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 Les flûtes enchantées sans Mozart...

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Icare
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MessageSujet: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Lun 15 Mai - 23:23

Sophie Lacaze, compositeur très intéressant à mon oreille; les constructions rythmiques, les respirations, le souffle d'une flûte basse avec cette sensation bienfaitrice de fraîcheur, le coeur au centre d'un poumon qui vibre dans la musique, le souffle intérieur, le son guttural et tellurique d'un didjeridoo...quelques oeuvres-clés de cette belle expérience poétique et singulière: "Het Lam Gods II" pour flûte solo et orchestre de flûtes, "And then there was the sun in the sky" pour flûte, didjeridoo et orchestre de flûtes, "PY" pour flûte et piano et "Les quatre éléments" pour flûte, choeur d'enfants et petites percussions. Voilà ce que fut ma porte d'entrée dans mon nouveau cycle: "Les flûtes enchantées sans Mozart". C'est un beau cycle sur les différentes flûtes que je m'organise en ce moment. Il sera biensûr très différent du précédent qui était conditionné par l'élection présidentielle et les différents sujets de société qui constituent notre histoire, principalement au vingtième siècle. Dans ce nouveau cycle, il n'est question que de flûtes et d'oeuvres pensées et composées pour cet instrument ou l'un de leurs nombreux interprètes. Sophie Lacaze a visiblement beaucoup composé pour la flûte. Voici un mini-documentaire à son égard:

https://www.youtube.com/watch?v=2tQV6yGF1tw


Parmi les oeuvres que je cite ci-dessus avec enthousiasme, Py pour flûte et piano fut un peu la surprise dans la mesure où je ne l'ai jamais aussi bien appréciée qu'aujourd'hui. Pierre-Yves Artaud, l'Orchestre de flûtes français, le Quatuor Arcadie, Philip Peris (didjeridoo), Fuminori Tanada (piano) sont les interprètes.
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laudec

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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Mar 16 Mai - 12:16

Quelle bonne idée Icare, je suis toute ouïe à la découverte de ce que tu vas nous présenter et ça commence fort avec Sophie Lacaze que je découvre et qui m'étonne, cette femme ingénieure qui se découvre compositrice inspirée par les populations aborigènes d'Australie  Ses musiques sont un véritable régal pour moi  L' interview que tu nous présente est intéressante, elle m'a plongée d'emblée dans son monde et ses créations pour flûte mais pas seulement, la voix est mise en musique et les poèmes et textes littéraires sont toiles de fond.  Si on n'aime pas sa musique, au moins aurons nous de très beaux textes à écouter dit-elle Laughing

Je n'ai pas la chance d'avoir sa musique sur CD mais je trouve quelques beaux extraits sur yt, je partage ses variations sur un texte de Jean Tardieu dit par Alain Carré (ancien prof de déclamation de ma fille à l'académie de Jette !)


https://youtu.be/XKkOzgLCodQ

encore ceci : flûte et harpe ici

Je suis partie à la recherche de "PY " dont tu nous parles avec tant d'enthousiasme Icare et j'ai trouvé Pierre-Yves Artaud qui est un grand flûtiste français qui a travaillé avec Sophie Lacaze mais je pense que cela n'a rien à voir avec le "PY" dont tu nous parles et que je ne trouve pas sur YT  malheureusement mais je garde mes antennes en éveil pour l'écouter un jour  Very Happy   Pierre-Yves Artaud est un flûtiste que je découvre également avec grand plaisir, merci pour tout cela Icare  
Curieuse déjà de la suite que tu donneras à ce nouveau cycle de "flûtes enchantées" et enchanteresses
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Icare
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MessageSujet: Fumet/Lacaze   Mar 16 Mai - 19:45

Ravi d'avoir suscité chez toi un tel enthousiasme pour la musique de Sophie Lacaze et pour ce fil en particulier. J'ai voulu remonter le temps tout en restant en France, vers un compositeur complètement oublié aujourd'hui mais qui a pas mal composé pour la flûte. J'ai donc réécouté Cantate Biblique pour 4 flûtes et violoncelle - peut-être mon oeuvre préférée de Raphaël Fumet parmi les 7 présentées ici - Trio pour flûtes, Diptyque Baroque pour alto et flûte (belle association), Interpolaire pour flûte seule, Quatuor pour flûtes, Lacrymosa pour flûte et piano et Ode Concertante pour flûte et orchestre à cordes. Les interprètes sont Gabriel Fumet, Benoît Fromanger, Philippe Pierlot et Hubert de Villele à la flûte, Gérard Caussé (alto), Michel Poulet (violoncelle), Désiré N'Kaoua (piano), l'Orchestre de Chambre Jean-François Paillard sous la direction de Gérard Jarry.

J'ai choisi de Raphaël Fumet une autre version de son Lacrymosa que celle que j'ai, une version pour flûte et orgue. C'est une musique très calme, très douce, porteuse d'une belle mélodie, dans un style très français. Sinon, lorsque j'écoute la Cantate Biblique c'est une fenêtre qui s'ouvre sur le printemps, avec ses fleurs, ses bourgeons prêts à éclore, ses chants d'oiseaux...

https://www.youtube.com/watch?v=lZb_xfrsJBI


Pour en savoir plus sur ce compositeur cliquer ici
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Icare
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Mar 16 Mai - 23:20

Ce soir, j'ai réécouté des oeuvres pour flûte du compositeur Porkell Sigurbjörnsson interprétées par la flûtiste Manuela Wiesler, le "Southern Jutland Symphony Orchestra" sous la direction de Tamas Veto. Ces oeuvres s'intitulent Liongate (1984) pour flûte, cordes et percussions, Columbine (1982) pour flûte et cordes et Euridice (1979) pour flûte et orchestre. Columbine qui se divise en trois mouvements, contrairement aux deux autres compositions qui se constituent d'un seul, est l'oeuvre la plus mélodieuse, arborant de très belles mélodies donnant l'illusion de provenir de périodes bien plus anciennes. Liongate et Euridice déploient une musique plus "contemporaine" sans vraiment quitter un langage tonal. Voilà en tout cas un disque qui me satisfait toujours autant.

Je présente ci-dessous Calaïs (1976) pour flûte seule:

https://www.youtube.com/watch?v=NR6aq6b5ER4
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joachim
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Mer 17 Mai - 9:03

Bon, il est encore temps que j'intervienne car sinon ces flûtes enchantées sans Mozart vont se cantonner aux contemporains

Tout d'abord voici une flûte enchantée avec Mozart : son très beau quatuor avec flûte K 285



https://www.youtube.com/watch?v=GdXUPwxLLhQ

Evidemment c'est le genre "musique galante" composée pour plaire, mais avec quand même un merveilleux adagio très poétique (à 7'04).

Ensuite une oeuvre de Beethoven quasiment inconnue : sa sonate pour flûte et piano, quelque peu mozartienne, mais c'est une oeuvre de jeunesse.

https://www.youtube.com/watch?v=oCjatPbLd9Q


Enfin, du Schubert, ses deux seules oeuvres avec flûte solo : les Variations sur "Fleurs fanées" (Trockne Blumen)

https://www.youtube.com/watch?v=GLU3aDh1qtA

et son merveilleux quatuor pour flûte, guitare, alto et violoncelle, qui en fait est un arrangement de Schubert d'un trio de Matiegka (écoutez le menuet à 8'05, vous m'en direz des nouvelles, particulièrement l'envolée de la flûte dans le trio du menuet, à 11'27)

https://www.youtube.com/watch?v=xyU0EGj9peA
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Icare
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MessageSujet: Béreau/Artaud   Mer 17 Mai - 20:56

Puisque Laudec nous parle de Pierre-Yves Artaud, laissez-moi vous parler un peu de Jean-Sébastien Béreau qui fut un de ses professeurs et une rencontre importante dans la vie musicale de ce brillant flûtiste:

Un jeune professeur de musique conseille à l'un de ses élèves, alors âgé de 12 ans, de s'initier à la flûte traversière. Ce professeur deviendra par la suite un chef d'orchestre et pédagogue renommé, Jean-Sébastien Béreau; son élève n'est autre que Pierre-Yves Artaud, flûtiste mondialement reconnu.

J'ai donc écouté aujourd'hui pour la première fois Jaïs pour piano et orchestre de flûtes (2003), Noir Asile (1969) et La Redousse (2011) pour flûte et piano. L'interprète principal est biensûr Pierre-Yves Artaud, Ana Telles au piano, l'Orchestre de flûtes français sous la direction du compositeur. De ces trois compositions, une seule m'a plu lors de cette première écoute. J'ai abandonné La Redousse d'une durée de 24 minutes en cours de route. En musique, j'aime entrevoir où le compositeur m'emmène, sentir une liaison cohérente entre les différentes étapes. Dans cette pièce pour flûte et piano, je fus un peu perdu, désorienté, avais l'impression de suivre un parcours plutôt décousu, compliqué. Bon, peut-être que j'étais un peu trop fatigué mais je n'ai pas eu cette impression de cheminement subtil qui m'a emmené jusqu'à la dernière note de Jaïs pour piano et orchestre de flûtes. L'idée quasi-philosophique d'embarquer un piano solitaire au sein d'un orchestre de flûtes a déjà de quoi m'intéresser, mais, en plus, je trouve que le résultat est réussi: j'ai eu envie de prendre les chemins empruntés par Ana Telles, j'étais ce piano parmi ces flûtes, peu importe les instants de discorde qu'il pouvait y avoir entre eux. La transition entre les différentes étapes de l'oeuvre étaient assurées dans une certaine transparence de ton. Du coup, c'est une musique que j'aime bien et que j'aurai plaisir à réécouter, à être ce piano solitaire au milieu des flûtes.
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Mer 17 Mai - 22:59

Une seconde écoute de La Redousse pour flûte et piano de Jean-Sébastien Béreau a nettement amélioré ma première impression. Je devais être fatigué ou hermétique...Pas si mal et brillante interprétation de Pierre-Yves Artaud et Ana Telles.

Artaud par Béreau:

https://www.youtube.com/watch?v=L8QCe2H9UQQ


Dernière édition par Icare le Mer 17 Mai - 23:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Mer 17 Mai - 23:26

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MessageSujet: Finnissy   Jeu 18 Mai - 12:52

Red Earth est une oeuvre de Michael Finnissy qui me touche beaucoup par cette impression d'immobilité mobile qu'elle exprime. Je l'ai choisie dans mon nouveau cycle, "Les flûtes enchantées...sans Mozart", parce qu'elle offre un rôle intéressant à la flûte piccolo de Helen Keen et aux didjeridoos de Christopher Redgate, surtout dans la seconde partie et même si leur son guttural se fond à la pâte mouvante et faussement statique de l'orchestre. Ce que j'entends par "immobilité mobile", c'est un aspect statique de surface cachant une profonde agitation souterraine.

Version concert; première partie

https://www.youtube.com/watch?v=WYA3N9mUXZo


Seconde partie:

https://www.youtube.com/watch?v=F2L5CrtKiAc

La version "disque" que je possède est interprétée par le BBC Symphony Orchestra sous la direction de Martyn Robbins avec les solistes Richard Simpson (hautbois), Helen Keen (piccolo), Caroline Harrison (alto), Barry Webb & Christopher Redgate (didjeridoos).
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Icare
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MessageSujet: Minassian/Amar   Jeu 18 Mai - 17:45

<<Chez Lévon Minassian, Armand Amar a trouvé des éléments essentiels qui ne cessent de l'inspirer. La transcription par le son si particulier du doudouk de la mélancolie et de la profondeur, une profondeur qui perpétue l'âme de tout un peuple....
Doudouk, flûte sauvage,
ton appel infini,
est un puissant breuvage
s'opposant à l'oubli.
>>

Il s'agit d'une rencontre, là aussi, une rencontre très différente que celle entre Jean-Sébastien Béreau et Pierre-Yves Artaud, la rencontre entre un grand maître du doudouk, Lévon Minassian et le compositeur Armand Amar. Le titre de l'album que j'ai réécouté aujourd'hui est Songs from a world apart où les deux artistes revisitent le répertoire traditionnel arménien à leur façon, en y associant d'autres solistes ainsi qu'un orchestre symphonique.

Place à la musique!

https://www.youtube.com/watch?v=nRotMaL7Cyo
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MessageSujet: DeMars/Nakai   Jeu 18 Mai - 21:55

J'avais découvert la superbe flûte native américaine du non moins excellent de R. Carlos Nakai grâce à une partition magnifique de Peter Kater écrite pour la télévision, How the west was lost. J'avais alors poursuivi l'aventure "Nakai" avec des oeuvres du compositeur américain James DeMars telles que Premonitions of Christopher Columbus pour flûte native américaine, percussion africaine, saxophone alto, violoncelle et piano, Tapestry V pour flûte native américaine, percussion africaine, saxophone alto, violoncelle et synthétiseur, Colors Fall pour FNA et flûte européenne et Spirit Horses, concerto pour FNA et orchestre de chambre, auxquels se rajoute une courte pièce de R. Carlos Nakai, Shaman's Call pour FNA seule. Ce sont ces oeuvres que j'ai réécoutées ce soir. La flûte native américaine de R. Carlos Nakai joue sur moi un pouvoir d'enchantement.


https://www.youtube.com/watch?v=MJGD7FjBO4I
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MessageSujet: Cameron   Ven 19 Mai - 8:51


Aujourd'hui, j'ai fait le choix d'une musique de film intitulée Kes qui sollicite beaucoup la flûte. Les interprètes principaux sont Harold McNair (flûte), Ronnie Ross (clarinette basse), Danny Moss (clarinette), Tony Carr (batterie) et David Snell (harpe). Le compositeur est John Cameron qui m'avait aussi enchanté avec sa Messe Celtique. Ce matin, j'avais envie d'une flûte plus légère, plus volatile et même plus "fleur-bleue". Je fonctionne ainsi, pouvant aborder avec enthousiasme des structures musicales complexes et très contemporaines comme Red Earth de Michael Finnissy et, parfois quelques heures après, un doux romantisme musico-cinématographique comme ce très joli thème de Kes que je vous poste ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=fVupIO6OavU
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Ven 19 Mai - 11:24

Et je continue, sans relâche, ma traversée dans le monde inouï de la flûte. Je n'ai même pas hésité - il ne faut surtout pas se plairait à rajouter Joachim - à remonter le temps par la réécoute du superbe Concerto pour flûte et orchestre de Jacques Ibert qui se divise en trois mouvements. Le premier est très animé et printanier, il met de la couleur dans les jardins et sur les arbres fruitiers, peint des chants d'oiseaux sur les vignes sauvages et les mûriers. C'est une danse du printemps, mais ma préférence va vers le second mouvement puis le troisième. Ces deux-là sont carrément exquis. En voici une version concert différente de la mienne avec l'excellent Jacques Zoon:

https://www.youtube.com/watch?v=XoWq-e-_vw8


Ma version, de très bon niveau aussi, est interprétée par Michaël Faust, le "Kölner Rundfunk-Sinfonie-Orchester" sous la direction de Serge Baudo.
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Icare
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MessageSujet: Morricone   Ven 19 Mai - 16:18

Comme je l'ai stipulé plus haut, je peux vanter en ces lieux la musique la plus atonale tout en vous vantant avec la même fougue la musique la plus mélodieuse ou romantique. Celle dont je viens vous vanter ici est des plus romantiques que je connaisse et a été composée par Ennio Morricone pour le film de Stefano Rolla avec Max Von Sydow et Virna Lisi parmi les rôles principaux et qui s'intitule Professione Figlio. Il se traduirait en Français: "Profession Flûtiste". Ennio Morricone a souvent employé la flûte dans sa musique de film, diverses flûtes, la piccolo ou la flûte à bec, la flûte traversière ou encore la flûte basse, parfois dans des registres plus audacieux que sur l'extrait que je propose ici: cette B.O. est essentiellement mélodique et romantique à l'exception du dernier morceau Trio per l'alea, plus atonal, plus proche des aspirations artistiques du compositeur italien. Morricone arrive toujours à glisser dans une approche très tonale comme sur ce film un morceau plus personnel, plus recherché. Ne l'ayant pas trouvé sur la Toile, je vous fais part de sa partie la plus romantique:

https://www.youtube.com/watch?v=6A0GjQA6hkM
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Icare
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MessageSujet: Wissmer   Ven 19 Mai - 16:39

Suite à cela, j'ai réécouté une oeuvre que j'aime beaucoup de Pierre Wissmer et qui s'intitule Sinfonietta Concertante pour flûte, harpe et orchestre. Ce n'était pas l'oeuvre que je souhaitais réécouter de Wissmer. J'avais d'abord prévu son Concertino-Croisière pour flûte et orchestre à cordes, non par goût car j'ai toujours gardé une meilleure impresion de sa "Sinfonietta Concertante", seulement un problème technique m'en a empêché. J'avais le sentiment d'être resté longtemps sans réécouter ce "Concertino" qui, il est vrai, m'avait toujours laissé une impression plutôt tiède, et pour cette raison, j'aurais souhaité y remédier. Néanmoins, cet incident technique m'a permis de retrouver le charme inaltérable de la Sinfonietta Concertante qui évolue dans une écriture impressionniste où la flûte et la harpe offrent un duo attachant. Les deux solistes sont Lorena Barile (flûte) et Gabriela Russo (harpe). La seule vidéo proposant un extrait est de mauvaise qualité et je ne l'éditerai donc pas ici.

A la place, voici une charmante pièce pour flûte et guitare de Jacques Ibert

https://www.youtube.com/watch?v=SXJ0PUpNdao
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Icare
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MessageSujet: Telemann   Ven 19 Mai - 22:04

Ce soir, j'ai fait un grand écart en arrière avec les concertos pour flûtes de Georg Philipp Telemann (1681-1767) par le talentueux Emmanuel Pahud, le "Berliner Barock Solisten" sous la direction de Rainer Kussmaul. Il y eut le Concerto pour flûte, cordes et basse continue en sol majeur - TWV 51-G2, le Concerto pour flûte, violon, violoncelle, cordes et basse continue en la majeur, de "Musique de Table I" - TWV 53 A2, le Concerto pour 2 flûtes, violone, cordes et basse continue en la mineur - TWV 53a1, le Concerto pour flûte, hautbois d'amour, viola d'amour, cordes et basse continue en mi majeur - TWV 53e1 et le Concerto pour flûte, cordes et basse continue en ré majeur - TWV 51D2. Ces 5 concertos de Telemann offre un album très agréable à écouter avec quelques moments plus prenants que la moyenne, une préférence assez nette pour celui qui réunit la flûte, le hautbois d'amour et la viola d'amour. Celui-là, je l'aime beaucoup, justifie à lui-seul cette acquisition, sans lequel il m'aurait été moins indispensable, je l'avoue...


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laudec

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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Ven 19 Mai - 22:48

Beau voyage à la découverte des flûtes d'Icare  Le plaisir de retrouver la dynastie Fumet et Gabriel le fils qui joue la musique de Raphaël le père, musique sublime de tristesse qui libère les larmes.
Kalaïs de Thorkell fut  un tout autre chemin de découverte, zen mais parsemé de surprises, agréable  

Avec Joachim un retour au classique et à la source Mozart qui même si elle n'est pas enchantée m'a semblé bien enchanteresse, l'adagio est magnifique pour moi aussi    
Beethoven, je ne connaissais pas du tout cette musique pour flûte et piano, si juvénile , très agréable avec un largo très émouvant   .  J'écouterai la suite demain à oreilles reposées et je me réjouis déjà des découvertes si variées que je vais faire Very Happy

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Icare
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MessageSujet: Smeaton   Sam 20 Mai - 18:51

Je n'arrive plus à me rappeler - ce qui n'est par ailleurs pas très important en soi - par quelle musique j'avais découvert, il y a longtemps de cela, l'instrument charismatique par excellence qu'est le shakuhachi: par la musique traditionnelle nippone, une oeuvre savante telle que November Steps pour biwa, shakuhachi et orchestre de Toru Takemitsu, à moins qu'il s'agisse de la superbe musique de film RAN du même compositeur ou encore une autre bande originale composée par le compositeur australien Bruce Smeaton pour le film de Fred Schepesi, Iceman...?...En y réfléchissant, je pense que ma fascination pour cet instrument est née avec RAN et s'est poursuivie avec Iceman. Je n'ai pas en ma possession beaucoup d'oeuvres mettant en valeur le shakuhachi et il n'y avait pas très longtemps que j'avais réécouté November Steps: c'était à l'occasion de mon cycle autour des concertos pour plusieurs solistes. J'ai alors opté pour la partition symphonique avec shakuhachi solo composée sur Iceman (l'homme de glace). La différence avec l'utilisation très japonaise qu'en fit Toru Takemitsu dans certaines de ses compositions, c'est que Bruce Smeaton insuffla à l'instrument une dimension épique et lyrique que je n'avais jamais entendue auparavant. Biensûr, le shakuhachi se distingue immédiatement par sa personnalité atypique, presqu'un intrus au sein d'un orchestre occidental. En fait, il est l'écho musical du personnage principal du film de Schepesi; cet être humain extirpé des glaces et de la préhistoire, puis réanimé et confronté à l'homme moderne. Cet aspect "préhistorique" est fort bien représenté par le shakuhachi dont les historiens accordent une probable origine chinoise et certains vont jusqu'à théoriser une trace dans l'ancienne Egypte. Donc, le shakuhachi exprime à merveille la primitivité brute du principal protagoniste, pourtant, dans le déroulement de la partition de Smeaton, outre des moments de proximité avec l'instrument seul ou presque seul, le soliste et l'orchestre, lorsqu'ils se rencontrent, finissent par épouser un même élan lyrique, comme s"ils étaient promis ou condamnés à un même destin.
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laudec

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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Sam 20 Mai - 22:31

Continuant mon exploration des œuvres pour flûtes, flûtes  et flûtistes j'ai été assez déçue par les œuvres de Schubert qui est pourtant un de mes compositeurs favoris. Je n'ai pas accroché et surtout pas au quatuor... mais il faut dire que la qualité du son n'était  pas des meilleures non plus  No

Ce que j'ai écouté de J.S Béreau, le très peu que l'on trouve pour la flûte sur yt m'a plutôt agacée mais les interviews du compositeur et du flûtiste m'ont bien intéressées.  (Par contre j'ai écouté une symphonie concertante du même Béreau que j'ai trouvé très belle.

Serais-je dans de mauvaises dispositions ce soir, je n'ai pas pu aller au bout de Red Earth non plus...  et les flûtes je les entend à peine  


Icare a écrit:
Il s'agit d'une rencontre, là aussi, une rencontre très différente que celle entre Jean-Sébastien Béreau et Pierre-Yves Artaud, la rencontre entre un grand maître du doudouk, Lévon Minassian et le compositeur Armand Amar. Le titre de l'album que j'ai réécouté aujourd'hui est Songs from a world apart où les deux artistes revisitent le répertoire traditionnel arménien à leur façon, en y associant d'autres solistes ainsi qu'un orchestre symphonique.


Voilà ce que j'attendais probablement, dès la première note, j'ai été conquise par le doudouk de Lévon Minassian et la musique d'Armand Amar, quel soulagement de me retrouver dans cet environnement sonore qui m'enveloppe de tant de douceur et qui me raconte une histoire si émouvante qui trouble ma vue dilate mon cœur après l'avoir serré.  Difficile de quitter cette musique-là


Icare a écrit:
La flûte native américaine de R. Carlos Nakai joue sur moi un pouvoir d'enchantement.


Bien d'accord avec toi Icare, cette flûte native de Carlos Nakai accompagnée superbement par le violoncelle m'enchante également  

Très beau moment d'envol avec le thème de "Kes" également  


Icare a écrit:
remonter le temps par la réécoute du superbe Concerto pour flûte et orchestre de Jacques Ibert


Du coup, cette remontée dans le temps m'a semblée incongrue et déplacée, sans doute ne devrais-je pas écouter des genres si différents à la suite  l'un de l'autre ??  ce concerto ne m'a pas convaincue mais entretemps le deuxième mouvement est lancé et voilà que ma troisième oreille se tend et que mon  avis commence à changer   Hehe


Icare a écrit:
Celle dont je viens vous vanter ici est des plus romantiques que je connaisse et a été composée par Ennio Morricone pour le film de Stefano Rolla avec Max Von Sydow et Virna Lisi parmi les rôles principaux et qui s'intitule Professione Figlio. Il se traduirait en Français: "Profession Flûtiste". Ennio Morricone a souvent employé la flûte dans sa musique de film, diverses flûtes, la piccolo ou la flûte à bec, la flûte traversière ou encore la flûte basse,


L'intermède proposé d' Ennio Morricone me fait oublier directement le concerto d'Ibert, celle-là me parle directement au cœur  

Un peu réconciliée avec Jacques Ibert grâce à l'entracte pour flûte et guitare. Wink

Quant à Telemann, j'adore toujours, je reconnais chaque note comme des cellules de mon être.  Je rajoute une vidéo avec ses "12 fantaisies" à la flûte baroque , presque trop de bonheur pour moi, écoutez la pureté de cette musique.  Pour mon examen de fin d'année je joue le premier  mouvement de la dixième fantaisie Very Happy


https://youtu.be/3R1NYNT-7yI

Le shakuhachi et Toru Takemitsu, j'y reviendrai plus tard, trop beau pour l'écouter encore après tout ceci, je réserve ce bonheur  garanti pour moi  



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Icare
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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Sam 20 Mai - 23:21

Serais-je dans de mauvaises dispositions ce soir, je n'ai pas pu aller au bout de Red Earth non plus... et les flûtes je les entend à peine

Je n'ai pas écouté la version concert sur Youtube mais celle de mon disque où on entend bien le rôle de la flûte piccolo et des deux didjeridoos, même s"il ne s'agit pas d'un concerto proprement dit, c'est juste une couleur importante dans le tissu orchestral. En même temps, c'est très contemporain et pas forcément facile d'accès pour quelqu'un qui n'est pas familiarisé à ces langages.

Ce soir, je n'ai jamais autant apprécié le concerto pour flûte et orchestre Pied Piper Fantasy de John Corigliano, d'où l'importance des réécoutes. Jusqu'à présent, je le trouvais très bien le concerto de Corigliano tout comme la prestation de James Galway; aujourd'hui, je l'ai trouvé tout simplement jouissif, jubilatoire! Comme quoi, Laudec, tout dépend aussi de l'humeur dans laquelle on se trouve au moment de l'écoute et comme je poste des choses très différentes les unes des autres, forcément... Toujours est-il que ce concerto de Corigliano correspondit idéalement à mon humeur du moment, comme si c'était exactement l'oeuvre pour flûte que j'avais envie d'entendre. C'était déjà vrai lors de la précédente écoute, ceci-dit, c'était bien avant où le plaisir ressenti était plus mitigé. C'est toujours réjouissant lorsque les choses évoluent dans le bon sens. Biensûr, il y a de la modernité, de l'atonalité, des passages tonitruants typiques de la musique contemporaine, avec son lot de dissonances et de structures complexes, mais le concerto ne s'arrête pas à cette réalité, il a aussi ses moments de pure douceur, de ceux qui caressent l'âme, flattent l'ouïe. La flûte de James Galway devient touchante et cela dès le tout premier mouvement; "Sunrise and The Piper's Song". Il y a aussi d'autres passages très tonals qui nous laissent croire que le concerto a soudainement remonté le temps. "The Children's March" (dernier mouvement) est peut-être ce qui m'a le plus fasciné, la cerise sur le gâteau, en quelque sorte. la composition tonale qui complète le cd, pour flûte et orchestre à cordes, porte admirablement bien son titre: Voyage. Très bel album!
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Icare
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MessageSujet: Ballif   Dim 21 Mai - 19:09

Les démarrages brutaux et dissonants, visiblement, Claude Ballif les apprécie! C'est de façon tranchée et tranchante que débute Un Délire de Dédales - Quatrième concert symphonique pour flûte et orchestre, opus 49 n°4 (2000). Un univers sonore désarticulé et instable se dessine sous les péripéties d'une flûte chahutée et chahuteuse. La matière orchestrale se disloque continuellement et projette des éclats sonores à travers l'espace alors que la flûte semble se débattre afin de conserver une illusion d'autonomie. Vive, nerveuse, aérienne, elle survole un désert de roches et d'eau qui se déchirent sous elle. Une percussion cristalline ajoute au mystère d'un combat dont les attaques sont rudes et les replis toujours sous tension. L'intensité dramatique de cette musique ne retombe jamais, pas un seul instant, les accalmies reconduisant inéluctablement à un autre combat entre la flûte et l'orchestre, encore qu'à certains moments, un semblant de réconciliation semble s'établir entre eux. La flûte de José Garcia Guerrero va même se retrouver complètement seule vers la seizième minute environ, seule avec elle-même. Cependant, lorsque l'orchestre réapparaîtra, il le fera de manière brutale et avec ampleur avant de prendre une allure plus mesurée et méditative, le soliste se dirigeant aussi vers davantage de sérénité, une sérénité difficilement accessible dans la mesure où les perturbations persistent. Une nouvelle fois, la flûte se retrouve seule, mais, cette fois, plus affirmée, plus autoritaire, à croire que son intention est de dominer l'orchestre qui revient, il est vrai, avec plus de précaution. La fin du concerto retrouvera la véhémence et la tonitruance qui le caractérisent pendant laquelle la flûte et l'orchestre se tiennent tête, déchirent l'espace de leur insolence jusqu'à une note finale très abrupte, sans la moindre concession, à l'image de l'oeuvre en entier. J'ai personnellement beaucoup aimé ce "délire de Dédales". Cette nouvelle impression est identique à la première, celle de la découverte, c'est pour cette raison que j'ai réécrit la même chose à la virgule près. En revanche, je n'écrirais pas la même chose sur la Sonate pour flûte et piano, opus 23 (1958) et Mouvements pour 2, opus 27, pour flûte et piano (1959).

Voilà ce que j'avais écrit précédemment, lors de la découverte:

<<La Sonate pour flûte et piano, opus 23 (1958) et Mouvements pour 2, opus 27, pour flûte et piano (1959) ont vu le jour en pleine période sérielle. J'ai redouté une musique rigide et froide, et je me suis surpris à suivre le développement de ces oeuvres sans broncher et même avec un certain intérêt.>>

Je pense que je m'attendais à la base, en vue des dates de composition; 1958/59, pleine période sérielle, à une musique plus rigide, plus rude, ce qui peut expliquer un relatif enthousiasme. Malheureusement, il s'est émoussé lors de cette nouvelle écoute.


Dernière édition par Icare le Dim 21 Mai - 23:15, édité 1 fois
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Icare
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MessageSujet: Amargos/BÖRTZ/Stucky   Dim 21 Mai - 23:13

Ce soir, ce fut la flûte à bec (recorder) qui s'est retrouvée à l'honneur, aux travers de quatre oeuvres, tout d'abord le magnifique Northern Concerto (2005) de Joan Albert Amargos, mon grand coup de coeur du moment. La flûte à bec est vraiment l'âme de ce concerto, parfaitement mise en valeur en meneuse d'un orchestre symphonique coloré et expressif. Je l'avais déjà écouté plusieurs fois puisque je le possède en cd mais je crois que ce soir l'adhésion fut totale. Il faut dire que j'adore la sonorité un peu primitive et rudimentaire de la flûte à bec. En fait, je pense que j'aime surtout les flûtes un peu "sauvages" qui sont en marge de la flûte "classique", le doudouk, le didjeridoo, le shakuhachi...Les trois autres oeuvres sont Pipes and Bells (2002) pour flûte à bec et orchestre et, pour même formation, En Gycklares Berättelser (1999-2000), deux compositions d'une belle inspirations et très originales dans leur construction de Daniel BÖRTZ et enfin Etudes (2000) pour flûte et ensemble de Steven Stucky qui ne manque pas d'une certaine trucculence non plus. Michala Petri est l'interprète des oeuvres respectives de Stucky et Amargos et de la première de BÖRTZ, la seconde étant interprétée par Dan Laurin.
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MessageSujet: Dudamel   Lun 22 Mai - 19:34

Il était évident que j'allais passer, un jour ou l'autre, par l'Amérique latine car la flûte est partout, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, au Vénézuela, au Mexique, en Argentine, au Brésil, à Cuba...J'avais donc l'embarras du choix! J'aurais pu choisir un concerto pour flûte signé par l'Argentin Lalo Schifrin ou le mexicainSamuel Zyman ou encore une musique de film signée par l'un ou l'autre, Che! de Schifrin ou The Other Conquest de Zyman, de la musique de chambre composée par le vénézuélien Paul Desenne ou celle du Brésilien Leo Brouwer. Il y avait plusieurs possibilités qui se présentaient à moi comme aussi l'emploi de flûtistes sud-américains par des compositeurs européens tels qu'Ennio Morricone et Mikis Theodorakis ou américains comme Alan Williams. J'ai finalement opté pour les flûtes ethniques de Pedro Eustache qui illuminent presque toute la B.O. que Gustavo Dudamel composa pour le film d'Alberto Arvelo; The Liberator.
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laudec

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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Lun 22 Mai - 21:34

Cela faisait longtemps que je n'avais plus écouté le son du shakuhachi, c'est un instrument japonais traditionnel que l'on retrouve déjà au VIième siècle lors de fêtes de cour et les échanges diplomatiques entre la Chine et le Japon. Depuis il a évolué au fil du temps pour être utilisé au théâtre de marionnette par exemple, puis par des moines bouddhistes... Il dépasse aujourd’hui le cadre des arts traditionnels japonais pour être utilisé en jazz ou en musique contemporaine.
C'est un instrument qui me plaît beaucoup par sa gravité et le souffle qui semble venir du fin fond de l'univers. Personnellement je l'aime comme instrument solo ou associé aux bols chantants, il convient bien pour créer une ambiance favorable à la méditation, comme celle-ci : ici

J'aime certaines musiques de Toru Takemitsu, notamment "Toward the sea" de 1981, d'autres musiques de lui me sont plus hermétiques. Ci-dessous "toward the sea " à la flûte et guitare, je ne sais pas s'il s'agit d'un shakuhachi...

https://youtu.be/j_JkZs1Ku9c

Icare a écrit:
En fait, je pense que j'aime surtout les flûtes un peu "sauvages" qui sont en marge de la flûte "classique", le doudouk, le didjeridoo, le shakuhachi...
Je suis de cet avis également, ce sont mes flûtes préférées avec la flûte à bec en première place parce que c'est celle que j'ai élue personnellement comme moyen d'expression intime Wink
Les compositeurs pour flûte à bec dont tu parles Icare me sont inconnus et je ne les trouve pas sur YT mais j'aime beaucoup Dan Laurin comme interprète ainsi que Michala Petri, mais ce ne sont pas mes préférés.
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laudec

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MessageSujet: Re: Les flûtes enchantées sans Mozart...   Lun 22 Mai - 21:45

Icare a écrit:
J'ai finalement opté pour les flûtes ethniques de Pedro Eustache qui illuminent presque toute la B.O. que Gustavo Dudamel composa pour le film d'Alberto Arvelo; The Liberator.


Très jouissif cette musique composée par Dudamel pour "The Liberator", je ne savais pas que Gustavo Dudamel était également compositeur, voilà une découverte bien agréable Very Happy  avec ce court extrait trouvé sur YT.


https://youtu.be/OLppzGximvo
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