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 Ce qu'on entend sur la montagne ( Liszt )

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Snoopy
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MessageSujet: Ce qu'on entend sur la montagne ( Liszt )   Mar 28 Nov 2006, 16:37

Ce qu'on entend sur la montagne, également appelé (par le compositeur lui-même) Bergsinfonie (symphonie de la montagne) est le premier des treize poèmes symphoniques de Franz Liszt.

L'œuvre a été écrite en 1848/49 et créée à Weimar en 1850, sous la direction du compositeur, qui la révisera ensuite en 1851, puis définitivement en 1857. Elle s'inspire librement d'un poème de Victor Hugo extrait du cycle Feuilles d'automne.

D'une durée approximative de 33 minutes, Ce qu'on entend sur la montagne est le plus long des poèmes symphoniques en un seul mouvement du XIXe siècle et ne sera, au XXe siècle, surpassé en durée que par Pelléas et Mélisande d'Arnold Schönberg, ce qui montre assez l'ambition de l'inventeur officiel du genre et du terme. L'œuvre, qui s'ouvre par une suite d'accords inquiétants à la tonalité incertaine, flottante, peut-être héritée de la Symphonie n° 9 de Beethoven et en tout cas prémonitoire du wagnérisme et même des premières recherches atonales, est construite sur l'opposition binaire entre deux thèmes : le premier menaçant, oppressant, parfois violent, représentant la gangue terrestre ; le second élégiaque, représentant la promesse céleste. Leur confrontation aboutit tantôt à des clashs violents, ou entraîne tantôt de longues plages méditatives, où le développement semble suspendu. Le tout aboutit à une conclusion hymnique annonçant celles de la Faust-Sinfonie et de la Dante-Sinfonie, mais sans les chœurs.

Pour impressionante qu'elle soit, l'œuvre pêche par sa longueur et le caractère quelque peu béat de son thème élégiaque, nettement moins mémorable que son thème maléfique. Liszt, qui en était conscient, reprendra les grands traits harmoniques et même quelques caractéristiques motiviques de son poème symphonique dans le premier mouvement de sa Faust-Sinfonie, qui restera, lui, une de ses réussites les plus éclatantes.

Notons enfin qu'en dépit de son titre, l'œuvre n'a rien à voir avec des symphonies réellement évocatrices de l'univers de la montagne comme Jour d'été à la montagne de Vincent d'Indy ou Une symphonie alpestre de Richard Strauss.
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joachim
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Nombre de messages : 16550
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Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Ce qu'on entend sur la montagne ( Liszt )   Mar 28 Nov 2006, 18:57

Effectivement, ce premier poème symphonique lisztien n'est pas le plus attachant ; peut-être un peu trop long, comme tu dis.
Par contre, les suivants sont presque tous des chefs d'oeuvre (surtout le Tasse, les Préludes, Mazeppa, les Ideaux...)
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Ce qu'on entend sur la montagne ( Liszt )
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