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 Daniel BÖRTZ, né en 1943

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Icare
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MessageSujet: Daniel BÖRTZ, né en 1943   Ven 20 Nov - 19:59


Une petite biographie:

Né a Osby en 1943, Daniel BÖRTZ faisait partie d'une famille artistique. Le cousin de son père était Hilding Rosenberg qui devint l'un des premiers professeurs de composition de Daniel BÖRTZ. Au conservatoire national de musique de Stockholm, il étudia dans la classe de Karl-Birger Blomdahl et d'Ingvar Lidholm. Son catalogue d'oeuvres se constitue, entre autres, de onze symphonies composées entre 1973 et 2005, des pièces de musique de chambre et une série de concerto pour instrument solo avec orchestre. Il a également écrit les opéras Les Bacchantes (1988-89), Marie Antoinette (1996-97) qui a été joué cinquante fois devant une salle comble après la première au Folkoperan de Stockholm, et puis Svall - Agitation (2002-03). Daniel BÖRTZ a été président de l'Académie Royale de Musique de Suède, entre 1998 et 2003. . Les débuts du lien entre BÖRTZ et l'Orchestre Philharmonique Royal remontent à 1968 et la création de Voces, la première oeuvre orchestrale du compositeur. Sergiu Comissiona l'a dirigée, et, pour BÖRTZ, un gamin énergique de 25 ans, ce fut une première expérience marquante, un contact grisant d'une importance incroyable. Depuis, la musique de BÖRTZ a souvent été mise au programme de l'orchestre, non seulement comme pièces commandées et créées, mais aussi comme morceaux aimés du répertoire et comme oeuvres pour ses tournées. En 1992, le Festival du Compositeur de Konserthuset (salle de concert) de Stockholm lui fut dédié.

Une petite impression:

J'ai déjà écouté une bonne partie de son oratorio Son nom était Oreste, ce qui se trouve sur le premier disque et correspond à la première partie. Il débute sur une flûte solitaire assez attachante, mais, juste après, une voix de récitant s'impose et la musique met du temps à démarrer. Cependant, dès qu'elle installe une tension dramatique, l'oratorio devient de plus en plus intéressant à mon oreille. La voix de récitant s'estompe et les voix chantées dominent alors l'oeuvre. Tout comme pour le Requiem de Xavier Benguerel, j'y trouve une dimension opératique. J'ai particulièrement aimé l'épilogue de la première partie. Affaire à suivre ce soir...
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Icare
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MessageSujet: Re: Daniel BÖRTZ, né en 1943   Ven 20 Nov - 22:52

La seconde partie, plus courte, de son oratorio Son nom était Oreste, s'est avéré encore plus intéressante pour moi que la première. Une montée en crescendo dans le plaisir qu'elle me procure. L'oratorio devient plus beau et plus captivant, toujours proche du genre opératique. Par moment, j'ai vraiment l'impression d'écouter un opéra. La musique devient plus généreuse, plus ample, plus lyrique, plus poignante aussi, bien que l'oratorio s'achève sur la voix fluide et fragile d'un enfant.

<<Un drame de vendetta, de perfidie et de réconciliation: Le noir est le fond, le bas. Il n'est pas relié à un événement quelconque, c'est une sorte de prise de position dans la vie. C'est ce qui est autour de nous, de ce qui arrive aux hommes et ce que font les hommes. Le présent, le 19ème siècle, le Moyen-Âge ou l'Antiquité, le temps n'a pas d'importance quant à cela. Les questions existentielles sont toujours brûlantes d'actualité pour Daniel BÖRTZ. A la fin des années 1980, en compagnie d'Ingmar Bergman, il écrivit l'opéra "Les Bacchantes" basé sur Euripide. Il revient maintenant à l'Antiquité grecque - cette fois à la trilogie de "L'Orestie" d'Eschyle - et crée un nouveau drame du destin: l'oratorio "Son nom était Oreste", composé en 2001-02. L'Orestie comprend trois drames: Agamemnon, dans lequel le roi Agamemnon, sur le chemin du retour après la guerre de Troie, est assassiné par sa femme Clytemnestre; "La victime du tombeau", dans lequel Oreste venge la mort de son père le roi Agamemnon en tuant sa propre mère et "Les Euménides, qui décrit le châtiment et la réconciliation d'Oreste.>>

Ce n'est pas du genre qui rigole, mais j'aime bien cet oratorio, justement toute sa progression dramatique jusqu'à la voix d'enfant qui marque une certaine sérénité conclusive. Sinon, son Concerto pour flûte à bec et orchestre En Gycklares Berättelser - A joker's tales - Les contes d'un bouffon est également de superbe tenue, en un seul mouvement. <<Il fut composé au beau milieu d'un opéra et d'un oratorio ainsi que de quatre grands concertos mettant en vedette la trompette, le violon, la clarinette et le piano: tous fortement marqués par le chant, la ligne dans l'orchestre. Cette expression linéaire est aussi représentée dans Gycklaren, autre composition mettant en scène la flûte à bec. Il en ressort pourtant assez de divergences pour faire de ces "Contes d'un bouffon" une oeuvre tout à fait unique, avec ses propres prémisses.>> Ce captivant concerto fut destinés aux flûtes à bec de Dan Laurin. Quelques années plus tard, une autre grande interprète Michala Petri obtiendra son concerto pour flûtes à bec: Pipor och Klockor - Fifres et Cloches - Pipes and Bells, composé courant 2002 et que je possède sur un autre cd avec le concerto pour le même instrument de Joan Albert Amargos et des "Etudes" de Steven Stucky. Je le réécouterai incessamment sous peu.
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