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 Les cantates de J. S. BACH.

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Icare
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Jeu 16 Avr - 12:20

<<Ce n'est toujours pas ma tasse de thé (...)>>

Bah, moi, je n'ai jamais aimé le thé. Hehe
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Jeu 16 Avr - 12:47

Hehe moi non plus !

En fait, dans le Baroque, c'est surtout les oeuvres chantées que j'aborde difficilement.  Je viens encore de m'en rendre compte avec un extrait de Haendel dont j'adore la musique mais seulement si elle n'est pas chantée.
Pour Bach, c'est un peu pareil ; mais cela reste que ce n'est certes pas ma période musicale préférée.
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laudec

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Jeu 16 Avr - 12:48

Trop beau cette cantate, merci de l'avoir postée ! elle me transporte tout droit au ciel (ou je bois une tasse de thé Hehe )
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Jean

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Jeu 16 Avr - 17:15

Comme quoi l'expérience des uns n'est pas celle des autres Wink ...Moi c'est par le baroque et surtout Bach , aussi Vivaldi, Haendel, que je suis arrivé à aimer les voix solistes ...
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Icare
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 17 Avr - 10:06

Tu as raison, Jean, les expériences des uns ne sont pas celles des autres! Laughing Toujours est-il que je poursuis la mienne avec enthousiasme, par le biais de trois nouvelles cantates. La première m'a beaucoup intéressé. Jesu, nun sei gepreiset - BWV 41 qui fut créé le 1er janvier 1725, à l'occasion du jour de l'an, fait appel au déploiement d'une formation festive: choeur à quatre voix (dont chacune est également soliste), trois trompettes, timbales, trois hautbois, cordes et continuo. S'ajoute à cet instrumentarium un violoncelle piccolo auquel la superbe seconde Aria confie une partie obligée. J'aime beaucoup l'utilisation du violoncelle piccolo dans cette Aria pour ténor, mais plus encore la combinaison des trois hautbois dans la première Aria, celle pour soprano. Je l'ai, d'ailleurs, trouvé assez singulière dans sa construction, un peu différente de celles qui peuvent caractériser le style de J. S. Bach dans ce registre. J'adore aussi le Chorus de caractère très festif avec ses jeux de trompettes: une belle fulgurance! La cantate se constitue d'un Chorus, deux Arias, deux Récitatifs et un Choral, pour une durée totale de 25'19.

Christ unser Herr zum Jordan Kam - BWV 7 fut commandé pour la fête de saint Jean-Baptiste et donné en première exécution le 24 juin 1724. La cantate repose sur le chant de baptême que Martin Luther écrivit en 1541. Outre le choeur à quatre voix, l'effectif regroupe un ensemble instrumental où deux hautbois d'amour se joignent aux cordes et au continuo. Le Chorus d'ouverture est encore une fois une très belle pièce musicale en soi avec ce violon solo qui la parcourt d'un bout à l'autre, apportant un caractère obsessionnel et un sentiment d'infini. J'adore lorsque Bach me procure cette formidable sensation d'infini à partir d'un instrument solo qui, sans jamais s'essouffler, trace un chemin implacable à travers les choeurs. La cantate est constituée d'un Chorus, trois Arias (basse, ténor et alto), deux Récitatifs et une Chorale, pour une durée totale de 20'57. Wohl dem, der sich auf seinen Gott - BWV 139 fut composé pour le 23ème dimanche après la Trinité et donné en première exécution le 12 novembre 1724. Pour solistes, choeur, hautbois d'amour, bassons, violons, altos, violoncelles et basse continue, elle se constitue d'un Chorus, deux Arias (ténor, basse), deux récitatifs et une Chorale pour une durée totale de 17'11. (VOL 11)


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Icare
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 17 Avr - 20:23

Le chemin des cantates s'est poursuivi avec Mache dich, mein Geist, bereit - BWV 115, composée pour le 22ème dimanche après la Trinité et exécutée pour la première fois le 5 novembre 1724. J. S. Bach emploie ici un effectif particulièrement choisi: au choeur à quatre voix (chacune étant également soliste), il joint un ensemble instrumental regroupant cor (pour renforcer le Cantus Firmus), flûte traversière, hautbois d'amour, cordes et continuo. La seconde Aria fait appel à un violoncelle piccolo qui forme avec la flûte traversière, la soprano et le continuo un quatuor à l'écriture dense. Cette Aria m'a aussitôt subjugué par sa beauté, et même sa pureté...La flûte traversière superbement mise en valeur, la beauté de la mélodie, le son langoureux du violoncelle piccolo...La BWV 115 se constitue d'un Chorus d'ouverture, deux Arias, deux Récitatifs et une Chorale, pour une durée totale de 22'24.

La deuxième cantate écoutée en cet fin d'après-midi, Herr Jesu Christ, du höchstes Gut - BWV 113 fut conçue pour le 11ème dimanche après la Trinité et vit une première exécution le 20 août 1724. Elle fait appel à un choeur à quatre voix qui s'accompagne d'un ensemble instrumental réunissant une flûte traversière, deux hautbois, deux hautbois d'amour, cordes et continuo. C'est la fougue du Chorus d'ouverture et la Chorale qui suit qui ont le mieux retenu mon attention. Le choeur, par sa densité, y est magnifique. S'en suivent trois Arias, (la première pour basse, la seconde pour ténor, la troisième sous la forme d'un duo pour soprano et alto) un Récitatif et deux autres Chorales dont un avec Récitatif, pour une durée totale de 23'10.

La troisième et dernière cantate que j'aurai écoutée, aujourd'hui, Meine Seel erhebt den Herren - BWV 10, commandée pour la Fête de la Visitation de Marie et exécutée pour la première fois le 2 juillet 1724, comporte une particularité en fonction de la perception que j'en ai eu. Une fois n'est pas coutume; c'est le second Récitatif (pour ténor) qui m'a presque mis la larme à l'oeil, du moins dans sa seconde partie. Délicieux moment d'émotion auquel je ne m'attendais pas forcément à vivre au sein d'un Récitatif qui est sans doute la forme d'expression qui me touche le moins dans les cantates de Bach. A noter aussi la prestation du ténor Christoph Prégardien qui m'a particulièrement touché sur ce morceau! La BWV 10 employant comme effectif un choeur à quatre voix, deux hautbois, trompette, basson, cordes et continuo, se compose d'un Chorus d'ouverture, deux Arias (la première pour soprano, la seconde pour basse), deux Récitatifs, un Duet pour alto et ténor et une Chorale conclusive, pour une durée totale de 17'23. (VOL 11)


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Jean

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 17 Avr - 23:06

Deux belles "fournées" que tes dernières!...

N.B. J'aime particulièrement la présence des cors dans l'orchestration des cantates: çà donne souvent une ambiance jubilatoire ...mais moins exubérant que les trompettes (oh que j'aime bien aussi!!), pour moi, une joie plus intérieure , plus profonde...

comme dans ce gloria de la messe brève en fa:
ici chanté par l'ensemble vocal et l'orchestre de chambre de Lausanne dirigé par Michel Corboz...



Christoph Prégardien a été longtemps LE ténor que tous les grands ensembles s'arrachaient dans les cantates et passions de Bach...Son fils Julian a pris le relais... très belle voix aussi...mais un timbre un rien moins séduisant que celui de son père à mes oreilles;
J'ai vu récemment que Christophe Prégardien avait dirigé une Saint-Matthieu à Paris jsute avant Paques
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Sam 18 Avr - 16:21

<<J'aime particulièrement la présence des cors dans l'orchestration des cantates: çà donne souvent une ambiance jubilatoire ...mais moins exubérant que les trompettes (oh que j'aime bien aussi!!), pour moi, une joie plus intérieure , plus profonde...>>

Tu as totalement raison et je partage pleinement ce ressenti. Mais, en même temps, lors d'une première écoute, j'ai plutôt tendance à retenir ce qui s'entend le mieux, ce qui est parfois plus mis en avant, comme par exemple des trompettes un peu exubérantes... Hehe ...D'où l'importance pour moi d'une seconde écoute, parce que les cors domineront sûrement les secondes écoutes. Very Happy
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Sam 18 Avr - 19:54

En fait, très souvent, c'est la finesse qui m'interpelle le plus facilement. C'est justement de cette façon que j'ai immédiadement été séduit par Ach Herr, mich armen Sünder - BWV 135, et cela dès son ouverture. De manière générale, j'aime beaucoup les chorus d'ouverture des cantates de Bach pour leur caractère animé, jubilatoire, extraverti...Mais là où j'ai été surpris, c'est par le caractère opposé du chorus d'ouverture de cette cantate, un chorus plus intériorisé, introverti, propice à la contemplation, au recueillement. Suite à ce morceau d'une grande beauté, il y a la première Aria (pour ténor) qui dégage un charme quasi-équivalent. Cette cantate, écrite pour le 3ème dimanche de la trinité, à savoir le 25 juin 1724, fait appel à un effectif habituel bien qu'il n'y ait toutefois pas de soliste soprano et que seuls les deux hautbois prédominent l'ensemble instrumental, pour l'essentiel. Elle se constitue d'un Chorus, deux Récitatifs, deux Arias et une Chorale, pour une durée totale de 14'53.

De Meinen Jesum laB ich nicht - BWV 124, je retiens là aussi le Chorus d'ouverture et la première Aria (pour ténor). Elle répondit à une commande pour le premier dimanche après l'Epiphanie et fut donnée en première exécution le 7 janvier 1725. "Comme de coutume, l'oeuvre fait appel au choeur à quatre voix, chacune étant également soliste. Mais son effectif instrumental, plus réduit, la situe en retrait des partitions écrites pour la période de fête qui vient de s'écouler. Seuls un hautbois d'amour et un cor (utilisé en guise de soutien) s'ajoutent aux cordes. La partie de hautbois n'en a que plus d'impact: sa ligne concertante modèle le profil du choeur d'entrée avant d'intervenir à nouveau dans l'air de Ténor." Effectivement, si le cor joue un rôle essentiel et marquant dans les cantates de J.S. Bach, du moins dans un certain nombre d'entre elles, comme a eu raison de le souligner Jean, le hautbois d'amour y joue un rôle tout aussi beau. Il me semble avoir été complètement sous son charme lors d'une des deux Arias de la cantate Christum wir sollen loben schon - BWV 121, destinée au lendemain du Noël de 1724. Seulement voilà; je ne me souviens plus dans l'absolu s"il s'agit de l'Aria pour ténor ou de celle, plus longue, pour basse. Je sais juste que j'ai été subjugué par le hautbois d'amour solo, pratiquement autant que par la voix elle-même, l'auteur réussissant ici un équilibre parfait entre les deux solistes. J'aime également le "mouvement" circulaire de cette Aria. Dans la cantate du 3ème dimanche après l'Epiphanie (exécutée pour la première fois le 21 janvier 1725); Was mein Gott will, das g'scheh allzeit - BWV 111, c'est surtout l'Aria/Duet pour alto & ténor qui a le mieux ému l'ange qui sommeille en moi.Laughing (VOL 12)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Dim 19 Avr - 23:09

Was Gott tut, das ist wohlgetan (II) BWV 99 est une très belle cantate, composée pour le 15ème dimanche après la Trinité, le 17 septembre 1724. Elle atteint un sommet avec l'Aria/Duet pour soprano et alto qui est absolument superbe. La flûte traversière et le hautbois d'amour y sont solistes, réunis avec le duo de soprano/alto pour un mouvement dense à l'écriture fuguée. La combinaison des quatre voix est saisissante! Je ne suis cependant pas au bout de mes surprises. Avec la cantate Jesu, der du meine Seele - BWV 78, commandée pour le 14ème dimanche après la Trinité, c'est un Autre Aria/Duet (pour soprano et alto) qui me fait totalement fondre, sauf que, cette fois, j'avais l'impression de l'avoir déjà entendu quelque-part, il y a bien longtemps, peut-être au hasard d'une radio. Ce qui est certain, c'est que j'avais été marqué par la construction et la beauté de ce morceau...Je le trouve non seulement beau, alerte, fortement expressif, je le trouve également ludique: il me fascine, l'écriture des voix me fascine. Sinon, le choeur d'entrée ne manque pas de saveur non plus lorsqu'il traite le choral sous la forme d'une passacaille (variations avec basse obstinée). La troisième cantate que j'ai écoutée, ce soir, Ach, lieben Christen, seid getrost - BWV 114, destinée à la liturgie du 17ème dimanche après la Trinité, possède également un très beau Chorus d'ouverture, peut-être l'extrait que j'ai préféré dans cette oeuvre, outre les deux Arias (première pour ténor, seconde pour alto) qui s'inscrivent dans un art propre au compositeur, avec un savoir-faire largement consommé...pourtant, je ne m'en lasse pas: voix, hautbois d'amour, mouvement circulaire, une combinaison exquise, un mécanisme si bien huilé...Toutefois, je m'arrêterai davantage sur la petite Chorale avec soprano au centre de la cantate car quelque chose de soyeux, de singulier, en ressort, quelque chose d'indicible et de touchant à la fois, d'une belle finesse...une miniature qui s'est imprimée durablement dans mon esprit...(VOL 12)


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Jean

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Lun 20 Avr - 11:20

L'aria-duo pour soprano et alto de la cantate 78...est très "célèbre" et souvent "transcrit" pour instruments seuls....Pas surprenant que tu ais pu l'entendre occasionnellement! Wink
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Lun 20 Avr - 16:05

Jean a écrit:
L'aria-duo pour soprano et alto de la cantate 78...est très "célèbre"  et  souvent "transcrit" pour instruments seuls....Pas surprenant que tu ais pu l'entendre occasionnellement! Wink

C'est ce que je pensais même si je ne l'avais pas réentendu depuis longtemps. Cependant, je comprends totalement son succès tant ce morceau est magnifique!
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Mar 21 Avr - 20:19

Quatre nouvelles cantates! Un magnifique Aria/Duet pour soprano et alto a déjà illuminé mon écoute en Gelobet seist du, Jesu Christ - BWV 91, cantate commandée pour le jour de Noël de l'année 1724, démarrant sur un Chorus très festif. Cependant, l'Aria/Duet "Die Armut, so Gott auf sich nimmt" est le thème fort de cette oeuvre, se développant sur sept minutes. Dans ce registre, J. S. Bach excelle! C'est exactement le genre de morceau, tout comme avec le célèbre Aria/Duet de la cantate BWV 78, que je pourrais écouter en boucle. Was willist du dich betrüben - BWV 107 fut composé pour le septième dimanche après la Trinité, à savoir le 23 juillet 1724. Une jolie cantate dont les mouvements sont relativement courts, seul le Chorus d'ouverture dépasse les trois minutes. Les deux Arias sont d'une beauté ordinaire, n'ont toutefois pas, à mon sens, cette dimension supplémentaire qui anime l'Aria/Duet de la BWV 91 ou BWV 78 et qui font que je reste hanté par eux bien après l'écoute. C'est cette fameuse magie que la musique de Bach peut exercer sur moi, celle qui, justement, transcende la beauté ordinaire. Pour revivre ces moments privilégiés, il ne me faudra pas attendre longtemps: la première Aria pour alto de Du Frieddefürst, Herr Jesu Ghrist - BWV 116 (25ème dimanche après la Trinité - 16 novembre 1724), avec son hautbois d'amour solo irrésistible. La seconde Aria qui a la particularité de réunir trois voix solos, soprano, ténor et basse, ne manque pas de charme non plus. Si, durant l'immédiateté de la découverte, à l'inverse des deux Arias/Duets cités ci-dessus, elle ne m'a pas procuré l'envie irrésistible de la réécouter plusieurs fois de suite, je sais d'intuition, que les prochaines écoutes lui seront favorables. Dans Liebster Gott, wenn werd ich sterben? - BWV 8, cantate écrite pour le seizième dimanche après la Trinité, le 24 septembre 1724, c'est le Chorus d'ouverture où un cor renforce la mélodie du choral qui m'a le plus intéressé. Ce n'est pas trop le cor lui-même, dans son rôle d'appui, qui m'a séduit mais davantage le jeu de la flûte traversière et le thème obsessionnel qu'elle développe. J'ai trouvé cette flûte particulièrement malicieuse, insolite...(VOL 12)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 15 Mai - 9:40

Me voilà de retour parmi quatre nouvelles cantates de J. S. Bach et je dois reconnaître que ce retour a commencé en beauté avec Gott soll allein mein Herze haben - BWV 169, cantate commandée pour le 20 octobre 1726, 18ème dimanche après la Trinité. L'oeuvre se constitue de sept mouvements pour une durée totale qui atteint presque les 24 minutes et débute allègrement sur une Sinfonia avec orgue concertant. Alors là, inutile de vous préciser que j'ai tout de suite adoré, aussi heureux qu'un escargot en temps de pluie. Ce que j'ai apprécié en premier lieu, c'est la tonalité dans laquelle l'orgue s'exprime sous les doigts de Ton Koopman lui-même. Je lui ai aussitôt trouvé un caractère ludique et il me fait penser dans ces moments-là à un ancêtre de l'électronique...c'est sans doute étrange comme sensation mais le son de cet orgue, utilisé ainsi, m'évoque des sons électroniques tels qu'ils peuvent parfois être employés dans certaines compositions contemporaines...Une grosse machine primitive qui fascina les maîtres de l'époque...Cette cantate BWV 169 est superbe en entier. La seconde Aria pour alto (mouv.5) m'a emporté très haut, sans doute le sommet de l'oeuvre. Si je ne m'étais pas retenu, j'aurais été capable de l'écouter plusieurs fois de suite.

Liebster Jesu, mein Verlangen - BWV 32, destinée au premier dimanche de l'Epiphanie, fut créée le 13 janvier 1726. La cantate, divisée en six mouvements pour une durée totale de 21'05, débute sur une irrésistible Aria pour soprano avec hautbois solo. La troisième Aria (Duet pour soprano & basse) est également très attachante, surtout si on est attaché à la beauté des voix comme je le suis: ici, les voix appartiennent à Johannette Zomer et Klaus Mertens. Deux autres cantates: Ach Gott, wie manches Herzeleid - BWV 58, écrite pour le dimanche après la Fête de la Circoncision du Christ, et Ich bin vergnügt mit meinem Glücke - BWV 84, commandée pour le dimanche de la Septuagésime, sont des oeuvres qui m'ont peut-être moins transporté que les deux précédentes, toutefois, elles ne manquent ni de beauté ni de charme, par exemple la Chorale et Aria (soprano, basse) de la BWV 58 et la première Aria avec soprano de la BWV 84...pas sûr que cette première écoute aura suffi à me les faire apprécier à leur juste dimension...D'où l'intérêt d'y revenir de toute façon afin d'ajuster mon appréciation...Very Happy (VOL 17)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 15 Mai - 22:30

Pour la fête de St-Michel, le 29 septembre 1726, fut créée une nouvelle cantate de J. S. Bach, et pas l'une des moins fameuse à mon sens; Es erhub sich ein Streit - BWV 19. Paraît-il que son Chorus d'ouverture dépeint la bataille de l'archange avec le dragon. Il est dit aussi, et c'est authentique, que les vastes forces orchestrales - trois trompettes et tambours, trois hautbois, des cordes et le continuo - ne soulignent pas seulement le caractère expressif mais elles reflètent aussi l'humeur festive...et tellement communicative! Une des expressions que j'aime rencontrer chez Bach, c'est bien l'exaltation. La force de cette cantate ne se limite cependant pas au fougueux et festif Chorus d'ouverture. Il y a aussi cette superbe seconde Aria pour ténor (mouv.5) qui n'a pratiquement rien à envier à la toute aussi superbe Aria pour alto (mouv.5) de la BWV 169 découverte ce matin. Meine Seufzer, meine Tränen - BWV 13 fut composée pour le deuxième dimanche après l'Epiphanie et donc entendue pour la première fois le 20 janvier 1726. J. S. Bach a eu la délicieuse idée de conférer à l'Aria d'ouverture, pour ténor, une coloration de timbre particulière par la combinaison parfaitement ouvragée de deux flûtes à bec avec un hautbois de caccia. Et c'est fort beau! Une seconde Aria, pour basse, cette fois, (mouv.5), est également d'une belle élégance par sa flûte accompagnatrice. De la cantate Ich will den Kreuzstab gerne tragen - BWV 56, composée pour le 19ème dimanche après la Trinité et créée le 27 octobre 1726, je retiens surtout l'Aria pour basse, enfin la toute première parce qu'il y en a deux pour la même voix, celle de Klaus Mertens. Elle est magnifique. (VOL 17)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Sam 16 Mai - 22:51

Une particularité qui touche la cantate Geist und Seele wird verwirret - BWV 35 est qu'elle est construite en deux parties et qu'elle contient deux Sinfonias pour orgue concertant, le soliste étant Ton Koopman. L'orgue est d'ailleurs très présent dans cette oeuvre, et justement dans cette tonalité ludique que j'affectionne particulièrement. Une fois n'est pas coutume mais ce que j'ai plus aimé ce sont, au bout du compte, les deux Sinfonias. Cette fois, les parties vocales, notamment les trois Arias, toutes pour alto (Nathalie Stutzmann), ne m'ont pas fait une si grande impression. En outre, J. S. Bach n'emploie pas uniquement l'orgue obligato dans les deux Sinfonias mais également dans l'Aria n°1 qui, selon Koopman, fut originellement un mouvement pour concerto, comme le montre sa ressemblance à une sicilienne. La BWV 35 fut créée pour le douzième dimanche après la Trinité, le 8 septembre 1726. La cantate Wer Dank opfert, der preiset mich - BWV 17 est aussi construite en deux parties mais sans morceaux instrumentaux tels que les Sinfonias. Elle démarre sur un superbe Chorus avec cette exaltation dans le choeur que j'aime tant retrouver chez ce compositeur. Aucun des autres morceaux ne me séduira autant, ni l'Aria pour soprano (Sandrine Piau), ni celle pour ténor (Christoph Prégardien), même si je ne les ai pas dépréciées non plus. La BWV 17 fut écrite pour le quatorzième dimanche après la Trinité et connut donc sa Première le 2 septembre 1726. La grande Aria arriva, selon moi, dans la cantate Selig ist der Mann - BWV 57 qui, elle, en contient quatre; une première pour basse (Klaus Mertens), une seconde pour soprano (Sybilla Rubens), une troisième pour basse et une quatrième pour soprano. Celle qui m'a fait fondre est la deuxième (pour soprano). Je trouve la mélodie magnifique et j'adore le traitement subtil qui en est fait...à la fois douce et passionnée...je n'ai pu m'empêcher de lui offrir une seconde écoute, comme un bis lors d'un concert. La BWV 57 fut composée pour le jour suivant Noël, le 26 décembre 1725. (VOL 17)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Dim 17 Mai - 23:14

Je viens de découvrir trois nouvelles cantates: la première des trois, dans l'ordre discographique, Ich habe genung BWV 82, fut écrite pour la Fête de la Purification de Marie du 2 février 1727, sur le texte d'un auteur inconnu. Une particularité inhabituelle en fait peut-être une cantate à part dans la mesure où elle ne contient aucun Choral. Néanmoins, elle commence par une Aria pour basse d'une beauté infinie; superbe mélodie et développement, hautbois solo irrésistible et magnifique interprétation de Klaus Mertens. Aucune des deux autres Arias de la même cantate, ni les deux de la Wer weib, wie nahe mir mein Ende - BWV 27, ni les deux de la Herr Gott, dich loben wir - BWV 16 n'aura en moi cette même portée émotionnelle. En fin de cd, il y a en guise d'appendix, une autre version de l'Aria pour ténor (la seconde) de la BWV 16 qui est finalement assez captivante à la seconde écoute, et une de la deuxième Aria pour basse de la BWV 82, hélas, celle que j'aime le moins, monotone et trop longue. L'idéal aurait bien sûr été une reprise de celle qui m'a littéralement fait fondre, c'est-à-dire l'Aria d'ouverture de cette même oeuvre. De la BWV 27, cantate écrite pour le seizième dimanche après la Trinité et donnée pour la première fois le 6 octobre 1726, je retiens principalement le premier extrait "Choral et Récitatif" (soprano, alto, ténor) avec choeur, et de la BWV 16, cantate écrite pour la Fête de la Circoncision de Christ (1726), je retiens surtout le Chorus d'ouverture. (VOL 16)


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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Lun 18 Mai - 22:34

Les trois nouvelles cantates de J. S. Bach écoutées sont Vergnügte Ruh, beliebte seelenlust - BWV 170, commandée pour le sixième dimanche après la Trinité et fut donc exécutée pour la première fois le 28 juillet 1726, Herr, deine augen  sehen nach dem Glauben - BWV 102, composée pour le dixième dimanche après la Trinité, créée le 25 août 1726, et Gott der Herr ist Sonn und Schild - BWV 79, composée pour la Fête de la Réforme du 31 octobre 1725. Un très beau disque, car en dehors du fait d'avoir une préférence pour certains morceaux en particulier, ce sont avant tout trois cantates que j'ai aimées en entier. Aucune Aria ne m'a semblé trop longue ou plate. Mes préférences vont pour la première Aria (alto - Bogna Bartosz) de la BWV 170, le formidable et exaltant Chorus d'ouverture pour la BWV 102 ainsi que celui mêlant cuivres festifs et choeur de la BWV 79. Je trouve ces deux Chorus d'une très grande beauté. (VOL 16)


Dernière édition par Icare le Mar 30 Juin - 21:29, édité 1 fois
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Jean

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Mar 19 Mai - 0:01

Tu as écouté les 3 principales cantates écrites pour voix d'alto (169- 35 - 170) (reste la 54 assez courte avec seulement deux arias et un récitatif intercalé)...

J'ai une tendresse particulière pour ces cantates (peut être ma petite préférence pour la voix d'alto?), sans ressentir un petit moins pour les arias de la 35 Wink ...

Il faut dire aussi qu'elles ont été très bien servies par de très grandes et belles voix depuis longtemps (dont Maureen Forrester, Aafjie Heynis, Janet Baker, Bernarda Finck, Nathalie Stutzmann, Magdalena Kozena, Marianne Beate Kielland, sans oublier les contre-ténors Andréas Scholl, Damien Guillon, )

Qui chante les arias de la 169 chez Koopmann?... Wink
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Mar 19 Mai - 16:13


Bogna Bartosz.
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Mar 19 Mai - 20:17

Jean a écrit: <<J'ai une tendresse particulière pour ces cantates (peut être ma petite préférence pour la voix d'alto?), sans ressentir un petit moins pour les arias de la 35.>>

Je trouve ça très bien que l'on puisse avoir ses divergences d'intérêt vis-à-vis de certaines de ses nombreuses Arias. J'ai lu, plusieurs fois, ci et là, que la plupart de ces cantates semblaient sortir d'un même moule et que beaucoup de ses arias étaient fades. Jusqu'ici, ce n'est pas vraiment l'expérience que j'en ai et si certaines cantates peuvent effectivement s'extraire d'un même processus créatif au point d'avoir de fortes parentés entre elles, ce n'est pas quelque chose qui me choque ou me dérange dans l'absolu, dans la mesure où je n'estime pas impératif qu'un compositeur se renouvelle sur chaque composition - je trouve même qu'il s'agit-là d'une exigence absurde - d'autant que chaque cantate de Bach peut éventuellement se percevoir comme l'élément d'un tout, l'un des maillons d'une oeuvre monumentale. Pour ses Arias, parmi toutes les cantates que j'ai écoutées jusqu'à aujourd'hui, il y en a évidemment qui me passionnent plus que d'autres, c'est inévitable - est-ce que nous aimons tous les mouvements lents de beethoven ou d'un autre de la même force? - mais très peu, en réalité, me procurent un sentiment d'ennui ou d'insipidité. Bien évidemment, il faut tenir compte que d'une interprétation à l'autre une Aria peut perdre aussi sa saveur initiale. En tout cas, chez Koopman - et bien que je sois heureusement conscient que ce n'est pas la seule interprétation de valeur - les arias, dans leur ensemble, ont une sacrée saveur. Les quelques-unes qui m'ont réellement ennuyé sont finalement exceptionnelles. Wink
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Mar 19 Mai - 22:48

Justement, il y a peut-être une particularité sur laquelle je n'ai peut-être pas suffisamment insisté, c'est la couleur instrumentale qui peut parfois apporter une certaine singularité à un chorus, un duet ou une Aria...C'est ce qui m'a, par exemple, marqué dans le superbe et exaltant Chorus d'ouverture de Brich dem hungrigen dein Brot - BWV 39, cantate écrite pour le premier dimanche après la Trinité et créée le 23 juin 1726. La combinaison des flûtes à bec et des hautbois plus le basson apporte une couleur saisissante et particulière alors que Ich geh und suche mit Verlangen - BWV 49 , destinée au vingtième dimanche après la Trinité et créée le 3 novembre 1726, propose un autre climat. Dans cette oeuvre, les deux voix solos du dialogue sont enrobées d'un ensemble comportant un hautbois d'amour, cordes et continuo, et où l'orgue tient un rôle concertant, particulièrement irisant dans les deux premiers extraits. Ce que j'aime aussi et sur lequel je n'insiste pas suffisamment, c'est cette manière de mettre en valeur un instrument solo, dans une rivalité équivalente avec la voix du soliste, comme il le fait brillamment dans dans la troisième Aria de Gott fähret auf mit Jauchzen - BWV 43 où se conjuguent admirablement la voix de basse et la trompette au bénéfice d'un duo exaltant, duo où la voix est finalement traitée comme un instrument et où la trompette est elle-même traitée comme une voix: je trouve que sur cette Aria en particulier la voix de basse et la trompette se marient à merveille.

La cantate BWV 43 fut commandée pour la Fête de l'Ascension de Christ et exécutée pour la première fois le 30 mai 1726.

(Vol. 16)
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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Ven 5 Juin - 22:49

Après mon grand cycle sur la symphonie vocale, je ne quitte pas la voix pour autant puisque je viens d'écouter pour la première fois trois nouvelles cantates de J.S. Bach: "Wie schön leuchtet der Morgenstern" - BWV 1 fut créée pour la fête de l'annonciation de Marie, le 25 mars 1725. Elle est basée sur un cantique de Philipp Nicolai (1599). C'est une cantate très agréable qui emploie un effectif assez riche qui correspond au caractère festif, approprié pour l'occasion; cordes, cors, hautbois, basson, basse continue, choeur, soprano, ténor et basse. Elle se constitue de six mouvements; un Chorus introductif, deux Récitatifs (ténor & basse), deux Arias (soprano & ténor) et une Chorale. L'oeuvre ne manque pas d'élégance. La cantate "Nun komm der Heiden Heiland" - BWV 62 fut composée pour le premier Avent 1724 et créée le 3 décembre 1724, à Weimar. Comme la BWV 1, je la trouve élégante avec deux Arias qui savent mettre en valeur les voix respectives de Paul Agnew (ténor) et Klaus Mertens (basse). Si ces deux cantates m'ont bien plu, sans plus, la troisième de cette série, "Herr Christ, der einge Gottessohn" - BWV 96, composée pour le dix-huitième dimanche après la Trinité, lequel tombait en 1724, le 8 octobre, m'a davantage passionné, ne serait-ce déjà par le Chorus d'ouverture qui serait seulement très beau s"il n'y avait pas le solo rapide et espiègle de la flûte piccolo qui lui apporte un effet supplémentaire. Cette flûte piccolo solo m'a totalement envoûté...Dire que lors d'une nouvelle version de cette cantate, courant 1734, Bach changea la flûte piccolo du Chorus par le violon piccolo... J'aimerais bien l'écouter pour voir s"il me ferait le même effet. Fort probable en fait, quoique cette petite flûte, extrêmement ludique à mon oreille, trotte encore dans ma tête au moment où j'écris ces lignes...Elle sera traversière et tout aussi ludique dans l'une des deux Arias qui suivent, probablement la première des deux, la plus longue, pour ténor.

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Sam 6 Juin - 23:21

Avec les trois nouvelles cantates que j'ai écoutées ce soir, il s'est passé quelque chose de très plaisant pour ne pas dire quelque chose de plus fort encore. Déjà, dans un premier temps, j'ai été indiciblement saisi par l'infinie douceur de la cantate "Aus Tiefer Not schrei ich zu dir"- BWV 38, écrite pour le 21ème dimanche après la Trinité et créée le 29 octobre 1724. J'ai bien aimé son Chorus" d'ouverture. Je lui ai même trouvé une particularité - je ne sais pas trop expliquer quoi, si c'est dans les voix ou dans la construction mélodique...?...Mais bon, ce n'est pas le plus important. Il y a d'abord ce superbe premier Aria pour ténor, escorté par le hautbois d'une grande pureté. On aura beau me dire que c'est une combinaison devenue courante et rabâchée chez Bach, il n'en demeure pas moins que la combinaison devenue combine fonctionne à merveille chez moi. Pas question que je boude mon plaisir! Toutefois, l'infinie douceur caractérise surtout le second Récitatif pour soprano qui m'apparaît comme une introduction au somptueux aria en trio, soprano, alto et baryton, qui suit. La cantate "Wer nur den lieben Gott läbt walten"- BWV 93, composée pour le cinquième dimanche après la Trinité et créée le 9 juillet 1724, contient un beau Chorus et trois superbes Arias, le premier pour ténor, le second, un duet pour soprano et alto, le troisième pour soprano. Je ne vais pas m'arrêter sur eux. J'y reviendrai une autre fois. Je préfère réserver mes derniers mots ou plutôt mes dernières éloges pour le premier Aria (alto) de la cantate "Allein su dir, Herr Jesu Christ"- BWV 33, destinée au treizième dimanche après la Trinité et créée le 3 septembre 1724. Je le trouve tout simplement fantastique. Il pourrait quelque-part se suffire de trois minutes et il tourne autour des 9'37. J'adore la cadence sur laquelle il évolue ou tournoie. Le moindre instrument, de la guitare à la voix, de la voix aux cordes, semble obéir implacablement à un même rituel. Le caractère répétitif finit par rendre cet Aria fascinant à mon oreille sans qu'il ne me paraisse rébarbatif...Le second Aria/duet pour ténor et baryton est également très beau mais n'a pas la spécificité du précédent qui me fascine tellement.

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MessageSujet: Re: Les cantates de J. S. BACH.   Lun 8 Juin - 19:49


Je viens d'écouter trois nouvelles cantates. Les deux premières, par ordre d'écoute, Ich freue mich in dir - BWV 133, composée pour le troisième jour de la fête de Noël, le 27 décembre 1724, et Das neugeborne Kindelein - BWV 122, commandée pour le dimanche après Noël, le 31 décembre 1724, ne m'ont pas laissé une impression exceptionnelle et même si j'ai bien aimé les Chorus introductifs, disons que je les ai trouvés d'une beauté coutumière chez ce compositeur. Je me risquerai à la même observation concernant les "Arias", encore que le second de la BWV 122 pour trois voix solos (soprano/alto/ténor), bien que courte, a mieux retenu mon attention que les précédents. Ca ne veut pas dire que ces cantates m'ont déplu - elles sont appréciables - mais, dans ces premières écoutes, je m'applique à souligner celles qui m'ont le plus impressionné, soit dans leur intégralité, soit pour un ou plusieurs extraits: Chorus, Aria, Duet, récitatif, qui auront suscité en moi une émotion particulière. Cet arrêt sur impression, je le réserve pour la magnifique cantate Ich hab in Gottes Herz und Sinn - BWV 92 qui est aussi la plus conséquente en durée et en nombre de mouvements puisqu'il en contient trois de plus que la norme. Elle a été écrite pour le dimanche de la Septuagésime, le 28 janvier 1725. Ses trois premiers mouvements m'ont complètement transporté, qu'il s'agisse du Chorus introductif qui s'étire sur six minutes de bonheur, du Récitatif/Chorale pour basse que je trouve d'une grande beauté ou du premier Aria pour ténor judicieusement ponctué et électrisé par un jeu vif des cordes. Les deux autres Arias ne manquent pas de saveur non plus.

VOL.13
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Les cantates de J. S. BACH.
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