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 Huon d'Oisy (v.1145-1189)

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joachim
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Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Huon d'Oisy (v.1145-1189)   Jeu 12 Mai - 19:42

Hugues III d'Oisy (1145- 1189), seigneur d'Oisy et de Crèvecœur, châtelain de Cambrai, vicomte de Meaux. On le connaît comme trouvère sous le nom de Huon d'Oisy. Bien qu'il appartint à l'une des plus puissantes familles féodales de l'Île-de-France, ce qu'on sait de sa vie est fort peu de chose; il est surtout connu comme l'un des premiers poètes ayant cultivé au Nord la poésie méridionale, dont il transmit les secrets à son jeune parent, le célèbre Conon de Béthune. S'étant brouillé avec celui-ci, il dirigea contre lui un violent "serventois", où il lui reprochait d'avoir abandonné la Terre Sainte (1191) avant l'entier accomplissement de son voeu (Les Croisades); l'authenticité de cette pièce a été contestée sans raisons bien probantes.


Hugues III d'Oisy est le fils de Simon d'Oisy (1115- 1171) et de Ade de Vermandois

En 1170, Hugues III d'Oisy hérite de l'ensemble des titres et biens de son père,

Hugues III d’Oisy se marie en 1163 avec Gertrude de Lorraine. Hugues d’Oisy fut sur le point de devenir comte de Flandre par sa première femme. En 1183, il se remarie avec Marguerite de Blois, comtesse du Dunois (1170-1231), fille de Thibaut V de Blois de la dynastie de Champagne et d'Alix de France de la dynastie capétienne

Le 29 août 1189, décès de Hugues III d'Oisy qui reposait au prieuré du Reuil. Il na pas eu de descendance et laissa à l'abandon son fief dans la maison de Montmirail par le biais de sa sœur Hildiarde d'Oisy.


Huon d'Oise, le trouvère

Considéré comme l'un des premiers poètes du Moyen Âge, il eut pour disciple Quènes (ou Conon) de Béthune.

Il s’occupa à rimer des chansons dans lesquelles on remarque une hardiesse et un mordant satirique qui dénotent tout l’aplomb que pouvait donner à l’époque la richesse et la puissance.

Il nous reste deux chansons de Hugues d’Oisy :

La première, est intitulée Li Tornois De Dame, Monseigneur Huon d’Oisy. Il y est question des Dames de Coucy, Crespy, Torcy, Coupigny, Marguerite d’Oisy, réunies au Château de Lagny. Elle représente ce grand nombre de nobles dames de son temps se livrant à une joute.

L’autre, que nous intitulerons Maugré tous sains et maugré Dieu aussi est dirigée contre Conon de Béthune, le noble trouvère.
le même trouvère nous a laissé un autre jeu d’esprit assez bizarre. Sous forme d’un jeu-parti, il apprend à son neveu Robert le Duc la position fâcheuse dans laquelle il se trouve :
il aime éperdument une femme dont il ne peut espérer se faire aimer qu’en la rouant de coups. Que fera-t-il ? lèvera-t-il la main sur elle, chose malséante à un chevalier ? renoncera-t-il à la juste récompense d’une longue fidélité ? robert est pour le parti des coups. Il n’est pas certain que ce jeu-parti soit de Hugues d’Oisy :le seul manuscrit qui nous l’ai conservé n’en désigne l’auteur que par le nom de Hugues, sans y joindre de surnom.




https://www.youtube.com/watch?v=j3-2m0YJtls
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