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 Le Festival de Salzbourg

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Snoopy
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Date d'inscription : 10/08/2006

MessageSujet: Le Festival de Salzbourg   Ven 22 Déc - 22:51

Le Festival de Salzbourg (Salzburger Festspiele)1 est un festival d'opéra, de théâtre et de musique classique créé en 1920 par Max Reinhardt et Hugo von Hofmannsthal, et qui a lieu chaque été à Salzbourg (Autriche). C'est l'un des festivals les plus célèbres du monde, en particulier pour la musique et l'opéra, et il attire chaque année près de 240 000 visiteurs, dont deux tiers d'étrangers.

Le Festival de Salzbourg est créé en 1918 à l'initiative du metteur en scène Max Reinhardt et de l'écrivain Hugo von Hofmannsthal, appuyés par le compositeur Richard Strauss, le chef d'orchestre Franz Schalk et le décorateur Alfred Roller. Il s'agit de procurer, dans l'Autriche affaiblie et appauvrie par la guerre, un emploi d'été aux artistes – comédiens, chanteurs, musiciens de l'Opéra (qui donnent leurs concerts en tant qu'Orchestre philharmonique de Vienne). La petit cité de Salzbourg est choisie pour son calme, son cachet baroque et son prestige artistique : Mozart y est né en 1756.

Le premier festival est ouvert le 22 août 1920 par une représentation du Jedermann d'Hofmannstahl sur la place de la Cathédrale ; depuis, le festival commence traditionnellement par une représentation de cette pièce sur cette même place.

Les premiers concerts sont donnés en 1921, et les premiers opéras – quatre de Mozart – en 1922. Le répertoire fait la part belle à Mozart et à Strauss, auxquels s'ajoutent des opéras de Verdi (Falstaff) et Beethoven (Fidelio). En 1925, une radiodiffusion du Don Pasquale de Verdi dirigé par Bruno Walter inaugure une longue tradition de retransmissions.
En 1923, on donne Le Malade imaginaire de Molière. Le festival n'a pas lieu en 1924 pour des raisons financières.

Dès les années 1920 et 1930, les grands artistes d'Autriche et d'Europe s'y produisent, les chefs d'orchestre Bruno Walter, Arturo Toscanini, Clemens Krauss, Fritz Busch, les metteurs en scène Lothar Wallerstein et Rudolf Hartmann, les acteurs Alexander Moissi et Werner Krauss, les chanteurs Lotte Lehmann et Richard Tauber, etc.

En 1925, un Palais des festivals, construit par l'architecte Clemens Holzmeister, est inauguré. Le Manège des rochers (Felsenreitschule) est également aménagé en 1926 par Holzmeister pour pouvoir accueillir des représentations en plein air.

En 1928 apparaît le symbole du festival, qui mêle la silhouette du Mönschberg et du Château, le drapeau rouge et blanc du Land, et un masque de comédie. Le festival se dotera en 1936 d'une fanfare composée par Joseph Messner, qui introduit les retransmissions radiodiffusées.

Le Chevalier à la rose de Strauss et Hofmannstahl, l'une des œuvres essentielles du festival, entre au répertoire en 1929.

En 1931, l'Orchestre philharmonique de Budapest est la première formation étrangère à se produire au festival.

Après l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne et le début du Troisième Reich, l'Autriche devient le refuge d'artistes qui ne peuvent ou ne veulent plus apparaître en Allemagne, et qui trouvent à Salzbourg l'occasion de se réunir dans le cadre d'un événement culturel de haut niveau, à peu de distance des frontières allemandes. Ainsi Bruno Walter, juif, s'installe en Autriche, et l'Italien Arturo Toscanini, fermement antifasciste, annule toutes ses participations au Festival de Bayreuth et se replie sur Salzbourg, dont il devient un habitué entre 1934 et 1937.

Le nombre de visiteurs allemand tombe de plus de quinze mille à moins de neuf cent en raison de la taxe de 1000 Reichsmarks sur les visas pour l'Autriche. Des artistes allemands s'y produisent cependant ; Herbert von Karajan y débute en 1933 et Wilhelm Furtwängler en 1937.

En 1938, l'Autriche est annexée à l'Allemagne. Toscanini et d'autres artistes quittent le festival et émigrent, notamment aux États-Unis. Faust et Jedermann sont retirés du programme, et le Palais des festivals est transformé dans le sens de l'esthétique du régime.

En 1943, le programme est réduit et le festival est renommé Salzburger Theater- und Musiksommer (Été musical et théâtral de Salzbourg).

Reinhardt meurt à New York le 31 octobre. En 1944 ne seront donnés que deux concerts symphoniques en remplacement du festival, en raison de la proclamation de la « guerre totale » et de l'interdiction de tous les festivals après l'attentat du 20 juillet contre Hitler.

Dès l'été 1945, le festival reprend, avec un programme réduit à une production radiodiffusée de L'Enlèvement au sérail de Mozart, une de Der Tor und der Tod d'Hofmannstahl, et quelques concerts . 1946 voit le retour de Jedermann, qui sera dès lors donné sur la place de la Cathédrale en ouverture de chaque festival. Les artistes étrangers reviennent à Salzbourg, comme Georg Solti ou Rolf Liebermann. Le Palais des festivals est de nouveau mis en chantier pour qu'en soient retirés les éléments nazis.

En 1947, Bertolt Brecht, avec le soutien du compositeur Gottfried von Einem, reçoit la nationalité autrichienne afin d'être associé à la direction du Festival et en échange d'une œuvre de commande, Salzburger Totentanz (La Danse des morts de Salzburg ) ; cependant, il s'installe en Allemagne de l'Est en 1949 et laisse la pièce à l'état d'ébauche, ce qui met fin au projet, et provoque le remerciement de von Einem du conseil d'administration en 1951.

Les années d'après-guerre son marquées par la rivalité entre Wilhelm Furtwängler, qui revient à la direction d'orchestre, et Herbert von Karajan, natif de Salzbourg et associé à la reprise du festival. Furtwängler, usant de son influence et de son prestige contre son brillant et ambitieux cadet, parvient à l'écarter du festival.

Furtwängler meurt le 30 novembre 1954. La voie est désormais libre pour Karajan, qui espère pouvoir réaliser dans sa ville natale ses conceptions musicales et dramatiques. Il devient directeur artistique en 1956, et ses musiciens berlinois, traditionnellement rivaux de leurs collègues viennois dont Salzbourg est la chasse gardée, sont invités régulièrement à partir de 1957.

En 1955, Franz Kokoschka dessine les décors et costumes d'une production de La Flûte enchantée , que dirige Solti.

Le 26 juillet 1960, le Nouveau Palais des festivals, conçu comme l'Ancien par Clemens Holzmeister, est inauguré par une représentation du Chevalier à la rose de Strauss et Hofmannstahl, dans une mise en scène somptueuse qui sera reprise en 1983.

En 1964, Salvador de Madariaga inaugure par un Éloge de Salzbourg la tradition des discours inauguraux.

Karajan, malgré la création du Festival de Pâques de Salzbourg en 1967, continue d'animer le festival et contribue à maintenir sa renommée internationale.

Malade et fatigué, il quitte le conseil d'administration en 1988 ; il mourra le 16 juillet de l'année suivante, pendant les répétitions d'Un bal masqué de Verdi .

Le renouvellement commence avec l'entrée au conseil d'administration de Gérard Mortier, Hans Landesmann, et Henrich Wiesmüller.

En 1992, Mortier, alors directeur du Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles devient directeur artistique, avec pour mission d'ouvrir la programmation et d'élargir et de rajeunir le public. Pendant ses dix saisons, il fait entrer au répertoire des œuvres du XXe siècle et programme des metteurs en scène d'orientation moderne ou anti-conformiste, ce qui lui vaudra l'hostilité d'une partie conservatrice du public ; il invite également les grands noms du renouveau musicologique baroque, comme Nikolaus Harnoncourt. En 2001, sa dernière production (La Chauve-Souris de Johann Strauss fils, une œuvre chère aux patriotes autrichien), en forme de pied de nez à ses détracteurs (symbolique sexuelle, drogue, etc., dans une mise en scène d'Hans Neuenfels ), télédiffusée en direct, fait scandale. Ses opposants feront imprimer une notice nécrologique en pleine page dans un journal local.

Le compositeur Peter Ruzicka lui succède en 2002.

En 2006, deux-cent cinquantième anniversaire de la naissance de Mozart, le festival doit voir aboutir l'opération « Mozart 22 », avec la représentation des vingt-deux opéras de l'enfant de la ville. À cette occasion rouvrira le Petit Palais des festivals, transformé et désormais appelé Maison de Mozart (Haus für Mozart).
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Le Festival de Salzbourg   Dim 14 Aoû - 18:23

Festival de Salzbourg 2016 :

Je n'y étais pas évidemment, mais j'ai lu quelques critiques fort intéressantes.

- tout d'abord, un compte-rendu de "l'amour de Danaé", de Richard Strauss, oeuvre peu jouée. Il paraît que la mise en scène était kitchissime, mais fut sauvée par la prestation d'un Wiener Philarmoniker magnifique, sous la direction de Franz Welser-Möst. Les noms des interprètes sont très compliqués à taper : Tomasz Konieczny et Krassimira Stoyanova.

- il semble que les fameuses "matinées Mozart", aient été un peu dopées (heureusement), par le Mozarteum de Salzbourg (l'orchestre local), très très motivé, au "top".

- enfin, le fameux évènement, c'est le concours de jeunes chefs d'orchestre, parrainé par Nestlé (Nestle Award). Je vous passe les dithyrambes sur le lauréat de l'an dernier, Lorenzo Viotti, 25 ans (franco-suisse), sur Scriabine et ?

"le lauréat est.... : Aziz Shokhakimov, Ouzbèque, 28 ans,
enfant prodige qui dirigeait "Carmen" à 12 ans à Tachkent ! Je cite : "Style peu orthodoxe, mais magnétisme animal qui fait les vrais chefs d'orchestre et a permis, dans la pourtant très familière "Septième" de Beethoven, de galvaniser une Camerata de Salzbourg et à la faire sonner comme un véritable orchestre symphonique. "Imposé sa force brute"... Une nature ! " .

(en plus, très beau d'après les photos, Wink  ; bon, on n'a pas fini de le voir, tant mieux ! Vive la relève des jeunes maestros !).
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Le Festival de Salzbourg
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