Forum sur la musique classique
 
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 Lili Kraus

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Kristian

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MessageSujet: Lili Kraus   Mer 2 Aoû - 11:22

J'ai une affection toute particulière pour Lili Kraus qui, lorsque j'ai découvert la musique classique dans les années 50, était l'une des pianistes attitrées de la Guilde internationale du disque où j'achetais mes microsillions. C'est elle qui m'a fait connaître, entre autres, le concerto pour piano de Schumann, la musique pour piano de Schubert, et surtout les trios de Mozart (avec Hübner et Boskowsky - interprétation sublime que je recommande encore aujourd'hui).

Elle n'a jamais eu en France une réputation à la hauteur de son immense talent, à mon avis égal à celui de Clara Haskil,  peut-être parce qu'elle ne s'y est pas beaucoup produite. J'avoue que cela reste pour moi un mystère. Mais ainsi va la vie et la célébrité dont les voies impénétrables resteront toujours hors de portée des investigations humaines.

Je ne vous inflige pas une biographie que vous trouverez sans aucun problème sur le net en tapant simplement son nom. Un petit détail, cependant, que je n'ai trouvé nulle part, et qui m'a été confié dans les années 50 par un vieil homme qui la connaissait très bien et qui, à l'époque, fut mon mentor : pendant la Deuxième guerre mondiale, Lili Kraus, pour les besoins de sa carrière, se trouvait à Java lorsque les Japonais envahirent l'île. Elle fut donc faite prisonnière et retenue dans un camp pendant à peu près deux ans, sans piano, évidemment. Mais avec son inventivité, son imagination et sa volonté coutumières, elle trouva la solution, et dessina un clavier sur la grand table de la pièce commune. C'est ainsi qu'elle ne perdit pas trop le contact, et put très rapidement rejouer à la Libération.

Vous trouverez ci-dessous un long article paru dans Parlons Piano à l'occasion de la sortie de l'intégrale de ses enregistrements Parlophone, Ducretet-Thomson, et Les Discophiles Français. Et, pour faire bonne mesure, voici un échantillon de son talent :

https://www.youtube.com/watch?v=65uRn8fLWlQ

Lili Kraus. Intégrale des enregistrements Parlophone, Ducretet-Thomson, Les Discophiles Français (1933-1958)

Lili Kraus (1903-1986) a laissé une empreinte durable dans la mémoire de ceux qui ont eu la chance de l’entendre en concert. Personnalité forte et originale, dont l’existence fut digne d’un roman, cette contemporaine de Claudio Arrau, de Rudolf Serkin et Vladimir Horowitz, née Krauss à Budapest, s’est éteinte aux Etats-Unis munie de la citoyenneté néo-zélandaise après avoir traversé le siècle, deux guerres mondiales, survécu aux camps japonais de Java – où elle fut internée en 1943 – et résidé dans la capitale des Habsbourgs, à Côme, Londres, Berlin, Christchurch et Auckland aussi bien qu’à Nice, Versailles, Paris, Johannesburg et Capetown, Sydney, Fort Worth, Bandung et Bali.

Interprète marquante des classiques viennois, élève dans sa ville natale de Zoltan Kodály, Arnold Székely (l’élève de Busoni), Leo Weiner, Severin Eisenberger (un disciple de Leschetizky), d’Eduard Steuermann, le fidèle de Schoenberg, et surtout de Béla Bartók et d’Artur Schnabel, Lili Kraus excella dans un répertoire resserré dont la Sonate de Stravinsky, écrite en 1924, marqua le terme. Renouvelant l’exploit de Nadia Reisenberg et Myra Hess, elle joua de mémoire l’ensemble des concertos de Mozart en neuf soirées et demeure la première femme à avoir enregistré l’intégrale des Sonates pour clavier du compositeur, auquel elle est si souvent associée dans l’inconscient collectif.

Parallèlement à sa carrière de concertiste (entamée dès 1921), Lili Kraus mena dans les studios d’enregistrement, jusqu’à l’aube des années 1980, une activité intense qui reflète aujourd’hui la marche du progrès technologique (78 tours, microsillons monaural puis stéréophonique) autant qu’elle documente l’évolution de son jeu.

Riche de 31 CD, ce coffret exceptionnel réunit pour la première fois l’ensemble des disques que Lili Kraus réalisa pour Parlophone, Les Discophiles Français et Ducretet-Thomson entre 1933 et 1958, remasterisés en la circonstance (24 bit / 96 kHz) par le Studio Art & Son au départ des supports d’origine sous la supervision de Philippe Morin. Si les bandes magnétiques étaient toutes conservées dans les archives d’EMI, il fallut pour rassembler des 78 tours devenus parfois difficiles à localiser (plus encore qu’à dater) recourir aux fonds de la Discothèque centrale de Radio-France, de chercheurs, de directeurs artistiques et collectionneurs privés tels que Claude Fihman, Pierre Landau, Alain Deguernel, Daniel Nevers, René Quonten et Mike Gray, sans oublier le compositeur Antoine Duhamel, disparu le 11 septembre dernier, qu’André Charlin (1903-1983) avait engagé auprès de lui en 1954, qui voulut bien nous faire part également, à Valmondois, de ses « vieux souvenirs précis des dames Kraus, Marcelle Meyer et suivantes » (sic).

Au programme, figurent ici les premières traces sonores officielles de Lili Kraus, parmi lesquels la Marche turque de Mozart, la Valse en mi mineur de Chopin (compositeur qu’elle ne joua guère par la suite), gravés en Allemagne pour Odéon en 1933 ; la Sonate D. 784, quelques Ländler, les Valses nobles D. 969 de Schubert (Londres, 1937-1938) ; l’Impromptu en fa dièse (op. 36) et le 4e Prélude de Chopin (Londres, 30 avril 1937), les Six danses populaires roumaines et les Rondos sur des airs populaires de Bartók (Londres, 23 août, 7 octobre 1938) ; mais aussi le 18e Concerto (Orchestre Philharmonique de Londres, dir. Walter Gœhr), la Sonate et la Fantaisie en do mineur et diverses pièces de Mozart (Londres, 1937-1939) ; les Variations en fa mineur, les Trios n° 40, 43 et 45 de Haydn enregistrés avec Szymon Goldberg et Anthony Pini (Londres, 29 août, 1er septembre 1939) ; les Sonates pour piano et violon de Mozart (Londres, 5 novembre 1935-25 février 1936). Une place particulière doit être réservée à cette interprétation superbe et méconnue des Variations Eroïca de Beethoven, qui trahit clairement l’influence de Schnabel (Londres, 27 juillet 1939, Parlophone R. 20.470/20472, mx : CXE 10027-2, 10028-1, 10058-4, 10059-1, 10060-1, 10061-2).

S’y ajoutent les Sonates pour violon et piano de Beethoven (op. 12 n° 2, op. 24, op. 30 n° 1, op. 47 et op. 96), saisies à Tokyo au printemps 1936 ainsi qu’à Londres entre le 30 novembre 1936 et le 23 avril 1937, en compagnie du violoniste polonais. C’est précisément l’association de Lili Kraus avec celui qui n’était plus alors que « l’ex-premier violon de la Philharmonie de Berlin », exclu de son poste en application des lois raciales promulguées à Nuremberg par le Reich, qui contribua le mieux à établir sa réputation de pianiste à l’échelle internationale. Nouée à l’automne 1934 (Goldberg remplaçait en fait Daniel Karpilowsky, le premier archet du Quatuor Guarneri), cette belle entente musicale culmina comme l’on sait lors de deux tournées menées au Japon ainsi qu’aux Indes orientales néerlandaises au cours du premier semestre de l’année 1936. Pour diverses raisons, politiques autant que personnelles, le duo légendaire Kraus-Goldberg ne devait se reformer qu’une seule fois aux lendemains de la Deuxième Guerre : en 1975 aux Pays-Bas, le violoniste endossant alors l’habit du chef d’orchestre.

Si les sessions londoniennes de mai et novembre 1948 représentent une part importante de la compilation – Impromptu en si bémol majeur op. 142 n° 3, Impromptu en mi bémol majeur op. 90 n° 2, Sonate D. 845 de Schubert ; Concerto « Jeunehomme » (Orchestre Philharmonia, direction Walter Süsskind) et Sonate en si bémol K. 333 de Mozart, l’essentiel demeure constitué par le groupe des Discophiles Français (Paris, Vienne, 1954-1959).

De Mozart : intégrale des Sonates pour piano solo, Variations (sur La belle Françoise, Salve tu Domine de Païsiello, Come un agnello de Sarti), Fantaisies K. 396, 397 et 475, Menuet en ré K. 355, Rondo en la mineur K. 511, Adagio en si mineur K. 540, Gigue en sol K. 574 ; Intégrale des Sonates pour piano et violon avec Willi Boskowsky, intégrale des Trios (Willy Boskowsky, Nikolaus Hübner) ; Trio « Les Quilles » (François Etienne, clarinette, Pierre Pasquier, alto) ; Adagio et rondo en mi bémol K. 617 pour harmonica de verre (Jean-Pierre Rampal, flûte, Pierre Pierlot, hautbois, Pierre Pasquier, alto, Etienne Pasquier, violoncelle) ; Quintette en mi bémol K. 452 (Pierre Pierlot, hautbois, Jacques Lancelot, clarinette, Gilbert Coursier, cor, Paul Hongne, basson) ; Concertos n° 9 et 20 (orchestre de chambre du Konzerthaus, dir. Boskowsky).

De Haydn : cinq Sonates pour piano seul - n° 32 en sol mineur, Hob. XVI / 44, n° 31 en la bémol Hob. XVI / 46, n° 53 en mi mineur Hob. XVI / 34, n° 59 en mi bémol majeur Hob. XVI / 49, n° 62 en mi bémol majeur Hob. XVI / 52 (Paris, 1953, 1956).

De Beethoven : intégrale des Sonates pour violon et piano (Willi Boskowsky, Vienne, Paris, 1954-1956) ; trois Sonates pour piano seul : La Tempête, la Waldstein, l’Op. 109 (Paris, 1953, 1954) ; Variations Eroïca (1953).

De Schubert : les Sonatines pour piano et violon (D. 384, 385, D. 408, Willi Boskowsky, Paris, 1957) ; une série de pièces pour piano à quatres mains (Divertissement à la hongroise en sol mineur D. 818, Variations D. 603, Polonaises D. 824), enregistrées avec Homero de Magalhães.

De Brahms enfin : Variations sur un thème de Schumann, op. 9, Capriccio en si mineur op. 76 n° 2, Rhapsodie en sol mineur op. 79 n° 2, Intermezzi op. 116 n° 4, op. 117 n° 1 et 2 (Paris, 1957).

Le livret trilingue reproduit 31 macarons de 78 tours ou pochettes de microsillons dans leur présentation d'origine. Dans le cas des 78 tours, les dates d’enregistrements, numéros de matrices et nombre de prises ont été chaque fois indiqués. L’ensemble est disponible à partir du 29 septembre au prix de 55 €.

Warner Classics
Erato : 0825646242238

http://parlonspiano.com/pianonews/348/lili-kraus-integrale-des-enregistrements-parlophone-ducretet-thomson-les-discophiles-francais-1933-1958#.WYGh6q3pM3E
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joachim
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MessageSujet: Re: Lili Kraus   Mer 2 Aoû - 16:23

C'est vrai que l'on n'a pas beaucoup parlé de cette pianiste, pourtant de valeur.

J'avais aussi quelques 33 tours, achetés dans les années 1960 avec si je me souviens bien une sélection de pièces célèbres, et aussi, du Chopin et du Liszt. Il faudrait que je recherche dans mes vieux 33 tours qui se trouvent maintenant dans une remise (j'en avais autour de 300), je suppose qu'ils sont toujours ècoutables, mais je n'ai plus rien pour les passer...
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Kristian

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MessageSujet: Re: Lili Kraus   Mer 2 Aoû - 16:35

joachim a écrit:
C'est vrai que l'on n'a pas beaucoup parlé de cette pianiste, pourtant de valeur.

Je crois qu'elle s'est essentiellement produite en Europe centrale et dans les pays anglo-saxons. Pourquoi ? Aucune idée, sans doute essentiellement la vie, comme tout le monde. Et quand elle est rentrée de son camp de concentration japonais, je suppose qu'elle a eu d'autres chats à fouetter que de faire des concerts. Au moins, elle aura connu une certaine célébrité en France par le microsillon ! Mais elle méritait mieux. Clara Haskil, qui a beaucoup moins enregistré que Lili Kraus, a une renommée bien supérieure – en France, du moins. Comme je les adore toutes les deux, je trouve que c'est un peu injuste pour Lili, qui valait mieux que ça. Il a fallu qu'elle parte aux Etats-Unis, où elle a passé les vingt dernières années de sa vie, pour connaître vraiment la célébrité.


Dernière édition par Kristian le Mer 16 Aoû - 1:12, édité 1 fois
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Kristian

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MessageSujet: Re: Lili Kraus   Mer 16 Aoû - 1:12

Je ne résiste pas au plaisir de vous infliger un deuxième magnifique article sur cette merveilleuse réédition des enregistrements de Lili Kraus, si injustement négligée – en France, en tout cas – et dont le talent était celui des plus grands.  

De l’art de bien rééditer, Vol. 3 : La vérité sur Lili

15 October 2014 Jean-Charles Hoffelé

À la mémoire de Nicolas Baron, le meilleur d’entre nous
Pour ce qui est du legs discographique de Lili Kraus, les Japonais, qui l’avaient arrêtée à Java en 1942 puis détenue trois années, avaient fait amende honorable les premiers en publiant une vaste édition qui fit courir tous les discophiles amoureux de la Dame à la mantille. Trop tôt, vous avez déboursé des yens, il vous faudra recommencer en euros.

Car la somme patiemment refourbie dans les Studios Art & Son par Alexis Frankel et Christophe Hénault ajoute une présence sonore supplémentaire à tout ce que Kraus consentit aux micros de Parlophone, de Ducretet-Thomson et des Discophiles Français, compilant les sources, cherchant les meilleures, se fournissant chez les incontournables Philippe Morin et René Quonten, sollicitant des discophiles aussi savants qu’artistes tels Claude Fihman, Alain Deguernel, Pierre Landau, et jusqu’à l’ami Daniel Nevers dont les radio-jazz si finement senties et écrites font aujourd’hui tant défaut à France Musique.

L’édition est artistement réalisée, reproduction des pochettes d’origines, panoramique de la discographie selon Philippe Morin, plongée dans l’art de la pianiste qui fait foin des stéréotypes menée grand train par la plume brillante et informée de Frédéric Gaussin, Erato fait fort.

Les gravures réunies ici couvrent un quart de siècle, des premières faces Parlophone, «debut record» capté en Allemagne en 1933 par Odeon Parlophone (Marche Turque, 14e Valse de Chopin) aux ultimes gravures consenties aux Discophiles Français en 1958. Kraus poursuivra sa carrière discographique en Europe à la Guilde, mais aussi pour des éditeurs américains, Vox, la RCA, CBS, et finalement Vanguard.

Objet : les classiques viennois.

On a écrit un peu vite que le Mozart de Lili Kraus était de bon ton. On s’étrangle devant ce jugement de sourd, qui confond le style et la manière. Style classique d’un son absolument formé pour être certes beau toujours, dans l’équilibre, dans la plénitude, dans l’éclaircie globale du clavier où la moindre polyphonie chante. Beau, mais pas joli. Car des manières, il ne s’en trouve point ici.

L’éloquence somptueusement sculptée du thème qui ouvre la Sonate en la mineur de Mozart exprime, avant Harnoncourt mais de Vienne déjà, l’art de faire parler la musique : Lili Kraus maîtresse rhétoricienne ; d’autre y ont mis plus de pathos – Lipatti le premier – aucun autant d’interrogation dans la courbe même de la phrase. Autre début : écoutez la tempête presque boulée qui secoue l’ouverture très peu Moderato de la Sonate D. 845 de Schubert, captée à Londres en 1948.  Contrairement à sa légende, ce piano est in-tranquille, questionne, ouvre plus souvent qu’à son tour sur des abîmes. Ce qui s’y joue en termes d’intensité, d’imaginaire sonore – et souvent ce clavier est un orchestre plus d’une fois flagrant chez Mozart, assumé avec un cran incroyable dans Beethoven ou Schubert – de simple évidence des idées comme de la réalisation, nous rappelle que Lili Kraus, comme le souligne Frédéric Gaussin dans son brillant essai, se voyait comme un personnage échappé d’une nouvelle de Schnitzler. Ce n’est pas de la Vienne de Mozart dont elle nous parle à travers Mozart même, mais de celle de Freud.

Ce jeu n’est pas classique, il est moderne ; derrière la perfection, le mordant est toujours là, qui rappelle que Kraus eut Kodaly mais surtout Bartok comme maîtres. Et comme celui de Bartok son piano articule à foison, sans jamais renoncer à la profondeur du clavier, aux couleurs, gérant la pédale pour jouer l’accent et non le sfumato, leçon apprise de Schnabel que son art prolonge en quelque sorte. Rien de l’idée que les crédules peuvent avoir de ce qu’un piano féminin pourrait signifier.

On est ébahi de retrouver dans une telle plénitude un art aussi offert et aussi volontaire, une des toute grandes leçons de clavier et de musique que le disque ait captée, avec dans les œuvres de chambre, Sonates avec [Szymon] Goldberg ou Boskowsky, Nikolaus Huebner ajoutant son violoncelle en trio, ce sens du récit, des contrastes, qui font des opéras. Car ce piano chante, et avec parfois des ports de voix venus d’un autre temps. C’est Cebotari, c’est Lehmann qu’on saisit soudain, toute une culture perdue qu’Arrau fut l’ultime à incarner. Vertigineuse plongée dans l’acmé du XXe siècle avant que l’histoire ne l’efface.

Survivante, intacte, farouche et maîtresse d’elle-même pourtant, Lili Kraus donne ici toute la mesure d’un art qui n’en finit pas de surprendre, même lorsqu’il s’aventure chez Chopin ou Bartók, non pas des marges, mais au contraire intégrés à ce monde qui dira tout de Mozart mais contre une fausse tradition du charmant, du désinvolte, du primesautier que des théories de pianistes soignant d’abord leur son avant que d’avoir simplement un propos, avaient dévoyé.

Édition magistrale qui nous redonne l’essentiel d’une artiste qu’on ne croyait pas aussi voyante.

from Parlophone, Ducretet-Thomson,
Les Discophiles Français
(1933-1958)
Œuvres de Bartók, Beethoven, Brahms, Chopin, Haydn, Mozart, Schubert
Lili Kraus, piano
Un coffret de 31 CD Erato 0825646242238
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laudec

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MessageSujet: Re: Lili Kraus   Mer 16 Aoû - 21:54

Grande dame, grande interprète que je découvre avec émotion.  Elle conjugue la légèreté et la force avec une telle évidence, il se dégage tant de force de son jeu, impressionnant Shocked  Merci Kristian.
J'écoute le "Wanderer" de Schubert ici
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Kristian

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MessageSujet: Re: Lili Kraus   Mer 16 Aoû - 23:57

Ah, merci, Laudec  Kiss , c'est gentil de me tenir compagnie auprès de cette grand dame du piano.

J'adore ses interprétations à la fois énergiques, délicates et pleines de distinction. Il y a chez Lili Kraus une grand noblesse intérieure. Je ne sais pas au nom de quoi je peux dire cela, car je n'ai pas le moindre argument à présenter, mais c'est ce que je ressens. j'ai acheté trois CD d'elle, avec Mozart, Bach et Schubert, c'est absolument remarquable, ça fait partie des rares interprétations auxquelles je ne trouve rien à redire.

J'espère que la réédition de ses interprétations va continuer.
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