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 Adolphe SAMUEL (1824-1898)

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joachim
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MessageSujet: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Sam 7 Mar - 10:49

Adolphe-Abraham Samuel (né le 11 Juillet 1824, mort le 11 Septembre 1898) était un critique musical belge, chef d'orchestre et compositeur.

Samuel est né à Liège. Il était d'origine juive, et plus tard dans la vie il s'est converti au christianisme. Il a passé beaucoup de temps à Bruxelles où il fut l'élève de François-Joseph Fétis, et où il était un ami de Hector Berlioz. Il a également étudié avec Joseph Daussoigne-Méhul au Conservatoire Royal de Liège.

Samuel, qui a remporté le Prix de Rome belge en 1845, a composé sept symphonies (de 1846 à 1894), cinq opéras (1845-1854) et une cantate pour le vingt-cinquième anniversaire du couronnement de premier roi de Belgique, Léopold Ier (1856, L'union fait la force).

En 1871, après avoir dirigé un orchestre pendant quelques années et (à partir de 1865), dirigé une série de concerts populaires d'oeuvres, entre autres, de Peter Benoit et Anton Rubinstein, Samuel a démissionné et est devenu directeur du Conservatoire de Gand où il est mort en 1898.

article Wikipedia


Dernière édition par joachim le Sam 7 Mar - 19:30, édité 1 fois
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joachim
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Sam 7 Mar - 10:55

Un autre article plus complet (source : http://www.musikmph.de/musical_scores/vorworte/516.html )

Adolphe Samuel, compositeur belge né à Liège le 11 juillet 1824 – mort à Gand le 11 septembre 1898)

Adolphe - Abraham Samuel étudia au conservatoire de Liège qui, sous la direction de Joseph Daussoigne-Méhul, jouissait d’une excellente réputation. Dans le cercle familial, il bénéficiait des leçons de piano et d’harmonie dispensées par sa sœur Caroline, une pianiste qui avait également suivi l’enseignement de Daussoigne-Méhul. En 1838, la famille Samuel déménageait à Bruxelles, où Adolphe fut remarqué par François-Joseph Fétis. Le directeur du conservatoire de Bruxelles aurait remarqué le jeune pianiste alors qu’il accompagnait Pauline Garcia, débutante, qui se produisait avec son beau-frère Charles de Bériot. C’est ainsi que Samuel put étudier au conservatoire de Bruxelles, le plus réputé en Belgique, et un des plus réputés en Europe. Il avait alors comme professeurs Jean-Baptiste Michelot (piano), Charles Bosselet (harmonie), Christian Friedrich Girschner (orgue) et le directeur François-Joseph Fétis (contrepoint et fugue).

Stimulé par de tels professeurs, il n’est pas étonnant que Samuel obtînt en 1845 le prix de Rome pour sa cantate la Vendetta. A peine âgé de 21 ans, il avait déjà une symphonie et un ’opéra-comique’ Il a rêvé à son actif. Comme il est d’usage, son voyage d’ étude commença par l’Allemagne. Il étudia un moment à Leipzig, avec Felix Mendelssohn-Bartholdy et il rendit visite à Meyerbeer à Berlin. Après Vienne et Prague, Samuel arriva à Rome en novembre 1846. Il travailla dans ‘la ville éternelle’ ainsi qu’à Naples à sa deuxième symphonie et à l’opéra Giovanni da Procida.

A l’automne 1848, Samuel revint à Bruxelles où il fut reçu comme un compositeur tout à fait prometteur. Fétis dirigea sa deuxième symphonie, le Théâtre de la Monnaie créa son ‘opéra-comique’ fin 1849 et l’année suivante, lors d’une séance de l’Académie royale, son poème symphonique Roland à Roncevaux fut exécuté. Une année plus tard, il reçut du gouvernement belge la mission de composer un opéra, qui deviendra Les deux prétendants, un ‘opéra-comique’ en trois actes. En 1854, il écrivit l’ ‘opéra-comique’ L’heure de la retraite, un morceau plus modeste en un acte qu’il dédicaça à Hector Berlioz. Le vingt-cinquième anniversaire du premier roi des Belges fut célébré en 1856 avec la cantate L’union fait la force. Deux ans plus tard, il terminait sa troisième symphonie et en 1859 il créait une cantate pour l’inauguration de la Colonne du Congrès à Bruxelles. Cette cantate de circonstance pour deux chœurs et orchestre d’harmonie fut exécutée par quelque 2500 choristes et musiciens.

Après la mort prématurée de son frère Charles et de sa sœur Caroline, Samuel dut subvenir aux besoins de sa famille. Il était déjà répétiteur au conservatoire de Bruxelles depuis des années (solfège et cours de piano), jusqu’à ce qu’il soit nommé en 1860 professeur d’harmonie. Il se mit à écrire en tant que critique musical pour différents journaux, et c’est pour le Télégraphe qu’il assista le 25 juin 1853 au Royal Italian Opera à la première anglaise de Benvenuto Cellini de Berlioz. Alors que la plupart des critiques réagissaient de manière extrêmement négative, Samuel était plein d’éloges pour l’opéra de Berlioz. Cet épisode allait marquer le début d’une très longue amitié entre les deux hommes. Dans les années qui suivirent, ils s’échangèrent des partitions et des cadeaux et Samuel créa des contacts pour Berlioz à Bruxelles.

En 1865, Samuel prit une initiative importante touchant à la vie musicale bruxelloise: à l’exemple des Concerts Populaires de musique classique créés par Jules Pasdeloup à Paris en 1861, Samuel forma son propre orchestre pour jouer des concerts de ce type. Son objectif était d’ ‘élever le niveau musical et intellectuel du peuple et d’étendre le goût de la bonne musique ’. Cette noble intention fut atteinte avec ses concerts populaires comme en témoigne l’accessibilité des répétitions générales à un public majoritairement constitué d’étudiants, d’ouvriers et de militaires. C’était une série de concerts particulièrement intéressante où Samuel ne cachait pas sa préférence pour la musique allemande. A côté des classiques, Samuel accordait beaucoup d’attention à la Neu-Deutsche Schule. Samuel exécutait aussi naturellement des œuvres de Berlioz, mais il faisait également la part belle à ses collègues belges: Peter Benoit, Léon de Burbure, François-Joseph Fétis, Gustave Huberti et Henri Vieuxtemps. Anton Rubinstein vint diriger sa deuxième symphonie et des virtuoses réputés internationalement comme Clara Schuman et Joseph Joachim se produisirent en solistes.

La nomination de Samuel en 1871 à la direction du conservatoire de Gand l’obligea à renoncer aux concerts populaires. Là, il améliora considérablement la qualité des concerts du conservatoire. Ce sont surtout les représentations wagnériennes qui firent forte impression.

Malgré ses intenses activités, Samuel trouvait encore le temps de composer des symphonies, des cantates, des motets, de la musique de chambre, des morceaux au piano et des lieders.

Il publia également des ouvrages pédagogiques. La liste des œuvres de Samuel comprend sept symphonies : opus 8 (1846), opus 9 (1847), opus 28 (1858), opus 33 (1863), opus 35 (1869), opus 44 (1891) et opus 48 (1894). La deuxième symphonie de 1846 fut retravaillée en 1863 pour devenir la quatrième symphonie et en 1889, la version fut encore retravaillée pour devenir en définitive, la sixième symphonie. Dans sa forme finale, cette œuvre est devenue une ‘symphonie à programme’, avec comme parties Genesis, Eden, Caïn et Lux Luceat – Laus et Jubilatio. Avec ces thèmes explicitement religieux inspirés de l’ancien testament, et une maturation de 45 ans, cette sixième symphonie prélude à sa septième et dernière symphonie: la Symphonie Mystique dénommée ‘Christus’ Ces deux dernières symphonies d’inspiration religieuse, annoncent la proche conversion d’Adolphe (Abraham) Samuel du Judaïsme au Christianisme. Une conversion accomplie en février 1895.


Jan Dewilde, 2006 (traduction: Monique Marneffe)
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joachim
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Sam 7 Mar - 10:59

https://www.youtube.com/watch?v=yZ-xHFQcKPQ&spfreload=10




Avec cette symphonie à programme à la manière lisztienne, Samuel chérissait le projet ambitieux de recréer musicalement l’histoire de l’humanité. La première partie évoque dans un allegro appassionato e tumultuoso la naissance du monde, alors que dans la deuxième partie, l’homme occupe la place centrale: l’homme chante et la nature s’éveille. Eden comprend un crescendo élégamment structuré qui renvoie à la fin au thème de la lumière. Dans la troisième partie (presto guerriero), le silence étouffant est accentué après le fortissimo du cri d’Abel mourant. La fin (allegro solenelle e brillante) est la victoire glorieuse de la lumière sur les ténèbres et du bien sur le mal. Tout comme dans sa symphonie Christus, Samuel structure par des leitmotifs l’orchestration de tableaux colorés. Le thème cyclique qui intervient tout autant dans la deuxième et dans la quatrième partie fait penser au thème de Gretchen dans la symphonie Faust de Liszts.

La sixième symphonie de Samuel fut créée, sous la direction du compositeur, en décembre 1889 lors d’un concert du conservatoire de Gand, et vu l’immense succès, fut reprise un mois plus tard, lors du concert du conservatoire suivant. Elle se compose de quatre mouvements : Genesis- Eden - Caïn - Lux luceat, laus et jubilatio
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Snoopy
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Sam 7 Mar - 11:09

C'est pas mal du tout. Ca a des faux petits airs Beethovénien et Rachmaninovien si je puis dire par moment
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joachim
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Sam 7 Mar - 11:23

Oui, je suis en train de l'écouter en même temps que toi. C'est fou ce qu'on peut encore découvrir comme belle musique, malgré des années et des années d'écoutes musicales ! Very Happy
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joachim
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Dim 15 Nov - 19:14

Et voici le CD de cette symphonie n° 6 en ré mineur, op 44 de Adolphe Samuel, avec les Trois Mouvements symphoniques de Joseph Jongen, son opus 137 qui est sa dernière oeuvre. Les deux oeuvres sont très belles. Excellent CD !



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StylusPhantasticus

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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   Dim 15 Nov - 23:48

Eeh, il est né un 11 et il est décédé un 11 septembre ! Hehe
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MessageSujet: Re: Adolphe SAMUEL (1824-1898)   

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Adolphe SAMUEL (1824-1898)
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