ce soir ! Je sais que c'est glauque, je connais le thème des sept meurtres = les sept péchés capitaux, mais nul doute (et je te fais confiance sur ton compte-rendu ! Wink ), que c'est fort bien. A suivre ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 11 Avr - 21:22


Je pense avoir vu presque tous les films sur ou autour d'Alien mais le premier opus, celui de Ridley Scott, est le seul que j'avais envie d'avoir en DVD. C'est le seul qui me fascine suffisamment pour avoir envie de le revoir ponctuellement, sans me lasser. Le second volet, Aliens, réalisé par James Cameron (Titanic), est un bon film d'action, une sorte de "Rambo" dans l'espace au féminin. Le troisième volet essaie un peu de retrouver la formule du Premier sans atteindre sa force. Ce qui me fascine dans Alien de Ridley Scott c'est le mystère qui entoure la créature, son invulnérabilité, le contexte du huit-clos - j'adore l'idée du huit-clos où ces films qui s'articulent dans un lieu restreint ou avec peu de personnages et d'éléments, Duel de Steven Spielberg que j'évoque également ici, étant une de mes autres super-références cinématographiques.

L'autre jour, sur le fil de Mozart où vous polémiquiez beaucoup autour de Amadeus, je cherchais mon film préféré de Milos Forman: j'avais cité Les Liaisons Dangereuses que je n'avais pourtant vu qu'une fois au cinéma et dont je garde un souvenir très imprécis. En réalité, mon film préféré de Milos Forman est bien ce Vol au-dessus d'un nid de coucou.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 12 Avr - 1:18

Je termine juste la vision de "Seven"', violent et atrocement glaçant jusqu'à la fin !! Ça m'a passionnée, quel jeu d'acteurs, suspense et très finement conduit. La musique de H.Shore est dissonnante et hard, comme il se doit. Brr... Au lit avec Tintin et pas de cauchemars sur l'ENFER de Dante !! A plus.



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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 12 Avr - 14:05


Le Carnaval des Truands: Giuliano Montaldo Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Je me souviens avoir déjà évoqué Le Carnaval des Truands/Ad Ogni Costo/Grand Slam (1967) de Giuliano Montaldo sur ce fil, mais j'ai eu très envie de le revoir aujourd'hui. C'est parce qu'hier je me suis fait un grand plaisir de revoir Le Casse de Henri Verneuil. L'action du "Verneuil" se situe à Athènes en Grèce alors que celle du "Montaldo" se situe à Rio de Janeiro au Brésil, en plein carnaval. Dans les deux cas il y a un casse. Si chez Verneuil le casse est l'introduction du film par laquelle tous les rebondissements démarrent et se succèdent, chez Montaldo, le casse est la principale action autour de laquelle le film s'articule. Il s'agit d'un casse spectaculaire avec des outils d'une grande sophistication et un suspens maintenu jusqu'au bout. Rio de Janeiro et le Carnaval y sont magnifiquement filmés et les scènes tournées en studio particulièrement cinégéniques. Je retrouve la musique d'Ennio Morricone qui apporta avec Montaldo et Verneuil une formidable collaboration entre un compositeur et un réalisateur. Si elle porte le soleil de la Grèce dans Le Casse, celui-ci est brésilien et plein de rythmes dans la musique qui illumine les images du film de Montaldo; Le Carnaval des Truands. L'écrivain Agnès Michaux le considère comme le meilleur film de Giuliano Montaldo, bien que ce soit le moins personnel et le plus commercial de cette période-là, selon ses dires. Il est vrai que c'est un très bon film de genre, caractéristique de ce qui pouvait se faire dans les années 60/70, avec une excellente brochette d'acteurs;

Edward G. Robinson, de son vrai nom Emmanuel Goldenberg, d'origine roumaine, qui a joué dans de nombreux films dont Soleil Vert qu'il me faudra revoir impérativement, Janet Leigh, actrice américaine dont personne ne peut oublier son interprétation de Marion Crane dans Psychose (1960) d'Alfred Hitchcock, Klaus Kinski, un spécialiste du film de genre, allant du policier au western italien, sans omettre sa collaboration avec le cinéma de Werner Herzog ni un rôle secondaire dans Le Docteur Jivago de David Lean, puis Robert Hoffmann que les fans de Angélique, Marquise des Anges reconnaîtront, Riccardo Cucciolla, merveilleux acteur italien que j'ai tant apprécié dans le rôle de Sacco et Vanzetti du même Montaldo, puis aussi dans Il pleut sur Santiago de Helvio Soto. Il y a aussi George(s) Rigaud, acteur français que nous avons un peu oublié aujourd'hui et qui a pourtant une filmographie phénoménale, allant de René Clair (Quatorze Juillet - 1933) à Lucio Fulci en passant par Max Ophuls. Un petit mot aussi pour Adolfo Celi: si les fans de James Bond, notamment, le connaissent sous les traits d'un affreux milliardaire borgne dans Opération Tonnerre (1965), beaucoup ignorent sûrement qu'il fut un imminent metteur-en-scène au Brésil et en Argentine dans les années 40 & 50.

<<Au début du film, l'acteur Edward G. Robinson joue le professeur Anders et arrive au toit du Pan Am Building à New York avec l'hélicoptère de New York Airways qui, à l'époque, fait la liaison entre l'aéroport de La Guardia et le toit de l'actuel MetLife Building.>>

https://www.youtube.com/watch?v=Q4CmDN4oV_M


Rappel du synopsis:

Arrivé à la retraite, le professeur James Anders peut enfin réaliser un projet vieux de trente ans: voler dix millions de dollars de diamants. Avec l'aide du criminel Mark Milford, il réunit une équipe de spécialistes, chacun dans leur domaine. Le gang se retrouve à Rio de Janeiro pour réaliser le casse du siècle.


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joachim
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 12 Avr - 20:03

Parmi les films de "casse", n'oublions pas Le Cerveau avec Belmondo et Bourvil, sans oublier David Niven Hehe

Musique inoubliable de Georges Delerue...
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptySam 13 Avr - 0:37

Ah, incroyable "le cerveau", on rit beaucoup. J'ai un petit faible pour la panthère Suzanne...n'oublions pas le casse d'un grand joaillerie de la place Vendôme dans "le cercle rouge", avec un Yves montant génial et pathétique...
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyJeu 18 Avr - 14:17


La Grande Illusion: Jean Renoir Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Aujourd'hui, j'avais envie de revoir un vieux film en noir et blanc que je n'avais pas revu depuis l'enfance, mais pas n'importe lequel. Celui-ci a une grande et belle renommée, et ce fut une superbe occasion de retrouver le cinéma de Jean Renoir après La Bête Humaine, ainsi que Jean Gabin dans l'un de ses meilleurs films: La Grande Illusion, sorti en salle en 1937 et considéré comme un chef-d'oeuvre du cinéma sur le plan international. Personnellement, je n'ai jamais eu vraiment de réticences à regarder un vieux film en noir et blanc, même lorsque j'étais jeune, contrairement à d'autres gens qui pourtant disent aimer le cinéma, qu'ils soient de ma génération ou plus jeunes. Au contraire, il y a une atmosphère qui me plait dans les films de cette époque (bon, pas tous évidemment...), puis j'ai toujours bien aimé le noir et blanc...Dire que j'en connais qui coincent sur Elephant Man de David Lynch à cause du noir et blanc...alors que l'histoire, qui y est par ailleurs magnifiquement racontée et interprétée, est poignante, captivante. La Grande Illusion de Jean Renoir réunit autour de Jean Gabin, le charismatique Erich von Stroheim, acteur, réalisateur austro-hongrois dont je n'ai jamais oublié le visage alors que je ne l'avais probablement vu que dans ce film et sûrement dans L'Etoile du Nord (1943) de Lewis Milestone que j'ai également vu enfant, sauf que je ne garde aucun souvenir de son rôle de docteur, pas même une image. Erich Von Stroheim - et là j'interpelle les mélomanes - a prêté ses traits à Beethoven dans Napoléon (1955) de Sacha Guitry. Il fut aussi un réalisateur audacieux à l'époque du muet. Il y a aussi Marcel Dalio qui a joué dans Un grand amour de Beethoven (1936) d'Abel Gance, Pépé le Moko (1937) de Julien Duvivier, avec Jean Gabin, Casablanca (1942) de Michael Curtiz, Le Port de l'Angoisse (1944) de Howard Hawks, pour ne citer que les films les plus connus. Il ya le très raffiné Pierre Fresnay qui m'avait tellement marqué dans Le Corbeau (1943) de Henri-Georges Clouzot, un film qui aura un jour sa place sur ce fil, Dita Parlo qui joue aussi dans L'Atalante (1934) de Jean Vigo et Julien Carette que je retrouve après un magnifique second rôle dans La Bête Humaine (1938).

En 1917, dans un camp en Allemagne, un groupe de prisonnier français, dont l'aristocrate Boeldieu (Fresnay), le contremaître Maréchal (Gabin) et le banquier juif Rosenthal (Dalio), préparent une évasion. Au dernier moment, ils sont transférés dans une forteresse commandée par Von Rauffenstein (Von Stroheim) qui sympathise avec Boeldieu...

Très beau film mis en musique par Joseph Kosma.

https://www.youtube.com/watch?v=E4nA6QJ1hAQ


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 19 Avr - 12:59


Pour l'exemple: Joseph Losey Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622 Les films d'Icare - Page 7 395622

Je n'ai pas quitté le noir et blanc ni la Première Guerre Mondiale, appelée aussi "Grande Guerre", grâce à un film qui ne peut que faire penser à un autre film sur le même sujet de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la Gloire, qui offrit à Kirk Doublas l'un de ses meilleurs rôles et dont j'avais déjà parlé sur ce fil, il y a plusieurs mois. Le film que j'ai vu aujourd'hui est anglais et s'intitule en français Pour l'Exemple (1964). Il fut réalisé par le cinéaste américain Joseph Losey, celui qui offrit à Alain Delon l'un de ses plus grands rôles avec Mr Klein. Je pense que c'est le seul film que je connaissais de Losey jusqu'à aujourd'hui, sauf omission de ma part. "Studiocanal" a sorti quelque-chose de formidable; un coffret réunissant quatre films sur la Grande Guerre à un prix très raisonnable. Sur les quatre, j'en connaissais trois que je recherchais activement en dvd, dont La Grande Illusion que j'ai eu le plaisir de revoir hier et que j'ai commenté un cran plus haut. Le seul des quatre que je ne connaissais pas encore était donc Pour l'Exemple de Joseph Losey que je viens de découvrir aujourd'hui. Je n'avais en réalité aucun doute sur la qualité de ce film, d'autant plus qu'il traite d'un sujet qui m'interpelle d'office et que j'avais en mémoire le très beau Mr Klein. Et mon intuition fut bonne! J'aime beaucoup ce film.

<<En 1917, Hamp, un jeune soldat engagé volontaire, attend son jugement dans une cave transformée en cellule. Il a été arrêté par un caporal, alors qu'il fuyait loin du front, hagard, en proie à une commotion cérébrale. pour le Conseil de Guerre, présidé par le capitaine Midgley, cela s'appelle: désertion. Son avocat, le capitaine Hargreaves, va tenter de sauver sa tête devant la Cour Martiale...>>

Dirk Bogarde est très juste dans le rôle du capitaine avocat dont la superbe plaidoirie finale n'évitera pas la sentence capitale. Le soldat accusé de désertion, Arthur Hamp, est interprété par Tom Courtenay, un acteur que je ne croyais pas connaître et qui a pourtant joué dans Docteur Jivago (1965) de David Lean et La Nuit des Généraux (1967) d'Anatole Litvak, deux grands films que j'avais pourtant vus, certes il y a longtemps...Il est en tout cas très juste dans son rôle de soldat qui attend de savoir s"il va être ou non exécuté. Il obtint d'ailleurs le 1er Prix d'interprétation masculine au Festival de Venise en 1964. Leo McKern y tient le rôle du capitaine O'Sullivan. (le film de Losey n'est pas mentionné dans son Wikipédia). Barry Foster dont le film le plus connu dans lequel il a joué est peut-être Frenzy d'Alfred Hitchcock, joue le rôle du lieutenant Web...une vraie tête d'Anglais celui-là... Hehe

C'est un certain Larry Adler, de son nom complet Lauwrence Cecil Adler, harmoniciste, pianiste et compositeur américain, qui en signa la bande-son. Effectivement, celle-ci se limite à quelques plaintes d'harmonica ci et là, dont au générique de fin.

Bande-annonce du film POUR L'EXEMPLE: https://www.senscritique.com/film/Pour_l_exemple/426916/videos


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 19 Avr - 18:59

Il y a un très beau film sur la guerre (la seconde) que j'ai vu il y a longtemps, mais j'ai malheureusement oublié le titre et le nom du principal interprète Wink

Il s'agit d'un prêtre de l'armée allemande d'occupation en France qui fait tout ce qu'il peut pour adoucir le sort des soldats (allemands ou non) et de la population. Il me semble qu'il meurt dans un bombardement tout à la fin. Et c'est une histoire vraie !

Un connaisseur comme toi, Icare, doit connaître ce film et me rappeler son titre Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 19 Avr - 19:22

Joachim, il y eut énormément de films sur la période de la seconde Guerre Mondiale, certes un peu moins avec un prêtre allemand comme héros mais quand même...Pas de date? Pas le nom du réalisateur, pas même le nom d'un acteur ou d'une actrice? Film Français? Américain? Allemand? C'est ardu car c'est peut-être un film que je n'ai pas vu ou alors il y a très longtemps. Comme ça, à chaud, l'histoire ne m'évoque rien. Il y a bien Léon Morin, Prêtre de Melville (1961), mais son histoire ne correspond pas vraiment, puis avec Belmondo dans le rôle du prêtre, tu aurais sûrement retenu son nom. Pour le moment je ne vois pas.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 19 Avr - 20:23

J'ai fini par trouver grâce à Wiki : il s'agit du Franciscain de Bourges de Claude Autant-Lara (1967), où le héros est Aloïs Stanke, un moine franciscain, Frère Alfred (1904-1975). On trouve sa biographie sur Wikipedia...et ailleurs. Frère Alfred est interprété par Hardy Krüger dans le film.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 EmptyVen 19 Avr - 22:23

Je ne connais pas ce film, pas même le titre, seulement le réalisateur et Hardy Krüger.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Les films d'Icare - Page 7 Empty

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