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 Les films d'Icare

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Icare
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MessageSujet: Les films d'Icare   Jeu 19 Juil - 23:18

Depuis quelques temps, je regarde un film par jour, puisse-t-il s'agir d'un film que je connais déjà ou l'un des quatre nouveaux que je me suis procurés récemment. Je me suis fait une petite collection de DVD que j'agrandis très lentement. Elle n'est pas très impressionnante et ce n'est pas l'objectif que je me suis fixé. Mon objectif est de n'avoir en DVD que des films que j'aime beaucoup et que j'aurai toujours envie de revoir un jour ou l'autre pour une raison ou une autre. Il y a bien quelques "erreurs" au milieu, comme un certain Disgrace de Steve Jacobs qui m'a tellement ennuyé à la première vision que je n'ai pas le courage de retenter l'aventure: il finira chez Gibert. C'était un cadeau qu'on m'avait fait en raison du synopsis qui était effectivement intéressant, sauf que le traitement me fut hélas soporifique. Le film avait pourtant reçu l'éloge de plusieurs médias connus. Maintenant, les films que j'aime voir et revoir ne sont pas tous des grands chefs-d'oeuvre du Septième Art, certains considérés comme tels me laissent indifférent, et le premier film de la série que j'ai regardé n'en est pas un. Il s'agit d'un petit western italien dont l'acteur principal est américain: Les Cruels de Sergio Corbucci avec Joseph Cotten (1967). Il y a une scène musico-filmique que j'adore; c'est lorsque le convoi militaire traverse une large rivière sur la musique d'Ennio Morricone, l'osmose est parfaite, un rapport musique/image qui a quelque chose de grandiose. Dire que c'est le générique-début du film.

Synopsis:

<<La guerre de Sécession a vu la victoire des Nordistes, mais le colonel confédéré Jonas (Joseph Cotten) ne peut se résoudre à cette fin. Son plan est de former de nouveau l'armée sudiste en volant une importante somme d'argent à un convoi gouvernemental. Une fois l'embuscade réussie et particulièrement meurtrière puisque tout le convoi militaire est décimé, en compagnie de ses fils et de sa maîtresse Kitty, Jonas et sa bande tentent de traverser le pays en dissimulant le butin dans un cercueil. Kitty tente de s'emparer de la voiture, ce qui lui coûte la vie. Une aventurière, Claire, est donc recrutée pour tenir son rôle de veuve éplorée. La route sera alors semée d'embûches, de trahisons et d'attaques qui compromettront leur retour au ranch familial...>>

Ce qui me plait dans ce solide petit western, c'est le mélange (volontaire ou involontaire) de grotesque et de morbide des différents rebondissements qui émaillent les périples du gang familial où tout finit très mal évidemment. J'adore aussi dans ce film un personnage inattendu; le cercueil. Il a une présence très importante car, au fond, lorsque l'on y réfléchit, tout évolue et gravite autour de cette grande boîte. C'est lui le véritable personnage du film!!

Bande annonce:

https://www.youtube.com/watch?v=-nKEMp-uF24


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 19 Juil - 23:38

Le deuxième film que j'ai revu s'intitule Je suis un assassin de Thomas Vincent (2004) avec un trio d'acteurs français, François Cluzet, Karin Viard et  Bernard Giraudeau. Une sorte de trio infernal qui me fascine beaucoup moins que celui de Francis Girod mais qui possède un certain charme glauque. Une histoire entre écrivains, l'un à succès, l'autre raté, c'est ce qui m'avait attiré mais je ne suis pas sûr d'aimer assez ce film pour le conserver...Le jeu des acteurs n'est pas à remettre en cause. Je les ai même trouvés parfaits dans l'interprétation de leurs personnages respectifs. C'est peut-être l'histoire ou plutôt son traitement, son développement et aboutissement qui ne me touchent pas vraiment. Pour la seconde fois, je regarde ce film en observateur froid et aucun des trois personnages de ce trio infernal ne m'est sympathique. Finalement, c'est avec indifférence que je me fais spectateur de leur sort. L'écrivain raté tue la femme de l'écrivain célèbre en mal d'inspiration à cause d'un divorce qui lui pourrit l'existence, il la tue selon la volonté de celui-ci qui devient dément et tuera de la même façon la femme de l'écrivain raté. Ce dernier tuera l'écrivain célèbre en maquillant son crime en suicide et deviendra à son tour un écrivain adulé. C'est la poignante partition atonale de Krishna Levy, influencée par le Penderecki "première période" ou le Prodromidès de "Danton", qui m'a attiré sur ce film de Thomas Vincent.

Synopsis:

<<Suzy pousse son mari (François Cluzet), écrivain sans éditeur, à accepter le contrat que lui propose Kantor (Bernard Giraudeau), un auteur célèbre en mal d'inspiration. C'est un contrat sanglant qui consiste à tuer l'épouse de ce dernier avec laquelle il est en instance de divorce et qui scelle le début d'un engrenage infernal. Le meurtre sera horrible en soi et petit à petit, le mari commanditaire sombrera dans la folie qui le conduira à assassiner de la même manière l'épouse de celui qui a exécuté le contrat.>>

https://www.youtube.com/watch?v=CU5FhXGCBGY


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 19 Juil - 23:56

Le troisième film que j'ai regardé est un trésor du cinéma italien, un film qui m'avait bouleversé et marqué au fer rouge la première fois que je l'ai vu. Il s'agit de Sacco et Vanzetti de Giuliano Montaldo avec Gian Maria Volonté et Riccardo Cucciolla (1971). Un chef-d'oeuvre, un film fort et indémodable. Rarement un procès ne me fut aussi passionnant à suivre au cinéma. Certes, je savais dès le départ que l'exécution serait inévitable puisque la politique avait glissé son venin meurtrier à l'intérieur du procès lui-même. Le discours de défense au tribunal de Vanzetti/Volonté est mémorable. Je m'identifie complètement au personnage. Celui de Sacco/Cucciolla est beaucoup moins loquace, comme si sa volonté avait déjà été exécutée, ce qui n'en fait pas forcément un rôle plus facile à interpréter que celui de Vanzetti. Riccardo Cucciolla joue avec beaucoup de justesse la fragilité psychique de son personnage qui sombre presque dans la folie. Le personnage joué par l'impressionnant Gian Maria Volonté reste droit et stoïque devant l'adversité, devant la haine et la mécanique judiciaire impitoyable qui broie la moindre lueur d'espoir, au détriment de la vérité. Ce n'est pas l'exécution de deux vulgaires braqueurs à la gâchette facile et meurtrière, c'est l'exécution programmée de deux immigrés italiens anarchistes: Une réplique du procureur général interprété par Cyril Cusack lorsqu'il s'adresse à Bartholomeo Vanzetti s'est définitivement imprimée en moi: <<Mr Vanzetti, vous êtes un symbole. Qui devons-nous sauver? L'homme ou le symbole?>> Le film est traversé par des images d'archive et porté par une excellente partition d'Ennio Morricone sur des textes de Joan Baez qui en est aussi l'interprète.

Synopsis:

<<Massachusetts, avril 1920. Deux employés d'une manufacture de chaussures tombent sous les balles de plusieurs braqueurs. La police met rapidement la main sur deux suspects: Nicola Sacco (Cucciolla), coordonnier, et Bartholomeo Vanzetti (Volonté), marchand de poissons ambulant, tous deux immigrés italiens anarchistes. Le procès a lieu quelques mois plus tard et la sentence tombe: les deux hommes sont condamnés à mort.

https://www.youtube.com/watch?v=onVLArB4wuQ


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 0:17

Le quatrième film que j'ai regardé est réalisé par Alberto Negrin et s'intitule La chute de Mussolini (1985) avec Bob Hoskins dans le rôle du Duce, Anthony Hopkins et Susan Sarandon. Beau film dans une réalisation très classique avec de très bons acteurs. Sauf peut-être pour Hitler. C'était un peu un sous Charlie Chaplin dans le rôle d'Hitler. J'avais du mal à le prendre au sérieux, surtout qu'il ne s'agissait pas d'une parodie mais d'un film historique avec toutes les exigences d'authenticité que ce genre implique. J'ai trouvé bien curieuse la forme de la tête de l'acteur qui a interprété ce rôle, un Führer quelque-peu ratatiné. En plus, j'avais l'impression que ces moustaches étaient fausses. Dans ce film, ce n'est toutefois pas le personnage principal et son rôle est même très secondaire si on se fie au nombre d'apparitions. Le personnage principal est évidemment Mussolini qui est interprété par BOB HOSKINS qui interpréta bien plus tard avec beaucoup de sensibilité le Pape Jean XXIII dans le film tv Il Papa Buono de Ricky Tognazzi (2002). L'acteur se défend bien dans le rôle d'un Mussolini qui a perdu de sa superbe et de sa puissance, devenu pantin des nazis et qui se fera arrêter dans un uniforme allemand, déguisement de camouflage hautement révélateur d'un Duce déchu dont le destin était entre les mains d'une Allemagne nazie à l'agonie. Plusieurs acteurs ont interprété Mussolini sur grand et petit écrans, dont ROG STEIGER en 1974, dans un film de Carlo Lizzani qu'il me faudrait revoir et qui se base sur la même période de l'histoire de l'Italie: Les derniers jours de Mussolini, avec, outre Rog Steiger, Franco Nero, Lisa Gastoni et Henry Fonda dans le rôle du Cardinal Schuster. Pour en revenir au film d'Alberto Negrin, il y a aussi le rôle important joué par le très charismatique ANTHONY HOPKINS dans la peau du comte Galeazzo Ciano et beau-fils du Duce, et ANNIE GIRARDOT dans le rôle de la belle-mère et donc de l'épouse de Mussolini. Hitler est interprété par KURT RAAB, acteur, scénariste et chef décorateur allemand né en 1941 et mort seulement trois ans après la parution du film, en 1988. La bande originale est signée Egisto Macchi et, contrairement au tempérament plutôt austère et rude de ses autres partitions, purent-elles être écrites pour l'image ou pas, libère un lyrisme qui ne lui est pas commun.

Synopsis:

<<Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que les Allemands commencent à faiblir sous les assauts des troupes alliées, le comte Galeazzo Ciano, gendre de Benito Mussolini et bien qu’il soit l’un des ministres du gouvernement fasciste, après avoir essayé de persuader en vain son beau-père de rompre son alliance avec les nazis, va devenir l’un des artisans de sa chute.>>

Je n'ai pas trouvé de bande-annonce ni d'extrait.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 11:28

Voilà, j'ai complété au mieux mes commentaires sur ces films.


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 17:13

Le Fantôme de l'Opéra, tiré d'un roman de Gaston Leroux, a été porté plusieurs fois à l'écran; notamment en 1925 par le cinéaste américain Ruppert Julian, en 1943 par Arthur Lubin, en 1962 par Terence Fisher, en 1989 par Dwight H. Little et en 1998 par le réalisateur italien spécialisé dans le film d'horreur, Dario Argento. Il y eut également plusieurs comédies musicales tirées de ce roman dont la plus célèbre est sans doute celle d'Andrew Lloyd Weber et Charles Hart (1986), deux films musicaux dont un réalisé par Brian de Palma (Phantom of the Paradise (1974), sur une musique de Paul Williams, sans compter des versions pour le petit écran et un ballet (1980) sur une chorégraphie de Roland Petit et une musique signée Marcel Landowski. Peu amateur des comédies musicales ni des films musicaux, je n'en ai vu aucun. J'aurais bien aimé voir par curiosité le première adaptation au cinéma, film muet de 1925 dans sa version rénovée et sur une superbe partition de Carl Davis. La version que j'ai revue, comme cinquième film de ma série, est probablement le plus gore de tous, ce qui n'est pas étonnant puisqu'il a été réalisé par un spécialiste du genre, Dario Argento. Ce n'est toutefois pas la version la plus cotée parmi les cinéphiles et je comprends très bien pourquoi. Les acteurs principaux sont Asia Argento et Julian Sands. Tout se passe soit sur la scène de l'opéra, soit dans les coulisses ou soit dans les égouts. Le fantôme serait au départ un nourrisson abandonné et élevé par des rats dans les sous-sols où il grandira. Puis, il hantera l'Opéra de Paris courant 1877. L'acteur Julian Sands qui interprète le fantôme a le physique idéal pour ce rôle. Drôle de cinéma grandiloquent aux tournures théâtrales que je n'arrive pas à percevoir autrement que comme une parodie: humour noir et personnages grotesques à la pelle, romantisme extravagant et scènes de meurtres sanguinolents. Tout y est exagéré, grossi à la loupe, théâtral, un peu trop carton-pâte lorsque le lustre s'écrase...seule la somptueuse musique d'Ennio Morricone, à l'exception d'un seul extrait illustrant d'excentriques dératiseurs, est sérieuse, dramatique et d'un romantisme sombre. Je ne suis pas sûr d'y voir une parodie involontaire, du coup je reste très attaché à cette histoire d'amour aussi improbable qu'éphémère.

https://www.youtube.com/watch?v=sDtc5C7-Hvg


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 19:20


Je ne connais pas encore tous les films de Mauro Bolognini. Je sais que j'avais été très marqué par La Grande Bourgeoise avec, dans le rôle principal, Catherine Deneuve, mais je ne l'ai vu qu'une fois il y a bien longtemps. Je connais déjà mieux Chronique d'un Homicide que j'ai en dvd, film politique qui tourne autour de la mort d'un policier et d'un manifestant au cours d'une manifestation qui dégénère en bataille rangée; Massimo Ranieri & Martin Balsam en sont les personnages centraux. Néanmoins, le sixième film de ma série n'est pas celui-là que je revois toujours avec le même intérêt. Il s'agit d'un autre film politique de Bolognini, Metello, où j'ai le plaisir de retrouver Massimo Ranieri, aux côtés, cette fois, d'Ottavia Piccolo et Lucia Bosé. Il sera qualifié par Télérama de beau film humaniste et de grand film politique. L'action se situe à Florence, à la fin du XIXème siècle. Metello (Ranieri), un jeune ouvrier, se bat pour échapper à la pauvreté qui a tué prématurément ses parents. Pour parvenir à ses fins, tout en s'opposant aux patrons, il n'hésite pas à jouer de son physique avantageux auprès des dames. Devenu un leader des mouvements syndicaux émergents, il va devoir jongler entre ses dangereuses activités politiques et sa vie sentimentale...Dans ce film politique qui traverse des luttes anciennes et sonne comme un formidable écho sur les menaces anti-sociales du monde actuel, Mauro Bolognini s'impose comme un des plus intéressants et talentueux cinéastes italiens de sa génération et même au-delà. Les acteurs - Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes en 1970 pour Ottavia Piccolo - la photographie d'Ennio Guarnieri, la musique d'Ennio Morricone...un trésor du cinéma italien...

https://www.youtube.com/watch?v=W76y80eQqNQ
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 20:03


Je m'étais juré de voir tous les films de Giuseppe Tornatore depuis Cinema Paradiso/Ils vont tous bien et Le Chien bleu. Ce cinéma-là me fit tellement rêver et m'apporta tellement de belles émotions. C'est dans cet état d'esprit que j'ai découvert Marchand de Rêves avec Sergio Castellito et Malena avec Monica Bellucci. Le premier raconte l'histoire de Joe Morelli (Castellito), arnaqueur de génie, qui sillonne la Sicile à la recherche de nouveaux talents. Je connais bien ce type d'arnaque car, jeune, très jeune même, j'étais monté à Paris pour devenir acteur et j'étais bien sûr tombé sur quelques vendeurs d'illusions qui m'avaient bien ruiné. Hehe J'en ris aujourd'hui, je ris de cette naïveté qui m'avait coûté mes maigres économies. Mais revenons au film qui, malgré tout, dans le décor d'une Sicile magnifique et ensoleillée, promet un voyage aussi amer que poétique. Pour 1500 lires, Joe Morelli tourne des bouts d'essai et promet la lune: gloire, richesse, amour...L'homme de cinéma "filme" tous les Siciliens; mafieux, communistes, paysans, employés municipaux, carabiniers...Une occasion pour Tornatore de faire défiler dans son film toutes sortes de personnages, des plus ordinaires aux plus originaux...Un aspect fellinien sans doute...un clin d'oeil certainement...Cinéma Paradiso était déjà un superbe hommage au cinéma, donc, des références ou clins d'oeil dans les films de Tornatore n'ont rien de surprenant. Toute cette verve très "sud-italienne" au travers de la tournée d'un marchand de rêves sans scrupule que les différentes aventures et émotions renverront à sa triste réalité, la photographie, la musique, font de ce film un beau film, dommage que l'acteur principal, Sergio Castellito, me laisse un peu au bord du chemin et de l'émotion.

https://www.youtube.com/watch?v=GhcU1TnfGxI
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 20:29

Malena de Giuseppe Tornatore se situe au printemps 1940, lorsque Mussolini déclare la guerre à la France et à la Grande Bretagne. Renato Amoroso, 13 ans, porte bien son nom. Alors que les gens de sa cité, à part son paternel, acclament la décision du Duce, l'adolescent est heureux mais pas pour les mêmes raisons. Il vient de recevoir sa première bicyclette et d'apercevoir Malena (Monica Bellucci), une jeune femme d'une grande beauté, nouvelle venue en ville alors que le mari est au front. Elle ne laisse personne indifférent. Chacun de ses déplacements est une attraction. Sa sensualité dévastatrice attire le regard des hommes et la jalousie des autres femmes dont la haine grandissante finira par lui coûter bien des tourments. Le jeune garçon tombe éperdument amoureux de Malena qui ne fera jamais attention à lui, etc... Là non plus, je ne retrouve pas les émotions de ses deux premiers films mais le charme est bien là avec tous les ingrédients d'un bon cinéma très italien et tout en verve, avec aussi une pointe de démesure. Vous imaginez une jeune et très belle femme traversant la place centrale de sa ville sur laquelle tous les regards se portent, tous les ragots aussi, et dès qu'elle s'assoit, sort une cigarette de son sac, plusieurs hommes se précipitent un briquet à la main.

https://www.youtube.com/watch?v=eVoFHV9MM3g


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 20 Juil - 22:29

Le neuvième film de ma série d'été, découvert pour la première fois aujourd'hui, un film que j'espérais voir depuis fort longtemps. J'avais d'abord lu le roman homonyme de Dino Buzzati, enfin presque, j'avais raté les vingt dernières pages environ perdant mon livre dans un déménagement. Il s'agit du fameux film Le Désert des Tartares de Valério Zurlini (1976) qui réunit une pléiade de merveilleux acteurs; Jacques Perrin, Vittorio Gassman,Giuliano Gemma, Helmut Griem, Philippe Noiret, Francisco Rabal, Fernando Rey, Laurent Terzieff, Jean-Louis Trintignant et Max Von Sydow. Dans l'immensité du désert résonne le chant des Tartares, cavaliers légendaires aussi insaisissables que le vent qui balaye la poussière et trouble des paysages infinis obstrués par des collines aussi lointaines que mystérieuses. Dans la forteresse Bastiano, le jeune lieutenant Drogo, joué par Jacques Perrin, espère quelques faits d'armes pour rapidement quitter sa prison de sable. Les années passant, l'ennui consume peu à peu ses rêves de gloire face à un ennemi fantomatique, brouillard de la plaine où résonne l'écho du désespoir de ceux qui attendent la délivrance du combat de la mort. Autant de merveilleux acteurs réunis dans un fort à attendre l'assaut d'un ennemi invisible dont on ignore même l'existence, si ce n'est l'un des officiers joué par Max Von Sydow qui prétend avoir aperçu, des années en arrière, des cavaliers tartares sur des chevaux blancs au loin vers les collines. Ce film est une excellente réflexion sur la fuite du temps et l'approche inéluctable de la mort. Lorsqu'il se passe quelque chose d'inhabituel à l'horizon, c'est la joie qui s'empare du soldat qui l'observe, comme si une attaque imminente de l'ennemi devenait un espoir de vie et apportait un sens à leur existence. J'adore ce film et sa musique somptueuse qui, elle aussi, prend racine dans l'immensité du désert.

https://www.youtube.com/watch?v=2OpAeV1xscs


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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Sam 21 Juil - 0:32


Le dixième film de ma longue série d'été est La Tragédie d'un homme ridicule de Bernardo Bertolucci (1981) avec Ugo Tognazzi et Anouk Aimée parmi les rôles principaux. Quand j'y pense, il y a deux éléments qui m'ont conduit vers ce film, outre un grand réalisateur, celui du "Dernier Empereur" et "Novecento", et deux acteurs magnifiques auxquels on peut rajouter la sensuelle Laura Morante: la musique que je connaissais avant le film et le titre. A quoi pouvait bien ressembler cette "Tragédie d'un homme ridicule"? Propriétaire d'une fromagerie, Primo Spaggiari (Ugo Tognazzi) est témoin de l'enlèvement de son fils Giovanni (Ricky Tognazzi) par des individus masqués. Sitôt avertie, sa femme (Anouk Aimée) fait le bilan de leurs biens afin d'évaluer le montant de la rançon qu'ils pourraient verser. Les ravisseurs réclament deux milliards. Je ne vais pas raconter tout le film, mais toute l'histoire gravite et évolue autour de cet enlèvement. Il est vrai que le personnage joué par Ugo Tognazzi a quelque chose de profondément ridicule et attachant à la fois. Bertolucci a réalisé son film en pleine période trouble où il ne comprenait plus son pays, alors en proie à la corruption et au terrorisme: les fameuses "Années de Plomb". Une situation de malaise où toute action ou événement peut sembler grotesque ou ridicule. Un père qui voit son fils se faire enlever sous ses yeux dont on lui apprend la mort ensuite, puis qui n'est peut-être pas mort...un père dont les agissements pour récupérer son fils se noient dans la confusion et se mélangent à sa volonté de sauver son entreprise au bord de la faillite...

https://www.youtube.com/watch?v=z5TFxnjllyg
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Sam 21 Juil - 17:14

La première fois que j'avais vu Le Caïman de Nanni Moretti (2006), j'en étais ressorti très moyennement enthousiasmé. Je sais que ma démarche n'est pas toujours très orthodoxe mais ça arrive souvent que ce soit une musique qui m'amène au film pour lequel elle a été imaginée et conçue. Celle que Franco Piersanti, compositeur que je suis pratiquement depuis sa percée au Septième Art, a composé pour Le Caïman m'avait totalement subjugué, fauché par un tonitruant thème principal qui en est aussi le générique de fin dans le film. Je sais qu'en général on découvre d'abord le film et avec le film sa bande originale que l'on aura envie ou non de découvrir après, hors de son contexte. J'ai bien sûr déjà connu cette chronologie des faits que l'on inscrit volontiers dans la normalité, parce qu'en général les gens fonctionnent ainsi...enfin paraît-il...Personnellement, depuis l'enfance, j'ai toujours été très sensible à la musique dans un film et même dans une émission comme "Les dossiers de l'écran" la première chose qui me fascina fut la terrible musique du générique de Morton Gould! Ce n'est pas un hasard si je prends cet exemple car il y a une intensité dramatique dans la musique du "Caïman" qui m'a aussitôt remué les tripes. <Avec une musique pareille le film ne pouvait qu'être de la même force!>, telle était ma devise, si on pouvait appeler ça une devise et même si mon expérience personnelle m'avait déjà démontré à plusieurs reprises que ce n'était pas toujours vrai: <Une bonne musique ne sauvera jamais un mauvais film.> Aujourd'hui, Le Caïman de Nanni Moretti avec, parmi les acteurs principaux, Silvio Orlando, est le onzième film de ma longue série d'été. Cette fois, je suis complètement entré dans le sujet du film que je trouve désormais excellent.

<<Bruno Bonomo (Orlando), producteur de films de série Z en perte de vitesse, est empêtré dans ses dettes, ses faiblesses, son mariage en perdition et ses deux enfants sans repères. Teresa (Jasmine Trinca), une jeune réalisatrice inexpérimentée lui remet un scénario qu'il lit en diagonale: "Le Caïman". Il accepte de produire le film, mais lorsqu'il réalise que c'est en réalité une biographie de Berlusconi traitée au vitriol, le projet est déjà trop engagé et il ne peut plus faire marche arrière...

Il me fut très sympathique d'apercevoir dans son propre rôle le grand réalisateur Giuliano Montaldo, celui-là même qui m'avait tant bouleversé avec son magnifique Sacco & Vanzetti, et aussi Michele Placido qui, dans un premier temps est très enthousiaste pour endosser le rôle du caïman, puis qui se désistera pour interpréter Christophe Colomb. Pauvre Orlando qui voit son projet s'effriter sous ses pieds et qui aime encore sa femme (Margherita Buy) alors qu'ils vont divorcer. L'acteur tient son rôle à merveille et frise un peu, à sa façon, la "Tragédie d'un homme ridicule". Le film est une satire assez caustique tout en étant parallèlement un bel hommage au monde du cinéma et une croustillante comédie humaine. Sortie en pleine campagne électorale en Italie, la satire est féroce et dresse un portrait corrosif et sans la moindre concession de Berlusconi, le doute n'étant pas permis: le caïman c'est lui!

N'ayant pas trouvé de bande annonce ou d'extrait valable, voici la musique qui m'a conduit à ce film:

https://www.youtube.com/watch?v=cCmYt4Vu7BE


Dommage qu'il n'y ait pas d'images du film avec mais bon, on ne peut tout avoir. Very Happy
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Dim 22 Juil - 12:40

Je quitte le cinéma italien pour évoquer un film français de Christian Carion, En mai fais ce qu'il te plait (2015), qui relate un épisode peu appréhendé au cinéma qu'est celui de l'exode lors de la Seconde Guerre Mondiale. Carion avait déjà traité un autre épisode qui n'était pas encore très connu de la Première Guerre Mondiale, lorsque soldats français et allemands avaient fêté brièvement Noël au milieu des tranchées et alors que la guerre battait encore son plein; Joyeux Noël. J'y reviendrai un de ces jours car j'ai l'intention de revoir ce film. En mai fais ce qu'il te plait réunit à l'affiche Mathilde Seigner, Olivier Gourmet, Laurent Gerra qui endosse ainsi son premier rôle au cinéma, August Diehl, Matthew Rhys et une jeune révélation du nom d'Alice Isaaz.

Mai 1940, Pour fuir l'invasion allemande, les habitants d'un petit village du nord de la France partent sur les routes, comme des millions de Français. Ils emmènent avec eux un enfant allemand dont le père, opposant au régime nazi, est emprisonné à Arras. Ce dernier, libéré lors du bombardement de la ville, se lance à la recherche de son fils, accompagné par un soldat écossais qui, au départ, son régiment décimé, cherchait à regagner l'Angleterre...

Il s'agit d'un bon film populaire avec de bons acteurs, un film à dimension humaine. J'aime beaucoup son titre. J'aime ces histoires simples traitées avec justesse et simplicité. Ce n'est pas un film de guerre, en tout cas pas au sens où on l'imagine habituellement, c'est une marche vers la liberté et vers la paix avec des regards authentiques et des émotions qui nous atteignent au plus profond de nous, même si nous n'avons pas vécu cet exode. Puis il y a la musique avec, tout d'abord, un magnifique lied de Franz Schubert, No.4, Ständchen From Schwanengesang D.957 chanté par Fritz Wunderlich qui ouvre le film sur une scène ordinaire: c'est le morceau qu'écoute Hans (August Diehl) avant de devoir fuir l'Allemagne. C'est donc dans ce cas précis ce que l'on appelle une musique de circonstance mais qui prend une belle dimension: elle a une réelle présence et j'y fus très réceptif. C'est aussi avec ce film qu'Ennio Morricone renoua avec le cinéma français après trente années d'absence. La musique de Morricone est à l'image du film, une grande procession symphonique vers la liberté et la paix...dire que je l'ai découverte juste quelques heures après la tragédie du Bataclan. J'ai pleuré de tout mon être en l'écoutant, parce que tellement en phase avec ce qui grandissait en moi après la colère et la tristesse. Désormais, à chaque fois que je réécoute cette partition, je pense autant aux victimes du 13 novembre 2015 qu'au film de Christian Carion.

https://www.youtube.com/watch?v=WMZ4riAecmM
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Mar 24 Juil - 16:39

Le treizième film de ma longue série d'été a été réalisé par Bertrand Tavernier et s'intitule La Mort en Direct, ce qui fait que je suis resté, après En mai fais ce qu'il te plait de Christian Carion, dans le cinéma français, bien que "La Mort en Direct" soit une production franco-allemande. Classé en science-fiction, le film de Tavernier réunit autour de Romy Schneider, Harvey Keitel, Harry Dean Stanton, Vadim Glowna et Max Von Sydow que j'avais déjà vu tout récemment dans Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini et qui tient ici le rôle de l'ex-mari de Katherine Mortenhoe. Ce film a selon moi trois grandes qualités: deux magnifiques comédiens que sont Romy Schneider - bouleversante de justesse - et Harvey Keitel qui m'avait déjà ébloui dans plusieurs films dont Copkiller de Roberto Faenza aux côtés de Nicole Garcia, et la superbe partition musicale d'Antoine Duhamel. Toute la partie instrumentale est essentiellement pour cordes, parfois tranchante, d'autres fois plus sinueuse. Elle aboutit à un poignant requiem lors de la scène finale. Le film nous raconte que dans un futur relativement proche où la science a réussi à vaincre les plus grandes maladies, Katherine Mortenhoe (R. Schneider), écrivaine à succès, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Elle est contactée par une chaîne de télévision qui souhaite la filmer pour son émission "La Mort en direct". Refusant l'offre qui doit tout naturellement lui paraître sordide, peu importe le montant de la rémunération qui va avec, elle sera filmée à son insu par Roddy (Harvey Keitel), cadreur, grâce à une micro-caméra implantée dans ses yeux. Pour le réalisateur Bertrand Tavernier, le film dénonce la « dictature du voyeurisme » ; Roddy est « l'homme-caméra, le super-voyeur, l'idéaliste perverti qui a vendu ses yeux au diable ». Peut-on alors voir les propos de Tavernier comme prémonitoires sur les futures émissions de télé-réalité ou sur l'intrusion dans la sphère privée du phénomène internet...

Petite anecdote purement musicale:

<<À la fin du film, l'ancien mari de Katherine, Max von Sydow, raconte le destin mouvementé de Robert De Bauléac, compositeur médiéval dont on entend alors l'une des œuvres sur un disque qu'il fait tourner en boucle. À la sortie du film, un certain nombre de mélomanes réclament ce disque à leurs disquaires, pourtant incapables de répondre à cette demande. En effet, Robert de Bauléac n'a jamais existé, il a été totalement inventé pour les besoins du film. La composition entendue, "Robert De Bauléac's Lament", est d'Antoine Duhamel, l'auteur de toute la bande sonore du film. Le morceau fera en revanche partie de la bande originale complète, ultérieurement éditée en 33tours.>> Lors de mon unique rencontre avec Antoine Duhamel il m'avait annoncé une sortie en disque compact de cette B.O. avec une version plus longue de cette pièce pour choeur et ensemble que celle du 33tours. Depuis, le compositeur est mort et j'attends toujours. Crying or Very sad

https://www.youtube.com/watch?v=UmZs8uj8ldQ
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Mer 25 Juil - 16:42

Pour le quatorzième film, j'ai quitté le cinéma français mais pas Romy Schneider. Je l'ai retrouvée plus superbe que jamais dans le film italien, La Califfa, d'Alberto Bevilacqua aux côtés d'Ugo Tognazzi. Il y a très longtemps que je souhaitais voir ce film qui était sorti en salle en 1970. Fin des années 60, dans une italie en pleine révolte sociale, une usine fait faillite. La ravissante Irène Orsini, surnommée <la Califfa> (Romy Schneider), se retrouve à la tête des revendications suite à la disparition tragique de son mari, tué dans une manifestation qui a dégénéré. Annibale Doberdo (Ugo Tognazzi), le grand patron, évite les organisations syndicales pour traiter directement avec les travailleurs et se trouve rapidement confronté à la <meneuse> des ouvriers. Mais derrière la lutte sociale se profile un rapprochement passionnel des deux êtres que tout oppose...A deux reprises, La Califfa fut nommé au Festival de Cannes en 1971, pour le Grand Prix et le Prix du Jury. C'est un film où tout se passe très vite, finalement. Toutefois, les situations s'enchaînent avec élégance et beauté dans une forme de mystère qui plane sur tout le film et ses personnages, principalement sur ceux joués par Romy Schneider et Ugo Tognazzi dont le rapprochement passionnel qui les unit m'est un peu énigmatique tout comme cette fin brutale qui en découle. Puis il y a aussi quelques scènes qui m'ont intrigué, surtout une que j'ai trouvée curieuse, étrange, surréaliste: une grande baie vitrée à l'intérieur de laquelle il y a de grandes tables nappées et dressées, un banquet sans aucun doute, avorté à cause d'une manifestation mouvementée des grévistes. Seul Ugo Tognazzi s'assoit au bout de la grande table à laquelle, à l'autre bout, apparaît Romy Schneider. Pendant qu'ils dînent, chacun à un bout de la longue table, les vitres se brisent les unes après les autres sans que ni l'un ni l'autre n'en soit réellement perturbé. J'aime bien cette scène. La musique est très belle et poignante, parfaitement mise en valeur dans le film d'Alberto Bevilacqua qui a su lui accorder un espace d'expression important, mesurant sa force émotionnelle et l'impacte qu'elle pourrait avoir sur le public.

https://www.youtube.com/watch?v=zu_Fulvoyf8
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 26 Juil - 12:30

Mon quinzième film de cette longue série d'été fut cette fois américain, produit et réalisé par Andrew Niccol. Le film s'intitule Simone et est sorti en 2002. Al Pacino et Rachel Roberts se partagent l'affiche parmi d'autres actrices et acteurs, tous convaincants. Sur le ton de la comédie et de la satire,  le film d'Andrew Niccol questionne sur les nouvelles possibilités en création numérique et le « star-system » hollywoodien. J'estime même qu'il va un peut plus loin que ça en interrogeant le spectateur sur l'adulation d'une star, ses limites et ses éventuelles dérives. Une scène m'a particulièrement marqué mais avant de vous la raconter afin de mieux comprendre, voici le synopsis:

<<Viktor Taransky (Al Pacino), réalisateur hollywoodien sur le déclin, doit faire face au départ de la vedette capricieuse de son film. Comme plus aucun acteur ne souhaite travailler avec lui, son studio refuse de continuer la production. Alors qu'il s'y résigne, Taransky est abordé par Hank Aleno (Elias Koteas, très bon acteur que je retrouvai, il y a peu, dans Zodiac de David Fincher), informaticien loufoque et admirateur de son œuvre, qui lui propose d'utiliser des acteurs virtuels grâce à un programme développé pendant huit ans. Taransky refuse, mais quelques jours après, Aleno meurt et lui lègue le fruit de son travail : Simulation One2, qui permet de créer et modeler à souhait une actrice totalement virtuelle, Simone. Celle-ci subjugue le public et la profession qui ne décèlent pas la mystification, et devient en deux films la vedette absolue d'Hollywood. Cette notoriété profite à Taransky, qui estime enfin recevoir la reconnaissance qui lui est due. Mais effrayé par l'ampleur de la duperie et son identification à sa « création », il décide de saborder la carrière de Simone, mais le public n'abandonne pas sa vénération pour son idole. Taransky décide alors de faire disparaître Simone, mais le leurre est trop parfait, et personne ne veut croire à la non-existence de celle-ci. Il est inculpé pour meurtre, et ne doit son salut qu'à son ex-femme et sa fille qui, découvrant la vérité, « recréent » Simone pour le disculper. Ayant pris conscience de l'impossibilité d'arrêter le processus, ils inventent une famille virtuelle pour le couple Taransky/Simone et lancent leur actrice virtuelle dans une carrière politique.

Quand Taransky prend conscience que le personnage qu'il a inventé devient plus vrai que nature, ne pouvant plus contrôler sa domination virtuelle sur sa vie ni l'immense popularité dont elle jouit, il décide de détruire son image, de la détruire artistiquement puis politiquement, en vain. Sur ce point rien de fictif et nous en avons quelques exemples dont un pouvant commettre l'inexcusable et être quand même applaudi par ses disciples. Jusqu'où peut aller l'adulation, la vénération de toute une foule pour un personnage, réel ou, comme dans ce film, virtuel? Ce passage m'a bien plu mais la satire de Niccol ne manque ni de rythme ni de sel dans son ensemble, avec un Al Pacino au meilleur de sa forme et une très jolie musique de Carter Burwell. Simone n'est pas seulement un prénom, c'est d'abord un code informatique: Sim de simulation & one de 1 = Simulation 1.

https://www.youtube.com/watch?v=clgPdCV8uvs
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 27 Juil - 10:59


Une série de meurtres terrorise la Californie. Un seul homme les revendique. Il s'agit d'un thriller policier américain réalisé par David Fincher et sorti en salle en 2007. Le film, inspiré de faits réels, retrace l'enquête sur le tueur du Zodiaque, un mystérieux tueur en série qui frappa dans la région de San Francisco dans les années 1960 et 1970. Il est présenté, en compétition officielle pour la Palme d'or au Festival de Cannes. Ce n'est pas le premier film de David Fincher qui relate une histoire de tueur en série, c'était déjà le cas avec Seven, grand succès populaire, qui réunissait à l'affiche Morton Freeman et Brad Pitt. Mais Zodiac est un tueur en série un peu différent, premièrement parce qu'il a réellement existé, deuxièmement parce qu'il n'a jamais été clairement identifié et, par conséquent, n'a jamais été arrêté ni jugé même si de gros soupçons ont pesé sur un individu en particulier. D'ailleurs, Zodiac (le film) est beaucoup moins glauque et "gore" que Seven qui m'avait paru assez violent et sanglant dans ses images, enfin c'est le souvenir que j'en ai. Zodiac est très axé sur l'enquête et les différentes investigations, pas seulement sur les victimes directes du meurtrier mais aussi sur ses victimes collatérales dont leur vie fut chamboulée par l'affaire et la quête de la vérité pouvant devenir obsessionnelle.

<<Le 4 juillet 1969, le soir de la fête de l'Indépendance, deux jeunes adultes se font tirer dessus entre les villes de Benicia et Vallejo en Californie. Un homme contacte les services de police locaux et annonce avoir commis ce crime. Le San Francisco Chronicle, l'un des importants journaux de la ville, reçoit ensuite une lettre revendiquant ce meurtre, tout comme deux autres quotidiens de la région. Le tueur présumé, qui se présente sous le pseudonyme du Zodiac, accompagne sa revendication d'une énigme. Robert Graysmith est un jeune dessinateur du journal. Sa vie bascule lorsqu'il se lance dans le déchiffrage de cette énigme, poussé par sa passion pour les casse-têtes. Il « enquête » alors plus profondément notamment avec Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au journal. En parallèle, les inspecteurs chargés de l'enquête, David Toschi et William Armstrong, font leur possible pour mettre fin à la série et recouper les informations multiples. Durant de nombreuses années, le Zodiac se joue des policiers et des journalistes en accumulant les énigmes, les vraies et fausses revendications, les appels télévisés et les meurtres sans indice.>>

Soucieux de raconter cette sordide histoire avec un maximum d'authenticité, David Fincher s'est largement appuyé sur les livres de Robert Graysmith (le jeune dessinateur du journal) qui a vécu les événements de l'intérieur. Il est interprété par Jack Gyllenhaal dont la prestation est très convaincante. La musique de David Shire est plutôt discrète, accompagnant les investigations et les mystères de cette affaire sans fracas mais dans une certaine justesse de ton.

https://www.youtube.com/watch?v=6bFZL61OFzU
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 2 Aoû - 14:21

Quel plaisir fut pour moi de retrouver l'atmosphère du film Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot avec un impérial Louis Jouvet et un très touchant Bernard Blier dans l'un de ses meilleurs rôles. Puis il y a aussi Simone Renant, Suzy Delair, Pierre Larquey, Jeanne Fusier Gir, Claudine Dupuis et Charles Dullin. J'ai toujours bien aimé l'ambiance de certains vieux films français, dont certains avec Jean Gabin, Le jour se lève, La bête humaine, Quai des brumes...J'aimerais beaucoup revoir Les Diaboliques et Le corbeau du même Clouzot, Le salaire de la peur avec Yves Montand et Charles Vanel, etc...Quai des Orfèvres a décroché le Prix de la Mise en Scène au Festival de Venise en 1947. Le synopsis: Dans le Paris de l'après-guerre, la jeune chanteuse Jenny Lamour « use » parfois de ses charmes — notamment auprès d'un vieillard libidineux influent, Brignon — pour se faire une place dans le milieu du music-hall. Son mari, Maurice Martineau — un brave garçon, modeste pianiste évoluant lui-aussi dans le milieu du music-hall — profère par jalousie des menaces de mort envers le septuagénaire qui est retrouvé assassiné peu après. L'inspecteur Principal-Adjoint Antoine, un flic désabusé et humain du Quai des Orfèvres, est chargé de l'enquête. Le film de Clouzot, de genre policier, a été réalisé en 1947 et fut adapté de Légitime Défense, roman policier de l'auteur belge Stanislas-André Steeman, paru en Belgique en 1942. J'adore ce film qui offre une superbe description du Quai des Orfèvres de cette époque. Ce qui m'amuse d'une certaine façon ce sont ces bureaux de police la plupart du temps enfumés. C'était bien longtemps avant la loi anti-tabac. Plus question aujourd'hui de brûler une pipe ou de griller une cigarette devant le suspect qui se fait cuisiner ni de lui en offrir une lorsqu'il a craché le morceau. Quel bonheur de retrouver aussi la voix très particulière de Louis Jouvet. Une belle page du cinéma français. Dans ce film, Bernard Blier s'appelle Martineau. Ce nom me disait quelque-chose, ne m'était pas étranger. Certes, j'avais déjà vu Quai des Orfèvres mais c'est un nom que j'avais déjà entendu ailleurs. Forcément, c'est le nom de Michel Serrault dans Garde à vue de Claude Miller (1981) avec également Lino Ventura et Romy Schneider, un de mes films français de chevet que j'ai vu et revu plusieurs fois et que je reverrai encore. La musique de Quai des Orfèvres est de Francis Lopez.

https://www.youtube.com/watch?v=rz3ATivFG7A
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 13:27

Aujourd'hui, j'avais envie de grands paysages, de magnifiques paysages qui s'étalent à perte de vue, avec une belle histoire mais une histoire simple. Je ne pouvais que me tourner vers le cinéma d'Eric Valli avec un film qui s'intitule La Piste (2006). Il faut dire que ce réalisateur m'avait déjà émerveillé avec Himalaya sur lequel je reviendrai prochainement, après l'avoir revu. Quels sont donc ces paysages magnifiques: il y a celui, somptueux, au nord de la Hartmann Valley, dans le nord-ouest de la Namibie. Au loin de ce paysage, on aperçoit les montagnes de l'Angola et, entre elles et les dunes qui se trouvent au premier plan, se dessine la vallée de Kunene ou le pays himba. Le tournage du film d'Eric Valli débuta à Epupa, une oasis dans laquelle poussent palmiers et baobabs, longeant les deux rives de la Kunene. Devant un tel paysage d'eau et de verdure, on imagine pas que, cent mètres plus loin, domine le désert, un désert impitoyable: redoutée pour ses brouillards épais et son vent glacial, la Skeleton Coast a été surnommée les Sables d'Enfer" par les navigateurs portugais. Son rivage désolé et traître est devenu le cimetière de centaines de voiliers, car les équipages, s'ils avaient la chance d'atteindre la côte, mouraient de soif dans le désert.

Les Himbas jouent un rôle dans ce film. Il est dit d'eux qu'ils sont les plus grands éleveurs de bétail de toute l'Afrique. Quelque 10 000 Himbas vivent sur les 30 000 km du Kaokoland en Namibie ; environ 3 000 autres habitent sur la rive angolaise du fleuve Kunene qui fait office de frontière entre les deux pays sur près de 200 km. Comme toutes les frontières héritées de l'époque coloniale, celles de la Namibie respectent fort mal la répartition ethnique. Les peuples héréro, ovambo et bochiman sont également partagés entre cette ancienne colonie allemande (Sud-Ouest africain) et les États voisins : Angola, Botswana et Afrique du Sud. Pour en savoir plus, cliquer ici

La Piste: synopsis:

<<À la mort de sa mère, Grace retourne vivre en Afrique avec Gary, son père géologue qu'elle a peu vu depuis le divorce de ses parents. Mais un jour l'avion de Gary s'écrase en plein désert et une bande de guérilleros le capture...Comme les secours tardent à s’organiser, Grace s'enfonce dans le désert avec un guide himba pour tenter de retrouver son père.>>

Ce film fut pour moi l'occasion de retrouver Julian Sands qui jouait le rôle du fantôme dans le semi-navet attachant de Dario Argento, Le Fantôme de l'Opéra et aussi de profiter de la superbe musique d'Armand Amar qui épouse avec grâce et volupté de si beaux paysages si formidablement filmé par Eric Guichard. Parmi les autres acteurs et actrices, il y a Ériq Ebouaney qui joue le rôle de Kadjiro, himba devenu alcoolique aidant Grâce à retrouver son père. Eriq Ebouaney est un acteur français, né le 3 octobre 1967 à Angers (Maine-et-Loire) . D'origine camerounaise, il commence par étudier le commerce international, puis se tourne vers le théâtre pour épater ses amies. Cela lui permet de trouver son premier petit rôle dans Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch. Il enchaîne d'autres films, mais ce n'est que dans Les Enfants du marais de Jean Becker qu'il peut entièrement exprimer son jeu de comédien, interprétant « Banania », le tirailleur qui a survécu à la grande guerre, tant craint par Riton (Jacques Villeret). Un an plus tard, il interprète le rôle principal du film Lumumba, retraçant la vie du dirigeant politique de la République démocratique du Congo et son combat pour amener son pays à l'indépendance, assassiné après seulement deux mois de gouvernance. Depuis, il a tourné dans de grosses productions internationales, dont Femme fatale de Brian De Palma et Kingdom of Heaven de Ridley Scott ; cependant, il privilégie surtout le cinéma d'auteurs et les jeunes réalisateurs. La réalisatrice et metteuse en scène australienne Elise McLeod l'accompagne et le conseille pour le cinéma et la télévision depuis 2009.

Bande-annonce du film La Piste:

https://www.youtube.com/watch?v=WNWA7wIy0CU


Dernière édition par Icare le Ven 3 Aoû - 13:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 13:52

Icare a écrit:
Quel plaisir fut pour moi de retrouver l'atmosphère du film Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot avec un impérial Louis Jouvet et un très touchant Bernard Blier dans l'un de ses meilleurs rôles. Puis il y a aussi Simone Renant, Suzy Delair, Pierre Larquey, Jeanne Fusier Gir, Claudine Dupuis et Charles Dullin. (...) [/i][/b]Quai des Orfèvres[/i][/b] a décroché le Prix de la Mise en Scène au Festival de Venise en 1947. Le synopsis: Dans le Paris de l'après-guerre, la jeune chanteuse Jenny Lamour « use » parfois de ses charmes. J'adore ce film qui offre une superbe description du Quai des Orfèvres de cette époque. (...)La musique de Quai des Orfèvres est de Francis Lopez.

Que de souvenirs ! Mes parents m'ont emmené voir ce chef-d'œuvre alors que j'avais peut-être 6 ou 7 ans. J'en garde encore le souvenir émerveillé de l'une des chansons de Suzy-Delair avec ce mot mystérieux que je ne comprenais pas et que mes parents refusèrent alors de m'expliquer...    Ce que c'est que la mémoire, tout de même !  

[/i]
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 14:09

Heureux de réveiller ces merveilleux souvenirs. Je devais être adolescent lorsque j'ai vu à la télé pour la première fois ce film, mais il n'a pas fait partie de ceux qui m'avaient marqué au fer rouge. C'est en le redécouvrant en DVD, il y a moins de cinq ans, qu'il m'a vraiment émerveillé. J'adore ce film!! Tant pis pour mon fils en second qui s'était moqué de moi parce que je regardais un vieux film. Bien que Quai des Orfèvres n'est pas un film de ma génération, loin de là, la gouaille et la prestance d'un Louis Jouvet me toucheront toujours beaucoup plus que le saut périlleux d'un Tom Cruise d'un hélicoptère à l'autre, un flingue dans chaque main et un poignard entre les canines. Hehe Je n'ai jamais aimé les super-héros infaillibles, surtout pas ceux dont le nom finit par "man". No
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 15:59

Icare a écrit:
Heureux de réveiller ces merveilleux souvenirs. Je devais être adolescent lorsque j'ai vu à la télé pour la première fois ce film, mais il n'a pas fait partie de ceux qui m'avaient marqué au fer rouge.

Oh, tu sais, c'était un grand luxe pour mes parents d'aller au cinéma dans les années 40, et, pour le petit garçon que j'étais, la télévision était encore  un rêve à la Jules Verne... I love you Donc chaque film que j'allais voir me marquait au fer rouge, pour la bonne raison que je n'en ai vu que trois ou quatre à l'époque. Alors quand on entend une chanson aussi tonique que celle de Suzy Delair, on ne l'oublie jamais  Laughing  Laughing  Laughing

Icare a écrit:
C'est en le redécouvrant en DVD, il y a moins de cinq ans, qu'il m'a vraiment émerveillé. J'adore ce film!! Tant pis pour mon fils en second qui s'était moqué de moi parce que je regardais un vieux film. Bien que Quai des Orfèvres n'est pas un film de ma génération, loin de là, la gouaille et la prestance d'un Louis Jouvet me toucheront toujours beaucoup plus que le saut périlleux d'un Tom Cruise d'un hélicoptère à l'autre, un flingue dans chaque main et un poignard entre les canines. Hehe Je n'ai jamais aimé les super-héros infaillibles, surtout pas ceux dont le nom finit par "man". No

Les vieux fims en noir et blanc de l'immédiat après-guerre font partie d'un monde disparu qui décrivait par le menu la France populaire de la première moitié du XXe siècle. En cela seulement, ils sont historiques. Quand ils étaient de surcroît d'une telle qualité, ils marquaient les enfants qui avaient la chance de les voir pour la vie.

Par la suite, quand mes parents ont eu les moyens de m'offrir une place de cinéma, j'ai eu la joie de voir des Zorro et des Tarzan que je n'ai pas oubliés non plus. Etaient-ils tellement mieux que les navets de Tom Cruise dont tu parles ? Je serais bien incapable d'en décider aujourd'hui...
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 18:07


Kristian, je t'ai répondu ici
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Ven 3 Aoû - 20:26

Louis Jouvet, avec sa voix "caverneuse", m'a toujours impressionné : faut le voir (et l'écouter) dans Drôle de Drame de Marcel Carné (son "j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre"), Entrée des Artistes de Marc Allegret (dans lequel Arthur Honegger joue un petit rôle), dans Hôtel de Nord de Marcel Carné, où Arletty lance son "Atmosphère", et dans Knock de Guy Lefranc.

Au sujet d'Arletty, j'avais été frappé par son rôle de "Marie qu'a d'ça" dans Circonstances Atténuantes de Jean Boyer avec Michel Simon, et aussi celui de Loulou Fric-Frac. Sa voix de "parigote des faubourgs" était bien reconnaissable elle aussi.

Les années entre 1935 et 1939 nous ont donné beaucoup de chefs-d'œuvres en matière de cinéma que "les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" comme disait Aznavour...

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Icare
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MessageSujet: Re: Les films d'Icare   Jeu 9 Aoû - 12:29

Allonsanfàn est un film italien réalisé par Paolo et Vittorio Taviani, sorti en salle courant 1974. Parmi les acteurs principaux, sont réunis à l'affiche autour de Marcello Mastroianni, Lea Massari, Mimsy Farmer, Laura Betti et Stanko Molnar dans le rôle d'Allonsanfan. En réalisant ce film, les frères Taviani s'attaquaient à une période cruciale et troublée de l'histoire de l'Italie. Ceci étant dit, les deux cinéastes reconnurent avoir pris quelques libertés dans la reconstitution de ces événements historiques. Le film est magnifique à mes yeux par la beauté de ses images - une photographie signée Giuseppe Ruzzolini et aussi à mes oreilles par la force expressive et le caractère caustique de la superbe musique d'Ennio Morricone. La plus belle scène du film se situe vers la fin, totalement surréaliste, lorsque les révolutionnaires, tous tués, se mettent à danser dans l'esprit d'Allonsanfan, blessé à la tête, une magnifique tarentelle, le thème musical principal du film.

Extrait du film en question, ma scène préférée:

https://www.youtube.com/watch?v=2ww5-lzf79E


Synopsis:

Italie, 1816, au cours des années de la Restauration. Un aristocrate lombard, Fulvio Imbriani, membre d'une secte révolutionnaire, l'ordre des Frères sublimes, est arrêté par la police. Relâché, il est, d'emblée, soupçonné de trahison par ses camarades. La mort du chef de l'Ordre, Filippo, semble apporter de l'eau à leur moulin. Mais, en réalité, celui-ci s'est pendu lui-même. Dès lors, amer et désillusionné, Fulvio veut se ranger et profiter des soins et de l'affection de sa famille. Les Frères, qui ignorent son changement (qu'il n'a d'ailleurs pas le courage de leur révéler), l'entraînent malgré lui dans de nouveaux combats. Il finira, en fin de compte, par les dénoncer, et ceux-ci seront massacrés par des paysans en colère. Seul le jeune Allonsanfan, blessé, survivra : dans un état second, il fera croire à Fulvio que les paysans ont rejoint les révolutionnaires et que l'insurrection a été couronnée de succès. Fulvio, à nouveau gagné par des idéaux qu'il n'avait pas tout à fait abandonnés, endosse la chemise rouge des Frères et tombera, à son tour, abattu par les soldats.
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