Forum sur la musique classique
 
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 Judith WEIR, née en 1954

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Icare
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MessageSujet: Judith WEIR, née en 1954   Dim 28 Juin - 23:54

Prologue - impressions personnelles:

Henri a écrit sur un autre fil:

<<Le deuxième mouvement (Hawthorn de Nicholas Sackman) me fait penser au premier de la Symphonie N° 1 d’Albert Roussel, qu’il a intitulé « forêt d’hiver », et qui pour le coup m’évoque bien une forêt en hiver.

Oui, il m'est arrivé aussi de ressentir la glace et la neige dans une oeuvre musicale qui évoquait la glace et la neige ou le désert dans une oeuvre évoquant le désert, tout dépend aussi du caractère descriptif de la musique. Dans The Welcome Arrival of Rain pour orchestre de Judith Weir, je ressens bien que toute la musique est un long cheminement vers la pluie. Dans notre vie européenne d'enfant gâté, lorsque nous tirons le rideau et voyons qu'il pleut, nous râlons la plupart du temps. Dans certains endroits, lorsqu'il pleut, c'est l'euphorie, la fête au village! Nous savons tous - ou devrions-nous tous savoir - que dans certaines régions du monde, la pluie est un évènement précieux attendu comme le Messie, une offrande de Dieu qu'il ne faut surtout pas gaspiller. Vers la fin de The Welcome Arrival of Rain qui se développe sur environ 17 minutes, on entend clairement la pluie tomber. Je l'ai perçu comme un effet très rafraichissant, juste avant que la musique se termine. Il ne s'agit pas d'effets sonores, de bruits enregistrés. Non, la sensation de pluie est suscitée selon un moyen purement musical. Ici, il s'agit d'un emploi particulier des pizzicati. Mais ce n'est pas ce qui est le plus important dans l'absolu, car avec les pizzicati, la musique peut exprimer bien autre chose; des grouillements d'insectes, par exemple, des broussailles en feu, etc...Ce qui m'a semblé d'assez réussi dans The Welcome Arrival of Rain, c'est tout le cheminement symphonique duquel transpire la fibre de l'attente et de l'espoir, une ferveur lyrique qui annonce l'évènement qui peut être aussi le fruit salvateur de la prière individuelle ou collective. Ce sont les cieux qui se chargent d'épais nuages noirs et qui fait tonner le glas de la délivrance. Une pluie tombe. Enfin la pluie. La terre avait si soif.

L'autre composition de Judith Weir que j'ai pu écouter ce soir est Natural History pour soprano (Ailish Tynan) et orchestre. Elle est d'une durée similaire. J'aime beaucoup cette musique alors que je n'en gardais aucun souvenir. Autant je me souvenais un peu, du moins dans les grandes lignes, de The Welcome Arrival of Rain, autant j'avais occulté celle-ci alors que, cette fois-ci, c'est celle que je préfère entre les deux. J'ai beaucoup aimé l'écriture orchestrale autour de la voix, ses orchestrations, ses couleurs, sa force expressive, sa présence, égale à la voix mais sans la couvrir. Cette musique m'a ému, en partie aussi par cet équilibre très séduisant entre l'orchestre et la soprano.
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Henri



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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 9:37

Pas de doute, c’est bien la pluie qui arrive à la fin du morceau, mais pour ma part je ne sens pas, pendant tout le développement de la musique, ce que tu décris comme étant "la fibre de l'attente et de l'espoir, une ferveur lyrique qui annonce l'évènement". J'aime bien, ce n'est pas la question, mais je ne saurais dire ce que j'y ressens, ni même si j'y ressens quelque chose. Peut-être, en me basant sur le titre puis-je imaginer qu'il s'agit de la description d'un désert sec et surchauffé, mais ça pourrait aussi bien être n'importe quoi d'autre. Ce que je trouve un peu frustrant, en tout cas, c’est qu’elle ne s’étend pas du tout sur l’épisode de pluie qui est pourtant censé être le climax et la conclusion enthousiaste de tout le morceau. Quelques gouttes de pluie, trois ou quatre coups de tonnerre dans le lointain, et c’est fini.
J’ai une sensation beaucoup plus vive et euphorisante dans le dernier mouvement de la "Grand Canyon Suite" (V. Cloudburst à 26:44) de Ferdé Grofé, où avec des moyens totalement différents il parvient à suggérer un désert desséché et l’arrivée bienfaisante (quoiqu’assez effrayante) d’un violent orage, avec éclairs et tout le tremblement.
Une “imitation” de pluie tout à fait réussie encore, avec pizzicati également, mais cette fois de guitares, chez Leo Brouwer dans sa pièce "Paisage cubano con illuvia". Là c’est vraiment étonnant de réalisme, tout en restant une grande réussite sur le plan musical.
Et pour rester dans le domaine de l’imitation de la nature, la plus convaincante tempête sur mer que j’ai jamais entendue à l’orchestre est celle de Sibelius qui sert de prélude à sa musique de scène pour, justement, "La Tempête" de Shakespeare.

Mais revenons à Judith Weir. Je te remercie de m’avoir signalé cette oeuvre, que j’ai pu trouver sur Youtube avec tout le disque, car d’elle je ne connaissais que le 2ème mouvement d’un quatuor à cordes, ce qui est un peu peu. Je m’intéresse particulièrement aux compositrices et il est malheureusement très difficile d’en trouver des enregistrements. A l’écoute de ce disque je ne crois pas qu’elle fera partie de mes préférées mais sa musique reste très accessible et ne me fait jamais faire la grimace. Je n’y ressens toutefois pas de véritable émotion et c’est quand même ça que je recherche le plus dans la musique. Ces pièces me semblent essentiellement descriptives, même si je ne sais pas trop ce qu’elles décrivent. “Forest”, par exemple, ne me donne pas l’impression de me trouver au coeur d’une forêt. Là aussi, je préfère celle de Roussel, qui colle mieux avec mon imaginaire de la forêt. Ou bien celle de Villa-Lobos, luxuriante et colorée, pleine d’animaux et d'esprits.
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Icare
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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 9:56

J'ai réécouté trois autres oeuvres de JudithWeir, tout d'abord Moon and Star pour orchestre et (plusieurs) voix (1995), puis Forest pour orchestre (1995) et enfin Heroic Strokes of the Bow pour petit orchestre (1991-92). Si je n'ai pas forcément vu la lune ou les étoiles sortir des tiroirs de mon imagination en écoutant Moon and Star, pas même la nuit, j'ai apprécié. Cette oeuvre est un peu le prolongement de Natural History (1998) sans la soprano. Coloré, expressif, beau. Rien qui ne puisse me déplaire. D'autre part, c'est un peu faux ce que je viens d'écrire à son sujet. Dans la première partie, j'ai pu saisir la fraicheur nocturne, peut-être une lune impériale ou semi-visible, peut-être, à plusieurs reprises, une étoile filante, mais à quoi bon; son titre a sans aucun doute la faculté d'orienter mes pensées. Forest est une oeuvre symphonique également très plaisante à suivre, colorée, vivante, expressive, d'un lyrisme qui n'est jamais trop appuyé. Je ne pourrais dire que je me sentais à l'intérieur d'une forêt, mais pourquoi pas. Car une chose est certaine, parfaitement "visible" dans la musique de Judith Weir; c'est la nature! On sent bien que la nature est très présente dans les oeuvres que j'ai évoquées sur ce topic, et peu importe si, par moments, j'y vois une montagne plutôt qu'une colline ou un lac plutôt qu'un torrent, la tombée de la nuit plutôt que l'aurore, ou si je n'imagine que les musiciens entrain de jouer la musique que j'écoute. C'est d'ailleurs ce qui m'arrive le plus souvent lorsque mon esprit éprouve ce besoin indicible d'imager ce qui passe par l'oreille.

Que dire d'autre de Judith Weir si ce n'est qu'elle vit sa mère pour la première fois  en 1954 à Cambridge, en Angleterre. Ce fut une belle naissance de parents écossais. Elle a étudié la musique auprès de Sir John Tavener au "North London Collegiate School" qui fut pour elle une très belle expérience, puis avec Robin Holloway au King's College de Cambridge. Elle sort diplômée en 1976. Il paraîtrait que sa musique s'inspire souvent des sources de l'histoire médiévale, ainsi que des histoires traditionnelles et de la musique écossaise. J'avoue que je ne m'en suis pas vraiment rendu compte pendant l'écoute. La couleur médiévale, sans doute subtilement insérée, ne m'a pas sauté à l'oreille. En revanche, en réécoutant Heroic Strokes of the Brown qui est l'oeuvre m'ayant paru un peu confuse et ennuyeuse parmi celles que je connais, j'ai davantage décelé une influence des répétifs américains, genre Steve Reich, pour ne citer que lui, néanmoins dans une orchestration plus classique.  Même si Judith Weir acquiert une reconnaissance internationale pour ses œuvres orchestrales et de chambre, elle est surtout connue pour ses opéras et ses œuvres théâtrales. Sur ce pan précis de sa carrière, c'est quelque chose qui ne m'étonne guère. En écoutant avec beaucoup de plaisir son Natural History pour soprano et orchestre, je me suis fait spontanément la réflexion qu'elle devait être à l'aise dans la forme opératique: Judith Weir a composé sept opéras...

___The Black Spider (6 mars 1985, Canterbury)
___The Consolations of Scholarship (5 mai 1985, Durham)
___A Night at the Chinese Opera (8 juillet 1987, Cheltenham)
___The Vanishing Bridegroom (1990, Glasgow)
___Blond Eckbert(20 avril 1994, Londres)
___Armida (2005, émission pour la chaîne de télévision Channel 4)
___Miss Fortune (Achterbahn) (21 juillet 2011, Bregenzer Festspiele)

Voilà ce qui est dévoilé par Wikipédia par rapport à son dernier opéra Miss Fortune:

<<Le 21 juillet 2011, son opéra Miss Fortune (Achterbahn) est créé au Festival de Bregenz en Autriche, en co-production avec le Royal Opera House de Covent Garden. L'opéra adapte un conte sicilien en une parabole contemporaine.

Gerhard R. Koch, écrit dans le journal Frankfurter Allgemeine le 25 juillet :

« La musique de Judith Weir, qui a également écrit le livret de son opéra, n'est ni avant-gardiste, ni expérimentale, mais a un style folklorique très marqué avec des voix cantabile similaires à celles de Britten sans être rétrograde. Tonalité et atonalité ne sont pas appliquées de manière strictement antithétiques, mais les conceptions des minimalistes américains Steve Reich et Terry Riley sont très présentes. Cette musique a une couleur et une impulsion rythmique, elle crée des sons caractéristiques sans se perdre dans les modèles descriptifs.  »

Miss Fortune est monté à Londres en mars 2012, recueillant au moins deux critiques négatives. Edward Seckerson dans "The Independent" qualifie l'opéra de «stupide et naïf», «un gaspillage de talents et de ressources", sur un « livret qui oscille entre la banalité et le comique involontaire, plein de truismes et de métaphores maladroites ». Andrew Clements écrit dans "The Guardian" que cet opéra, « long de deux heures, est une suite de tableaux caricaturale, sans force dramatique». La première américaine de Miss Fortune, prévue à l'origine en 2011 par l'opéra de Santa Fe, devait faire partie de sa saison 2014, mais pendant l'été 2012, on décide que le spectacle sera remplacé par la première nord-américaine de Dr Sun Yat-sen de Huang Ruo.>>


De 1995 à 2000, Judith Weir est directrice artistique du Spitalfields Festival de Londres. Elle occupe aussi le poste de compositeur en résidence à l'Orchestre symphonique de Birmingham. En 1997, elle reçoit le prix Stoeger, le Prix du Lincoln Center for the Performing Arts de New York ; en 2001, le South Bank Show Award de la musique et en 2010, l'ISM's Distinguished Musician Award. En 2007, elle est la troisième à recevoir le "Queen's Medal for Music". De 2006 à 2009, elle est professeure invitée de composition à l'Université de Cardiff. En 2005, elle est nommée Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique pour services rendus à la musique. Le 30 juin 2014, "The Guardian" annonce sa nomination en tant que Maître de musique de la reine, en remplacement de  Sir Peter Maxwell Davies(dont le mandat expirait en MARS 2014). La nomination officielle est publiée le 21 juillet. Judith Weir est membre de l'"Incorporated Society of Musicians".


Dernière édition par Icare le Lun 29 Juin - 17:12, édité 6 fois
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Icare
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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 10:25


Henri a écrit:<<Mais revenons à Judith Weir. Je te remercie de m’avoir signalé cette oeuvre, que j’ai pu trouver sur Youtube avec tout le disque, car d’elle je ne connaissais que le 2ème mouvement d’un quatuor à cordes, ce qui est un peu peu. Je m’intéresse particulièrement aux compositrices et il est malheureusement très difficile d’en trouver des enregistrements. A l’écoute de ce disque je ne crois pas qu’elle fera partie de mes préférées mais sa musique reste très accessible et ne me fait jamais faire la grimace. Je n’y ressens toutefois pas de véritable émotion et c’est quand même ça que je recherche le plus dans la musique. Ces pièces me semblent essentiellement descriptives, même si je ne sais pas trop ce qu’elles décrivent. “Forest”, par exemple, ne me donne pas l’impression de me trouver au coeur d’une forêt. Là aussi, je préfère celle de Roussel, qui colle mieux avec mon imaginaire de la forêt. Ou bien celle de Villa-Lobos, luxuriante et colorée, pleine d’animaux et d'esprits.

Tu évoques dans ton commentaire avec lequel je me sens finalement assez proche, trois compositeurs qui me sont très chers; Villa-Lobos, Léo Brouwer desquels je finis par posséder beaucoup d'oeuvres et, dans une plus faible mesure pour le moment, Albert Roussel que je connais au travers de plusieurs oeuvres orchestrales ainsi que son superbe opéra Padmâvatî. Il s'agit-là de trois compositeurs particulièrement doués et pour ce qui est de décrire une forêt, Le maître brésilien est un as dans ce domaine. Comme le laisse entendre mes propres commentaires ci-dessus, la musique de Judith Weir ne me bouleverse pas, émotionnellement parlant, et cela sans avoir à la comparer à des maîtres plus illustres. Je n'ai pas le réflexe de la comparaison et j'écoute et "juge" une oeuvre en fonction de ce qu'elle me propose, déjà parce que chaque création répond selon moi à une expérience, une aventure unique et personnelle. J'ai acquis depuis des années une très bonne connaissance (forcément incomplète) des compositrices et j'en ai "recensé" beaucoup sur ce forum. Beaucoup ont leur topic ici. Judith Weir ne fait pas non plus partie de mes compositrices préférées: l'oeuvre que j'aime beaucoup d'elle et qui m'a vraiment ému et charmé est Natural History pour soprano et orchestre. Welcome Arrival of Rain et Moon and Star sont surtout des oeuvres que j'ai appréciées pendant l'écoute et que je réécouterai un de ces jours, à l'occasion, lorsque j'aurai envie de réécouter Natural History, dans la volée.
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Henri



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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 11:52

Je ne cherche pas non plus systématiquement des comparaisons; c'est en écrivant mon commentaire que j'ai pensé à Roussel (déjà évoqué précédemment, encore à propos de forêt) et à Villa-Lobos, dont la première oeuvre que j'ai aimée était Uirapuru. Quand on évoque un thème (la forêt, la mer, le désert, etc.) il y a tout de suite x morceaux qui vous reviennent en mémoire. C'est un peu pareil quand on "surfe" sur Youtube puisque il suffit d'appeler un titre ou un compositeur pour qu'on vous propose en même temps toute une liste d'oeuvres qui sont en rapport par un critère ou un autre (l'auteur, le titre, le thème, etc.). Par exemple, en cherchant "la Tempête" de Sibelius, on m'a proposé en même temps l'ouverture du même nom par le compositeur contemporain Thomas Adès. Bon, je l'écoute, et là, forcément, la comparaison avec Sibelius s'impose presque obligatoirement. Et j'ai trouvé que, mis à part l'utilisation de cuivres (ce qui n'est pas pour me plaire), la pièce d'Adès est à peu près construite de la même façon que celle de Sibelius. Je ne dis pas que c'est pompé, hein, mais il y a quand même une grande ressemblance. Tu me diras, dans la nature aussi, qu'est-ce qui ressemble plus à une tempête qu'une autre tempête ?
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Icare
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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 13:28

<<Par exemple, en cherchant "la Tempête" de Sibelius, on m'a proposé en même temps l'ouverture du même nom par le compositeur contemporain Thomas Adès. Bon, je l'écoute, et là, forcément, la comparaison avec Sibelius s'impose presque obligatoirement.>>

Je comprends parfaitement la démarche bien que je n'y suis que partiellement confronté. Bien sûr, lorsque j'ai écouté "mon" premier concerto pour piano, je l'ai aimé et même trouvé formidable - je n'ai jamais suivi les chemins trop balisés - puis, lorsque j'en ai découvert beaucoup d'autres, des plus réputés aux plus inconnus, certains m'ont impressionné, bouleversé, si bien que le "premier" concerto me parut bien plus moyen lorsque je le réécoutai de nombreuses années après: il avait subi la dure règle de la comparaison et de ma propre expérience musicale sur laquelle se sont forgées mes exigences et mes attentes. Il est clair que le modèle comparatif joue sur notre perception et jugement d'une oeuvre, qu'on le veuille ou non. Nous en sommes tous plus ou moins tributaires. Lorsque j'ai ressorti mon cd contenant l'opéra "The Tempest" d'Adès, tiré d'une pièce de Shakespeare du même nom, je n'ai pas du tout pensé à "La Tempête" de Silbelius, très certainement parce que je n'avais pas cette oeuvre en tête à ce moment-là et quelque-part c'est aussi bien. Ce n'est d'ailleurs pas le passage que j'ai retenu dans l'opéra d'Adès, davantage des moments beaucoup plus oniriques et doux qui n'ont rien à voir avec une quelconque tempête. Pour moi, la plus belle illustration de la tempête fut celle d'Arthur Honegger dans "Les démons de l'Himalaya". Vraiment fantastique! Pour en revenir à Judith Weir sur laquelle il va nous falloir reconcentrer nos impressions pour ne pas trop étendre le hors-sujet, je suis plus attiré par la partie lyrique de son oeuvre car c'est dans ce domaine qu'elle me semble avoir donné le meilleur d'elle-même, me semble le plus à l'aise: impression personnelle sans aucun doute nourrie par son oeuvre Natural History et pour les raisons évoquées précédemment. Je ne pense pas que je tenterai autre chose dans son oeuvre orchestrale, du moins dans l'absolu.
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Henri



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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 14:53

Tu as raison, recentrons-nous. Mais là, sur la partie lyrique de son oeuvre, je ne vais pas pouvoir te suivre car 99,99999 % de ce qui est chanté me hérisse le poil, et donc je n'écoute pas. Du moins pour la musique classique. Et là, tu vas sans doute me demander pourquoi, et du coup on va sortir du sujet. Donc, voilà, c'est comme ça: le chant d'opéra - même si ce n'est pas de l'opéra -, je ne supporte pas. Inutile, évidemment, de me dire des choses dans le genre "tu ne sais pas ce que tu perds", ou bien "tu dois avoir un problème" (je sais que ce n'est pas ton genre mais d'autres pourraient vouloir me faire ce genre de réflexions et ça me mettrait vite en boule).
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Icare
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MessageSujet: Re: Judith WEIR, née en 1954   Lun 29 Juin - 15:30


<< Et là, tu vas sans doute me demander pourquoi, et du coup on va sortir du sujet.

Non je ne vais pas te demander pourquoi car je viens justement d'ouvrir un topic sur ce sujet où tu pourras, seulement si tu le souhaites, t'exprimer ou non. C'est au choix de chacun.Wink
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