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 Coriolan ( Beethoven )

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Snoopy
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MessageSujet: Coriolan ( Beethoven )   Mar 28 Nov - 16:25

Coriolan, opus 62, de Ludwig van Beethoven, est une ouverture symphonique en do mineur qui fut composée en 1807. Il s'agit avec Egmont (1810) de la plus célèbre des ouvertures de Beethoven et, par sa puissance expressive et dramatique, d'une des œuvres les plus caractéristiques du style dit « héroïque » du compositeur.

L'ouverture Coriolan fut dédiée à Heinrich Joseph von Collin, auteur dramatique autrichien qui avait écrit en 1802 une tragédie intitulée Coriolanus et inspirée de la biographie de Plutarque. Beethoven et Collin entendaient initialement faire de cette ouverture une musique de scène pour accompagner l'introduction de la pièce, mais c'est comme ouverture symphonique que l'œuvre fut créée, et elle le resta.

La pièce de Collin s'inspire de l'histoire de Caïus Marcius, général romain qui avait pris le nom de Coriolan pour avoir pris la cité volsque de Corioles en 493 av. J.C.. Exilé de Rome après s'être violemment querellé avec les tribuns de la plèbe nouvellement institués, Coriolan fait allégeance aux Volsques qu’il avait autrefois combattus. Il les persuade de rompre le traité passé avec Rome et de lever une armée d’invasion. Lorsque les troupes volsques menées par Coriolan menacent Rome, les matrones romaines, dont son épouse Volumnia et sa mère Veturia, sont envoyées pour le dissuader d’attaquer. Voyant sa mère, son épouse et leurs enfants se jeter à ses pieds, Coriolan fléchit, ramène ses troupes aux frontières du territoire romain, et se suicide. C'est de cette partie de l'histoire que Beethoven s'est inspiré pour écrire son ouverture.

Deux thèmes principaux émaillent l'ouverture: le premier, véhément et puissant, en do mineur, représente la volonté farouche et la détermination de Coriolan devant les murs de Rome. Le second, apaisé et chaleureux, en mi bémol majeur, symbolise les prières des femmes. Les deux thèmes se succèdent dans l'exposition et la réexposition, donnant l'effet de l'hésitation. Après un bref rappel du premier thème, la coda conclut l'œuvre par une dissolution du premier thème, évocation intense du sacrifice héroïque de Coriolan.
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