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 Snegourotchka (Rimski Korsakov)

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joachim
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Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Snegourotchka (Rimski Korsakov)   Mar 17 Nov - 11:38

Snegourotchka ou La Demoiselle des neiges, conte de Printemps (titre original en russe : Снегурочка : Весенняя сказка) est un opéra en quatre actes et un prologue de Nikolaï Rimski-Korsakov, composé de 1880 à 1881 sur un livret écrit par le compositeur d'après la pièce éponyme d'Alexandre Ostrovsky (créée en 1873 avec une musique de scène de Tchaikovsky, mais la première mise en scène n'a pas eu de succès.).

La création eut lieu le 29 janvier 1882 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, sous la direction d'Eduard Nápravník. L'édition définitive, revue et corrigée par le compositeur, date de 1898. Rimski-Korsakov considérait cet opéra comme son œuvre préférée.


Livret

L'opéra met en jeu l'opposition des forces éternelles de la nature, impliquant l'interaction de personnages mythologiques (le grand-père Hiver, la fée du Printemps, l'esprit des Bois), des personnages réalistes (Kupava, Mizgir) et, entre ces deux pôles, des personnages "idéaux" (Snegourotchka, Lel, le tsar Berendeï). Le compositeur s'est efforcé de distinguer chaque groupe de caractères musicalement, et plusieurs caractères individuels ont leurs propres leitmotivs, généralement associé à une chanson dans le caractère russe. En plus de ces distinctions, Rimsky-Korsakov caractérise le peuple des bérendeïs par des mélodies d'apparence folklorique.


Composition

Dans ses Chroniques de ma vie musicale, Rimsky-Korsakov reconnaît n'avoir été que médiocrement impressionné à la lecture de la pièce d'Ostrovsky. C'est en la relisant au début de l'année 1880 qu'il en apprécia pleinement la force poétique. Ayant obtenu l'autorisation de l'auteur pour adapter la pièce et réécrire lui-même le livret de son opéra, le compositeur se passionna bientôt pour la composition de l'ouvrage, qui fut achevé en un temps très bref : deux mois et demi.

L'orchestration de l'opéra l'occupa ensuite jusqu'au milieu de l'année 1881.

Création

La première audition à Moscou eut lieu trois ans après celle de Saint-Pétersbourg, en 1885. Il est représenté à l'Opéra Russe (Opéra privé de Savva Mamontov à Moscou), dirigé par Enrico Bevignani dans des décors de Viktor Vasnetsov, Isaac Levitan, et Konstantin Korovine.

Le tsar Berendeï - Grigori Erchov,
Bermiata – Anton Bedlevitch,
La fée Printemps – Vera Gnoutcheva,
Le bonhomme Hiver – Stepan Vlassov,
Snégourotchka – Nadejda Salina,
Bobil Bakoula - G. Kassilov et Nikolaï Miller,
Lel – Tatiana Lioubatovitch,
Mizgir – Mikhaïl Malinine (le père de Boris Malinine et de Marina Raskova),
Second Héraut - M. Skouratovski.

Le théâtre du Bolchoï reprend l'œuvre en 1893.


Synopsis

L'action se situe dans le pays des Berendeïs, dans un temps de légende.


Prologue

Sur les collines rouges, près du quartier des marchands et de la capitale des Berendeïs.

Après un bref prélude orchestral, l'esprit des bois annonce la venue de la Fée Printemps (n°1 - Introduction). Celle-ci entre en scène, entourée d'une suite d'oiseaux (n°2 - Récitatif et air de la Fée Printemps). Elle les invite à danser pour se réchauffer (n°3 - Chanson et danse des oiseaux). De gros flocons de neige tombent, annonçant le Bonhomme Hiver (n°4 - Chanson du Bonhomme Hiver). L'Hiver et le Printemps s'entretiennent alors de leur fille, que le dieu du Soleil menace de mort. Âgée de quinze ans, Snegourotchka veut vivre avec les gens dans le village voisin (n°5 - Air de Snegouroptchka), et ses parents acceptent de la laisser être adoptée par Bobil et son épouse Bobilikha (n°6 - Ariette de Snegourotchka). La Fée Printemps annonce la tenue du carnaval des Bereindeïs. Ceux-ci entrent en formant un brillant cortège (n°7 - Chœur du Carnaval). Parmi eux, Bobil et Bobhilikha se disputent d'abord, puis découvrent Snegourotchka et l'accueillent dans leur modeste demeure (n°8 - Scène finale).


Premier acte

Dans le village de Berendeyevka, de l'autre côté de la rivière.

Snegourotchka est enchantée par les chansons du berger Lel (n°1 - Scène de Snegourotchka et Lel) mais elle est attristée quand il s'en va avec un groupe d'autres jeunes filles, qu'il fascine par ses chansons (n°2 - Première et deuxième chansons de Lel). Restée seule, Snegourotchka éprouve une douleur nouvelle pour son cœur de neige (n°3 - Ariette de Snegourotchka). Koupava entre et annonce son mariage avec Mizgir (n°4 - Scène et ariette de Koupava). La cérémonie a lieu (n°5 - Cérémonie nuptiale), mais Mizgir découvre la jeune fille de neige, s'éprend d'elle et la supplie de l'aimer (n°6 - Scène de Koupava, Mizguir et Snegourotchka). Koupava rapporte cette effronterie devant les villageois, qui lui conseillent de se rendre devant le tsar pour obtenir réparation (n°7 - Final).


Acte 2

Dans le palais du tsar Berendeï.

Le tsar est assis sur une chaise dorée, et peint en couleurs une des colonnes de son palais, pendant qu'un chœur chante en coulisses (n°1 - Chœur des aveugles). Bermiata entre et salue à son maître, qui s'inquiète de la rigueur et de la durée de l'hiver (n°2 - Scène du tsar et Bermiata). Koupava vient se plaindre de Mizgir (n°3 - Scène de Koupava), et le tsar décide de bannir celui-ci dans la forêt. Deux hérauts annoncent le jugement du tsar à toute la cour (n°4 - Appel des hérauts, et n°5 - Marche des Berendeïs). Lel et le chœur entonnent l'Hymne des Berendeïs (n°6) mais le jugement est perturbé par l'apparition de Snegourotchka . Le tsar lui demande qui elle aime, et elle répond "personne". Le tsar déclare que celui qui courtisera avec succès la belle jeune fille de neige deviendra son époux et obtiendra une récompense royale (n°7 - Première cavatine du tsar). Bien que les filles présentent Lel comme un candidat probable, Mizgir jure qu'il gagnera le cœur de Snegourotchka. Le tsar accepte le concours (n°8 - Scène et chœur final).


Acte 3

Le soir dans la forêt.

Les gens s'amusent avec des chansons et des danses populaires (n°1 - Ronde et chanson du Castor). Le tsar salue le coucher du soleil (n°2 - Seconde cavatine du tsar) et invite ses bouffons à danser (n°3 - Danse des bouffons). Lel entonne une troisième chanson (n°4) et le tsar l'invite à choisir une jeune fille. Malgré les supplications de Snegourotchka, il embrasse Koupava et disparaît avec elle. La jeune fille de neige, seule et inconsolable, se demande pourquoi elle a rejeté Lel (n°5 - Arioso de Snegourotchka). Soudain Mizgir apparaît et tente une fois de plus à gagner son amour. Effrayée par ses paroles, elle s'enfuit. L'esprit des bois présente une illusion de la jeune fille à Mizgir, qui la poursuit (n°6 - Duo et scène d'enchantement). Lel et Koupava reviennent sur scène en se déclarant leur amour mutuel (n°7 - Duo et scène avec Snegourotchka). La jeune fille de neige les retrouve et, voyant leur bonheur, souhaite enfin avoir vraiment la capacité d'aimer.


Acte 4

Dans la vallée de Yarilo, dieu du soleil, à l'aube.

Snegourotchka appelle sa mère, la Fée Printemps, qui apparaît sur un lac entourée de fleurs (n°1 - Scène et arioso de la Fée Printemps). Elle donne à sa fille une guirlande et la met en garde de rester hors de la lumière du soleil. Avant que Snegourotchka ne puisse entrer sous sa protection dans la forêt, Mizgir apparaît. Ne pouvant plus résister, elle professe son amour pour lui (n°2 - Duo entre Snegourotchka et Mizguir). Les Berendeïs les rejoignent (n°3 - Entrée des Berendeïs et chanson du millet). Mizgir introduit Snegourotchka comme son épouse. Comme elle déclare son amour pour Mizgir, un rayon lumineux de soleil apparaît, et Snegourotchka s'évanouit. Le pouvoir de l'amour est la source de sa disparition. Au grand étonnement du peuple, elle fond (n°4 - Arioso de Snegourotchka). Mizgir, inconsolable, se noie dans le lac. Le tsar calme ses sujets frappé d'effroi par le fait que cet événement a mis fin à quinze années du très long hiver qui s'était abattu sur eux. En réponse, les personnes entonnent un hymne au soleil (n°5 - Chœur final et hymne au soleil).


Suite symphonique tirée de Snegourotchka

Introduction
Danse des oiseaux
Procession du Tsar Berendeï (Cortège)
Danse des bouffons
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joachim
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MessageSujet: Re: Snegourotchka (Rimski Korsakov)   Mar 17 Nov - 11:43

J'avais déjà écouté cet opéra il y a déjà pas mal de temps, et il m'avait laissé une bonne impression. Très long (3 heures 30), il est tellement varié qu'on ne s'ennuie pas. C'est une succession de choeurs, d'airs et de poses orchestrales.. Je l'ai réécouté par cet enregistrement en 3 CD :



On le trouve intégralement sur youtube dirigé par Svetlanov

https://www.youtube.com/watch?v=fUCG_G4XcV8




et aussi par Fedosseiev :

https://www.youtube.com/watch?v=vl28XbMKhSY


Pour ceux qui sont allergiques au chant, voici la très jolie suite en 4 mouvements qui en est tirée :

https://www.youtube.com/watch?v=Bj2Oa6ElcRg

Le dernier mouvement, la danse des bouffons, est un "tube" Wink
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