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 Alexandre Borodine (1833-1887)

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Snoopy
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MessageSujet: Alexandre Borodine (1833-1887)   Mar 15 Aoû - 14:46

Alexandre Porfyrevitch Borodine, né le 12 novembre 1833 à Saint-Pétersbourg et mort le 27 février 1887 dans cette même ville, était un compositeur, chimiste et médecin russe.

Fils illégitime d'un prince géorgien, Luka Gedevanishvili, qui l'enregistra au nom d'un de ses serfs, Borodine reçut une bonne éducation. Il publia d'importants articles de chimie. En 1872, il participa à la fondation d'une école de médecine pour femmes. Il reçut des leçons de flûte, de violoncelle, de hautbois, et surtout, des leçons de piano de sa mère. En 1862, s'étant lié d'amitié avec Modeste Moussorgski et Mili Balakirev - avec qui il avait commencé à apprendre les techniques de la composition en 1863 — il participa à la constitution du « Groupe des Cinq ». Tout en partageant les idées fondamentales du groupe, il se révéla moins hostile que ses condisciples à l'emprise germanique sur la musique russe.

En 1869, il présenta sa première symphonie en mi bémol qui se solda par un échec ; mais celle-ci fut reprise par Franz Liszt en 1880, en Allemagne, ce qui lui assura une reconnaissance à l'étranger. Après de profondes études ethnologiques et historiques, il entama la rédaction de l'opéra le Prince Igor (dont sont extraites les célèbres Danses polovtsiennes), achevé après sa mort par Alexandre Glazounov et Rimski-Korsakov et créé au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg le 23 octobre (4 novembre) 1890.

Il composa une symphonie en si mineur, les Bogatirs (opéra, 1867), Dans les steppes de l'Asie centrale (poème symphonique, 1880), deux quatuors à cordes (1879 et 1881) et plusieurs mélodies

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joachim
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Mar 18 Aoû - 20:08

Un article plus complet sur Wikipedia :

Alexandre Porfirievitch Borodine (en russe : Александр Порфирьевич Бородин), né à Saint-Pétersbourg le 12 novembre 1833 et mort le 27 février 1887 dans cette même ville, était un compositeur, chimiste et médecin russe.

Borodine est le fils naturel du Prince Géorgien Louka Guédianov (Guédévanichvili) âgé de 63 ans, et de la fille d’un troupier Avdotia Antonova âgée de 25 ans. Son père fit déclarer l’enfant par l’un de ses domestiques, Porphiri Borodine, conformément à l’usage de l’époque. Enfin, il veilla à ce que la mère ait toujours les moyens d’assurer à leur enfant une vie confortable et de solides études.

Autodidacte, le jeune Alexandre apprend à jouer de très bonne heure de la flûte puis du piano et du violoncelle avec un camarade, Mihail Shchiglev. Dès l’âge de treize ans, il compose un Concerto pour flûte et piano puis un Trio pour deux violons et violoncelle. Ses parents le destinent à une carrière de médecin et il est inscrit à la faculté à l’âge de quinze ans.
En 1854, après six ans d’études, il est engagé à l’hôpital de l’armée territoriale mais trop sensible aux blessures, il obtient un poste de professeur à l’Académie militaire de chimie où il se révélera être un grand savant. Grâce à ses études et à de nombreux congrès, il aura l’occasion de souvent voyager en Europe (Bruxelles, Heidelberg, Gênes, Rome, Paris…). C’est au cours de ces voyages qu’il fait la connaissance de nombreux érudits, et collaborera par la suite avec certains d’entre eux. En 1861, il rencontre sa future femme, Ekatérina Sergéievna. Elle lui fait découvrir Schumann, Chopin, Liszt. Ensemble, ils iront à Mannheim découvrir l’œuvre de Wagner.
Il fait partie du Groupe des Cinq, composé de Balakirev son créateur, de Rimski-Korsakov, de Cui, et Moussorgski. Au XIXe siècle, la musique russe était entièrement sous l'influence du pouvoir. Ils se regroupèrent et s'affranchirent de la musique " officielle ". Glazounov, élève prodigue de Rimsky-Korsakov, les rejoindra.

En 1862, Borodine compose un Quintette en ut mineur. C’est à cette époque qu’il se joint au fameux Groupe des Cinq. Tout en partageant les idées fondamentales du groupe, il se révéla moins hostile que ses condisciples à l’emprise germanique sur la musique russe.

En décembre 1862, il commence l’écriture de sa Symphonie nº 1 en mi bémol majeur, qu’il achèvera en 1867. Elle ne reçoit pas un bon accueil.
Il commencera la composition de sa Symphonie nº 2 en si mineur en 1869. Néanmoins il se sent prédestiné pour l’opéra et l’idée du Prince Igor fait son chemin.
Borodine poursuit par ailleurs sa carrière scientifique. En 1877, il visite les laboratoires d’un certain nombre d’universités allemandes. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt à Weimar. Trois ans plus tard, en 1880, Liszt donne avec grand succès la Symphonie nº 1 en mi bémol majeur. Pour le remercier, Borodine lui dédiera son poème symphonique Dans les steppes de l'Asie centrale, une de ses pièces les plus célèbres qui connut immédiatement un succès retentissant et durable.

Après de profondes études ethnologiques et historiques, il entama la rédaction de l’opéra le Prince Igor (dont sont extraites les célèbres Danses polovtsiennes), achevé après sa mort par Alexandre Glazounov et Rimski-Korsakov et créé au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg le 23 octobre (4 novembre) 1890.

En mars 1881, Borodine est profondément affecté par la mort de Moussorgski. Son état physique se dégrade. Il souffre de plusieurs attaques cardiaques et même du choléra. Son œuvre, elle, commence à se diffuser en Europe. Il rend encore visite à Liszt durant l’automne 1885. L’année suivante il entame la composition d’une troisième symphonie, la Symphonie en la mineur qui restera inachevée. Au début de l’année 1887, il continue la composition de son opéra Le Prince Igor, notamment l’ouverture et le chœur des prisonniers russes du deuxième acte. Le 27 février 1887, il assiste à un bal masqué organisé par les professeurs de l’académie. Il s’effondre, victime d’un infarctus. Son épouse ne lui survivra que cinq mois.


Œuvre musicale

En tout et pour tout, Borodine n’aura mené à terme « que » deux quatuors à cordes (1879 et 1881), quelques mélodies et deux symphonies (1867 et 1869). Mais l’œuvre maîtresse de Borodine reste son opéra Le Prince Igor, commencé en 1869 et inachevé à sa mort, dix-huit ans plus tard. C’est Rimski-Korsakov, aidé de Glazounov, qui l’a terminé. C’est dans cet opéra que l’on trouve les célèbres Danses polovtsiennes.

La Symphonie nº 1 en mi bémol majeur s’inspire de la Symphonie héroïque de Beethoven bien qu’elle soit typiquement russe.
La Symphonie nº 2 en si mineur est également appelée « épique ». Borodine a mis sept ans pour la mener à terme. Il l’a composée avec les matériaux restés inutilisés pour son opéra.
La Symphonie n° 3 (inachevée) a été orchestrée par Glazounov.

Dans les steppes de l'Asie centrale, poème symphonique, est également une de ses œuvres les plus jouées et les plus enregistrées. Elle ne doit pas cependant faire oublier ses quatuors (le plus connu étant probablement le Quatuor à cordes nº 2 en ré majeur) ni ses mélodies.
De plus, Borodine, violoncelliste hors pair, a composé en 1860 une Sonate pour piano et violoncelle en si mineur. Quant à son œuvre pour le piano, elle se restreint à une Petite suite en do# mineur et à un Scherzo en la bémol majeur, composés en 1885. Pour finir, on mentionnera un Sextuor à cordes, écrit en 1860.

Enfin, Borodine se qualifiait lui même de « compositeur du dimanche », tant il était accaparé par son travail et ses obligations familiales. Son entourage professionnel regrettait parfois son implication en matière de musique, tandis que Borodine s’est parfois plaint de ne pouvoir composer que durant l’hiver, lorsque sa santé ne lui permettait pas d’exercer en tant que professeur. En guise de plaisanterie, ses amis le saluaient parfois par un « j’espère que tu vas mal », lui signifiant ainsi leurs encouragements musicaux.

Œuvre scientifique

Borodine a publié d'importants articles de chimie. Particulièrement, ses recherches sur les aldéhydes. En 1861, Borodine découvre la condensation aldolique, réaction chimique importante en chimie organique, et une autre réaction chimique connue aujourd'hui sous le nom de réaction de Borodine-Hunsdiecker. En 1872, il a participé à la fondation d'une école de médecine pour femmes.

Catalogue complet (source : http://www.karadar.it/Cataloghi/borodin.html)


WERKVERZEICHNIS VON A. BORODIN


Opern

Die Recken ("Bogatyri") - Opernfarce nach W. Krylow in 5 Szenen unter Verwendung von Musik von Rossini, Meyerbeer, Offenbach, Serow, Verdi, etc, instrumentiert von E. Merten

Fürst Igor - Oper mit einem Prolog und 4 Akten, Libretto: A.Borodin auf "Das Lied von der Heerfahrt Igors", 1869-87, unvollendet hinterlassen, von Rimsky-Korsakow und Glasunow 1887/88 orchestriert, Uraufführung: St.Petersburg 1890


Orchesterwerke

Sinfonie n.1 Es-Dur - 1862-67

Sinfonie n.2 h-Moll - 1869-76

Eine Steppenskizze aus Mittelasien - Sinfonische Dichtung, 1880

Sinfonie n.3 a-Moll - 1886/87, nur 2 Sätze vollendet, von Glasunow instrumentiert


Kammermusik

Quartett D-Dur - für Flöte, Oboe, Viola und Violoncello, unter Verwendung von Musik von Haydn, 1852-56

Trio g-Moll - für 2 Violinen und Violoncello nach dem russischen Volkslied "Wie hab ich die betrübt", 1855

Cellosonate c-Moll - 1860, nach einem Thema aus Bachs Sonate n.1 g-Moll BWV 1001

Klaviertrio D-Dur - in drei Sätzen (der vierte ist verloren), 1850er Jahre/Anfang 1860er Jahre

Streichquintett f-Moll - für zwei Violinen, Viola und 2 Violoncelli, 1859/60, Vollendung der Coda im Finale durch O.A.Jewlachow (1960)

Klavierquintett c-Moll - 1862

Streichquartett n.1 A-Dur - 1874-79

Streichquartett n.2 D-Dur - 1881

Scherzo D-Dur - für Streichquartett aus der Sammlung "Les Vendredis", 1882, von Glasunow in der 3.Sinfonie verwendet

Serenata alla spagnola d-Moll - für das Streichquartett "B-LA-F", in Zusammenarbeit mit Rimsky-Korsakow, Glasunow und Ljadow, 1886


Klavierwerke

Beiträge zu den Tati-Tati-Paraphrasen - für 3 Hände, Polka, Trauermarsch, Requiem und Mazurka, in Zusammenarbeit mit Cui, Ljadow, Rimsky-Korsakow und Liszt, 1874-78

Petite Suite - 1885, instrumentiert von Glasunow (1889)

Scherzo As-Dur - 1885

Klavier zu 4 Händen

Hélène-Polka d-Moll - 1843

Allegretto Des-Dur - 1861, nach dem 3. Satz des Streichquintetts

Scherzo E-Dur - 1861

Tarantella D-Dur - 1862


Lieder

Warum bist du so früh, Sonnenaufgang - Solowjow, 1852-55

Das schöne Mädchen liebt mich nicht länger ("Die Liebe ist vergangen") - Winogradow, für Singstimme, Klavier und Cello, 1853-55

Hört, Freunde, mein Lied - v.Kruse, 1853-55

Das schöne Fischermädchen - Heine, 1854-55 (auch für Singstimme, Klavier und Cello)

Ballade von der schlafenden Prinzessin - Borodin, 1867, von Rimsky-Korsakow orchestriert

Das Lied des dunklen Waldes - Borodin, 1868, von Glasunow für zweistimmigen Männerchor und Orchester bearbeitet (1873)

Die Meeresprinzessin - Borodin, 1868

Die falsche Note - Borodin, 1868

Vergiftet sind meine Lieder - Heine, 1868

Das Meer - Borodin, 1870, orchestriert 1884 und von Rimsky-Korsakow (1896)

Aus meinen Tränen - Heine, 1870

Arabische Melodie - Übersetzung von Borodin, 1881

Für die Ufer der fernen Heimat ("Aus fremden Landen zurückkehren") - Puschkin, 1881

Bei Menschen zu Hause - Nekrassow, 1881

Stolz ("Der Hochnäsige") - Tolstoi, 1884/85

Bezaubernder Garten ("Septain") - Übersetzung von Borodin, 1885


Vokalwerke

Serenade von 4 Kavalieren für eine Dame - Komisches Quartett für 4 Männerstimmen mit Klavierbegleitung, 1870


Transkriptionen

Sinfonie n.1 für Klavier zu 4 Händen - 1875

Sinfonie n.2 für Klavier zu 4 Händen - 1877

Streichquartett n.1 für Klavier zu 4 Händen - 1887

Eine Steppenskizze aus Mittelasien für Klavier zu 4 Händen - 1882

Das Meer - Orchestrierung, 1884


Fragmente und verlorene Werke

Konzert D-Dur/d-Moll - für Flöte und Klavier, 1847, verloren

Trio für 2 Violinen und Violoncello G-Dur - über ein Thema aus Meyerbeers "Robert der Teufel", 1847

Le courant - Etüde, 1849, verloren

Fantasie über ein Thema von Hummel - 1849, verloren

Fugen - für Klavier, 1851/52, verloren

Scherzo b-Moll - für Klavier, 1852, verloren

Barmherziger Gott - 1852-55, unvollendet, unveröffentlicht

Potpurri A-Dur - für Klavier über Themen aus Donizettis Oper "Lucrezia Borgia"

Trio G-Dur - für 2 Violinen und Violoncello in einem Satz?, 1850er Jahre?, fragmentarisch

Großes Trio G-Dur - für 2 Violinen und Violoncello, nur die ersten beiden Sätze vollendet, 1852-56(?)

Streichsextett d-Moll - 2 Sätze, die letzten 2 Sätze verloren, 1860/61

Scherzo h-Moll - für Klavier, 1852, verloren

Misera me! Barbaro sorte - Duett für Tenor, Baß und Klavier, 1850, unvollendet, unveröffentlicht

Fuge - für Klavier, 1862, verloren

Eine südliche Nacht - Parodie für Klavier auf eine Romanze von Rimsky-Korsakow, 1866(?), nicht niedergeschrieben

Die Zarenbraut - Entwurf zu einer Oper nach Mey, 1867/68, unvollendet, das Material für andere Werke verwendet

Sechzig Variationen über ein böhmisches Thema - Musikalischer Spaß für Klavier, 1867, nur eine Variationen komponiert

Ej uchnjem - Entwurf zu Bearbeitung des russischen Volksliedes für Klavier, 1870er Jahre, unveröffentlicht

Walzer über das Thema des Liedes des Warlaam aus Mussorgskys Oper "Boris Godunow" - Musikalischer Spaß für Klavier

Quadrille über Motive aus Rimsky-Korsakows Oper „Das Mädchen von Pskow" - Musikalischer Spaß für Klavier, 1870er Jahre, nicht niedergeschrieben

Ein Husar, gestützt auf seinen Säbel - Musikalischer Spaß für Klavier nach einer russischen Romanze, 1870er Jahre, nicht niedergeschrieben

Lanzé in den Kirchentonarten - Musikalischer Spaß für Klavier, 1870er Jahre, nicht niedergeschrieben

Mlada - 4.Akt der gemeinsamen Ballettoper von Borodin, Cui, Mussorgsky und Rimsky-Korsakow, unvollendet, 1872, Finale von Rimsky-Korsakow instrumentiert (1892)

Klavierstück Es-Dur - Fragment, 1879

Gott schütze Kyrill! Gott schütze Methodius! - für Männerchor a cappella, 1885, unvollendet, vollendet von P. Lamm
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joachim
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Mer 13 Oct - 12:46

Voici un CD de ses trois symphonies :



Je ne connaissais le chef d'orchestre Loris Tjeknavorian, je trouve que ces symphonies sont vraiment bien interprétées ici.

Ou alors, c'est pour moi une redécouverte de ces symphonies, que je n'avais plus écoutées depuis pas mal de temps Wink
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Olivier

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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 24 Sep - 20:00

J'ai écouté plusieurs oeuvres de Borodine cette semaine. C'est un compositeur que j'aime beaucoup et que je pense injustement méconnu.

Parmi sa musique de chambre, j'aime en particulier le second quatuor à cordes très attachant et écrit comme un cadeau pour son épouse à l'occasion du 20eme anniversaire de leur mariage. Le troisième mouvement "nocturne" est le sommet de l'oeuvre.

J'aime également beaucoup la seconde symphonie dite "Epique" et là encore quelle plaisir dans le troisième mouvement "Andante".

J'ai par la suite écouté les 2 mouvements reconstitués de la 3eme symphonie, merci à la mémoire de Glazounov, et j'y ai retrouvé le même esprit que celui de la seconde symphonie...
Domage que le 3eme et 4eme mouvements n'existent pas !
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joachim
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 25 Sep - 11:57

Olivier a écrit:
J'ai écouté plusieurs oeuvres de Borodine cette semaine. C'est un compositeur que j'aime beaucoup et que je pense injustement méconnu.



Tu as raison de le souligner, encore que peu d'oeuvres achevées sont réellement intéressantes (je veux dire par rapport à Rimski ou Moussorgski) : les symphonies, les deux quatuors, le premier trio, la suite pour piano, dans les steppes de l'Asie centrale. Même le Prince Igor a dû être terminé par Rimski.

Dans les steppes de l'Asie centrale est l'une des toutes premières oeuvres que j'ai écoutées à l'école (en CE1 si j'ai bonne mémoire), avec un prof de chant mélomane qui nous faisait écouter cette oeuvre sur un vieux gramophone, enregistrement 78 tours.

Il nous expliquait bien l'arrivée de la caravane dans la steppe, qui passe devant nous avec ses chants, et le retour au silence de la steppe après son départ.

De la même façon il nous expliquait une nuit sur le mont chauve, la danse macabre... c'est sans doute en partie grâce à lui que je me suis mis à aimer le Classique.
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Opus100

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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 25 Sep - 17:43

joachim a écrit:
Dans les steppes de l'Asie centrale est l'une des toutes premières oeuvres que j'ai écoutées à l'école (en CE1 si j'ai bonne mémoire), avec un prof de chant mélomane qui nous faisait écouter cette oeuvre sur un vieux gramophone, enregistrement 78 tours.

Il nous expliquait bien l'arrivée de la caravane dans la steppe, qui passe devant nous avec ses chants, et le retour au silence de la steppe après son départ.

De la même façon il nous expliquait une nuit sur le mont chauve, la danse macabre... c'est sans doute en partie grâce à lui que je me suis mis à aimer le Classique.
Joachim, je trouve que tu as 1000 fois raison (je me suis arrêté de compter...) d'aborder cet aspect : ces oeuvres (parmi bien d'autres) qui ont su nous attirer si facilement et sans prétention vers la musique classique devraient, à ce titre, mériter notre respect éternel (amen ). Car si ces oeuvres ne peuvent prétendre aux panthéons des îles désertes, si elles ne suffisent bien entendu pas à résumer ou à représenter la musique classique dans son ensemble, elles en sont des portes d'accès bigrement fréquentées.
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Olivier

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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 25 Sep - 17:47

joachim a écrit:
avec un prof de chant mélomane qui nous faisait écouter cette oeuvre sur un vieux gramophone, enregistrement 78 tours.

Il nous expliquait bien l'arrivée de la caravane dans la steppe, qui passe devant nous avec ses chants, et le retour au silence de la steppe après son départ.

De la même façon il nous expliquait une nuit sur le mont chauve, la danse macabre... c'est sans doute en partie grâce à lui que je me suis mis à aimer le Classique.

Gloire lui soit rendu d'avoir fait naitre un mélomane averti et passionné Mains
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MessageSujet: Prince Igor   Ven 10 Aoû - 15:12










J'aime beaucoup cet opéra.

Martin
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Ven 10 Aoû - 17:16


Ca a l'air très beau effectivement mais venant d'écouter presque deux heures de musique consécutives au casque, je n'ai plus la force ni l'envie de sur-enchaîner avec un opéra, mais l'ouverture me plait déjà beaucoup. J'y reviendrai.
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MessageSujet: Prince Igor   Ven 10 Aoû - 22:54

Est basé sur la vraie histoire du prince Igor, écrite autoir de 1200 à propos des événenements arrivés en 1185. Le pays n'était pas la Russie, mais la Russ (Ukraine?)

http://www.artrusse.ca/History/host_igor.htm

Igor et sa deuxième femme se disent adieux car Igor doit combattre les Polovtsi, tartares qui voulaient occuper la Russie... Mais un éclipse solaire, un mauvais présage dit au peuple que la bataille sera perdue. Igor l'ignore et va avec son fils, Vladiir...et est capturé par l'ennemi. Pendant cetemps, le frère à Yaroslavna fait des siennes...L'ennemi reconnaît en Igor un leader et lui offre des honneurs qu'Igor est loin d'accepter, un canotier l'aide à s'enfuir..




. Pendant ce temps-là, la fille du chef polovtsi, Konchakovna dance avec les Polovtsi





Vladimir décide de rester, il est éperdument amoureux de Konchakovna.
Le Prince Igor réussi à s'enfuir et arrive finalement chez lui.



Ceci constitue la fin de l'opéra.... Igor ira encore une fois et cette fois-ci vaincra!

Mais, la réalité en est une autre, Igor ira encore une fois faire la bataiile, mais cette fois-ci, il y perdra la vie... Poème d'Igor

Le poème est court et est écrit en langue plutôt ancienne. Je l'ai lu en espagnol quand j'étais très jeune.

L'opéra a été achevé par Rimsky-Korsakov et Glazunov à la mort du compositeur en 1887.

Sur DVD, je recommande cette version, le film qui date des années 70 plutôt que la version de Gergiev... Elle est excellente, je l'ai vue en 197... Quand le film était récent.

http://www.amazon.com/Alexander-Borodin-Prince-Classic-Picture/dp/B000Q66PXY/ref=sr_1_3?s=movies-tv&ie=UTF8&qid=1344633023&sr=1-3&keywords=Borodin+prince



Martin
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Ven 10 Aoû - 23:17

J'aime beaucoup cet opéra, il a été joué (du moins des extraits ) pendant la cérémonie officielle de réouverture du Bolchoi l'hiver dernier. J'y étais (enfin dehors où tout le "spectacle" était retransmis sur écran géant sur la Place de la Révolution)
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 11 Aoû - 2:38

Snoopy a écrit:
J'aime beaucoup cet opéra, il a été joué (du moins des extraits ) pendant la cérémonie officielle de réouverture du Bolchoi l'hiver dernier. J'y étais (enfin dehors où tout le "spectacle" était retransmis sur écran géant sur la Place de la Révolution)

Wow! C'est grandiose! À propos du DVD que j'ai mentionné, le problème est le sous-titrage, comme tous les DVDs de Kulture... Just in English! Toutes les autres versions devraient être en français...

Martin
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Pianoline
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 11 Aoû - 9:23

Du Prince Igor, je ne connais que ses superbes Danses polovstiennes mais ca me donne envie de voir l'opéra en intégral, :)
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 11 Aoû - 17:59

Pianoline a écrit:
Du Prince Igor, je ne connais que ses superbes Danses polovstiennes mais ca me donne envie de voir l'opéra en intégral, :)

Pourtant... C'est tout un opéra!

Rien que l'ouverture est un chef-d'œuvre




Martin, fanatique
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Pianoline
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 11 Aoû - 19:43

J'ai beaucoup aimé.
Et pourtant, j'ai été déstabilisé au début par la mauvaise qualité du son : la caméra doit être tout près des trompettistes, donc on entend plus certains instruments que d'autres. Et y a le bruit de la caméra en route aussi qui est énervant au début de la vidéo, ^^
Mais on s'y fait finalement, et j'adore cette ouverture.
J'écouterai l'opéra intégralement, Wink
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 11 Aoû - 22:48

Pianoline a écrit:
J'ai beaucoup aimé.
Et pourtant, j'ai été déstabilisé au début par la mauvaise qualité du son : la caméra doit être tout près des trompettistes, donc on entend plus certains instruments que d'autres. Et y a le bruit de la caméra en route aussi qui est énervant au début de la vidéo, ^^
Mais on s'y fait finalement, et j'adore cette ouverture.
J'écouterai l'opéra intégralement, Wink


OUI! OUI! OUI! Hourra!

Martin, content
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Ven 12 Aoû - 23:17


J'avais d'abord pensé compléter mon exploration de l'oeuvre de Sergei Prokofiev avec, par exemple, ses symphonies, en dehors de la première que je connais déjà, puis l'occasion à prix clément de découvrir les deux premières symphonies d'Alexandre Borodine s'est présentée à moi. Je n'ai pas résisté car le peu que je connais de ce compositeur me plait beaucoup: Dans les steppes de l'Asie Centrale, Quatuor à cordes n°2, Danses Polovtsiennes que je vais toutefois retrouver en complément des deux premières symphonies dans une autre interprétation; "London Opera Chorus", "Philharmonia Orchestra" sous la direction de Vladimir Ashkenazy. Les Symphonies n°1 & 2 sont interprétées par le "Rotterdam Philharmonic Orchestra" sous la direction de Valery Gergiev. Je suis plutôt confiant. Very Happy
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Sam 20 Aoû - 17:37

Voilà, c'est fait! Je viens de découvrir les deux premières symphonies d'Alexandre Borodine. Je me doutais bien qu'elles allaient suffisamment me plaire et que je ne m'ennuierais pas en les écoutant. L'interprétation qu'en est faite par le "Rotterdam Philharmonic Orchestra" sous la direction de Valery Gergiev me semble très bonne. Certains me dirons peut-être qu'il en existe de meilleures, mais bon, ne connaissant pour l'heure que celle-ci, elle me va très bien. De ces deux premières symphonies, j'ai principalement apprécié les deux Andantes qui sont, selon moi, ce qu'il y a de plus magnifique: leur point culminant. Les deux me sont très poétiques, mais j'aurais peut-être une préférence pour l'Andante de la Symphonie n°2 que je trouve d'une grande beauté. Polovstian Dances from Prince Igor, par le "London Opera Chorus/Philharmonia Orchestra" sous la direction de Vladimir Ashkenazy, est un autre merveilleux moment, sauf que je le connaissais déjà depuis longtemps, dans une autre version qui me semble un peu moins vivante que celle-ci.
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 12 Fév - 16:29

Une réécoute de la première symphonie de Borodine m'amène toujours vers le troisième mouvement, l'Andante, qui en est pour moi le meilleur moment. Sinon, si cette oeuvre, plus globalement, ne me conduit pas vers l'extase, elle est agréable et très plaisante. J'aime bien. J'ai le souvenir que la seconde symphonie m'avait davantage accaparé lors de la première écoute, aussi en partie grâce à son Andante...Je vais savoir ça bientôt.
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 12 Fév - 19:05

Je confirme que la seconde symphonie me touche un peu plus que la Première, notamment pour ses moments les plus doux et les plus délicats. L'Andante est effectivement très soyeux, très beau. Ce fut également l'occasion de réécouter les Danses Polovtsiennes et là, seulement là, je touche à l'extase.
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joachim
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 12 Fév - 20:10

Je ne te le fais pas dire, ce sont des oeuvres absolument magnifiques Very Happy

Je préfère également, et nettement, la deuxième symphonie à la première. Ja place la troisième (du moins les deux mouvements existants) à égalité avec la première. Elle se compose d'un allegro moderato et d'un scherzo-trio. Le mouvement lent n'a pas été composé (du moins, il semble qu'il l'ait été, un andante à variations, mais n'a pas été noté) c'est dommage, car il aurait sûrement été sublime.

Ta version des Danses Polovsiennes est l'originale avec choeurs ? Souvent les choeurs sont remplacés par un hautbois.

Ce qu'il faut que tu écoutes aussi, c'est son deuxième quatuor à cordes Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: Alexandre Borodine (1833-1887)   Dim 12 Fév - 20:33

Le second quatuor à cordes, je le connais depuis longtemps, fait partie des premières oeuvres classiques que j'ai découvertes. Wink Le "Nocturne" fut un de mes premiers chocs!

Concernant les Danses Polovtsiennes, j'ai les deux versions. Cet après-midi, j'ai écouté celle avec les choeurs.
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Alexandre Borodine (1833-1887)
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