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 Ce jazz qui fait jaser!

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Icare
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MessageSujet: Ce jazz qui fait jaser!   Lun 9 Oct - 19:51

Après la trompette, le jazz: c'est le thème de mon nouveau cycle. Le lien était facile à créer. Pourquoi ce fil? Pourquoi ce titre? Mais d'abord, la première réponse qui me vient à l'esprit est un effort de mémoire, un retour dans le passé, sans qu'il y ait pour autant un effet de nostalgie derrière tout ça. Le jazz me passionne vraiment et m'a passionné depuis que je l'ai découvert sous les doigts d'un remarquable pianiste et jazzman argentin nommé Lalo Schifrin. Lalo Schifrin est le compositeur qui m'a fait aimer le jazz. Ensuite, selon un processus de curiosité tout-à-fait naturel, mon rapport au jazz s'est élargi, mais à un rythme assez lent malgré tout. Il s'est élargi parallèlement à mon exploration du classique et pas nécessairement vers la forme la plus traditionnelle (la plus puriste) du jazz, souvent vers des approches plus hybrides et métissées. Par exemple, j'aime souvent les oeuvres classiques du XXème siècle qui flirtent avec le jazz, je pense à certaines pièces d'orchestre du génial Igor Stravinsky ou à Bernd Alois Zimmermann, notamment son Concerto pour trompette. Il y a bien d'autres exemples dans l'immense corpus de la création du vingtième siècle, allant des Modernes aux Contemporains. Chacun pourra d'ailleurs mentionner des oeuvres correspondant à cette caractéristique qu'il apprécie. Il pourra aussi exprimer à sa guise ce qu'il aime dans le jazz ou ce qu'il n'aime pas et même pourquoi il n'aime pas. Je veillerai à ce que personne ne vienne le traiter d'ignorant ou de quelqu'un qui ne comprend rien au jazz en toute impunité.  D'ailleurs, je ne pense pas qu'il y ait quelque-chose à comprendre dans la musique si ce n'est des faits objectifs qui la situent dans sa réalité historique et artistique: la moelle musicale en elle-même est prioritairement une affaire de ressenti et non de compréhension proprement dite, mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est le jazz, le jazz dans toutes ses expressions et formations instrumentales ou vocales.


Dernière édition par Icare le Mar 10 Oct - 19:34, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Lun 9 Oct - 20:27

Dans les années 1950/60, il y avait une émission sur Radio-Luxembourg (ancêtre de RTL) qui s'appelait "jazz contre musette", où les deux styles s'affrontaient par musiciens interposés, et ensuite avec l'applaudimètre, la salle disait ce qu'elle préférait. Sans doute influencé par mes parents, je préférais toujours le musette, et trouvais le jazz horrible.
Horrible jusqu'à pas très longtemps, finalement. C'est à la cinquantaine que j'ai acheté 2 coffrets bon marché édités par Auchan ou Carrefour qui s'appelaient Les Triomphes du Jazz, 20 CD par coffret dont chacun était consacré à un interprète et des biographies pour chacun d'eux. Et j'avoue que je les ai écoutés avec plaisir, avec quand même un bémol pour le jazz chanté. Mais depuis, faute de temps, je ne les ai plus écoutés...

Mon préféré parmi ces interprètes/compositeurs était (et est toujours) le clarinettiste Sydney Bechet.

Je ne crois pas que je participerai beaucoup à ce fil Embarassed
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Icare
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MessageSujet: Glen/Mandel   Lun 9 Oct - 20:33

Mon cycle, "Ce jazz qui fait jaser!", s'est ouvert sur un album entièrement vocal: This is Marla Glen de Marla Glen, sur des arrangements de Michel Crosio et Carolin Petit. Ce choix d'ouverture fut conditionné par l'idée de commencer ce cycle avec cette chanteuse androgyne à la voix viscérale et interprétant des chansons très construites, très structurées. Ce fut une manière de donner le ton, de commencer sur une pincée de gospel et de blues, et puis l'excellente raison de revenir sur une artiste que je n'avais pas réécoutée depuis longtemps. Ayant donné le La avec Marla Glen, j'ai littéralement changé d'univers avec un jazz du Septième Art, celui de Johnny Mandel pour le film de Robert Wise; I Want to live - Je veux survivre!. C'est un jazz plus classique et entièrement instrumental. En relisant le fil que j'ai ouvert, quelques années auparavant, sur Johnny Mandel, je me suis alors rappelé que cette musique m'avait laissé une impression bien tiède. Pourtant, lors de cette nouvelle écoute, j'ai été aussitôt saisi par son ambiance jazzy et son piano dominant. Il y a même un morceau intéressant avec des percussions très présentes que je n'avais pas remarqué les fois précédentes. D'où l'intérêt des réécoutes. Very Happy


Dernière édition par Icare le Mar 10 Oct - 19:33, édité 3 fois
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MessageSujet: De Chassy   Lun 9 Oct - 23:21

Comme je l'ai dit, j'aime souvent le jazz lorsqu'il flirte avec différentes formes musicales, lorsqu'il ne tourne pas trop sur lui-même tel un genre nombriliste qui se mordrait la queue dans un swing et une virtuosité interminables. A tout moment, j'aime la poésie, lorsque la musique va au-delà de la musique, me suspend entre deux mondes, le monde réel et le monde virtuel. Ainsi la Cantate Jazz - Lunes pour choeur, piano et percussions de Guillaume de Chassy m'a offert des sensations et émotions magnifiques entre swing, classique du XXème siècle et flamenco savamment coloré, quelque chose de vaguement hybride où le piano peut se montrer tantôt sensuel, tantôt percussif, tantôt concertant, presque corrosif à un moment donné, pendant que le choeur tisse une toile singulière entre Debussy et Dutilleux. Le premier morceau, "Lune", que le compositeur désigne comme un hommage à Debussy débute par un choeur doux, mélancolique, presque mystérieux... quelque-chose d'impressionniste...un jazz qui s'éveille tendrement entre deux flottements...Une belle entrée en la matière avant un "Ali Baba" plus typé et agité avec un parfum d'Afrique noire dans les choeurs. "Eté 1917" nous rapproche sans aucun doute de Prokofiev par un piano qui cherche un jazz tranquille de salon et devient si sacré lorsque les choeurs surtout féminins entrent en scène. Guillaume de Chassy fait alors passer de si belles émotions par son piano, si bien accompagné par un jeu feutré de la batterie ou des percussions de Pierre Dayraud.  "Séguiryia" est tout en progression qui prend de l'ampleur avec des voix toujours aussi exotiques et retombe sur un piano seul, d'abord songeur, sur la pointe des touches, puis porteur d'un chant passionnément romantique. Il s'éteindra et les voix à cappella apporteront la note finale du morceau. C'est un piano plus appuyé et plus grave qui démarre "Louie Louie, por Buléria". il piétine les restes d'un silence déjà meurtri avant d'agoniser lui-même et renaître avec les percussions dans un lancinement agréable et envoûtant. Les choeurs mixtes interviennent par un chant répétitif et au sein d'un jazz flottant, hypnotique, parfaitement installé. "Majos Desnudos" déplie un si beau piano que je souhaitais (presque) qu'il reste seul pendant les six minutes de durée du morceau, mais, appuyé par la percussion, il entame un ballet bien plus rapide, en rupture totale avec la cadence de la partie précédente. Très versatile celui-là! Lent, rapide, lent, à un moment, une soprano surgira seule avant d'être rejointe par le choeur. "Danse des Trolls" est une adaptation  corrosive d'un thème co-écrit par Joël Trolonge, Pierre Dayraud et Guillaume de Chassy. J'adore le jeu des percussions et du piano dans cette pièce, peut-être un piano préparé à un moment donné...?...Tonique: une tonicité attisée par un choeur chaleureux et une construction obsessionnelle. Des percussions résonnent et frottent le cuivre, un piano s'interroge des sonorités qui l'entourent et promène ses errements dans ce circuit sonore imperturbable.

Ensemble vocal; Les Eléments sous la direction de Joël Suhubiette.
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MessageSujet: Goodman   Mar 10 Oct - 19:21

L'instant musical:

https://www.youtube.com/watch?v=0jE2g055zRA


Aujourd'hui, j'ai réécouté mon seul disque de jazz de Benny Goodman qui est une sorte de compiltation de nombreux morceaux, une quinzaine au total, qu'il a interprétés tout au long de sa carrière. Certains des titres sont crédités à des noms célèbres; Gershwin, Rota, Legrand et Bacharach. Bien qu'il s'agisse d'un talentueux clarinettiste que certains préféreront sans doute dans l'interprétation d'une oeuvre classique, le jazz qui transpire de cet album est à la limite de ce que j'apprécie dans ce domaine. Certains extraits font assez "années 30" voire l'entre deux guerres, ce qui correspond chez lui à une époque de grande créativité. Je suis sensible à un jazz plus contemporain, plus "seconde moitié du vingtième siècle". Je comprends pourquoi j'ai rarement envie de l'écouter, même si je pense que l'album que j'ai en ma possession n'est probablement pas son meilleur. En revanche, j'aime bien le morceau de la vidéo que j'ai sélectionnée et qui ne figure pas dans mon album.
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MessageSujet: Lotichius   Mer 11 Oct - 0:08

Ce soir, l'idée d'écouter une oeuvre de forme classique qui s'inspire du jazz m'est venue. J'ai toujours aimé les approches musicales "à la frontière de" et,Effectivement, le Concerto pour piano n°2 d'Erik Lotichius qui m'avait fortement intrigué par son effectif quelque peu original: piano, cordes et 3 saxophones, entre dans cette catégorie. Je me suis dit qu'avec un effectif "piano, cordes et " saxophones", le jazz ne pouvait qu'être une influence plus ou moins directe. (Le concerto se divise en trois mouvements; Allegro moderato, Andante con moto, Poco allegro, le premier étant le plus long, plus du double des deux autres.) Il répond finalement très bien à mes attentes: Le fantôme du jazz plane au-dessus de cette musique. (Eliane Rodrigues au piano, Rudy Haemers, Karla van Loo, Maria Liekens aux saxophones et les cordes de l'orchestre "Prima la Musica" sous la direction de Dirk Vermeulen.) L'emploi des trois saxophones a un apport séduisant à l'intérieur du concerto. Je les trouve aussi intéressants et importants que le piano. Un merveilleux équilibre s'installe dans le rapport peu antagoniste qui s'établit entre eux. En fait, je n'y décèle aucune rivalité, aucune concurrence dans l'effort de virtuosité qui n'est pas, à mon sens, le trait principal du concerto. Plutôt ludique et plaisant, il pénètre l'esprit tel un doux swing qui s'anime modérément et épisodiquement.
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Mer 11 Oct - 22:37

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MessageSujet: Lindberg, Nils   Jeu 12 Oct - 9:16

Nils Lindberg est un compositeur suédois que j'avais découvert au travers de quatre oeuvres: Lapponian Suite pour clarinette, piano, rhythm group et orchestre symphonique, Walking-tune pour fiddles et orchestre, Concerto Grosso in Dalecarlian form et As You Are pour clarinette, piano, rhythm group et orchestre symphonique. Et j'en suis resté jusqu'à aujourd'hui à ces oeuvres-là. Ce sont elles que j'ai réécoutées à l'occasion de mon cycle autour du jazz. Elles sont malgré tout très différentes de la musique que j'ai postée ci-dessus, dans une vidéo en noir et blanc. Les pièces que j'ai réécoutées hier soir sont certainement un peu moins anciennes. Sa Lapponian Suite est basée sur une composition que Nils Lindberg avait écrite pour un film de télévision en 1969. As You Are révèle un jazz doux et romantique porté par une clarinette irrésistible du grand Putte Wickman qui intervient admirablement aussi sur la Suite lapponienne et le Concerto grosso. A l'origine, cette musique (As You Are) fut écrite en 1964 pour une série télévisée suédoise. Le Concerto grosso in Dalecarlian form se divise en trois mouvements et s'agrémente d'improvisations au piano. C'est de cette oeuvre que ressortent les plus belles mélodies, celles qui hantent l'esprit longtemps après l'écoute et que l'on aime siffler sous la douche ou ailleurs Very Happy . Celle qui illumine Walking-tune par le chant des fiddles est de cette trempe-là. Outre le jazz, très prépondérant, le folklore en est l'autre source d'inspiration. La première performance eut lieu en 1978 par le "Stockholm Philharmonic Orchestra" et cinq fiddles du Leksand. C'est Nils Lindberg qui assume les parties piano, que ce soit dans la Suite lapponienne, le Concerto grosso ou As You Are. Les autres interprètes sont Ernie Englund (Trompette leader), Torgny Nilsson (trombone leader), Run Gustafsson (guitare), Mads Vinding (basse) et Lennart Gruvstedt (batterie).
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MessageSujet: Portal   Jeu 12 Oct - 12:31

Suite à Benny Goodman et à Nils Lindberg, je ne quitte pas la clarinette de jazz avec Michel Portal et son album Baïlador. D'emblée, je préfère préciser que c'est pas mon album préféré de cet excellent musicien qui s'est aussi illustré en tant qu'interprète dans le domaine classique - j'ai en tête une superbe interprétation du concerto pour clarinette de Mozart - et a composé quelques beaux thèmes pour le cinéma. Mes deux albums préférés de Michel Portal sont Turbulence et Musiques de CinémaS (déjouées avec des amis jazzmen). Bon, je ne sais pas encore si je vais les réécouter à l'occasion de ce cycle, mais ce sont ces albums-là qui m'ont pousser à persévérer avec Portal dans le domaine du jazz. Baïlador m'offre un jazz certes fougueux et sans temps morts, mais un jazz qui me paraît quand même plus ordinaire, plus courant. Il a bien ses petits moments de transe où on sent bien que les interprètes y mettent du jeu et de la passion, du coeur à l'ouvrage. La belle complicité qui unit un bon groupe de jazz est cependant bien là. Ce groupe se compose donc de Michel Portal sur clarinette basse, saxophones alto & soprano + arrangements, Ambrose Akinmusire sur trompette, Bojan Z sur piano et claviers + arrangements, Lionel Loueke sur guitare, Scott Colley sur contrebasse et Jack Dejohnette sur batterie.
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MessageSujet: Shore   Jeu 12 Oct - 17:38

Dans le domaine de la bande originale, il y a une partition fortement inspirée par le jazz qui me tient particulièrement à coeur. Elle ne fait certes pas partie des classiques du genre généralement cités, je pense notamment à Ascenceur pour l'échaffaud de Miles Davis et à The man with the golden arm d'Elmer Bernstein, ce dernier titre étant prévu dans mes futures écoutes. Pourtant, elle me fascine largement autant mais pas nécessairement pour les mêmes raisons. C'est une musique sous tension permanente qui génère une atmosphère de polar particulière. Elle est composée, orchestrée et dirigée par Howard Shore pour un film de Frank Oz qui réunit à l'affiche Robert De Niro, Edward Norton, Angela Bassett et Marlon Brando. Le film s'intitule The Score. La grande particularité de cette B.O. qui s'articule autour de cinq solistes - Charnet Moffett (basse), Tim Hagans (trompette), Dave Samuels (vibraphone), David Torn (guitare), Mike Lang (piano), Steve Schaeffer (batterie) - et orchestre, c'est cette manière de faire sonner les instruments, de créer des timbres insolites dans un contexte harmonique et rythmique en continuel mouvement, comme si cette musique illustrait un film dont l'action était ininterrompue. Elle persiste dans cette ambiance tout au long des 39 minutes proposées, appuyant par ce fait un caractère obsessionnel et tournoyant sur lui-même, ponctuée par des accalmies et des montées en intensité, ce qui la rend par moment jubilatoire à mon oreille.


Dernière édition par Icare le Jeu 12 Oct - 22:47, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Armstrong   Jeu 12 Oct - 22:46

Une chanson merveilleuse et inoubliable:

https://www.youtube.com/watch?v=S-lHrDPjGfQ


Il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas remis entre les oreilles la superbe voix de Louis Armstrong au travers d'une belle compilation que je m'étais procurée dans la même série que celle de Benny Goodman et qui réunit certains tubes planétaires tels que "Mac the Knife" (Kurt Weill), "Hello Dolly" (Herman), "C'est si bon" (Betti/Horne), "When the saints go marchin'in" (Puvis/Black) et "Blueberry Hill" (Rose/Lewis/Stock).Dommage que n'y figure pas son titre sans doute le plus populaire de tous; "What a Wonderful World", mais il est très facile à trouver sur Youtube...Je ne pouvais imaginer ce cycle sans cette figure incontournable du jazz même si elle me ramène à une époque qui n'est pas forcément celle que je privilégie dans ce domaine.


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laudec

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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Jeu 12 Oct - 23:49

J'aime beaucoup le titre de ton nouveau fil Icare Laughing , son sujet aussi d'ailleurs, mais tant d'informations que je ne parviens pas à suivre, je me sens submergée par tant de pistes de découvertes à faire, j'ai découvert Marla Glen, Erik Lotichius, Nils Lindberg, réécouté avec beaucoup de plaisir le grand Louis, Benny Goodman et quelques autres mood indigo Quel travail de compilation tu nous offres de fil en fil, c'est impressionnant Shocked
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Icare
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MessageSujet: Russo   Ven 13 Oct - 9:22

laudec a écrit:
J'aime beaucoup le titre de ton nouveau fil Icare Laughing , son sujet aussi d'ailleurs, mais tant d'informations que je ne parviens pas à suivre, je me sens submergée par tant de pistes de découvertes à faire, j'ai découvert Marla Glen, Erik Lotichius, Nils Lindberg, réécouté avec beaucoup de plaisir le grand Louis, Benny Goodman et quelques autres mood indigo  Quel travail de compilation tu nous offres de fil en fil, c'est impressionnant   Shocked

Je suis un passionné et je suis heureux de pouvoir vivre et exprimer cette passion avec vous qui êtes aussi des passionnés. Nous sommes donc entre passionnés!

<<Au début du XXème siècle, un commentateur américain prédit qu'un jour le Philharmonique de New York jouerait du jazz. C'était bien avant que quiconque n'est eu l'occasion d'entendre, avec un sourire "Rhapsodie in Blue" et, biensûr, des années avant l'avènement de la musique du 'third stream" (ou "troisième courant"), dans lequel le jazz devint le partenaire égal, et non moins sérieux, de la forme classique. La route qui mène de cette prophétie précoce à "Street Music" de William Russo, l'une des dernières manifestations de ce mariage des genres, n'a pas été toute droite, loin de là; elle n'a pas non plus été très fréquentée, bien que les paysages qui la bordent sont souvent fascinants et pleins de surprises. George Gershwin mérite d'être salué comme un pionnier dans l'exploration de cette fusion du jazz et du classique. Son "Américain à Paris" fut créé par la New York Symphony Society sous la direction de Walter Damrosch au cours de la saison 1928-1929. Si Gershwin considérait son poème symphonique comme l'expression d'un climat plutôt que d'un message, il n'a jamais démenti la trame qu'on a brodée sur son oeuvre: "Un tourisme américain typique se promène sur les Champs-Elysées (soyons clichés  Hehe), écoute un air d'époque en provenance d'une salle de bal, passe devant une église, visite la Rive Gauche, croise une fille des rues, éprouve la nostalgie des Etats-Unis et rencontre finalement un compatriote américain avec qui il passe la nuit à faire la noce." Ce caractère touristique se retrouve dans un aspect secondaire (une randonnée exotique) de Street Music de William Russo, compositeur, professeur et tromboniste de Chicago. Ecrite en 1976, l'année où Seiji Ozawa et l'orchestre de San Francisco l'enregistrèrent pour Deutsche Grammophon, cette oeuvre en quatre mouvements est imprégnée d'un bout à l'autre par le blues. L'harmonica et le piano assument les fonctions solistes, tandis que trois groupes d'instruments (1: violon, violoncelle, contrebasse/2: clarinette, hautbois, basson/3: trompette, trombone, percussion) créent une espèce d'effet d'orchestre de rue et de concerto grosso, chaque groupe et chaque instrument passant tour à tour au premier plan. Dennis Collins.>>

Dans Street Music de William Russo, le formidable Corky Siegel y joue à la fois de l'harmonica et du piano. Les oeuvres symphoniques avec harmonica solo ne sont pas si nombreuses et celle-ci s'exprime avec art et panache, de quoi la rendre précieuse à mon oreille.
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MessageSujet: Gershwin   Ven 13 Oct - 9:26

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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Ven 13 Oct - 14:47


A la suite de Street Music - A Blues Concerto de William Russo, j'ai réécouté, du même compositeur, Three Pieces for Blues Band and Symphony Orchestra avec Corky Siegel sur harmonica et piano électrique, Jim Schwall sur guitare, Al Radford sur basse et Shelly Plotkin sur batterie, avec le "San Francisco Symphony Orchestra" sous la direction de Seiji Ozawa. L'oeuvre fut achevée au début de l'année 1968. C'est une composition pleine de vie et de rythme qui offre beaucoup de liberté aux solistes du "blues band". Leurs parties comportent de nombreuses indications de rythmes, mais peu de notes; par contre, les musiciens de l'orchestre ont une partition écrite pratiquement d'un bout à l'autre - seuls quelques passages en particulier demeurent improvisés. Au-delà de cette caractéristique, avec mon goût immodéré pour l'instrument solo qui se distingue du lot, il y a ce magnifique hautbois (interprète non crédité) qui illumine les premières mesures du second mouvement et le violon solo de Stuart Canin d'une belle délicatesse qui le termine. Je ne m'arrêterai pas sur Un Américain à Paris de George Gershwin par le "San Francisco Symphony Orchestra" sous la direction de Seiji Ozawa si ce n'est que je me suis bien retrouvé, temporairement biensûr, dans la peau de ce touriste américain arpentant la mythique avenue des Champs Elysées, au milieu d'une formidable agitation humaine...J'y fus comme un poisson dans l'eau, moi qui, dans la vraie vie, fuit la foule.
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MessageSujet: Gaigne   Ven 13 Oct - 19:00

Je ne pensais pas revenir aussi rapidement à la création pour l'image, mais en me procurant la dernière composition de Pascal Gaigne, écrite pour le film d'Inaki Dorronsoro, intitulé Plan de Fuga, j'ai lu les noms de trois solistes en plus de l'orchestre symphonique, Chris Kase à la trompette, Antonio Miguel à la contrebasse et Mikel Andueza au saxophone. Je me suis dit - une forte intuition puisque je ne connaissais pas encore le contenu - qu'avec un tel trio, le jazz devait talonner aux portes de cette nouvelle bande originale. effectivement, des éléments de jazz s'y font entendre, prioritairement par le solo de saxophone, et cela dès le premier extrait. Globalement, s'agissant sûrement d'un thriller ou d'un film d'action, la musique répond aux impératifs du genre, avec beaucoup de tensions et de moments plus trépidants. Les éléments de jazz se glissent ci et là sans vraiment s'affirmer, davantage de brèves ambiances, des touches minutieusement distillées. C'est vers la fin de la B.O. que le jazz commence à s'installer, notamment sur le thème final, le libérant définitivement de l'emprise filmique. Moins dramatique à ce moment-là. Pascal Gaigne est un compositeur habile et talentueux que je connais surtout au travers de sa musique de film, si on excepte deux pièces de musique de chambre, une pour clarinette seule et un quintette à vents. Plan de Fuga, avec ses pointes "jazzy", ne m'a absolument pas déçu, au contraire.
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laudec

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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Ven 13 Oct - 19:40

Icare, tu nous dis que c'est Lalo Schifrin qui t'a fait aimer le jazz mais il me semble que tu ne donnes aucune référence d’œuvre aurais-tu quelque chose à nous proposer qui t'ait plu pour nous introduire à sa musique ?  Il me semble que j'avais déjà écouté et apprécié  Lalo Schifrin précédemment, mais je ne me souviens plus du tout ...
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Ven 13 Oct - 22:56

laudec a écrit:
Icare, tu nous dis que c'est Lalo Schifrin qui t'a fait aimer le jazz mais il me semble que tu ne donnes aucune référence d’œuvre aurais-tu quelque chose à nous proposer qui t'ait plu pour nous introduire à sa musique ?  Il me semble que j'avais déjà écouté et apprécié  Lalo Schifrin précédemment, mais je ne me souviens plus du tout ...

Je me souviens que tu avais écouté et aimé son Concerto pour flûte et orchestre. Il me semble que tu en parles dans le fil "Les flûtes enchantées...sans Mozart" ou alors sur son propre topic. C'est vrai que j'ai écrit en introduction que j'avais découvert et aimé le jazz par Lalo Schifrin, ce qui est complètement vrai. Par le biais de ses compositions pour l'image, prioritairement, dans un ordre chronologique, Mission Impossible, Mannix, Bullitt qui m'ont très vite conduit dans le domaine du jazz de concert, le jazz pur et dur, par sa collaboration avec le grand Dizzy Gillespie. J'en découvrirai deux albums qui furent un choc pour moi: Dizzy on the french riviera et la Gillespiana. Pour le premier album, Lalo Schifrin composa quelques morceaux mais y est surtout crédité comme pianiste et arrangeur. A l'époque, au tout début où je découvrais cette collaboration, je m'étais procuré un concert des deux hommes en vidéo et j'avais été émerveillé par le jeu de piano de Schifrin. Mon adhésion au monde du jazz était définitivement scellée. On peut donc dire que cette adhésion s'est effectuée en deux temps: un premier temps avec ses musiques de séries tv qui le rendirent célèbre dans le monde entier, un second temps par sa collaboration avec Dizzy Gillepsie pour un jazz qui s'éloigne de l'image et se rapproche beaucoup plus du concert.
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MessageSujet: Cases   Ven 13 Oct - 23:09

Ce soir, je ne sais pas trop pourquoi, je n'ai pas souhaité m'éloigner du "jazz de cinéma" ni de l'Espagne. Je me suis souvenu que le compositeur et pianiste Carles Cases avait composé une partition plutôt jazzy pour le film La vida Abismal de Ventura Pons. Ce fut l'occasion aussi pour moi de retrouver une harmonica que j'aime beaucoup, cette fois interprétée par Victor Puertas. Le jazz est très mélodique et assez doux dans son ensemble, quasiment romantique à certains endroits, notamment sur le morceau final qui libère une séduisante mélodie. Les cordes y jouent un rôle tendre mais sont employées avec parcimonie. Carles Cases s'entoure pour l'occasion de six solistes: Raynald Colom à la trompette, Paul Reverter aux saxophones, Jordi Bonell aux guitares, Victor Puertas à l'harmonica, Miguel A. Cordero à la contrebasse et Lluis Ribalta à la batterie, le compositeur assumant quant à lui, les parties piano.
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Sam 14 Oct - 19:02

Icare a écrit: C'est vrai que j'ai écrit en introduction que j'avais découvert et aimé le jazz par Lalo Schifrin, ce qui est complètement vrai. Par le biais de ses compositions pour l'image, prioritairement, dans un ordre chronologique, Mission Impossible, Mannix, Bullitt qui m'ont très vite conduit dans le domaine du jazz de concert, le jazz pur et dur, par sa collaboration avec le grand Dizzy Gillespie. J'en découvrirai deux albums qui furent un choc pour moi: Dizzy on the french riviera et la Gillespiana.

Aujourd'hui, en réécoutant Dizzy on the french riviera, je me suis dit que j'aurais pu commencer ce topic sur cet album, puisque ce fut ma première acquisition en jazz pur. Certes, c'est le jazz de cinéma qui me conduisit au jazz de concert et je considère donc que cette fameuse collaboration entre Dizzy Gillespie et Lalo Schifrin en fut le point de départ, suivi de près par la Gillespiana. Dizzy on the french riviera débute sur un morceau intitulé "No More Blues". J'ai toujours été enchanté par le début "bruitiste" de ce titre qui s'étale sur une dizaine de minutes; le flux et le refux de la mer et les cris et les voix d'enfants jouant sur la plage. La musique s'illumine de rythmes brésiliens, est d'ailleurs, à l'origine, une composition du couple Jobim/De Moraes. 8 extraits, tous arrangés avec inventivité par Lalo Schifrin qui assure aussi les parties piano, un irrésistible piano soit dit en passant, et est également le compositeur de deux d'entre eux: "Long, Long Summer" & "Mount Olive". Les interprètes sont:
Dizzy Gillespie - trompette (un album qui aurait aussi eu sa place dans mon cycle autour de la trompette)
Lalo Schifrin - piano + arrangements
Leo Wright - flûte et saxophone alto
Christ White - Basse
Pepito Riestria - percussions
Tzigane Elek Bacsik - guitare
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Sam 14 Oct - 19:12

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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Sam 14 Oct - 19:30

Mon premier jazz appliqué, ici par l'incroyable Trompettiste James Morrison et biensûr le non moins excellent Lalo Schifrin au piano, également compositeur/arrangeur du morceau.

https://www.youtube.com/watch?v=cT84EATD7DQ


Version plus symphonique:

https://www.youtube.com/watch?v=vccYZjRvJ0M
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MessageSujet: Ellington/Antheil   Sam 14 Oct - 22:43

Ce soir, j'ai réécouté Harlem pour orchestre avec deux trompettes solos de Duke Ellington, interprété par Walter White, William Lucas, le "Detroit symphony Orchestra" sous la direction de Neeme Järvi, et A Jazz symphony de George Antheil dans sa version originale de 1925, interprétée par "The New Palais Royale Orchestra" sous la direction de Maurice Peress. Duke Ellington était déjà mondialement connu lorsqu'il composa Harlem. Dans ses mémoires "Music is my Mistress", le compositeur explique en détails ce qu'il a voulu peindre et ce qui l'a inspiré: <<Nous aimerions à présent vous faire faire le tour de ce quartier qu'on appelle Harlem. Harlem a toujours eu davantage d'églises que de cabarets. Nous y voici, un dimanche matin. Nous nous promenons de la 110ème rue vers la Septième avenue, et nous passons par les quartiers hispanique et caraïbe, en direction du nord, vers la 125ème rue et son secteur commercial. Les gens sont bien habillés, ils se rendent ou reviennent de l'église et sont tous d'excellente humeur. Tout le monde se salue avec plaisir, poliment. De l'autre côté de la rue, sous un lampadaire, se tient une nana vraiment chouette. Elle aussi est d'humeur charmante. On entend un défilé, parade ou marche funèbre, ou alors le passage d'un de ces groupes qui revendiquent les Droits du Citoyen.>> L'oeuvre est souvent festive, extravertie avec des moments plus intimistes, une clarinette seule et très souriante, peut-être cette "nana vraiment chouette". Ceci étant dit, cette oeuvre ne m'est pas aussi jubilatoire qu'Une Symphonie Jazz pour piano solo et orchestre de jazz de George Antheil. Il est dit que ce maître américain voulut, lui aussi, contribuer à faire de la musique jazz "une dame respectable". Pourrait-on y voir une forme de composition kaléidoscopique? "Elle est gorgée de citations badines du répertoire sacré et profane, citations, notamment, de Joplin et Stravinsky. Une valse viennoise qui n'a visiblement jamais été identifiée, et qu'Antheil demande de jouer "mit schwung", termine cette oeuvre sur une déroutante onomatopée d'acclamation tout droit sortie du Bronx". A un moment, on y entend vibrer un très sympathique banjo. Ca ne dure pas longtemps, peut paraître un détail, une couleur parmi d'autres, mais il se trouve qu'en musique je suis un amoureux des détails de ce genre-là et que dans "Une Symphonie de Jazz" de George Antheil, il y en a d'autres agrémentant un entremêlement de fragments musicaux qui semblent s'extraire de la mémoire collective.
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Sam 14 Oct - 22:58

icare a écrit:
Je me souviens que tu avais écouté et aimé son Concerto pour flûte et orchestre. Il me semble que tu en parles dans le fil "Les flûtes enchantées...sans Mozart" ou alors sur son propre topic.


Quelle mémoire a notre Icare , en effet c'est sur son topic, je ne m'en souvenais plus du tout J'ai réécouté la Latin Jazz Suite de Lalo Schifrin avec la BBC Big Band, du jazz que j'aime.  Voici un extrait mais il y a moyen de l' écouter dans son entièreté sur YT
https://youtu.be/qXe9eF3P6Bw

"Chega de Saudade" par Dizzy Gillespie,quel bonheur aussi  
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MessageSujet: Re: Ce jazz qui fait jaser!   Sam 14 Oct - 23:23

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