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 Les films d'Icare

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Icare
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Icare

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 7 Mar - 13:59

Cette semaine, j'ai décidé de regarder deux films avec Sigourney Weaver, en fait les deux films qui me plaisent le plus dans lesquels elle joue un grand rôle. Celui que j'ai revu aujourd'hui s'intitule ALIEN, un film de science-fiction horrifique américano-britannique  réalisé par Ridley Scott et sorti en salle en 1979. C'est bien après cette date que je l'ai vu pour la première fois, sur grand écran, lors d'une ressortie en salle. Il m'avait profondément marqué, beaucoup plus que n'importe quel autre de la saga, plus que le second, par exemple, de John Cameron, celui qui réalisa Titanic. Pourquoi? Il faut savoir qu'en dehors des grandes qualités techniques du premier volet, ce qui m'a fasciné c'est le sentiment d'invulnérabilité qui entoure le monstre. Disons qu'au même titre que Ash, l'androïde à figure humaine et scientifique du vaisseau Nostromo interprété par Ian Holm, j'ai été fasciné par sa grande pureté, "une créature libérée de toute conscience et remord" comme il se plait à le dire, un organisme parfait et quasi-invincible. Dans le second volet réalisé par John Cameron, la créature, si elle est toujours aussi vorace, se multiplie comme les fourmis mais devient subitement moins invincible, plus facile à tuer, et Sigourney Weaver se transforme en une sorte de Rambo de l'espace. Ca demeure tonique, percutant et divertissant, mais c'est beaucoup moins fascinant. Le troisième volet tentera de renouer un peu avec le schéma du film de Ridley Scott, mais celui-ci demeure inégalé, inoxydable, par sa grande virtuosité et son ambiance terrifiante, par le mystère impénétrable d'une créature extraterrestre dont on ne sait pratiquement rien si ce n'est qu'elle est une machine à tuer d'une étonnante perfection. Parmi les acteurs, il y a aussi Harry Dean Stanton qui sera surtout connu pour son rôle dans Paris, Texas de Wim Wenders, John Hurt, l'homme par lequel le loup entre dans la bergerie, Yaphet Kotto, Veronica Cartwright et Tom Skerritt. J'allais oublier de mentionner une très belle composition musicale de Jerry Goldsmith.

<<En 2122, le cargo interstellaire Nostromo, de retour vers la Terre avec son chargement de minerai à la fin de sa mission de raffinerie, capte un signal sonore émis depuis un planétoïde isolé. L'ordinateur de bord du vaisseau — appelé « Maman » — interrompt alors le trajet du Nostromo et réveille l'équipage maintenu en biostase (en sommeil artificiel). Surpris de ne pas être arrivés à destination, les sept membres d'équipage prennent connaissance de l’émission du signal, leur contrat stipulant qu'ils sont tenus d'enquêter sur toute possibilité de vie extraterrestre. Obligés malgré eux par leur contrat, ils séparent la remorque du vaisseau pour se diriger vers le planétoïde, puis atterrissent avec la navette de la remorque sur le sol de la planète. Cependant, l’atterrissage est rendu difficile par le relief et provoque des avaries ; pendant que le lieutenant Ellen Ripley, l'officier scientifique Ash (en), l'ingénieur Parker et le technicien Brett restent à bord de la navette pour effectuer les réparations, le capitaine Dallas, l'officier en second Kane et la navigatrice Lambert s'aventurent en scaphandre sur la planète et se rendent vers la source du signal. Arrivés sur place, ils y découvrent un vaisseau spatial extraterrestre à l'intérieur duquel repose le cadavre fossilisé d'une créature d'environ quatre mètres de haut. En l'examinant, ils remarquent que des os de son thorax sont éclatés vers l’extérieur. Pendant ce temps, Ripley informe Ash qu'après analyse par l'ordinateur de bord, le signal qu'ils ont reçus initialement semble être un avertissement. Voulant en informer l’équipe d'exploration, Ash l'en dissuade, rétorquant qu'ils sauront par eux même si c'est effectivement un avertissement. Sur place, Kane trouve un passage menant à l’étage inférieur du vaisseau et, descendant le long d'un filin, il arrive alors dans un espace où se trouvent regroupés des centaines d'objets ressemblant à de gros œufs. Alors qu'il s'approche de l'un d'eux, une créature arachnéenne en sort brutalement et s'agrippe à son visage, transperçant la visière de son casque. Dallas et Lambert parviennent à ramener leur compagnon au sas de la navette mais Ripley refuse de l'ouvrir, afin de maintenir une quarantaine de 24 heures, conformément au règlement. Cependant, Ash finit par ouvrir le sas de sa propre initiative.>> Wikipédia

https://www.youtube.com/watch?v=GVn4wUqkYBs


Dernière édition par Icare le Jeu 7 Mar - 16:52, édité 1 fois
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steph-w

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 7 Mar - 16:36

Alien, (Dans l'espace personne ne vous entend crier). Rien que le titre annonçait la couleur... Shocked

Je suis allé voir ce film dès sa sortie. Je me souviens de l'engouement que ce film avait suscité. Pas une émission télévisée sur le cinéma (il y en avait beaucoup à l'époque avec moins de chaines) pas un magazine qui y allait de son reportage ou documentaire sur les coulisses du film. Un article d'un magazine scientifique s'était même penché sur le mode de reproduction du bestiau avec des commentaires passionnants.  Very Happy
Bien sûr, je regardais et achetais tout!



Je suis bien de ton avis, Icare, le premier volet de la saga est le plus impressionnant, par le seul fait que le monstre nous semble tellement invincible. Very Happy

Il existe un jeu vidéo qu'on m'a offert récemment, et bien croyez-le j'ai plusieurs fois sursauté en y jouant! Hehe



La musique du film est de Jerry Goldsmith.
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Icare
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 8 Mar - 12:43


La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden) est un film franco-américano-britannique réalisé par Roman Polanski, sorti en salle en 1994 et adapté de la pièce de théâtre du même nom du dramaturge chilien Ariel Dorfman, rescapé du régime de Pinochet. C'est le deuxième film avec Sigourney Weaver que j'aime beaucoup et ai revu aujourd'hui. Un superbe huit-clos avec, autour de Sigourney Weaver, le formidable Ben Kingsley et Stuart Wilson. Comme tout mélomane l'aura aussitôt remarqué, sans même avoir vu le film, le titre est également celui du célèbre quatuor à cordes de Franz Schubert. Ce n'est évidemment pas un hasard car ce fameux quatuor joue un rôle important dans le film de Polanski dont en voici le synopsis:

<<Fin du vingtième siècle, dans un pays d'Amérique du Sud qui vit encore le traumatisme d'une dictature récente, le président de la jeune démocratie a décidé de mettre en place une commission d'enquête sur les crimes passés, qui devrait être présidée par un avocat célèbre : Gerardo Escobar (Stuart Wilson). Le soir de cette nomination, l'avocat crève un pneu en rentrant chez lui. Un voisin, le docteur Roberto Miranda (Ben Kingsley), vient à son secours et le ramène chez lui, où sa femme l'attend. Celle-ci, Paulina Escobar (Sigourney Weaver), torturée par la police secrète de l'ancien régime croit reconnaître dans la voix de Roberto Miranda celle d'un de ses bourreaux.>> (Wikipédia)

L'histoire est terrible. Une femme qui a été torturée, humiliée et violée à maintes reprises croit reconnaître son principal bourreau (à sa voix et son odeur) en la personne d'un médecin au-dessus de tout soupçon. Elle le séquestrera et exigera des aveux en échange de sa vie sauve. Ce médecin, superviseur des interrogatoires et lui-même tortionnaire, violait ses victimes en faisant passer le quatuor à cordes La Jeune Fille et la Mort de Franz Schubert, d'où le rôle de cette musique dans le film. Il n'est pas précisé si l'histoire fait référence au Chili sous Pinochet ou à l'Argentine sous la dictature militaire entre 1976 et 1983. Dans le film de Polanski, nous ignorons dans quel pays nous sommes, bien que la pièce dont il s'adapta fut écrite par un survivant du régime dictatorial de Pinochet. Le nom du pays n'est jamais mentionné, ce qui n'enlève rien à la psychologie des personnages ni même à leurs motivations. Une terrible tension s'installe au coeur du trio et tient en haleine sur toute la longueur. Outre Schubert, il y a la partition du compositeur polonais Wojciech Kilar qui appuie habilement la tension entre les trois protagonistes et laisse échapper une douce mélancolie presque naïve. Afin de brouiller un peu les pistes, Polanski usa des contre-emplois en prenant Kingsley dans le rôle du tortionnaire supposé dont le doute sur sa culpabilité sera maintenu jusqu'à la fin et qui, d'après le cinéaste, n'avait pas forcément la tête de l'emploi, et Stuart Wilson à contre-pied des rôles de méchant qu'il avait joué jusqu'ici.

https://www.youtube.com/watch?v=Cj5gf0jm3lA


La musique de la vidéo n'est pas celle du film.

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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 14 Mar - 12:55

Aujourd'hui, j'ai revu un film que je connais parfaitement bien pour l'avoir regardé plusieurs fois. La première fois que je l'ai vu, j'avais pleuré devant le petit écran comme un enfant. Pour l'anecdote, après la vision du film, j'étais sorti avec un ami, il faisait nuit. Contrôlés par des policiers, l'un d'eux pensais que je me droguais car j'avais les yeux comme dilatés.  Hehe  Il ne m'avait pas cru lorsque je lui avais dit que j'avais tout simplement pleuré en regardant un film. C'est rare que ça m'arrive: seulement deux fois dans mon souvenir, sur deux films tournant autour d'un animal, le chien blanc dans Dressé pour tuer de Samuel Fuller et l'épaulard dans Orca de Michael Anderson avec Richard Harris, Charlotte Rampling, Bo Derek dont ce fut le premier rôle au cinéma et Will Sampson, acteur et peintre américain membre de la tribu amérindienne des Creeks, d'une corpulence imposante (plus de deux mètres pour 120 kilos) surtout connu dans le rôle de "Chef Bromden" dans Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman. Je fus très heureux de retrouver Orca (thriller animalier américain - 1977) en DVD. Ma fille aussi adore ce film et l'orque est notre animal préféré à tous les deux. Bien sûr, dans le film de Michael Anderson, l'orque prend une dimension aussi tragique que romantique avec Charlotte Rampling en scientifique, Richard Harris en pêcheur obstiné et tourmenté, motivé par l'appât du gain, et Will Sampson en vieux sage indien. Une histoire de vengeance est ainsi sublimée par la musique somptueuse et inoubliable d'Ennio Morricone. Le film de Michael Anderson a plutôt repris et inversé l'histoire de Moby Dick, roman de l'écrivain américain Herman Melville paru en 1851: ce n'est plus l'homme qui veut se venger du cétacé, mais le cétacé qui veut se venger de l'homme.

<<L'action de Orca se déroule à Terre-Neuve. Le capitaine Nolan est un pêcheur qui vend ses plus grosses prises aux aquariums les plus offrants. Un jour, il croise la route de Rachel, une biologiste marine, sur le point de se faire attaquer par un grand requin blanc. Nolan fait monter Rachel à bord de son bateau, mais Ken, son assistant, tombe à l'eau. Sur le point de se faire dévorer par le requin, Ken est sauvé in-extremis par une orque qui attaque et tue le requin. Nolan s’intéresse de plus en plus aux orques et décide d'en capturer une afin de la revendre à prix d'or à un aquarium. Malgré les arguments de Rachel quant à l'intelligence des orques et leur instinct, proche de celui de l'homme, Nolan tente de capturer une femelle. La capture tourne au drame lorsque la femelle se blesse mortellement contre l’hélice du bateau de Nolan. Hissée à bord, la femelle met bas et le baleineau meurt sur le pont du bateau. L'épaulard mâle assiste à la scène en hurlant de douleur. Le soir, le mâle traque Nolan et son équipage.>>

https://www.youtube.com/watch?v=PnszPWxhc-k
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 15 Mar - 14:19

En ce vendredi un peu gris, j'ai délaissé provisoirement la fiction pour le documentaire, mais tout en restant en compagnie des épaulards, avec Blackfish, un film américain réalisé par Gabriela Cowperthwaite (2013). Le documentaire est essentiellement orienté sur la vie de l'orque Tilikum du parc aquatique SeaWorld jusqu'à sa capture lorsqu'il n'était pas encore adulte, séparé de son groupe et surtout de sa mère. Le film évoquera sa vie en captivité ainsi que les accidents mortels dont il est l'auteur. Néanmoins, le film de Gabriela Cowperthwaite ne se limite pas au parcours chaotique de Tilikum mais tente de démontrer les dangers de la captivité sur ces mammifères très particuliers dont l'apparence amicale cache un animal sauvage d'une rare puissance et un prédateur redoutable. Le film a été présenté au cours du festival du film de Sundance en 2013, où il a été acheté par "Magnolia Pictures" afin de bénéficier d'une diffusion plus large. A savoir que Cowperthwaite a travaillé sur le film après la mort de la dresseuse de Tilikum, Dawn Brancheau, en réponse aux affirmations quelque-peu tirées par les cheveux - c'est le cas de le dire - de la société "SeaWorld" s'évertuant à répandre l'idée que cette attaque résultait du fait que la jeune femme portait une queue-de-cheval.

<<Le documentaire se concentre sur la captivité de l'orque Tilikum, responsable de la mort de trois personnes, et des conséquences de la captivité sur ces cétacés. Blackfish suit la vie de Tilikum, de sa capture en 1983 au large de l'Islande, à l'animosité des autres baleines retenues en captivité à son égard et, enfin, à son isolement dans un bassin ; éléments qui selon Cowperthwaite, ont développé de la frustration chez l'animal et contribué à développer chez lui agressivité et imprévisibilité.>>

La musique, d'un genre répétitif et sympathique mais que l'on oublie très vite, est signée Jeff Beal, un compositeur américain, né le 20 juin 1963 à Hayward, en Californie (États-Unis).

Le documentaire a reçu un très bon accueil critique, toutefois, il fait figure d'un procès très accablant pour "SeaWorld" qui a refusé de participer, et est sujet de plusieurs controverses aussi bien sur le contenu que sur la forme. Pour en savoir plus cliquer ici

https://www.youtube.com/watch?v=VuXnU6RTAW8


Tilikum:

https://www.youtube.com/watch?v=Tp_zhJXj1ZY
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 15 Mar - 19:16


<< Le jeune Jonathan n'est pas un goéland comme les autres, il ne se contente pas de voler pour manger, non… il aime voler pour voler, c'est sa passion. Il cherche toujours à améliorer ses performances, parfaire son "assiette" de vol, battre son propre record d'altitude puis de vitesse en piqué, au mépris et à l'indignation de son entourage qui l'incite à rester dans le chemin conforme, à se comporter comme tout goéland qui se respecte : ne prendre les airs que pour se nourrir. Si on naît goéland on doit mourir goéland conformément à l'indiscutable loi des goélands. Jonathan n'accepte pas que rester goéland puisse de façon inéluctable impliquer de devoir rester limité toute sa vie à sa condition de goéland commun, semblable, conforme, fidèle à un stéréotype. Il exhorte ses semblables à cesser de se contenter de vivre pour manger, mais ses semblables ne comprennent pas, et surtout ils craignent le poids des lois et des traditions. Jonathan, lui, veut connaître tout ce qu'un goéland peut connaître, veut dépasser les limites établies non pas par l'espèce (ces lois-là sont celles de la nature)… mais établies par la loi, par l'autorité, par la tradition. Pour continuer à vivre pleinement son envie de trouver les limites et les dépasser, Jonathan doit poursuivre sa quête en solitaire. Rejeté par l'assemblée des Goélands pour cause de "mauvais exemple" mettant en danger la loi et la tradition, il est banni du Clan à perpétuité. Qu'importe ! Jonathan a la certitude que les traditions sont faites pour être perpétuellement mises à l'épreuve par la connaissance personnelle, pour être sans cesse remises en question par l'expérience à l'opposé des croyances et des dogmes, quitte à vivre seul. Un soir deux magnifiques goélands "purs comme la lumière des étoiles" l’invitent à les suivre.>>

Ceux qui ont vu le film se rappelleront qu'il s'agit de Jonathan Livingston le goéland/Jonathan Livingston Seagull, un film animalier américain, sorti en salle en 1973. Il est l'adaptation du livre au même titre à succès de Richard Bach. Nominé aux Oscars, j'avais adoré ce film à l'époque de sa sortie et ne m'en suis jamais réellement détaché. Comment aurais-je d'ailleurs pu me détacher d'une fable aussi poétique que celle de ce formidable goéland qui veut voler aussi vite qu'un faucon, voler de plus en plus haut, voler pour le plaisir de voler. Qui n'aurait pas voulu, au moins le temps d'un rêve, être ce goéland qui domine les cieux et le monde, par la force de ses ailes et de ses pensées? Je l'ai rêvé tellement de fois..."Ce film élèvera votre esprit et fera envoler votre coeur", c'est la petite phrase qui me plongea à nouveau dans cette fable à la vitesse de l'oiseau qui découpe les airs, par-dessus des paysages magnifiques et sur des musiques et chansons, de celles que l'on oublie pas, composées et interprétées par Neil Diamond avec la collaboration de Lee Holdridge.

https://www.youtube.com/watch?v=Lyvs6_H7Ajc
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 21 Mar - 13:53

Je change complètement de registre avec un retour sans concession au film noir, en me mettant sur les traces d'un tueur en série. Les Américains semblent "fascinés" par les psychopathes...ou du moins inspirés...tant il existe un grand nombre de films sur le sujet, allant du chef-d'oeuvre au navet. Les "serial killers" surtout. J'avais déjà évoqué ici, sur ce topic, l'un d'entre eux, Zodiac (2007) de David Fincher, basé sur des faits réels et sur un tueur en série qui a réellement existé et avait beaucoup marqué le réalisateur lorsqu'il était enfant. Le film que j'ai regardé aujourd'hui est aussi de David Fincher, néanmoins l'histoire qu'il y raconte est une pure fiction: Seven avec Brad Pitt, Morgan Freeman, Gwyneth Paltrow et Kevin Spacey dans le rôle du psychopathe. C'est un film que je n'avais jamais vu, ce qui est rare car je présente ici que des films que j'aime beaucoup et que j'ai déjà vu plusieurs fois...Quand je pense à un film comme Garde à vue de Claude Miller (1981) que j'ai déjà vu au moins une dizaine de fois et que je pourrais revoir demain avec le même enthousiasme!...J'étais sûr d'aimer Seven, les extraits que je connaissais m'avaient fortement convaincu. Je savais que je serais captivé par ce film et son ambiance glauque. J'en avais aussi une perception abstraite par la poignante partition de Howard Shore d'une beauté sombre et langoureuse: elle n'apparaît cependant ni au générique-début ni au générique-fin, ce que je regrette. Le duo formé entre Brad Pitt, jeune flic optimiste qui en veut, et Morton Freeman, vieux flic blasé mais perspicace, est intéressant. Fincher, par une réalisation efficace et appuyé sur un solide scénario, sait maintenir le fil du plan machiavélique du tueur jusqu'à son apothéose dans l'horreur.

<<L'inspecteur Somerset (Freeman), un vieux flic désabusé, est à une semaine de la retraite. Le voilà obligé de faire équipe avec son remplaçant, le jeune et impétueux inspecteur David Mills (Pitt). Leur collaboration débute dans l'horreur d'un crime aussi monstrueux qu'incroyable: dans un sous-sol sordide aux odeurs putrides, un homme obèse, ligoté à sa chaise, gît le nez dans son assiette; son estomac a éclaté...Ce meurtre ne sera que le premier d'une série: aucun mobile apparent ni aucun lien visible entre les victimes, aucun témoin...Le néant, si ce n'est une inscription sur chaque lieu du crime et une mise en scène qui s'inspirent des sept péchés capitaux. Alors que nos deux inspecteurs pensent avoir atteint le summum de l'horreur, le pire est à venir...>>

https://www.youtube.com/watch?v=BLY4treE0XU


La musique de la bande-annonce n'est pas celle du film.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Hier à 13:46


Comme une envie de rester un peu dans le monde morbide des "serial killers", je ne pouvais guère passer au travers d'un classique du genre avec Le Silence des Agneaux, thriller policier américain de Jonathan Demme, sorti en salle en 1991. Il réunit à l'affiche Jodie Foster également vedette du très beau film de Robert Zemeckis, Contact (1997), Anthony Hopkins que j'avais découvert dans Elephant Man de David Lynch (1980), Scott Glenn que j'avais surtout aimé dans Man on Fire d'Elie Chouraki (1987), Ted Levine, puis un acteur plutôt cantonné aux troisièmes rôles, Anthony Heald que j'ai récemment vu en salopard dans Un cri dans l'océan, film d'épouvante américain de Stephen Sommers (1998) que j'ai choppé sur la toile et qui, malgré un caractère nerveux et sans temps mort, ne m'a laissé aucune réelle impression, un truc qui se regarde et s'oublie. Ce n'est pas le cas du film de Jonathan Demme, Le Silence des Agneaux. Tout comme Seven, c'est le genre de film qui laisse une trace, une impression qui résiste dans ma mémoire de cinéphile. Je ne l'avais pas revu depuis sa sortie au cinéma, vers 1991, et des images m'étaient restées en mémoire; une joggeuse qui court en début du film, un Anthony Hopkins au regard inquiétant, avec un étrange masque sur le visage, un puits avec une femme à l'intérieur, un papillon à tête de mort...des choses comme ça, presque en vrac, des choses figées, immobiles, des images plutôt que des scènes en particulier...rien de précis. Je sais que j'avais beaucoup aimé ce film. Néanmoins, sur ce sujet, Le Sixième Sens/Manhunter de Michael Mann (1986) conserve ma préférence. J'y reviendrai ultérieurement, lorsque je le trouverai en DVD. Outre des acteurs excellents et une solide réalisation, Le Silence des Agneaux, tout comme Seven, bénéficie d'une poignante partition de Howard Shore qui, depuis le cinéma de David Cronenberg, excelle dans la noirceur. Le film a remporté les cinq oscars majeurs en 1992 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur acteur et meilleure actrice, ce qui n'est pas rien.

<<Une jeune et brillante stagiaire du FBI, Clarice Starling (Jodie Foster), bien qu'elle soit encore étudiante à l'académie, est désignée par son supérieur hiérarchique Jack Crawford (Scott Glenn) pour interroger un prisonnier. Celui qu'elle doit rencontrer est un psychopathe d'une dangerosité extrême puisqu'animé par des tendances cannibales. C'est l'éminent psychiatre Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), incarcéré à vie sous très hautes surveillances et restrictions dans un asile de la ville de Baltimore. Clarice agit dans le cadre d'une enquête sur une série de meurtres épouvantables perpétrés sur des femmes dans la région du Midwest par un psychopathe inconnu qui découpe la peau de ses victimes comme on dépèce le pelage d'un animal sauvage, d'où son surnom, donné par la presse : « Buffalo Bill » (Ted Levine). Après une cinquième victime, le FBI ne parvenant toujours pas à trouver la piste de ce meurtrier, la mission de Clarice est de se rapprocher du docteur Lecter afin qu'il analyse la situation et dresse un portrait psychologique de Buffalo Bill qui puisse aider le FBI à enfin appréhender celui-ci.>>

https://www.youtube.com/watch?v=EwWr8KbOPRg


La musique de la B.A. n'est pas celle du film.
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   

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