Forum sur la musique classique
 
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 Discussions autour du hautbois/Cor anglais

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Icare
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Lun 27 Nov - 22:24


Et bien entendu cette scène, certainement le hautbois cinématographique le plus célèbre et mon premier coup de coeur pour le hautbois. J'avais évoqué en début de topic d'un "hautbois de cinéma" que je trouve céleste, divin...

https://www.youtube.com/watch?v=jIkd2XQ9Jq0
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Icare
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MessageSujet: Morricone   Lun 27 Nov - 22:34

Version concert où le hautbois y est particulièrement sublimé:

https://www.youtube.com/watch?v=2WJhax7Jmxs
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laudec

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Lun 27 Nov - 23:18

Inoubliable "Mission", quel chef d’œuvre et quelle musique, moment fort et quelle intensité, merci pour les deux versions Icare chacune pèse son poids d'or
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Icare
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Mar 28 Nov - 19:23

J'aurais pu faire la même chose avec La Califfa car la version "concert" existe aussi. Depuis quelques temps, plusieurs années désormais, la musique de film gagne du terrain dans les salles de concert. Lorsque j'écoute le hautbois dans son contexte filmique, est-il le même hautbois que j'écoute dans la version "concert", surtout s"il s'agit d'un concert sans écran blanc derrière pour nous rappeler qu'il s'agit bien d'une musique de film? C'est l'éternelle ambiguïté de la musique appliquée: oui et non? Dans la première vidéo, il y a une scène jouée par des personnages qui raconte une histoire concrète et il y a ce magnifique hautbois qui, en parallèle, raconte une autre histoire plus abstraite. Lors du concert, pour quelqu'un comme moi qui a vu et aimé le film, cette scène ne disparaît jamais complètement. Ce serait mentir que de le prétendre car la musique ne peut que m'y renvoyer, d'une manière ou d'une autre, elle en devient même le principal repère. Il en est différent pour celui qui découvre et aime ce hautbois dans sa version "concert" sans avoir vu le film de Roland Joffé au préalable. Partir du principe erroné qu'il est impossible d'aimer une musique sans avoir vu le film auquel elle se rapporte tient d'une idée reçue qui, en réalité, n'a jamais tenu la route. Si jamais cette élégie pour hautbois affûte sa curiosité de cinéphile, il guettera pendant la vision du film le passage où intervient pour la première fois cette musique qu'il a découverte et aimée en concert, sans doute de la même façon qu'un morceau classique qu'il redécouvrira dans un film pour lequel il n'a pas été composé. Les repères sont alors inversés même si, paradoxalement, une musique de film demeure ce qu'elle est lorsqu'elle quitte l'image pour le concert et ne peut être analysée ni jugée sans en tenir compte. Ennio Morricone a beaucoup sollicité le hautbois dans sa musique de film et j'ai cité ici deux de ses plus célèbres. En voici un troisième qui l'est peut-être un peu moins:

https://www.youtube.com/watch?v=Dg5c6Ehhxho


Je me permets toutefois une petite mise au point. Le thème avec hautbois que l'on entend dans cette vidéo a bien été composé pour ce film mais, sur cette scène des exécutions en particulier, aucune musique n'est employée en réalité, le silence la rendant plus poignante encore.


Dernière édition par Icare le Mar 28 Nov - 20:04, édité 2 fois
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Icare
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MessageSujet: Beamish/Balakauskas   Mar 28 Nov - 19:59

Aujourd'hui, dans la foulée d'une même écoute, j'ai réuni deux compositeurs du vingtième siècle, Sally Beamish, tout d'abord, avec une oeuvre pour hautbois intitulée Tam Lin (1993), puis Osvaldas Balakauskas avec son Concerto pour hautbois, clavecin et cordes (1981). Le Concerto de Balakauskas est de la belle ouvrage, il faut dire qu'il bénéficie d'un atout majeur pour mon oreille: je résiste rarement à une association telle que hautbois, clavecin & cordes. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que j'aborde cet effectif instrumental à l'occasion de ce cycle. Souvenons nous de Souvenir du Présent de Patrice Fouillaud que j'ai évoqué de façon assez élogieuse, quelques commentaires plus haut. Il s'agissait d'une oeuvre grave, dramatique, âpre, avec quelque-chose d'un peu obsessionnel qui m'a caressé dans le sens du poil. Le concerto d'Osvaldas Balakauskas est très différent. Plus optimiste, plus lumineux. Les premier et troisième mouvements sont presque enjoués et les deux solistes, pour mon plus grand plaisir, s'y donnent à coeur-joie. Cette complicité entre le hautbois de Romualdas Staskus et le clavecin de Sergejus Okrusko est vraiment attrayante. Le mouvement lent (médium) est totalement consacré au hautbois. Le clavecin est muet et les cordes entièrement soumises au soliste. Très beau. Peut-on le voir comme un aria pour hautbois accompagné par un "choeur" de cordes. Tam Lin de Sally Beamish, par Gordon Hunt, le "Swedish Chamber Orchestra", sous la direction d'Ola Rudner, propose une autre aventure pour le hautbois, plutôt virtuose et aérienne au sein d'un orchestre réduit introduisant harpe et percussion mais se privant des violons. Il parcours les doux tumultes d'un seul mouvement lyrico-dramatique qui prend une certaine ampleur dans sa partie finale. C'est une pièce assez séduisante.
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Icare
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MessageSujet: Frost/Vine   Mar 28 Nov - 23:04

Ce soir, j'ai réécouté deux concertos pour hautbois et orchestre, le premier du compositeur norvégien Stephen Frost par Simon Emes, l'Ensemble 2000, sous la direction de Tony Harrison, le second du compositeur australien Carl Vine par Diana Doherty, le "Tasmanian Symphony Orchestra", sous la direction d'Ola Rudner. Diana Doherty interprète aussi celui de Graeme Koehne, un autre compositeur australien, que je mentionne en début de topic. Le concerto de Frost fut composé en 1989 pour son épouse Susan, hautboïste, qui le créa avec le Hatcham Chamber Orchestra. Son auteur la considère comme une oeuvre d'adolescence, promettant une certaine candeur et fraîcheur. Je ne doute pas que l'on puisse la percevoir ainsi. Pour ma part, outre un premier mouvement qui me laisse plutôt de bois, je trouve bien un peu de candeur dans le sympathique second mouvement et un caractère entraînant dans le troisième qui se veut déjà plus passionné. Néanmoins, c'est assez paresseux dans son ensemble, sans génie particulier même si le caractère rêveur qu'il y a par moment lui confère un certain charme. L'avoir écouté juste avant celui de Carl Vine l'a sans aucun doute desservi, tant ce dernier est carrément génial, inspiré, inventif. Les deux premiers mouvements m'ont particulièrement fasciné. Le hautbois se débat au sein d'un complexe orchestral beaucoup plus riche et pertinent dans ses orchestrations, avec beaucoup d'habileté et d'intelligence, tant le soliste n'est jamais recouvert ni étouffé durant son périple par les différentes familles d'instruments de l'orchestre. Le mouvement central est un travail d'orfèvre et profondément poétique.
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MessageSujet: Karaindrou/Ruiz-Pipo   Mer 29 Nov - 23:01

Ce soir, j'ai réécouté deux musiques provenant d'horizons différents, l'une est écrite par la compositrice grecque Eleni Karaindrou pour un film de Margarethe Von Trotta intitulé L'Africana, et l'autre est une pièce de musique de chambre du compositeur espagnol Antonio Ruiz-Pipo. C'est le hasard d'un choix qui s'est fait comme ça car ces deux oeuvres n'ont aucun lien entre elles si ce n'est un emploi du hautbois. Il y en a d'ailleurs très peu dans L'Africana d'Eleni Karaindrou, tout comme il y en a également très peu dans La Califfa d'Ennio Morricone, mais c'est un hautbois qui m'a suffisamment marqué sur un thème précis pour que je lui voue un certain intérêt et un intérêt certain. Dans L'Africana, dans le thème en question qui est une danse et s'intitule justement "Thème de la danse", le hautbois de Vangelis Christopoulos est d'une douceur infinie, d'une légèreté entraînante. Il se partage l'espace de cette danse avec la clarinette. Il intervient dans un autre thème, très "bachien" celui-là. C'est ce petit hautbois dansant sur un rythme lancinant que j'avais envie de retrouver. Musica para un jardin secreto pour hautbois et trio à cordes d'Antonio Ruiz-Pipo propose tout autre chose. Composée en 1993, elle offre au cours de ses quatre mouvements de subtils mélanges de timbres entre les cordes et le hautbois. L'équilibre est parfaitement assuré, même si le hautbois de Maurice Bourgue cède parfois un peu d'espace au violon et s'accorde quelques dialogues succincts avec le violoncelle. Ce fut un plaisir de redécouvrir cette délicieuse ambiance chambriste entre le hautbois et le trio à cordes dans un complexe timbrique et rythmique rigoureux avec ce qu'il faut d'âpreté et d'expressivité, sur une durée de treize minutes environ sans baisse d'intensité.
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Icare
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MessageSujet: Luc Van Hove   Jeu 30 Nov - 13:18

Le Concerto pour hautbois et orchestre opus 29 (1993) du compositeur belge Luc Van Hove répond à une commande du festival d'Anvers 93, capitale culturelle  de l'Europe. Le concerto fut rebaptisé plus tard "Triptiek - Triptych" en raison du plan architectural de la composition musicale. Deux mouvements extérieurs, conçus respectivement comme un prologue et un épilogue, font figure de petits tableaux annexes au mouvement médium de la composition, voulu par Luc Van Hove comme "le véritable point culminant", l'"événement musical" du concerto. Le prologue & l'épilogue se distinguent de la partie centrale par un rythme lent et un caractère contemplatif modeste. Ce qui m'interpelle le plus dans le concerto pour hautbois de Van Hove, ce sont justement ces petits tableaux annexes, le premier dépassant les cinq minutes, le second les trois. C'est effectivement dans le mouvement médium que toute la force expressive du concerto ainsi que toute la virtuosité du hautbois de Henk Swinnen s'expriment et c'est évidemment toute mon attention qui est accaparée à ce moment-là, pris dans l'étau de l'intensité et de la fulgurance réunies. Voilà ce que j'avais déjà écrit antérieurement: <<Le Concerto pour hautbois et orchestre commence sur un mouvement lent, délicat et onirique avec un soliste plutôt perché dans l'aigu. Le second mouvement est une sorte de "presto" dynamique dans lequel on retrouve un van Hove fougueux et virtuose. Le hautbois est très présent dans ce concerto, pour ne pas dire omniprésent, tenant la dragée haute à l'impétueux orchestre. Le troisième et dernier mouvement réitère plus ou moins l'esprit rêveur du début.>> Sans doute heureux de retrouver après le tumulte l'esprit rêveur de l'introduction.
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Icare
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MessageSujet: Maderna   Jeu 30 Nov - 17:16

Je me souviens que Jdperdrix nous avait vanté sur le fil approprié les mérites des concertos pour hautbois de Bruno Maderna. La création de ce fil fut l'occasion ou jamais pour moi de combler cette lacune. Ca tombe bien car je suis tombé sur un cd à bon prix. Bruno Maderna a composé trois concertos pour hautbois, mais il a aussi composé une oeuvre (un double concerto) qui s'intitule Grande Aulodia pour flûte, hautbois et orchestre (1969). C'est l'oeuvre que je viens de découvrir à l'instant. Elle est couplée avec le Concerto pour hautbois et orchestre de chambre n°1 (1962) et le Concerto pour hautbois et orchestre n°3 (1973). Malheureusement, n'y figure pas le N°2 qui est d'une durée de quinze ou seize minutes environ et qui aurait pu contenir dans le cd. Il figure, en revanche, sur un autre cd au prix clément avec d'autres pièces du même auteur et quelques-unes de Luciano Berio. Toutes me sont inédites. J'aurais pu me le procurer mais je voulais déjà savoir à quel point j'aimerais les trois concertos que je me suis offerts, s"ils m'emballeraient suffisamment ou si je me contenterais d'une découverte sur Youtube. Je n'ai pas encore écouté les N°1 & 3, me suis surtout focalisé, dans un premier temps, sur la Grande Aulodia pour flûte, hautbois et orchestre: un coup de coeur! Evidemment, je doute que cette oeuvre ait en elle les ingrédients qui puissent réconcilier Joachim et Bel Canto avec l'univers musical de Bruno Maderna, néanmoins, en ce qui me concerne, je suis conquis! Totalement conquis, et cela de la première note à la dernière, y dévorant aussi bien les passages les plus animés que les plus langoureux, les plus luxuriants comme les plus dépouillés; même lorsque le hautbois de Han de Vries évolue dans une solitude parfaite, à cappella. La flûte de Roberto Fabbriciani qui m'avait déjà ébloui dans l'oeuvre de Giorgio Gaslini lui donne habilement le change. La combinaison des deux y fait briller quelques étoiles. Ce n'était pourtant pas acquis d'avance. J'avais, jadis, tenté d'aborder la musique de Bruno Maderna, alors que je m'intéressais déjà à la musique contemporaine et son avant-garde...sans grand succès...Je m'étais cependant dit que si je devais y revenir, j'y reviendrais probablement par le concerto pour hautbois, peu importe lequel. Bingo! Sa Grande Aulodia m'a comblé plus que je l'avais imaginé.
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joachim
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Jeu 30 Nov - 18:13

Seigneur, faut être Icare pour apprécier une musique pareille  



https://www.youtube.com/watch?v=9JiblHoh6YU


Je donnerais toute l'oeuvre de Maderna pour ce simple petit concerto de Vivaldi Laughing

https://www.youtube.com/watch?v=_yOd1y6gvYg

ou celui-ci de C.P.E. bach

https://www.youtube.com/watch?v=B1wUaqaw1dg
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Icare
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Jeu 30 Nov - 19:21

joachim a écrit:
Seigneur, faut être Icare pour apprécier une musique pareille  

Si tu avais bien lu, je ne faisais pas l'éloge du N°3 que je n'avais pas encore écouté à ce moment-là mais de la Grande Aulodia pour flûte, hautbois et orchestre de 1969. cependant, tu as bien fait d'évoquer le Concerto pour hautbois et orchestre n°3 car je viens de le découvrir à la suite du Concerto pour hautbois et orchestre de chambre n°1. Moins impressionné que par la Grande Aulodia, je reste quand même séduit par l'esthétique très contemporaine de ces deux concertos. J'ai préféré le N°3 au N°1. Ceci-dit, rien qu'ici, je ne suis pas le seul à apprécier les concertos pour hautbois de Maderna puisque Jdperdrix fut le premier à en parler dans le bon sens. Je dirais même qu'il a su attiser ma curiosité. Outre ce forum, il n'est d'ailleurs pas le seul à m'en avoir dit le plus grand bien. Le premier emprunte un langage sériel et sait jouer des silences alors que le troisième, peut-être moins austère dans une première approche, déploie, par l'orchestre, avec la complicité des percussions, une palette de couleurs riche et envoûtante, un peu dans la continuité du précédent, en moins rigide. Mais ce qui m'interpelle le mieux est finalement le contraste entre le hautbois de Han de Vries et l'orchestre, les sons brutaux et incisifs de celui-ci alors que le soliste, presque imperturbable, persiste dans la volupté, finissant toujours par s'élever au-dessus de la mêlée, une voix prenant alors une allure céleste qu'aucune déferlante de l'orchestre n'arrivera à troubler, du moins sur la durée. Elle ne troublera, de toute évidence, que quelques oreilles frileuses. Hehe Un besoin indicible de réécouter le N°1 m'a permis de mieux m'en imprégner et il se trouve que je l'aime bien aussi, ce qui, à-priori, me laisse supposer que le N°2 devrait me plaire également.

"Je donnerais toute l'oeuvre de Maderna pour ce simple petit concerto de Vivaldi", nous dit Joachim.

Personnellement, je ne donnerais ni l'un ni l'autre car j'ai besoin des deux, en adore la complémentarité, l'élégance de l'un et la richesse harmonique et rythmique de l'autre, chez l'un un orchestre entièrement soumis au jeu et à la beauté du hautbois, dans l'autre, un orchestre haut en couleurs et d'une force expressive rivalisant de séduction avec le soliste. Le récit face à la couleur.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Jeu 30 Nov - 19:51

Coucou, ce fil est tellement dense que je n'ai pas eu le temps de tout lire. Merci Icare !

Avez-vous pensé à celui-ci ? Il rejoint les oiseaux....

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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Jeu 30 Nov - 19:55

P.S. : Celui ou celle qui trouvera le premier sur quel très célèbre film ce concerto est utilisé..., gagne en rapidité, tellement c'est connu ! (sublime)..

A noter pour le "fun", que la super série "Mozart in the Jungle" est produite d'après les mémoires d'un hautboïste du Met de NY, c'est fou ce que j'ai pu apprendre sur cet instrument...., qui donne le "la" à l'orchestre !! (et non un diapason qui peut-être plus ou moins "fluctuant" suivant les habitudes).
Techniquement, cela paraît logique d'ailleurs, le son du hautbois étant très pur et à la croisée des autres instruments de l'orchestre tels que flûtes ou clarinettes.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Jeu 30 Nov - 20:04

Merci Joachim pour la note "baroque"...  Hehe

Vivaldi composa beaucoup pour le hautbois, celui-ci, pour deux hautbois, est magnifique (largo)

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Icare
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MessageSujet: Baird/Edwards   Jeu 30 Nov - 22:25

Avec le Concerto pour hautbois et orchestre de Tadeusz Baird, un compositeur polonais peu connu que, personnellement, j'aime beaucoup, je n'ai pas trop changé d'univers après Bruno Maderna. Je suis resté dans une musique dite "contemporaine" parfaitement assumée. Il date de la même période 1972-73, à une année près, d'une de ses compositions orchestrales, plutôt courte - moins de dix minutes, que j'affectionne particulièrement et qui s'intitule Psychodrama. il est un peu encré dans une même fougue orchestrale complexe et impulsive, à travers lequel le hautbois d'Anne Leek se débat avec brio et détermination. Il date de la même année que le troisième concerto pour hautbois de Maderna et est d'une durée voisine qui environne la quinzaine de minutes. Sans vouloir m'essayer à des comparaisons trop subjectives entre les deux concertos et deux compositeurs aussi différents que Tadeusz Baird et Bruno Maderna, celui du compositeur polonais présente un hautbois moins dominant, moins "au-dessus du tumulte", je dirais au contraire qu'il y participe, est complètement engagé dans la tension hautement dramatique de l'orchestre, jusqu'au moment de l'apaisement. C'est un concerto concis qui tient en haleine même s"il ne laisse pas forcément une grande trace après l'écoute. Ce n'est pas l'oeuvre la plus marquante de Baird, en tout cas pas celle qui me touche le plus, ce qui ne veut pas dire non plus que je n'ai pas eu plaisir à la réécouter. Pour changer radicalement d'univers, je n'ai eu qu'un pas à faire...vers l'Australie - en réalité il s'agit d'une belle enjambée - avec Bird Spirit Dreaming, Concerto pour hautbois et orchestre de Ross Edwards qui me permit de retrouver le jeu gracieux et divin de l'hautboïste Diana Doherty. Ce concerto fut composé courant 2002 et est le résultat d'une commande d'Andrew et Renata Kaldor pour Diana Doherty, principale hautboïste du "Sydney Symphony Orchestra", et en fonction de la visite du chef américain Lorin Maazel. Voilà encore une oeuvre qui, en référence au titre, coïncide parfaitement avec le thème du fil "La musique et les oiseaux". Le concerto se divise en trois mouvements pour une durée totale de presque dix-huit minutes. Il est une ouverture au ciel, aux oiseaux et au rêve. Magnifique, il est loin des tumultes de l'avant-garde européenne, si ça peut en rassurer certains. Laughing Plus proche de Sculthorpe et Yoshimatsu.
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Icare
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MessageSujet: Corigliano   Ven 1 Déc - 10:32

Je viens de réécouter le Concerto pour hautbois et orchestre de John Corigliano avec le soliste Steinar Hannevold et sous la direction de Dmitri Kitajenko. C'est une oeuvre qui continue de m'émouvoir, de m'exalter, de me captiver. Je suis totalement conquis, ce qui n'est pas si étonnant puisque c'est du "Corigliano" et que j'adore, en général, la musique de Corigliano. C'est plutôt moderne, en phase totale avec son temps, toutefois le second mouvement intitulé "Song" surprend par son caractère mélodique et romantique. Il est le petit moment sentimental du concerto. Je le trouve d'une grande beauté, mais d'une beauté très fragile en même temps. Cette oeuvre est aussi pour me rappeler à quel point j'aime le hautbois. Elle se constitue de cinq mouvements, le dernier, très dansant, est également excellent. Je lui trouve d'ailleurs un caractère oriental. En fait, chaque partie a de l'intérêt, rien de creux ni de poussif dans ce concerto! Le début du premier mouvement m'intrigue car Corigliano semble avoir intégré un orchestre qui s'accorde en début de concert...peut-être un prologue sous forme d'ironie...?...Le hautbois est le fil conducteur et la musique se construit sous son emprise, dans une fougue orchestrale très symptomatique de son style. Si le second mouvement est la pointe d'émotion qui se déploie en toute simplicité, le Scherzo qui suit est sans doute la partie la plus étonnante et inventive du concerto. Le hautbois y est intrépide, au sein d'un complexe sonore ardu. On lui tort le cou, si bien que le hautbois en sort de toutes les couleurs, de la plus nasillarde à la plus distordue. Puis, l'intensité orchestrale qui en résulte chute d'un coup. Une harpe égrène des notes limpides inattendues, des percussions se mêlent au jeu, le hautbois aussi, tout devient poétique, singulier, presque insaisissable. C'est juste avant que le Scherzo reprenne sa fougue initiale. L'Aria est d'emblée intense, dramatique, dominé par les cordes, par leur épaisseur et leur dignité dans la gravité de ce qu'elles expriment. Le hautbois, lorsqu'il intervient, prend les aises ou les ailes d'une créature céleste. La "Rheita dance" sur laquelle se conclut le concerto de Corigliano est le moment d'exaltation finale dont j'avais besoin.
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MessageSujet: Denisov/Kverndokk   Ven 1 Déc - 16:46


Dans le Concerto pour hautbois et orchestre avec sextuor à cordes obligé de Gisle Kverndokk, le hautbois joué par Steinar Hannevold évolue dans cette tonalité proche de l'aigu, vaguement nasillarde - juste ce qu'il faut - mais au sein d'un complexe orchestral tumultueux et versatile. De toute évidence, l'orchestre perturbe le chant du hautbois qui peut paraître fluide et aquatique dans un premier temps, avant de se débattre par un jeu de plus en plus rapide et virtuose. Un moment d'accalmie s'impose, comme si l'orchestre et le soliste reprenaient leur souffle en même temps. Toutefois, le hautbois semble faire des appels: mais qui appelle-t-il? L'orchestre tout entier qui pourtant garde ses distances? La harpe? Quelques percussions? un piano minimaliste? Les appels du hautbois sont comme un flottement au-dessus du vide alors que les cordes dessinent un remous, une tension relative. L'orchestre s'épaissit temporairement puis éparpille certaines de ses sonorités dans un espace tourmenté et mouvant dans lequel le hautbois finit par se dissoudre. Après un silence que j'ai d'abord perçu comme une fausse fin, la musique réinstalle un nouveau tumulte et de nouvelles saccades nerveuses desquels le hautbois essaie de se distinguer. L'orchestre fait rage, appuyé par les percussions. Le soliste ne renoncera pas à son chant qu'il réinventera et imposera définitivement parmi l'agonie des éléments sonores qui l'entourent; une fin presque en points de suspension. Le Concerto pour hautbois et orchestre d'Edison Denisov a cette particularité. Souvent, le concerto traditionnel en trois mouvements possède à chaque extrémité un mouvement rapide et au centre un mouvement lent, bref, un mouvement lent entre deux mouvements rapides. Chez Denisov, c'est l'inverse: un "Tranquillo" aux deux extrémités du concerto et un "Agitato" en son milieu. L'interprète est toujours Steinar Hannevold, avec le "Bergen Philharmonic Orchestra" sous la direction de Dmitri Kitajenko. J'ai beaucoup aimé, avec cette fin en suspension, ce qui n'est guère étonnant car Denisov est un compositeur que j'apprécie énormément. Il se pourrait d'ailleurs que je réécoute ce concerto une seconde fois.
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MessageSujet: MacMillan   Ven 1 Déc - 22:50

J'ai effectivement réécouté le Concerto pour hautbois et orchestre d'Edison Denisov une seconde fois. Cette fois, c'est plus le premier mouvement que le troisième qui m'a marqué bien que le troisième se termine dans une atmosphère mystérieuse qui me plait bien. Ensuite, je me suis penché sur l'oeuvre de James MacMillan car il s'agit d'abord d'un compositeur que je suis avec le même intérêt que Corigliano et Denisov et que j'étais pratiquement certain d'y trouver une musique pour cor anglais ou hautbois. Je ne me suis pas trompé. The World's Ransoming - A Concertante Work for Cor anglais and Orchestra (1996) est interprété par Christine Pendrill, le "BBC Scottish Symphony Orchestra", sous la direction d'Osmo Vänskä. Le cor anglais y évolue souvent dans une tonalité très proche du hautbois.

<<Wagner tout au long du troisième acte de "Tristan et Isolde", Verdi au début du dernier acte d'"Otello", Sibelius dans "Le Cygne de Tuonela" et Chostakovitch dans le premier mouvement de sa huitième symphonie - quatre compositeurs majeurs qui ont trouvé une voix entièrement personnelle pour le cor anglais. Son caractère est en fait si unique dans chacune des oeuvres mentionnées que peu d'autres compositeurs ont eu le courage d'explorer plus à fond le potentiel du cor anglais. Parmi les compositions de la dernière décennie du vingtième siècle à s'aventurer dans le monde sonore du cor anglais, il serait cependant difficile de trouver une écriture plus poétique et originale pour l'instrument - et qui s'imprime de manière indélébile dans la mémoire - que James MacMillan dans "The World's Ransoming - La Rançon du Monde.>>

Le propos de Ronald Weitzman est très élogieux et, personnellement, cette oeuvre de James MacMillan n'est pas de celles qui me marquèrent durablement, même s"il y a un passage plutôt lent que je trouve assez émouvant. Il y emploie des crotales et des blocs chinois. La conclusion est surprenante, se réduisant à de grands coups sur un cube de contre-plaqué qui peut, selon l'auteur, être remplacé par deux grands jamblocks en plastique.
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Icare
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MessageSujet: Chen/Takemitsu   Ven 1 Déc - 23:20

C'est par l'Asie que j'ai prévu de terminer mon cycle autour du hautbois et du cor anglais, et ce sera uniquement par le biais du hautbois; le hautbois d'amour dans Vers, l'arc-en-ciel, Palma de Toru Takemitsu, interprété par Gareth Hulse (hb), John Williams (guitare), le "London Sinfonia" sous la direction d'Esa-Pekka Salonen et le hautbois tout court dans Extase (1995) de Qigang Chen par Jean-Louis Capezzali, l'Orchestre Philharmonique de Radio France, sous la direction de Leonard Slatkin. Deux oeuvres très belles et poétiques. Chez Takemitsu, l'association hautbois d'amour/guitare est fort séduisante dans un complexe harmonique très caractéristique du maître nippon. Qigang Chen a composé Extase à la mémoire de Mo Wuping, un jeune compositeur chinois mort à l'âge de 32 ans, à Paris en 1993. Le hautbois, instrument occidental, se prête ici à un jeu singulier puisqu'il fait appel à une technique instrumentale - glissandi, respiration continue, formules de notes répétées... - empruntée à l'instrument traditionnel chinois, le suona. Cette particularité sonore du hautbois m'a beaucoup plu.

Au départ de la conception de ce cycle, je ne pensais pas avoir sur mes étagères beaucoup d'oeuvres dans lesquelles le hautbois joue un rôle suffisamment marquant pour être retenues. Si c'est assez vrai avec le cor anglais, je fus surpris de retrouver autant de compositions pour hautbois que je n'avais pas revisitées depuis longtemps, puisse-t-il s'agir de concertos, musiques de chambre ou de film. Il se pourrait bien que, ci et là dans ma "collection", j'ai oublié un ou deux titres. En revanche, j'ai failli oublier Gémeaux pour hautbois, trombone, 2 orchestres et 2 conducteurs de Toru Takemitsu. Ce sera la conclusion...ma conclusion avec un autre compositeur qui compte beaucoup à mes oreilles.
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Icare
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Sam 2 Déc - 17:47

Icare a écrit:
En revanche, j'ai failli oublier Gémeaux pour hautbois, trombone, 2 orchestres et 2 conducteurs de Toru Takemitsu. Ce sera la conclusion...ma conclusion avec un autre compositeur qui compte beaucoup à mes oreilles.

Ce fut une merveilleuse idée que j'ai eu d'achever mon cycle autour du hautbois avec Toru Takemitsu, ce grand compositeur japonais que j'ai tant écouté autrefois et que j'écoute sans aucun doute beaucoup moins aujourd'hui...Oh, ce n'est pas un désamour, ni même un abandon. Il ne faudrait pas en tirer de mauvaises conclusions. La musique de Takemitsu me hante insidieusement, encore aujourd'hui. Je me dis souvent: <<Tiens, j'écouterais bien une oeuvre de takemitsu>> Puis je repousse pour diverses raisons. Sûr qu'il n'y en a aucune qui soit réellement valable, si ce n'est cette impression de connaître par-coeur et cette volonté de vouloir privilégier ce que je connais le moins. Pourquoi pas? Toujours est-il qu'à chaque fois que je reviens sur une oeuvre de Toru Takemitsu, c'est une forte émotion garantie, une fascination qui ne s'use jamais, un retour en terrain connu qui ne provoque aucune lassitude, mais, au contraire, une éternelle redécouverte. C'est ce qui s'est produit avec ce que je considère comme un chef-d'oeuvre; Gémeaux pour hautbois, trombone, 2 orchestres et deux conducteurs, un univers déchirant déchiré, fascinant fasciné, qui se divise en quatre parties: "Strophe/Genesis/Traces/Antistrophe". L'oeuvre a été composée entre 1972 et 1986, année où elle fut donnée en concert pour la première fois par l'hautboïste Burkhardt Glätzner et le trombone Vinko Globokar avec l'Orchestre Philharmonique de Tokyo qui fut placé sous la direction de Tadaaki Otaka et le Nouveau Philharmonique du Japon placé sous la direction de Michiyoshi Inoue. Ce n'est pas la version dans laquelle j'ai l'occasion de l'apprécier. Dans ma version, les solistes sont l'hautboïste Masashi Honma et le trombone Christian Lindberg.
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Sam 2 Déc - 20:23

Merci beaucoup Icare pour ce grand travail d'écoute et tes compte-rendus. Voici du grain à moudre pour tes amis du forum.. 

J'ai entendu hier soir, par bribes, du Mahler dirigé par Claudio Abbado, et le hautbois étant en valeur (symphonie N° 3), j'ai particulièrement aimé les gros plans sur le musicien, pour bien regarder son doigté. Jouer du hautbois demande un sacré souffle aussi.... (concentré dans les joues semble-t-il).
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benoît

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Dim 3 Déc - 15:58

Un mariage entre la voix et le hautbois, parmi d' autres... pour faire grincer certaines dents ( Icare etc...)  Wink

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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Dim 3 Déc - 17:23

Cf. la petite énigme musique de film sur le concerto pour hautbois de Marcello (musique baroque) que je vous posais un peu plus haut :
C'est une partie de la musique du "Professionnel", film de Georges Lautner avec notre cher Belmondo.... 

Mais ! :  il s'agit de la transcription par Bach lui-même pour le clavier de l'Adagio donc de ce concerto pour hautbois en ré mineur de Marcello 
Admirable musique de Morricone, par ailleurs
(on en a déjà parlé, je ne sais plus où !).  Very Happy


Oui, "Mission", c'est peut-être la partie la plus émouvante de ce fil... J'adore, en plus je vous dois -surtout à Icare- d'avoir découvert ce film grâce à votre forum 
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Anouchka

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Dim 3 Déc - 17:29

Pour tout te dire, Benoît, et sans botter en touche..., mon micro Youtube débloque aujourd'hui et je ne peux me faire un avis (j'écouterai sur le smartphone).

Hier soir, j'ai entendu un très beau concert donné par la contralto Natalie Stutzmann, dirigeant son ensemble Orfeo 55, sur Vivaldi (le concert s'appelait "Prima Dona").  Le hautboïste soliste était divin ! Je vais essayer de trouver un extrait.
P.S. : (suite) . Sur YT, Il y a bien deux extraits du concert, mais pas avec l'invité hauboïste en question..


Dernière édition par Anouchka le Dim 3 Déc - 20:57, édité 1 fois
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laudec

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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   Dim 3 Déc - 18:31

Benoît a écrit:
Un mariage entre la voix et le hautbois, parmi d' autres... pour faire grincer certaines dents ( Icare etc...) Wink
Très réussi ce mariage, il me semble
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MessageSujet: Re: Discussions autour du hautbois/Cor anglais   

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